Vous utilisez des médicaments ?
Ca vous est arrivé ? ca vous arrive en ce moment ?
Je vous suggère de lire cet article qui vous explique l’un des dessous de la méthodologie infaillible scientifique. Je ne parle même pas des problématiques financières (qui feront l’objet d’un autre article).
Les médicaments sont validés par les laboratoires pharmaceutiques par un protocole en 4 phases. La dernière phase est souvent une étude randomisée en double aveugle contre placebo. Derrière ce vocable savantifique se cache une étude menée au hasard avec des personnes qui ne savent pas ce qu’elle prescrivent pour ne pas influencer le malade, et on compare les résultats avec un faux médicament (du sucre par exemple) pour voir s’il y a une différence notable.
Jusque la tout va bien.
Je me suis "amusé" à regarder ça d’un peu plus près. Première chose étonnante : quand on fait ce genre de test, on compare les résultats du médoc a un groupe "placebo", et on compare les résultats selon un protocole assez "laxe" somme toute. Loin de la rigueur absolu a laquelle on s’attendrait. Surtout quand il s’agit de notre santé.
Grosso-modo, pour éliminer les erreurs statistiques, on considère que la différence des pourcentages moyennant l’erreur statistique doit être inférieure a 5%, pour être significative.
La j’ai vraiment commencé à me poser des question… 5% c’est peu. C’est presque rien. Très loin de l’idée un peu bête que j’avais : j’ai une maladie, je prends un médicament qui va me guérir… à 100% si c’est le bon médicament, le bon dosage.
Maintenant pour être plus explicite je vais prendre un exemple glané sur le net.
Essai clinique de duloxétine :
| Citation :Une diminution médiane de la fréquence des épisodes d’incontinence de 52 % (duloxétine) contre 33 % (placebo). – Une amélioration des scores de qualité de vie en rapport avec l’incontinence (I-QOL) de +9,2 points (duloxétine) contre +5,9 points (placebo). |
C’est un cas relativement simple, que j’ai choisi a dessin. Car en effet les médoc peuvent avoir plusieurs effets, certains plus flagrants que d’autres…
Donc vous voyez ici que ce médicament est considéré comme valable parce qu’il est 19% plus efficace que le placebo.
Ça veut dire que si on enlève les 33% qui ont été aussi guéris par placebo dans le groupe avec médicament, il reste en 20% d’effets du au médoc lui même. Ça prouve effectivement qu’il a un effet démontré !
Dans la pratique ca signifie quoi ?
et bien quand vous allez voir votre docteur et qu’il vous prescrit ce médicament :
- Il y a 1/3 de chances d’être guéri par placebo
- Il y a 1/5 de chances (52-33) d’être effectivement guéri par le médicament
- Il y a 1/2 chance de ne pas avoir d’améliorations
- Dans le cas ou le médoc est efficace (ou non d’ailleurs), il faut se cogner les effets secondaires
Évidement ces résultats sont valable pour cet exemple particulier. Je l’ai choisi parce qu’il est parlant, pour montrer le principe.
En effet, quasiment tous les médoc ont des effets secondaires.
Par exemple voici le test clinique du Xaliprodène :
| Citation :Conformément aux propriétés antagoniste 5-HT1A de la molécule, les effets secondaires suivants ont été plus fréquents: diarrhée (56.1 vs 62.3), insomnie (12.8%vs18.5%), étourdissement (8.7% vs 13.3%), anxiété (3.4% vs 6.8%), acouphènes (0.6% vs 3.7%), et vertiges (0.9%vs3.1%). |
autre exemple bien connu : le prozac qui est un anti-dépresseur, mais pour certaines personnes a eu comme effet secondaire : le suicide.
Bien, mais le plus important c’est :
quand vous allez voir votre médecin et qu’il vous prescrit une liste de médicaments :
- Il ne sait pas comment le médicament va agir sur vous spécifiquement
- Il n’existe quasiment aucune (ou très peu) étude sur les combinaisons de médicaments
- Il ne sait pas comment le médoc interagit avec d’autres produits actifs (alcool, tabac, café, alimentation, sommeil, etc…)
- Il ne sait pas comment le médoc interagit avec votre biologie particulière
- Il ne sait pas si le médoc va corriger un déséquilibre chimique à un endroit pour en créer un autre ailleurs, visible plus tard
N’oubliez pas aussi que quand vous utilisez un médicament, il y a des chances pour qu’il ai été testé sur des animaux, qui ont peut-être souffert pour rien car quand on comprends l’impact des différences importantes entre individus, que penser de celles entre espèces !
Enfin, rajoutez a cela que si vous allez dans un hopital vous avec 10% de chances de chopper une maladie nosocomiale, et qu’en plus elles ne sont pas bégnines…
Pesez bien le pour et le contre au lieu de faire aveuglément confiance.
Conclusion
Ca ne veut pas dire que tout est a jetter, et que rien n’est efficace.
Ca veut dire qu’il faut repenser la médecine, et surtout notre rapport au médecin.
Exiger les résultats des études sur les médoc. La transparence.
Associer la prise de médicaments a des analyses de facteurs biologiques (on vérifie l’évolution des paramètres sur notre biologie individuelle).
Ca débouche sur une connaissance plus approfondie de l’individu, qui doit s’auto-resonsabiliser et reconnaitre les limites de la médecine allopathique.
Ca veut dire qu’avant d’avoir le reflexe de prendre un médicament il faut rechercher s’il n’existe pas une solution "naturelle".
Exemples :
- Les lavements (de l’instestin, de l’estomac, des narines).
- Les jeunes et monodiètes
- Tout simplement faire confiance a son corps (par exemple ne pas faire chutter la fièvre sauf cas exceptionnel car c’est un mécanisme de defense du corps naturel et efficace)
- Une bonne hygiène de vie
- Bref, tout ce qu’on apelle médecines naturelles
Ceci est de la médecine préventive.
Je ne cherche pas évincer la médecine allopathique, mais a établir un rapport plus juste avec votre médecin, une nouvelle manière de collaborer.
Ceci afin d’éviter l’usine que c’est devenu. Le médicin qui vous regarde a peine pendant la consultation baclée en 15 min, et qui vous prescrit une pile de médicaments pour vous rassurer en profitant de son "autorité".
Ne vous médicamentez pas en aveugle comme dans un test clinique !!! Il s’agit de votre responsabilité et pas de celle du médecin. Il n’est qu’un technicien qui peut vous aider. Votre santé, c’est à vous de la gérer.
Publication initiale sur doctissimo.
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