Blog de Yoananda

Petit anti-manuel de la pensée unique, pour lire entre les lignes

Edito


Bouillant

  • Ukraine31 Août 2014 : Poutine parle de scission et l’UE de durcir les sanctions. Poutine est en train de gagner à la régulière. Trêve fragile. 25 Septembre 2014 : L’UE veut retirer la Russie de SWIFT. Odessa demande l’autonomie. 18 Octobre 2014 : premier ministre Russe « Obama est-il mentalement dérangé ? » ? Après que ce dernier, devant l’ONU ai déclaré Ebola menace n°1, la Russie menace n°2, et Daesh menace n°3 !
  • Ebola : 9 Octobre 2014 : une nurse espagnole contaminée se balade … Allemagne, Australie, Turquie … Le gouvernement Français prépare des mesures d’urgence. 31 Juillet 2014 : Monseigneur Ebola !!! 1er Octobre 2014 : premier cas d’Ebola aux USA. Ebola pourrait être volatile. Scenario cauchemar … France, le pays le plus exposé d’Europe et plus exposé que les pays d’Afrique (sauf un). 18 Octobre 2014 : Le Sénégal et le Nigéria ont stoppée l’épidémie.

Chaud

  • Califat : La guerre aux portes de l’Arabie Saoudite? 29 Juin 2014 proclamation du nouveau Califat. ISIS gagne du terrain. Les US déclarent la guerre à ISIS et nous aussi. 19 Octobre 2014 : Coup de feux près d’un pipeline et protestations après une condamnation à mort en Arabie Saoudite. Le spectre d’ISIS ?
  • 2 Octobre 2014 : révolution colorée à Hon Kong ? A surveiller, d’autant que les USA sont encore une fois derrière.
  • 22 Septembre 2014 : La France « officiellement » en guerre contre les djihadistes.
  • 6 Octobre 2014 : Pour Attali la France se suicide. Rumeur de rejet du budget par Bruxelles.

Tiède

  • 30 Novembre 2014 : référendum Suisse sur le rapatriement de son or.
  • Novembre 2014 sommet du G20 (renégociation au FMI en vue par les BRICs).
  • 9 Novembre 2014 : référendum sur l’indépendance de la Catalogne. 29 Septembre 2014 : Référendum bloqué par le tribunal constitutionnel.
  • 4 Novembre 2014 Élection US de mi mandat, avec la réforme du FMI (et la fin du droit de véto US) en ligne de mire. Ultimatum à Poutine si les républicains gagnent.
  • Octobre 2014 : fin du tapering de la FED. Conséquences ? La chute du prix du pétrole ?
  • La neutralité du net en débat et … en danger. C’est l’internet libre tout entier qui est l’enjeu et donc la possibilité de contester. 25 Septembre 2104 : Internet sera ultra surveillé en Australie.
  • Un autre état islamique en gestation en Afrique ?
  • Arabie Saoudite, Koweit, Qatar, Iran : 7 juillet 2014 – le roi des Saoudiens à 90 ans, sous assistance respiratoire et pas de successeur direct. C’est le premier producteur mondiale de pétrole. Je vous fait un dessin ? remous en cours au Koweit.

En préparation

  • Un article de prospective : ce qui va changer, ce qui ne va pas changer dans le monde demain
  • Peut-être un article de synthèse sur les techniques de manipulation.
  • La vraie et la fausse gauche
  • Les outils de la domination et de la guerre cognitive
  • La menace Islamiste (plus que la conclusion)

23 Octobre 2014

Internet, la menace phantome

Il y a 3 menaces qui sont en train, je dis bien en train (en ce moment même), de détruire l’Internet libre tel que nous le connaissons :

  • la surveillance de masse. Aujourd’hui elle vient de franchir une étape importante :  les informations récoltées par la NSA vont pouvoir être rachetées par WallStreet. Inutile d’expliquer les conséquences cataclysmiques et irréversibles de ce genre de dérive.
  • la fin de la neutralité. Un internet pour les riches, un internet pour les pauvres… ou bien un internet commerçant rapide, et un internet « sauvage » et lent. Dans les 2 cas, la « dissidence » sera étouffée.
  • les trolls. Ils sont en train de détruire le dialogue. Partout. Ils sont en train de gagner. Sans que personne ne se rendre vraiment compte de ce qui se trame, car l’illusion est respectée.

Même si pour l’instant on peut encore garder espoir (exemple – en mettant de coté l’aspect « manipulé par la CIA » – la révolution à Hon Kong se fait via des réseaux mesh ad-hoc permis par les Android dernière génération – totalement décentralisé et donc incontrôlable, même en coupant internet totalement), on est quand même à deux doigts d’avoir irrémédiablement cassé le net. Bravo !

Zemmour vs Brunet

Débat intéressant. Pour Zemmour le déclin Français est du aux fait que les élites détestent leur peuple, pour Brunet, c’est à cause du peuple politiquement idiot.

Selon moi c’est un peu des deux. L’un n’exclue pas l’autre au contraire. Le mépris de l’élite est renforcé par le médiocrité du peuple et vice versa. C’est un divorce. Je soutient la thèse qu’au moins une partie de l’explication provient des trahisons répétées de l’élite envers le peuple. Après, est-ce que c’est à cause de la pseudo révolution de 1789 que tout à basculé et que nos élites se sont éloignées du peuple ? Possible …

Merveille de la nature

L’impasse écologique

L’Allemagne a fait le choix de la transition énergétique avec un programme volontariste et intelligent : arrêt du nucléaire, développement des renouvelables, etc…

Pourtant … ça ne fonctionne pas. En dehors du paragraphe « décroissance » qui est plein d’idées fausses sur l’écologie, le reste est très instructif.

En gros : a moins d’avoir une politique globale à l’échelle d’une nation, la transition est rendue impossible par les mécanisme du marché. Si vous pénalisez l’économie carbonée à un endroit, elle ne fera que se déplacer dans un autre par « compensation »… Une sorte d’effet rebond (paradoxe de Jevons).

J’ai appris aussi que d’être anti-immigration c’est être un eco-fasciste ! lol

Toujours est-il que sans réduction de la population (qui en plus se ferait naturellement à cause de la transition démographique si on ne l’en empêchait pas) on peut toujours glousser sur la décroissance, on n’arrivera à rien.

Guerre cognitive

Nick Bostrom est cité dans la conférence sur le neuro-hacking. Dans ce papier, il liste toutes les méthodes connues pour « améliorer les performances de son cerveau« . C’est très instructif, très complet. Il explique aussi tous les problèmes éthiques que ça soulève.

21 Octobre 2104

Art comptant pour rien et inégalités de richesses, une réflexion sur les limites de la redistribution

Poussé par Grogro en commentaires :

L’art contemporain est un « non art », mais il brasse beaucoup d’argent, et n’existe d’ailleurs en réalité que comme niche fiscale comme l’explique très bien Franck Lepage.

En dehors l’inversion des valeurs qu’il représente et qui serait intéressant à approfondir, j’en profite pour déraper sur la question des inégalités de richesses, puisque l’art joue un rôle la dedans.

Aujourd’hui on nous rabat les oreilles avec l’augmentation insupportable des « inégalités », source de tous les maux. C’est la lutte des classes. Oublions la question du mérite. Je pense qu’il faut distinguer plusieurs concepts :

Les inégalités : si je m’en enrichit de 10 et qu’un autre s’enrichit de 100, on s’enrichit tous les deux, mais les inégalités augmentent (cf théorie du ruissellement). Moi personnellement, je m’en fiche que des gens soient très riche, si je ne me sens pas pauvre. A l’inverse si je m’appauvrit et que l’autre s’enrichit, c’est plus problématique, et d’ailleurs, c’est problématique qu’il s’enrichisse ou qu’il s’appauvrisse ! lol

Donc il faudrait plutôt parler de « pauvreté » ou de conditions de vie. Mais encore faut-il définir ce que c’est. Un smicard français est « pauvre » en France, mais il fait partie des 5% les plus riches en terme de revenus à l’échelle de la planète. Ceci dit, peu importe ou l’on vit, il y a des dépenses contraintes. Peut-être qu’on pourrait dire qu’on est pauvre quand on n’a pas de quoi assurer sa survie (nourriture, logement, santé) ?

Maintenant, venons en à la redistribution. On parle de redistribuer « les richesses », sous entendu, « je veux plus d’argent » ! Mais la richesse ce n’est pas (que) de l’argent. L’argent c’est ce qui donne une « valeur » (d’échange) à la richesse. Et justement, aujourd’hui on peut redistribuer la « valeur » (l’argent), mais pour la richesse, c’est une autre paire de manches. La richesse elle est bien concrète. Comment vous redistribué une usine par exemple ? Parce que aujourd’hui, une grande partie des valeurs vient de la. Comment vous redistribuez la richesse Facebook ? Ok, vous pouvez récupérer quelques serveurs ou quelques disques mais on perds la richesse « facebook » (même si je n’aime pas cette société) du coup. Est-ce un bon calcul ? Je ne crois pas.

Allons plus loin. Une partie de cette « richesse » n’est que de la valeur, elle n’est due qu’a l’effet richesse, c’est à dire la surabondance d’argent qui donne de la valeur a des choses qui n’en ont pas intrinsèquement. Alors allons y, on va redistribuer la richesse « art contemporain », je ne sais pas qu’elle est sa valeur faciale aujourd’hui mais ça doit se chiffrer en plusieurs milliards. Donc concrètement vous allez récupérer un crochet à boucher pour chez vous ou une statue de crotte. Elle vaut 60 000 euros, mais vous sentirez vous plus riche pour autant ?

Il ne faut donc pas tout mélanger. Ce qui donne de la valeur c’est en premier lieu la rareté. Au final, il se passe quoi si on veut diminuer les inégalités ? On est 7 milliards de personnes, et il y a de moins en moins de poissons dans les mers. On aura beau donner tout l’argent qu’on veut aux pauvres, ils n’y aura pas plus de poissons dans les océans, et on ne pourra ni en distribuer plus, ni transformer les yatch des riches en poissons. Au final les poissons sont rare, et donc cher, et ce n’est pas une question de « redistribution ». Il n’y en a pas pour tout le monde. Point.

Donc les inégalités sont un problème, c’est vrai (cf les travaux de Richard Wilkinson). Mais il faut d’abord qu’on se mette d’accord sur ce dont on parle exactement. Il y a une partie des inégalités qui est légitime (en fonction du mérite), une partie qui est insignifiante (effet richesse), une partie qui est irréductible (rareté des ressources), une partie qui est du « faux positif » (l’infrastructure privatisée). Il reste quoi au final ?

C’est une vraie question, je n’ai pas la réponse. Mais je pense que le débat actuellement est mal posé. Je me trompe peut-être complètement mais l’argument que je vois partout sur l’explosions des inégalités, je pense qu’en réalité on est en train de parler d’augmentation de la pauvreté. Et la, ce n’est plus du tout le même histoire, parce que aller chipper des trucs dans les coffres des riches ne changera pas grand chose à la situation à mon avis, pour les raisons que j’ai expliqué.

Avis aux économistes ;-)

Dieudo et Soral lancent un parti politique

« Réconciliation nationale » sera le nom semble-t-il … Tout ça à cause de la tribune de Chauprade cet été.

Soral, c’est la réconciliation … sauf avec les « élites ». Il ne veut pas se réconcilier avec tout le monde, ça c’est sûr.

J’avoue ne pas trop comprendre son projet. Il ne proposes rien si ce n’est l’union sacrée contre l’anti-sionisme …

Faxer un objet

Pour l’instant c’est surtout un gadget, mais quand même !!! On peut faxer un objet avec la Zeus 3D qui mélange scanner 3D et imprimante 3D. C’est une technologie « geek » mais qui progresse très rapidement tellement il y a du potentiel et de l’engouement. Il y à potentiellement de quoi révolutionner l’industrie (de plus en plus de monde parle de 3ème révolution industrielle). Il y a déjà des premier succès d’impression : un vélo, un pistolet, des prothèse (probablement le premier marché qui va s’ouvrir). Amazon s’est lancé dedans en ouvrant un service d’impression 3D. Imaginez : on pourra remplacer les pièces défectueuses de nos appareils grâce à cette technologie…

Hollande 2

Exccllent texte de Sapir sur les « occasions loupées » de J Sapir.

  • faire un référendum pour renégocier le traité budgétaire
  • la guerre au Mali : négocier la solidarité européenne
  • se rapprocher de la Russie lors de l’affaire des Mistral

Ces occasions perdues, si elles avaient été utilisées différemment, auraient pu vous permettre de reprendre la main. Vous avez décidé de choisir de ne pas choisir. Vous vous êtes refusé à la construction d’un rapport de force, que ce soit en politique économique ou en politique internationale. Il en va de même en politique intérieure.

[...]

Au point où nous en sommes, la seule question qui peut encore être posée est celle des conditions de votre départ. Ce sera votre choix, et ce sera le dernier. Plusieurs possibilités s’offrent à vous, de la dissolution qui susciterait une autre majorité et donnerait le pouvoir véritable au Premier-Ministre issu de la nouvelle assemblée à une possible démission. Mais, désormais, votre impopularité et le rejet général dont vous êtes l’objet sont devenus des problèmes pour les institutions de la République. Vous abimez votre fonction, vous abimez la République et, en fin de compte, vous abimez la France.

Prenez garde de ne pas rester, une fois encore, dans cet « entre-deux » que vous affectionnez tant. Les français sont à bout. Si vous tergiversez, ils vous le feront savoir, et ceci risque d’être bien plus déplaisant que la lecture de cette lettre.

En bref, Hollande est le président sans couilles des sans dents. J’ai du mal à rester poli comme Sapir et à ne pas l’insulter. Ce n’est pas juste qu’il est totalement incompétent le pauvre, c’est que ses non-choix ont des conséquences dans la vie de millions de gens. Même s’il n’est pas responsable de « la crise » qui était la avant lui. Et pour moi, on a dépassé le stade de la politesse il y a bien longtemps, puisqu’il est de toute évidence muré dans sa tour d’ivoire et qu’il ne veut rien entendre.

Hollande 1

“Je suis aux côtés de Paul McCarthy, souillé dans son oeuvre”

Bien sûr, Hollande se sent proche des performances scatologiques de McMarthy. Qu’est-ce que les sans-dents ils y comprennent à l’art ? hein ?

J’ai retenu comme définition minimaliste de l’art qu’il faut que « techniquement » ce ne soit pas accessible au commun des mortels. Dit autrement : si n’importe qui peut le faire, ce n’est pas l’art. [[Il doit être aussi transgressif, mais ne peut être réduit à la transgression]]

Donc ce plug anal n’est pas de l’art dans la mesure ou je peux en faire autant.

Tiens, moi aussi j’ai une idée de performance artistique : ne plus payer d’impôts. C’est transgressif comme performance …

20 Octobre 2014

Vivrensemble

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Neurohacking : le danger du ce siècle


J’ai déjà parlé du danger mortifère du mélange entre le capitalisme financier et le transhumanisme, en l’occurrence les technologies NBIC.

Cette conférence sur le sujet est assez exceptionnelle, car très accessible, parfaitement au courant des dernières avancées, et extrêmement lucide. J’abuse des superlatifs pour hacker votre cerveau et vous donner envie de voir cette conférence, car je pense que ce n’est pas une question du « futur lointain », c’est déjà en cours et que c’est important d’être un minimum au courant.

J’expliquais récemment les facteurs agrandissant « fossé cognitif« , la, il va carrément exploser.

Nous aurons les « pro-hacking », les « anti-hacking » et … les « hackés » ceux qui subissent et qui ne captent rien à ce qui leur arrive. Et c’est déjà partiellement le cas en réalité.

Exemple : Notre prix Nobel de l’économie, Mr Tirole (je n’ai pas trop suivi l’affaire), il travaille dans la « neuro-économie ». Ce n’est plus de science fiction avec le physique sociale, dont je vous ai donné quelques extrait récemment d’application concrète sur le sujet du terrorisme.

Rendez vous compte du décalage entre ceux qui s’enfoncent dans l’illettrisme, et d’autres qui s’envolent dans le neurohacking ? Les premier ne seront que des jouets, du bétail (au sens littéral), pour les seconds qui verront leur intelligence augmentée par la technologie de manière endogène (génétique) ou exogène (prothèse).

C’est déjà le cas je le redis. Aujourd’hui, entre une personne qui comprends et sait tirer parti d’Internet, et une autre qui se fait piéger dans les différents « attrape nilgauts » on a déjà un fossé cognitif qui s’est creusé. Et ce n’est que le début. Comme le Dr Alexandre le dit très bien, rien de nouveau la dedans, on a toujours bricolé le hacking de cerveau, mais maintenant on industrialise.

Sans compter que la course à l’immortalité est officiellement lancée. D’ici quelques décennies, je ne sais pas si on pourra toujours parler « d’une seule humanité » tellement le fossé va être énorme. Certains seront comme des dieux ou des extra-terrestres par rapport a ceux qui seront restés « humain de base » (faute de meilleure dénomination). Il y aura deux espèces. Et je met mon doigt à couper que la cohabitation ne va pas être de tout repos.

Ça sonne comme de la science fiction ? Pourtant c’est déjà la réalité.

Djihad 5


Afin de boucler la boucle sur le djihad, après avoir examiné ses racines, il nous reste à examiner notre propre rôle dans cette histoire. Après tout, c’est nous qui faisons venir sur notre sol ces millions d’africains et donc de musulmans, parmi lesquels se cachent les djihadistes et leurs supporters passifs. En voulant nier leurs spécificités culturelles, en pensant que l’assimilation va de soi, en croyant que nous sommes immunisés contre les extrémistes par notre « état de droit et notre modèle social que le monde nous envie » nous avons laissé le vers entrer dans le fruit.

Dans cet article je met en avant plusieurs vidéos d’Aldo Stérone. Il est clairement le meilleur sur ce sujet.

Un monde sans fachos

Depuis des années on nous serine que les problèmes d’intégration ne viennent pas des immigrés eux même, trop contents de devenir de bon français républicains, mais des racistes et des fachos qui rasent les mûrs.

Ok ok, jouons le jeu. Éliminons les fachos (les vrais), et tous ceux qu’on accuse d’être des fachos de l’équation. Imaginons un monde sans fachos avec que des gentils gauchistes le cœur sur la main. Un monde de tolérance, de paix, de partage, comme à la télé.

Les fachos sont l’ennemi n°1, non ?

Sans les fachos, les immigrés vont-ils être meilleurs en classes malgré leurs parents illettrés et leur rejet culturel de la science (qui s’oppose à leur foi) ? Sans les fachos les immigrés vont-ils être accueillis à bras ouvert chez les gauchistes de la fonction publique ? Sans les fachos les islamistes vont-ils aimer la France du mariage homo et du bombardement de la Lybie ? Sans les fachos les prisons vont-elles se vider des musulmans qui vont trouver du travail pour payer docilement tous les petits avantages et privilèges accumulés par les gauchistes durant de longues années de lutte sociale ?

Ha mais non me souffle-t-on à l’oreille : le problème vient uniquement des fachos et du racisme. Parce que c’est bien connu, si les immigrés ne trouvent pas du travail, c’est parce que les racistes refusent de les employer, et non pas parce que leurs CV sont moins bon (vu qu’ils ont de moins bon résultats à l’école que la moyenne). Ce n’est pas non plus parce que il va falloir gérer toutes leurs revendications communautaires qui sont pénalisantes du point de vue économique (hallal, ramadan, séparation homme/femme, anti-usure, etc…). Ce n’est pas non plus parce qu’on leur expliqué à longueur de journée que si vous n’étiez pas d’accord avec eux ou leur mode de vie ou leur prétentions salariales, c’est qu’ils étaient victime d’un raciste.

L’école est publique, obligatoire, et les cours sont sensiblement les même pour tout le monde. Comment se fait-il que des immigrés d’Afrique, qui viennent souvent de pays ou on parle déjà le français, réussissent moins bien à l’école que les autres élèves, et notamment que les immigrés venus d’Asie ? Ce serait à cause du racisme de qui au juste ? Les petits blancs studieux qui empêchent les noirs et les arabes de se concentrer en cours ? Ce sont les profs qui les saquent ?

Bref. Cette accusation n’est qu’une diversion honteuse, elle ne repose sur rien de factuel. Même en tirant par les cheveux coupés en 4 en disant que les enfants sont découragés à l’avance parce qu’ils savent qu’ils seront mal accueillis dans le monde du travail, ça ne tient pas la route. Ils ont plus d’atouts pour créer des entreprises qui fassent le pont avec l’Afrique que les « gaulois » s’ils le voulaient. Les entreprises se tireraient une balle dans le pied en refusant les meilleurs profils qui iraient à la concurrence ? Il n’y a ni racisme d’état, ni racisme de la population en France, si ce n’est de manière marginale, ou récente. En plus les « gaulois » ne sont pas toujours tendre entre eux, pourquoi devraient-ils l’être plus avec les populations allogènes ?

Permissivité, laxisme et…

En Grande-Bretagne, des pédophiles ont pu agir en toute impunité durant 16 ans, parce que la police ne voulait pas paraître raciste. Pouvez vous croire une chose pareille ? Pensez vous vraiment que l’impunité dont a jouis ce gang était une exception pour qu’elle puisse atteindre de telles proportions ? Le peuple est littéralement paralysé dès qu’il voit un immigré criminel, parce qu’il ne faut pas stigmatiser !

En suède, il y a une épidémie de viols ethniques (ou religieux, on ne sait pas trop). Ce qu’on sait en revanche, c’est qu’il est interdit de parler de l’origine des agresseurs et que la Suède est le 2ème pays du monde qui compte le plus de viols et que les agresseurs se sentent en impunité (ce qui doit forcément décupler les crimes).

Ce n’est quand même pas pour rien qu’on a inventé la police et la justice. C’est parce que sans sanctions, les humains (tous les humains, quelque soit leur culture ou leur « race », sauf de très rares exceptions) ont tendance à se laisser aller à leurs sombres penchants.

Je comprends parfaitement la logique maternante de Taubira « ils n’ont pas eu de chance, il ne faut pas les punir mais leur donner de l’espoir ». Le problème, c’est que ça ne marche pas, sauf cas exceptionnels, et qu’en face, les victimes s’accumulent. C’est même pire, les personnes en charge de leur redonner une chance se découragent, ou sombrent elle même dans l’indigence émotionnelle et intellectuelle de ceux qu’elles essayent d’aider.

Il est évident que les graines du djihad prennent d’autant mieux que le terreau est fertile, et qu’il n’y a pas de désherbant !

Aldo, encore une fois, l’explique très bien.

Chaque société a ses tares, et sa manière propre de les traiter. Nous n’avons pas les outils pour traiter les tares des sociétés d’origines des immigrés. Tant qu’ils sont peu nombreux, ça va, mais au delà d’un certain seuil (de percolation), les mauvais comportement explosent. Les phénomènes sociaux ne sont pas linéaires. Ainsi, comme l’affirme Aldo, sans leurs garde fous traditionnels, les islamistes peuvent être plus dangereux en France qu’au Maghreb.

Par voie de conséquences,  nous avons sur notre sol pas moins de 750 « ZUS » (zones urbaines sensibles) qui prolifèrent. 750 !!! Ce n’est pas 2 ou 3. « ZUS » c’est la manière pudique de dire « frontière au delà de laquelle la police et les pompiers n’entrent plus ». Ce ne sont pas des zones de non droit. Ce sont des zones de droit islamique :

Si nous laissons faire, pourquoi se priveraient-ils ? Si la France n’a plus de frontières aux bords du pays, elle en a maintenant à l’intérieur ! Un comble !

Qu’est-ce qui se passe quand quelqu’un franchit ces frontières ? Ça provoque des épisodes de « vivrensemble ». Voici quelques exemples :

  • 4 Octobre 2014 :Chambéry : Insultes, crachats et projectiles contre les pompiers et policiers
  • 4 Octobre 2014 : Toulouse : des policiers caillassés en portant secours
  • 21 Septembre 2014 : Avignon : Guet-apens à la Rocade, des pompiers et policiers caillassés.
  • 19 Septembre 2014 : Sarreguemines : deux nuits de violences, un aide soignant blessé
  • 19 Septembre 2014 : Paris 13ème  : policiers et pompiers attirés dans un guet-apens
  • 19 Septembre 2014 : Lille  : pompiers, Samu et policiers, pris à partie lors d’une mini-émeute, mercredi après-midi à Moulins

En résumé, on est passé des ratonnades des années 70, à la marche des beurs et aux milices antifa des années 80, puis au rap revendicatif (et haineux) et aux émeutes urbaines des années 90, puis aux émeutes nationales (2005) et aux rituel des voitures incendiées dans les années 2000, puis aux pogroms (2014). La progression années après années est assez édifiante, non ?

Nous laissons prospérer sur notre sol ces enclaves dans lesquels les djihadistes nagent comme des poissons dans l’eau, puisque personne n’ignore qu’elles sont déjà des plaques tournantes de la criminalité organisée.

Ces ZUS sont de véritables bases arrières pour les djihadistes. Songez que quand on nous annonce le retour de 100 djihadistes sur le sol français (qu’on va prendre grand soin d’empêcher de repartir et de financer avec des allocs) :

Il faut 20 agents pour surveiller une personne, imaginez le défi que cela représente pour nos services de sécurité.

Songez que :

  • ce n’est qu’une seule vague. Il y en aura d’autres.
  • ces chiffres sont très probablement minorés, le gouvernement dit que ce qu’il ne peut décemment pas cacher pour ne pas affoler les populations
  • ils vont se former à l’étranger actuellement, mais après il n’auront plus besoin d’y aller puisque les « compétences » ont été rapatriées. Empêcher les sorties du territoire ne servira plus à rien, c’est trop tard.
  • il y a des caches d’armes en France, un véritable arsenal de guerre.

… aveuglement

Et en face de ces dérives alarmantes nous avons quoi ? Un aveuglement tellement total et absolu qu’on en vient à se demander si ce n’est pas une pathologie. Bien sûr, les personnes qui se rendent compte de la situation sont de plus en plus nombreuses, mais ceux qui ont droit au chapitre, ceux qui font les lois, ceux qui décident et tous ceux qui les soutiennent et qui font l’opinion, eux, ne voient rien venir.

Bien sûr, toute cette idéologie part de bon sentiments. Puisqu’on a commis des crimes historiques : le colonialisme, les génocides, et qu’on ne veut plus refaire les erreurs du passé, il faut nier toute différences entre les peuples et les individus.

Mais attention. Qui à commis ces crimes ? Les peuples qu’on culpabilise aujourd’hui ou bien les états et les oligarchies marchandes ? Les peuples autochtones se sont souvent opposés comme ils ont pu à ces crimes, ou bien en ont été victimes eux aussi. Même si la responsabilité est collective, il faut nuancer :

L’immigration massive ne fonctionne pas !!! On peut retourner les choses comme on veut, lobotomiser les gens et leurs enfants, c’est ainsi. La poussée de djihadisme à laquelle nous assistons n’est qu’une étape d’un processus qui s’est déjà déroulé ailleurs :

Ce que dit Aldo coule sous le sens. Si individuellement chaque réclamation pourrait se justifier, si chaque souffrance nous donne envie d’aider ou de céder, collectivement, on ne peut plus raisonner ainsi, car, si on accède à chaque requête, on change de modèle de société. Hors, si les immigrés fuient leur société d’origine, c’est précisément parce qu’elle ne leur convient pas. Et si on accède à toutes les revendications (souvent légitimes) alors on recrée exactement leur société d’origine et les conditions qui les ont amenées à fuir.

L’assimilation à cessé de fonctionner au delà d’un certain volume, et on est passé à l’intégration. Qui elle même a cessé de fonctionner au delà d’un deuxième seuil, et maintenant on passe à l’inclusion. Et l’inclusion elle même cessera de fonctionner à partir d’un moment.

Tout débat sur la question est interdit dans les média qui montent sur leurs grands chevaux « ce n’est qu’une minorité… vous n’allez pas nous précipiter dans le choc des civilisations … vous faîtes le jeu du FN …  vous êtes islamophobes … ». Mais au delà de ces slogans, quels sont les vrais arguments ?

Sachant qu’une nouvelle salle de prière ouvre chaque semaine en France … faîtes vous même le calcul du temps qu’il nous reste avant de passer au prochain stade des tensions.

Conclusion : serrons les fesses, baissons les yeux

Le djihad est un phénomène de société. On ne peut pas le résumer à quelques « loups solitaires », ni même le dissocier de la culture musulmane. Les facteurs qui le favorisent sont trop nombreux pour qu’on se contente d’en rejeter la menace par une « immunité naturelle » de nos sociétés dites « civilisées ». Le djihad serait réservé aux pays barbares ? Mais alors, on serait une civilisation supérieure ?

Le terroriste est le fer de lance d’une mouvance plus large, composée de complices directs et de « supporter passifs ». Mais le meilleur allié du terroriste c’est l’idéologie du vivrensemble et tous ses défenseurs, qui sape toutes les défenses naturelles contre l’agresseur.

Comme « stigmatiser » ou « amalgamer » est moralement inacceptable, et que le pouvoir (judiciaire/politique) estime qu’il serait trop risqué d’envenimer la situation avec des sanctions, c’est un vrai boulevard qu’on ouvre à l’islamisme.

Le seul contre pouvoir serait la capacité de séduction de nos richesses et de notre mode de vie ! Mais ce n’est plus le cas depuis un bon moment, puisque cette même idéologie gauchiste ne cesse de dire que les richesses nous les leur avons volées, et que notre niveau de vie nous le devons à une finance malsaine.

On serait immunisé parce que l’Islamisme serait une phénomène minoritaire au sein des musulmans ?

D’abord il ne l’est pas, ensuite, même s’il l’était ça ne changerait rien, ce sont les minorités qui font l’histoire et non pas les masses dociles, comme le rappelle avec justesse Eric Zemmour, qu’on fait passer pour un parano parce qu’il dénonce ces dérives depuis plus longtemps que les autres :

Même Onfray, qu’on ne peut accuser d’être un facho de la première heure essaye d’expliquer la situation :

Le peuple se révolte contre cette situation inique qu’il vit au quotidien, ou le système le puni d’avoir été agressé !

Prenant peur à cause de la montée du FN, interprété comme un symptôme d’une montée du racisme, la propagande de vivrensemble redouble d’effort pour faire passer la pilule. De belles jeunes et naïves actrices (blanches) croient se dévouer pour la bonne cause en tombant amoureuse sur grand ou petit écran de la « diversité », en totale inversion avec ce qui se passe dans le monde réel (quoi qu’il faille avouer que le mâle européen à beaucoup perdu de son attrait en renonçant à sa virilité).

Dans le monde réel, hors des beaux quartiers ou les nantis se prennent pour des transgressifs, les gens souffrent du sentiment d’insécurité.

D’ailleurs, qu’est-ce que le sentiment d’insécurité au juste ? Indépendamment de l’insécurité réelle. Protegor est un site de « sécurité personnelle, self-défense, survie urbaine » qui à publié un article récement : Comment ne pas se faire agresser quand on est « physique jeune, pas costaud, tête de gentil… ». Le conseil est le suivant :

- éviter toute communication (orale, visuelle…) avec l’agresseur potentiel
– lâcher un « Sorry, I don’t speak French » ou une autre phrase dans sa langue natale
– ne pas s’arrêter

Anecdote ? Non ! C’est un phénomène de société.

Il suffit d’aller se balader en ville pour voir que les regards ne se croisent plus, que les visages sont sans sourire, les têtes baissées, les fesses serrées ! Cette stratégie du faible et du peureux pour passer entre les goûtes, c’est tout simplement ainsi que les gens « normaux » vivent en ville au quotidien. Ils se programment tous les jours pour être des dominés, des lâches, et donc des aigris (ce qui ne les empêchent pas d’avoir de grand discours sur l’amour, la tolérance, le partage). Il y a une catégorie de personnes qui elles ne baissent pas le regard, qui la font baisser aux autres. Ceux la marchent la tête haute. Ils sont facile à repérer du coup.

Tout le monde peut en faire l’expérience s’il ose lever les yeux.

Ce sentiment d’insécurité n’est pas le fait des étrangers et assimilés, mais de l’état et son pouvoir judiciaire car les gens n’osent plus se défendre sous peine d’avoir beaucoup plus d’ennuis que s’ils devaient se protéger des malfrats par eux même.

Il faut que ce soit clair. Il faut le redire. Le sentiment d’insécurité ne découle pas des étranger mais du système judiciaire. Si les « babtou fragile » n’étaient pas des proies aussi facile parce qu’on leur interdit de se défendre, ils se feraient beaucoup moins agresser et auraient beaucoup moins peur dans la rue. Demandez aux femmes de votre entourage de « qui » elles se méfient dans la rue.

Les « gaulois » ne sont pas les seuls à en souffrir d’ailleurs :

L’avocat Gilles-William Godnadel l’écrit avec justesse (FigaroVox, lundi) : « Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le sang juif qui a coulé en Europe n’aura jamais coulé des causes de l’extrême droite. Seulement de l’islamisme, de l’antisionisme ou de l’extrême gauche (Carlos, Action directe. » Mais le terrorisme intellectuel imposé par les comités de vigilance contre l’islamophobie, aidés de zélés collaborateurs, intimide les esprits dociles. Ceux-là s’interdisent de désigner l’islam politique pour ce qu’il est : un totalitarisme sexiste, raciste, judéophobe. Quand le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, déclare de sa voix d’évêque (lundi, Europe 1)  : « Il n’y a pas de guerre de religion ou de civilisation. L’islam n’a rien à voir avec ces agissements (de Nemmouche) », il enchante les dissimulateurs à la bouche en cœur. La république capitule en n’osant désigner l’ennemi.

Finissons en beauté par un Hallah Ackbar dans un bus en France.

DEVOIR D’EXPRESSION D’UN CITOYEN (PAS) ORDINAIRE (Général Antoine Martinez)


Une fois n’est pas coutume, je reproduis intégralement un texte. J’ai essayé d’en savoir plus sur ce « Général », je n’ai pas trouvé grand chose. Son édito est repris sur quelques sites, mais c’est tout. Il avait, semble-t-il, commis une analyse radicale et alarmiste sur les printemps arabes. Le temps lui a donné en partie raison et montre qu’il avait bien compris les enjeux et les risques.

Le point de vue d’un haut gradé de la grande muette sur la situation me semble plus qu’intéressant. On voit qu’il est très éloigné de la pravda et qu’il rejoint l’analyse que j’ai pu faire ici. Il étaye par des éléments complémentaires.

Est-il représentatif de ce que les militaires pensent ?

Le général Antoine Martinez autorise la reproduction de son éditorial de septembre, à condition que l’on mentionne l’essai qu’il vient de publier aux Editions Amalthée, vendu 19,80 €, Devoir d’expression d’un citoyen (pas) ordinaire.

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Editions Amalthée   238 pages  –  19,80 €   

 

« Notre pays s’enfonce dans une crise économique sans précédent qu’il n’a pas connue depuis longtemps et il doit faire face, de surcroît, à une crise politique sérieuse qui pourrait affaiblir l’exécutif. Pendant ce temps-là, la situation internationale, plutôt préoccupante, confirme ce que notre dernier éditorial rappelait, à savoir que le monde est régi par les rapports de force et que finalement le dernier mot revient à celui qui dispose des moyens d’imposer sa volonté, au besoin par la violence, voire la barbarie pour certains aujourd’hui.

Il semble cependant, que nos élites politiques ne soient préoccupées que par leur maintien ou leur retour au pouvoir – c’est l’image qu’ils donnent – oubliant la mission qui leur a été ou qui leur est déléguée par le peuple qui les charge d’œuvrer pour le bien commun, de défendre les intérêts de la France et d’assurer la sécurité de ses citoyens. Pourtant, le péril ne fait que croître que ce soit à l’extérieur ou que ce soit sur notre propre territoire, péril non seulement sous-évalué, voire ignoré par ces élites politiques, mais péril curieusement occulté par une grande partie des médias incapables, semble-t-il, d’accorder la priorité de leurs investigations et de leurs réflexions aux sujets de fond qui dérangent et qui menacent notre avenir.

 

Le premier danger qui menace la paix avec la tension entre l’Ukraine et la Russie est consécutif à un enchaînement de fautes politiques commises pendant les vingt-cinq dernières années par les vainqueurs de la Guerre froide (maintien de l’OTAN après la dissolution du Pacte de Varsovie, élargissement de l’OTAN vers l’Est jusqu’aux portes mêmes de la Russie, absence de vision politique, notamment de l’Union européenne, qui aurait pu favoriser une nouvelle relation et un rapprochement avec la Russie, reconnaissance de l’indépendance autoproclamée du Kosovo, cœur historique de la Serbie, mauvaise gestion des relations avec Kiev par l’Union européenne…). Notre précédent éditorial développait les raisons qui ont conduit à la situation actuelle. Le président russe, Vladimir Poutine, a indéniablement remporté la première partie par  » échec et mat  » avec l’annexion de la Crimée. Il sait que les États-Unis ne souhaitent pas une nouvelle Guerre froide, pas plus d’ailleurs que l’Union européenne qui est incapable aujourd’hui d’exercer la moindre gesticulation militaire crédible face à la Russie. On peut penser que le président russe souhaite pousser son avantage dans cette seconde partie, mais sans aller jusqu’à la confrontation armée, car il connaît les limites à ne pas dépasser. On devrait donc s’acheminer progressivement vers l’acceptation forcée par Kiev, au mieux d’une autonomie substantielle accordée à cette région de l’Ukraine objet des tensions actuelles, au pire à l’établissement d’un nouvel État, les forces armées ukrainiennes n’ayant pas été capables d’y rétablir sa souveraineté. Et Vladimir Poutine ne pourra que se satisfaire de ce nouveau succès.

On ne peut que regretter les atermoiements et l’absence de réelles initiatives pour engager des discussions directes avec le président russe de la part des responsables européens, et en particulier de la France. Pourtant, en 2008, le président de la République, la France présidant l’Union européenne, avait su, par sa détermination et son initiative, contribuer au relâchement des tensions et à l’apaisement d’une situation explosive entre la Russie et la Géorgie.

Le second péril est double et, de loin, le plus préoccupant. Il est représenté, d’une part par l’instauration de ce califat avec l’État islamique d’Irak et du Levant (EIIL) qui menace non seulement la paix mais notre civilisation, d’autre part par l’explosion du nombre de djihadistes sur notre propre sol, comme sur celui de nos voisins européens, véritables pions avancés d’un islam radical conquérant dont il faut être persuadé qu’ils sont prêts à passer à l’action chez nous dès que les circonstances le permettront ou qu’un signal sera donné.

On a là, d’ailleurs, notamment pour ceux qui refusent encore de voir la réalité, l’illustration concrète de ce qu’est réellement le projet de ceux qui se réclament de l’islam qui, depuis le VIIème siècle, dès la mort du prophète Mahomet en 632, n’a su se propager dans le monde que par la violence et la barbarie. Comment, en effet, expliquer qu’à peine un siècle après la disparition du prophète ces fous de Dieu étaient stoppés dans leurs conquêtes à Poitiers par Charles Martel à des milliers de kilomètres de Médine ? Rien n’a changé depuis car leur culture hostile à la connaissance et au progrès les a maintenus dans l’ignorance et le fanatisme, et l’EIIL qui s’appelle désormais l’EI (l’Etat islamique) dès lors que ses visées mondiales sont affichées, le confirme aujourd’hui. D’ailleurs, qui dans le monde musulman a condamné fermement cette nouvelle terreur, ce fascisme vert qui s’étend de jour en jour et qui égorge, décapite, crucifie, éventre, massacre des innocents au seul prétexte qu’ils ne sont pas musulmans ? Personne parmi les États musulmans pour dénoncer ce qui est en fait un génocide, une épuration ou un nettoyage ethnique et religieux, un crime contre l’humanité exercé contre les chrétiens, les yazidis ou les kurdes. Bien au contraire, le Qatar vient de recruter 5000 combattants en Afrique du Nord pour renforcer les rangs djihadistes en Irak et en Libye. Personne pour dénoncer tout cela, à quelques exceptions près et encore très timidement, parmi les musulmans qui vivent dans nos pays européens et notamment en France, car, en fait, le musulman fait partie d’une communauté, l’oumma, dont il se sent solidaire et non pas d’un État quel qu’il soit. Les frontières n’existent pas pour l’oumma. Et surtout en Europe, il est musulman avant d’être français, allemand, britannique, espagnol ou italien. C’est ainsi que l’EI fait des émules et la zone comprise entre le Mali et la Somalie, en passant notamment par la Libye et le Nigéria, étend dorénavant sa zone d’influence et d’action. Alors, pourquoi refuser de reconnaître ce que prescrit le Coran et qui est clamé haut et fort par ces barbares devant les caméras, à savoir l’instauration par la force de la Charia sur les territoires conquis, avec comme conséquence pour les non-musulmans, soit la conversion, soit le paiement de l’impôt et la servitude pour les croyants, soit l’exode ou la mort, c’est à dire l’application littérale de leur texte sacré ? Cette situation, il faut le dire, nous la devons à nos alliés américains qui ont commis une faute majeure en 2003 en déclenchant cette seconde guerre du Golfe qui a entraîné un véritable chaos dans toute la région. Mais nous ne sommes pas en reste puisque nous avons commis la même faute en Libye où les islamistes font aujourd’hui la loi. Que d’aveuglements de la part des responsables politiques occidentaux !

Que d’aveuglements de la part de NOS responsables politiques depuis quarante ans qui, par des politiques sociales et éducatives insensées et ruineuses pour notre pays, ont permis l’installation massive et incontrôlée sur notre sol de populations exogènes – pour la plupart hostiles à notre culture – qui produisent aujourd’hui des bombes à retardement ! Et la question qui se pose à présent n’est pas de savoir si ces bombes éclateront un jour. Il est trop tard , le ver est dans le fruit. La vraie et seule question est : quand cela se produira-t-il ?

Il est, en effet, effarant de constater l’hémorragie à laquelle nous assistons s’agissant des recrutements au djihad et au départ au combat de la part de prétendus français qui exècrent en fait la France mécréante. Depuis plusieurs mois, on livre aux citoyens – avec réticence – des informations déjà inquiétantes en soi mais partielles et en tout état de cause éloignées de la réalité. Les chiffres évoqués depuis plusieurs mois sont à l’évidence sous-évalués car la Direction de la Police de l’air et des frontières évaluait, bien avant la création de l’EI, le nombre de départs pour la Syrie, via la Turquie, à 2 ou 3 chaque jour sur le seul aéroport d’Orly ! Quand on sait l’effet d’attraction que l’instauration de ce califat a provoqué dans nos banlieues, on peut raisonnablement penser que le chiffre de 700 à 800 djihadistes présents en Syrie et en Irak avancé par les médias et les responsables politiques est largement sous-évalué. On a d’ailleurs pu se rendre compte récemment lors des violences commises dans notre pays au cours de manifestations que ce soit pendant la coupe du monde de football avec l’Algérie ou que ce soit par les pro-palestiniens soutenant les palestiniens de la bande de Gaza, de la haine qui habite cette multitude de djihadistes potentiels contre tout ce qui n’est pas musulman, car ils tiennent à conserver et à défendre leur identité, y compris en y laissant leur vie s’il le faut. C’est pourquoi, vouloir intégrer des musulmans, en l’occurrence par millions, dans une société occidentale laïcisée et qui a pour fondement le christianisme reste une utopie. C’est pourquoi nos services de renseignement qui disposent d’informations alarmantes et qui réussissent encore à déjouer un certain nombre d’attentats, et nos services de police seront bientôt dépassés par le nombre. Et nos responsables politiques seraient donc bien inspirés de le comprendre et de l’intégrer dans les mesures indispensables à prendre rapidement avant qu’il ne soit trop tard. Car ces djihadistes qui rentrent dans notre pays sont plus dangereux qu’au moment de leur départ. Ils ont, en effet, participé et souvent commis des exactions terribles, accomplissant leur guerre dans des conditions de sauvagerie et de barbarie extrêmes. Ils rentrent psychologiquement marqués, ravagés mentalement, et sont accueillis en héros par leurs frères. On imagine aisément leur pouvoir pour endoctriner et recruter de nouveaux djihadistes, ainsi que leur capacité à  former au maniement des armes et des explosifs, ce qui conduira à des actions terroristes sur notre territoire. Et ces actions, isolées ou coordonnées, pourraient prendre des formes diverses (rappelons-nous Madrid et Londres, il y a une dizaine d’années), y compris – il ne faut surtout pas l’exclure à présent en raison de l’état mental de ceux qui rentrent – des attentats commis par des kamikazes. Alors, nos concitoyens doivent se préparer au pire et se montrer très vigilants.

Il est donc urgent d’agir. La première des mesures qui s’impose est de les déchoir de leur nationalité française. Ils en ont une seconde à laquelle ils ont d’ailleurs fait allégeance. La deuxième est de les empêcher de rentrer par tous les moyens ; c’est vital pour la sécurité de nos concitoyens. La troisième doit porter sur la suppression de la double-nationalité (incompatible d’ailleurs quand on assume des fonctions liées au service de l’État ou à la représentation nationale) et sur la révision complète de notre code de la nationalité. Une quatrième doit viser à réduire drastiquement les aides sociales qui jouent le rôle de pompe aspirante. Une cinquième, enfin, doit s’atteler à une révision complète de notre politique d’immigration. Alors certains s’empresseront d’objecter que ces mesures ne sont pas conformes au droit. On leur rétorquera que si le droit existe, et c’est tant mieux, c’est qu’il suppose l’existence d’une volonté, d’une unité politique déjà constituée. La politique préexiste au droit qui n’est qu’un outil avec, certes, ses contraintes morales. Mais le droit est élaboré pour faciliter l’action politique en lui conférant la légitimité et l’État a le devoir de protéger ses citoyens. Nos gouvernants et les représentants du peuple ont donc le devoir de faire évoluer le droit, si besoin,  pour sauver des vies.                

 

Général Antoine MARTINEZ

Devoir d’expression d’un citoyen (pas) ordinaire

               

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