Blog de Yoananda

Petit anti-manuel de la pensée unique, pour lire entre les lignes

Archives Mensuelles: août 2011

Le dilemme


Au delà des débat de politique politicienne sur le libéralisme, les marchés, a qui la faute (chinois ? agences de notation ? incompétence politique ? masses idiotes ?) nous avons à faire face, en tant que société à plusieurs problèmes de fond, à l’échelle de planète :

  • On a le papyboom. Les vieux avec leurs grasses retraites et leur rente immobilière. (salaud de vieux)
  • On a les jeunes chômeurs désabusés sans perspective qui voudraient bien consommer et avoir de la sécurité. (salaud de jeunes)
  • On a le pic pétrolier. (salauds d’américains)
  • On a la pollution endémique (salopes de multinationales)
  • On a la déferlante des machines qui nous piquent notre travail (salopes de machines)
  • On a la surpopulation (salauds de pauvres)

Avec quelques particularités locales en France :

  • un système de retraite moribond
  • un système d’impôt assommant et troué
  • un système de sécurité sociale sous lobby (mais pas trop mauvais relativement aux autres)
  • des comptes d’état truqués à la sauce Grecque
  • un état ruiné, qui vends ses bijoux de famille
  • une population vieillissante a qui on a promis monts et merveilles, et … qui est majoritairement votante
  • une  population infantilisée droguée aux anti-dépresseurs, au foot ou a la beuh ou a la fête
  • une bulle immobilière (qui gonfle artificiellement le PIB)

Comme Nephertarie, nous sommes face à, non pas un, mais plusieurs cruels dilemmes (en moins frivole, mais au fond est-ce vraiment différent ?) :

  • que faire des vieux qui coûtent une fortune en pétro-médicaments ? du soleil vert ?
  • on économise de l’énergie (super pour l’écologie) ou on fait de la croissance. L’un causant chômage (et indirectement, famine et mort) de millions de personnes(si on fait ralentir la machine économique), l’autre par empoisonnement !
  • que choisir pour ne pas tuer l’innovation et le mérite, mais avoir de la redistribution et de la justice sociale ?
  • que faire de ces jeunes désabusés et sans avenir alors que leurs parents ont connus une amélioration continue de leurs conditions de vie sans équivalent dans l’histoire ?
  • que faire des machines qui remplacent le travail humain ? et comment répartir le fruit de leur travail ? et que vont faire les gens déclassés ?
  • que faire pour ne pas que les réformes "justes" ne provoquent un effondrement généralisé (et des millions de morts) dans ce système financier trop fragile qui ne supporte pas la moindre "contradiction" sous peine d’exploser en plein vol ?
  • faut-il sauver les démocratie alors qu’elle ne fonctionne correctement qu’en temps d’abondance et de redistribution et pas en temps de pénurie et de chacun pour soi ?

Nous avons connu plusieurs crises majeures :

  • Panique de 1857 qui a mené a institutionnaliser l’émission de bons aux trésor
  • Crise de 1907 qui nous a donné la FED et probablement la 1ère guerre mondiale
  • Crise de 1929, qui nous a donné la seconde guerre mondiale
  • Crise de 2008 des subprimes, qui rebondit (officiellement) en 2011 en crise de la dette souveraine

Ces crises étaient liées a des emballements/bulles (vapeur, électricité, pétrole) du fait de nouveau débouchés économiques (qui finissent toujours par éclater). Ce qui n’est pas le cas de la crise actuelle, qui voit la fin de la seconde révolution industrielle (pétrole) sans rien pour remplacer (sauf une mini-bulle internet qui a fait long feu). Et il n’y a rien pour remplacer le pétrole pour un usage de masse dans l’immédiat (il y a des pistes comme le Thorium, mais pour dans 30 à 100 ans, et le pétrole sera de -30% dans 20 ans).

Dans le meilleur des cas, les 30 années à venir seront celles du déclin. (Ca pourrait durer plus longtemps).

Le libéralisme, c’est super en période de croissance pour créer une saine concurrence. Mais en période de déclin, ça se transforme en loi du plus fort. C’est ce à quoi nous assistons en ce moment. Depuis 2008 qui était l’occasion historique de remettre la finance au pas, nous n’avons rien obtenu (et ce malgré les déclarations fracassantes du gesticulateur en chef):

  • les paradis fiscaux sont toujours la
  • pas de taxe sur les transactions financières
  • pas séparation des banques de dépôt et de finance
  • pas de limites sur les bonus
  • a peine quelques règles prudentielles qui 1/sont insuffisantes 2/prévues pour les calendes grecques ! lol

Et encore, ce n’aurait même pas suffit à égratigné la surface des vrais problèmes. Mais au moins, on aurait su qui était le patron !

Maintenant, partout, on assiste a une radicalisation des tensions, quelle qu’elle soit ! Alors qu’on ne s’est même pas encore posé les bonnes questions : les peuples contre les politiques, les communautés les unes contre les autres, les marchés contre les états, les pays les uns contre les autres. C’est le chacun pour soi. Et l’on sait ou ça même.

Politicien ou pas, oligarchie ou pas, on a des vrais problèmes de fond, qui n’ont rien a voir avec eux (à titre d’exemple : le sol actuellement est mort, les légumes ne poussent qu’avec du pétrole, il faudrait minimum 15 ans ou 30 pour que les sols puissent accueillir de nouveau une agriculture sans pétrole), même s’ils ont leur part. Pendant les 30 glorieuses, tout le monde s’est enrichi, le niveau de vie global s’est amélioré partout, c’est indéniable. Avant il fallait 8 hommes pendant 3 ans pour faire une maison. Aujourd’hui à 3 il leur faut 6 mois. A moins de vouloir vivre dans des tentes et mourir de froid l’hiver … les progrès sont la, et tout le monde en à profité (du moins en occident). Idem dans des tas et des tas de domaines. On à l’eau chaude courante, etc…

Donc, on peut accuser qui on veut, mais attention à ne pas cracher dans la soupe.

Pour ma part, je suis pas fan des raisonnements du genre "le libéralisme c’est mal" ou "les politiciens sont tous pourris". Pour moi, il y a des idéologies, qui sont adaptées a un contexte ou non. Et la, clairement, le contexte mondial est en train de changer.

Que pouvons nous faire à titre individuel ? Car si le tableau "factuel" est noir, demain dépends de ce que nous faisons aujourd’hui.

Aux USA, dans les années 80 (je me souviens plus des dates, je peux me gourer) la criminalité augmentait de manière vertigineuse d’années en années, au point qu’ils se demandaient quoi faire et craignaient un effondrement du pays sous la violence, et rien n’y changeait, ni les actions de la police, rien…

Qu’est-ce qui a solutionné le problème ? (tiré de Freakonomics)

15 ans plus tôt, une black voulait se faire avorter, mais c’était interdit. Elle a gagné son procès. Et l’avortement a été autorisé aux USA par jurisprudence. Du coup, toutes les femmes miséreuses qui ne pouvaient assumer leur enfants ont pu avorter. Conséquences, 15 ans plus tard, la criminalité a enfin baissé. Aucune autre solution n’a marché, et les USA étaient au bord du collapsus face a la vague de violence. Le courage d’une seule personne a tout changé. Et personne n’aurait pu trouver la solution. Ni les politiciens, ni les "penseurs". Tout le monde a avait tort sur la violence et la solution a y apporter.

C’est une sacrée leçon. Tout n’est pas entre les mains des politiciens. Ils gèrent plus qu’ils ne dirigent. Si chacun fait sa partie … les choses peuvent s’améliorer.

Par exemple : on a eu le problème de l’avortement, aujourd’hui on a le même problème "symétrique" : l’euthanasie, ou disons, pour pas faire le barbare le "laisser mourir", le non acharnement thérapeutique. Il faudra bien qu’on change sur le sujet, sachant que

Les 3 dernières années de la vie représentent 50 % des dépenses totales de santé d’une vie entière.

C’est aussi à nous de choisir combien d’enfant nous mettons au monde, et comment nous les éduquons (réussir dans la vie ou respecter la nature ?), je vais voir le médecin ou j’essaye par moi même ?, Moïse ou Pharaon ? lol etc…

Bref, de vrais dilemmes !

Donc, faut pas toujours tout mettre sur le dos des puissants qui ne le sont pas tant que ça et parce qu’on le veut bien. Nous pouvons changer les choses, individuellement, à petite ou grande échelle.

Et on a du pain sur la planche.

Ré-unifier


Dans le yoga on parle beaucoup de l’unité, atteindre l’unité, être UN, avec l’autre, la nature, etc…

Je ne vais pas en parler ! lol

Mais il existe un autre aspect, plus "pratique" de l’unification, qui reste dans l’optique spirituelle.

Prenons un exemple : manger, le yoga, le sport. A priori (pour ceux qui pratiquent) 3 activités séparées chez la plupart des gens. Pourtant, on peut les voir aussi comme 3 facettes d’une seule et même activité.

Les 3 servent (peuvent servir) à entretenir son corps, a le maintenir en bonne santé. La nourriture est très importante en Yoga du moment qu’on aborde la partie "méditation". Si on est ballonné, si on magne trop, ou pas équilibré, ou trop excitant, les séances de Yoga seront "pénibles". Idem pour la pratique du sport : il faut savoir nourrir ses muscles correctement pour que le sport ne soit pas une torture, mais un plaisir. Le Yoga permet d’assouplir son corps, ce qui facilite les mouvements pendant le sport et évite les blessures. Le sport rends le corps plus résistant, plus endurant, et une bonne suée, c’est un purifiant naturel. Faire des étirements ou du yoga après le sport, quand les muscles sont chauds, permet d’aller plus loin dans la souplesse. Et les endorphines aident à méditer ou se détendre pendant le yoga (ça calme le mental).

Bref, les 3 se complètent et s’enrichissent mutuellement, au point de plus pouvoir être séparés à partir d’un moment. Préparer son repas fait partie de la séance de Yoga, et de Sport, qui ne sont que le coté Yin et Yang de l’activité physique. Les 3 étant une source de bien être.

Voila comment réunifier ses activités, et au final, soi même, et indirectement, cela permet d’atteindre ou d’apercevoir l’unité yogique (Yoga = union). Ce principe peut être appliqué dans tous les domaines, toutes les activités (avec un peu d’imagination). La vie prends alors une autre dimension, une autre richesse. Et quelque part, on s’aperçoit, qu’agir de manière fractionnée laisse un vide. Vide qu’on tente de combler de toutes les manières les plus stupides possible en général ! lol (par la drogue ou d’autres accoutumances notamment).

WTSHTF


En anglais, il y a une expression "fleurie" pour décrire ce qui se passe en ce moment au niveau de l’économie mondiale : "When the Shit Hit The Fan" (quand la merde atteint le ventilateur). On y est.

La décote du AAA américain (que j’avais annoncée, mais que je n’attendais pas si tôt), c’est ça : de le merde, il va y en avoir partout, tout le monde va être aspergé. Toutes les bourses mondiales ont accusées un sérieux choc, alors qu’elles n’étaient déjà pas très en forme ces derniers jours.

L’OR s’envole, le pétrole baisse, les bourses chutent. Fannie Mae et Freddie Mac ont eux aussi été dégradés, ainsi que nombre de municipalités.

Ne vous y trompez pas, le tour de la France viendra (c’est le AAA le plus fragile actuellement). La perte du AAA par les USA était tout bonnement impensable il y a quelques jours, comme la faillite de la 5ème banque d’affaire mondiale en 2008.

Ne vous y trompez pas, les mesures prises ne résoudront rien, pas plus que toutes celles prises depuis presque 3 ans maintenant… alors que la crise a été préparée en réalité depuis 30 ans ! Ce qui se passe depuis 3 ans n’est que la pointe de l’iceberg.

Ne vous y trompez pas, les journaux en France oublient d’en parler, mais la véritable raison de la dégradation de la note des USA c’est : le Tea Party ! Ce sont eux qui sont le grain de sable qui a sabordé la mécanique bien huilée républicains/démocrates et qui les ont poussé à la faute. J’en avais déjà parlé il y a longtemps : le résultat des pseudo-sauvetages de l’économie en 2008 serait l’instabilité politique (entre autre). Nous y aurons droit aussi.

On entre maintenant officiellement dans la phase II de la crise, qu’on pourrait intituler "perte de repères". Je ne sais pas ce qui va se passer, mais, d’ici peu (difficile de prévoir le rythme des évènements – donc d’ici quelques semaines, mois ou au pire une poignée d’années) nous allons avoir un "gros événement" :

  • guerre (mondiale ?), guerre civile, insurrection, révolution ? (ce qui se passe en Angleterre préfigure ce qui pourrait se passer à une plus grande échelle).
  • fin de l’Euro ? scission de l’Euro en 2 ?
  • moratoire mondial sur la dette ?
  • fin du statut du dollar (donnant naissance a l’amero – monnaie résultant de l’union Mexique, USA, Canada)
  • nouveau système monétaire mondial ? (un nouveau bretton woods – ce qui serait un moindre mal, a priori)
  • fermeture des banques pendant une période donnée ?
  • possibles ruptures d’approvisionnement (énergie / alimentation) provoquant paniques dans les super marchés
  • tickets de rationnement, loi martiale

Je répète, je ne sais pas, mais quelque chose de cette magnitude la. En attendant, on va voir débouler en France bientôt le "super plan de rigueur", la récession ou la dépression, puis, la mise sous tutelle de la BCE (comme ce qui vient de se passer pour l’Italie), ou je ne sais trop quoi : moins d’aides sociales, plus d’impôts, moins de fonctionnaires (je parle des vrais : les enseignants, policiers, pompiers, infirmières, etc… les planqués eux vont rester). Comme a l’accoutumé, qui va payer l’impôt cassé ? Nous. Si on avait encore Lagarde comme ministre elle aurait sûrement appelé ça "la rigueur rigolote".

Donc, les choses vont encore empirer, car rien n’est fait de concret pour résoudre les vrais problèmes. Les inégalités vont se creuser. Etc…

Alors je conclurai en disant : bon courage à tous.

Savoir se préserver


Dans la période trouble qui s’annonce, il me semble naturel de se préparer pour se préserver. Bien sûr on peut jouer à croire que tout va bien dans le meilleur des mondes. Chacun ses choix.

Dans l’absolu, la planète à quelques sérieux problèmes, mais rien d’insurmontable. Le plus dangereux à mon sens est l’inadaptation du système actuel aux défis qui ont commencés à montrer le bout de leur nez. On pourrait très bien partager les ressources plus équitablement, sortir de ce système de la concurrence de tous contre tous, trouver un moyen de revoir les dettes et ce qu’elles impliquent, conserver le pétrole qu’il reste pour des choses importantes (plus importantes que de frimer en 4×4 ou de faire des voyages a l’autre bout du monde dans des enclaves occidentales – si c’est juste pour voir la misère depuis un hôtel de luxe autant le faire à la télé).

Bref ! Quel est le problème ?

Le problème, a mon sens il est la :

Le problème, c’est le clientélisme. Ce sont au final tous les gens qui votent pour avoir de petits avantages supplémentaires alors qu’il y a le feu en la demeure. Nos élus ne sont presque exclusivement la que pour distribuer quelques privilèges a leur électeurs. Une retraite plus grasse, 2 ou 3 niches fiscales, quelques "douceurs" pour les médiocres, etc…

Pendant le "boom pétrolier", c’est passé relativement inaperçu. Mais maintenant, la fête est finie. Comme l’ont bien senti les militaires (cf le rapport de l’armée Allemande ou Anglaise), c’est la démocratie qui est en jeu.

Il se peut que tout effort de préparation actuel soit récupéré par la suite par ceux qui n’auront fait que "s’amuser" en ce moment. C’est un risque a prendre. Mais il n’en reste pas moins qu’on peut quand même prendre quelques précautions. A chacun de voir ce qui lui parle, je donne quelques pistes.

  • L’or permet de se protéger en cas de choc monétaire et c’est historiquement le seul moyen qui permet de préserver de la valeur dans le temps, en dehors de la terre. Tout le reste s’use, plus ou moins vite (maison, entreprise, cash, ….)
  • Une réserve de nourriture (qu’on fait tourner) permet de ne pas s’affoler en cas de brusque pénurie. Je rappelle qu’on est dans un monde de flux tendu très précaire. Et puis de toute manière, c’est juste de bon sens que de ne pas compter exclusivement sur le reste du monde.
  • Réserve de médicaments pour ceux qui sont dépendants.
  • Avoir quelques outils, mais pas évident si on ne sait qu’en faire ! lol
  • Développer des savoirs faire intemporels : jardiner, travailler le bois, connaître les animaux, savoir bâtir une maison, savoir soigner sans pétrochimie, etc… Au pire, on peut prendre ça comme un loisir intelligent, au mieux ça permet de faire des économies et d’avoir une vie plus saine.
  • Surtout (ça me semble capital) développer un réseau de connivence, savoir sur qui compter, qui sait faire quoi, qui dispose de quel moyen
  • Prévoir un "refuge" : un lieu ou l’on peut se rabattre en cas de pépin. Si possible, pas trop loin de chez soi.
  • Et après, si on veut aller plus loin, on peut explorer des pistes telles que : isoler sa maison, avoir un vergé, du terrain, développer une source d’énergie plus ou moins autonome (très ardu ou coûteux), moyens de communications autonomes, etc…
  • (ajout 07/08/11) Faire partie d’un réseau d’échange local (SEL ou autre)
  • (ajout 07/08/11) Avoir un vélo (vélo électrique ?)

Essayer, autant que faire se peut, d’intégrer tout ça dans la vie courante, d’y trouver un intérêt intrinsèque (qu’il y ai crise ou pas crise ce serait quand même une bonne chose à faire). Ainsi cette crise sera une occasion pour avoir une vie "meilleure" (a chacun de définir son meilleur a lui).

Mais je pense qu’il est important de ne pas être uniquement dans l’attentisme. On rentre dans une zone de turbulence. Et ce n’est pas près de s’arranger. Les économies occidentales sont en train de vaciller.

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