BAM, coup de tonnerre (ca ne fera pas la une, mais croyez moi, c’est du lourd et ça va changer les discussion radicalement dans la blogosphère, et peut-être même remonter jusqu’au média mainstream un jour).
Jorion vient de publier un billet intitulé "les maîtres du monde" qui nous parle d’une publication universitaire scientifique récente (traduction partielle ici) qui à pris pour objet d’étude le réseau des multinationales disséminées sur la planète.
Ce document est une pierre angulaire, à la fois pour comprendre la crise systémique et aussi pour la conspirologie (étude de la conspiration). Il nous révèle que suite a l’étude (selon la théorie des réseau) de la base de donnée de l’OCDE sur 30 millions d’acteurs économiques : les 43060 multinationales totales recensées sont en fait contrôlées par un coeur de 147 d’entre elles.
Ce "coeur" est un réseau très étroit de compagnies qui sont toutes reliées fortement les unes aux autres. Ce qui en fait une sorte de super-société. Une sorte de WorldCompany en fait. Les scientifiques se sont aperçus que les sociétés détiennent du capital les unes des autres, ce qui leur assure de facto un certain contrôle. Ils ont découvert que les 4/10 du contrôle est concentré dans ces 147 entités, et qu’elles sont au 3/4 financières. Ils nous disent que ce coeur est tellement "serré" que ca explique que la crise se propage mondialement très rapidement et que ça s’apparente au phénomène du "club de riche". Puis ils donnent la liste des 50 plus grosses sociétés, ou l’on retrouve AXA en 4ème place, BNP, et d’autres bien connues.
Tout ceci appelle plusieurs commentaires, puisque j’ai déjà soulevé ce sujet ici.
- (je ne sais plus si c’était ici ou ailleurs) j’avais dit que la crise allait changer quelque chose de fondamental : la finance a besoin de l’opacité, hors, depuis la crise, les spots sont tournées vers elle. Nous en avons la la démonstration éclatante. Et beaucoup d’autres révélations passées et futures en sont la preuve. Ce qui est sûr c’est que ca ne va pas leur plaire, et que ce genre d’études vont avoir beaucoup de mal à être financées dans l’avenir !
- il faut prendre acte de la mort de la démocratie
- nulle part dans l’article il n’est fait mention de plusieurs choses pourtant essentielles : derrière ces 147, il y a un noyau encore plus petit, la FED, le FMI, et quelques autres, et quelques "think thank", et autres groupes d’influence (Bilderberg, Le siècle, …) qui assurent une unité de décision et de moyens au bloc des 147. Et derrière cette "strate" il y a les 8 familles dont j’ai déjà parlé.
Je ne crois pas que la crise aie été planifiée par cette oligarchie. Je crois au contraire que l’oligarchie est en partie la cause de la crise (une seule des 147 TBTF en crise touche toutes les autres directement, cette entité globale est trop fragile et propage les problèmes trop vite). En effet pour que la crise ai pu être planifiée il aurait fallu prévoir et contrôler la concomitance de :
- le pic pétrolier
- le papyboom
- des erreurs de modèle mathématique dans l’évaluation des risques financiers
- la chute du mur de Berlin (et la victoire "finale" du capitalisme sur le communisme et le national socialisme, les 2 ennemis mortel du 20ème siècle) qui provoqua une vague d’euphorie se traduisant par la bulle internet et la bulle des subprimes
- internet (et donc le HFT, le MERS, etc…)
Coordonner tout ca pour faire exprès de provoquer une crise mondiale pour instaurer le "NOM" selon la stratégie du choc de Naomi Klein … ??? Si c’est le cas, ce n’est pas le fait d’humain ou de groupes d’humains, aussi puissant soient-ils. De toute manière, il n’y a qu’a voir que les élites n’ont (comme le dit Jorion) qu’un seul trait en commun : ce n’est pas l’intelligence ou la compétence, c’est "la tolérance a l’erreur" pour comprendre qu’ils en sont incapables. Par contre, c’est leur fond de commerce de faire croire au peuple qu’ils maîtrisent la situation !
Pour conclure (il y aurait beaucoup plus à dire, mais je souhaite garder l’article pas trop long), je vous invite fortement à lire ce commentaire tiré du blog de Jorion en réponse à cette étude :
Dans ce contexte, on peut imaginer que ces transnationales héritent du droit régalien non pas de frapper monnaie, mais au contraire de détruire monnaie.
Au bout de 5 ans de pressions incommensurables, les Etats pourraient tomber à genoux face à ses transnationales. Entre le désir d’être réélus aux prochaines élections et le réel pouvoir qu’ont les institutions financières à faire la pluie et le beau temps sur l’humeur des gens de par le monde devenus entièrement matérialistes, les élites politiques -quelles qu’elles soient- pourraient laisser tomber l’éponge. C’est-à-dire ne plus être les protecteurs du peuple, si elles ne l’ont jamais été…
Le but des transnationales ne serait plus alors de faire du bénéfice puisque l’argent serait sous contrôle. L’argent devenant la propriété du réseau transnational. Le but serait seulement de contrôler les gens selon des normes.
Dans ce contexte, on pourrait imaginer que l’argent se dote d’une nouvelle valeur. Non pas celle du travail accompli ou de la richesse créée, mais celle du contrôle total des transnationales sur la vie des gens.
Ces derniers qu’on appellera par la même occasion dans quelques années les « transnationaliens nouveaux ». En référence aux « hommes nouveaux » des années soviet’.
Vous riez? Rira bien qui rira le dernier! Le monde se reconfigure. D’ici 10 ans, voilà ce qui pourrait advenir…
L’Europe bureaucratique deviendrait l’exemple même d’appareil étatique globalisé. Appareil de gestion sociale et nationale traitant juste de l’économie selon les directives du réseau des transnationales.
Après la tempête économique dévastatatrice de l’automne 2011, en janvier 2013 précisément, il se murmure que les transnationales auraient proposé aux Etats de remettre les compteurs de la dette à zéro. Les Etats -épuisés par les crises à répétition- acceptent secrètement l’offre.
A l’époque, on disait que les Transnationales avaient toujours rêvé de s’affranchir de la politique étatique. En janvier 2015, dans certains magazines libertaires, on écrira qu’ils avaient réussi à la phagocyter!
Mais vite le vent de la tyrannie commence à souffler, les magazines libertaires commencent à se faire plus discret.
On se souvient qu’en 2011-2012, les armées du monde entier étaient toute sur le pied de guerre, mais qu’elles se rendaient bien compte qu’elles avaient trop à perdre à jouer leur rôle devant l’infinie force de feu disséminée sur le globe tout entier. La guerre mondiale ne devait plus se faire l’ancienne comme celle de 40-45. Le jeu d’alliances qui en découlerait était jugé trop dangereux. Alors, on préférait continuer à piller les plus faibles comme en Lybie.
L’autre pan militaire existant, pas celui de l’OTAN, lui, devait servir à autre chose:protéger les Etats de leurs propres citoyens devenus insurgés car appauvris de mille façons différentes depuis 2007. Il y avait un accord tacite à ce propos qui se résumait ainsi dès le printemps 2012: « Oui, mon Général, oui mon Président ». Les deux hommes ne s’aimaient pas, mais ils se respectaient pour leur bravoure.
On se souvient aussi que la Bourse et le Forex étaient devenus eux pendant ce temps-là les vrais champs de bataille. Les actionnaires mourraient les uns après les autres (surtout durant la tempête financière d’automne 2011), les spéculateurs aussi. S’ils ne mourraient, ils avaient la chance de guérir d’avoir voulu toujours gagner plus durant toute leur vie. Les cupides devenaient les grands sages d’un seul coup! Ceux qui le pouvaient encore s’achetaient des lingots d’or en guise de souvenir d’une époque bénie pour le capitalisme
Entre temps, les altermondialistes trépignaient déjà comme des fous, ils n’attendaient plus qu’une chose: que cet ancien système s’écroule. Selon eux, le capitalisme ne respectait rien, ni les humains ni la nature. Il fallait que qu’il dégage une bonne fois pour toute! En même temps, les PDG des entreprises déjà mises au « vert » (les bons élèves du marketing écologique) eux et leurs managers n’en croyaient pas leurs yeux quant à l’incompétence des politiques à relancer l’économie, ça les agaçait profondément de devoir dégraisser et restructurer sans cesse leurs entreprises et d’un point de vue philanthropique, ils auraient préféré mieux, c’est peu de le dire. Ce sera donc après 5 ans de cris et de douleur atroce, de révolte populaire, de récession, d’inflation, de renvoi d’immigrés et de répression populaire que le beau bébé naitra. Naissance inespérée pour tous les naufragés et presque morts de l’ancien système, ce bébé sera l’Espoir incarné.
Il sera accueilli dans des larmes de joie. Les peuples chanteront sa naissance. Mais vite, ce nouveau bébé s’avèrera assez capricieux. Il ressemblera comme deux gouttes d’eau à ses parents. Le portrait craché de papa: entrepreneur décidé et charismatique et la sensibilité de maman: « écophile » maternante. C’est drôle à dire, mais déjà embryon, il voulait un « autre monde », un monde plus doux. En grandissant, on se rendra vite compte que cet enfant si prometteur était en fait un nouvelle tyrannie, un hybride « bolchévico-capitaliste bio ». Pour le dire franchement, une dictature des altermondialistes.
Car les multinationales et les entreprises les plus résistantes avaient résisté à la tempête et là où elles demandaient encore poliment aux consommateurs d’acheter leurs produits par toutes sortes de manipulations marketing, elles avaient vite compris qu’elles pourraient désormais obliger à manger, boire, dormir, penser, baiser, faire du sport, lire, penser à l’environnement en un mot: vivre, selon leur façon de voir les choses. Nous y voilà! L’ordre! Il sera mis en application concrète dès 2017 par la population elle-même car les altermondialistes et les multinationales auront pactisé pour leur meilleur et pour le pire (du courant libertaire). Les firmes, entreprises, multi- et transnationales auront su s’adapter définitivement à la demande forte de nouvelles normes « éthique et responsable pour une symbiose parfaite entre l’homme et la nature ». provenant des altermondialistes depuis des années en premier et acceptée passivement par toutes les personnes sensibilisées à la question environnementale dès leur plus jeune âge. D’ailleurs, à ce propos, l’énorme buzz qu’avait crée le film « Home » de Yann-Arthus Bertrand sera considéré comme l’acte fondateur qui aura « mis sur la bonne voie » des centaines de milliers d’enfants dans le monde. Les bénéfices n’auront plus lieu d’être, c’est la symbiose homme-nature désormais qui obsède! L’écologisme comme seul prisme pour découvrir le monde sera la clé et surtout la clé de la réussite pour les apparatchiks du nouveauSystème Transnational Globalisé et Démocratique. Ces derniers auront enfin pris le droit de traiter les citoyens du monde comme on les a toujours traités. Mal, grossièrement, de façon humiliante et de toutes façons de manière complètement partiale. Ils deviendront les pires éducateurs de normes d’après-demain, ils s’autoproclameront les « garants du bien-être et de la symbiose parfaite avec la nature » et protègeront les gros, les vieux, les laids, les bordéliques, les négligents, les paresseux et les timides d’eux-mêmes. Faut-il encore qu’on sache ce qu’est exactement tout cela… Le droit et la justice auront été sabordé depuis longtemps. Complètement manipulés et travestis par le grand réseau transnational. Les « apparatchi-coatchs » auront toute l’autorité de ce réseau derrière eux pour faire appliquer leur vision du monde.
Jogging et fitness seront la norme. Cigarettes interdites évidemment. Tout cela sera très bénéfique pour toute personne et pour l’Etat qui aura ,de cette façon, moins de frais de santé à prévoir puisque les gens seront sains. L’argent circulera de façon rapide et efficace grâce à de nouvelles politiques ambitieuses!
Vêtements, objets, portables, tout sera scrupuleusement distribués selon l’empreinte carbone. L’Objectif parmi les objectifs. Officiellement, personne ne méritera une empreinte carbone plus grande qu’un autre, chacun sera sur un pied d’égalité. Officieusement, seuls les plus dévoués à la cause pourront polluer comme des porcs.
Manger librement sera un vague souvenir, la composition de notre assiette s’élaborera au plus haut niveau dans les bureaux de l’Europe Incorporation rebaptisée « My Sustainable and Responsible Berlaymont ». Allusion aux deux termes très en vogue avant la naissance du beau bébé: : durabilité et responsabilité Celui qui ne voudra pas manger de cette nourriture ne mangera pas, le « coach-pion » transnationalien pourra se prémunir d’une éventuelle culpabilité en se disant qu’il nourrit ses « enfants ».
Pour finir, j’aimerais aller au bout des choses car ça ira jusque-là avant que le Système ne s’autodétruise (la Planète aura pris un sacré coup de vieux malgré tout parce que l’hypocrisie du système atteindra des sommets, rien à voir avec aujourd’hui!)
Surveiller les objets, les meubles, les vêtements, le portable de ton voisin pour voir s’il les a bien entretenus comme ce sera partout prescrit (La propagande affichée partout dira « Prenez soin de vos objets, la planète vous remercie ») relèvera de la survie personnelle.
Naturellement, Internet, le savoir accessible à tous, vous l’aurez presque oublié, c’était dix fois trop dangereux… La Boétie et les archives de Jorion un vague souvenir, secret Transnationalien oblige!
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