Blog de Yoananda

Petit anti-manuel de la pensée unique, pour lire entre les lignes

Privé de propriété


Je suis tombé un peu par « hasard » sur un article un peu long mais passionnant sur l’évolution de la notion de propriété au cours des ages. Aujourd’hui on est tous tellement habitué à la propriété « privée » qu’on en oublie même que c’est une notion récente et… peut être un peu trompeuse aussi !

La notion de propriété a évoluée en fonction de la nécessité … le plus souvent, mais pas toujours. Dans le récit que j’ai lu j’ai été frappé par certains problèmes anciens qui sont toujours d’une actualité frappante. La « mécanique » humaine semble se reproduire inlassablement, comme la recherche de rentabilité qui est derrière de nombreux événements de nos vies quotidiennes.

Je vais essayer d’en retracer les étapes principales. C’est un texte communiste, parfois exagérément virulent à l’encontre du capitalisme, mais n’en étant pas moins très pertinent.

Pourquoi est-ce important ?

D’abord parce que la propriété privée actuelle finit par nous déposséder en permettant l’explosion des inégalités et la concentration dans une poignée de main d’une masse de plus en plus importante de biens et moyens. Ensuite, parce que, comme cela à été systématiquement le cas au cours de l’histoire, les progrès techniques ont toujours provoqués des bouleversements de la notion de propriété. Avec Internet et les logiciels libres, nous sommes probablement a l’aube d’un tel changement.

La propriété est actuellement le socle qui permet l’accumulation du « capital », avec les intérêts et l’héritage. Ces 3 notions ne vont pas l’une sans l’autre :

  • propriété privée
  • intérêts sur prêt
  • héritage

C eux qui savent « jouer » avec ces « outils » mieux que les autres parviennent à accumuler plus du capital : du pouvoir. Par exemple, les familles qui décident que l’héritage ira au premier né peuvent accumuler et concentrer beaucoup plus de bien que les autres. Le communisme a été une tentative de niveler la propriété (en la noyant dans le collectivisme) tellement désastreuse dans la pratique qu’on en vient à soupçonner si elle n’aurait pas été instrumentalisée à son époque, comme l’Islam de nos jours.

Histoire de la propriété

Propriété commune, la tribu

Au départ (néolithique – avant l’agriculture et la domestication) les humains vivent en tribus. Seule la tribu à du sens, seul, c’est la mort assurée. L’exil était d’ailleurs la pire punition à l’époque, synonyme de mort. En toute logique la propriété n’existe que via la tribu. C’est la tribu qui possède, et en son sein, tout est partagé, maison, nourriture, ustensiles. Pas de propriété = pas de monnaie, ni de vol, ni de crime, au sein de la tribu. Les territoires des tribus sont séparés par de vastes étendues n’appartenant à personne. Par contre entre tribus la violence existe. Ce système a pu être généralisé au Pérou avant l’arrivée des conquistadors qui ont découvert un peuple qui ignorait le chômage, la mendicité, le vol, la prostitution.

Propriété d’usage

Afin d’éviter la consanguinité les tribus séparent les hommes et les femmes, qui s’occupent désormais de tâches différentes. L’homme est guerrier et chasseur, pêcheur, et pour le reste, il glande. Les autres tâches sont au mains des femmes. C’est la qu’apparaît l’embryon de la propriété personnelle à travers la consécration de l’usage. On possède ses armes. Avec le développement de l’agriculture, la terre devient aussi une propriété d’usage (avant l’invention de l’écriture c’est difficile de faire autrement), au nom de la femme.

Avec le développement et l’accumulation de bien qu’introduit l’agriculture se développe le brigandage (du fait de ceux qui en sont resté à la chasse/pèche) et… de l’esclavage ! Le vaincu est l’esclave du vainqueur, car il est alors plus utile de le garder pour travailler aux champs que de le tuer. Mais les butins sont partagés équitablement entre tous, ils restent propriété commune.

Propriété familiale

Le père étant d’une autre tribu (parfois de passage), c’est autour de la mère que s’organise les famille, et c’est la mère qui en est la chef. Alors que la terre reste propriété commune de la tribu, la maison devient progressivement propriété foncière de la mère et de ses héritière. Avec l’accroissement démographique et la sédentarisation et l’appropriation de la maison, la famille matriarcale commence à se séparer de la tribu. Propriété qui fini par être disputée puis confisquée par le père. On passe du matriarcat au patriarcat.

Propriété qui s’étend ensuite, non pas à la terre cultivé, mais aux récoltes. L’usage de la terre devient privé. La propriété reste à la tribu qui en organise l’usage. Une fois les récoltes terminées, la propriété redevient commune, notamment pour le pâturage des bestiaux ! L’enclos n’existe pas. Par contre la maison est la limite ultime de la justice commune. Une fois réfugié chez soi, un criminel en est hors d’atteinte (reste la justice du père) ! Mais petit à petit la terre finit par être associé à la maison, par habitude et répétition. On en arrive à la propriété privée. La justice n’apparaît d’ailleurs que pour faire « respecter » par la force la propriété privée !

La monnaie n’existe pas au sein de ces villages autonomes et auto suffisants. Mais un chef de village est désigné (élu pour son habileté) et est seul habilité à faire commerce du superflu avec d’autres village.

Au sein de la propriété commune de famille, le trésor de guerre fut le premier bien à appartenir individuellement. Provoquant déséquilibre au sein des familles, et des villages.

Les métiers tendent à se spécialiser et à se transmettre de père en fils, créant ainsi des artisans et des castes.

Propriété féodale

Les villages grandissent, formant des villes au lieu d’intersection des cours d’eau et voies de transport. On voit apparaître avec la spécialisation des métiers, la sédentarisation, et la croissance démographique différentes couches sociales.

  • les villages deviennent des villes. Les premier résidents et leurs héritiers sont les seuls a pouvoir jouir des terres. Les nouveaux (artisans) étant assimilés difficilement. Les anciens deviennent une aristocratie grâce à ces privilèges séculier.
  • les artisans s’organisent alors en corporations afin d’être moins défavorisés
  • les villages, soumis au pillages incessants des barbares demandent à l’un des leurs d’organiser la défense. Ils lui versent un impôt afin que ce dernier puisse se consacrer uniquement à la guerre. A la longue et par héritage successif de cette lourde tâche, la personne désignée pour la corvée devient le seigneur, garant de la sécurité des terres, aux prix de privilèges de plus en plus nombreux, mais décidés collectivement, démocratiquement.

La noblesse ainsi constituée fini par stopper les attaques. Les nobles dont la seule occupation était la guerre finirent par s’attaquer entre eux. Au point de former des territoires de plus en vastes et de se regrouper de manière hiérarchiques jusqu’à l’apparition du Roi. Roi qui fini par stabiliser le royaume. Les seigneurs ne servant plus à rien devinrent des courtisans, des « nobles », parasites de plus en plus agressifs envers ceux qu’ils étaient censés protéger. Créant ainsi les germes de leur propre destruction à venir (via la révolution de 1789). Je pense qu’on pourrait faire un parallèle tout à fait d’actualité si on se souvient que beaucoup des membres des services secrets se sont reconvertit dans la finance suite à la chute du mur de Berlin !

Propriété bourgeoise

Avec l’artisanat, la croissance de la population et la production, les progrès techniques, nais progressivement le commerce. Du commerce et de la nécessité d’avances pour les salaires ou les matières premières naissent les premières accumulations de « capital » (au sens marxiste). La manufacture spécialise non plus les métiers, mais les tâches, avilissant le travail lui même. Dans les corporations l’innovation est interdite pour ne pas donner d’avantage à un concurrent. Tout est très réglementé (ça ne vous rappelle rien ? HADOPI par exemple pour interdire l’innovation du partage sur le net).

La réforme du droit de propriété de la culture (aboutissement de la révolution de 1789), qui autorise l’enclos permet d’essors de l’innovation (impossible d’innover si les bestiaux viennent tout saccager une fois les récoltes faites). Mettant fin a des siècles d’immobilisme, permettant de nourrir plus de monde, qui se retrouvent a aller travailler dans les usines naissantes en ville, augmentant l’essor du commerce (notamment avec l’ouverture de nouvelles voies de navigation vers les indes ou l’Amérique). Du coup il faut aussi utiliser de plus en plus d’engrais (le guano) pour pallier à l’épuisement de la terre nourricière (la révolution verte des années 50 n’étant finalement qu’une continuation).

La machine prends progressivement le relais des hommes, permettant de mettre fin à l’esclavage. L’industrie se développe, et avec elle le commerce et la finance. Créant de fait une nouvelle aristocratie : la bourgeoisie.

La révolution met fin aux privilèges de l’aristocratie féodale, en principe au profit des paysans, qui se retrouvent finalement lésés : le droit de pâture leur est enlevé, et avec la financiarisation croissance, l’impôt qui leur est demandé devient une rente monétaire fixe, et non plus un pourcentage des récoltes. Ce qui les pousse inexorablement à s’endetter en cas mauvaises récoltes. L’endettement progressif permet l’appropriation par les bourgeois des terrains et au final leur concentration. Ce qui libère la « puissance de frappe » des commerçant, permettant aussi modernisation grâces aux moyens dont ne disposaient pas les paysans (mécanisation).

Conclusion : Les paysans se sont fait habilement spolier leur révolution par les bourgeois. Le démantèlement des états qui suivra plus tard avec la vague de libéralisme n’est finalement que l’aboutissement de cette logique commerciale.

Propriété industrielle

Avec le développement du commerce, de l’or, de la spéculation, de l’industrie et de la finance, nous parvenons à une nouvelle forme de propriété collective, un peu comme au début avec les tribus, mais d’une manière un peu plus complexe. Une société appartient collectivement (avec des droits et des devoirs différents selon chacun) aux employés, patrons, actionnaires. Ces sociétés peuvent (et sont) éclatés sur plusieurs territoires et regroupent plusieurs métiers/spécialités en leur sein, un peu à la manière d’une corporation communiste d’ailleurs.

La finance développe le prêt avec intérêt et les moyens de sécuriser l’investissement : ainsi est créé la dette publique (d’abord en 1522, par le chancelier Duprat, puis elle fût établie définitivement par la révolution de 1789) afin de minimiser le risque. L’état garantissant le remboursement perpétuel du prêt. Le prêt passe ainsi du métier hautement réprouvé et risqué à un statut de plus en plus honorable. Les croisades les ayant d’ailleurs déjà rendu indispensables. L’état à cause des guerres et des dettes se mit à rembourser en vendant les biens publics (ce n’est donc pas nouveau). C’est ainsi que naquit la dynastie Rothschild en 1815.

Avec l’élimination du risque, la finance elle même se réforme en créant la mutualisation du crédit : les disciples de Saint Simon créèrent le crédit mobilier qui s’opposât a la banque de France des Rothschild qui ne travaillait qu’avec ses propres capitaux. Nous avons la naissance, à la fois des banques centrales et des banques privées.

La concentration des moyens et des pouvoirs aidant, la presse à été mise sous coupe réglée, ainsi que les politiciens, et pour finir les états et les révolutions, selon la logique imparable consistant à financer les 2 partis d’une guerre : si le vaincu doit payer des charges de réparations, le vainqueur est d’autant plus redevable a ceux qui l’ont aider à gagner !

Le contrôle de l’information se traduit finalement par un contrôle des masses et donc du vote démocratique qui ne peut plus être la représentation de la volonté du peuple, mais seulement celle de l’oligarchie qui seule a les moyens de faire valoir sa vision. Imperceptiblement, sous couvert de liberté et d’équité on se retrouve avec un gouvernement censitaire (ce n’est plus une voie un vote, mais 1 € un vote). Et ce d’autant plus que les politiciens ont d’un coté de moins en moins de pouvoir effectif et de l’autre se cantonnent de plus en plus à un rôle de VRP pour des décisions qui sont prises en amont de la sphère publique.

Parenthèse personnelle : Cela explique pourquoi le capitalisme à financé a la fois les pays libéraux, et leurs ennemis fascistes ou communistes. Chaque révolution ou guerre étant l’occasion de s’accaparer de vastes territoires et/ou ressources, du moment que les banques restaient en place et sous contrôle (ce qui fût toujours le cas, tous ceux ayant tenté de s’extraire du système l’ayant chèrement payé). C’est ainsi que pendant la guerre contre les USA les nazis recevaient toujours des capitaux de Wall Street ainsi que du pétrole américain, ou que la révolution communiste fût elle aussi financée par Wall Street. Évidement, ce n’est pas écrit dans les livres d’histoire !

Révolution du privé ou privé de révolution ?

Jusque la, j’ai essayé de synthétiser le travail de Paul Lafargue sur l’évolution de la propriété :

  1. propriété tribale, sorte de communisme originel ou la propriété est exclusivement collective
  2. propriété familiale d’usage, la propriété étant commune le reste du temps
  3. propriété privée au sein de la propriété féodale
  4. propriété bourgeoise grâce a l’accumulation via l’héritage et la rente
  5. propriété industrielle, nouvelle forme de collectivisme

Chacune ayant donné naissance à la suivante par la force de l’habitude, devenant hérédité, et de la nécessité (soutenir la croissance démographique en limitant le risque et l’effort).

A partir de la, j’entame une réflexion plus personnelle.

La révolution de 1789 apparaissant dans les livres d’histoire comme une révolution populaire ayant donné naissance a la démocratie (le pouvoir du peuple par le peuple pour le peuple) apparaît, au regard du changement effectif de pouvoir opéré, comme une révolution bourgeoise donnant naissance à une oligarchie financière qui s’est mondialisée progressivement.

Finalement, le capitalisme à presque (ou est en train) mis fin totalement à la propriété individuelle dont l’age d’or était une partie du moyen age. Aujourd’hui les impôts et les dettes empêchent l’accession définitive à la propriété et sa transmission dans le temps. A moins de se lancer soi même dans la course effrénée à l’accumulation. Il ne reste quasiment plus qu’une sorte de propriété collective entre les mains d’une oligarchie qui dispose d’un pouvoir sans cesse grandissant de concentration. D’autant plus qu’avec l’avènement du travail mécanique automatisé le travail rapporte de moins en moins que le capital.

Démarrée en France, cette révolution à connu son aboutissement aussi en France, avec la loi de 1973, presque 2 siècles plus tard. Paradoxalement, cette révolution qui voyait la propriété privée comme le socle de la liberté individuelle à fini par produire son exact opposé, tandis que ces libertés sont justement en train de fondre comme neige au soleil.

Finalement l’évolution du capitalisme ressemble de plus en plus à la révolution internationale voulue par le communisme : L’un et l’autre détruisant l’individu, le choix, et la créativité pour les engloutir dans une technocratie robotisée parasitaire.

Contre-révolution

Paradoxalement, c’est au cœur même du capitalisme financier oligarchique, qu’est né l’outil permettant l’avènement de son inverse (le partage, la gratuité, la distribution au lieu de la concentration, le profit, et l’accaparation). Comme dans le symbole du Yin et du Yang : poussé à l’extrême une force engendre son contraire. C’est pour cela qu’il y a un petit point de Yin au coeur du Yang et inversement.

Une contre-révolution semble naître au même moment à travers Internet (naît officiellement en 1990, dont l’ancêtre militaire Arpanet est né en 1969) et les logiciels libres, révolutionnant les notions de commerce et de partage, et donc de propriété. Ne concernant à la base que des « données purement virtuelles » (programme informatique, musique, film, savoir), cette révolution s’étend progressivement à d’autres domaines (financier, monétaire, matériel, savoir faire, loisir, voyage, etc…) :

  • site de co-voiturage, d’auto partage
  • site de finance ou de production (pour des films) collective
  • site d’hébergement chez l’habitant et d’échange d’appartements
  • site de troc, de récupération, de bricolage/fabrication artisanale, recettes de cuisines
  • médecine « aidée », auto diagnostique
  • etc…

Le tout se faisant hors des circuits commerciaux et monétaires traditionnels. L’humain retrouve le goût du partage, de la communauté, de l’innovation, de la créativité, et de la liberté d’échanger et de choisir sans la contrainte d’une force extérieure qui vient lui dicter quoi faire pour assurer la rente de quelques-uns.

Un combat titanesque s’est engagé entre l’ancien paradigme de propriété qui détient aujourd’hui dans des mains centralisées les clés de :

  • l’énergie,
  • l’alimentation,
  • l’habitation,
  • la fabrication,
  • l’information;

et le nouveau paradigme du libre qui élimine la notion de propriété privée chère au communisme, sans pour autant éliminer le mérite personnel et sa rétribution, faisant ainsi la synthèse du meilleur du communisme et du capitalisme.

Beaucoup de Français sont contre le nucléaire mais continuent d’en acheter, alors qu’aujourd’hui on payer des producteurs de renouvelable (Enercoop par exemple). De la même manière, nous pouvons épargner nos sous dans des banques solidaires et « écolos » (NEF par exemple).

De la même manière, on peut utiliser des ordinateurs disposant exclusivement de logiciels libres, et même se faire rembourser Windows (sachant que Ubuntu par exemple est plus facile d’utilisation pour un néophyte que Windows), etc… Les solutions sont la, dans la mesure ou nous somme capable de nous sevrer des anciennes. L’état lui même est devenu une drogue dure pour certains (à travers les aides sociales ou les niches fiscales), comme la TV ou les anxiolytiques.

La manière dont nous dépensons nos sous devient plus importante que le vote que nous déposons dans l’urne.

Internet est notre chance. Les logiciels libres notre opportunité. Ils nous reste peu de temps avant que les lois et les états ne referment la fenêtre. Car Internet pourrait devenir la prison ultime.

(Ajout 28/04/12) A l’inverse de cette évolution vers une nouvelle forme de propriété libre, nous avons l’apparition d’une nouvelle forme de propriété anarcho-capitalo-communiste (oui lol, je sais !) : le projet EuroVegas est tout à fait fascinant et préfigure de la prochaine ou ultime étape de la révolution bourgeoise. Un milliardaire proposes de créer des nombreux emplois a condition que :

  • on lui donne des terres
  • on ne le taxe pas
  • on le laisse faire sa propre justice

Ce n’est que l’aboutissement de la logique capitaliste et elle débouche sur une forme d’anarcho communisme. C’est amusant de voir, comme le montre le symbole du yin et du yang, comme une force poussée a l’extrême peut générer son contraire.

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10 réponses à “Privé de propriété

  1. valuebreak janvier 17, 2012 à 9:42

    vraiment super intéressant ..
    merci Yoananda.

    je charge le Pdf de Lafargue, je lis … et je reviens.

  2. valuebreak janvier 17, 2012 à 9:47

    pendant que j’ y pense ….

    au sujet de la blogosphère, canal libéral d’informations, … quoique susceptible d’être mis sous entraves … sur le blog d’H16, il y avait récemment la mention de la volonté de certains internautes d’organiser une collecte pour louer/acheter un satellite pour échapper à toute surveillance/censure …

  3. Pingback: Revue : “retour au standard or” d’Antal Fekete « Blog de Yoananda

  4. Librairie Fahrenheit 451 janvier 24, 2012 à 2:57

    A lire : Jean-Pierre Gallou « Petit traité utopiste, le monde sera ce que nous en ferons » Editions Ecosociété pour un monde sans argent et l’élimination de la propiété privée lucrative…

    • yoananda janvier 24, 2012 à 6:55

      Pouvez vous nous en dire un peu plus, les idées principales, originales, la ligne directrice, le cursus de l’auteur ?
      Pour ma part un titre de livre et un sujet ne suffit pas à me convaincre de lire.

      • Librairie Fahrenheit 451 janvier 24, 2012 à 7:48

        Depuis la République de Platon jusqu’à l’abbaye de Thèlème de Rabelais, en passant par la société idéale de Thomas More, ou le phalanstère de Fourier, le terme d’utopie s’inscrit dans une longue tradition de pensée. Quand More inventa le genre littéraire de l’utopie, c’était avec l’ambition d’élargir le champ du possible. Pourtant, aujourd’hui, nous avons quitté le champ du possible pour ne garder que la dimension impossible de ce projet ; « utopie » est devenu peu à peu un concept obsolète qui fait fuir ou, au mieux, nous fait rire. Et si nous nous mettions à nouveau à imaginer une société idéale ? Et si nous redonnions au mot « utopie » sa dimension originelle, c’est-à-dire un projet politique ?

        C’est ce que se propose de faire Jean-Pierre Gallou dans ce « Petit traité utopiste », dans lequel il présente son projet pour une nouvelle société. Basée sur l’homme et sur le don, sur la distribution des richesses et le libre-arbitre, cette organisation politique devra avoir un fonctionnement collégial (une démocratie directe et participative) qui permettra la gestion des biens communs. « L’économie sera alors véritablement l’organisation matérielle ayant pour seul objectif la satisfaction humaine, et cela sans aucun décret, ni aucune loi ou planification », écrit l’auteur dont la pensée s’inspire du fonctionnement des logiciels libres et du réseau Internet à ses débuts : « concevoir un système dit ouvert, réaliser les produits les mettant en œuvre et les diffuser gratuitement à qui le voulait. »

        Pas d’État, pas de propriétaire pour réclamer un profit, pas de propriété privée non plus (au sens strict du terme, créatrice de rapports de domination) mais une propriété du droit d’usage et des biens communs à gérer collectivement, pas d’argent mais une société du don et de la coopération, voilà les bases pour imaginer une société idéale. « Le salut ne viendra pas d’un programme, d’une idéologie, d’un maître, mais de la construction par les hommes eux-mêmes de leur maison commune, la société. Le futur n’est pas écrit. Nous allons créer le nôtre. »

        Ingénieur de recherche et autodidacte français, Jean-Pierre GALLOU acheva cet essai en avril 2006. Féru de montagne, il disparaissait tragiquement au cours d’une excursion, un mois plus tard.

        Je rajouterais que c’est très bien écrit et sans démagogie.

        Bonne lecture !

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