Blog de Yoananda

Petit anti-manuel de la pensée unique, pour lire entre les lignes

L’auto-évolution


Dans la lignée des idées qui servent à nous contrôler et nous maintenir dans la matrice, il en est une qui à une place de choix : la théorie de l’évolution de Darwin. Non ! Je ne vais pas sombrer dans le créationnisme et invoquer les foudres divines. Je vais rester purement scientifique.La théorie de l’évolution est loin de tout expliquer. Par exemple, elle n’explique pas comment un organe aussi complexe que l’oeil a pu apparaitre, car si on se limite aux mutations aléatoires, il faudrait qu’en plus elles soient coordonnées en grand nombre, ce qui est antinomique. La fameux chainon manquant fait aussi partie des problèmes de cette théorie.

Ce qui est remis en cause c’est la primauté de la sélection naturelle, qui est synonyme de compétition des espèces pour la survie. C’est l’un des mécanismes, c’est indéniable, mais il est loin d’être le seul. Premièrement la coévolution peut se faire en mode compétition (entre les parasites et leurs hôtes) ou coopération (dans les cas symbiotiques). C’est la première nuance de taille. C’est une bonne nouvelle : nous ne sommes pas tous en compétition permanente, nous coopérons aussi. Mais il y a mieux.

Si le Darwinisme à évolué en néo-darwinisme (pour intégrer les découvertes sur l’hérédité et l’ADN), il a été en compétition à ses débuts avec le Lamarckisme, qui a lui même à évolué en "néo-lamarckisme" (c’est amusant de faire de l’évolution sur les idées… surtout celles qui portent sur l’évolution elle même ! lol). Dans un article, Science et Avenir nous détaille de nombreuses découvertes qui remettent en cause le mécanisme de mutation aléatoires. Je vous les résume.

Le premier pilier Darwinien est la mutation aléatoire favorable. Hors trois biologistes1 ont observé que cinq espèces de plantes se sont adaptées pour pousser aux pieds de pylônes électriques dont la présence rend normalement le taux de zinc dans la terre mortelle pour elle. Ce qu’une mutation aléatoire ne saurait expliquer, car la même chose se reproduit aux pieds de chaque pylône. Les plantes se sont tout simplement adaptées individuellement à l’environnement.

De la même manière après la guerre, en Italie, les Américains2 avaient mis en place un programme d’éradication des moustiques à base de DDT. Mais, d’année en année, les insectes se montraient plus tenaces et, au bout de quatre ans, les doses de DDT avaient été augmentées plusieurs centaines de fois pour obtenir une éradication efficace. Les Américains ont constaté que les moustiques s’étaient naturellement dotés d’un gène muté leur permettant de sécréter une enzyme anti-DDT. Au niveau des bactéries le constat est encore plus frappant. Des expériences de « starvation » (privation alimentaire)3 ont montré que des bactéries étaient capables de muter pour s’auto-adapter en 4 à 5 jours à une nouvelle nourriture, au lieu de mourir.

Les scientifiques ont donc observé une mutation durant la vie de l’individu qui le rend plus adapté à son environnement.

Le deuxième pilier du Darwinisme est la non hérédité des caractères acquis qui découle de ce que l’on nomme la barrière germinale. C’est-à-dire que si un organisme mute durant sa vie, il ne pourra pas en faire profiter ses descendants car ses cellules sexuelles sont protégées du reste de l’organisme par une barrière étanche. Là encore les observations contredisent ce point.

Des rats venant de naître ont été exposés à des stéroïdes de synthèse4. Trois générations après cette exposition unique, les arrière-petits ratons en subissaient encore les effets physiologiques (leurs taux de récepteurs aux glucostéroïdes étaient très inférieurs à la moyenne de leur espèce).

Une équipe de biologistes5 s’est « amusée » à injecter de l’ADN dans l’abdomen de papillons (Bombyx). La molécule contenait un gène changeant la couleur des yeux habituellement rouges de la bestiole en noir. La descendance avait bel et bien les yeux noirs ; elle avait acquis le phénotype « oeil noir » sans le concours d’un quelconque virus ou vecteur de transgenèse6.

Ce qui nous fait déboucher sur une théorie balbutiante : l’auto-évolution qui intègre la transmission héréditaire des caractères acquis (chose impossible dans le Darwinisme originel). Bien sur,  "Les individus s’adaptent constamment aux changements, on le sait. Ceux qui ne le font pas sont éliminés…" mais ce n’est pas forcément le seul hasard qui décide sous la pression de la nécessité. Il y aurait une sorte de marge de manœuvre individuelle dans l’évolution.

Bien sûr, le débat peut s’étendre sur les capacités d’adaptation de la vie aux conditions "extrêmes" (voir la partie extremophiles ou l’annonce récente de la NASA). C’est tout un nouveau paradigme scientifique qui émerge, et qui ne concerne pas que la biologie ou l’exobiologie, mais aussi l’économie et/ou la sociologie (comme on le verra plus tard). Pour le moment on en est juste à observer le mécanisme, on n’en connaît ni les limites, ni les déclencheurs, ni si la conscience à un rôle à y jouer.

(Ajout 04/01/11) : la transmission de caractère acquis vient d’être prouvé, en l’occurence "la transmission de caractéristiques particulières, acquises par le père en réponse à son régime alimentaire, à sa descendance". C’est assez énorme.


1 Al-hiyaly, S. A., T. McNeilly, and A. D. Bradshaw. 1988. "The effects of zinc contamination from electricity pylons–evolution in a replicate situation". New Phytol. 110: 571-580

2 La symbiose : rôle dans la nutrition et la physiologie des insectes par Paul Nardon (86) de l’Insa de Lyon

3 Gérard Amzallag, de l’université Ben Gourion de Beer-Sheva, en Israël, auteur de « L’homme végétal »

4 « Effects of Perinatal and Puberal Steroid Imprinting in Sexual Behavior of Adult Rats » by György Csaba, cité dans le livre “Males, Females, and Behavior Toward Biological Understanding” de Lee Ellis , Linda Ebertz

5 “HEREDITARY CHANGE IN BOMBYX AFTER TREATMENT WITH DNA” SABURO NAWA, BUNG0 SAKAGUCHIZ, MASA-AKI YAMADA AND MITSUO TSUJITA National Institute of Genetics, Misima, Japan Received April 27, 1970

6 La transgénèse est une technique consistant à introduire un ou plusieurs gènes dans des cellules végétales ou animales menant à la transmission du gène introduit, ou transgène, aux générations successives. L’organisme transformé est appelé organisme génétiquement modifié (OGM), ou organisme transgénique.

About these ads

8 Réponses à L’auto-évolution

  1. Chantal décembre 2, 2010 à 5:01

    "Les Américains ont constaté que les moustiques s’étaient naturellement dotés d’un gène muté leur permettant de sécréter une enzyme anti-DDT. Au niveau des bactéries le constat est encore plus frappant"
    Serait-ce la même chose pour les virus ? Voilà que je doute encore un peu plus de la vaccination…… !!

    Cette mutation s’est aussi constatée pour les poux de nos chères têtes blondes, têtes qu’il faut traiter avec de nouveaux produits, les anciens ne faisant plus rien.

    http://www.lejardindeslivres.fr/PDF/darwin.pdf

    Bonne soirée.

  2. 110 décembre 2, 2010 à 10:37

    Que dire si ce n’est qu’il est évident lorsque l’on regarde la grâce omniprésente dans la nature et la vie, qu’il y a une force prodigieuse à l’œuvre…
    J’aime une image que j’ai lu dans "Conversation avec Dieu"(Dieu à la sauce spiritualité, pas religion) qui démontre bien que le hasard à lui seul est stérile :
    Si c’est vraiment le hasard qui régit l’univers, alors un singe immortel devant une machine à écrire devrait tôt ou tard parvenir à rédiger l’œuvre complète de Shakespeare?
    (C’est une adaptation, pas le texte de base, je ne l’ai pas sous la main…)
    Merci pour cet article fort intéressant.
    Byeee, bizzz.

  3. Pingback: GFAJ-1 un extraterrestre bien de chez nous « Blog de Yoananda

  4. Pingback: Déboulonner Darwin « Blog de Yoananda

  5. Pingback: Débouloner nos mythes fondateurs « Blog de Yoananda

  6. Pingback: Mises à jour « Blog de Yoananda

  7. Pingback: Découverte sur l’ADN « Blog de Yoananda

  8. ALBIN janvier 15, 2011 à 9:02

    "(Ajout 04/01/11) : la transmission de caractère acquis vient d’être prouvé, en l’occurrence « la transmission de caractéristiques particulières, acquises par le père en réponse à son régime alimentaire, à sa descendance ». C’est assez énorme."

    Pas si énorme que cela pour tous ceux qui ont vécu proche de la nature, notamment pour la question des portées d’animaux sauvages récemment domestiqués.
    La vraie énormité serait de démontrer scientifiquement la validité de la théorie de la "prégnance" si bien connue pour les éleveurs de yearlings pur sang et les chiens de chasse……
    La théorie de la "prégnance" est avancée dans certaines traditions ésotériques. Elle consiste à postuler que le premier rapport sexuel d’une femelle va "marquer" les progénitures suivantes de certaines caractéristiques "immatérielles" qui vont se retrouver notamment dans le comportement.

Poster un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 51 followers

%d bloggers like this: