Blog de Yoananda

Petit anti-manuel de la pensée unique, pour lire entre les lignes

La solution ultime à la crise


J’ai eu une épiphanie ce matin: J’ai enfin trouvé la solution à nos problèmes. Pic pétrolier, réchauffement climatique, épuisement des ressources, démographie !

Faisons appel aux mécanismes du marché. Après tout, les marchés ont résolu tous nos problèmes jusque là. Le marché a permis les 2 révolutions industrielles, l’augmentation du niveau de vie, la diminution du chômage, la révolution verte qui a nourri des milliards de personnes, la TV, Internet, la bombe atomique et l’équilibre de la terreur (et donc la paix), etc… tant de bienfaits !

En fait, les problèmes restants sont dû au fait que des forces obscurantistes empêchent encore la pleine application de la logique de marché. De même quand l’Europe a des problèmes, la solution, c’est plus d’Europe, et quand l’Euro a des problèmes, la solution c’est plus d’Euro (union bancaire, eurobonds, impôt européen).

Qu’est-ce qui nous manque au juste ? Pas grand chose à mon avis.

Il suffirait de donner un prix à la vie humaine et d’utiliser les mécanisme de marché pour réguler la population.  Et je pense aussi un prix au travail des machines. De sorte qu’on puisse mettre les 2 en concurrence directe (puisqu’aujourd’hui ce sont les machines qui font le plus gros du travail et que demain elles n’auront même plus besoin de nous) afin de laisser les forces du marché trouver le bon salaire pour les hommes, et le juste prix de la vie humaine.

Nous avons déjà presque tout ce qu’il nous faut pour le faire. Il ne reste que les derniers petits pas pour que l’humanité accomplisse son destin:

  • grâce au système de la dette, on peut savoir à l’avance quel sera le coût d’une vie : élever, éduquer en enfant (les étudiants canadiens nous montrent la voie), payer sa santé, sa retraite, son chômage. Autant officialiser cet état de fait, et chiffrer à la naissance une dette que l’individu devra rembourser tout au long de sa vie. Après tout, s’il est né et s’il vivra, c’est grâce au système.
  • grâce aux assurances vies on peut déterminer le prix d’une mort prématurée. C’est à dire avant que quelqu’un n’ait fini de rembourser ce qu’il coûtera. Les assurances vie sont d’ailleurs le futur eldorado de la finance mondiale qui pourra spéculer sur les accidents et les maladies.
  • pour plus de justice, on va pouvoir grâce aux séquençage ADN à moins de 1000$, repérer les individus avec des tares ou des potentiels et chiffrer le montant des assurances, ou au contraire donner des primes.
  • afin de s’assurer de la bonne marche des remboursements, il suffira d’utiliser les systèmes de surveillance déjà existants ou sur le point d’être mis en place : la base élève pour détecter les déviants dès le plus jeune age (3 ans comme le suggérait Nicolas Sarkozy), et généraliser le fichier ELENA des salariés utilisé en Allemagne. Il suffira aussi de rendre l’utilisation de facebook obligatoire (ce qui ne devrait pas poser de problèmes puisqu’il l’est déjà quasiment – celui qui n’a pas de compte facebook est hasbeen) pour s’identifier sur n’importe quel site web (y compris et surtout les blogs, on peut se logger partout avec son ID facebook de nos jours), mais surtout de rendre les comptes nominatifs (c’est la tendance actuelle de toute manière, annoncée par Mark Zuckerberg). Fini l’anonymat et les perturbateurs de l’ordre public et de la paix mondiale qui se cachent derrière.
  • On pourrait combiner Facebook avec le système très intelligent de censure mis en place en Chine pour les bloggeurs : un permis à point. Si vous dites des choses qui conviennent on vous rajoute des points, et à l’inverse, on vous en enlève. Une sorte de mécanisme de marché la aussi. Il suffirait de remplacer les "points" par des amendes et des subventions. Quoi de mieux pour faire taire l’opposition que de la rendre pauvre ! Une sorte de marché des idées en somme.
  • Dans le même ordre d’idée, il ne faut pas se fermer aux solutions de surveillance/censure plus élaborés que la technologie porte en germe, tels les puces sous cutanées. On pourrait inclure un système de marché pour surveiller les gens et récompenser punir leurs actions, et même émotions (grâce à des décharges électriques ou hormonales, des sortes de glandes endocrines de marché). On a déjà commencé avec les animaux et les voitures. Le dernier sanctuaire (le corps) ne devrait pas être long à tomber, pour notre plus grand bonheur. On pourrait même optimiser les trajets des gens, faire venir des taxis automatiquement, bref, créer des tas de nouveaux emplois.

Avec un tel système, généralisé au cheptel humain mondial, le prix de la vie dissuaderait les plus pauvres d’enfanter. Les meilleurs gènes seraient récompensés, et la collaboration de tous au système serait assuré par un système de récompense / punition.

La population serait naturellement régulée. Les chômeurs définitivement déclassés seraient remplacés par des machines plus performantes ou des humains aux meilleurs gènes. Un système d’assurance leur permettrait de vendre leur capital de dernières années de vie afin d’en faire profiter des proches, s’inspirant ainsi du meilleur de l’islamisme qui a bien compris que ce n’était pas tant les 70 vierges du paradis, mais plutôt l’assurance de voir sa famille à l’abri du besoin qui motivait ses troupes. Ainsi, en se donnant la mort un chômeur gagnerait de l’argent pour ses proches et coûterait moins cher à la société. Idem pour les vieux et les malades en phase terminale, ils pourraient vendre leur espérance de vie restante s’ils n’avaient plus les moyens de payer les frais. Toujours ce fichu tabou sur le prix de la vie qui bloque tout. A l’inverse les riches pourraient se payer les dernières technologies qui nous rapprochent de jour en jour de l’immortalité. Ils l’auraient bien mérité.

Un marché de la peur pourrait être à terme mis en place, une fois le tabou du prix de la vie humaine dépassé. Plus tard, quand la technologie le permettra (mais les prémices sont déjà là) un marché généralisé des émotions, qui fagociterait le marché de la drogue, de la TV, du cinéma, de la musique. Tout est déjà quasiment en place. Il ne manque plus qu’à le graver dans le marbre à l’aide de quelques lois. D’ailleurs on pourrait aussi aboutir à un marché des lois, de l’éthique, de la morale et des valeurs, puisque c’est déjà presque le cas, grâce au système de lobbying. Les lois s’achètent d’ors et déjà. Ce ne serait que généraliser/reconnaître ce qui se fait déjà. D’ailleurs, en matière de justice, Bouygues est un précurseur avec ses prisons privées où les rebuts de la société peuvent être reconvertis en travailleurs lucratifs. De plus aux USA le pentagone fait de plus en plus appel à des intervenants extérieurs (mercenaires tels que Black Rock), déléguant la sécurité du pays à des multinationales. L’état ne servira bientôt plus qu’a collecter des impôts.

En allant un tout petit peu plus loin, les états eux même seraient soumis à concurrence, puisque étant eux même des sortes d’entreprises à pondre des lois sur la base de valeurs communes. C’est déjà le cas grâce à l’Europe comme on peut le voir avec la crise de la dette : l’Allemagne est mise en concurrence avec la Grèce par exemple. On peut aller encore plus loin et mettre les états en concurrence avec les multinationales et que le meilleur gagne, sur le modèle du projet EuroVegas par exemple, ou une entreprise pourrait établir une "zone" en Espagne en fixant ses propres lois, son propre service de sécurité, etc… l’état Espagnol n’y aurait plus court.

Un marché où l’on pourrait acheter et vendre des années de vies permettrait enfin de compléter le marché du travail et d’aboutir à un équilibre qui permettrait de sauver la planète et son écosystème. Ce marché généralisé permettrait un progrès permanent. Les plus riches (et donc les plus efficaces au sens darwinien du terme) finançant ou pénalisant les gens, les idées, les émotions, les valeurs afin d’aller toujours plus loin, plus gros, plus fort.

Il faudrait éventuellement finir d’intégrer le reste de la biosphère dans ce marché : il ne doit plus manquer que de l’air (la taxe carbone n’étant rien d’autre au final)  et de l’eau de mer dedans (les animaux, les terres, les métaux, et autres ressources étant déjà chiffrées), afin que la pollution puisse être chiffrée, via des impôts qui serviraient à payer des entreprises de dépollution et de géo-engineering qui stopperaient le réchauffement climatique. En cas de dommage collatéraux, pas de problème, le marché permettrait de rémunérer des nouvelles entreprises qui nous fourniraient de nouvelles solutions, ce qui serait bon pour le PIB. Un peu comme ce qu’on fait en médecine actuellement. Le marché de la santé n’étant au final qu’un prélude à la fixation d’un prix à la vie humaine. Plus tard le mécanisme pourrait être étendu à la Lune et aux extra-terrestres si un jour on en découvre. Le brevetage du vivant permettrait de donner un prix aux meilleurs gènes. La fusion avec les nano technologies permettrait à terme d’aller encore plus loin en prenant le contrôle total de l’infiniment petit.

On pourrait alors s’endetter pour se payer un gène de l’intelligence ou de l’avidité ou le nano implant mémoriel qui permettrait ensuite au bébé d’avoir les cartes en main pour rembourser l’effort que ses parents auraient consenti pour lui s’ils sont pauvres. (les riches étant dispensés grâce au capital accumulé d’un tel effort).

Le seul frein véritable à la mise en place de cette merveilleuse utopie, c’est de faire tomber le dernier tabou : le prix de la vie humaine.
Tout le reste devrait pouvoir suivre dans problème.

Ainsi peu importe le pic pétrolier, peu importe le vieillissement des populations, peu importe la pollution et le réchauffement. Le marché réglerait tout nos problèmes. Pour toujours.

Il faut donc continuer à libéraliser, il faut privatiser, il faut plus de marchés.

Mario Draghi, président de la BCE

Mais heureusement pour nous, c’est exactement ce que l’Europe et les lobbys américains sont en train de mettre en place… pour notre plus grand bonheur à tous, pour sauver le monde et les petites abeilles ( peu importe si elles disparaissent, grâce au marché, fini les problèmes, on pourrait les remplacer par des nanobots poléniseurs bien plus efficaces), si on relie leur actions et qu’on découvre le fil directeur. Tout est déjà en place.

Éventuellement, on pourrait changer la déclaration des droits de l’homme : les hommes naissent libre et égaux en droits et en dignité, et en soumission aux lois du marché.

En plus, par chance, la crise permet d’accélérer la mise en place de cette merveilleuse solution.

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28 Réponses à La solution ultime à la crise

  1. Cassiopée juillet 5, 2012 à 1:59

    Les emprunts à risque sont devenus monnaie courante entre les marchés financiers et les Etats, ainsi on assite à une mise en péril des Etats et de la cohésion sociale.

    Ses emprunts à risque national sont signés entre les financiers et les politiques, les citoyens étant exclus de tous débats portant sur les sommes empruntées et les intérêts très variables. C’est un endettement très lucratif qui est situé dans tous les grands pays, allant des Etats-Unis à l’Europe ou en Chine, conernant les Etats, les régions et les collectivités locales.

    Il est mathémtiquement impossible de rembourser des prêts avec des intérêts très élevés, dont la contrepartie sera une baisse générale du niveau de vie des citoyens. Ceci se passant en période de surconsommation, la situation est que les produits deviennent plus difficilement accessible, augmentant les gaspillages surtout en période de surexploitation naturelles.

    L’endettement des ménages est lui aussi très élevé de nos jours, avec des prix chers et des crédits immobiliers ou classiques aussi de plus en plus chers. La hausse des prix a diminué le niveau de vie des citoyens, subissant à la fois des délocalisations et des importations massives (même pour des secteurs très spécialisés en masse).

    Par un système mondialisé, les banques sont internationales, et influencent plusieurs Etats. Les pertes ne sont pas supportés par les banques, et les islandais ont par référendum fait le choix de ne pas les payer, pour ne pas voir leur niveau de vie s’effondrer.

    Il y a actuellement une socialisation des dettes (nationalisation et internationalisation) et une privatisation des gains (pour les banques et les délits d’initiés politiques). Bien que les ménages soient endettés, ils doivent en plus supporter le poids de la dette nationale avec une hausse des taxes, des impôts et des prix, voyant leur niveau de vie de nouveau baisser.

    Ses emprunts à risque sont des dettes, que les citoyens refuseraient de contracter puisqu’ils mettraient en péril par leur niveau de vie.

  2. Camille juillet 5, 2012 à 3:15

    Je dois dire, qu’en commençant à lire, j’ai pensé que Yoananda avait pété un cable, bref qu’il était devenu "un illuminé", heureusement la fin de l’histoire est préférable au début, comme toute les histoires.

    Pour le permis de conduire, pas de problème, les solutions arrivent :
    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/06/29/97002-20120629FILWWW00523-permis-de-conduire-une-carte-a-puce.php
    http://www.ladepeche.fr/article/2012/07/02/1391922-votre-permis-va-changer.html#reagissez

    Silence..Monsieur Attali a quelque chose à dire :
    http://rutube.ru/video/8860a11ac2fb67738ce8d8ba6b2e60e8/

    Bienvenue dans "Le meilleur des mondes." Au fait, ce n’est pas qu’un roman, c’est un programme politique……. !!

  3. HARSIESIS juillet 5, 2012 à 10:40

    J’ai anticipé cette solution (il y a 2 semaines) et la réponse c’est :
    - une vie humaine a un coût de 666 666 euros.

    POURQUOI ?

    P.I.B. mondial (annuel) : environ 70 000 000 millions USD (dollars US)
    = 70 000 000 000 000 dollars US
    = 55 555 555 000 000 euros

    P.I.B. mondial divisé par nombre d’humains (7 milliards) divisé par 12 mois
    = 662 euros de production par mois par être humain.

    Donc si je divise 666 666 euros par 662 et par 12 mois
    = une espérance de vie de 84 ans par être humain.

    En outre, il y a une vidéo de 30 minutes parlant d’un évènement pour cet été…
    http://www.leava.fr/cours-torah-judaisme/pensee-juive/735_cet-ete.php

    Il y a également une autre vidéo de 34 minutes parlant du végétarisme…
    http://www.leava.fr/cours-torah-judaisme/pensee-juive/482_le-vegetarisme.php

  4. Alecton juillet 6, 2012 à 11:21

    Dois être un peu stupide, je n’ai absolument rien pané à la finalité de cette espèce de soupe de l’absurde…

  5. 猛虎 juillet 6, 2012 à 8:32

    Si vous ne l’avez pas lu, je vous recommande "Risk: The Science and Politics of Fear". D’autant qu’il m’a semblé que vous aimez Freakonomics. Ce livre vous conviendra. Si vous ne voulez pas l’acheter (dispo en anglais uniquement), vous pouvez vous rabattre sur les notes de lecture du minarchiste :
    http://minarchiste.wordpress.com/2011/06/22/recommandation-de-lecture-risk-par-dan-gardner-a-lire-absolument/

    Une remarque sinon sur cette phrase "puisqu’aujourd’hui ce sont les machines qui font le plus gros du travail et que demain elles n’auront même plus besoin de nous" : il ne faut pas oublier que les machines ont nécessairement un coût, ici, le coût de l’entretien de la machine. En outre, si les machines sont plus demandées, cela veut dire que l’innovation dans le secteur technologique va s’intensifier et demandera plus de main d’œuvres, certes qualifiées, mais en net, elle ne détruira probablement pas d’emplois.

    Enfin, sur la santé, il faut que je vous dise que ce sont les individus les moins intelligents (faible QI) à être les plus atteints. Ce sont eux les plus gros consommateurs de santé. Dans notre évolution, ce fut généralement les moins intelligents qui étaient "sélectionnés" par la nature, et qui dont laissaient moins de descendaient, s’ils ne mourraient pas tout simplement eux aussi. Mon billet "Gottfredson sur le facteur g" que vous avez lu, si vous vous souvenez bien, énumérait les preuves que la santé est principalement dépendante de votre mode de vie, et de vos comportements. Pourquoi les fumeurs ont un plus faible QI ? Pourquoi les individus obèses ont un plus faible QI ? Logiquement, ces comportements accroient le risque de cancer, qui explose dans les pays développés, en même temps que le taux de cancer. Or, les malades sont pris en charge par ceux qui financent la santé : les riches, donc les gens à fort QI. Lorsque le gouvernement s’obstine à s’endetter pour subventionner les individus à comportement irresponsables, les déficits ne vont que s’empirer. Les opérations chirurgicales coûtent une fortune, la chimiothérapie également. Si vous faites une "rechute" il va également falloir prendre en charge les coûts liés à l’opération, plus le coût d’une nouvelle séance de chimiothérapie. Ce n’est pas donné. Pourquoi faire payer les gens intelligents pour le comportement irresponsables des gens à faible QI ? Le 1er facteur de cancer est ce que vous mangez, et votre poids. Alors il n’y a pas de raison légitime de forcer les riches à payer les erreurs des gens à faible QI.

    • yoananda juillet 6, 2012 à 11:41

      Je connais les biais cognitifs, mais ils ne nous apprennent pas grand chose sur la crise … difficile de savoir qui est biaisé et qui ne l’est pas.
      Comme modèle conceptuel, je me réfère plus à la théorie du chaos, qui nous donne des belles métaphores pour comprendre certains phénomènes non linéaires qui sont fréquents en économie.

      Par exemples, certains oscillateurs peuvent passer de phases chaotiques a des phases ordonnées si on change un des paramètres. On appelle cela un changement dans l’espace des phases.
      Les modifications de l’EROEI du pétrole sont typiquement un exemple concret et réel de changement de l’espace des phases qui peut nous mener d’une manifestation ordonnée a une manifestation chaotique, telle qu’on la voit aujourd’hui.

      Les biais cognitifs déforment la pensée aussi bien dans un sens que dans l’autre. Les chiffres sont ce qu’ils sont. Seule leur interprétation varie. L’avenir répondra a nos questions.

      • yoananda juillet 6, 2012 à 11:49

        Je voulais dire aussi que les exemples donnés dans ce livre ne veulent pas dire grand chose.
        Prenons le cas de la concentration des cancers dans une ville qui fasse paniquer les gens. C’est peut-être du a une distribution aléatoire des cas, mais peut-être pas, peut être aussi que c’est dû a un facteur aggravant local. Dans le doute, il est plus rationnel de considérer la 2ème option afin de maximiser ses chances de survie.

        D’ailleurs il y a une théorie qui dit que l’homme est "évolutivement" enclin a considérer les pires hypothèses, par sélection darwinienne : quand l’herbe bouge dans la savane, c’est peut-être du au vent seulement, ou bien c’est peut-être du a un prédateur. Celui qui considère que c’est du a un prédateur vivra plus souvent que l’autre qui est insouciant.

        Dans le cas de la crise et de l’Europe. Admettons que je me trompe … quel mal cela peut-il bien me faire de rechercher une vie plus saine, moins mercantile, moins aliénante ? que j’ai tort au raison, le résultat au final est une vie meilleure, car je vais m’émanciper des mauvaises influences du "système". Si les mauvaises influences sont imaginaires, ça ne change pas mon émancipation !

    • Camille juillet 6, 2012 à 11:51

      Mais voilà une idée qu’elle est bonne : faisons des plaquettes avec les vieux et avec les personnes à faible QI…..
      C’est les riches qui vont faire une sale gueule, puisque la majorité achète leurs produits de mauvaises qualités, et de ce fait ils seront moins riches…..
      Zut, Warren Buffet a un cancer de la prostate http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/04/17/97002-20120417FILWWW00675-warren-buffet-a-un-cancer.php il devait avoir un QI affaiblit vu son âge. A moins que ce ne soit d’avoir trop gagné d’argent qui est fait baisser son QI……
      Le PDG de l’entreprise où je travaillais est aussi décédé d’un cancer, celui qui avait créé l’entreprise et les machines aussi, zut alors……

      Il faut dire que tous ces travailleurs miséreux, au faible QI, n’ont jamais rien financé. Je me demande pourquoi les patrons leur retirent de l’argent de leurs feuilles de paie, certainement une arnaque…..

      • 猛虎 juillet 7, 2012 à 8:02

        Une anecdote n’est pas une donnée. On devrait apprendre ça en primaire. Vous ferez peut-être bien d’y retourner, d’ailleurs.

    • yoananda juillet 7, 2012 à 12:01

      http://minarchiste.wordpress.com/2011/06/28/rechauffement-global-le-principe-de-precaution-et-les-biais-cognitifs/

      l’exemple du réchauffement climatique est très bon.
      Le problème c’est que les arguments avancés par le minarchistes sont exactement les même que ceux qu’ils tente de combattre : "C’est totalement faux; la lutte aux GES fait augmenter les coûts de tout ce que nous consommons, ce qui diminue notre pouvoir d’achat et notre niveau de vie (donc notre richesse). Ces mesures détruisent beaucoup plus d’emplois que les emplois spécifiquement créés dans les technologies vertes, cela est déjà évident."

      biais de confirmation en nous sortant des études sur le chômage qui noircissent le tableau : le chômeur bois, tape sur sa femme, etc …
      polarisation de groupe : tout le monde a peur du chômage
      heuristique d’affect : on surestime les dégâts du chômage

      Si c’était argumenté par une vraie démonstration chiffrée, je ne dirais rien, mais en l’occurrence, le contre argument tombe pile dans le panneau de ce qu’il est censé dénoncer.

      C’est pour cela que se jeter a la figure des biais cognitif est inutile et perte de temps puisque très prosaïquement, nous ne savons pas !!!

      La question est plus profonde et ne se résout pas avec le mental, mais avec l’intuition … et la … on rentre dans domaine inexploré de la science ! lol

      • 猛虎 juillet 7, 2012 à 8:19

        "Dans le doute, il est plus rationnel de considérer la 2ème option afin de maximiser ses chances de survie."

        C’est exactement ce que Dan Gardner dénonce tout au long de son livre, ce fameux principe de précaution, qui est de considérer le pire de tous les scénarios dès lors qu’un moindre doute subsiste.

        Ce que le minarchiste voulait dire, sur cette phrase que vous citez, c’est que les alarmistes et écologistes (qui vont souvent de pair) négligent le fait que cette action entraîne un coût certain mais un avantage incertain. Le problème, comme je viens de vous le dire, c’est qu’en considérant le pire des scénarios possibles, vous gagnez la bataille idéologique, par définition, puisque votre approche pose l’idée de base que les avantages dépassent les coûts sans avancer nulle preuve, sauf celle de considérer que cette option va "maximiser ses chances de survie". Dans le chapitre 7 "Fear Inc." de "Risk" Gardner nous apprend que jouer sur les peurs des gens sert aux grosses entreprises à amasser le plus d’argent possible. D’où il explique le pourquoi du paradoxe page 165 "We are safer and healthier than ever and yet we are more worried about injury, disease, and health, and death than ever. Why?". L’auteur enchaîne en disant que les médias nourissent les peurs, tout comme les gouvernements, pour justifier l’achat de certains produits ou services, ou l’adhérence à certaines politiques en matière d’économie. Plus de médias, plus de peur. Plus de peur, plus de médias. Plus de médias, plus de peur…

        Si l’optique de votre blog et de votre action est de nourrir les peurs des individus, vous contribuez à la réalisation des "superprofits" des grandes firmes, ce capitalisme que pourtant vous dénoncez.

      • yoananda juillet 7, 2012 à 8:30

        Oui je comprends et je suis d’accord. C’est un paradoxe si on reste dans l’optique de Gardner, car on peut très bien inverser sa logique.
        La seule solution est d’avoir une approche différente, mais étant donné qu’on ne peut pas prédire le futur … ça restera "non rationnel" par essence et donc subjectif.

        Selon moi, il faut essayer d’avoir une vision la plus englobante possible. C’est l’objectif de ce blog, de donner les informations "pertinentes" pour se forger soi même une opinion.
        D’où mes écrits sur le pic pétrolier par exemple, pour montrer ou nous en sommes.

      • 猛虎 juillet 7, 2012 à 9:28

        Une chose, sinon. Je n’ai rien contre le principe selon lequel on se doive de rester sur ses gardes. Etre prudent a ses avantages. Mais à un certain seuil, les coûts dépassent les avantages. Vous allez me dire que nous ne savons pas où est ce juste milieu, ce point jusqu’où les avantages sont plus élevés que les coûts, c’est juste. Mais le point que je souhaitais relever, c’est que votre position me paraît trop extrême pour que les avantages puissent dépasser les coûts.

      • yoananda juillet 7, 2012 à 9:35

        Tout à fait. C’est possible.

  6. Camille juillet 7, 2012 à 6:33

    Qu’est-ce qui a bouleversé les coraux ?
    le 06 juillet 2012 à 11h09 , mis à jour le 06 juillet 2012 à 12h10
    Dossier : Développement durable

    El Nino faisait des siennes il y a plusieurs siècles. Ce courant marin chaud a provoqué un bouleversement climatique qui a détruit des récifs coralliens dans l’est du Pacifique pendant 2.500 ans. C’est le constat d’une étude publiée vendredi qui révèle aussi que ce phénomène pourrait se reproduire et provoquer un nouvel effondrement des coraux.
    http://lci.tf1.fr/science/environnement/un-bouleversement-climatique-a-detruit-des-coraux-durant-2-500-7406426.html

    A cette époque, il n’y avait pas de voitures, pas d’usines, beaucoup moins de gens sur la planète, mais il y a eu un effondrement. La faute à qui ?

    Pilule noire ou pilule verte ? Leonardo Maugeri, ancien dirigeant du groupe pétrolier italien ENI, affirme que le "peak oil" n’est qu’une chimère.
    http://petrole.blog.lemonde.fr/2012/07/06/peak-oil-reloaded-12/#more-5143
    Affaire à suivre……… !!

    Mais il est certain que les multinationales ont toutes a y gagner. Total investit dans les énergies alternatives et dans l’enfouissement du C02. Il doit toucher des subventions et n’est certainement pas le seul. Toutes ces multi essaient de se mettre au…….vert, même les lobbys pharma. Et, c’est sans compter les nouvelles qui se sont créées.
    1. Les peuples vont devoir payer pour les centrales nucléaires (démentèlement ou travaux),
    2. Les peuples vont payer pour la construction des énergies alternatives
    3. Les peuples vont payer très cher le soleil, le vent, et l’eau, mais aussi l’air…..

    Il n’y aura qu’un perdant : le peuple ! Enfermé dans une cage dorée. Juste quelques personnes à l’extérieur de la cage : les riches qui regarderont les pauvres (actuellement c’est le contraire). Une puce, et voilà un beau tableau d’un camp de concentration :
    1. Tout le monde debout à l’aube pour économiser l’électricité,
    2. Douche collective pour économiser l’eau,
    3. Pas suffisamment d’argent pour payer l’eau, le soleil, le vent et l’air
    4. Il faudra s’estimer heureux d’avoir le principal, sous l’oeil des caméras, comme dans les prisons…….

    Le Nouvel Ordre Mondial, soit vous le réclamerez (c’est ce qui se passe pour beaucoup de personnes), soit on vous l’imposera !

  7. Camille juillet 7, 2012 à 8:40

    "Dans le chapitre 7 “Fear Inc.” de “Risk” Gardner nous apprend que jouer sur les peurs des gens sert aux grosses entreprises à amasser le plus d’argent possible. D’où il explique le pourquoi du paradoxe page 165 “We are safer and healthier than ever and yet we are more worried about injury, disease, and health, and death than ever. Why?”. L’auteur enchaîne en disant que les médias nourissent les peurs, tout comme les gouvernements, pour justifier l’achat de certains produits ou services, ou l’adhérence à certaines politiques en matière d’économie. Plus de médias, plus de peur. Plus de peur, plus de médias. Plus de médias, plus de peur…"

    Comme pour la "pandémie de grippe H1N1" par exemple, les pays occidentaux ont acheté en grosse quantité et chaque foyer s’est pourvu de désinfectants, et masques pour les plus fortunés. Sans compter les provisions pour éviter de sortir. Les grandes gagnantes : les industries pharmaceutiques.
    Mais pandémie il y a bien eu et les morts ont été plus nombreux que le chiffre avancé. Il y a simplement des pays dont on ne se soucie guère, sauf pour leurs gisements et terres rares, l’Afrique par exemple :
    http://blog.ehesp.fr/blog/2012/06/27/h1n1-et-gravite-la-relativite/
    http://www.enviro2b.com/2012/06/26/grippe-a-quinze-fois-plus-de-deces-que-le-chiffre-annonce/comment-page-1/#comment-17155
    http://lci.tf1.fr/filnews/science/les-deces-dus-a-la-grippe-h1n1-15-fois-plus-eleves-qu-annonces-7384348.html

    • yoananda juillet 7, 2012 à 8:50

      A l’inverse, le BUG de l’an 2000 n’était pas une peur "fabriquée", mais un appel a la mobilisation. Les risques étaient réel, et c’est grâce au travail de dizaines de milliers d’ingénieurs qu’on a évité la catastrophe !!!
      Sinon nos comptes en banque auraient eu de sérieux problèmes le 1er janvier 2000 ! On a éviter le pire (ce n’aurait pas été la fin du monde, mais ça aurait été très grave).

    • 猛虎 juillet 7, 2012 à 9:15

      1/ le livre de Dan Gardner est bien renseigné. Lisez le.
      2/ le cas du H1N1 est un cas extrême. Gonfler les chiffres aurait sans doute heurter le marché du tourisme, ce qui est mauvais pour l’économie et le commerce.
      3/ une anecdote n’est pas une donnée. Le jour où vous aurez compris cela, on pourra avoir un débat de fond. Je crains que ce jour n’arrive jamais. De toute façon, je ne crois pas que cela en vaudrait la peine.

  8. Camille juillet 8, 2012 à 4:14

    "Enfin, sur la santé, il faut que je vous dise que ce sont les individus les moins intelligents (faible QI) à être les plus atteints. Ce sont eux les plus gros consommateurs de santé. Dans notre évolution, ce fut généralement les moins intelligents qui étaient “sélectionnés” par la nature, et qui dont laissaient moins de descendaient, s’ils ne mourraient pas tout simplement eux aussi. Mon billet “Gottfredson sur le facteur g” que vous avez lu, si vous vous souvenez bien, énumérait les preuves que la santé est principalement dépendante de votre mode de vie, et de vos comportements. Pourquoi les fumeurs ont un plus faible QI ? Pourquoi les individus obèses ont un plus faible QI ? Logiquement, ces comportements accroient le risque de cancer, qui explose dans les pays développés, en même temps que le taux de cancer. Or, les malades sont pris en charge par ceux qui financent la santé : les riches, donc les gens à fort QI. Lorsque le gouvernement s’obstine à s’endetter pour subventionner les individus à comportement irresponsables, les déficits ne vont que s’empirer. Les opérations chirurgicales coûtent une fortune, la chimiothérapie également. Si vous faites une “rechute” il va également falloir prendre en charge les coûts liés à l’opération, plus le coût d’une nouvelle séance de chimiothérapie. Ce n’est pas donné. Pourquoi faire payer les gens intelligents pour le comportement irresponsables des gens à faible QI ? Le 1er facteur de cancer est ce que vous mangez, et votre poids. Alors il n’y a pas de raison légitime de forcer les riches à payer les erreurs des gens à faible QI."

    Santé mercredi 28 mars 2012
    Sur la piste des liens entre traumatisme et addiction
    Sylvie Arsever
    Des vétérans du Vietnam ont expérimenté l’usage de bêtabloquants pour contrer la constitution d’une mémoire traumatique récurrente. (AFP)

    Des spécialistes se penchent sur les mécanismes communs entre stress post-traumatique et toxicomanie
    Et si les mécanismes qui transforment une expérience traumatique en mémoire tyrannique ressemblaient beaucoup à ceux qui poussent à répéter une expérience agréable ou apaisante jusqu’à la transformer en addiction? Depuis qu’on est en position de mieux suivre le chemin des émotions dans le cortex cérébral, l’hypothèse prend de plus en plus de consistance. Et, en attendant, une chose semble sûre: le chemin vers l’addiction passe souvent par le traumatisme.
    Ces convergences ont amené la Société suisse de psychotraumatologie à organiser une journée de formation sur le thème «Psychotraumatisme et addictions». Le thème s’impose notamment, explique le docteur Daniel Smaga, son président, par la fréquence des troubles addictifs chez les personnes qui tentent de se reconstruire après avoir été victimes ou, parfois, témoins d’événements violents. «Jusqu’à un homme sur deux, selon certaines études, a recours à un psychotrope – alcool, drogue illégale, médicaments non prescrits – pour tenter d’échapper à l’angoisse que la confrontation avec la violence a générée. C’est une forme d’automédication, qui ne fait toutefois que compliquer le problème.»
    Les addictologues font un constat parallèle: «Lorsqu’on observe le passé des personnes qui ont un problème grave de toxicodépendance, on distingue jusqu’à huit fois sur dix un ou des événements hautement stressants remontant à l’enfance, précise le docteur Ansgar Rougemont-Bücking, spécialiste des addictions au Service de psychiatrie communautaire du CHUV. Maladie durable d’un parent, deuil, maltraitance, négligence, violences physiques ou sexuelles – dans la population générale, jusqu’à deux personnes sur trois ont de telles expériences négatives dans leur passé. Et, chez une partie d’entre elles, les mécanismes d’adaptation développés sur le moment pour y faire face entraînent un dysfonctionnement durable. Elles perdent la capacité de s’adapter à un nouveau contexte et vivent comme si leur environnement restait en permanence hostile et menaçant. Du coup, elles ont de la peine à faire confiance à leur entourage, se mettent à répétition en situation d’échec, n’arrivent à nouer de relation qu’avec des personnes maltraitantes, etc. Ces impasses peuvent conduire très tôt à chercher la fuite dans une drogue. Les stress subis dans l’enfance peuvent également rendre moins apte à faire face à un événement violent survenant plus tard dans la vie. Ces personnes courent alors un haut risque de plonger ou de rechuter dans une consommation de drogues.»

    Pour la suite, il faut vous abonner http://www.letemps.ch/

    J’espère que vous savez que le tabac fait office d’antidépresseur, tout comme l’alimentation. Et, ceci est une donnée !
    Après tout, qui fait la bouffe et qui décide des salaires, des licenciements, si ce ne sont les riches. Vous vous imaginez qu’avec les revenus actuels les gens peuvent faire le choix d’une bonne alimentation ? Certainement pas ! En ce qui concerne le cancer, c’est une maladie multifactorielle, donc beaucoup de facteurs sont à prendre en compte. J’ai connu des personnes qui n’avaient jamais fumé et qui sont mortes d’un cancer du poumon, malgré une vie très saine, et des personnes qui ont toujours fumé et qui sont décédés de vieillesse.

    Ma primaire, je l’ai faite en préventorium et en sanatorium (5 ans) figurez-vous. C’est comme cela lorsqu’il n’y a pas à manger dans un foyer. Alors, s’en prendre au QI des personnes, c’est être bas, très bas, et faire preuve d’eugénisme.

    • 猛虎 juillet 8, 2012 à 5:07

      Votre petit copié-collé ne m’impressionne pas. Le lien entre toxico-dépendance et stress peut n’être qu’un artéfact. Il est possible que le QI en est le principale médiateur. Mais l’étude n’a semble-t-il même pas contrôlé le QI, d’autant qu’il existe d’innombrables preuves que les troubles comportementaux sont liés à un faible QI (il est plus probable que ce soit le QI, comme conducteur de troubles, et non l’inverse). Votre étude est donc … à jeter.

      "Vous vous imaginez qu’avec les revenus actuels les gens peuvent faire le choix d’une bonne alimentation ? Certainement pas !"

      Décidément…
      Lisez ceci :
      Why g Matters : The Complexity of Everyday Life
      Is It the Epidemiologists’ Elusive “Fundamental Cause” of Social Class Inequalities in Health ?
      Intelligence Predicts Health and Longevity, but Why?

      "En ce qui concerne le cancer, c’est une maladie multifactorielle, donc beaucoup de facteurs sont à prendre en compte."

      Le risque numéro 1 est de savoir si vous mangez équilibré ou non, si vous êtes obèse ou non, l’un ou l’autre accroît sensiblement les risques de cancer. L’alcool, la cigarette sont également d’autres facteurs couramment cités pour certains types de cancer spécifiques. Les autres facteurs sont marginaux à côté. Vous n’êtes guère renseignée.

      "J’ai connu des personnes qui n’avaient jamais fumé et qui sont mortes d’un cancer du poumon"

      Une anecdote n’est pas une donnée.

  9. 猛虎 juillet 8, 2012 à 5:47

    Sur le livre de Dan Gardner (que je recommande d’acheter) :

    "Major health organizations agree that traces of synthetic chemicals in the environment are not a large risk factor. What is hugely important is lifestyle. Smoking, drinking, diet, obesity, and exercise: These things make an enormous difference – by most estimates, accounting for 65 per cent of all cancers." (page 270)

    Je rajoute un commentaire en ce qui concerne cette phrase : “Vous vous imaginez qu’avec les revenus actuels les gens peuvent faire le choix d’une bonne alimentation ? Certainement pas !”. Les individus obèses ont tendance à appartenir aux couches les plus pauvres. Ma question : par quel tour de magie les pauvres peuvent-ils ne pas avoir l’argent pour bien manger alors qu’ils ont manifestement l’argent nécessaire pour devenir obèse ? Peut-être devrais-je le demander à Cyril Takayama.

  10. Cassiopée juillet 9, 2012 à 1:42

    C’est le délitement des classes moyennes et populaires qui sont concernés par des lois qui appauvrissent les citoyens, l’intégration financière est obligatoire pour vivre en société, et les revenus pour y arriver sont nécéssaires alors que ses derniers sont en constante diminution.

    La vie chère fait partie intégrante de la société moderne. Le liberalisme moderne est de développer la spéculation, donc la hausse des prix, les délocalisations et les importations massives sur un territoire même si celui est spécialisé à des productions de masses.

    Des choix financiers et politiques, de réduire les capacités financières des masses représentantes près de 80% de la société ont de facto des conséquences sur le niveau de vie des citoyens. En Espagne, avec un apport financier aux banques (privatisation des gains), les citoyens seront confrontés (socialisation des dettes) :

    « Elles atteindront la TVA, les pensions de retraite, les salaires des fonctionnaires, institueront de nouveaux péages autoroutiers et procéderont à des coupes dans les budgets des ministères et des régions. »

    Aujourd’hui on parle de l’Espagne, ce phénomène financier s’étendra aux Etats-Unis, à l’Angleterre, à la France et à l’Allemagne, et l’Italie est déjà actuellement dans cette même doctrine de réduire drastiquement les budgets sociaux. La hausse des prix que nous vivons, ne concerne pas seulement la TVA puisque même les prix (par la spéculation) ne cessent d’augmenter, rendant de plus en plus difficile à avoir des revenus accessibles pour vivre financièrement en société.

    Une combinaison hausse des loyers et des prix des appartements (sans aucune régulation), et une précarisation des contrats de travail à faible salaire (pour être autonome en société) et à titre gratuit (stages) ne peut pas améliorer les conditions de vies des citoyens. L’entraide ne peut pas non plus fonctionner si les salaires (publics et privés) sont gelés, et les pensions des retraites sont vus sans cesse à la baisse. La solidarité inter-générationnelle sera de plus en plus difficilement finançable, et les jeunes qui sont confrontés à une crise grave d’intégration, ne pourront plus transmettre ses connaissances anciennes.

    La doctrine libérale actuelle est de baisser drastiquement les budgets nationaux (et à l’échelle international), de socialiser les dettes, des prêts et des intérêts très élevés (au niveau national et international), et une privatisation des gains pour les banques. Ce qui a un impact sur le niveau de vie des citoyens de divers pays à travers le monde, qui supportent les dettes et la hausse des prix en même temps.

  11. Cassiopée juillet 9, 2012 à 5:53

    Les théories économiques libérales n’ont toujours pas inclus l’exploitation des ressources naturelles comme finie. Depuis les sommets de Rome et de Rio, les études du MIT concernant la finitude des ressources planétaires ou des mouvements écologistes depuis les hippies, il n’y a eu aucun changement de doctrine concernant ses réalités.

    C’est une innovation économique très importante puisqu’elle intègre l’idée que les modèles économiques de production doivent changer. C’est à dire que l’accroissement des richesses par une surexploitation des ressources est à terme destructeur, donc qu’il faut une nouvelle redistribution des richesses et de production afin de péréniser l’espèce sur la Terre.

    L’aspect scientifique moderne n’a pas aussi été intégrer dans les théories économiques, le réchauffement climatique amplifie les problèmes de conditions de vies en société. C’est à dire que certains modes de production doivent à leurs tours, connaître une diminution et une nouvelle répartition des richesses (au lieu d’une baisse généralisée du niveau de vie).

    Que ce soit les schémas sociaux (de redistribution des richesses), environnementaux (surproduction des ressources naturelles) ou du climat (protocole de Kyoto de 90), ils ne sont plus adaptés aux réalités actuelles. Ils sont à la fois trop ancien avec une absence de remise en cause, et de toute façon sont condamnés à aller droit dans le mur puisqu’ils ne sont en phase avec des notions plus moderne comme l’obligation de limitation environnementale et climatique, et une répartition de richesses qui poussent vers la surexploitation sans transition réalisée.

    Peu importe que ce type de changement soit vu comme une amélioration ou une régression pour certains, il est nécéssaire puisqu’il est confronté à des réalités de terrain de vie, par les limitations naturelles de la planète et à une transition des revenus pour s’adapter aux futures exigeances de cohésion sociale.

    De nos jours le fossé se creuse d’avantage dans les domaines évoqués comme l’environnement, le climat ou le social.

  12. Cassiopée juillet 13, 2012 à 2:41

    La socialisation des dettes est au niveau national comme international, et la privation des gains ou des profits sont pour les banques qui sont internationales.

    Les islandais ont été confrontés à cette crise, de savoir quoi faire avec les dettes impossibles à gérer pour une population. C’est pourquoi le gouvernement islandais avait émis l’idée d’intégrer l’ Union Européenne pour éponger ses dettes, il s’agit donc d’une mutualisation des dettes nationales et aussi au niveau international.

    Les islandais par le biais de leur gouvernement ont pu s’exprimer par référendum pour leur avenir, et le refus de payer des dettes, que les citoyens auraient refuser de contracter pour se mettre en danger, a abouti à un vote exprimant un refus du paiement des dettes. Les banques étaient étrangères pour certaines dettes (dont la marge était importante), donc une internationalisation bancaire.

    Lorsque plusieurs pays sur une même zone ont des dettes comme sur le territoire de l’ Union Européenne, les emprunts ont un impact sur les autres pays. L’inter-dépendance des économies surtout en Europe où le commerce intra-communautaire a longtemps été majoritaire (peut-être encore mais vu le niveau des délocalisations), va de facto créer une aide pour assouplir la situation des partenaires voisins économiques. C’est une nouvelle mutualisation des dettes nationales à l’échelle international.

    Les banques qui ont des prêts et des sièges à l’échelle internationale sont renfloués et aidés, et comme dans le cas de l’ Islande ont des remboursements de prêts sur divers pays, il d’agit donc d’une mutualisation des dettes internationales. Seulement comme les citoyens des autres pays ne peuvent pas s’exprimer comme sur l’île islandaise, les citoyens subissent des baisses drastiques de budgets, des gels de salaires, une dérégulation du marché du travail ou encore une importation massive de produits inconcurrençable pour les produits locaux.

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