Blog de Yoananda

Petit anti-manuel de la pensée unique, pour lire entre les lignes

Sortir du nucléaire ?


Après Fukushima et les actions révélatrices de Greenpeace, la question du nucléaire se pose. Merkel a décidé que l’Allemagne en sortirait.

Le nucléaire en France est vieillissant. Il n’est pas sûr. Il faut savoir que :

  • le virus stuxnet qui a attaqué les centrifugeuses Iraniennes cible du matériel siemens. Matériel qui est utilisé en France. Le code source du virus a "fuité" et s’est retrouvé sur la toile et s’est transformé en "Flame" maintenant. Il peut resurgir a tout moment sous une forme ou une autre. Nos centrales peuvent être attaquées.
  • les sites français ont fait l’objet d’une intrusion informatique qui a durée 2 ans avant d’être détectée.
  • greenpeace a montré par 2 que la sécurité "physique" était une farce
  • il y a eu quelques incidents "bénins" en france
  • la carte des cancers pourrait correspondre a celle de la radioactivité
  • on a déjà atteint le pic uranium de toute manière

Mais surtout le vrai soucis c’est celui du démantèlement. Qui va le faire, et a quel prix ? On nous a vendu de l’électricité pas cher, sans jamais penser au coût futur du démantèlement, et maintenant on nous dit que c’est très compliqué !

Si, comme je le crois, le pic pétrolier et la dépression arrivent, alors nous risquons même de ne plus avoir les moyens matériels de démanteler nos 58 réacteurs nucléaires. Ce qui serait une catastrophe absolue. La radioactivité, on ne rigole pas avec.

Mais d’un autre coté, ce n’est pas si simple.

Aujourd’hui le pays est "bâti" sur le nucléaire. Nombre de logements sont mal isolés, ou se chauffent à l’électrique. Sortir du nucléaire, c’est condamner des millions de gens à la précarité énergétique, et à la mort pour les plus fragiles.

Ensuite, il faut bien comprendre une chose à propos du nucléaire. L’arme nucléaire est la dissuasion ultime. Ceux qui ne l’ont pas ne pâtissent énormément. A moins de faire allégeance a une super puissance, les autres sont "emmerdés", notamment par l’empire américain. Toute l’Amérique du sud par exemple est déstabilisée par l’ingérence américaine qui subventionne guérillas et opposition si le gouvernement ne lui plaît pas, et graisse la patte du dictateur si ce dernier sert leurs intérêts.

Si nous n’avons pas un pays en guérilla permanente, avec des basques ou des corses ou des bretons armés jusqu’au dents par des puissances étrangères, c’est bien parce que nous sommes protégés par l’arme nucléaire.

Il faut être bien conscient que la paix et la stabilité sociale dont nous jouissons nous la devons au armes de dissuasion massives.

Peut-être qu’on peut renoncer au nucléaire civil et garder le militaire, mais j’en suis pas sûr. Toujours est-il qu’à l’époque de De Gaule, les 2 étaient indissociables. On n’aurait pas pu supporter le coût du nucléaire militaire sans le rentabiliser par du civil.

Voila ou nous en sommes.

Donc sortir du nucléaire ?  Je n’ai pas de réponse toute faite. Mais je pense qu’il va quand même falloir sérieusement se poser la question.

Ajout 27/08/12 : pour voir les dégâts que fait une bombe atomique un petit google mashup très bien fait.

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18 Réponses à Sortir du nucléaire ?

  1. John juin 27, 2012 à 4:53

    D’abord merci Yoananda d’aborder ce sujet délicat pour les Français en particulier à cause de la dépendance du nucléaire dans laquelle se trouve le pays.

    Le problème semble tellement gigantesque que peu décident de vraiment en parler. On ne sait pas vraiment comment l’aborder de manière réfléchie et pragmatique si bien que l’ignorance règne.
    Votre nouveau gouvernement a décidé de repousser le problème aux calendes grecques et a promis de ne fermer qu’une centrale pendant le quinquennat Hollande. Un débat national sur le futur du nucléaire va être lancé si on en croit votre président. Cependant, vu les problèmes économiques qui paraissent bien plus urgents à son électorat, j’ai des doutes que ça aille bien loin.

    Je vis dans un pays sans nucléaire (l’Australie) et je ne veux donc pas m’immiscer dans ce débat s’il démarre vraiment chez vous (Oui, je suis bilingue et biculturel, j’ai vécu un tiers de ma vie en France). Ce billet de Yoananda mérite d’être approfondi cependant. Je voudrais donc présenter deux nouveaux angles sur la question avant de me taire pour de bon:
    ————————–

    1. Le démantèlement des centrales existantes et le stockage à long terme des déchets est une tâche immense et très coûteuse. On ne peut l’éviter que si on se résout à voir sur un un ou deux siècle une partie du territoire national devenir inhabitable pour des milliers d’années. On n’est pas bien loin de la fin des ressources en uranium dont le prix grimpe déjà fortement. On ne pourra garder les centrales arrêtées et les dépôts de déchets sous surveillance militaire pendant 100 000 ans. Quelques pays explorent ce qui pourrait être fait. Arte a récemment publié une vidéo sur le problème et certaines solutions en développement: Il est disponible en VOD sur http://www.artevod.com/detailFiche.html?ficheId=4672 ou sur dailymotion à http://www.dailymotion.com/video/xaunz0_dechets-le-cauchemar-du-nucleaire-1_news
    ————————–

    2. Il est peu connu (pour des raisons évidentes) que l’industrie de l’énergie nucléaire avait le choix entre deux filières lors de son développement: la filière uranium et la filière thorium.

    La filière uranium avait des inconvénients: ressources en combustible très limitées, production de grandes quantités de déchets radioactifs, danger de fusion du cœur en cas de perte de contrôle et la possibilité d’échappées de radioactivité dans l’environnement.
    Cependant elle avait deux avantages importants: Elle était de conception plus simple, donc pouvait être développée plus rapidement avec des capitaux initiaux plus faibles. Surtout elle permettait d’enrichir l’uranium en quantité suffisante pour le développement d’un arsenal nucléaire qui paraissait nécessaire aux gouvernements de l’époque. La filière uranium a donc prévalu.

    La filière thorium présentait aussi des inconvénients: sa conception est plus complexe et donc exigeait un développement plus long et des frais de construction des centrales plus élevés. Surtout elle ne favorisait pas le développement d’un arsenal nucléaire, ce qui était vu comme un grand défaut à l’époque.
    Ses avantages ne paraissaient pas aussi importants à l’époque: le combustible (thorium) est considérablement plus abondant et nous en aurions encore pour plus d’un siècle maintenant si nous avions suivi cette filière. Une réaction incontrôlée des réacteurs en cas de désastre naturel ou autre, ou en cas d’erreur humaine n’est pas à craindre, les réacteurs s’arrêtent d’eux-mêmes. La production de déchets radioactifs est absolument minimale comparée à celle de la filière uranium.

    L’impossibilité du développement de l’arme nucléaire à partir de la génération à base de thorium a donc guidé les choix de l’époque. Pour éviter que les populations ne soient tentées par l’absence de risque et la production minimale de déchets on a jeté l’option thorium aux oubliettes.

    Bien sûr beaucoup d’entre vous vont penser que cette histoire de génération nucléaire au thorium est un rêve farfelu (sinon n’est-ce pas, ça se saurait et il y a longtemps qu’on aurait construit des centrales au thorium).

    Les débats basés sur l’ignorance des faits sont navrants. Avant de hausser les épaules et d’aller voir ailleurs, je vous invite à vous renseigner un peu. Vous verrez qu’il y a eu un grand nombre de centrales au thorium expérimentales et même qu’il y a une centrale commerciale en fonctionnement depuis longtemps (en Inde). Vous verrez que la Chine est en train de mettre en place une filière au thorium et qu’à Grenoble, mais oui, on étudie la possibilité d’un système thorium hybride.

    Références:
    sur le journal britannique "The Telegraph", à http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/8393984/Safe-nuclear-does-exist-and-China-is-leading-the-way-with-thorium.html
    sur le Journal du CNRS, à http://www2.cnrs.fr/journal/736.htm
    sur wikipedia en anglais: http://en.wikipedia.org/wiki/Thorium_fuel_cycle
    ————————–

    • John juin 27, 2012 à 5:00

      Yoananda, pas moyen de modifier son propre texte chez toi, mais je vois une coquille qui me fait hurler. Peux-tu remplacer "calanques" dans le texte au dessus par "calendes grecques".
      Merci.

    • yoananda juin 27, 2012 à 9:04

      Bonjour John,
      ton commentaire est très intéressant et pertinent, et à franchement parler, je pense que n’importe qui peut s’en mêler, car absolument toute la planète est concernée en cas d’incident. J’estime avoir mon mot à dire à propos de Tchernobyl et Fukushima, et donc, de mon point de vue, tu es tout à fait légitime pour parler sur le sujet.

      Je suis au courant pour le Thorium, cependant, d’après mes recherches il n’y a rien qui fonctionne encore. Ce serait prévu pour dans 30 ans minimum. ITER lui serait carrément prévu pour la fin du siècle. J’ai oublié de le mentionner dans mon article, mais si tu as des informations/liens pertinents sur le sujet, je le compléterais.

      A noter aussi que l’Australie a fait le choix du non nucléaire en 1978, et qu’aujourd’hui c’est la championne du renouvelable et qu’elle prévoit d’être autonome en 2050.

      Pour les déchets il y a eu un film de Michael Madsen "Into Eternity" : http://www.youtube.com/watch?v=81wZs7la8dc
      Mais je ne l’ai pas vu.

      • John juin 27, 2012 à 10:18

        Tu as raison, je ne pense pas que les plans français de centrales thorium soient très avancés, mais les choses vont bien plus vite ailleurs. Ton chiffre de 30 ans est bien trop pessimiste.
        À part des projets expérimentaux qui ont fonctionné mais ont été remballés très tôt, il n’y a donc qu’une douzaine de centrales indiennes qui fonctionnent au thorium en ce moment, dont des centrales commerciales en fonctionnement depuis les années 80 comme tu pourras voir sur le lien wikipedia que je donne plus haut. Je doute qu’elles soient très efficaces.

        Ce sont certainement des centrales plus efficaces que les Chinois ont décidé de déployer en grand nombre dans les 20 prochaines années. Leur plan est de couvrir 25% de leurs besoins par le thorium dans cette période, ce qui déclenche une forte et saine réaction de compétition de la part des USA comme tu peux t’en rendre compte dans cet article de Wire: http://www.wired.com/wiredscience/2011/02/china-thorium-power/

        Pour ITER et la fusion, tu as raison: c’est trop loin et trop incertain pour figurer dans l’équation des crises actuelles.

        Quant-à l’Australie « championne du renouvelable », malheureusement tu devras revoir ça un peu à la baisse. On vient d’introduire une taxe carbone chez nous, un bon point, mais nous sommes surtout les champions des émissions de gaz de serre par tête de pipe (voir http://digitaljournal.com/article/312579 ) sans parler des exportations de charbon, y compris de lignite hyper polluante vers l’Asie. Nous sommes déjà autonomes, je pense sur le plan énergétique, mais pas grâce au renouvelable. Nous importons du pétrole pour couvrir nos grandes distances dans des voitures souvent aussi grandes, mais nous exportons des quantités de plus en plus gigantesques de gaz naturel et de charbon.

      • yoananda juin 27, 2012 à 10:42

        J’ai dit Australie ? ma langue a fourchée, je voulais dire Autriche ! 30% de renouvelable actuellement, en forte progression.

        Pour le thorium, je serais curieux de voir les rendements affichés, l’EROEI en somme. Il doit pas être terrible a mon avis. Et de toute manière tout filière électrique dépends d’une solution de stockage. Pour l’instant, il y a des progrès,mais on est loin d’une solutions scalable a l’échelle de la planète.

      • yoananda juin 27, 2012 à 11:01

        J’ai trouvé cet article très intéressant : http://lavarenne.canalblog.com/archives/2012/03/19/23805711.html

        Si c’est vrai, le thorium aurait du être développé il y a 30 ans quand on en avait les moyens. Aujourd’hui avec la crise de la dette et des investissements, et vu le nombre de possibilités et de gugus qui dégainent pour obtenir des crédits, il n’est pas sûr du tout que le Thorium voit le jour.

        Peut-être que seuls les pays avec des excédent pourront tenter la transition.

        En tout cas, je pensais cette technologie moins mature.

      • John juin 27, 2012 à 12:09

        Oui, mais puisqu’il n’y a pas d’application militaire, c’est l’intérêt de tout le monde que tous adoptent cette technologie bien plus propre, sans risque et sans gaz de serre le plus tôt possible. Pourquoi alors ne pas imaginer des grands groupes internationaux et des groupements nationaux se lancer dans cette aventure. L’Airbus s’est fait à plusieurs, alors pourquoi pas un modèle de réacteur nucléaire européen?… avec ces "project bonds" dont on parle tant ces jours-ci par exemple.

        Merci pour le lien du blog de Lavarenne. L’article est très bien construit.

      • yoananda juin 27, 2012 à 12:47

        Oui mais pourquoi ça plutôt qu’autre chose ? les nanotech par exemple ? et les centaines d’autres possibilités ?
        Pour ma part, je pencherais plutôt sur une énergie décentralisée, plutôt que sur du hightech et sa clique de lobbys …

        C’est le problème des rendements décroissants, même dans la recherche scientifique on y fait face. Il y a aujourd’hui tellement de pistes prometteuses, comment être sûr de choisir la bonne.

        Car les nanotech par exemple sont potentiellement bien plus prometteuses que le Thorium qui serait en comparaison l’age de pierre. Donc si on ne veut pas se faire distancer…

  2. Camille juin 27, 2012 à 5:33

    Stuxnet et Flame sont 2 virus différents, et ressemblant en même temps. Tous deux visent un pays, l’Iran, et ils viennent du même endroit :
    http://www.rue89.com/2012/06/24/virus-flame-une-cyberguerre-juste-est-elle-possible-233213
    Quant au nucléaire, même s’il fait peur, je n’ose me prononcer, car les industries dites "renouvelables", ne sont absolument pas "vertes" et, entre les mains des mêmes lobbys (faut pas rêver….), les pillards de pétrole et d’uranium…….Le soleil ne brillera pas pour tout le monde !

    "Le soleil en face – Rapport sur les calamités de l’industrie solaire et les prétendues énergies alternatives" – Frédéric Gaillard.

    Depuis le « choc pétrolier » de 1973, et plus encore depuis les catastrophes de Tchernobyl (1986) et de Fukushima (2011), les énergumènes qui nous gouvernent sont à la recherche d’« énergies alternatives » : géothermie, biomasse, éolien, hydrogène, etc. Mais le véritable Graal de cette quête d’un combustible inépuisable et à vil prix reste l’énergie solaire qui, sauf imprévu, nous alimente pour encore 4,5 milliards d’années.

    L’énergie, c’est le « power » dit l’anglais qui confond les deux notions dans le même mot. Sur toute la planète, dans tous ses laboratoires, le complexe scientifico-industriel s’est lancé dans une course éperdue aux technologies solaires les plus puissantes, les plus rentables, les plus complexes, les plus centralisées, les plus destructrices. En France, c’est le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA-EA) qui mène cette course avec ses rejetons et partenaires. Et voilà comment les pillards de pétrole et d’uranium fossiles s’accaparent maintenant le soleil. C’est dire que les rêves d’énergie solaire artisanale et individuelle, à la mode de L’an 01 et des premiers numéros de La gueule ouverte sont déjà cuits. Le soleil ne brillera pas pour tout le monde.

    Après les sacrifiés à l’idole nucléaire voici ceux du nouveau culte solaire : expropriés des « terres rares », des terres agricoles, des steppes et déserts réquisitionnés pour les centrales solaires, victimes des ravages environnementaux – chimiques notamment -, de cette nouvelle industrie. Les cobayes du laboratoire planétaire, eux, devront toujours leur énergie à une techno-caste spécialisée et toute-puissante.

    "Ce livre entend critiquer l’industrie solaire pour ce qu’elle sera : une avancée stratégique de l’électrification du monde. Un apport décisif à la réquisition de nos vies par l’économie. Loin de l’utopie d’une énergie "propre", produite localement avec un peu de sable comme matière première, cette énième prolifération high tech ouvre un nouveau cycle de centralisation industrielle et politique, apportant son cortège de calamités, de molécules innovantes, d’investissements lourds, de procédés polluants, de spéculations et de pillage."
    http://www.nanomonde.org/Parution-de-Le-soleil-en-face
    http://www.reporterre.net/spip.php?article3013

    Quant aux nanos, comme pour le reste, nous en sommes les cobayes :
    http://www.amisdelaterre.org/Nanoproduits-les-alertes-des-Amis.html
    http://www.amisdelaterre.org/Nanotechnologies-leurs-vrais-couts.html
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/10/26/des-nanoparticules-alterent-la-barriere-protegeant-le-cerveau_1594248_3244.html
    http://www.illustre.ch/labsorption_intestinale_de_fer_perturbee_par_des_nanoparticules_147619_.html
    http://fr.canoe.ca/infos/sciences/archives/2012/02/20120212-131730.html

    A méditer ! Je pense que toutes ces nouveautés sont surtout faites pour gagner encore plus d’argent, les lobbys étant parfaitement au courant du "mauvais état" du système financier depuis longtemps. D’abord, ne pas perdre ses privilèges !

  3. Cassiopée juin 28, 2012 à 11:55

    Le montage financier en bourse est une pratique courante, empocher un maximum d’argent sur le dos des petits actionnaires, acheteurs ou salariés. Pour y arriver, il faut avoir une information de projection futur, qui reste dans un cercle restreint de gros actionnaires et de leurs spéculateurs.

    En bourse, plus on achète des actions, plus son volume financier et son prix augmente. Comme dans chaque milieu, des informations circulent. Avoir une information à l’avance, sans que les petits acheteurs en aient connaissance, peut rapporter énormément d’argent. Ainsi quant on a accès à la projection future de son action ou de l’action de quelqu’un d’autre sur le marché, on peut réaliser des mouvements financiers à son avantage.

    Si vous savez à l’avance si l’action ira à la hausse ou à la baisse, vous pouvez inciter les petits acheteurs à acheter vos actions ou d’autres actions. Et même si une baisse allait arriver, vous pouvez escroquer les petits sur le marché.

    Comme baisse il y aura, on incite aux petits acheteurs d’acheter au plus haut de sa valeur pendant que le gros actionnaire lui, vends au plus haut aussi, puisque le gros actionnaire sait qu’elle va baisser. Pendant ce temps, les spéculateurs revendent au plus haut de sa valeur les actions des petits acheteurs, et ils ont le droit de revendre les actions des petits acheteurs.

    Puis comme le gros actionnaire sait que la valeur de son action va chuter, alors le cours de l’action chute comme il était prévu. D’où les échanges financiers précédemments réalisés.

    Il y a donc perte de la valeur du volume financier et du prix, car moins on achète des actions moins il y a de volume financier avec un prix faible sur le marché. Donc les petits acheteurs ont subi une perte de gain pour revendre leurs actions, dont le prix a chuté entre-temps.

    Suite à la baisse (prévue), un nouveau volume financier et une nouvelle répartition des actions sont réalisés, incluant un prix plus faible. Pour les petits actionnaires, acheteurs et salariés, c’est une perte d’argent avec des difficultés à revendre ses actions pour réaliser un bénéfice (sans inclure l’ancienne perte du 1er achat).

    Le gros actionnaire a lui ramassé un maximum d’argent, avec l’intermédiaire des spéculateurs (parfois travaillant pour le gros actionnaire), en ayant connaissance de la baisse sans en avoir informer les petits acheteurs, les incitant même à acheter pour leurs propres profits.

    Ses pratiques sont courantes dans le milieu boursier, elles génèrent des sommes colossales qui se chiffrent en milliards d’euros ou de dollars.

    Certaines grandes entreprises ou grandes PME ferment après ses procédés financiers, ce que des gros actionnaires et des spéculateurs savent aussi à l’avance (que l’entreprise va fermer prochainement), comme les bénéfices des plans sociaux qui eux aussi rapportent de l’argent.

    Puis pour "finir", l’entreprise délocalise à l’étranger, rapportant de nouveau de nombreux bénéfices, certaines entreprises émergent suite à l’argent récoltés, parfois sous un nouveau nom, une nouvelle activité, par le biais de la délocalisation. L’ouverture des marchés actuelle favorisant ce type de procédé, accroissant la pauvreté dans les pays riches comme dans les pays pauvres.

  4. yoananda juin 29, 2012 à 1:29

    http://www.ted.com/talks/irwin_redlener_warns_of_nuclear_terrorism.html
    Vidéo intéressante sur les dangers nucléaires : depuis la chute de l’URSS le danger du terrorisme nucléaire est bien réel. Quelques conseils de survie.

    http://www.agoravox.tv/actualites/environnement/article/yves-lenoir-le-cout-du-nucleaire-35577
    sur les coûts du nucléaire, 6 milliard par an de recherche (ce qui correspondrait à entre 10 et 20% du supplément sur le prix). Le coût du démantèlement sous estimé au moins d’un facteur 20 pour la petite centrale bretonne.
    http://seaus.free.fr/spip.php?article171

    Le coût des assurances n’est pas inclus, Tchernobyl aurait coûté 400 milliards de dollars, au minimum a assurer, 100X le coût de construction.
    Ca a coûté 1/4 de son PIB a l’ukraine pendant des années si j’ai bien compris !

  5. Pingback: Savoir se prémunir, quels sont les risques ? « Blog de Yoananda

  6. cyrille999 août 6, 2012 à 10:46

    Salut ami Yo,

    Suis un peu surpris en terme de sécurité informatique ! Tu veux dire que les centrales nucléaires françaises sont connectées à Internet ?
    Ca serait étonnant !
    C’est tout de même facile pour une grande entreprise (comme le CEA) de séparer les réseaux, non ?!?

    Ou c’est une désinformation de greenpeace ?

  7. Camille août 6, 2012 à 7:07

    Nucléaire: Secret Santé Silence !
    http://www.dailymotion.com/video/xaq8t8_nucleaire-secret-sante-silence_news

    La chercheuse qui parle est Madame Annie Thébaud-Mony, chercheuse qui a refusé la Légion d’Honneur de Cécile Duflot, et dont les travaux ont été bloqués depuis 10 ans.

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