Blog de Yoananda

Petit anti-manuel de la pensée unique, pour lire entre les lignes

Archives Mensuelles: octobre 2010

La voiture, ou l’illusion de la vitesse


Dans la série arnaque marketing de la matrice pour nous contrôler, (via la consommation – et la dépendance à des objets superflus), voici un autre exemple : la voiture. Il suffit d’avoir une feuille de paye, une calculatrice et quelques minutes pour s’en convaincre. Ce que j’explique n’est pas applicable pour tout le monde. Ceux qui vivent en campagne, ceux qui ont des gros salaires ne sont pas forcément concernés. Mais une grande majorité de smicard et autres non imposables, probablement …

La voiture ça permet d’aller plus vite, de gagner du temps ? En tout cas c’est ce qu’on nous vends. Vitesse, liberté, fun (et on oublie les inconvénients comme les accidents, la pollution, le bitumage). Quand on est dedans et qu’on roule a 130Kmh sur l’autoroute, c’est l’impression qu’on a en effet. Mais quand on prends sa voiture en ville pour aller sur notre lieu de travail quotidiennement et qu’on roule à peine à 50Kmh entre deux feux rouges, c’est loin d’être gagné !
Si l’on considère que le temps de trajet doit être complété par le temps que l’on passe a travailler pour se payer la voiture et l’essence, alors, on a des grosses surprises. C’est la notion de vitesse généralisée.
La voiture, symbole de confort et de liberté peut s’avérer, selon l’utilisation qu’on en fait être une chaine.

Quand je travaillais à Toulouse, je pouvais aller au bureau en voiture : soit 11km de trajet travail/maison (soit l’équivalent de 1,55€ d’essence d’après Mappy)
Prix de reviens à l’année : 2400€ d’une Ka sur 5500Km (11km * 2 trajets * 20 jours * 12 mois) avec assurance et tout et tout…
Prix d’achat : env 10 000€
Faisons le calcul sur sur 10 ans, le temps que l’achat soit amorti (sinon le résultat final est calamiteux) : 34000€.
Soit : 283€ (sans compter les intérets) disons : 300€ par mois.

En vélo, il faut 30min pour un allé, soit 1h de trajet par jours.
Vitesse moyenne en vélo : 11Km * 2 trajets * 20 jours = 400 Km / 20h = 22Km/h (ou bien 11km en 1/2 heure, soit 22km en 1 heure ! lol)

Pour un salaire de 1500€ net soit : 1500 / (20*8) = 9.375, soit 10€ de l’heure envrion
Par mois je dois bosser 32 heures (pile) pour payer ma voiture (300/9.375=32).
Temps de trajet en voiture : 30 min * 2 trajet * 20 jours = 20 heures par mois
Vitesse moyenne réelle en voiture : 400 / 20+32 = 8kmh (7,92) !!!! Beaucoup plus lent qu’un vélo.

Conclusion

Encore un coup marketing pour nous faire croire qu’un objet est plus utile qu’il n’y parait et le rendre indispensable en l’associant à un statut social. L’achat d’une voiture est donc un acte totalement "irrationnel". Sauf si on croit la pub "il a la voiture, il aura la femme", mais dans ce cas, ce n’est pas très différent d’acheter une "femme".

  • le vélo est environ 3X plus rapide en ville que la voiture. (dans mon cas personnel, qui est loin d’être une exception)
  • Le vélo ne pollue pas
  • Faire du vélo c’est bon pour la santé

Que faire ?

  • Co-voiturage
  • Réserver la voiture pour les longs trajets.
  • Ne pas acheter, mais louer une voiture pour les vacances ou les cas spéciaux
  • Autolib (voiture en libre service, sur le modèle des vélib)

Dans l’aglomération toulousaine par exemple, 80% de la population est a moins de 3Km de son lieu de travail. A priori une grande part de la population est concernée par ces économies possibles à réaliser. Ce qui est en cause ici c’est la propriété individuelle, alors qu’une propriété collective serait bien plus efficace (mais ça ferait diminuer le PIB).

Publication originelle.

(ajout 27/01/11) J’ai appris (non vérifié) qu’on se pollue moins les poumons en vélo qu’en voiture, car la prise d’air des voitures est au ras du sol, la ou sont les pots d’échappements !

(ajout 11/03/12) Le Centre de recherche sur les transports urbains (Certu) a analysé les modes de déplacements à Strasbourg, Lyon et Lille. Il en ressort que 60% des déplacements compris entre 1 et 3 kilomètres se font en voiture (40% dans les zones centre). Ces trajets, qui représentent 20% des kilomètres parcourus, peuvent le plus facilement faire l’objet d’un report vers la marche à pied, le vélo ou les transports en commun. Pourtant, seuls 4% des utilisateurs de Vélo’v à Lyon utilisaient auparavant leur voiture pour faire le trajet.

http://www.ecoloinfo.com/2008/04/02/vivre-sans-voiture-le-declic-necessaire/

Le dernier exemple allemand nous vient de Cologne, avec un quartier « sans voiture » sur 4 hectares et ayant pour promoteur, une société privée. Les premiers occupants de ce quartier (dès janvier 2007) sont satisfaits de leur nouvelle vie à hauteur de 95%!

http://carfree.free.fr/

Espérance de vie et idées reçues : le pic santé est atteint


La matrice (telle que popularisée dans le film éponyme) est un système de contrôle. Ce système est une illusion qui remplace la réalité. C’est une parabole, un peu comme le mythe de la caverne de Platon. Mais la matrice à des "bugs" au travers desquels ont peut apercevoir la "réalité". Ces bugs se situent à différents niveaux. Il y a par exemple les états de conscience modifiés dont je reparlerais plus tard, et notamment les rêves. On pourrait classer dedans le phénomène OVNI aussi, que j’ai déjà évoqué. Il y a aussi, chose trés importante sur laquelle je reviendrai aussi, les synchronicités. Plus prosaïquement, il y a certaines idées reçues qui servent aussi de système de contrôle, et donc … la matrice. Quand on sort de la matrice, on découvre un autre monde. L’homme multi-orgasmique en est un exemple parmi tant d’autres. Aujourd’hui je souhaite parler de l’une de ces idées reçue concernant la médecine.

J’ai déjà parlé de l’efficacité surévaluée des médicaments. Encore une fois, je ne vais même pas parler du lobbying de cette industrie sur lequel il y aurait beaucoup a dire.

Parfois dans les discussion de café sur la médecine "on" nous dit "grâce à la médecine moderne l’espérance de vie à beaucoup augmentée". De 1900 à 2000, l’espérance de vie en France est passée de 48 à 79 ans soit une hausse de 65% en un siècle. En gros les raisons invoquées par les gens sont l’hygiène (se laver les mains par exemple) et les médicaments. C’est un peu vrai, mais c’est surtout faux.Et c’est sur la base de cette ignorance que certains se font (beaucoup, énormément) d’argent !

Le plus gros dans les progrès de l’espérance de vie sont fait (dans l’ordre) par :

  • les progrès dans le métier de sage femme (en gros on ne meurt plus dans les premier jours de notre vie, ce qui faisait beaucoup chuter la moyenne – mais ceux qui vivaient, vivaient vieux),
  • la poubelle et les égouts (le traitement des eaux qui évitent nombre de maladies et d’épidémies). Donc c’est essentiellement sanitaire. Ensuite, c’est …
  • l’amélioration de nutrition, même si elle est de moins bonne qualité, nous ne sommes plus carencé, donc terrain moins favorable pour le maladies opportunistes (épidémies)
  • la retraite qui nous a fait gagner 7 ans d’espérance de vie.
  • Viennent ensuite les antibiotiques, les vaccins (pas sûr), le confort. Pour les médicaments, c’est beaucoup moins facile à déterminer. En plus, les gens ont tendance à croire que ce sont les médicaments qui les guérissent, alors que peut-être ils se sont guéris tout seul.

Mais surtout, ce qu’il faut bien comprendre c’est ceci : si l’espérance de vie progresse encore un peu (ce qui n’est pas gagné), l’espérance de vie en bonne santé à entamé une diminution (c’est à dire sans rien d’incapacitant, donc un cancer est considéré comme "bonne santé", ou dit autrement : tant qu’on peut travailler) ! Et en plus … En France par exemple, cette espérance de vie (en bonne santé) n’est que de 63 ans. Ce qui finalement ne doit pas être très différent d’il y a un siècle, car on serait mort simplement parce qu’on n’avait pas les moyens "financiers" de s’occuper (nourrir) des invalides.

Donc le fait que grâce aux médicaments on vit plus longtemps est faux. C’est du marketing. Je le redis : c’est du marketing. Ne gobez pas tout ce que le VRP (même s’il à bac +10 et à juré le serment d’Hippocrate) vous raconte. Il n’est même pas certain que l’espérance de vie en bonne santé soit meilleure qu’il y a un siècle ! (Et si c’est le cas, c’est du à la chute de la mortalité infantile, aux poubelles, égouts et retraites et pas aux médicaments). Il n’y a donc aucune raison d’en surconsommer.
Et je ne parle pas des effets "ricochets" du genre : à force de prendre des antibiotiques ont favorise l’émergence de super microbes. Sans compter qu’a force de remplacer notre système immunitaire par de la chimie externe notre corps s’affaiblit et demande plus …de médicaments et réagit moins bien aux agressions (en gros on est malade plus souvent, ou malade chronique).

Bref, pour faire simple, nous avons atteint un pic santé, depuis plusieurs années déjà. La médecine moderne remplit de moins en moins bien son rôle. Elle s’apparente de plus en plus à un système de contrôle dans la matrice. Notre santé se dégrade.

Quelles sont les solutions pour en sortir ? Il y en a au moins 2 : d’abord l’ostéopathie qui considère que le corps se guérit tout seul (la plupart du temps), sauf s’il est entravé. Son rôle étant donc de favoriser les mécanismes naturels du corps en enlevant les blocages. L’autre voie c’est la médecine orthomoléculaire qui utilise les nutriments naturels qui composent les aliments et qui est couplée à une observation des paramètres biologiques (via notamment des bilans sanguins). Enfin, et non des moindres, la 3ème voie est préventive et consiste à reconnaître, étudier et éliminer l’impact des polluants sur notre santé. Le problème c’est que ça  ne rapporte rien.

Ajout du 20/11/10 : aux USA 1 adulte sur 5 souffre de troubles psychologiques allant de sérieux à grave (dépression a envies suicidaires)

Points clés

  • l’espérance de vie n’augmente plus, l’espérance de vie en bonne santé diminue
  • les "progrès" de la médecine (diagnostique et traitement) sont incapable d’enrayer ce phénomène
  • les "progrès" de la médecine ne sont d’ailleurs pas à l’origine des progrès qu’on leur impute
  • les progrès ont des causes sanitaires (se laver les mains, les poubelles, les égouts) et sociaux (retraite, sage femme)
  • la médecine devient inefficace car elle traite les symptômes (pour qu’on reste productif) et non pas la cause (la pollution)

Peak oil, dette, informatique et politique, tout est lié


Dans ce billet je vous propose une petite relecture de la géopolitique d’après guerre à la faveur d’un nouveau rapport hyper-instructif (et des plus crédible) sur le Peak oil et comment on découvre les forces cachées à l’oeuvre derrière le théâtre politico-social (l’espèce de comédie que jouent nos dirigeants pour faire croire qu’ils ont du pouvoir).

Les petits bouts du puzzle se recollent petit à petit grâce au travail collectif d’apothicaire qui se fait sur internet. Tout comme il existe des bénévoles (ou pas) qui produisent des logiciels libre, il y a des gens qui produisent de l’information libre. Loin d’être parfaite, on sent tout de même un esprit de partage et de collaboration, et surtout de transparence, loin de la recherche d’intérêt et de profits qui domine les autres sources.

Dans les années 70/80 donc, nous avons eu un grand tournant ! Qui se "manifeste" sous plusieurs aspect qui sont tous reliés à la crise actuelle : le peak oil, l’informatique, la libéralisation. Et ce nouveau rapport éclaire un des aspect "manquants" du puzzle. Il s’agit donc d’un publication par l’ASPO (Association for Study of Peak Oil) (pdf 1, pdf 2) de Jean LAHERRERE qui est un pétroconsultant et qui, à ce titre, à accès aux bases de données payantes. Pour faire court, il situe le peak oil en 2008, année de l’explosion de la bulle des subprimes. Mais la ou c’est plus intéressant c’est sur le pic de production "per capita" qui montre une phase plateau depuis les années 70. La production mondiale globale peut augmenter, mais si la population augmente plus vite, ca signifie que (si on partageait équitablement – ce qui n’est pas le cas je vous rassure) chaque personne finirait par avoir moins de pétrole à disposition et donc, moins de richesse (on sait empiriquement que la croissance du PIB est liée à la croissance de la consommation d’hydrocarbures). N’oubliez pas qu’en terme de partage, même les pays riches sont occidentaux, c’est la Chine et l’Inde (vu que les usines sont la bas) qui en reçoivent plus, et pas "nous". Dans un système ou chaque emprunt doit être remboursé avec intérêts, il faut plus de richesse d’année en année. Hors ,ce que ce rapport révèle c’est que la depuis les années 70 la production "per capita" stagne ! Et étrangement, c’est à cette époque que les dettes ont commencées a grimper … bizarre non ? en fait, depuis les années 70 ont fait de la croissance a crédit (sans le savoir, ou sans le dire)…

Et on se retrouve dans un cercle vicieux, car plus de dette demande plus d’intérêts et donc plus de croissance, et donc plus de pétrole, et donc … (vu qu’il y a moins de pétrole) plus de dette pour compenser l’absence de pétrole. Le coup de la relance par la dette a fonctionné après la seconde guerre mondiale, parce que : il fallait reconstruire, et il y avait beaucoup de pétrole. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Bizarrement, les gens au commande de la création monétaire ne semblent pas prendre en compte ces paramètres.

En même temps, de l’autre coté on a l’informatique qui s’est développée. L’avènement de l’ordinateur individuel signe une nouvelle ère pour nous, mais pas seulement. Les sociétés soumises à un environnement concurrentiel ont utilisés les ordinateurs comme une arme de guerre (économique) : aller plus vite que le voisin, être plus productif, gérer plus d’information. Et une guerre à démarrée globalement dans le monde occidental. Mais la ou cette guerre nous concerne plus précisément c’est dans le domaine de la finance, car cela à permis l’émergence d’une nouvelle "finance", dont la force de frappe s’est démultipliée au fur et a mesure que la fréquence des ordinateurs s’est multipliée (loi de moore : doublement tous les 18 mois). Ce qui à favorisé la encore la croissance de la dette. Si le déclin du pétrole à donné la motivation pour fabriquer de la dette à grande échelle, l’informatique à donné les moyens de le faire.

Voila pourquoi on se retrouve aujourd’hui avec du HFT (High Frequency Trading : des ordinateurs qui prennent le contrôle des bourses mondiales), du MERS (des ordinateurs qui traitent les saisies immobilières et qui se retrouvent "responsable" du foreclosuregate), etc…

Coté politique, le pendant à été la "libéralisation" : Tatcher, Reagan, et l’Europe. On met en place des lois favorisant le commerce mondial (la mondialisation n ‘est rien d’autre qu’une société purement marchande), en totale phase avec l’illusion de pouvoir fournie par la "paix" (relative), la (fausse) puissance démocratique, et en réalité en totale contradiction avec la réalité (notez que c’est aussi à cette époque aussi que les premières alarmes écologiques ont été tirées et auraient du être écoutées).

Sauf que la, on arrive au bout de cette logique. Les USA sont obligés d’imprimer de la fausse-vraie monnaie pour (ne pas) rembourser leur dette. Et forcément, ce n’est pas du goût de leurs créanciers Chinois ou autres… Et en France on en arrive à en blocage social tel que celui des retraites, mélangé avec une affaire Woerth qui fait ressemble notre pays de plus en plus à une république bananière. Pour moi notre président est en train de perdre pied … il perds le contrôle de la situation. Et c’est la seule chose qui "reste" : l’illusion de contrôler la situation. Et ce n’est que le début !!! Le cercle vicieux ne va pas s’arrêter comme par magie.

Pourtant il y a quand même des portes de sorties, Attali propose une vraie solution dans son dernier post. Je suis d’accord avec son analyse : Une maison moderne peut fonctionner presque toute seule, par contre, on a un vrai soucis au niveau des transports, aucune solution hors pétrole actuellement. Et on a 30 ans de retard (mondialement parlant) dans le domaine. Ce n’est pas tout, il existe aussi des moyens simples de redistribuer/répartir les richesse. Par exemple instaurer un salaire maximal. Mais pour le moment, les politiques jouent à l’autruche et cherchent l’affrontement à force de pousser les gens dans leur retranchement… (en plus avec tous les scandales qui éclatent chaque semaine … ils donnent le batton pour se faire battre)

Dans les années 70 il a eu un vrai tournant. C’est à ce moment la qu’on a eu "l’idée" de libéraliser, de privatiser, de s’endetter, de "mondialiser", le tout avec un peak oil sous-jacent, et des ordinateurs. Vous commencez à y voir plus clair ?

Et tout cela nous amène directement dans un conflit de générations ou les retraités (les seuls qui votent et soutiennent la réforme) se sont enrichis "virtuellement" et ont fait la fête pendant 30 ans, et maintenant, c’est aux jeûnes qu’on demande de payer les pots cassés. En plus bien sur des conflits ville/banlieues, pays occidental/pays émergé, rentier/travailleur, citoyen/coporation etc…

Après les 30 glorieuses, les 30 piteuses se terminent et on entre dans les 30 calamiteuses.

Mais aujourd’hui une chose fondamentale à changée : nous avons internet. Nous pouvons nous mêler des petites magouilles politiques. Dans les années 70/80 eux seuls avaient accès aux vraies informations. Pour la première fois de l’histoire de l’humanité l’information se démocratise, et donc… le pouvoir aussi. La crise actuelle n’est pas qu’une crise semblable aux précédentes, c’est aussi une crise identitaire du fait que le peuple lève le voile de certaines illusions grâce au net.

Petite pause


Je n’aurais pas le temps de bloguer pendant 1 semaine. Donc rien de nouveau avant jeudi ou vendredi prochain.

Pour l’instant l’actualité économique se focalise sur la Chine, qui à mis un embargo sur les terres rares (nécessaire à la haute technologie et notamment les batteries "vertes"), remonté un peu son taux d’intérêt directeur et elle réduit de 40% ses exportations d’argent.
On reste en attente de différents résultats début novembre aux USA, le QE2 et les élections (branlée historique ?) et le scandale des saisies immo (foreclosuregate)
En France, vous êtes au courant, c’est la réforme des retraites (première d’une longue série) et le gasoil. Le pays s’enfonce inexorablement.
Attali (Major de polytechnique, diplomé de l’ENA, conseiller de Mitterand) explique que la crise (qui touche essentiellement USA, Europe, Japon) n’existe pas dans les autres pays, qu’elle est grave et loin d’être finie, et qu’il faut réformer, mais de manière juste… [je rajoute : et pas toujours à crédit sur les générations suivantes].

L’Europe est en train de se reconfigurer à grande vitesse. Des décisions draconiennes sont prises en ce moment même en Angleterre, Irlande, Grèce, Portugal, tandis que la France et l’Allemagne cherchent à sauver les meubles, tout en réfléchissant sur l’opportunité d’assouplir la démarche pour quitter la zone Euro. 2010 aura été une année assez tranquille en regard de ce qui nous attends en 2011, car les budgets de 2010 on été votés en 2009 quand la crise "n’existait pas vraiment". C’était la belle époque des incantations "la crise n’existe pas, consommez" "dormez bien, tout va bien". 2011, on va vivre sur notre "gras" (pour ceux qui en ont). Et 2012, c’est la que ca va vraiment commencer à se corser. D’autant que la crise s’approfondit aux USA avec la vague de l’immobilier commercial et les foreclosuregate. Certains vont vivre au 21ème siècle avec les iPhone, l’iPad et d’autre vont repartir dans les années 60/70.

L’Histoire derrière l’histoire


A l’école ou nous explique bien l’importance de l’histoire. C’est notre passé, notre culture, et c’est surtout pour éviter de refaire les mêmes erreurs. Au final ca se termine en une sorte d’exercice insipide de mémorisation linéaire. Des dates, des guerres, des traités et quelques progrès de ci de la.
Comme dans le cas du journal de 20h si cette matière semble bien anodine, après un examen approfondi on peut se poser des questions sur les véritables intentions de ceux qui rédigent le programme.

Je n’aimais pas l’histoire. Du moins celle qu’on nous enseignait. Jusqu’à ce que je la re-découvre au gré de mes lectures, bien plus tard. J’ai compris ce qu’on pouvait bien trouver à cette matière, et surtout, j’ai pu voir par comparaison la pauvreté (intellectuelle) de l’enseignement.

D’abord il n’y a pas "une" histoire, mais "des" histoires. Un même événement n’est pas vécu de la même manière par tous ses acteurs. Il n’y a d’ailleurs qu’a voir l’actualité pour s’en convaincre. Demandez a 10 personnes de vous raconter l’histoire de la crise économique … Ou bien demandez aux américains et aux taliban de vous raconter l’histoire du 11 septembre. Une même guerre ne sera pas racontée de la manière selon les pays, selon le vainqueur ou les perdants. On est toujours le méchant de quelqu’un d’autre en définitive.

Ensuite il y a surtout tout ce qu’on ne nous dis pas. On ne nous dit pas les "vraies" motivations. Par exemple, on ne nous dira pas que la France intervient en Algérie pour y mettre un gouvernement fantoche qui nous vends du gaz à bas prix.
On ne nous dit pas les "vrais" acteurs. Par exemple le rôle de la nature des sociétés secrète dans les événements important du monde, comme le rôle des Franc Maçons (et d’autres) dans la révolution Française (qui est présentée comme un mouvement populaire). On ne nous dit pas qui ils sont, la nature et l’influence de leur idéaux. Ni même le rôle d’un acteur inattendu, un certain … volcan qui aurait, à cause des fumées provoquant de mauvaises récoltes, précipité la colère du peuple. Ce qui changerait passablement le "pourquoi" et le "comment". On ne nous dit pas que même les politiques contemporains font appel à des voyants.

Il y aussi les "trous". L’histoire officielle, en définitive, c’est essentiellement une romance politique. On ne la connaît pas si bien qu’on le prétends dans les livres pour écolier. Il y a des tas de zones d’ombre, voire même de trous béants.
Je prendrais le cas de l’Egypte pour donner, la encore, un exemple. Sous l’impulsion de Napoléon Bonaparte et le déchiffrage de la pierre de Rosette par Champollion est né l’égyptologie. On nous raconte l’histoire des pharaons, comment ils ont construit les pyramides à telle ou telle date. Qu’en savent-ils en réalité ? rien. Pourquoi ? parce qu’on ne sait pas dater ces constructions. Il n’y a pas d’équivalence avec notre calendrier. La chronologie des pharaons est très difficile à établir, on n’a que des informations parcellaire : untel a régné X années… qui l’a suivi ? est-ce que tel autre pharaon a régné en même temps ? Et avec ca, on essaye de faire recoller les morceaux tant bien que mal. Et comment on s’y prends ? et bien on "décide" totalement arbitrairement que Moïse a rencontré Pharaon .. et que donc, la date doit être -1500 avant JC ! Voila … On ne sait même pas si Moïse existe, mais il ne faut pas oublier qu’a l’époque ou cette "histoire" a été écrite, c’était le clergé qui avait le pouvoir. On n’allait pas dire que les pharaons avaient déjà disparu a l’époque de Moïse, même si des preuves archéologiques prouvaient le contraire. Comme par exemple le fait que les traces d’érosions sur le sphinx le font remonter a au moins -10 000 ans (au lieu de -2500). Et donc au final on nous présente une histoire comme si elle était certaine et que personne ne remet en cause. Ce qui est loin d’être le cas.

Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Il y a tellement d’aberrations dans les découvertes des archéologues qu’on peut vraiment se demander si on n’est pas perdu dans le temps. Je vais lancer quelques "morceaux" en l’air. Je suis conscient de leur caractère totalement extravaguant pour qui n’est pas sensibilisé à ce sujets. Pourtant, il y a des études sérieuses qui montrent que (tout cela reste hypothétique – je ne cherche pas à remplacer une certitude par une autre, mais au contraire à montrer l’incertitude) : l’humanité à été quasi-détruite par un bouleversement "cosmique" du genre passage d’un astre massif à proximité (cf Velicovsky), que les extra-terrestres seraient intervenus plusieurs fois dans le cours de l’histoire (cf Sitchin), que nous ne serions pas en 2010 mais quelque part vers 1300 (cf Denys le Petit) … a cause d’un volcan qui nous aurait fait régresser presque à l’age de pierre il y a 677 ans (et le pire c’est que ca explique beaucoup de chose … comme le fait qu’il ne s’est presque rien passé pendant les 1000 années du moyen age), ou bien la théorie du singe aquatique dont nous descendrions ce qui expliquerais plusieurs "anomalies" de notre physiologie, ou encore l’existence d’une civilisation mondiale, qui aurait construit des pyramides … partout sur la planète, et dont on retrouve des traces en Égypte et en Amérique du sud bien sur, mais aussi sous les eaux au large de Cuba, du Japon et en Chine (qui possède la plus grande de toutes) et peut-être même en Europe (Bosnie). Cette dernière semblant toutefois peu probable.
Et c’est sans compter tous les artefacts trouvés de ci de la qui ne collent pas avec l’histoire "officielle".
Bien sur ce sont des sujets de controverse et il se peut que ces théories soient fausse, en partie ou totalement … mais, il se peut aussi que l’histoire "officielle" le soit. Sûrement.

Ce qui est certain c’est que l’histoire "officielle" est manipulée. La seconde guerre mondiale en est un bon exemple. Il n’est pas expliqué comment l’Allemagne, pays ruiné, est parvenu en quelques années a reconstruire une armée. Pourtant elle a été aidée par Ford, IBM et Rockefeller (pour les crédits banquiers) notamment. Pourquoi ? parce que Hitler avait promis aux USA d’attaquer la Russie … et son communisme. Hitler était en fait très populaire dans les milieux d’affaire pour son efficacité à redresser l’économie. Hitler n’aurait pas pu faire la guerre ni à la France ni à l’Angleterre sans des livraisons continues de pétrole américain !  On est loin du gentil sauver avec sa bouteille de coca-cola et son chewing gum qui vient libérer Paris sur son char la ! non ? Il n’est pas expliqué non plus son penchant pour l’occultisme, la magie noire et l’ésotérisme ni son appartenance a des sociétés secrètes. Vous pensez que c’est juste de la fiction si Hitler cherche l’arche de l’alliance ou la lance du destin dans les Indiana Jones ? Fiction ou pas, lui, il s’intéressait à ces choses.

Autre point. L’histoire nous est enseignée de manière linéaire. Pourtant, il y a d’autres manières de l’aborder. Par exemple, faire des lectures à grille, selon une thématique est très révélateur. Quand j’ai relu l’histoire du monde selon l’angle économique, ou juste l’histoire de l’or, on découvre plein de choses ultra-intéressantes. Bien plus que quand on lit une succession d’anecdotes sans véritable sens parce qu’on a décidé que l’histoire c’était des "époques" découpées selon les règnes des rois s’y rapportant.
Alors qu’au contraire, l’histoire pourrait être un merveilleux outil d’ouverture d’esprit. Pour montrer comment notre culture s’articule avec celles des autres, et pour montrer a quel point nous ne savons rien…

Donc, la encore (comme pour le 20h), l’histoire qu’on nous demande d’apprendre est littéralement un conte à dormir debout. Surtout "ne vous posez pas de questions, voici les réponses". Dormez bien, tout va bien, tout est sous contrôle. Il ne faut pas négliger la "force" de l’histoire. C’est "ça" qui fait la cohésion et la force d’une masse, d’un peuple. Elle est donc étudiée spécifique pour inspirer certaines "réactions" chez les gens. Demandez d’ailleurs à Hitler comment il a fait pour prendre le pouvoir … il a ré-écrit l’histoire de l’Allemagne ! Tout est dit je pense.

(Ajout du 13/02/11) un bel article sur Tiahuanaco et l’autre histoire, celle que les historiens bigleux ne veulent pas entendre (parce qu’elle remet en cause leur héritage moyen-ageux – littéralement) : une cité mégalithique d’au moins 10 000 ans (1ère aberration) qui aurait été construite sans l’usage de la roue, on ne sait trop comment, avec des pierres de plus de 100 tonnes venues de plusieurs dizaines de kilomètres (2ème aberration), ou sont dépeint des éléphants et toxodontes (3ème aberration) et des hommes volants (4ème aberration) a l’aide de sorte de deltaplanes, et qui porte les traces d’un cataclysme (5ème aberration).

Le journal de 20h, dormez bien, tout va bien.


Je dois avouer que je ne regarde plus le 20h, ni la télé d’ailleurs, depuis longtemps. Mais je me souviens du caractère de recueillement quasi-religieux quand on le regardait en famille. On se serait cru à la messe du dimanche !  Dormez bien tout va bien. Il ne viendrai à l’idée à personne de critiquer ou remettre en cause cette "institution". C’est officiel, c’est limpide, c’est démocratique. Bref que du bonheur, pas grand chose à redire, sinon "ça se saurait". Pourtant, à y regarder de plus près il y a quand même pas mal de "vices de forme". Au point de se poser sérieusement des questions sur l’intention véritable de cette "émission" pas comme les autres. Dormez bien tout va bien. On à bien une petite voix au fond qui nous dit "attention, c’est peut-être de la propagande", mais les livres d’histoire sont clair : nous sommes en démocratie, société quasi-idéale. Le journal de 20h est l’expression du 4ème pouvoir, la presse. Le mensonge c’est pour les Russes nous, à la grande loterie sociale on a hérité de la richesse, de la transparence, des valeurs humanistes. Les autres qui nous attaquent sont jaloux. C’est bizarre, mais j’ai l’impression qu’ils disent les même choses sur les télé de Fidel Castro ou dans les journaux de la presse pravda.

Ce n’est pas tant les informations ou leur véracité qui compte. Dans le fond on se doute bien que les images filmées ne sont pas faites en studio. Non. C’est plutôt la manière d’aborder ces informations qui compte. Ce que ça induit chez nous, dans notre mental.

D’abord rassurer. Un sujet n’est évoqué que sous son coté rassurant. Si c’est une catastrophe, on parle des secours. Si c’est un attentat on parle du plan anti-terroriste. Si c’est un scandale sanitaire on parle des efforts qui sont faits par les ministres et leurs équipes. Tout est sous contrôle. Les sujets graves, qui fâchent, sensible, tabous ne sont jamais abordés. Dormez bien tout va bien. Le déroulement est toujours strictement le même, sujets sérieux d’abord, sujets légers à la fin. Quoi qu’il arrive dans le monde, c’est pas si grave, on n’oublie pas la coupe du monde de foot. On n’oublie pas d’aller consommer, s’amuser. Dormez bien tout va bien. Bref, je passe sur tous les biais cognitifs qui sont utilisés (cf la suite de l’article pour ceux qui veulent approfondir) c’est du divertissement avec un caractère hypnotique. Ni plus ni moins. A ceci près qu’il ne se présente pas en tant que tel. C’est censé être la crème du journalisme, le meilleur du meilleur de la démocratie. Pourtant, sans vouloir me jeter des fleurs, j’ai pu constater que les vraies news ne passent pas au 20h, bien au contraire. C’est trop technique, trop compliqué, vous comprenez mon bon monsieur, on va pas enquiquiner le pékin moyen avec ces histoires inquiétantes. Manquerai plus que le bon peuple ne se pose des questions ! Dormez bien tout va bien. Bref, c’est du prêt à penser, du consensuel, de la bouilli pour bébés. Moi je veux bien qu’en sortant du boulot les gens ne veulent pas se prendre la tête, mais dans ce cas, autant assumer et ne pas faire semblant d’informer.

Structuration du journal télévisé

  • Répétition entre l’annonce (du présentateur) et l’image (du reportage). L’image est la pour prouver, enfoncer le clou. Elle ne fait que redire. Elle n’apporte rien de plus.
  • Toujours le même schéma : catastrophe, économie/politique, léger (potin, sport)
  • Contenu totalement vidé de tout sens critique : que du "savoir", jamais de "connaissance" (quelque chose qu’on puisse utiliser dans la vie courante). Rien que des réponses, jamais de questions.
  • Le phénomène d‘association émotionnelle – quand vous regardez un sujet qui provoque une émotion, cette émotion continue sur le sujet suivants … provoquant des "mélanges" douteux.
  • Les campagnes de préparation : montée en épingle de quelques sujets d’actualité et hop, comme par hasard des lois sont votées quelques jours plus tard (sur le thème de la sécurité par exemple)
  • Structure rituelle, comme la messe avec son prêtre, rôle socialisant
    • Crédibilité : "titres de l’actualité" et non pas la sélection de la rédaction, on est pas la pour comprendre, mais pour apprendre. L’important c’est d’être crédible, et non pas de dire la vérité. Le spectaculaire est privilégie.
    • Le reportage : redondance avec l’annonce qui est un résumé au lieu d’une présentation. Le but est de rendre objectif. L’image ne sert qu’a authentifier le commentaire. Le témoin accrédite. Le reportage n’est pas une enquête avec toute sa complexité. L’anecdote devient la preuve.
    • les mots d’ordre : l’accusation "les pompiers sont arrivés trop tard". L’évidence "la croissance sera de 1,2%". L’hagiographie "l’exemple a suivre". Le voisinage "travailler après 65 ans aux états unis ca n’est pas un problème". Le folklore avec un sourire en coin pour montrer ceux qui sont différents.
    • Anecdote : c’est l’exception qui devient la règle.
    • Fatalité : rappel constant a la soumission. Les événements arrivent pas un malheureux hasard.
  • Utilisation du symbolisme pour "faire pédagogique", mais surtout, pour masquer l’ignorance.
  • Anecdotes et faits divers, micro trottoirs plutôt que sondages, stats, réflexion de fond
  • Au final le traitement est sur le mode du divertissement et du spectaculaire

Pour aller plus loin

Points clés

  • le JT utilise des méthodes de propagande
  • le JT nous maintient dans une sorte de léthargie hypnotique
  • le JT se limite à des informations aseptisées, rassurantes, anecdotiques
  • le JT est le meilleur ami du consomateur

La guerre monétaire pour les nuls


La guerre monétaire pourrait sembler un concept compliqué, pourtant, au contraire c’est très simple et archaïque ! En définitive c’est la même guerre qu’il 10 a 12 mille ans, avec les coquillages du néolithique ! Et oui, on en est la ! Je vous explique.

D’abord il faut comprendre ce qu’est la monnaie et son histoire. Pour simplifier, on peut distinguer 3 grandes périodes : le coquillage, l’or, et l’argent virtuel (fiduciaire). Mais les principes sous-jacents sont similaires. Revenons donc au coquillage. C’est très révélateur.

A la base, il s’agit de faciliter les échanges selon une dimension spatio-temporelle. Concrètement, vous voulez échanger votre boeuf contre de la 3 sacs de riz, une roue, une après midi d’aide à récolter des pommes à l’automne, et 10 jarres d’eau le printemps prochain pour votre jardin. Pour comptabiliser les échanges, on a trouvé pratique de fixer une valeur (en coquillages) a chaque "bien" ou "service", ce qui permet de simplifier la circulation de biens de natures différentes ou décalés dans le temps. Sans monnaie, c’est vite très compliqué. Ceux qui veulent revenir au troc devraient y penser.

Le coquillage est facile a transporter, et à conserver (comme l’or). Pourtant il y a des objections évidentes à son utilisation. S’il est plus facile de se procurer des coquillages en allant les "cueillir" à la plage, plutôt que de travailler, alors autant ne plus travailler. Et du coup, l’économie périclite. Les coquillages perdent alors de leur valeur (c’est l’inflation). A la rigueur, à un moment donné, les choses s’équilibreront car il faudra tellement de coquillages pour payer une baguette de pain qu’il redeviendra plus intéressant de faire du pain que d’aller à la plage.
A l’inverse, si les coquillages sont trop peu nombreux, alors il devient difficile de faire circuler les bien/services. Ce qui va empêcher la "croissance" économique. Du coup la monnaie va prendre de la valeur, et celui qui en dispose pourra obtenir beaucoup avec (d’ou la spéculation sur la rareté des biens). Sauf a avoir des moyens pour accélérer sa circulation, comme les chèques (qui représentent une certaine somme de coquillages).

Si l’activité économique ralentie (à masse monétaire constante), par exemple en hivers, la valeur relative de la monnaie prends de l’importance au début, du fait de sa facilité a utiliser et à stocker, mais à la longue, si l’activité ne repars pas, on a trop de monnaie pour peu d’échange, et l’argent perds de sa valeur.  D’ou la sacro-sainte croissance dont on nous rabâche les oreilles nuit et jour. Au passage, il y a 2 croissances : celle qui permet à l’argent de garder sa valeur, et celle qui permet de donner du travail aux "nouveaux" de la croissance démographique, et même une troisième croissance qui nous permet en principe de nous enrichir.

Autre cas, imaginons que votre économie-coquillage fonctionne bien, et a atteints un stade d’équilibre, et que d’un coup une autre tribu qui a accès à un plage pleine de coquillage rentre en contact avec la votre (qui elle doit plonger pour se procurer les coquillages)… elle peut tout racheter et vous ruiner en 2 temps 3 mouvements.

Qu’est-ce que cela révèle : l’argent, la monnaie, doit être transportable, conservable et "relativement" rare. Tout est dans le "relativement". Cela est autant valable pour les coquillages, l’or ou la monnaie fiduciaire (virtuelle). De nos jours la masse monétaire est gérée par les banques centrales en fonction de l’inflation et la croissance du PIB. L’or dispose de ces qualités : il ne se corrode pas, il se transporte facilement, et en plus il est inutile (comme les coquillages) sauf pour des question d’arts, car il est trop mou (et en plus sa couleur/brillance rappelle les attributs divins du soleil).

Bref, vous voyez, les problèmes de coquillage sont exactement les même que les notre. On peut se poser la question sur la rareté de la monnaie actuelle vu que justement, il suffit de mettre des zéros dans un ordinateur. Ce qui gère cette rareté c’est le taux d’intérêt en fait ! Par contre… ce qui compte, c’est qui "produit" la monnaie et à qui elle le donne. C’est la banque centrale qui régule la création "monétaire" (argent-dette). C’est la FED aux USA, et (grosso modo – en simplifiant) elle le donne a Wall Street (qui est censé "investir") … d’ou les 144 milliards de bonus en 2010 alors que l’économie agonise. On est en plein dans la crise actuelle : est-ce qu’il manque de l’argent ? est-ce qu’il y en a en trop ? En fait, a cause du pétrole on est dans le cas "trop d’argent" … ce qui nous donne la réponse à la question faut-il plus d’argent ? plus de dette ? la réponse est non … sauf si c’est pour inonder de coquillages la tribu voisine et tout racheter ! Voila pourquoi il y a "guerre monétaire". C’est très exactement ce que fait la FED en imprimant des billets avec son QE2 (quantitative easing). Chose prévue dès 1960 par le paradoxe de Triffin. La "ruse", c’est qu’elle la seule a pouvoir le faire à cause des accords de Bretton Woods de 1944 (à la sortie de la guerre les USA disposaient de presque tout l’or du monde et on pu imposer leur monnaie pour les échanges internationaux du fait de sa convertibilité en or), parce que le dollar est la seule monnaie internationale qui est acceptée par les autres tribus. Sauf que l’Euro menace ce statut. Et c’est pour cela que la Chine multiplie les accords de "swaps" pour que le Yuan puisse faire de même. C’est très archaïque en réalité sous des dehors très savant et des discours très alambiqués des banquiers centraux.

Les vraies questions sont la : comment on gère la masse de monnaie, a qui on donne de l’argent et pourquoi ? Comment il circule ? quand est-ce qu’on le détruit ?
Pourquoi est-ce qu’un seul organisme à la charge de créer la monnaie à l’exclusion de tout autre ? [c'est en définitive la seule véritable question] est-ce qu’on peut/doit faire cohabiter des monnaies ?
Ce sont des vraies question. C’est pour cela que les hommes se sont battus pour l’or. C’est pour cela que les rois ont utilisé la planche a billet pour financer leurs guerres. Aujourd’hui les "banques centrales indépendantes" sont censées résoudre ces problèmes vieux comme le monde. Est-ce le cas d’après vous ?

On en est la. Il y a trop d’argent, donc il devient plus facile de le "capter" (capital) que de travailler pour le gagner. Les circuits de redistribution de l’argent sont grippés, il ne descend plus dans l’économie. Il n’est plus équitablement répartit, entre les travailleurs et les retraités (entre autre). De plus, comment voulez vous faire avec un taux d’intérêt central et unique pour accélérer tel pan de l’économie (tout ce qui est "vert") et décélérer tel autre (immobilier) ? Ce n’est pas possible. Il faut donc des "niches fiscales" qui vont inciter les acteurs à investir ici plutôt qu’ailleurs. Mais ensuite les niches fabriquent des bulles qu’il faut résorber, et il devient plus intéressant de faire la chasse au niche que de travailler, et on entre dans un système de plus en plus compliqué, instable, entropique.

Voila ou en est. Au néolithique. Avec des ordinateurs. Mais on n’a pas résolu les problèmes de l’époque.

(Ajout 28/01/11) Conséquences du QE2 : les troubles dans les pays arabes. La guerre monétaire consiste a exporter ses difficultés via la politique monétaire. Seul les USA peuvent le faire étant donné le statut particulier du dollar :

Et la Fed monétise à tour de bras en achetant des bons du Trésor, sur un rythme de 75 milliards de dollars par mois (soit 900 milliards par an, plus de la moitié du déficit), une création de monnaie qui ne correspond à aucune contrepartie économique réelle, qui fait enfler la masse des dollars dans le monde, donc baisser sa valeur, donc augmenter le prix des matières premières (libellées en dollars, donc leur détenteurs veulent préserver leur pouvoir d’achat), donc étrangle les pays pauvres et fait de l’inflation importée dans les pays développés, etc, etc (+ bulle sur le marché actions également), la crise n’est pas finie, on vous l’a suffisamment dit.

(Ajout 03/03/11) La Chine bouge : "La Chine veut se passer du dollar pour son commerce international et veut permettre que le yuan serve de monnaie de réserve". Et en plus l’Inde lui emboîtes le pas. Les jours du mur du dollar sont comptés. Visiblement les remous dans le monde arabe précipitent le calendrier chez ceux qui comprennent vraiment ce qui se passe. Pendant ce temps l’Europe plane totalement alors que l’histoire avance à grand pas. On ne sait même pas comment on va payer nos retraites avec des bulles immobilières qui n’en finissent pas d’être gonflés à l’argent public. Le choc va être terrible.

Pasteur est re-mort !


Pour moi c’est un grand jour. Un grand jour pour la médecine. Je sais que cela peu paraître totalement anodin pour beaucoup. Pourtant, l’article qui vient d’être publié "Nous sommes les bactéries" est plus qu’un article, plus qu’une découverte. C’est un changement de paradigme, d’époque qui s’annonce. Pasteur à découvert les "microbes". C’était une découverte fondamentale. Mais il en à fait des ennemi implacables, invisibles, sournois contre lesquels nous devons lutter en permanence. D’ou les antibiotiques, les vaccins, et nombres de médicaments censé les tuer.

Hors, les microbes sont "nous". C’est ce que les chercheurs viennent de découvrir. Nous sommes eux. Ils nous constituent, altèrent notre physiologie, nos pensées, nos perceptions. Ils communiquent de manière sophistiquées et prennent des action concertées. Ils sont capable de nous aider à lutter contre les maladies. Ils ne sont pas les maladies.

Cela change complétement la perception de la maladie et donc du traitement. C’est donc une nouvelle ère dans la médecine qui va s’ouvrir petit à petit, le temps que les mentalités changent.

GEAB 48 – bulletin d’anticipation Européen


Le GEAB 48 vient de sortir. Comme d’habitude, une des meilleures analyses disponible sur la crise. Depuis le temps que je les lis (3 ans env) je pu prendre un peu de recul. Au début, je dois avouer que je prenais ça un peu comme parole d’évangile. Une réflexion structurée par une vraie démarche, une analyse profonde et qui se vérifie dans le temps. Sauf parfois. Ils se sont trompés sur le dollar notamment. Ils voyaient une parité a 1,7$ pour l’euro. Et c’est l’Euro qui a chuté.

J’ai alors compris une chose. Leur analyse est bonne. Mais partiale. Ils sont pro-européens. Ils ont donc tendance a minimiser les problèmes ici, et à prendre certains de leurs "désirs" pour des anticipations. Ce qui fausse en partie leurs prédictions. C’est toujours plus facile de détecter les biais cognitif chez les autres ! Je ne m’en prive donc pas ! lol

En attendant ils avaient prévu la phase de dislocation géo-politique que l’on voit aujourd’hui sous forme de guerre monétaire (dont j’ai parlé il y a peu).

Cette guerre peut sembler abstraite, mais ne vous y trompez pas ! Les pénuries de gasoil par exemple ne sont qu’un avant goût. Il n’y pas de véritable pénurie, mais, c’est tout comme. C’est ce qui nous attends avec les plans d’austérités (qui sont les conséquences des tensions sur les marchés et donc de la guerre monétaire), la spéculation sur les matières premières, le peak oil, le papy boom. On est déjà en train de se battre pour savoir qui va payer les pots cassés (quel pays, quelle couche sociale) de l’explosion de la dette occidentale.

Les plastiques dur contiennent un perturbateur hormonal


Nous vivons dans un environnement ultra-pollué. Je prépare plusieurs articles sur ce sujet qui montrent que globalement, nous avons atteint un pic dans la santé, et que depuis quelques années (1 génération pour simplifier) les choses se dégradent. Il y a un lien avec la crise économique (que je développerais plus tard dans le blog).

Je profite de l’actualité pour donner un petit exemple : au Canada le Bisphénol A vient d’être reconnu toxique. On retrouve le BPA dans les plastiques "dur". Par exemple certains tupperware (pas tous) ou les biberons des bébés. Et il a tendance à se libérer dans au contact de la chaleur, et de corps gras (par exemple le lait chaud dans le biberon). C’est un perturbateur hormonal (il mime les œstrogènes, hormones féminines).

Quand l’appareil génital de votre fils est "foutu" (pénis de taille réduite, coucougnettes non "descendues") vous mesurez la toxicité du BPA. Et vous êtes content d’avoir donné du bon lait chauf dans un joli biberon bien pratique. Quand on vous dit "mais non, ce n’est pas prouvé, il n’y a pas de lien de cause à effet, les études montrent que les niveaux de dissolution blablabla …" ! ça vous fait une belle jambe.

Ce n’est pas sans rappeler l’histoire de l’aspartame (molécule instable qui devient toxique à 30°C) dont j’ai déjà parlé brièvement concernant le syndrome de la guerre du golf.

Pourtant, nous charrions dans notre sang de plus en plus de produits toxiques qui s’accumulent : BPA, phatalates, métaux lourds, paraben, sulfites (pour ne citer que les plus "gros"). Sans compter les petits nouveaux qui arrivent en force : les nano-particules. Et notre santé, de même que notre patrimoine génétique se détériore. Internet regorge de témoignages de gens dont la vie est détruite. A un moment, il faudra se poser les bonnes questions et cesser de se dire qu’on peut tout résoudre avec la bonne pilule. Il est important de comprendre que tout est lié et que ces problèmes de santé sont reliés aux problèmes économiques du "capitalisme" notamment … la recherche du profit, les "externalités" (=les coûts cachés que les entreprises exportent chez le voisin ou dans le futur via la pollution ou d’autres "ruses") sont en cause.

J’y reviendrai. Mais pour mettre en place de bonnes solutions il faut bien comprendre le problème.

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 51 followers

%d bloggers like this: