Blog de Yoananda

Petit anti-manuel de la pensée unique, pour lire entre les lignes

Archives Mensuelles: juin 2011

Résumé du blog juin 2011


Pour les faignants, les intermittents, les nouveaux du blog, et donc, pour moi, je vous fais un résumé du chemin parcouru depuis son lancement. Car il ne s’agit pas juste d’une chronique, mais d’un développement qui prends forme.

J’ai commencé début 2008 à parler de la crise sur internet. Je m’y étais intéressé après avoir failli gâcher ma vie (littéralement) en cédant aux sirènes d’un conseiller financier en 2007. J’ai donc voulu comprendre. Sans savoir les détails, j’avais prévenu que quelque chose de gros se préparait. Septembre 2008, Leman Brother, 5ème banque d’affaire mondiale, fait faillite, et AIG le plus assureur mondial est nationalisé. BOUM. C’est le choc. Mais dès 2009, c’est les pousses vertes, c’est la reprise ! Qui m’a bien fait rigoler d’ailleurs. J’ai prévenu les gens que les politiciens n’avaient rien compris et rien changé, et qu’il n’avaient fait qu’acheter du temps a crédit. Ce qu’on est en train de constater en ce moment même avec la Grèce et les difficultés budgétaires des USA… entre autre.

J’ai donc expliqué que les sous-jacents de la crise sont le pic pétrolier, et le papy boom. Pic pétrolier qui a été officiellement confirmé par la suite. Cela signifie qu’on rentre dans une ère d’énergie de plus en plus chère, car il n’y a pas d’alternative du même ordre de grandeur. Il n’y aura pas de croissance verte, sauf pour quelques riches bobos qui peuvent se payer des gadgets hors de prix. Pour les masses, ce sera l’inflation et les révolutions. En fait, (a ma connaissance je suis le seul a avoir réalisé ce lien) la crise du pétrole a même débuté en 1979, l ors du second choc pétrolier. C’est à partir de la qu’on a commencé a empiler les dettes pour faire de la croissance et pallier a rareté croissante de l’énergie pas chère. Depuis cette date, progressivement, toutes les boucles vertueuses dans notre société sont devenues vicieuses. Au point de mettre en danger notre santé, notre liberté, notre avenir.

Ensuite, j’ai approfondi la question en regardant la situation française et comment ça se passerait pour nous potentiellement : nos comptes sont truqués comme les grecs, l’état est en faillite, les impôts deviennent absurdes, la bulle immobilière est prête a craquer, l’armée de papyboomer sous médicaments pétrochimique est prête a déferler. Les banques ont soit disant remboursés leur sauvetage … sauf qu’on oublie de dire qu’elle ont été dispensées d’impôts et de charges sociales a la place ! Bref, pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que la situation de tient qu’a un fil. D’autre part, si on élargit les perspectives en prenant une certaine hauteur historique, on se rends compte que cette crise n’est pas, ne sera pas comme les autres. C’est une crise terminale ou initiale comme on veut qui aura un impact global.

Et pourtant, fondamentalement, la France dispose d’un potentiel énorme si elle sait surfer sur la vague des transformations qui sont en cours. Je parle bien de surfer, et non pas de gesticuler et brasser du vent pour faire semblant de "réformer" alors que le seul objectif, c’est "la croissance", comme maux a tous les remèdes … ou l’inverse, on ne sait plus trop bien. Oui, la France à une histoire, une culture, un enseignement de qualité, des chercheurs (qui s’expatrient), des sols riches, une industrie de pointe, et est même leader de l’Open Source en Europe. Aujourd’hui nous sommes face au défi de moderniser notre nation "pour de vrai" avec la démocratie 2.0 qui permettra de connaître la véritable opinion du peuple. Mais pour cela il faudra tuer toutes les aberrations qui plombent notre pays : tous les cadeaux électoraux qui ont été distribués sous forme de privilèges et qui font que peut-être la moitié des 1/4 de la population active ont des jobs fantoches, et que les 2/3 vivent grassement de la rente de ces cadeaux (sous forme de bulle immobilière, de retraite plus grosse que le salaire moyen du travailleur, de niches fiscales, d’aides sociales fraudées). Il reste 1/6 se fait dépouiller et une jeunesse qui étouffe (même si on est pas les pire) : 20% de chômage des jeunes en France, 44% en Espagne. Après on s’étonne !

J’ai donc au fil de l’eau glané quelques bonnes idées que j’ai compilées sous forme d’un programme politique virtuel. Le point commun de ces propositions sont la liberté et l’équilibre, et la continuité. L’idée n’est pas de tout casser, mais d’essayer de préserver ce qui fonctionne. L’idée c’est de profiter des outils modernes (informatique) pour simplifier l’administration, la démocratie, le travail, et ainsi les rendre plus efficaces, et a notre service. Nous nous devons de faire mieux si nous ne voulons finir dans les poubelles de l’histoire (wow on dirait un vrai politicien, je me fais peur ! lol). Car cette crise pourrait être une chance pour le peuple, au lieu d’en être une seulement pour l’oligarchie. Mais pour cela il faut sortir de l’Euro en priorité. Et fixer certaines limites. Que ceux qui ont failli ruiner le monde se retrouvent avec des bonus doublés au lieu de la prison n’est pas normal. La course au profit ne doit plus être "trop vitale pour être ralentie". Et pour ça il nous changer le système et se donner les moyen de le changer. Car l’Europe n’est plus actuellement qu’une espèce de dictature marchande, et l’Euro surévalué saborde les chances de la France et la condamne à court terme a la tiers-mondialisation. C’est le peuple contre l’état. L’état doit mourir … l’état tel qu’on le connaît aujourd’hui. Soit il disparaîtra dans l’Europe du commerce, soit il disparaîtra pour laisser place a la démocratie directe. C’est l’un ou l’autre.

Donc ces propositions (à discuter) sont une sorte d’aboutissement, et l’occasion de faire un bilan d’étape !

J’me présente


A force de lire des bonnes idées de ci de la, j’ai fini par les compiler en une sorte de mini programme politique. Alors voila, je me présente aux élections présidentielles pour sauver la France, et le monde par la même occasion. Et plus si on m’y autorise, bien sûr. Rien que pour le premier point, je suis a peu près sur que j’aurai un accident de moto avant les élections, même si je n’ai ni moto, ni permis. lol

Je reviendrai compléter et améliorer au fur et a mesure des occasions.

Si vous m’élisez, voici mon programme :

Les 7 points principaux ("libre" = décentralisé, redistributif, ouvert)

  • Politique libre (Démocratie directe) : pour mettre fin au cirque politique, 6ème république
  • Monnaie libre  (Sortir de l’Euro) : pour tuer la rente-ponzi et restaurer la compétitivité, alléger la dette et la fiscalité, installer une commission d’évaluation de illégitimité de la dette
  • Emploi libre (Revenu minimum distributif, TVA sociale, révolution fiscale) : pour la justice sociale, le chômage, le pouvoir d’achat
  • Commerce libre (Reaganomics modérés) : pour moderniser l’état, favoriser le commerce international, attirer l’innovation
  • Sécurité (Nationalisation/Plan d’urgence des domaines vitaux) : agriculture, défense, énergie
  • Internet libre  (Open Source, Open Data et neutralité du net) : pour la liberté d’expression, la transparence administrative
  • Énergies libres (Renouvelables, locales, et rationalisée) : Favoriser l’écologie et la résilience au pic pétrolier, l’économie d’énergie

Le détail et les explications :

  • Libre = local, décentralisé, partageable, ouvert, transparent, redistributif. C’est un idéal qu’on cherche à atteindre, sur le modèle des logiciels libres.
  • Instauration d’une démocratie directe, avec une nouvelle constitution, référendum d’initiative populaire. Réformer le financement des partis par un système à la Flattr sous forme de crédit d’impôts. Attention à préserver la stabilité politique. Le plus gros changement sera qu’on ne votera plus pour un président, d’ailleurs ,il n’y aura plus de président, plus besoin, mais pour des "mesures" uniquement. J’en ai marre, a chaque programme de chaque parti, y a des trucs bien et d’autres non. Je voudrais pouvoir choisir à la carte les mesures et ne pas élire un gugus qui après se croit tout permis, alors qu’il a été élu pour 1 ou 2 points et que sur le reste, s’il faut, personne n’est d’accord. C’est la fin de l’oligarchie. Je suis mort. Si je ressuscite, voici la suite du programme :
  • Revenu minimum distributif. Je vous laisse lire l’article, j’ai pas mieux comme explication. Si, juste un détail : il restera toujours le chômage structurel d’environ 4%. (A réfléchir) Revenu de base universel mais payé uniquement en ticket resto et chèque logement (à inventer).
  • Reaganomics restreints. Les reganomics sont des règles économiques "presque" (a quelques nuances près) de bon sens qui ont fait la grandeur des USA dans les années 80/90, mais qui ont aussi donné la crise économique des subprimes. Ceci dit, on ne peut pas l’appliquer dans tous le domaines. Par exemple la SNCF, si on privatise, on va se retrouver avec le système anglais et …plein d’accidents et de morts. Donc oui, on prends les bonnes idées, mais revue d’une manière plus "contextuelle" (donc, a ne pas appliquer dans tous le domaines). Argent saint OK. Impôts minimum OK, mais avec une TVA sociale. Dérégulation ? non, déréglementation oui, mais surtout simplification administrative, pour éviter les dérives du style foire a l’empoigne et les méfaits de la finance (et encadrer ses bienfaits). Mondialisation ? oui, mais pas pour les domaines vitaux : agriculture, défense, énergie. Pour le reste, mondialisez autant que vous voulez.
  • Tolérance pour l’économie grise, les monnaies locales (cf le WIR à Nantes) : ça servira de variable d’ajustement, de coussin amortisseur, et de toute manière, l’idée c’est surtout de rendre l’économie officielle attractive plutôt que de punir ceux qui ne sont pas convaincus …
  • Révolution fiscale pour un impôt juste et progressif. Mettre fin aux privilèges fiscaux : taxe tobin et pétrolière.
  • Lois favorisant et protégeant l’Open Source, Open Data et la neutralité du net (dans la constitution), mettre internet comme droit fondamental du citoyen. Abroger HADOPI.
  • Mise en place d’une économie qui supporte autant la croissance que la décroissance (de toute manière c’est une donnée exogène essentiellement) et donc, pour ça il faut sortir de la BCE, et de l’Euro. Avantage : dévaluation de fait. Diminution du fardeau de la dette, retour a la compétitivité, fin de l’illusion de richesse due a une monnaie surévaluée pour la France. On reste dans l’UE, pas besoin de remettre des frontières, des taxes et du protectionnisme : c’est coûteux et dangereux.
  • Revalorisation des métiers essentiels : enseignement, recherche
  • Abandon progressif du nucléaire,  Développement (et mise au pas des lobbys industriel) de sources d’énergies locales, propres et intelligentes (renouvelables/vertes/connectées en réseau/consommées au bon moment), énergies libres, mais surtout : mise en place d’un programme d’économie d’énergie avant de penser comment en dépenser plus, avec mise en place d’une commission "pic pétrolier" pour faire face a l’inévitable a court terme et trouver des solutions pérennes au long terme, impliquer les industriels
  • Autorisation de l’euthanasie, mise en place d’un comité de surveillance éthique dans les maisons de retraites pour limiter les abus de médicalisation en fin de vie
  • Pour les 750 et quelques zones de non droit en France ou la police ne va plus : je ne sais pas. Je cherche encore. Je proposes d’asphyxier économiquement (3 modes principaux de financement) : supprimer les subventions aux familles de délinquants, supprimer les financement du Qatar, légaliser et encadrer (temporairement) la drogue. Ainsi ils seront forcés de se financer comme les autres, par le travail !
  • Pour la monté du communautarisme et l’échec du multiculturalisme, je sais pas non plus, je cherche encore une solution élégante. Il se peut que les autres mesures aient un effet positif indirect dessus (avec la fin du chômage)
  • Immigration choisie et de travail, fin du regroupement familial, du droit du sol. Programme de modernisation des usines par la robotique de pointe. Développement des nano-techno.
  • Réflexion à mener sur les conditions de vies du 3ème age, sur la retraite oisive, l’exclusion sociale, et l’aide à la personne. Euthanasie passive.
  • Dégonflement progressif de la bulle immo par la taxation du revenu locatif dont le produit pourrait être reversé en tant qu’aide aux primo accédant ?
  • Mise en place d’une dictature communiste – je taquine- (économie planifiée dirigée par un conseil collégial) pour les domaines vitaux : nourriture, énergie, militaire. Sur ces sujets, pas de référendum possible. Pour le reste, c’est la fête du slip.
  • Mise en place du service civique obligatoire de quelques mois pour remplacer le service militaire
  • Modernisation de l’enseignement a l’aide des outils informatique, enseignement ouvert et a distance
  • Mise en place de l’Open Data, et Open Knowldege : favorise l’émulation, l’innovation, le partage
  • Favoriser l’émergence du télétravail par une législation encadrante
  • Démédicalisation de la France : si on est malade il faut chercher pourquoi on tombe malade au lieu de chercher a cacher les symptômes pour rester productif. Donc pour ça il faut commencer par dépolluer .. et virer le conseil de l’ordre des médecins. Ouste les papys de la médecine, place a une nouvelle éthique moins lucrative : le critère ne sera plus les progrès (marketing) de la médecine (ou n’en fou) mais le recul de maladies (ca c’est du concret, du tangible, de la mesure de l’efficacité réelle et non pas publicitaire !)
  • Interdiction des paris sur les fluctuations des prix : voir le blog de Jorion, son inventeur pour ça. A voir s’il ne faut pas carrément une taxe Tobin ou un Glass Steagal Act même ?
  • Révélation sur les OVNI ! lol (ca me fait gagner combien de vote ça ? j’en perds – on me dit a l’oreille  …. tant pis !)
  • Détaxation de la proximité !
  • (Imposer le service militaire ou civil de quelques mois pour obtenir la nationalité Française.)
  • Évaluons dans quelle part notre dette est odieuse (selon la jurisprudence internationale) et aussi celle des autres pays qui nous doivent des sous : 
    • la dette a été contractée a l’insu du plein gré du peuple
    • le peuple n’en a pas profité
    • le créancier était au courant
  • (Tuteur bénévole pour les petits délinquants et armée pour les plus dur)
  • Refonder les statistiques avec des critères qualitatifs et non quantitatifs. Exemple : être pauvre ce n’est pas gagner tant d’argent, c’est : manger à sa faim, se chauffer, avoir accès a des soins, de l’éducation, et pouvoir inviter ses amis. Bref le seuil de la pauvreté c’est le seuil de blocage de l’insertion sociale, de soi et sa descendance. C’est un seuil "psychologique" et non pas une certaine quantité d’argent.
  • retirer le droit de vote des fonctionnaires pour compenser les autres avantages (travail à vie, droit de grève) et surtout pour éviter les conflits d’intérêts : la version anglaise semble fonctionner : pour se présenter à une élection un fonctionnaire doit démissionner.
  • Casier judiciaire voire "prison virtuelle" (interdiction de vente) pour les personnes morales (multinationales)
  • On est trop nombreux : supprimer (progressivement) les allocs familiales !
  • Supprimer le ministère de la culture et les subventions à la culture ou du moins revoir leur mode de distribution pour les rendre plus équitables.
  • Interdire les promesses électorales ou punir celles qui ne sont pas tenues.
  • Interdire pour de vrai le cumul des mandats
  • Revoir le mode de financement des associations qui font des procès contre la liberté d’expression
  • Pénaliser le mensonge électoral

Quel rendement pour le solaire ?


Quand j’essaye d’expliquer le peak oil aux gens, on me rétorque sans arrêt du "solaire" "éolien" et autres piles à hydrogène. Je leur dit "non", mais … allez savoir pourquoi, ils veulent pas me croire ! lol

Alors voila les preuves. Je me base sur ce calcul fait par JPP en 2006 qui nous dit que pour remplacer le nucléaire, il suffirait de couvrir un carré de 20km sur 20km pour avoir la même puissance électrique. Et que donc, pas de raison de s’en priver.

Vraiment ?

Bon je ne dis pas que c’est infaisable le solaire, que ce soit clair. Mais …
Voyons voir combien ca coute tout ça hors cout du terrain :

  • cout du m2 de PV : 1000€ env
  • 20km2 * 20km2 = 20*20*1000*1000 = 400 millions de m2. Soit 400 milliard € le prix de ta centrale, sans compter le prix terrain encore une fois. Et je ne parle pas batteries.
  • Ici il est dit que la centrale nucléaire de 1000 mega watt coute 1,5 milliards (1Tera watt). http://www.econologi…icles-3695.html
  • mais on parle du nucléaire total français ! ce qui fait : 1,5*49,5 = 75 milliards.

Donc, la, on voit que le cout du solaire est nettement supérieur d’un facteur 5 minimum.
en fait non, car il y a une lacune dans le calcul du lien que tu as fourni.
JPP n’a pas comparé la production annuelle d’un photovoltaique et la production annuelle de nucléaire. Ce qui fausse tout bien évidement. Car le PV est intermittent, alors que le nucléaire fournit tout le temps (et même trop). On peut pas comparer le Wc et le Watt nucléaire, faut comparer le rendement a l’année.

Allez, je suis gentil, je te refais le calcul :

  • 307Twh d’énergie annuelle au lieu de 49,5Gwh
  • 7m2 = 1,25MWh a l’année
  • ca nous fait, au lieu de 346 km2 annoncés, ca fait : 307/1,25*7 = 1719 km2. Soit un carré de 41km sur 41.
  • question coût, ça nous fait 1719 milliards au lieu de 400. (pour 25 ans). Soit un facteur 4 oublié par JPP.
  • le nucléaire quand a lui aurait coûté : 75 milliard.

Ca reste quand même 23X plus cher pour le voltaïque que le nucléaire ! lol ça calme !
Voila pourquoi "on" a choisi le nucléaire. Ca devrait répondre a ce cher JPP, et expliquer pourquoi Manicore est pour le nucléaire.  Je ne dis pas que je suis pro nucléaire, loin de la, mais je dis : ca coute beaucoup moins cher (hors accident bien sur).

Maintenant, comparons a l’essence :

  • 1 TEP = 11 600 kWh = 1361€ le TEP électrique, aux prix EDF du jour. http://bleuciel.edf….8.html#acc52401
  • Essence : 1 tonne = 1048 tep = 1000 l = 1500€ env a l’heure actuelle. Soit légèrement plus cher que l’électrique vendu par d’EDF.
  • Ici je vois pour le cout de revient du PV 0,68€ http://ines.solaire…./pvreseau_1.php
  • Le cout du kwh electrique est 0,1174€ vendu par EDF
  • cout de revient nucléaire : 0,045€
  • cout de revient photovoltaïque : 0,68€ (attention : sans subvention), soit 7888€ le TEP

Toute fois, le cout de l’électrique PV revient 5X plus cher que l’essence (hors batterie). Disons même 3X plus cher avec les subventions.
Sachant que l’essence coute très cher en ce moment.

Et il faut bien comprendre ceci : ce n’est pas le cout des autres énergies que baisse, mais celui de l’essence qui monte.
L’énergie pas chère c’est fini. Ni le solaire, ni l’éolien, ni l’hydrogène ne nous sauveront du peak oil.

On voit donc que : NRJ nucléaire < essence < PV (X5) [sans batterie]
Et encore, c’est avec la hausse de l’essence, sinon l’essence a toujours été première.

Et c’est bien la le but de mon propos !
Cout de rendement et de revient !!!

Sans faire les calculs, on se croit déjà avec tous les toits français recouvert de PV. Mais avec quel sous on va payer les 1719 milliards d’Euros ???  Faut revenir sur terre. Je ne soutiens pas le gouvernement dans ses choix énergétiques, loin de la, mais il faut comprendre l’ampleur du problème qui nous arrive "dans la tronche".

Il n’y aura rien a la place du pétrole. (sachant que depuis le pic onshore, les prix on déjà explosés en 1979 et qu’aujourd’hui on est déjà carrément dans le déclin, mais masqué par la dette).

On ne reviendra pas a l’age de pierre, mais comment faire de la croissance sans pétrole pas cher ? c’est ca la vrai question …

(Ajout 6/05/2012)

Voici quelques calculs de rendement des panneaux solaires :

  • Exemple ici : http://www.consoglobe.com/panneaux-photovoltaiques-rentables-3574-cg/2 il est dit "retour sur investissement en 7 ans", mais ceci avec crédit d’impôt + rachat par EDF à 0.60€ alors que le prix de vente est de 0.12€, ce qui fait qu’en réalité le vrai retour sur investissement serait largement plus de 20 ans, soit la durée de vie des panneaux.
  • Même chose ici : http://www.tpepanneauxsolaires.fr/rentabilite.html mais ce qui est amusant c’est que depuis fin 2010 l’EDF n’est plus obligé de racheter. C’était prévisible. C’était juste une arnaque pour forcer les gens à acheter du solaire. Ensuite "démerdez vous avec".
  • Ici http://ines.solaire.free.fr/pvreseau.php un calculateur de rendement qui n’est pas la pour vous vendre des installations. Avec les nouveau prix des panneaux solaires vendus par les chinois, maintenant, ça commence à être rentable. J’ai essayé avec ce panneau la, tout en un, avec controleur et batterie. J’arrive grosso modo au même prix que l’EDF, sauf que la, c’est sans passer par EDF, on a l’indépendance en plus. Calcul rapide en conditions idéales.

L’affrontement


Dans la pratique du yoga, ou de tout chemin spirituel quel qu’il soit, parfois il faut affronter une situation difficile. La situation nous met face a un opposant qui peut être :

  • l’ennemi cherche a vous nuire, voire vous détruire
  • l’adversaire est plutôt un partenaire qui vous pousse a vous dépasser

La différence est assez subtile, l’ennemi peut se révéler adversaire si on change d’attitude, et vice-versa.

Dans les films, ce sont souvent des ennemis, mais parfois, ce sont des adversaires. Je pense notamment a l’excellent dernier Batman : le Joker est un adversaire, car il ne cherche pas tuer Batman, pas plus que Batman ne cherche à tuer le Joker d’ailleurs.

Mais on ne sait pas toujours qui on a en face. L’opposant peut être intérieur ou extérieur, ca ne change pas grand chose. Quand il est extérieur, c’est notre "démon intérieur" qui s’oppose au "démon intérieur" de l’opposant, et finalement, la vraie lutte est contre ses propres démons. Si on parvient à vaincre notre propre démon, alors il n’y aura plus de conflit avec celui de l’opposant extérieur, car en définitive, il faut être 2 pour faire la guerre.

Parfois, ca peut ressembler à ça (c’est un cas extrême, mais il ne faut pas se faire d’illusions, ca arrive que ça soit aussi violent) :

Ce que j’aime dans cet extrait c’est qu’il montre bien comment le mental essaye de fuir la situation, l’affrontement avec la réalité. Il invente un "refuge" ou il peut oublier la douleur. Tout est bon pour éviter la douleur. Alors que si on affronte la situation, on peut la dépasser, la transcender. Sinon, on ne fait que la refuser. Si on la refuse ou si on est détruit (mort par exemple) alors, la loi du Karma nous renverra la même situation plus tard, parfois de manière encore plus intense. Donc autant ne pas louper l’occasion qui se présente.

Dans la tribu des Sénoï on apprends au jeunes enfants à maîtriser leurs rêves. Quand ils font des cauchemars, on leur enseigne a ne pas fuir les monstres, mais a aller leur parler. S’ils ont le courage de le faire, alors le monstre se transforme en guide. Au cinéma, les films inspirant dépeignent symboliquement la même transformation. Si on parvient à terrasser l’adversaire (ce qui est différent de détruire l’ennemi) alors on devient un peu plus libre, on se rapproche de notre nature fondamentale et véritable :

A une échelle collective, planétaire, la crise économique est une situation similaire. Pour l’instant, "on" refuse de l’affronter. Donc elle reviendra. En plus fort. Jusqu’à ce qu’on n’ai d’autre choix que d’y faire face et de changer ce qui doit l’être. Et ce qui est en cause, au delà des aspects purement physique de la crise (manque de pétrole, papyboom, inégalités), c’est quelque chose de plus profond : la rationalité. Nous voulons tout contrôler avec le mental. Le mental, lui, théorise le monde et nous donne des règles, il calcule. Mais il ne s’adapte pas. Ce n’est pas son rôle sa fonction. Figés que nous sommes dans notre système de pensées, nous sommes incapable de sortir du cadre et de voir comment fonctionner autrement. Vous imaginez une économiste qui au lieu de ses statistiques utiliserait les synchronicités pour déterminer les taux directeurs ou seulement son intuition ?

Voila pourquoi les tentatives de réformer notre système économique ont échouées :

  • les bonus des traders ont repris de plus belles
  • la taxe tobin est repartie aux oubliettes
  • les paradis fiscaux ont changés de nom, ils sont les "centres non coopératifs" lol, mais ils existent toujours
  • la spéculation a repris de plus belle, et les bénéfices des multinationales aussi

Tout ça pour calmer les foules en attendant la "reprise" qui est finalement venu a coup d’injections massives de capitaux (comprendre : dettes) qu’on paye par des plans d’austérités, qu’on demande aux plus faibles d’appliquer pour que les plus riches puissent continuer de consommer pour "tirer la croissance".

Mais le problème, c’est la confiance aveugle en la rationalité. On règle un problème a droite, qui déséquilibre la gauche. Et on ne s’en sort pas. Parce qu’on n’affronte pas la réalité. On veut continuer de rêver, de penser qu’on est dans le monde des bisounours.

Pyramide, Ponzi, Maddof : notre beau système


Le système pyramidal de l’argent dette est le coeur même de notre système économique, social et politique.

La démocratie, le système capitaliste, contrairement aux dictatures, c’est censé (entre autre) être un système "au mérite personnel". Bon, il l’est sûrement plus qu’ailleurs, et surtout, il l’a peut-être été … mais il ne l’est plus. La méritrocratie, ou ça ?

Nous sommes dans un système pyramidal. Le seul "mérite" aujourd’hui c’est de savoir prendre le train en marche. Il n’y a plus ou presque de mérite réellement personnel. Du moins, pas à faire le "bien" autour de soi. Il reste un peu de place pour quelques "inventeurs" et "leader" (tel les PDG de Google, Facebook et Apple), mais juste assez pour donner l’illusion. Le seul mérite possible c’est de comprendre comment ça marche et d’en tirer parti par la ruse. Donc, de profiter du système pyramidal.

En 2 mots pour ceux qui ne connaissent pas (sinon sautez la paragraphe) : pour participer à la pyramide, tu dois me donner 100€ et 50% de tes bénefs sur les adhérants que tu coopteras et qui pourront faire de même. Du coup, si le nouveau recrute 10 personnes, ça me fait 100+100*10*0,5 = 600€ et 500€ pour le nouveau. Si les 10 recrutent à leur tour 10 autres, ça me fait : 100+100*10*0,5+100*10*10*0,5*0,5=3100€ etc… Si j’en ai recruté 10, ça me fait 31000€ pour des sommes échangées de seulement 100€, si on joue avec 1000€ ça me fait 310000€ … dont une moitié va a celui qui m’a coopté ! reste 155000€ tout de même ! lol.

Notre système de dette et de taux d’intérêt, c’est la même chose, mais en "légal", avec une différence de taille, le système n’est pas exponentiel, il est linéaire, et à pente variable (alors que le système précédent va très vite manquer de personnes car on va dépasser les 10 milliards au niveau 10 de la pyramide). D’ou la propagande constante de la croissance qui est censé nous enrichir et nous faire baisser le chômage (ce qui est lié à d’autres facteurs, comme l’abondance de pétrole pas cher, et la souplesse du système de travail, et à la masse monétaire).

L’argent-dette est donc plus "rusé", mais de nature similaire. Ce sont ceux qui arrivent en premier qui sont en haut de la pyramide qui profitent le plus, ou bien ceux qui misent le plus (cf exemple précédent). La différence avec notre "système" c’est le risque. C’est qu’on "investit" avec la possibilité de perdre au lieu de toujours gagner. On risque de perdre. Mais si la perte est couverte par l’état, il n’y a plus de différence. Il suffit de jouer toujours plus gros pour gagner toujours. Et si on perds ? ce n’est pas grave, l’état dira "travailler plus pour gagner plus" (pour alimenter la pyramide en réalité, dont l’état n’est qu’un rouage, avec les banques privées, et les banques centrales). Et si l’état couvre des pertes massives sur des paris accumulés depuis des années, alors, il transforme "a rebours" les dernières années en système pyramidal. Pour le coup, on peut remonter la "filière" en 1979. C’est la date ou il y a eu un point d’inflexion dans la courbe des dettes, lié au choc pétrolier.

Donc, a qui profite ce système d’argent-dette ?

  • Les vieux, forcément, sont arrivés plus tôt que les jeunes. Qui dit avant, dit "plus haut". (En l’occurrence le mécanisme est celui de la bulle immobilière, les primo accédant sont les nouveaux gogo entrants de la pyramide)
  • Les riches, les héritiers, rentrent "plus tard" mais misent "plus" dans la pyramide. Ce qui revient au même que le cas précédent.
  • Les pays au centre de la pyramide (USA) grâce a leur monnaie sont encore un cran au dessus.
  • Si on combine le tout, on a au sommet : la FED, et les 8 familles qui la contrôlent qui sont ceux qui profitent le plus de la pompe aspirante globale.

N.M. Rothschild of London, Rothschild Bank of Berlin, Warburg Bank of Hamburg, Warburg Bank of Amsterdam, Lehman Brothers of New York, Lazard Brothers of Paris, Kuhn Loeb Bank of New York, Israel Moses Seif Bank of Italy, Goldman Sachs of New York and JP Morgan Chase Bank of New York

NB : concernant ces familles derrière la FED, la réalité est peut être légèrement différente. Il se peut que ce soient d’autres qui profitent. Attention aussi à ne pas exagérer leur "pouvoir", ce sont des profiteurs, des opportunistes, mais ce ne sont pas eux qui sont derrière le pic pétrolier, ni le "slow bank run" qui est en cours (les gens retirent leur sous des banques, c’est visible sur les courbes, et les banquiers ont perdu la confiance du peuple). Ce sont pas eux non plus qui sont a l’origine des inventions qui peuvent changer le monde.

Tout en bas, on a les jeunes pauvres des pays vassaux : jeunesses arabes, espagnoles, grecques sont les grands perdants … (je parle de ceux qui ont des pays avec des "vraies" banques modernes – les pays encore plus pauvres ne sont même pas dans la pyramide, c’est l’armée de réserve). Bref, ceux qui se révoltent. A juste titre, même s’ils ne comprennent pas vraiment pourquoi, et même si leur seul souhait serait probablement d’être plus haut sur la pyramide si on leur en donnait l’opportunité ! lol

Pourquoi la Grèce s’est retrouvée entrainée malgré elle dans ce système pyramidal (en arrivant en dernier) : en passant à l’Euro, les prix ont explosés en Grèce. Les grecs ont donc du emprunter pour "vivre" et suivre le mouvement car les salaires eux, n’ont pas bougés.  La seule solution pour eux aurait été de trouver (comme la France l’a fait avec eux) d’autres gogos dans le ponzi mondial pour spéculer à la hausse et "faire de la plus-value".  Moderniser un pays ne se fait pas en 1 an avec un plan d’austérité, ni en 10 ans d’ailleurs. Il faut bâtir des infrastructures et surtout il faut éduquer, créer des nouvelles filliaires d’emplois et donc universitaires, etc… Et maintenant, on leur demande de rembourser l’argent dont ils n’ont même pas vu la couleur. Les grecs, dans leur ensemble, en dehors des riches grecs qui ont pu profiter de la pompe aspirante en rentant plus haut dans la pyramide, donc les grec eux, sont juste les dindons de la farce ! Rien de moins, rien de plus.

Donc la perception de s’être fait totalement arnaqué par la jeunesse est une réalité et pas une vue de l’esprit.

La France s’en tire mieux ? oui, pour l’instant. Elle est situé plus "haut" dans la pyramide. Mais une fois que ses recrues seront sortie du système, elle se retrouve  elle aussi en slip au dernier rang et devra donc subir les mêmes problèmes. C’est juste une question de dominos qui tombent. Quand la Grèce fera défaut (soit parce que le peuple se révoltera, soit parce qu’il y aura un coup d’état militaire, soit parce que "on" — le FMI, la BCE, l’Eurogoup –  ne voudra plus leur prêter), la France fera défaut juste après (car nous n’avons pas beaucoup de marge). Évidement, nous aurons aussi droit à un tentative d’austérité (ou de "rilance" lol), aux diminutions des retraites et autres prestations sociales, à la cure d’amaigrissement des services des l’état (sous couvert de modernisme – on remplace les hommes par des machines qui coûtent moins cher — à l’état en tout cas !!!).

Rajoutez à cela une pincée peak oil qui fait qu’en plus de s’écrouler par sa base démographique (moins de nouveaux entrants), le ponzi s’écroule par sa base "salariale" (moins de boulot pour ceux qui sont dedans), et maintenant par sa base idéologique (les gens en n’ont plus envie de participer a ce système parce qu’ils ont compris à quoi ils jouaient). En dehors de son aspect injuste et pas du tout méritoire, ce système d’argent dette est anachronique (pas adapté au contexte). Et j’en reviens au fait qu’on est dans une crise terminale et non pas une énième crise économique de plus.

Voila pourquoi, la seule solution, c’est de sortir de ce système d’argent dette ! Il nous faut partager plus équitablement, et faire de vraies progrès, notamment en matière énergétique. Je crains que nos dirigeants, qui ne savent même pas faire une simple règle de trois (niveau CM2) ne nous aident pas beaucoup dans cette tâche ardue. Ils font partie de ceux qui profitent le plus du Ponzi pour l’instant. Alors pourquoi le détruiraient-ils volontairement ? Le parti unique de la France (UMP+PS = UMPS) n’a comme seul programme électoral que … la croissance, le ponzi. Et la seule manière de faire de la croissance en France, c’est l’immigration, soit dit en passant. Voila pourquoi "l’immigration est une chance". Il n’y a pas d’autres raisons. Il faut sans cesse des nouveaux gogos pour alimenter la pyramide. Il n’y aura non plus jamais d’écologie véritable possible dans ce système.

En dehors de son aspect injuste et pas du tout méritoire, ce système d’argent dette est anachronique (pas adapté au contexte).

(Ajout 09/06/11) Quand est-ce que tout à commencé ? La date qu’on pourrait retenir, a la fois symboliquement, mais aussi concrètement, ce serait le 16 janvier 1979. C’est le jour de la chute du Shah en Iran et le jour ou les problèmes ont commencés. C’est à ce jour que remonte le ponzi.

  • 1979 et les problème en Iran sont la conséquence de l’atteinte du pic de pétrole "onshore" (sur la terre).
  • C’est le jour ou l’Iran a été "perdu" pour l’occident, et ou le pétrole est (une première fois) devenu définitivement plus cher
  • C’est la fin des trente glorieuses, le début des 30 piteuses (et maintenant on rentre dans les 30 calamiteuses)
  • C’est l’époque on ont démarré les périodes de "dérégulation" (Tatcher et Reagan) et donc… de la croissance par la dette. Pour faire simple, avant, on investissait 1$ qui en rapportait 2 (chiffre imaginaire), maintenant, on en investit 8$ pour en avoir 1 (le vrai chiffre est de 7 et quelque).
  • C’est l’époque aussi ou les problèmes d’environnement ont commencés à visible. Et finalement, tous les cercles vertueux se sont convertis progressivement en cercles vicieux à partir de ce jour la.

L’autre jour ou tout à basculé, c’est celui de la faillite de Leman Brother, le 15 septembre 2008.  IL y a eu aussi juin 2010, mais c’est une autre histoire.

(Ajout 13/06/11) D’ailleurs, tout ce que je viens de dire est résumé dans le schéma global sur la dette totale des USA :

On voit très clairement deux point d’inflexions :

  • 1979, la courbe de la dette augmente sa pente
  • 2008 la faillite de Leman Brother

Ajout 02/09/11 : toujours la même date qui revient pour le début des dérives. La fin des années 70, 1979, le choc pétrolier et les moyens mis en oeuvre par les états pour solutionner les problèmes de croissance : les niches fiscales … la dette, la dérégulation, etc…

C’est dingue. Cette crise qui démarre c’est vraiment 1 génération plus tard, on est arrivé au point ou on demande aux jeûnes de payer la dette que les vieux ont pris sur leur dos ! C’est vraiment ca qui se passe, caché derrière toute la complexité de l’actu. Dette contracté parce qu’à l’époque on voulait croire a la croissance pétrolière infinie : tu m’étonnes, c’était un super argument de campagne électorale.

La face caché de facebook


Ce que j’aime avec Goldman Sachs, c’est que c’est pareil qu’avec les vendeurs d’armes. Ils fournissent des "armes financières", et sont gagnants quelque soit le camps qui gagne du moment qu’il y a une guerre. On pourrait aussi le comparer a Monsanto, cette belle entreprise philanthropique qui fait tant de bien a l’humanité (rien que pour eux on aurait pu créer une prison pour entreprise). Pourquoi je parle de Goldman Sachs ? parce qu’ils sont en ce moment même en train de magouiller pour retarder l’entrée en bourse de facebook. Vous allez comprendre pourquoi dans pas longtemps !

Facebook est valorisé 60 milliards de dollars aux dernières nouvelles, et prévu pour l’être a 100 d’ici 2012 lors de l’entrée en bourse. De quoi faire tourner des têtes, et baver des bouches ! lol Les comptes de Facebook sont plus secrets que ceux de la CIA. Mais on estime, plus ou moins, que le chiffre d’affaire est d’environ 4 bd (billions dollars / milliard de dollars), et 600 millions utilisateurs, et semble-t-il depuis récemment un bénéfice de 180 millions de dollars. D’autres disent 1,6 bd$ de valorisation et 500 md de bénéfices annuels. La croissance du S&P Info Tech est de 11% par an.

Facebook, c’est gratuit, et ça le restera ? Soit. Mais alors, comment ils gagnent de l’argent ? Parce que pour héberger les millions de photo de beuveries et voyages des gens, il faut des serveurs, des salles entières, voire même des villes ! Et il faut payer les employés, les programmeurs, etc… Pour l’instant, ce sont les investisseurs qui payent, et qui espèrent dégager un bénéfice. Comment ? Mystère et boule de gum. Car 600 millions d’utilisateurs, et un bénéfice de 600 md (j’arrondis pour faciliter le calcul) ca fait 1 dollar par utilisateur, par an. Si on le rapporte a la capitalisation (60 milliards) ça fait du 1%. Donc vous investissez dedans, et ça vous rapporte 1% par an … on est loin des 11% "standard" des nouvelles techno, et loin même de faire mieux que l’inflation !

C’est pour cela que les comptes de Facebook sont secrets. Et c’est pour cela que facebook cherche son modèle commercial. Au début ils comptaient vendre vos informations pour que les entreprises puissent cibler leur pub. Finalement, ca n’a pas marché, alors ils ont mis de la pub directement. Mais ça ne rapportait pas assez, alors ils ont rajouté un système de point pour inciter les gens a regarder les pubs, points qui leur rapportaient de quoi faire quelques achats. N’étant pas suffisant, ils ont rajouté "Facebook places" pour rajouter de la géolocalisation et la monétiser (comment ? on ne sait pas). Et puis après ca sera quoi ? on ne sait pas trop. Parce que faire payer les annonceurs, c’est une bonne idée, mais y a déjà google qui se taille la part du lion (et lui on sait que ca marche bien), y a aussi la radio et la télé qui fonctionne depuis longtemps. Alors les entreprises vont devoir en plus payer pour être sur Facebook … payer suffisamment pour que ça rapporte assez (au moins 10X que maintenant) … et donc, il va falloir, d’une manière ou d’une autre que VOUS vous payer sur ou … "via" Facebook. Donc, la seule option de Facebook, c’est la course en avant pour être tellement incontournable qu’ils pourront enfin faire payer un péage. D’ou les annonces grandiloquentes de Facebook. Mais ce n’est qu’un pari. Un pari très risqué. Un pari qui prendra fin en 2012 lors de l’introduction en bourse, qui obligera Facebook a publier ses comptes.

Et donc je reviens a Goldman Sachs, que l’introduction en bourse marche ou pas, eux ils gagneront, car ils prendront leur "com" sur l’entrée en Bourse, et tous les "gogos" qui sont venus parier sur Facebook. Ils se moquent de Facebook et de son utilité ou sa nuisance sociale.

Est-ce que ça peut marcher ? aujourd’hui on voit des boutons "like" partout. J’ai plusieurs contacts qui n’utilisent plus les emails, et passent par Facebook pour communiquer entre eux. Et c’est bien cela l’enjeu. Facebook DOIT remplacer Google, ou la TV ou autre pour gagner son pari. Facebook, doit presque remplacer Internet, du moins être le coeur d’Internet pour réussir (comme Google l’est en ce moment). Mais autant Google est indispensable (il faudra toujours un bon moteur de recherche), autant Facebook … on peut s’en passer. Ceci dit, il y a le nouveau marché du web mobile qui s’ouvre. Et Facebook ne manque pas d’atouts : un grand nombre d’applications, et "Facebook credits" par exemple en plus de l’audience. Mais il y aussi beaucoup de faux profils, et la nature même de Facebook fait que les gens ne mettent pas n’importe quoi dessus non plus, ils jouent le jeu de la notoriété. C’est une sorte de "real tv" du web. Donc, oui, c’est fun, mais c’est limité. Les vrai contenu du web se trouve surtout sur la blogosphère (détrompez moi, mais vous ne lirez pas ce genre d’article sur Facebook).

Et donc, "il ne peut y en avoir qu’un". Facebook ne serait pas le premier a exploser en plein vol, comme MySpace ou LinkedIn, réseau social d’entreprise en pleine déconfiture (alors qu’il était lui aussi bénéficiaire, grâce à de la pub et en plus des abonnements "premium"). On a déjà eu la bulle internet lors de l’an 2000. On a peut-être une nouvelle bulle en ce moment. On le saura bientôt. Et oui, il ne faut pas oublier qu’on est dans une crise qui fabrique des bulles. Il y a trop d’argent (trop de dettes) et cet argent cherche un vecteur de croissance. Donc, tout ce qui lui promet des bénéfices "mondiaux" attire son attention. On sera bien vite fixé. Mais en 2012, surveillez tout de même l’introduction en bourse de Facebook, et attendez de voir si c’est un feu de paille ou pas… et éventuellement, si vous avez des données importantes dessus … mettez les a l’abri quelque part !

Et même si Facebook réussi, ce sera au détriment du Web, dont le principe n’est pas la gratuité, mais la décentralisation. A un moment ou un autre … centralisé veut dire … payant. Ca se fera sous une forme ou sous une autre : Orange prépare déjà un internet a deux vitesses. Un payant pour les "pro", et un autre gratuit, mais tout pourri. Si Facebook gagne, il sera gratuit, mais sur l’Internet payant ! lol Elle est pas belle la vie ? Et cet internet payant ne sera possible qu’avec des acteurs "centralisés" comme Facebook ou Google, qui seuls ont le poids de négocier avec les FAI (fournisseurs d’accès). Au final, c’est la liberté qui sera perdante, car internet, celui qu’on connaît disparaîtra. Pour le moment, on peut encore organiser des "révolutions" sur Facebook, car ils ne sont pas encore "implantés", il faut qu’ils soient gentils pour attirer du monde. Mais une fois en haut de la colline, quand le gouvernement leur dira "vous me censurez ces dissidents", ils ne moufteront pas, et surtout : ils pourront le faire.

PS : Facebook a perdu 6 millions d’utilisateurs aux USA en mai. On estime généralement qu’a partir de la moitié de la population d’internautes, Facebook atteint un pallier. Hors avec 2 milliards d’utilisateurs actuellement (en croissance il est vrai) cela ne fait qu’un potentiel de croissance de 600 millions vers 1 milliard. Donc, l’effet "bullesque" va bientôt prendre fin. D’ou peut-être l’introduction en bourse, pile au bon moment, quand les chiffres sont encore bons ?

(Ajout 30/06/11) Facebook, parmi les sociétés les plus haïes au US !!!! Pétard mouillé ? on le saura bientôt. Affaire de plus en plus intéressante !

(Ajout 08/07/11) le match Google/Facebook confirme l’importance de l’enjeu tel que je l’ai expliqué. Maintenant Facebook a bloqué l’export de ses contacts (vers google, pour empêcher les gens de migrer sur Google+) et la réponse du berger a la bergère, Google a fait de même.

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