Blog de Yoananda

Petit anti-manuel de la pensée unique, pour lire entre les lignes

Polémique : la loi Rothschild -Pompidou de 1973


Et voila ! Si j’ai écrit plusieurs long articles sur la finance c’était pour en arriver à cette fameuse loi qui fait tant de bruit en ce moment, mais dont je discutais déjà depuis longtemps sur des forums ou en privé. Mais pour expliquer ma position, il me fallait déjà préciser "pourquoi", car sur le net, il y a beaucoup d’âneries qui traînent sur le sujet, et même parfois de la part d’économiste ou de profs …

Et ça tombe très bien puisque la polémique est devenue un débat public. Post un peu long, mais c’est un sujet crucial, et qui à des répercussions dans tellement de domaines qu’il est normal qu’il viennent sur le devant de la scène.

J’ai du donc faire des recherches plus poussées pour savoir qui disait vrai ou pas, d’ou mes articles préliminaires :

Ces articles montrent deux choses : la dette est un outil de création monétaire tout à fait "normal" (dans un monde capitaliste du moins) qui suit les lois du marché qui fixent les taux d’intérêts. Les banques sont des intermédiaires de la création monétaire pour le compte des états, des entreprises et des ménages. J’insiste bien la dessus, les banques sont des intermédiaires. Elles se rémunèrent sur le différentiel de taux d’intérêts.

Les fadaises

Sachant ce que je viens d’expliquer, les vidéos suivantes qui font partie de la polémique sont à évacuer :

L’argent dette de Paul Grignon :

Grignon explique le ration de Cooke, qui est obsolète aujourd’hui et fait la même erreur que tous les autres : il oublie que les banques sont des intermédiaires. Il croit que tous les intérêts vont dans les coffres de Rothschild, ce qui est faux. C’est un argument fallacieux.

Dans le même genre :

Il est dit que la loi n’a pas jugulé l’inflation. C’est faux. Pourquoi ? car il faut séparer l’inflation intérieure de l’inflation importée. En l’occurrence, l’inflation à cette époque est forte à cause des taux d’intérêts élevés pratiqués par les USA juste après avoir abandonné le standard OR. La France n’a pas le pouvoir de décider des taux mondiaux. Et en ce qui concerne l’inflation intérieure, ce n’est pas une chimère de dire que l’état français créait (avant cette loi) de l’inflation, puisque c’était le cas … l’état créait de la monnaie pour … ne pas rembourser ses dettes !!! On peut discuter sur l’opportunité de le faire ou pas, et sur comment on le fait ou pas, mais il  n’empêche que cette vidéo est aussi fallacieuse. Et puis il faut rajouter que pour juguler l’inflation il faut aussi juguler les salaires, et c’est la loi de désindexation qui à fait ça en 1982 (l’effet de 2ème tour ca se nomme dans le jargon).

Et André Jacques Holbecq tombe aussi dans le panneau en nous disant sans les intérêts la dette serait resté constante (ce qui est presque une tautologie).

Soit, ce n’est pas faux dans l’absolu, mais ce qui importe, c’est que les intérêts sont reversés : aux possesseurs d’assurance vie, ou bien a des retraités américaines qui ont investît via un fond de pension… ce genre de choses et d’autres.

Moi je veux bien qu’on remette en cause le principe de l’assurance vie ou les marchés internationaux… mais c’est un autre débat dans ce cas. La question est : les banques nous volent-elles ?

  • OUI, mais ce n’est pas a cause de cette loi.

Attention !

Le vrai problème, concernant cette loi, c’est : qui crée la monnaie, et pourquoi ! Et le problème se posait déjà il y a bien longtemps, puisqu’on n’est toujours dans les même question qu’au néolithique avec les coquillages. Mais même en 1355 ils en étaient conscient :

Convoquer un traité monétaire de 1355 au chevet de la crise? L’exercice prête à sourire. Il vise à souligner «l’importance des choix d’architectures du système de création monétaire et leurs impacts sur les crises économiques au cours des siècles», tempère Yves Reichenbach, consultant en finance à Genève.

L’idée? La monnaie n’étant plus convertible en or, les Etats ont pu se livrer aux délices de la vie à crédit sans crainte de perdre leur précieux métal. «C’est une défaillance de l’éthique publique – le fait que les Etats transgressent les limites du juste droit régalien de battre monnaie – qui est le point de départ des dérives financières contemporaines, comme le Traité des monnaies de Nicole Oresme permet de le comprendre», explique l’économiste de banque Bernard Cherlonneix.

Pourrait-il assez rougir?

«La monnaie a été de par sa nature instituée et inventée pour le bien de la communauté», écrit ainsi Oresme dans ce texte clé de la pensée scolastique, qui lui valut la protection du roi Charles V. C’est au Prince «qu’il incombe de condamner les faux-monnayeurs; comment pourrait-il assez rougir si l’on trouve en lui, ce qu’il devrait chez un autre punir», poursuit Nicole Oresme. A l’époque, le souci était la fiabilité du sceau apposé sur la monnaie métallique. Aujourd’hui, ne serait-il pas d’empêcher les Etats d’abuser du pur nominalisme de la monnaie, qui leur donne un pouvoir de création monétaire illimité? «Au fur et à mesure qu’il se prolonge, cet abus se transforme en fait de la nature», prévient Bernard Cherlonneix. Avec, pour conséquence, l’hypertrophie du secteur financier. Et la crise actuelle.

J’insiste bien la dessus. Abolir cette loi de 1973, soit, mais pour mettre quoi à la place ? Que l’état reprenne ce droit ? Pour que Talonette 1er dispose en plus du pouvoir d’imprimer de la monnaie pour financer ses campagnes sans même devoir faire appel à mémé Bettencourt ? Et qu’il puisse payer la presse pravda avec ? et aussi tant qu’on y est financer des guerres contre tous les dictateurs de la planète pour amener de force la démocratie à ces peuples barbares !!!!

Regardez ce qu’il fait sans planche à billet, et imaginez avec :

En voilà une belle idée pour planquer la dette ! Depuis 2008. le père la rigueur Sarko a mis le turbo sur les chantiers public-privé : des facs, des prisons ou des hôpitaux sont payés non par l’État mais par un poids lourd du BTP auquel l’État verse ensuite un loyer. “Une bombe à retardement” qui coûtera “60 milliards d’ici à 2020” estime Le Parisien (9/1). La palme du plus beau fiasco revient au nouvel hôpital Sud Francilien de Corbeil-Essonnes un monstre de 1000 lits et 20 blocs opératoires construit avec une rare dextérité par Eiffage. Comme “Le Canard” l’a déjà raconté (16/3), ce champion a trouvé le moyen de livrer un service de néonatologie sans biberonnerie, des meubles en agglo – véritables nids à microbes – dans un service de réanimation ou des plafonniers branlants au-dessus des tables d’opération. Un audit a relevé 8000 malfaçons ! Du coup, l’hôpital, livré depuis un an, n’a toujours pas vu l’ombre d’un patient. Mais l’ État paie déjà son énorme loyer : 40 millions par an! La chambre régionale des comptes a fait le calcul : sur trente ans, l’État versera 1,2 milliard de loyer à Eiffage. Alors que s’il l’avait payé lui même en empruntant à 4,5 %, l’hosto lui aurait coûté 757 millions.

Au zoo de Vincennes, note “Le Parisien”, le loyer atteint aussi des niveaux “himalayens” : le Muséum d’histoire naturelle allongera 12 millions pendant vingt-cinq ans, soit-là encore, à l’arrivée deux fois le coût du chantier… Quant au “Balardgone”, le Pentagone : à la française, il est évalué à “745 millions hors maintenance“. Mais l’État versera 3,5 milliards de loyer au veinard qui a remporté cette martingale, un certain groupe Bouygues.

Vous voulez la lui donner ? Moi non. Très peu pour moi.

Actuellement, le pouvoir de création monétaire est entre nos mains !!! C’est nous qui décidons quand nous allons faire un crédit (en tant que ménage, banque ou état) avec les taux d’intérêts pour nous calmer un peu et ne pas que ça soit trop la fête du slip. C’est un pouvoir collectif, à l’échelle mondiale, puisque un américain peut prêter de l’argent à la France. Alors, peut-être qu’aujourd’hui on veut faire défaut sur nos paiements aux américains parce qu’ils sont trop gourmands ? Soit. Mais c’est un autre débat.

Cette loi a été votée pour donne confiance aux marchés. Sans pouvoir de rembourser en monnaie de singe, alors les étrangers sont plus enclins à nous prêter de l’argent. Imaginez en sens inverse. Vous vous investir en Argentine, mais demain, le président décide de lancer la planche a billet … pour vous payer en monnaie de singe, alors que vous, vous comptiez la dessus pour votre retraite ! Sans cette loi, les échanges mondiaux seraient beaucoup plus limités. Et les pays émergents en bénéficient aussi (s’ils l’appliquent) car cela leur permet d’avoir du crédit pour entreprendre ! (et donc travailler, gagner un salaire, épargner, se payer une retraite, le chômage, la sécu … tous ces trucs dont on disposes ici, sans savoir d’ou ils viennent).

Le vrai problème

Le problème des banques est ailleurs. Le problème c’est qu’elles jouent avec notre argent en bourse, qu’elles font du Shadow Banking, et qu’elles se font renflouer discrètement par nos impôts quand elles perdent. Le problème c’est qu’elles nous incitent à créer trop de monnaie (cartes de crédit et crédit revolving), parce que c’est leur fond de commerce : en tant qu’intermédiaires, elles touchent un petit comme, et comme les petits ruisseaux font les grandes rivières …

Mais le problème n’est pas cette loi.

Abolir cette loi ne résoudra pas le pic pétrolier, ni le vieillissement de nos populations, ni les tensions internationales, ni le fait qu’on est trop cher payé par rapport a des chinois, ni le fait que les machines font du travail mieux que nous pour moins cher, etc…

Selon moi, la chose la plus importante à faire serait de simplifier "le bousin" qui nous sert de système économique. Je crois pouvoir affirmer que plus personne n’y comprends rien, il est trop opoque. Les économistes ne prédisent plus rien et se perdent en conjonctures, les politiques sont toujours 1 ou 2 trains en retard, les peuples ont le sentiment (justifié) de se faire arnaquer.

Par contre, on peut se poser la question de la rémunération de l’intermédiation. Pourquoi un pourcentage plutôt qu’un prix forfaitaire ? on peut se poser la question de pourquoi les transactions financières ne sont pas imposées alors que toutes les autres transactions le sont … (et je suis très favorable a une taxe tobin).

Si on supprime cette loi (pourquoi pas, moi je m’en fiche) il faut quand même trouver des moyens de limiter l’usage de la planche a billet par l’état. L’OR était ce moyen à une époque. Il faudrait donc rétablir la standard OR. L’un ne va pas sans l’autre. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si cette loi a été créée l’année ou la convertibilité dollar/OR a été annulée. Si on revient à l’OR, on aura d’autres problèmes … le Chinois vont très vite disposer de tout l’OR du monde, puisque leurs excédents commerciaux seront directement convertit. Idem pour les Allemands. Et on sera à leur merci !

Il ne faut pas oublier les aspect internationaux dans cette histoire. Et c’est un sujet plus que ultra sensible, puisqu’on fait des guerres pour les remboursement de dette !!! Remettre en cause cette loi c’est remettre en cause la mondialisation (qui, quoi qu’on en dise à apporté beaucoup de bienfaits aux peuples, en améliorant l’EROEI global – la répartition des gains est une autre question). Mondialisation qui est de toute manière remise en question… la TVA sociale est une mesure de protectionnisme déguisé soit dit en passant. La mondialisation est déjà sur le déclin d’elle même de toute manière.

Conclusion bien ambiguë

Il me reste une dernière chose à dire sur cette loi de 1973. Nous parlons de création monétaire, et entre les mains de qui il faut les remettre.

Actuellement, la création monétaire est entre les mains des peuples. On peut revenir a l’ancien système et la remettre entre les mains des dirigeants. On peut inventer de nouvelles solutions, par exemple, demander aux ordinateurs de gérer la création monétaire. On peut revenir a l’OR. On peut utiliser les monnaies virtuelles telles que Bitcoin ou d’autres.

Ma position est la suivante :

  • je suis pour l’abolition de la loi 1973 si on a un dirigeant adéquat au pouvoir qui saura utiliser intelligemment ce pouvoir "régalien"
  • je suis contre l’abolition de cette loi si c’est un "mauvais" dirigeant (genre UMPS par exemple, Sarkollande)

C’est une question de confiance. C’est une question de projet de société au long terme (chose qui manque cruellement de nos jours). Un dirigeant éclairé utilisera ce pouvoir dans une optique juste. A l’inverse, c’est trop de pouvoir pour un mauvais dirigeant.

Toute la question est donc de savoir si le peuple fait/fera mieux que les dirigeants ;-)

Comme le dit Maurice Allais (prix nobel d’économie), l’argent dette dans le système actuel est un système instable. Très performant, mais instable, surtout en période de pic pétrolier.  La, avec du pétrole en abondance, on était sur l’autoroute, on pouvait rouler en Formule 1 (la dette c’est la F1 des monnaies) mais maintenant on passe sur des pistes cabossées, il va nous falloir un 4×4. Il faudra de toute manière le réformer :

Toutes les grandes crises du XIXème et du XXème siècle ont résulté du développement excessif des promesses de payer et de leur monétisation.

Particulièrement significative est l’absence totale de toute remise en cause du fondement même du système de crédit tel qu’il fonctionne actuellement, savoir la création de monnaie ex nihilo par le système bancaire et la pratique généralisée de financements longs avec des fonds empruntés à court terme.

Une telle organisation du système bancaire et financier permettrait la réalisation simultanée de conditionstout à fait fondamentales :

1 – l’impossibilité de toute création monétaire et de pouvoir d’achat en dehors de celle de la monnaie de base par les autorités monétaires ;

2 – la suppression de tout déséquilibre potentiel résultant du financement d’investissements à long terme à partir d’emprunts à court ou à moyen terme ;

3 – l’expansion de la masse monétaire globale, constituée uniquement par la monnaie de base, au taux souhaité par les autorités monétaires[21] ;

4 – une réduction majeure, sinon totale, de l’amplitude des fluctuations conjoncturelles[22] ;

5 – l’attribution à l’État, c’est-à-dire à la collectivité, des gains provenant de la création monétaire, et l’allègement en conséquence des impôts actuels ;

6 – un contrôle aisé par l’opinion publique et par le Parlement de la création monétaire de la création monétaire et de ses implications.

Epilogue

Poussons le débat un poil plus loin. Mettre la création monétaire entre les mains du peuple, des machines, des dirigeants plus ou moins éclairés … soit … comme le fait remarquer Gidmoz en commentaire, et je suis tout à fait d’accord avec lui, le problème vient de n’avoir qu’une seule source de création monétaire. En fait la banque centrale à le monopole de création monétaire. Le mieux serait de mettre toutes les monnaies en concurrence et que la meilleure gagne !!!

Pour moi le vrai scandale il est la : dans le monopole d’émission monétaire. Et remplacer un monopole par un autre ne résoudra pas grand chose. Le pire est que dans le système capitaliste, les monopoles et les "abus de positions dominante" sont interdits en vertu de la loi antitrust ! Ce qui est quand même un comble. Merci a Gidmoz de m’avoir permis de faire aboutir ma réflexion à sa conclusion "naturelle".

Imaginez donc, une monnaie étatique, une monnaie or/argent, une monnaie régionale, l’Euro, une monnaie facebook, une monnaie internet (paypal), un monnaie pour la nourriture, etc… l’avantage c’est que si l’une flanche on peut se rabattre sur les autres, et on n’aurait plus de "too big too fail" qui tienne, et les états pourraient comme l’Espagne et la Grèce pourraient gérer leur dette avec les autres monnaies, etc…

D’autre part, le fait par exemple d’avoir une monnaie pour la nourriture (ticket resto généralisé) permet d’isoler ce circuit et de garantir a tous un revenu "nourriture" dissocié du reste et donc d’éliminer la faim du pays. Etc… le fait d’avoir plusieurs monnaies permettrait beaucoup de souplesse économique et fiscale, tout en restant avec des mécanismes simples que les gens comprennent, plutôt que le bousin actuel auquel plus personne ne comprends rien. Ainsi une bulle dans l’immobilier ne pourrait pas contaminer les prix de la nourriture … et si c’était le cas, on pourrait agir dessus simplement. Évidement, il faut plus qu’une idée lancée en l’air, mais détruire un monopole ne peut pas être une mauvaise chose en soi.

Il faudrait apprendre à jongler avec les taux de change, mais ce serait un bien petit inconvénient somme toute ! De toute manière, c’est le cours de l’histoire. C’est uniquement parce que certains le contrarient pour avoir plus de pouvoir qu’on à des tas d’ennuis.

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57 Réponses à Polémique : la loi Rothschild -Pompidou de 1973

  1. gidmoz janvier 4, 2012 à 4:23

    @yoananda
    Un système monétaire étatique est intellectuellement incohérent en certaines de ses dispositions. Le free banking est la seule formule entièrement cohérente permettant une monnaie stable et fiable. Une unité monétaire est un bien économique ordinaire. Le monopole étatique induit de graves dysfonctionnements.

    • yoananda janvier 4, 2012 à 4:32

      Alors la ! tout a fait d’accord. Je pensais même au même instant rajouter un paragraphe la dessus sur mon article.
      Le problème c’est beaucoup plus le monopole qu’autre chose.
      Qu’on laisse les monnaies être en concurrence entre elle …
      Le scandale c’est surtout que les banquier centraux se soient arrogés le monopole de création monétaire !!!
      Après, refiler ce monopole a l’un ou l’autre, ne changera rien !!!!

      Merci beaucoup.

      • gidmoz janvier 4, 2012 à 6:08

        @yoananda
        Dans mon bref papier, j’ai inclut trois lien intéressants sur les périodes de free-banking dans le monde depuis trois siècles. La plus connue est la monnaie libre écossaise entre 1715 et 1845, soit pendant 130 ans. Il n’y a eu aucun utilisateur lésé, et cela malgré la faillite d’une des 30 banques concurrentes.
        http://gidmoz.wordpress.com/2011/11/27/monnaie-etatique-ou-free-banking-le-vrai-debat/

      • yoananda janvier 24, 2012 à 9:22

        Merci pour ce rappel / précision. Ok en effet pas de problème de ce style dans le free banking alors, si les cours sont libres de fluctuer.

        Cependant, alors, que répondre aux arguments de ceux qui prenant l’Euro comme exemple expliquent que les monnaies fluctuantes freinent et compliquent le commerce, et que l’Euro (ou toute monnaie unique) permet plus de stabilité et facilite les contrats entre entreprises, etc… et donc permet la croissance marchande.

        ???

  2. Camille janvier 5, 2012 à 4:57

    @ Yoananda,
    — conversation privée —

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  5. yoananda janvier 7, 2012 à 8:50

    Je répercute ici certains commentaires que j’ai trouvé très intéressants suite a ma publication de l’article sur AgoraVox :

    http://www.agoravox.fr/spip.php?page=forum&id_article=107553&id_forum=3174506
    Il y a deux différences entre le faux-monnayeur et le banquier, et que Allais n’a pas vues : le faux-monnayeur ne peut créer qu’une toute petite quantité de monnaie en rapport avec ce que peut faire le banquier.

    La deuxième, et c’est très important, c’est que le banquier, quand il crée de la monnaie en quantité, crée aussi de la dévaluation de ladite monnaie, si bien que, lorsqu’il s’enrichit de cette façon d’une main, il s’appauvrit en même temps de l’autre main. Et c’est pourquoi les banquiers ne passent pas le plus clair de leur temps à "faire" de la monnaie.

    Quand c’est l’État qui "imprime" de la monnaie, le banquier n’a que la main qui perd, et c’est l’État seul qui a la main qui gagne. Une sorte d’impôt sur la fortune ! Le moyen qu’ont trouvé les banquiers de contrôler la dévaluation, de ne pas payer cet impôt, c’est de s’approprier tous les bénéfices de la création de monnaie, en laissant aux petits épargnants et à l’État le soin d’assuimer seuls la perte que cela provoque sur les bas de laine.

  6. yoananda janvier 7, 2012 à 8:51

    http://www.agoravox.fr/spip.php?page=forum&id_article=107553&id_forum=3174393

    L’Etat n’est pas un investisseur, ce n’est si son rôle ni sa finalité. L’Etat existe pour arbitrer la société, pour faire respecter les droits et les lois, pas pour s’occuper de l’opérationnel.

    Si les dépenses étatiques étaient efficaces et créatrices de valeur, les pays communistes auraient été fabuleusement riches, et une augmentation des dépenses publiques se traduirait forcément par une augmentation de la création de richesse, or dans les faits c’est précisément l’inverse. En pratique, l’Etat rend des services mais pour un coût le plus souvent beaucoup plus élevé que ce que ne le ferait le secteur privé, même après profits. La faute a des organisations qui ne sont pas tenues de rendre des comptes, qui ne subissent aucune concurrence, qui emploient 10 personnes là où il n’en suffit que d’une, dont les responsables ne le sont pas vraiment, etc., etc. C’est donc une question de nature des organisations, oui.

    Donc en effet l’Etat ne sait pas investir, il dépense ça oui, mais mal. Et c’est bien normal parce que ce n’est ni un entrepreneur, ni un fond d’investissement. C’est un arbitre, pas un joueur.

    Que les banques ne soient pas efficaces non plus n’est pas étonnant : les banquiers sont au lit avec les gouvernements, en collusion pour l’enrichissement de quelques élites aux dépends de tous les autres. Cela n’a rien de capitaliste ou d’entrepreneurial.

    Un Etat, de par sa nature qui n’est pas celle d’un gestionnaire responsable, doit donc être forcé constitutionnellement à équilibrer ses budgets, et à ne dépenser que ce qu’il prélève par l’impôt.

    Par contre je me permet de faire remarquer que la progressivité de l’impôt est entièrement contraire à l’idéal égalitaire républicain qui suppose l’égalité de tous devant la loi et devant l’impôt, un taux unique pour tous. La progressivité n’est que l’expression idéologique de la jalousie de quelque aigris égalitaristes, une incongruité génératrice de ressentiments et économiquement contre-productive.

    « Il y a toutes les différences du monde entre traiter les gens de manière égale et tenter de les rendre égaux. La première est une condition pour une société libre alors que la seconde n’est qu’une nouvelle forme de servitude. » Hayek.

    Un Etat qui se veut égalitaire se financerait via une TVA, une flat tax et / ou une taxe tobin sur toutes les transactions financières sans distinction ( cf http://www.telerama.fr/idees/yann-moulier-boutang-taxons-toutes-les-transactions-financieres,72654.php )

  7. yoananda janvier 7, 2012 à 8:53

    http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/polemique-la-loi-rothschild-107553#forum3174050

    En fait le piège de la dette est une hydre à multiples têtes :

    1-La loi de 1973 qui valide le principe de l’externalisation systématique de la création monétaire, dispensant ainsi le politique d’avoir à se préoccuper de l’équilibre du bilan de la banque de France,

    2-Le financement de la croissance économique par le recours systématique à des emprunts sur les marchés financiers (avec des taux indécents et dont le montant ne retourne plus dans la poche des institutions de l’Etat),

    3-Le roulement de la dette d’échéances en échéances… Ou comment organiser une cavalerie financière au niveau de l’Etat depuis les années 70… (il était évident pour qui est doté d’un cerveau que la fête devait se terminer un jour ou l’autre !)

    4-Le clientélisme et l’absence de perspectives sur le long terme par des politiques dont le seul objectif est de se faire réélire,

    5-Le découplage des monnaies fiduciaires et scripturales des biens tangibles et physiques que sont l’or et l’argent,

    6-La dérégulation financière et la fin du Glass-steagall-act qui permettait de ne pas mettre en péril le secteur des banques de dépôts lorsque les banques d’affaire perdent les pédales.

    Bref… Le problème ne se résume effectivement pas à la seule loi de 1973 et penser que la solution sera toute trouvée si on l’abroge est une dangereuse illusion. Elle n’est qu’un des rouages du problème.
    Se contenter de la supprimer sans que ne soient par ailleurs restaurés des fondamentaux aujourd’hui bafoués ne servira à rien.

    Mais de toutes façons il ne faut pas se faire d’illusions : Nous n’échapperons pas à un scénario hyper-inflationniste et un un retour dans la douleur au standard or-argent-métaux précieux…
    Vu la montagne de dettes qui les secteurs publics et privés ont devant eux et l’incapacité à continuer la cavalerie qui nous a mené au bord du précipice, l’affaire est en effet pliée !

    La seule consolation qui nous reste est de nous dire que le moment venu nos responsables ne pourront pas échapper au châtiment qui les attend : Ils n’ont plus nulle part ou se cacher étant donné que la crise est mondiale… Il n’existera donc plus un seul endroit sur Terre ou la population ne cherchera pas à leur faire la peau.

  8. yoananda janvier 7, 2012 à 11:38

    http://www.agoravox.fr/spip.php?page=forum&id_article=107553&id_forum=3174393

    En fait le jeu des étatistes est particulièrement retord sur ce sujet. En effet vu qu’ils proposent des services gratuits, ils semblent à première vue apporter beaucoup de valeur à la société, et c’est d’ailleurs là un gros argument électoraliste. Mais quand on regarde le coût réel de ces services, les impôts prélevés en comparaison avec le service rendu, on se rend compte de l’inefficacité hallucinante de l’utilisation des ressources. Là où l’Etat dépense 10€ pour rendre un service, un privé pourrait rendre un meilleur service pour 5€. Le coût d’opportunité des dépenses publiques est tout bonnement gigantesque. C’est bien pour cela que les gouvernements sont si réticents à révéler les détails de leurs comptabilités !

    Et c’est surtout pour cela que la dépense publique se traduit majoritairement par de l’inflation : par une mauvaise allocation du capital systématique due à une nature inapproprié des organismes publics. L’argent dépensé aura un ROI inférieur à 1, d’où une source de dépréciation de la monnaie.

    On peut aussi voir l’Etat dans son ensemble comme une boite noire, avec de l’argent qui sort (la dépense publique) et de l’argent qui rentre (les prélèvements). Si la dépense publique était efficace, un euro dépensé se traduirait par plus de 1€ de rentrée fiscale supplémentaire. Le ROI de la dépense serait supérieur à 1, et on créerait de la richesse et pas de l’inflation. Mais dans les faits, c’est l’inverse, pourquoi ?

    - Déjà, il est impossible de prévoir finement les conséquences des dépenses publiques sur les rentrées d’impôts, tant le parcours de la monnaie et les mécanismes qui entrent en jeu sont complexe ; contrairement à un investisseur qui peut connaitre finement les taux de rentabilité à court et moyen terme des entreprises dans lesquelles il investit, et ainsi calculer proprement son risque.
    - Mais même sans ça, quand on augmente la dépense publique, cela se traduit par des prélèvement supplémentaires (directs par l’impôt ou indirects par l’inflation) qui se traduisent par des baisses de recettes via l’effet Laffer notamment ! C’est une rétroaction négative !

    Autant de raisons qui prouvent une chose : l’Etat doit être circonscrit à son rôle et à son rôle uniquement, c’est à dire arbitrer la société. On ne demande pas à l’arbitre de marquer des buts. Dans la même logique, on ne demande pas à l’Etat de supplanter les entreprises. Chacun son rôle.

  9. Georges janvier 11, 2012 à 3:25

    Salut à tous,

    Au risque de mettre un gros pavé dans la marre de vos félicitations réciproques sur cette analyse et ce texte fort interessant, je me dois y mettre un B-MOL :) .

    Certes, il y a beaucoup de vrai dans ce que tu dit Yonanda, mais aussi des erreurs, selon moi.Il y a d’autres choses ou l’on devrait dialoguer ensemble aussi pour savoir un peu plus tes sources de ce que tu affirmes mais surtout il y a une enorme erreur dans la conclusion que je dois vous cité :

    "Actuellement, la création monétaire est entre les mains des peuples" : Là, il y a un problème lol :)

    Je pense que cette phrase résume (il y en a d’autres dans le texte) que tu as une vue trop chirurgicale sur ce sujet, voir "carthésienne" même. Je m’explique :

    Donc en disant cela dans ta conclusion, tu es contre les idées et parfois les combats de certains analystes, auteurs, économistes, etc…, que j’estime assez lucide sur le sujet tel que : Antal FEKETE, Pierre Jovanovic, Alain Soral (dans son style assez particuliers oui, je sais), Etiennes Chouard ( et son fameux article 123 de Lisbonne), David Icke, Napoleon et j’arrete là pour la liste…

    Tu retourne dans leur tombe par cette affirmation (en PRENANT TOUT LE CONTEXTE dans lequel tu le place car je ne suis point journaliste à TF1 ;) lol ), tout ceux qui ont voulu laisser perdurer et/ou redonner le pouvoir régalien de battre monnaie à leur peuple tel que : Abraham Lincolm et JFK entre autres, ou les cartels ont pris des risques importants pour que cela soit belle et bien dans leur mains et PAS aux mains des peuples comme tu l’affirmes par une fine orchéstration mentale des faits…

    Les risques que "l’empire" a pris étant par exemple de tuer JFK (Président des USA en 1963 donc du monde presque à l’époque, en résumant pour faire court) devant des millions de (télé)spectateur et demandant des grosses ressources logistiques, médiatiques, militaires et qui permettent aujourd’hui d’avoir quelques preuves suplémentaires ainsi que leurs motivations primordiales de ces banksters ! C’est à dire la domination par l’argent des étas et des peules = battre monnaie = flux monaitaires dans le monde et/ou pays (les vannes de billets FED, BCE, etc…) = taux d’interet aux états et peuples = usures à la bibliques des temps modernes = etc…(tout ce que tu sais economiquement parlant )

    JFK voulait entre autres, comme tu le sais je penses aussi, tuer la FED et ceux qui possedent réellement la monnaie aux USA (et donc dans le monde) et expulser les dirigeants de la FED, les vrais derrière le rideau. Bien sûr, JFK, voulais aussi saboter d’autres plans du cartel et de ‘l’empire’ (comme dirait Soral) tel qu’arreter la guerre du viet nam par exemple…Mais ces volontés aurait disparu 1an ou 2ans après sa NON-réelection potentielle orchetrés par qui nous savons afin de résoudre ces problèmes sérieux que posait JFK mais secondaire tout de même…

    Alors que le decrét 1111 (peut être un ou deux 1 en plus, je ne me rapel plus trop :) ), qui avait pour objectif de tuer la FED et d’éliminer la puissances dominatrices économiques (financiaires aussi) de ces banquiers illégitimes, apatrides (dont on connais les noms today) et ainsi régler les problèmes de dettes !

    Et je dirais même que mettre ce décret signifiait faire sauter LE BEST pilier de l’illuminati production au complet dans leur plan du nouvel ordre mondiale prévu : décret magnifiquement démocratique donc ! Les premiers billets 100% du peuple US commençait à se répandre au US et il y avais urgence pour les fesses des cartels avant que cela soit irréversible (ou TRES TRES compliquer de neutraliser) et se propage aux states, bien sûr dans le monde ensuite…

    Là IL Y AVAIS URGENCE, alerte ROUGE…donc tuant JFK, de façon spectaculaires (car crédibles si visible comme un fou islé, le blabla habituel, CF Lincolm A.) avec des indices et contre-indices d’un complot évident sauf pour les aveugles ou partisant du PLAN, redonnait pleins pouvoir aux iluminati. JFK mort, ils ont tué le pouvoir au peuple US de retrouver leur souveraineté…(l’histoire se répète avec Lincolm Abraham, et bien d’autres leadrers ailleurs…)

    Donc non, a ce que tu analyses globalement :

    "Actuellement, la création monétaire est entre les mains des peuples"

    c’est non seulement faux mais completement huluberluesquement un manque d’analyse holistique de la situation ( comme dirait chichi ;)

    Pour ma conclusion, je ne vois qu’une explication à cette erreur monumentale (sauf si tu a été soudoyer par l’empire, comme agent infiltrant et desinformant les sites alternatifs lol ) c’est que tu es devenu, sur ce sujet : un chirurgien carthésien de l’ordre des medecins et Co….je m’explique en prenant cette image :

    Les chirurgiens, carthésiens et formatés au détails avec précision sont capable de diagnostiquer des cancers du foie ou du coeur par exemple de façon à prendre en considération que l’aspect "physiologique" des patients et oeuvrer dans leur tâches, comprendre avec détermination avec leur vérité limité…là, en effet, tu es très fort…

    Mais, comme tu dois le savoir, sinon je te l’informe, les maladies sont une conséquence de 4 facteurs principaux, parfois imbriquer entre eux :

    1. Le lieu de vie du patient : respirant de l’amiante abondament, mangeant de l’aspartame régulierement et habitant à chernobyl sous des cables à très hautes tensions et travaillant à Fukushima tous les 15 jours…il y a un petit risque que le patient soit malade lol :)

    2. Le plus fréquent pour tous le monde: une maladie "pschyco-somatiques" comme disent les carthésiens et scientifiques un peu ouvert : maladies exprimant une dysharmonie pschyco-émotionnelle importante et/ou longue aboutissant aux corps à réagir par la pression interne et criéer fort !

    3 Un "chemin pris" par le patient qui va à l’encontre des autres possibilités de chemin, plus agréable que l’ame de celui-ci doit et/ou pourrait accomplir au lieu d’aller vers le pire pour lui-même…signal d’alarme "de l’ame"

    4. maladies d’initiations…bien plus ésotériques..passons ce détails…

    Et toi, dans ce que je lis de tes analyses et constates, tu as telement étudier le sujet, tu es un très bon chirurgien qui surement analyse aussi le point 1, de l’économie, mais les points 2, 3…ECONOMIQUEMENT PARLANT, tu as fait une super ommission.

    Questions : As tu perdu ta vision HOLISTIQUE des choses et du monde sur ce sujet ?
    T’es tu noyer dans tes propre recherches cathésienno-économiques et tu n’arrives plus à remonter à la surface ?
    Te complairais tu dans cette vision chirurgical ? et pourquoi donc ?

    Je te laisse (vous laisse, si mon message ne sera point censuré ) méditer sur ce texte qui m’a fait du bien d’exprimer même si peu le liront !

    Merci

    COEURdialement

    UMPS: le texte étant long et j’ai pas le temps, je vous pris d’agréer mes excuses volontaires ou non des fotes d’ortografes, bien à vous ;)

    • yoananda janvier 11, 2012 à 11:12

      Il y a un objet devant nous : je dis il est blanc. Tu dis "tu te trompes, cet objet est carré".
      Que puis-je répondre ?

      • valuebreak janvier 16, 2012 à 10:59

        trop gentil Yoananda.

        l’ami Georges n’a pas vu un carré, il a vu un parallélépipède à quatre côtés égaux assortis de quatre angles égaux, chacun d’entre eux présentant une symétrie alterne vis à vis de ll’angle immédiatement opposé ..

        curieusement quand j’explique à mes relations que la dette c’est nous tous (si si vous aussi les retraités : à crédit, les remboursés de la sécu : à crédit, les émargents de la fonction publique : à crédit, les possesseurs d’un pavillon de banlieue : à crédit, les amateurs de voiture défalquée d’un prime écolo : à crédit …) curieusement donc, les regards s’orientent à l’oblique, les épaules s’affaissent, les cerveaux se crispent sous l’effort … et trois secondes plus tard surgit la réponse : "ben non, ce carré est noir " …

      • yoananda janvier 16, 2012 à 1:07

        lol valuebreak,
        oui c’est plus facile de trouver un bouc émissaire que de se remettre en cause.
        Ceci dit, le "parasitisme" est une réalité aussi : http://criseusa.blog.lemonde.fr/2012/01/11/les-rivalites-patrimoniales-les-mecanismes-de-creusement-des-inegalites-aux-usa/

        Il y a un mécanisme de prédation capitaliste qui existe, et est permis par l’héritage/intérêt. Une pyramide de ponzi est cachée à l’intérieur du système "dette". Et le soucis, comme parfois pour les parasite, c’est que pour le déloger on doit tuer son ôte.

        Cependant, rien ne nous oblige a nous endetter via les banques dans l’absolu. On pourrait se faire des prêts entre nous par exemple ! lol

    • yoananda janvier 11, 2012 à 11:30

      Tu dis que ce n’est pas dans le peuple qu’est la création monétaire ?
      95% de la masse monétaire actuelle est de l’argent dette.
      D’après toi, que se passerait-il si les gens arrêtaient d’emprunter ?
      N’est-ce pas la preuve, par la simple évidence même de ce que j’affirme ?

  10. Camille janvier 12, 2012 à 12:02

    Pétard de Schnock, si vous n’arrivez pas à vous mettre d’accord entre vous, comment voulez-vous que je m’y retrouve, avec mon certificat d’études et mon CAP d’employée de bureau (qui a triché lors de l’examen de compta, car elle a horreur des chiffres).

  11. Camille janvier 12, 2012 à 12:05

    Au fait Georges, tu as fait moins de fautes que sur le billet sur le 777……, bravo, je te donne un A.
    Continue comme ça, bientôt tu auras un AAA.

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  13. georges janvier 21, 2012 à 7:12

    Merci d’avance pour le AAA ! qui risque aussi d’être dégradé…

    Ok, pour votre analyse de la vision du cérré ou parallepipède blanc ou noire…mais si on prends la base…l’origine des choses basiquement : A quoi sert la monnaie depuis la nuit des temps (connu :) ) …peut être qu’ici nous aurions une réponse claire et simple des choses même pour les gens sans diplome ou presque…au lieu de retourner le cerveau comme des gars sortie de mat sup, mat spé…ou encore tous ces enarques (passant à la TV) qui tournent en rond les problèmatiques en prenant toujours des aspects PARTIELLES des choses et jamais les fondements

    Pour Camille surtout ;) et les craks de science po économique :

    La monnaie = UN moyen d’échange entre individu et/ou organsime (banque- etat- etc…) pour vivre en société sans troc…

    Donc celui (ou ceux) qui controlent la monnaie (nombres et débits de monnaie) controlent ce qui suit comme égalité, indirectement ou directement …apres les credits, les dettes, et autres détails, etc…ce ne sont que les fameuses masturbations mentales que l’on peux s’amuser à faire (et pour ma part, perdre son temps…)

    Mais si on a besoin d’alimenter son mentale, en effet, c’est géniale ! mais pour certain qui cherche la racine de la problematique ( MOI par exemple )…cela peut être pertubant, voir érronné…car patiellement vrai…

    Comme dirait Napoleon 1er: La main de celui qui donne sera toujours dominante à la main (des états, organisme, individu) qui reçoit (la citation étant remanier par moi-même…lol)

    Si illuminati donne, distribue, ILS decident et le peuple, les états suivent…pour faire plus simple, SI illuminati corporation coupe le robinet, tu aura beau allez demander de l’argent à la banque, tu recevra un peu pret RIEN, à un moment donné quand le robinet sera a sec de goute d’eau..

    Me trompes je la dessus ? Ou suis je encore en train de voir un triangle isocele :)

    biz à vous

    UMPS: j’ai gagner un autre A, ou vous me dégrader lol ?

    • gidmoz janvier 21, 2012 à 8:05

      @georges @Camille
      La monnaie est un bien qui permet trois utilisations :
      1. Ce bien garde sa valeur longtemps. Par exemple, l’or garde la même valeur longtemps. Un euro garde sa valeur assez longtemps. Un litre de lait frais serait une mauvaise monnaie. En effet, après deux jours, il a perdu sa valeur.
      2. Ce bien est pratique à échanger. Une pièce d’or est pratique à échanger. Une pièce de un euro est pratique à échanger. Un lingot d’une tonne d’acier ne serait pas pratique à échanger.
      3. Ce bien est divisible en petites parties. Une certaine quantité mesurable de ce bien peut être échangée séparément. On peut échange un gramme d’or ou dix kilo d’or. L’or est un bien divisible. Mais une vache n’est pas divisible.

      Plus un bien économique permet ces trois utilisations, meilleure sera la monnaie. Aucune monnaie n’est parfaite. La tête de bétail, boeuf par exemple, fut une monnaie importante dans l’antiquité. le mot latin "pecus" signifie "bétail", mot qui a donné "pécule", ou "pécuniaire". Mais une tête de bétail est une monnaie imparfaite, car cette monnaie est réservée aux échanges de grande valeur. Elle n’est pas adaptée aux échanges de faible valeur.

      L’or fut une bonne monnaie. L’euro est une bonne monnaie selon ces trois critères.

      De nombreux biens économiques peuvent servir de "bien intermédiaire des échanges". Un tel bien dont on se sert pour les échanges dans une communauté est appelée "monnaie". Ainsi, dans un camp de prisonniers, on a souvent constaté que les cigarettes deviennent rapidement une monnaie d’échange.

  14. Camille janvier 22, 2012 à 8:20

    Georges, gidmoz, merci pour toutes ces explications.
    Georges, toujours pas de A en plus.
    gidmoz, j’aime pas l’or…….eh, j’suis un cas moi.
    Il est certain que la monnaie est pratique, mais il faut bien faire les comptes. Dans mon coin, on est en train de discuter "monnaies locales" ; Philippe Derudder est venu nous faire une conférence en 2010 : http://www.aises-fr.org/
    C’est un ancien entrepreneur français, qui a tout plaqué lorsqu’il a vu le travail sur les docks en Chine, et les dégâts de la mondialisation. http://owni.fr/2011/02/11/application-bd-monnaie-alternative-une-solution-cash/
    Il me semble qu’il a parlé de cette loi de 1973.

    Bonne soirée, et bonne semaine pour ceux qui bossent.

  15. gidmoz janvier 23, 2012 à 10:25

    @Camille,
    Vous dites que vous n’aimez pas l’or. Seuls 10% des prisonniers fumaient. Et pourtant, dans les camps de prisonniers, tous utilisaient la cigarette comme monnaie d’échange. De même, si 10% des gens aiment l’or, ce faible pourcentage suffit pour que l’or soit une bonne monnaie. Même si vous m’aimez pas l’or, vous pouvez l’utiliser comme monnaie. En effet, vous savez qu’il existe des amateurs d’or en grand nombre. Et ces amateurs d’or vous achèteront votre or contre d’autres marchandises.

    • Meng Hu mars 11, 2012 à 11:35

      "De même, si 10% des gens aiment l’or, ce faible pourcentage suffit pour que l’or soit une bonne monnaie."

      Non. Une "bonne" monnaie est une monnaie dont les qualités sont reconnues par la majorité des individus, de sorte que cette monnaie est utilisée par la presque totalité des individus, et non par seulement 10% car cela voudrait dire que la majorité des individus ne reconnaissent pas les qualités de ce bien (càd, la chose utilisée en tant que monnaie) ce qui veut dire que cette monnaie n’est pas fiable pour les transactions en général. Généralement, la monnaie est un bien durable, difficile à contrefaire (qui est aussi l’oeuvre de l’orfèvre et de la concurrence sur le "marché" la frappe), et dont la valeur est stable.

  16. Camille janvier 23, 2012 à 6:15

    @ gidmoz,
    En effet, il n’y a jamais eu autant d’acheteurs d’or ; j’ai même été contactée par téléphone et j’ai répondu : "pas de pot, je n’aime pas l’or."
    Par contre je suis une prisonnière….sniff, sniff.
    Mais j’ai compris gidmoz…..je plaisante tout simplement.

    J’ai une voisine qui en a plein les doigts, les bras et autour du cou……on dirait Liliane B.

  17. gidmoz janvier 23, 2012 à 7:08

    @Camille
    La valeur de l’or provient des usages non monétaires de l’or. C’est à dire la joaillerie et l’industrie. Ainsi votre voisine aime les bijoux en or. La demande d’or purement monétaire provient de gens qui n’aiment pas l’or pour lui-même, mais comme une quasi-monnaie.

    Un monopole étatique de la monnaie est tout aussi absurde que le serait un monopole étatique de la fabrication des chaussures. La seule cause des dysfonctionnements répétés du système monétaire est le monopole étatique de la monnaie. Le free banking, c’est à dire la dénationalisation des monnaies est nécessaire.

    Le gout actuel pour l’or provient directement d’une crainte pour la valeur des monnaies étatiques. Beaucoup craignent que ces monnaies perdent une partie de leur valeur. Alors ils achètent de l’or. A mon avis, l’or est la pire des monnaies envisageables, car la demande monétaire excède beaucoup la demande naturelle en joaillerie et en industrie. Un écrasement de la valeur de l’or est certain dans un certain délai. Tout dépend de la durée de cette mode passagère de l’or.

    Certains économistes pensent qu’une bonne monnaie serait fondée sur un panier de biens de consommations, ou sur un panier de commodities. Ainsi, chaque unité monétaire représenterait des vraies marchandises produites avec du travail et des investissements. Et dans de nombreux secteurs de l’activité humaine. Un tel panier suit d’assez près les prix réels moyens des indices de prix. A condition d’en exclure l’or. Un tel panier de biens est, amha, un des bons choix possible pour fonder une nouvelle monnaie. A condition que l’Etat cesse de créer ou de contrôler la monnaie, qu’il cesse de se mêler de monnaie.

    • yoananda janvier 23, 2012 à 10:56

      Mais alors que répondre a l’argument "la mauvaise monnaie chasse la bonne monnaie" ?
      C’est un peu ça qui oblige a l’intervention de l’état au final, le fait que c’est la mauvaise monnaie qui finit par s’imposer.
      Non ?

      • gidmoz janvier 24, 2012 à 8:38

        @yoananda
        Au 16e siècle, le financier Gresham avait dit "la bonne monnaie chasse la bonne". C’est la "loi de Gresham". Cette "loi" traduit le dysfonctionnement du "cours forcé" de deux monnaies différentes, et ayant entre elles deux, un "cours forcé". L’État décrète le "cours forcé" d’une monnaie lorsque nul n’a le droit de refuser le paiement avec cette monnaie.

        Par exemple, le bimétallisme consiste à ce que l’État impose la circulation de pièces en or et de pièces en argent. L’État décrète que la pièce d’or vaut cinq fois plus que la pièce d’argent. Lorsque le cours de l’or monte, chacun préfère posséder une pièce d’or plutôt que cinq pièce d’argent. La "vraie" valeur d’une pièce d’or devient alors supérieure à la valeur de cinq pièces d’argent.

        Ainsi, chacun préfère payer avec les pièces d’argent pour garder les pièces d’or. Ainsi, ce sont les pièces d’argent qui "circulent, car personne ne souhaite les conserver. Mais l’État, par le "cours forcé", interdit au vendeur de les refuser. C’est ainsi qu’il faut comprendre "la mauvaise monnaie chasse la bonne".

      • Meng Hu mars 11, 2012 à 11:42

        Gdm, vous confondez une nouvelle fois cours forcé et cours légal. Le cours forcé ne déclenche pas la loi de Gresham, puisqu’il s’agit "simplement" de supprimer la convertibilité. C’est le cours légal qui déclenche la loi de Gresham, lorsque le gouvernement fixe le prix de la monnaie, et donc son taux de change. Cela empêche les individus d’évaluer la valeur intrinsèque de la monnaie. Si le gouvernement indique que 1 x vaut 2 y alors x sera produit à l’infini, car le cours légal indique que 1 x "doit" valoir 2 y. Sans le cours légal, la multiplication des x diminuera leur valeur, et personne n’acceptera x sauf si le taux de change de x ne soit dévalué.
        Cette loi de Gresham a parfaitement été démystifiée par Guido Hulsmann : “The Ethics of Money Production”, chapitre 10 “Legal-Tender Laws”.

  18. Camille janvier 23, 2012 à 8:22

    @ gidmoz,
    Il me semble que la Chine voulait un tel panier, non ?

    Oui ma voisine aime les bijoux, les sacs de marques, mais hier soir je lui ai demandé si elle voulait des mandarines bio, que nous faisions venir de Corse par le biais de l’AMAP, réponse : "c’est trop cher pour moi, je ne peux pas….. !"

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  20. Meng Hu mars 12, 2012 à 12:35

    Pour en revenir à ce billet, je voudrais réagir sur le fait que le pouvoir de création monétaire serait soi-disant "entre nos mains" (je suppose que cela signifie "par le privé").
    Cela ne serait le cas qu’à la seule condition que l’émission de monnaie secondaire ne soit pas monopolisée.
    Selgin en a parlé dans son Theory of Free Banking (chapitre 9).
    La fameux run bancaire selon le modèle Diamond-Dybvig. En raison de l’asymétrie d’information, les individus ne savent pas quelle banque est solide, laquelle ne l’est pas. Lorsqu’une grande entreprise fait faillite, les gens peuvent craindre pour la fiabilité de leur banque, et donc avoir la volonté de "tester" leur banque : ils vont donc retirer massivement leurs fonds par sécurité. C’est ce qu’ils appellent des paniques aléatoires.
    Mais Selgin pulvérise ce mythe au chapitre 9.
    Si la concurrence d’émission de billet est autorisée, càd non monopolisée par la banque centrale ou une quelconque banque privilégiée à charte, lorsque la solvabilité d’une banque est menacée disons à cause d’une faillite d’entreprise, les brokers dévaluent le billet de ladite banque. Son prix relatif (càd sa valeur par rapport à la valeur des autres billets) va décliner, et les individus n’auront pas d’incitation à créer des paniques aléatoires, d’autant qu’à une époque, des journaux financiers publiaient les taux de changes pour chaque billet de banque.
    C’est pourquoi, l’émission de billets monopolisée par la banque centrale empêche de révéler ces prix relatifs, puisqu’il n’existe pas de concurrence dans l’émission de billets.

    Le problème de la régulation et du monopole n’est pas seulement la crainte de l’inflation incontrôlée, et de la mauvaise monnaie (voir le cours légal), mais aussi des crises bancaires.

    Je pense également que l’histoire a montré que le gouvernement ne savait pas gérer la monnaie, et que par conséquent nous ne devons pas lui confier le droit de battre monnaie. Une époque en Angleterre où monnaie privée et monnaie publique avait cours, les individus préféraient les monnaies privées, car les monnaies fabriquées par le gouvernement étaient de mauvaise qualité, et souvent contrefaites. Le gouvernement était alors obligé d’interdire la frappe privée. Mais c’est une histoire peu connue par les gens en général, et même par la plupart des économistes.

    • gidmoz mars 12, 2012 à 2:39

      @Meng Hu
      J’aime bien l’argument de Selgin pour "pulvériser" les critiques d’un bank run en free banking. Mais le scénario de Selgin n’est pas le seul. D’autres réfutations sont possibles pour amoindrir la crainte d’une perte qui serait subie par les utilisateurs de monnaie dans un bank run.

      En free banking, une monnaie est un promesse commerciale, c’est à dire un "contrat unilatéral". Le promettant est la banque. Le bénéficiaire est le possesseur de l’unité monétaire. Billet, pièce, ou enregistrement comptable. Or ce contrat commercial stipule nécessairement le nom d’un tribunal qui sera compétent pour tout litige. Ce contrat stipule aussi nécessairement la procédure exacte à mettre en oeuvre dans le cas ou la banque ne peut pas livrer aussitôt ce qu’elle avait promis. Le contrat peut aussi être plus précis et stipuler ce qui se passe exactement en cas de bank run.

      Ainsi, chaque banque choisi comment sera géré sa monnaie en cas de difficulté. Chaque banque choisit comment ses comptes seront vérifiées. Elle choisit aussi comment les rapports des audits externes seront publiés. Tout cela fait aussi partie intégrante du contrat d’émission monétaire.

      Parmi les stratégies possibles en cas de bankrun, le contrat de monnaie peut stipuler que la monnaie est cotée par un marché et que cette valeur de marché s’impose alors. Mais une autre banque pourra proposer un système analogue au surbooking des avions. Chaque usager sera servi entièrement, mais seulement lorsque l’or sera disponible. En attendant que la banque verse cet or, la banque verse à chaque utilisateur un intérêt de retard. Du moins dans le cas, ou la banque aurait choisit de verser de l’or contre ses billets.

      • Meng Hu mars 13, 2012 à 10:46

        C’est vrai, mais Selgin le sait aussi. Après tout, c’est Selgin et White (Dowd aussi) qui ont rapporté cette pratique écossaise des "option clauses". Mais ce qu’il dit est que la concurrence de l’émission de billet suffira amplement à prévenir les bank run aléatoires. Il parle aussi dans son livre (chapitre 9) du système de garanties croisées (une banque A garantit la banque B, qui garantit la banque C, etc), et du système de garantie des dépôts géré par des fonds privés, empêchant alors des phénomènes d’aléa moral. Tous ces "outils" renforcent davantage la stabilité des banques libres.

      • yoananda mars 13, 2012 à 11:31

        http://auxinfosdunain.blogspot.com/2012/03/le-ltro-le-moyen-que-la-bce-trouve-pour.html
        Un post intéressant de ZeroHedge sur le bank run en cours, et comment la banque centrale réagit … en retournant la balle à l’envoyeur, puisque ce sont les pays qui "fuient" qui vont se retrouver à devoir payer plus… ce qui pourrait à moyen terme amplifier le phénomène.
        Ce qui prouve quand même que la bank run a lieu, et qu’il met en danger les banques des pays du sud …
        C’est loin d’être anodin tout ça…
        La situation se dégrade lentement mais sûrement.

      • Meng Hu mars 13, 2012 à 12:59

        Votre lien évoque très clairement l’intervention de la BCE. Je ne vois pas trop où est le rapport avec la banque libre, qui je répète n’a pas montré un seul exemple historique d’instabilité.

      • yoananda mars 13, 2012 à 3:03

        Le lien n’est pas direct, il s’agit de mettre en relief la stratégie de la banque monopolistique face à un bank run …
        ce qui pose la question suivante : est-il possible de lutter contre la quand centrale ? qui seront les perdants ? quelle serait la différence de résultat avec le free banking ? (j’avoue je n’ai pas encore pris le temps de bien penser aux différences).

    • yoananda mars 12, 2012 à 6:06

      La création monétaire se fait via : la monnaie banque centrale (fiduciaire) et la monnaie banque secondaire (scripturale) et aujourd’hui, un tout petit peu via internet (Paypal / facebook credit / google wallet).
      En première approximation on peut considérer que c’est un monopole des banques secondaires (la monnaie banque centrale est de moins en moins utilisée et amenée a disparaître à terme).
      Les banques (secondaires) sont aujourd’hui toutes reliées entre elles au point qu’elles ne forment plus qu’une seule grosse entité, a cause des prêts interbancaires notamment, qui les rendent dépendante les unes des autres.
      Cela étant dit, de mon point de vue, monopole ou pas, c’est encore nous qui décidons de faire un crédit ou pas, un emprunt à la consommation ou pas, . Et à ce titre, c’est "nous" qui sommes au manettes…
      Si ce système perdure, c’est parce que nous l’utilisons massivement sans nous poser de question.

      Mais je reconnais que dans la pratique, via les taux banque centrale, et via la propagande publicitaire, et l’entretient de l’ignorance, ce sont quelques têtes pensantes qui commandent tout ça.

      Je serais très intéressé d’en savoir plus sur les monnaies privée anglaises qui ont excitées … et sur leur conséquences économiques. Il me semble que bon nombre de nos problèmes économiques remontent tous à la même source : les banques centrales.

    • gidmoz mars 12, 2012 à 10:06

      @Meng Hu
      En free banking, chaque billet de banque est une promesse commerciale de la banque. cette promesse, ce contrat est entièrement défini par le contrat d’émission monétaire. Ce contrat stipule les obligations de la banque ainsi que les conditions exactes d’exécution de ces obligations.

      Une des clauses de contrat d’émission monétaire stipule le comportement de la banque en cas de difficulté à livrer ce que la banque doit au porteur de billet. Par exemple, la banque peut prévoir une formule analogue au surbooking des places d’avions. Le usager est remboursé de l’or dès que les emprunteurs remboursent à la banque. Et la banque verse à l’usager un intérêt de retard.

      Prenons, par exemple, le cas d’une banque qui promet de verser 1 gramme d’or contre chaque billet, contre chaque unité monétaire émise. Le cours de cette monnaie est forcée à un gramme d’or par la garantie de conversion donnée par la banque émettrice. Un marché d’échange entre les devises indiquera donc un cours de cette monnaie équivalente aux autres devises promettant un gramme d’or.

      Vous citez le scénario de Selgin d’une monnaie en difficulté temporaire de livraison d’or. Le cours de cette monnaie sur le marché des devises deviendra alors inférieur à la valeur nominale du billet. Cette différence de cours découragera l’utilisation de cette devise. A fortiori, aucun emprunteur n’empruntera cette monnaie pendant la période de difficulté de la banque.

      La banque émettrice de cette monnaie subira alors une sorte d’hibernation temporaire de son activité. La banque attendra que l’arrivée de liquidités lui permette de rembourser l’or promis. On peut imaginer une procédure d’attribution d’or aux utilisateur proche du surbooking des places d’avion. Puis, la banque reprendra son activité normale.

  21. Meng Hu mars 12, 2012 à 7:01

    Je n’ai toujours pas commencé à lire (seulement feuilleté) l’ouvrage de Selgin que j’ai pourtant acquis il y a pas mal de mois : Good Money. J’écrirais là-dessus quand j’aurai lu le bouquin : il parle en long et en large de l’épisode des monnaies privées en Angleterre.
    Mais la source du problème n’est pas réellement la banque centrale. Il n’y avait pas de banques centrales au 19ème siècle, mais il y eut des crises, parce que les banques étaient extrêmement régulées. Interdiction des succursales, fragilisant le système bancaire, limitation de l’émission de billet à 1 ou 2 banques à charte (càd des quasi-banques centrales), mais le pire, c’est le cours légal. Il y en a toujours eu. A ma connaissance, c’est la pire réglementation monétaire qui ait jamais existé : car l’origine même de l’inflation, c’est bien le cours légal.

    "Cela étant dit, de mon point de vue, monopole ou pas, c’est encore nous qui décidons de faire un crédit ou pas, un emprunt à la consommation ou pas, . Et à ce titre, c’est “nous” qui sommes au manettes…"

    Ce n’est pas comme ça que je vois les choses. Car les individus ne décident pas quels billets de quelle banque ils souhaitent discriminer et-ou utiliser comme moyen de paiements. Tout le monde est obligé de payer et de recevoir les billets à cours légal fabriqués par les banques centrales. Et personne n’a le droit de refuser les billets banques centrales à leur valeur faciale même si sa valeur intrinsèque a diminué. Dans une réelle concurrence bancaire, les individus auraient le droit de choisir avec quel billet payer, et de refuser tel ou tel billet à sa valeur faciale si ce billet en question a connu une décote sur le marché.

    • yoananda mars 12, 2012 à 7:53

      Certes, mais je parlais plutôt de la monnaie scripturale ! Personne n’est obligé de prendre un crédit par contre. Et dans l’absolu, rien ne nous empêche d’utiliser de l’or ou des cigarettes ou du blé comme moyen d’échange, non ?

      Quelle serait la monnaie idéale dans ce cas ? une concurrence entre plusieurs d’entre elles ?

    • Meng Hu mars 12, 2012 à 8:46

      "Quelle serait la monnaie idéale dans ce cas ? une concurrence entre plusieurs d’entre elles ?"

      Parfaitement.
      Par contre, même la concurrence concernant la monnaie scripturale n’est d’aucun secours si l’émission de billet reste monopolisée. Selgin (chap 8) a expliqué pourquoi : les dépôts et les billets n’ont pas le même niveau d’acceptabilité dans le commerce. Les billets ont un niveau d’acceptabilité supérieur. Si les billets sont monopolisés, l’interconvertibilité dépôt-billet n’est plus parfaitement assurée. Et selon les saisons de l’année, la demande relative de billet (par rapport aux dépôts) peut augmenter. Si les banques ne peuvent pas assurer cette interconvertibilité, les individus sont tentés de provoquer un run. Ou les banques qui tentent de convertir les dépôts en billets ne pourront le faire qu’en asséchant leurs réserves bancaires. Elles se mettront alors en danger rien qu’en essayant de satisfaire cette demande relative pour les billets.

      On pourrait utiliser d’autres monnaies alternatives, et il me semble que vous êtes complètement partant pour cette idée, mais ce n’est pas possible actuellement. Quand une monnaie, ici, le billet banque centrale, a cours légal, cela signifie que même si cette monnaie perd de sa valeur (intrinsèque), chacun est obligé de l’échanger à sa valeur faciale. Et donc toutes les autres monnaies ne seront jamais utilisées, car tandis qu’elles gardent toute leur valeur (car on suppose que ce sont de "bonnes" monnaies), les billets dévalués des banques centrales continueront à circuler à leur valeur faciale.

  22. Phil mai 14, 2012 à 11:34

    Le gros problème dans tout ce que vous dites, c’est qu’aujourd’hui, la monaie est "créée" par les banques et même si ce que tu dis est vrai, la création monétaire est faite via le crédit, cela dit, je n’ai aucune confiance dans ce systeme banquaire et de plus, la grosse différence c’est que ces banquiers ne sont pas élus par le peuple….
    Maintenant le fait d’avoir ou non de bons politiques, c’est une autre question qui pourrait être revue aussi, car notre systeme d’élection est sans doute perverti lui aussi, on peut se demander si la politique est seulement l’affaire de "professionnels" une bonne question????
    Et ne pas s’étonner si au bout du processuce électoral on se retrouve à choisir entre un OUI ou alors un OUI à la constitution de l’europe.
    Petit rappel, le peuple lui avait dit NON à 55%

  23. Camille mai 16, 2012 à 12:19

    De toute façon, même la Banque de France était une banque…….privée :

    Voilà ce que pense JL Mélenchon de la dette de la France, face à un Attali bien silencieux :
    http://www.dailymotion.com/video/xdvbg8_la-france-et-ca-dette-par-jean-luc_news

  24. Meng Hu mai 16, 2012 à 1:46

    Banque de France, une banque privée ? C’est nouveau, ça. Une banque privée est une banque qui ne dispose d’aucun privilège. Si la Banque de France possède le privilège du monopole d’émission et du cours légal (expliqué ici), alors ce n’est pas une banque privée. La Fed possède tous ces privilèges, ce ne peut pas être une banque privée. Seul le gouvernement peut accorder ces privilèges de monopole à une entreprise.

    • yoananda mai 16, 2012 à 1:52

      Très vrai …
      Peut-être qu’on pourrait dire "banque oligarchique".

      • gidmoz mai 16, 2012 à 5:06

        @Yoananda
        Banque oligarchique, de fait. Mais banque étatique, de Droit. Et la Banque Centrale dirige le cartel des banques de second rang. C’est la Banque Centrale qui impose le règlement aux banques de second rang. La monnaie est un monopole étatique. Aucune banque ne dispose du droit d’émettre une monnaie qui ne soit pas équivalente à l’euro. De plus toute banque doit avoir l’accord de la Banque Centrale pour travailler. C’est ainsi que l’Etat a organisé la gestion du monopole étatique de la monnaie.

  25. chantal74960 mai 16, 2012 à 7:35

    B-LE POUVOIR HISTORIQUE DES BANQUES SUR L’ETAT FRANCAIS
    Les banquiers financent le coup d’Etat de Napoléon
    en échange de la création monétaire privée
    En Europe, on estime l’origine de la Banque moderne au 17e siècle avec la création des premières banques centrales. Sans doute après avoir reçu de l’argent des banquiers, Napoléon Bonaparte (1769-1821) confessait que : « Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. […] L’argent n’a pas de patrie ; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain ». Celui-ci savait ce qu’il disait, car ce sont un ou des banquiers qui avaient financé le coup d’état de Napoléon contre l’acceptation des statuts d’une nouvelle banque qui progressivement se verraient octroyer le monopole de l’émission de la monnaie. Jean-Pierre Collot (1764-1853) est un financier et « aurait prêté 800 000 francs-or pour financer le coup d’Etat de brumaire », et qui deviendra ensuite « directeur de fabrication de la Monnaie de Paris sous la Restauration » (Monnaie de Paris, 2004)[26].
    « Fondée le 13 février 1800, quelques semaines seulement après le coup d’Etat, la Banque de France, société privée par actions dirigée par des régents ». Elle reçoit alors le monopole de l’émission de la monnaie de papier en 1803 (Marseille)[27]. Les 200 membres de son Assemblée générale avaient ainsi le pouvoir de désigner 15 membres du Conseil de régence de la Banque de France (Wolff, 1995)[28].
    Amchel Mayer Rothschild (1743-1812), dont la famille siégeait parmi les régents de la Banque de France et prospérait déjà depuis des dizaines d’années grâce à ses banques privées affirmait ainsi : « donnez-moi le contrôle sur la monnaie d’une nation, et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois ». Thomas Jefferson, le 3e président des Etats-Unis, déclara aussi à ce propos : “ Je crois sincèrement que des institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos privilèges que des armées institutionnelles. Déjà ils ont élevé au sommet une riche aristocratie qui a défié le Gouvernement. Le pouvoir d’émission devrait être pris aux banques et redonné au peuple à qui il appartient” (Jefferson, 1802)[29].

    http://www.liberterre.fr/liberterres/meta-mafia/brugvin.html

    • gidmoz mai 16, 2012 à 8:16

      @chantal74960
      J’ajoute qq précisions à votre compte-rendu sur les origines de la Banque Centrale française. Les actionnaires de la Banque de France était Bonaparte lui-même ainsi que des amis. Bonaparte a donné le monopole de la fabrication des billets de banque à la Banque de France. Les autres banques furent interdites d’émettre des billets.

      En 1804, les soldats cassèrent les imprimeries des autres banques. Elles ne pouvaient donc plus imprimer leurs billets. Il faut bien comprendre que les autres banques étaient furieuses que Bonaparte limite ainsi leur liberté d’entreprendre. Bonaparte donnait ce privilège à la Banque de France afin de pourvoir financer ses guerres.

      De 1797 à 1804, la France était une zone de free banking. Une banque pouvait librement s’établir et émettre ses billets de banques.

  26. Camille mai 16, 2012 à 7:41

    Zut, Chantal74960 c’est mon pseudo Gravatar (avatar), Camille sur ce blog, mais depuis une modification WordPress, ce n’est pas simple, il faut trouver l’astuce.

  27. Camille mai 16, 2012 à 7:56

    Je n’ai regardé que le début.
    http://www.dailymotion.com/video/xc1io5_les-archives-oubliees-le-jeu-de-l-a_news?start=121

    Au fait, dans Nouvel Ordre Mondial, en anglais The new world order, le mot world : si l’on remonte à l’étymologie du mot "eau" il signifie "ewe" (ancien français) et world (le déluge)
    http://mediterraneen.crdp-aix-marseille.fr/mediter1/etymol.htm

    Bon, j’arrête là pour ce soir, déjà que j’ai trouvé plusieurs choses que la neurobiologie est en train de découvrir maintenant, simplement en écoutant, regardant les gens, ça fait beaucoup.

    Yoananda, j’ai des choses à te faire parvenir personnellement.

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