Blog de Yoananda

Petit anti-manuel de la pensée unique, pour lire entre les lignes

Archives Mensuelles: octobre 2010

Petite pause


Je n’aurais pas le temps de bloguer pendant 1 semaine. Donc rien de nouveau avant jeudi ou vendredi prochain.

Pour l’instant l’actualité économique se focalise sur la Chine, qui à mis un embargo sur les terres rares (nécessaire à la haute technologie et notamment les batteries « vertes »), remonté un peu son taux d’intérêt directeur et elle réduit de 40% ses exportations d’argent.
On reste en attente de différents résultats début novembre aux USA, le QE2 et les élections (branlée historique ?) et le scandale des saisies immo (foreclosuregate)
En France, vous êtes au courant, c’est la réforme des retraites (première d’une longue série) et le gasoil. Le pays s’enfonce inexorablement.
Attali (Major de polytechnique, diplomé de l’ENA, conseiller de Mitterand) explique que la crise (qui touche essentiellement USA, Europe, Japon) n’existe pas dans les autres pays, qu’elle est grave et loin d’être finie, et qu’il faut réformer, mais de manière juste… [je rajoute : et pas toujours à crédit sur les générations suivantes].

L’Europe est en train de se reconfigurer à grande vitesse. Des décisions draconiennes sont prises en ce moment même en Angleterre, Irlande, Grèce, Portugal, tandis que la France et l’Allemagne cherchent à sauver les meubles, tout en réfléchissant sur l’opportunité d’assouplir la démarche pour quitter la zone Euro. 2010 aura été une année assez tranquille en regard de ce qui nous attends en 2011, car les budgets de 2010 on été votés en 2009 quand la crise « n’existait pas vraiment ». C’était la belle époque des incantations « la crise n’existe pas, consommez » « dormez bien, tout va bien ». 2011, on va vivre sur notre « gras » (pour ceux qui en ont). Et 2012, c’est la que ca va vraiment commencer à se corser. D’autant que la crise s’approfondit aux USA avec la vague de l’immobilier commercial et les foreclosuregate. Certains vont vivre au 21ème siècle avec les iPhone, l’iPad et d’autre vont repartir dans les années 60/70.

L’Histoire derrière l’histoire


A l’école ou nous explique bien l’importance de l’histoire. C’est notre passé, notre culture, et c’est surtout pour éviter de refaire les mêmes erreurs. Au final ca se termine en une sorte d’exercice insipide de mémorisation linéaire. Des dates, des guerres, des traités et quelques progrès de ci de la.
Comme dans le cas du journal de 20h si cette matière semble bien anodine, après un examen approfondi on peut se poser des questions sur les véritables intentions de ceux qui rédigent le programme.

Je n’aimais pas l’histoire. Du moins celle qu’on nous enseignait. Jusqu’à ce que je la re-découvre au gré de mes lectures, bien plus tard. J’ai compris ce qu’on pouvait bien trouver à cette matière, et surtout, j’ai pu voir par comparaison la pauvreté (intellectuelle) de l’enseignement.

D’abord il n’y a pas « une » histoire, mais « des » histoires. Un même événement n’est pas vécu de la même manière par tous ses acteurs. Il n’y a d’ailleurs qu’a voir l’actualité pour s’en convaincre. Demandez a 10 personnes de vous raconter l’histoire de la crise économique … Ou bien demandez aux américains et aux taliban de vous raconter l’histoire du 11 septembre. Une même guerre ne sera pas racontée de la manière selon les pays, selon le vainqueur ou les perdants. On est toujours le méchant de quelqu’un d’autre en définitive.

Ensuite il y a surtout tout ce qu’on ne nous dis pas. On ne nous dit pas les « vraies » motivations. Par exemple, on ne nous dira pas que la France intervient en Algérie pour y mettre un gouvernement fantoche qui nous vends du gaz à bas prix.
On ne nous dit pas les « vrais » acteurs. Par exemple le rôle de la nature des sociétés secrète dans les événements important du monde, comme le rôle des Franc Maçons (et d’autres) dans la révolution Française (qui est présentée comme un mouvement populaire). On ne nous dit pas qui ils sont, la nature et l’influence de leur idéaux. Ni même le rôle d’un acteur inattendu, un certain … volcan qui aurait, à cause des fumées provoquant de mauvaises récoltes, précipité la colère du peuple. Ce qui changerait passablement le « pourquoi » et le « comment ». On ne nous dit pas que même les politiques contemporains font appel à des voyants.

Il y aussi les « trous ». L’histoire officielle, en définitive, c’est essentiellement une romance politique. On ne la connaît pas si bien qu’on le prétends dans les livres pour écolier. Il y a des tas de zones d’ombre, voire même de trous béants.
Je prendrais le cas de l’Egypte pour donner, la encore, un exemple. Sous l’impulsion de Napoléon Bonaparte et le déchiffrage de la pierre de Rosette par Champollion est né l’égyptologie. On nous raconte l’histoire des pharaons, comment ils ont construit les pyramides à telle ou telle date. Qu’en savent-ils en réalité ? rien. Pourquoi ? parce qu’on ne sait pas dater ces constructions. Il n’y a pas d’équivalence avec notre calendrier. La chronologie des pharaons est très difficile à établir, on n’a que des informations parcellaire : untel a régné X années… qui l’a suivi ? est-ce que tel autre pharaon a régné en même temps ? Et avec ca, on essaye de faire recoller les morceaux tant bien que mal. Et comment on s’y prends ? et bien on « décide » totalement arbitrairement que Moïse a rencontré Pharaon .. et que donc, la date doit être -1500 avant JC ! Voila … On ne sait même pas si Moïse existe, mais il ne faut pas oublier qu’a l’époque ou cette « histoire » a été écrite, c’était le clergé qui avait le pouvoir. On n’allait pas dire que les pharaons avaient déjà disparu a l’époque de Moïse, même si des preuves archéologiques prouvaient le contraire. Comme par exemple le fait que les traces d’érosions sur le sphinx le font remonter a au moins -10 000 ans (au lieu de -2500). Et donc au final on nous présente une histoire comme si elle était certaine et que personne ne remet en cause. Ce qui est loin d’être le cas.

Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Il y a tellement d’aberrations dans les découvertes des archéologues qu’on peut vraiment se demander si on n’est pas perdu dans le temps. Je vais lancer quelques « morceaux » en l’air. Je suis conscient de leur caractère totalement extravaguant pour qui n’est pas sensibilisé à ce sujets. Pourtant, il y a des études sérieuses qui montrent que (tout cela reste hypothétique – je ne cherche pas à remplacer une certitude par une autre, mais au contraire à montrer l’incertitude) : l’humanité à été quasi-détruite par un bouleversement « cosmique » du genre passage d’un astre massif à proximité (cf Velicovsky), que les extra-terrestres seraient intervenus plusieurs fois dans le cours de l’histoire (cf Sitchin), que nous ne serions pas en 2010 mais quelque part vers 1300 (cf Denys le Petit) … a cause d’un volcan qui nous aurait fait régresser presque à l’age de pierre il y a 677 ans (et le pire c’est que ca explique beaucoup de chose … comme le fait qu’il ne s’est presque rien passé pendant les 1000 années du moyen age), ou bien la théorie du singe aquatique dont nous descendrions ce qui expliquerais plusieurs « anomalies » de notre physiologie, ou encore l’existence d’une civilisation mondiale, qui aurait construit des pyramides … partout sur la planète, et dont on retrouve des traces en Égypte et en Amérique du sud bien sur, mais aussi sous les eaux au large de Cuba, du Japon et en Chine (qui possède la plus grande de toutes) et peut-être même en Europe (Bosnie). Cette dernière semblant toutefois peu probable.
Et c’est sans compter tous les artefacts trouvés de ci de la qui ne collent pas avec l’histoire « officielle ».
Bien sur ce sont des sujets de controverse et il se peut que ces théories soient fausse, en partie ou totalement … mais, il se peut aussi que l’histoire « officielle » le soit. Sûrement.

Ce qui est certain c’est que l’histoire « officielle » est manipulée. La seconde guerre mondiale en est un bon exemple. Il n’est pas expliqué comment l’Allemagne, pays ruiné, est parvenu en quelques années a reconstruire une armée. Pourtant elle a été aidée par Ford, IBM et Rockefeller (pour les crédits banquiers) notamment. Pourquoi ? parce que Hitler avait promis aux USA d’attaquer la Russie … et son communisme. Hitler était en fait très populaire dans les milieux d’affaire pour son efficacité à redresser l’économie. Hitler n’aurait pas pu faire la guerre ni à la France ni à l’Angleterre sans des livraisons continues de pétrole américain !  On est loin du gentil sauver avec sa bouteille de coca-cola et son chewing gum qui vient libérer Paris sur son char la ! non ? Il n’est pas expliqué non plus son penchant pour l’occultisme, la magie noire et l’ésotérisme ni son appartenance a des sociétés secrètes. Vous pensez que c’est juste de la fiction si Hitler cherche l’arche de l’alliance ou la lance du destin dans les Indiana Jones ? Fiction ou pas, lui, il s’intéressait à ces choses.

Autre point. L’histoire nous est enseignée de manière linéaire. Pourtant, il y a d’autres manières de l’aborder. Par exemple, faire des lectures à grille, selon une thématique est très révélateur. Quand j’ai relu l’histoire du monde selon l’angle économique, ou juste l’histoire de l’or, on découvre plein de choses ultra-intéressantes. Bien plus que quand on lit une succession d’anecdotes sans véritable sens parce qu’on a décidé que l’histoire c’était des « époques » découpées selon les règnes des rois s’y rapportant.
Alors qu’au contraire, l’histoire pourrait être un merveilleux outil d’ouverture d’esprit. Pour montrer comment notre culture s’articule avec celles des autres, et pour montrer a quel point nous ne savons rien…

Donc, la encore (comme pour le 20h), l’histoire qu’on nous demande d’apprendre est littéralement un conte à dormir debout. Surtout « ne vous posez pas de questions, voici les réponses ». Dormez bien, tout va bien, tout est sous contrôle. Il ne faut pas négliger la « force » de l’histoire. C’est « ça » qui fait la cohésion et la force d’une masse, d’un peuple. Elle est donc étudiée spécifique pour inspirer certaines « réactions » chez les gens. Demandez d’ailleurs à Hitler comment il a fait pour prendre le pouvoir … il a ré-écrit l’histoire de l’Allemagne ! Tout est dit je pense.

(Ajout du 13/02/11) un bel article sur Tiahuanaco et l’autre histoire, celle que les historiens bigleux ne veulent pas entendre (parce qu’elle remet en cause leur héritage moyen-ageux – littéralement) : une cité mégalithique d’au moins 10 000 ans (1ère aberration) qui aurait été construite sans l’usage de la roue, on ne sait trop comment, avec des pierres de plus de 100 tonnes venues de plusieurs dizaines de kilomètres (2ème aberration), ou sont dépeint des éléphants et toxodontes (3ème aberration) et des hommes volants (4ème aberration) a l’aide de sorte de deltaplanes, et qui porte les traces d’un cataclysme (5ème aberration).

Le journal de 20h, dormez bien, tout va bien.


Je dois avouer que je ne regarde plus le 20h, ni la télé d’ailleurs, depuis longtemps. Mais je me souviens du caractère de recueillement quasi-religieux quand on le regardait en famille. On se serait cru à la messe du dimanche !  Dormez bien tout va bien. Il ne viendrai à l’idée à personne de critiquer ou remettre en cause cette « institution ». C’est officiel, c’est limpide, c’est démocratique. Bref que du bonheur, pas grand chose à redire, sinon « ça se saurait ». Pourtant, à y regarder de plus près il y a quand même pas mal de « vices de forme« . Au point de se poser sérieusement des questions sur l’intention véritable de cette « émission » pas comme les autres. Dormez bien tout va bien. On à bien une petite voix au fond qui nous dit « attention, c’est peut-être de la propagande », mais les livres d’histoire sont clair : nous sommes en démocratie, société quasi-idéale. Le journal de 20h est l’expression du 4ème pouvoir, la presse. Le mensonge c’est pour les Russes nous, à la grande loterie sociale on a hérité de la richesse, de la transparence, des valeurs humanistes. Les autres qui nous attaquent sont jaloux. C’est bizarre, mais j’ai l’impression qu’ils disent les même choses sur les télé de Fidel Castro ou dans les journaux de la presse pravda.

Ce n’est pas tant les informations ou leur véracité qui compte. Dans le fond on se doute bien que les images filmées ne sont pas faites en studio. Non. C’est plutôt la manière d’aborder ces informations qui compte. Ce que ça induit chez nous, dans notre mental.

D’abord rassurer. Un sujet n’est évoqué que sous son coté rassurant. Si c’est une catastrophe, on parle des secours. Si c’est un attentat on parle du plan anti-terroriste. Si c’est un scandale sanitaire on parle des efforts qui sont faits par les ministres et leurs équipes. Tout est sous contrôle. Les sujets graves, qui fâchent, sensible, tabous ne sont jamais abordés. Dormez bien tout va bien. Le déroulement est toujours strictement le même, sujets sérieux d’abord, sujets légers à la fin. Quoi qu’il arrive dans le monde, c’est pas si grave, on n’oublie pas la coupe du monde de foot. On n’oublie pas d’aller consommer, s’amuser. Dormez bien tout va bien. Bref, je passe sur tous les biais cognitifs qui sont utilisés (cf la suite de l’article pour ceux qui veulent approfondir) c’est du divertissement avec un caractère hypnotique. Ni plus ni moins. A ceci près qu’il ne se présente pas en tant que tel. C’est censé être la crème du journalisme, le meilleur du meilleur de la démocratie. Pourtant, sans vouloir me jeter des fleurs, j’ai pu constater que les vraies news ne passent pas au 20h, bien au contraire. C’est trop technique, trop compliqué, vous comprenez mon bon monsieur, on va pas enquiquiner le pékin moyen avec ces histoires inquiétantes. Manquerai plus que le bon peuple ne se pose des questions ! Dormez bien tout va bien. Bref, c’est du prêt à penser, du consensuel, de la bouilli pour bébés. Moi je veux bien qu’en sortant du boulot les gens ne veulent pas se prendre la tête, mais dans ce cas, autant assumer et ne pas faire semblant d’informer.

Structuration du journal télévisé

  • Répétition entre l’annonce (du présentateur) et l’image (du reportage). L’image est la pour prouver, enfoncer le clou. Elle ne fait que redire. Elle n’apporte rien de plus.
  • Toujours le même schéma : catastrophe, économie/politique, léger (potin, sport)
  • Contenu totalement vidé de tout sens critique : que du « savoir », jamais de « connaissance » (quelque chose qu’on puisse utiliser dans la vie courante). Rien que des réponses, jamais de questions.
  • Le rythme, très important, on passe d’un sujet à l’autre sans vous donner le temps de la réflexion, de l’assimilation.
  • Le phénomène d‘association émotionnelle – quand vous regardez un sujet qui provoque une émotion, cette émotion continue sur le sujet suivants … provoquant des « mélanges » douteux.
  • Les campagnes de préparation : montée en épingle de quelques sujets d’actualité et hop, comme par hasard des lois sont votées quelques jours plus tard (sur le thème de la sécurité par exemple)
  • Structure rituelle, comme la messe avec son prêtre, rôle socialisant
    • Crédibilité : « titres de l’actualité » et non pas la sélection de la rédaction, on est pas la pour comprendre, mais pour apprendre. L’important c’est d’être crédible, et non pas de dire la vérité. Le spectaculaire est privilégie.
    • Le reportage : redondance avec l’annonce qui est un résumé au lieu d’une présentation. Le but est de rendre objectif. L’image ne sert qu’a authentifier le commentaire. Le témoin accrédite. Le reportage n’est pas une enquête avec toute sa complexité. L’anecdote devient la preuve.
    • les mots d’ordre : l’accusation « les pompiers sont arrivés trop tard ». L’évidence « la croissance sera de 1,2% ». L’hagiographie « l’exemple a suivre ». Le voisinage « travailler après 65 ans aux états unis ca n’est pas un problème ». Le folklore avec un sourire en coin pour montrer ceux qui sont différents.
    • Anecdote : c’est l’exception qui devient la règle.
    • Fatalité : rappel constant a la soumission. Les événements arrivent pas un malheureux hasard.
  • Utilisation du symbolisme pour « faire pédagogique », mais surtout, pour masquer l’ignorance.
  • Anecdotes et faits divers, micro trottoirs plutôt que sondages, stats, réflexion de fond
  • Au final le traitement est sur le mode du divertissement et du spectaculaire

Pour aller plus loin

Points clés

  • le JT utilise des méthodes de propagande
  • le JT nous maintient dans une sorte de léthargie hypnotique
  • le JT se limite à des informations aseptisées, rassurantes, anecdotiques
  • le JT est le meilleur ami du consomateur
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