Blog de Yoananda

Petit anti-manuel de la pensée unique, pour lire entre les lignes

Archives Mensuelles: octobre 2010

Le tempo de la crise


Je crois qu’on est beaucoup a essayer d’anticiper un peu ce qui va se passer, et surtout "quand". Pour ma part, je n’anticipe rien, je me borne a décrire les choix/direction qu’on prends et ou elles nous mènent. C’est pour ça que je sais que la crise n’est pas finie puisqu’ils n’ont rien fait pour la résoudre véritablement.

Par contre, il y a un point sur lequel tout le monde bute, c’est sur le "timing" de la crise. Est-ce que ca va être un gros choc brutal ou une lente glissade ? Je n’ai pas la réponse, mais j’ai un élément de réponse !

Un peu avant l’été 2007 j’avais annoncé la crise des subprime à mes proches. Je m’attendais a un ras de marée très rapide, du genre quelques mois tout au plus. Ne sachant trop a quoi m’attendre j’imaginais un bank rush ou quelque chose du genre. Puis rien. Puis en 2008 faillite de la 5ème banque mondiale. Je pensais que cela se produirait dès 2007 pour tout dire. Et après pareil, face au plan de sauvetage, je pensais que les peuples allaient se révolter qu’on leur fasse payer les pertes du casino … ce qui s’est produit plus tard et qui continue. Idem je pensais que la Chine allait fuir le dollar immédiatement, mais cela ne s’est produit qu’en mars 2009. Puis il y a eu Dubaï, la Grèce, l’Islande, l’Irlande, etc…

Et justement, j’ai constaté que la situation de la Grèce a basculée d’un coup suite aux élections et au nouveau parti au pouvoir. C’est la qu’ils ont osé enfin avouer (puisque n’étant pas directement impliqué) que les comptes étaient trafiqués. Et ensuite, boum (pour la Grèce).

Au départ, je pensais que la crise dépendait du calendrier financier, en gros, le moment ou on fait le bilan, les comptes, et qu’on ne peut plus cacher certaines choses. C’est en partie vraie. La rythmique de surface de la crise est la. Mais la rythmique sous-jacente, ce sont les échéances politiques. En effet, quand les banques étaient ruinées en 2009, ils ont tout simplement changé les règles comptables pour continuer à jouer (on oublie le Mark To Market pour passer au Mark to Fantasy – c’est à dire, on comptabilise un bien selon, non pas le prix du marché pénalisant, mais un prix supposé futur au moment de la revente qui nous arrange). Cela n’est possible que si les législateurs acquiescent.

Donc c’est le calendrier politique qui rythme la crise.
Et ce n’est pas un hasard sur l’affaire du foreclosure gate et si la guerre des monnaies survient 1 mois avant l’élection mid-term des USA. J’avais annoncé que ce serait un tournant dans la crise.

Nous sommes dont à une période charnière (une de plus) dans la dynamique de la crise. Un nouvel équilibre ou déséquilibre va s’installer bientôt. Comme souvent, il peut y avoir des risques dans ces moments la.
Pour autant, la crise va continuer de s’approfondir. Ca, c’est indépendant !

Scandale des saisies immobilières – attention


Petit post rapide pour l’affaire que je suis depuis quelques jours des scandales des saisies immobilières et du moratoire d’Obama (HR3808) pris entre 2 feux. Soit il ruine le pays, soit il ruine le peuple. A 2 semaines de l’élection mid-term c’est du lourd ! Maddof peut aller se rhabiller. Potentiellement de quoi déclencher une nouvelle méga-crise mondiale en plus ! A surveiller de près.

Ajout du 16/11/10 : ce scandale qui est un développement de la crise des subprimes se décline en 2 "versants" : d’une part des saisies abusives, de bien immobiliers dont le crédit est fini de payer, payé en cash ou saisis plusieurs fois. D’autre part des biens immobiliers vendus plusieurs fois (jusqu’a 12X).

Médicaments, pour 5% de plus – demandez la transparence !


Vous utilisez des médicaments ?
Ca vous est arrivé ? ca vous arrive en ce moment ?
Je vous suggère de lire cet article qui vous explique l’un des dessous de la méthodologie infaillible scientifique. Je ne parle même pas des problématiques financières (qui feront l’objet d’un autre article).

Les médicaments sont validés par les laboratoires pharmaceutiques par un protocole en 4 phases. La dernière phase est souvent une étude randomisée en double aveugle contre placebo. Derrière ce vocable savantifique se cache une étude menée au hasard avec des personnes qui ne savent pas ce qu’elle prescrivent pour ne pas influencer le malade, et on compare les résultats avec un faux médicament (du sucre par exemple) pour voir s’il y a une différence notable.
Jusque la tout va bien.

Je me suis "amusé" à regarder ça d’un peu plus près. Première chose étonnante : quand on fait ce genre de test, on compare les résultats du médoc a un groupe "placebo", et on compare les résultats selon un protocole assez "laxe" somme toute. Loin de la rigueur absolu a laquelle on s’attendrait. Surtout quand il s’agit de notre santé.
Grosso-modo, pour éliminer les erreurs statistiques, on considère que la différence des pourcentages moyennant l’erreur statistique doit être inférieure a 5%, pour être significative.
La j’ai vraiment commencé à me poser des question… 5% c’est peu. C’est presque rien. Très loin de l’idée un peu bête que j’avais : j’ai une maladie, je prends un médicament qui va me guérir… à 100% si c’est le bon médicament, le bon dosage.

Maintenant pour être plus explicite je vais prendre un exemple glané sur le net.

Essai clinique de duloxétine :

Citation :Une diminution médiane de la fréquence des épisodes d’incontinence de 52 % (duloxétine) contre 33 % (placebo). – Une amélioration des scores de qualité de vie en rapport avec l’incontinence (I-QOL) de +9,2 points (duloxétine) contre +5,9 points (placebo).

C’est un cas relativement simple, que j’ai choisi a dessin. Car en effet les médoc peuvent avoir plusieurs effets, certains plus flagrants que d’autres…

Donc vous voyez ici que ce médicament est considéré comme valable parce qu’il est 19% plus efficace que le placebo.
Ça veut dire que si on enlève les 33% qui ont été aussi guéris par placebo dans le groupe avec médicament, il reste en 20% d’effets du au médoc lui même. Ça prouve effectivement qu’il a un effet démontré !

Dans la pratique ca signifie quoi ?
et bien quand vous allez voir votre docteur et qu’il vous prescrit ce médicament :

  • Il y a 1/3 de chances d’être guéri par placebo
  • Il y a 1/5 de chances (52-33) d’être effectivement guéri par le médicament
  • Il y a 1/2 chance de ne pas avoir d’améliorations
  • Dans le cas ou le médoc est efficace (ou non d’ailleurs), il faut se cogner les effets secondaires

Évidement ces résultats sont valable pour cet exemple particulier. Je l’ai choisi parce qu’il est parlant, pour montrer le principe.

En effet, quasiment tous les médoc ont des effets secondaires.

Par exemple voici le test clinique du Xaliprodène :

Citation :Conformément aux propriétés antagoniste 5-HT1A de la molécule, les effets secondaires suivants ont été plus fréquents: diarrhée (56.1 vs 62.3), insomnie (12.8%vs18.5%), étourdissement (8.7% vs 13.3%), anxiété (3.4% vs 6.8%), acouphènes (0.6% vs 3.7%), et vertiges (0.9%vs3.1%).

autre exemple bien connu : le prozac qui est un anti-dépresseur, mais pour certaines personnes a eu comme effet secondaire : le suicide.

Bien, mais le plus important c’est :
quand vous allez voir votre médecin et qu’il vous prescrit une liste de médicaments :

  • Il ne sait pas comment le médicament va agir sur vous spécifiquement
  • Il n’existe quasiment aucune (ou très peu) étude sur les combinaisons de médicaments
  • Il ne sait pas comment le médoc interagit avec d’autres produits actifs (alcool, tabac, café, alimentation, sommeil, etc…)
  • Il ne sait pas comment le médoc interagit avec votre biologie particulière
  • Il ne sait pas si le médoc va corriger un déséquilibre chimique à un endroit pour en créer un autre ailleurs, visible plus tard

N’oubliez pas aussi que quand vous utilisez un médicament, il y a des chances pour qu’il ai été testé sur des animaux, qui ont peut-être souffert pour rien car quand on comprends l’impact des différences importantes entre individus, que penser de celles entre espèces !

Enfin, rajoutez a cela que si vous allez dans un hopital vous avec 10% de chances de chopper une maladie nosocomiale, et qu’en plus elles ne sont pas bégnines…

Pesez bien le pour et le contre au lieu de faire aveuglément confiance.

Conclusion

Ca ne veut pas dire que tout est a jetter, et que rien n’est efficace.
Ca veut dire qu’il faut repenser la médecine, et surtout notre rapport au médecin.
Exiger les résultats des études sur les médoc. La transparence.
Associer la prise de médicaments a des analyses de facteurs biologiques (on vérifie l’évolution des paramètres sur notre biologie individuelle).

Ca débouche sur une connaissance plus approfondie de l’individu, qui doit s’auto-resonsabiliser et reconnaitre les limites de la médecine allopathique.
Ca veut dire qu’avant d’avoir le reflexe de prendre un médicament il faut rechercher s’il n’existe pas une solution "naturelle".

Exemples :

  • Les lavements (de l’instestin, de l’estomac, des narines).
  • Les jeunes et monodiètes
  • Tout simplement faire confiance a son corps (par exemple ne pas faire chutter la fièvre sauf cas exceptionnel car c’est un mécanisme de defense du corps naturel et efficace)
  • Une bonne hygiène de vie
  • Bref, tout ce qu’on apelle médecines naturelles

Ceci est de la médecine préventive.
Je ne cherche pas évincer la médecine allopathique, mais a établir un rapport plus juste avec votre médecin, une nouvelle manière de collaborer.

Ceci afin d’éviter l’usine que c’est devenu. Le médicin qui vous regarde a peine pendant la consultation baclée en 15 min, et qui vous prescrit une pile de médicaments pour vous rassurer en profitant de son "autorité".

Ne vous médicamentez pas en aveugle comme dans un test clinique !!! Il s’agit de votre responsabilité et pas de celle du médecin. Il n’est qu’un technicien qui peut vous aider. Votre santé, c’est à vous de la gérer.

Publication initiale sur doctissimo.

Retraites : pourquoi le gouvernement ira jusqu’a l’affrontement physique s’il le faut …


Même si cette réforme des retraites est injuste et anachronique, il est trop tard pour faire la grève. Le gouvernement n’a aucun autre choix et je parie qu’il irait même jusqu’à l’affrontement physique pour faire passer ses réformes sur les retraites. C’est littéralement une question de survie pour lui. C’était quand ils ont fait semblant de sauver les banques qu’il fallait manifester et réagir. Maintenant la machine à mentir s’est enclenchée.

Le mensonge est double et prends en sandwich nos dirigeants. D’une part, ils ont vendus au peuple le mythe du progrès (social) éternel et de l’accumulation de richesse (matérielle) infinie. Et comme "tout va bien – dormez bien" (le pic oil n’existe pas – la France est un pays riche avec un PIB qui augmente et qui dispose du nucléaire), il n’y a objectivement aucune raison de se serrer la ceinture. Ca c’est le mensonge plébéien.

L’autre mensonge est plus subtil. Il concerne la fameuse note AAA de nos bons au trésor qui est véritablement la clé de voûte de toute notre économie. Sans elle, l’économie s’effondre comme un château de carte. La vraie question est de savoir à quoi cette note tient. Elle tient au maintient d’un mensonge, ou disons plutôt d’une illusion. Si l’on regarde pourquoi et quand les notes des pays sont dégradées (ou l’inverse) on comprends qu’il ne s’agit pas vraiment de la situation économique du pays qui compte. Ce qui compte, c’est la capacité/volonté du pays à rembourser ces dettes. D’où les fameux plans d’austérités et réformes des retraites. Cette capacité est essentiellement politique. Voila pourquoi la note de l’Espagne a été dégradée le jour ou d’immenses manifestations secouaient le pays. Tant que les marchés ont l’illusion que le gouvernement maîtrise le jeu, on garde le AAA.

Comme je l’ai expliqué précédemment (pourquoi la France perdra son AAA, l’état Français ruiné ?):

  • le rapport Pebereau qui montre que la France maquille ses comptes via les engagements retraites notamment (de l’ordre de mille milliard d’euros – pas de chiffre exact disponible).
  • la grande braderie de la privatisation qui ruine l’état (quelques centaines de milliards d’euros – pas de chiffre exact disponible) qui ne peut plus rembourser ses dettes.
  • les privilèges à des fins électorales (plusieurs dizaines de milliards d’euros par an) que sont les niches fiscales
  • à quoi je rajoute : la dette des Français détenue à 70% par les étrangers
  • et aussi : le faux effet de richesse de la bulle immobilière (qui pèse pour 20% du PIB)
  • et aussi : les banques françaises se refinancent via des déductions d’impôts de leur bad banks. Ce qui revient à faire payer le peuple.
  • et aussi : le déficit de la balance commerciale qui montre qu’on dépense beaucoup plus qu’on ne gagne.

Pourtant si la France perds son AAA, les taux remontent, l’immobilier s’effondre, la fin de l’effet loupe sur le patrimoine nous fait perdre quelque points de PIB, enclenchant une spirale infernale à la Grecque. La seule vraie raison qui fait qu’on garde notre AAA, c’est que le AAA nous donne des "facilités" (taux bas) qui nous permettent de garder le AAA. Mais ça ne peut durer. Et vu comment le gouvernement maquille la situation, quand le vernis du village potemkine qu’est la France va craquer, quand le roi sera nus, la situation profondément se dégrader. Les conséquences vu le maquillage de situations Française sont tels qu’il faut à tout prix que le marché garde ses illusions sur la France. Quitte à utiliser la violence. Le gouvernement s’y prépare d’ailleurs via une instruction interministérielle qui prévoit de pouvoir déployer 10 000 soldats sur le territoire. Est-ce que la Chine viendra encore nous sauver (visiblement ni l’Europe ni le FMI n’en ont les moyens) ? en échange de quoi ?

ADDENDUM (19/10/10)  : un économiste confirme, l’état failli n’a pas le choix, d’ici 2012, de sera réformes quitte à déclencher une révolution ou faillite argentine.

D’ici 2012, 2013, gros mur de la dette devant nous alors qu’on doit refinancer énormément de dettes. Ou on se réforme dans les 2 ans qui viennent, ou il y a une crise sur la dette française qui fera passer la crise grecque comme de la roupie de sansonnet. Aujourd’hui, le marché obligataire français est le 3ème par la taille. Y a que les japonais et les USA qui ont des plus grosses dettes en terme absolu. Il y arrive un moment où on fait peser un risque systémique sur tout le système. Et ça c’est entre 24 à 36 mois à tout casser. Alors les gars, ça sert à rien de défiler derrière des drapeaux rouges ou noirs. Si il y a plus de pognon, y a plus de pognon.

Les taux grecs étaient collés aux taux allemands jusqu’en 2008. En 2008, l’écart a commencé à s’écarter. Aujourd’hui, on est à près de 8 points de spread aujourd’hui. Pour la France, on était collé sur les taux allemands sans problème. La France a commencé à s’écarter elle aussi de l’Allemagne fin 2008, début 2009. Les plus malins dans les gérants obligataires commencent à vendre les obligations françaises. Doucement doucement. Y a pas de panique. Mais quand la panique arrivera, c’est le jeu des chaises musicales. La musique s’arrête et y a pas de chaises pour tout le monde. Si les taux passent de 2.5 à 5, le service de la dette va doubler. On est à la veille de perdre notre indépendance. Ou on se réforme ou c’est le FMI, ou l’Allemagne. Je ne sais pas qui est le pire.

Les CDS de la France montent… On est passé de 30 à 90. On est là où était la Grèce il y a deux trois ans… Si on passe à 200 puis 400, ça va pas être beau à voir. Les gens peuvent bien défiler, 65% de la dette est détenue par des étrangers. Si ils veulent plus l’acheter on est mal, et s’ils veulent la vendre on est très mal.

Il n’y a pas de sortie possible sans qu’il y aie une baisse profonde des salaires des fonctionnaires. Ça va pas être facile à organiser. Ça va pas être beau à voir. Et de l’autre côté il faut libérer les secteurs de croissance. La santé, l’éducation, le transport…Il va falloir faire ce qu’ont fait les suédois pour libérer la croissance : privatiser l’éducation, les retraites, la sécurité sociale. On a des jours intéressants devant nous en France. Il ne faut pas s’imaginer une seconde qu’on va pouvoir y échapper. Pendant 30 ans, le choix c’était je réforme ou j’emprunte. Bien sûr, ils ont emprunté. A partir de maintenant, le choix, c’est je réforme ou je fais faillite. Donc c’est la Suède ou l’Argentine. En Argentine, la baisse du niveau de vie a été de 50%. En Suède, la baisse a été de 5% pendant un ou deux ans puis ensuite on est repartis derrière. La taille de l’État suédois a baissé d’un tiers par rapport au PNB ces dernières années. La dette suédoise est sur une pente descendante. Le taux de croissance est de 4%. Ils ont des excédents budgétaires, des excédents commerciaux. Et ils vont très bien merci. Et ils ont fait faillite en 92. Donc on sait très bien ce qu’il faut faire. Ce que la Suède a fait, ce que la Canada a fait, ce que l’Australie a fait, ce que l’Angleterre a fait sous Thatcher, et bien il va falloir le faire. Alors je ne sais pas si on va y arriver.

Crise : Evolution de la psychologie collective


La guerre monétaire qui à débutée il y a peu traduit un changement d’attitude que l’on peut observer presque quotidiennement dans la presse économique maintenant.

Concrètement, le qualificatif qui semble le mieux décrire cette situation est : déception.
Après l’euphorie des 20 dernières années qui nous a conduit de bulles en bulles jusqu’à la faillite retentissante de Leman Brother, s’était déclenché une simple "crise de confiance", avec espoir de retour rapide à la normale.

A force de s’éterniser, et devant l’attentisme et les mensonges répétés des leaders occidentaux et surtout depuis le début de cette guerre monétaire, on peut observer un changement à deux niveaux. Non seulement les peuples occidentaux, en plein coeur de la tourmentent perdent petit à petit leurs illusions sur leur beau système de richesse (dont HR3808 -le scandale des fraudes hypothécaire fait par massivement par les banques américaines- est le symbole le plus frappant) qui faisait l’envie du monde entier, mais en plus, fait nouveau, les autres pays dit émergents ou émergés -dont la chine est le leader- sont maintenant sur la défensive au lieu d’être simplement des envieux. Dernier exemple en date des mesures protectionnistes envers les capitaux occidentaux. On pourrait rajouter aussi la désertion massive du marché des actions américaines depuis le flash crash de mai. Ou encore les ventes massives des "insiders" (ceux qui vendent les stock options de leurs propres entreprises).

Il y a clairement eu un retournement, un pas de plus de franchi. depuis ce retournement qui eu lieu il y a presque exactement 2 ans.

Si l’on comprends que le capitalisme actuel n’est qu’un immense jeu de Ponzi (dette pyramidale), et qu’il ne peut perdurer qu’avec de nouveaux "gogos" alors on comprends que les événements récents sont très importants et significatifs sur la suite de la crise et le fameux "retour à la normale" tant espéré (par certains du moins).

Evolution de la psychologie scientifique : voyager dans l’espace


Un article me fait remarquer une évolution notable dans la psychologie scientifique que je n’avais pas anticipée, et qui finalement est très logique.
Après avoir découvert une planète habitable dans notre proche voisinage, Gliese 581g, maintenant, la science officielle se demande "comment y aller ?".
Quoi de plus logique finalement, avant de se demander comment parcourir de longues distances dans la galaxie (pour le moment on se contente d’envoyer des sondes vers les planètes proches, et seuls les Voyagers à dépassé les limites du système solaire – Voyager 1 le 16 décembre 2004 a été le premier). Mais pour se poser cette question il fallait "avoir envie" … bien sûr la curiosité insatiable de l’homme a fait que de toute manière quelques "fous" ont toujours eu envie, mais de savoir qu’en plus on pourrait "y habiter", cela décuple cette envie. Elle se répand chez plus de personnes. Aller voir une boule de gaz de loin c’est sympa, mais mettre les pieds sur une autre planète avec l’idée qu’on pourrait même s’y installer, c’est autrement plus "bandant".
Donc cette récente découverte a un impact considérable sur la psychologie collective. Les savants vont petit à petit se poser les question sur le "comment faire", et … trouver … un jour ou l’autre …

Si (en admettant que) la divulgation doit suivre une processus naturel de maturation de la psychologie collective via la paradigme scientifique, alors, nous venons de franchir une étape important.

Alors, préparez vos brosses à dents ;-)

Bramacharya, pratique yogique de l’abstinence ou … ?


Bramacharya est une pratique yogique souvent définie comme l’abstinence voire même le célibat. Pratique dont on est parfois le spécialiste involontaire, à l’insu de notre plein gré comme on dit … lol
Mais il existe une autre manière de pratiquer Bramacharya. Moins "contraignante", mais plus exigeante.

Bramacharya est une pratique essentielle du "Yama" (code moral) dans le Raja Yoga (ou Ahstange Yoga, qui contient les 8 piliers du Yoga). Le Raja Yoga étant lui même une des 4 grandes branches du yoga :

  • Bhakti Yoga, le yoga de la dévotion/adoration
  • Jnana Yoga, le yoga de la connaissance (transcendante)
  • Karma Yoga, le yoga de l’action désintéressée
  • Raja Yoga, le yoga royal, voie de la méditation dont on connaît en occident la partie "postures" (Asana) – c’est l’ancêtre du Hatha Yoga

Dans le Raja Yoga, on observe 8 principes/pratiques/états :

  • Yama : code moral
  • Niyama : discipline
  • Asana : postures
  • Pranayama : conscientiser la respiration
  • Pratiyahara : contrôle/retrait des sens
  • Dharana : concentration
  • Dhyana : méditation
  • Samadhi : contemplation, extase, absorption

Yama consiste en 5 observances :

  • Ahimsa : non violence
  • Satya : vérité, sincérité
  • Asteya : honnêteté, probité
  • Aparigraha : détachement, contentement
  • Bramacharya : "modération des désirs"

Le célibat est une version "grossière" de Bramacharya. Il s’agit de contrôle, alors que le Yoga vise plutôt la maîtrise. 2 choses qui sont en fait opposées. Pour faire (très) simple, pour l’homme cela consiste à avoir un orgasme sans éjaculer. Pour la femme, il s’agit plutôt d’une maîtrise cérébrale, et pour tout dire, émotionnelle. Il s’agit de ne pas céder aux émotions amoureuses pour laisser place aux sentiments. Dans les 2 cas, on apprend à se refréner, ce qui permet un ajustement sur des expériences plus subtiles.

On remarque une symétrie entre les aspects féminins et masculins. L’homme doit se contenir physiquement alors que la femme le fait cérébralement/émotionnellement. Symétrie qu’on retrouve dans d’autres aspects.

Par exemple: pour l’homme, les sentiments passent par le sexe, alors que pour la femme c’est l’inverse, le sexe passe d’abord par les sentiments.
Autre inversion : les hommes ont tendance à gérer leurs émotions par le dialogue intérieur, les femmes par le dialogue "extérieur".
L’homme est souvent mature (au sens connaissance de son corps pour accéder au plaisir) sexuellement plus tôt (pour la femme c’est plutôt vers la trentaine que la sexualité s’épanouit). Inversement, la femme est mature sentimentalement (chez l’homme ça arrive aussi vers la trentaine). [Je pense que cela est en train de changer pour les jeunes générations ... sous réserve]

On pourrait continuer la liste longtemps. Il faut bien garder à l’esprit que ce ne sont que des tendances que nous vivons tous plus ou moins selon les périodes, les personnalités, les rencontres, indifféremment de notre genre.

Bramacharya ouvre la porte à tout un univers nouveau d’expériences intérieures. Pour l’homme, la possibilité d’avoir plusieurs orgasmes lors d’un rapport sexuel, la possibilité de jouir dans ses différents Chakras (centre énergétique dans le Yoga) – c’est à dire, plus prosaïquement dans tout le corps et pas seulement dans la zone génitale. Capacités qui sont souvent naturelles chez la femme d’ailleurs. La femme elle pourra aussi vivre toute une palette d’expériences intérieures (que l’on peut diriger grâce à la respiration) qui dépassent le simple plaisir "charnel" ou émotionnel. D’ailleurs, les différences homme/femme s’estompent très vite avec bramacharya. A ce propos, Yoga ne veut-il pas dire fusion ?

Dans les deux cas, ce sont des sensations plus raffinées qui "remplissent" (de vide). Le manque sexuel patent de l’homme est comblé, de même que les manques affectifs féminins. En fait, plutôt que de dire que le manque est comblé on pourrait dire qu’il disparaît. C’est le le vide plein de la vacuité.

Science et ufologie, les frères enemis en voie de réconciliation ?


Sciences et ufologie sont souvent opposées. Cet article se propose de présenter les choses sous un regard un peu différent, tentant de réconcilier les deux.

Les points importants abordés par l’article sont :

  • La vie intelligente a-t-elle pu se développer ailleurs que sur terre ?
  • Le paradoxe de fermi nous pose la question : si nous sommes en contact, pourquoi ne les voit-on pas ?
  • La vitesse de la lumière est infranchissable et empêche que nous puissions être en contact
  • La méthode scientifique est inapplicable telle qu’elle à l’ufologie
  • En 60 ans aucune preuve n’a été fournie par l’ufologie pour attester de la visite d’ET.

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L’ego et l’insecte


En matière de spiritualité (admirez l’oxymore !!! lol) l’ego est un sujet qui revient souvent. On lui attribut tout les défauts, il serait à l’origine de tous les conflits, il serait l’obstacle principal à la spiritualité (qui est censée nous amener à la paix intérieure). Pour sûr il intervient dans les conflits, mais de la à dire qu’il en est l’origine, ca reviendrait à dire que les bactéries qui se disputent leur nourriture se battent à cause de leur ego elles aussi. C’est une idée popularisée par le Bouddhisme notamment. L’ego devrait se dissoudre ou disparaître pour qu’on soit libéré de nos souffrance.

Pourtant d’aucuns estiment au contraire que l’ego est vital, et n’est ni bon ni mauvais par essence. Seulement il peut être déséquilibré (et il l’est souvent). Déséquilibres qui peuvent provoquer des conflits quand ils rentrent en résonance. Pour Bouddha, pour que la souffrance cesse, c’était l’ignorance et non l’ego qui devait "cesser". Ou, pourrions nous dire, l’identification à l’ego. Par conséquent, c’est l’attachement à l’ego qui est l’obstacle. Mais sans un ego bien structuré, impossible d’affronter les difficultés du chemin spirituel. Alors, obstacle ou outil ?

Il m’est venu une image pour expliquer ce qu’est l’ego. Personnellement, étant un kinesthésique, j’ai du mal avec les abstractions. Je préfère appréhender les concepts avec une approche plus "palpable", concrète. Physiologiquement nous sommes des mammifères : vertébrés à sang chaud.
Psychiquement, nous serions plutôt semblable à des insectes, et l’ego serait l’exosquelette de notre personnalité.
On comprends alors aisément qu’il doit être rigide, par nature. Un exosquelette trop mou, perméable ou poreux n’assure pas correctement son rôle de protection. C’est une question vitale pour l’insecte. Et pour nous aussi.
Inversement, s’il se rigidifie trop, s’il se sclérose le mouvement n’est plus possible. Il faut que les articulations soient libre. C’est aussi une question vitale. De même pour nous, nous avons besoin de "souplesse" intérieure à certaines articulation de notre psychisme.

Pour en revenir à la relation ego/violence, l’ego est bien "ce" qui nous sert à nous battre, en tant qu’outil. C’est notre armure. C’est avec "lui" qu’on cogne sur le voisin. Mais il n’est pas la cause du conflit. Il faudrait plutôt chercher du coté de la mémétique pour cela. Cf les travaux révolutionnaires d’Howard Bloom sur l’origine de la violence entre autre (Le principe de Lucifer).

Concernant la libération je dirais plutôt l’ego reste ce qu’il est, il ne change pas, par contre la conscience s’ouvre et réalise que l’ego n’est qu’une partie d’un grand tout, qu’il baigne dans quelque chose qui le dépasse et le transcende.

Il se peut que tout le monde ne soit pas "insecte" intérieurement. Peut-être que nous sommes aussi semblables à d’autres espèces ? Je proposes cette réflexion au "cerveau collectif" qu’est internet … peut-être qu’elle donnera des idées à d’autres.

PS : je ne suis pas encore satisfait de cette réflexion. Je la publie quand même en tant qu’ébauche, car c’est dans le torrent des discussion qu’on peut polir les idées brutes.

Menaces terroristes, vraiment ?


Il parait qu’on est sous la menace. Sans blague. Même si je n’y crois pas trop parce que ça fait une diversion trop pratique. Même si je ne me sens pas plus menacé que quand je prends la voiture qui fait plus de 4 000 morts par an (les terroristes sont très loin de ce chiffre). Je me pose quand même une question : personne ne fait le lien avec le fait que la France à réintégré l’OTAN et envois des soldats supplémentaires en Afghanistan ? J’avais annoncé à l’époque qu’il ne faudrait pas qu’on s’étonne ensuite.

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