Blog de Yoananda

Petit anti-manuel de la pensée unique, pour lire entre les lignes

Archives de Catégorie: Economie

Revue : la faim du pétrole


Mes propres conférences sur le sujet sont assez "aride", lourde, et … probablement chiantes.

La pour le coup, c’est le même sujet, mais traité de manière ludique, interactive, et pertinente. Bien sûr, on pourrait rentrer dans les détails techniques, mais ce qui m’importe c’est qu’il n’a pas dénaturé la question du pétrole, il a abordé à peu près tous les sujets qui tournent autour et répondu aux objections les plus courantes.

J’ai même appris certaines choses complémentaires.

Donc, si vous voulez regarder une version "grand public" (ou diffuser auprès de gens qui sont potentiellement ouvert), c’est probablement une des meilleures vidéos qu’on peut trouver.

La fin de la conférence s’attache à chercher des solutions "militantes", c’est à dire, comment avertir un maximum de gens sur le sujet. C’est noble et tout à son honneur, mais à mon humble avis, seul un "choc" permettra une prise de conscience massive à cet égard, et encore … puisque la crise EST littéralement ce choc, mais que la complexité et l’inertie de notre société, fait que les causes profondes (dont le pétrole est) restent essentiellement ignorée de la plupart des gens, sauf de quelques spécialistes.

Est-ce qu’un autre choc permettra d’éveiller les consciences ? Oui probablement, quand le "vrai" pic sera passé, le pic tout liquides, toutes formes de pétrole, probablement entre 2015 et 2020. D’ici la …

Attali vs Mélenchon : la dette toxique


Le choc des titans, une bonne surprise :

Débat de haute volée entre deux adversaires que tout oppose,  Attali le capitaliste et Mélenchon le communiste (anti-capitaliste en somme). La question, c’est la dette irremboursable.

Ce qui est étonnant dans ce débat, c’est qu’ils parlent des vrais sujets qui fâchent, des vrais problèmes, des vrais dilemmes. Étonnant de voir ça à la télé.

Que faire de la dette toxique ? Le dilemme est assez simple : je vous prête de l’argent, vous ne pouvez pas me rembourser, on fait quoi ? Je saisis vos bien et vous met a la rue ? vous travaillez pour moi indéfiniment ? Ou je perds ma mise et c’est comme si j’étais fait voler ? On organise un combat sur un ring, celui qui gagne décide du sort de l’autre ?

Je caricature un peu, mais derrière la complexité infinie de la finance mondiale, les enjeux sont aussi bête que ça. Les banques sont des intermédiaires : un vieux retraité allemand qui prête à un jeune espagnol, la crise arrive, il ne peut plus rembourser. On fait quoi ?

Il y a 4 solutions :

  • la croissance. Mais la croissance c’est fini.
  • la guerre. C’est chiant et compliqué, et surtout avec l’arme atomique, personne n’a vraiment envie
  • l’inflation. Les pauvres vont beaucoup perdre, et l’inflation c’est très dur à contrôler, et ça tue l’économie à petit feu
  • l’austérité. C’est de l’esclavage pour dette, ça ne tue pas l’économie, mais on sacrifie une partie de l’économie et les gens qui en vivent …
  • le défaut. Mentionné par Mélenchon, mais très compliqué et dangereux. Comme l’austérité, on sacrifie une partie de l’économie et des gens qui en vivent.

Voila ou en est. Attali lui veut une sortie par le haut, par le fédéralisme Européen, on met nos dettes en commun. Mélenchon veut tenter un chantage à l’arme atomique financière (la sortie de l’Euro) pour faire plier les Allemands.

Et on en revient toujours à la même chose. Les Allemands. Eux sont les fourmis, ils nous ont prêté beaucoup d’argent, et nous, les cigales, on a bien profité, mais maintenant, l’hiver est venu.

Ils en ont marre d’être vertueux et de payer pour nous qui choisissons la voie de la facilité quasi systématiquement. Leur stratégie, visiblement, c’est de nous pourrir la vie pour qu’on s’éjecte de nous même de l’Euro afin qu’ils ne soient pas tenus pour responsable de ce nouveau cataclysme (après avoir été au cœur des 2 derniers en date, on peut les comprendre).

Voila pour résumer le débat. Attali marque un point en disant que l’inflation n’est pas une solution, et Mélenchon marque un point en comparant la sortie de l’Euro a l’arme dissuasion atomique.

Maintenant, essayons d’aller plus loin : les différences culturelles profondes n’ont pas été évoquées, et sans ça, la question de la solidarité, qui est au cœur du problème de la dette ne peut pas se résoudre. Ensuite la question énergétique est aussi passée sous silence.

Le soucis, c’est que les ennuis ne font que commencer. La crise énergétique démarre tout juste et va s’amplifier, par pallier (le prochain, a vue de nez avant 2020). Je n’ai pas forcément de bonne solution à proposer. Mais au moins il y a un léger progrès dans le débat public, puisque il n’y a pas si longtemps encore, l’Europe était sortie d’affaire, les banques sauvées. Il y a encore tant de chemin à parcourir avant que nos sociétés comprennent que leur problème, c’est le pétrole (la transition énergétique) … on est quand même 8 ans après le choc de 2005, et ça n’affleure toujours pas dans les média main-stream. Évidement, comme ils modifient les statistiques au fur et à mesure, tout le monde croit que la production mondiale augmente et qu’il n’y a pas de soucis de pétrole …

Et quand les gens comprendront le vrai fond du problème, il sera beaucoup trop tard pour trouver des solutions. D’ailleurs, la dernière fois que c’est arrivé, en 1913, avec le charbon, 1 siècle plus tard, "on" n’a toujours pas compris ce qui s’était passé (Enfin, si, c’est pire, on a des explications partielles qui font qu’on ne creuse pas plus loin).

Le gros fail de la science économique


La vie est parfois cruelle. Les économistes font beaucoup d’efforts, beaucoup de calculs très savants et complexes … pour presque rien au final.

La "science" économique ne fonctionne pas. Vraiment pas.

Beaucoup l’ont plus ou compris intuitivement (un exemple : L’article de Loic Abadie qui refais surface tombe à pic), Je ne suis pas sûr que tout le monde mesure bien l’ampleur des dégâts. Peu savent expliquer pourquoi en revanche. J’ai eu la chance de tomber ce livre véritablement fascinant : "L’origine des richesses".

C’est assez simple à comprendre : il y a environ 1 siècle les économistes ont voulus faire de leur discipline une science, et se sont tournés vers les maths. L’un des grand noms qui a donné ses lettres de noblesse est Walras qui a étudié les équilibres en économie.

Et c’est la qu’est tout le problème. A l’époque, les maths étaient développés pour les systèmes "linéaires", c’est à dire que l’on peut mettre en équation et résoudre.Du genre 3*X-6=0  ==> X=2 ! Bien sûr, en plus complexe, avec des dérivées, des intégrales, et plein d’autres joyeusetés mathématiques. Mais, dans l’ensemble, des équations qui ont une solution.

Du coup, tout ce qu’on connaît de l’économie découle peu ou prou de cette démarche de "mise en équation linéaire". A partir de la, on peut aboutir a des choses comme l’équilibre de marché, le bon taux d’inflation, réduire le chômage, etc…

C’est de la pensée 2D. Et ça suffit largement pour impressionner tout ceux qui sont en 0D/1D et même en 2D.

En dehors de quelques concepts, tels que les rendements décroissants, la destruction créatrice, et d’autres, tout le reste est pratiquement à jeter à la poubelle.

Pourquoi ?

Parce que l’économie est un système "non linéaire", et même plutôt 2X qu’une ! Toutes ces équations sont totalement impuissantes dans ce domaine. Il faut d’autres outils : la systémique dont j’ai pris soin de parler afin que vous puissiez comprendre la différence (pensée 3D). Outils qui n’existaient pas avant les ordinateurs, et donc, pour faire simple, avant les années 90. Ce qui signifie que tous les économistes actuellement au pouvoir sont de la vielle école. Et les nouveaux, ils sont encore en train de balbutier dans leurs recherches.

Je vais vous donner un exemple très simple pour comprendre ce dont il s’agit : Newton à observé une pomme tomber, et en a déduit la loi de la gravitation. Avec cette loi, on peut déterminer l’orbite des planètes, les trajectoires des fusées, mettre des satellites en géo-stationnaire, etc …

Ca marche très bien avec 2 corps : la terre et la lune, ou bien le soleil et la terre. Mais dès qu’on passe à 3, ca devient littéralement insoluble :

On ne sait plus rien prédire. On est dans le non linéaire. Et la, je vous montre le cas le plus simple du plus simple. L’économie c’est beaucoup plus complexe.

Qu’on fait les économistes ? Ils ont simplifié le monde pour que ça rentre dans leurs équations. Ils ont dit "l’homme est parfaitement rationnel". Non pas parce que c’est vrai, mais parce que sinon, ils ne pouvaient rien résoudre.

On s’en rend vraiment compte maintenant parce que la science systémique commence a expliquer plein de choses que l’économie  ne parvenait pas à faire. Jusque la, ils faisaient illusion, car il n’y avait rien de mieux.

Ce n’est pas le seul facteur bien sûr (la démographie, le pic pétrolier, etc…) mais cette impasse dans laquelle l’économie s’est engouffrée pendant plus d’un siècle est clairement l’un des facteurs de la crise actuelle. C’est pourquoi Christine Lagarde, patron du FMI déclare :

Je suis délibérément, désespérément, et de façon décisive, optimiste

On navigue a vue. On n’a pas les instruments pour faire autrement, On n’a pas de boussole, mais on est en pleine traversée de l’atlantique sur des caravelles. Vous ne trouvez pas ça très rassurant ? Moi non plus.

Le défi énergétique : quelles alternatives ?


Voici un petit document bien sympa, par l’institut du post-carbonne, qui synthétise bien les problèmes énergétiques actuels. Des solutions, il y en a plein. Mais des solutions de remplacement avec tous les avantages du pétrole conventionnel, la, c’est une autre histoire. Chaque alternative à des défauts qui font qu’on ne peut compter sur elle à grande échelle. Voici un résumé des points clés :

  • Pétrole conventionnel : en déplétion rapide
  • Pétrole Offshore : défi des environnements extrêmes, complexité technologique
  • Pétrole non conventionnel : extrèmement gourmand en eau, énergie, investissements
  • Gaz naturel : pour usage régional uniquement, transport maritime difficile
  • Gaz de schiste : grosse incertitudes sur l’avenir
  • Charbon : le pire pollueur des énergies fossiles
  • Nucléaire : pas de solution pour les déchets, pas viable sans les subventions gouvernementales
  • Hydroélectricité : les meilleurs sites déjà utilisés, détruit des ecosystèmes
  • Géothermie : niche, prendrait des dizaines d’années à développer a une large échelle
  • Biofuels : demande autant d’énergie a fabriquer qu’il n’en fournit, en compétition avec la nourriture
  • Électricité à partir de la biomasse : a large échelle, détruirait les forêts
  • Eolien : Intermittent, demande beaucoup de batteries, grosse empreinte au sol
  • Photovoltaïque solaire : intermittent, difficile à grande échelle car nécessite des matériaux rare ou chers
  • Solaire a concentration : intermittent, nécessite beaucoup d’eau
  • Hydrogène : nécessite des investissements d’infrastructure massifs
  • Micro-cogénération : barrières des industriels, pas de réseau de revente

Notez que les 30 glorieuses ont été possible grâce a l’EROEI de 100 du pétrole conventionnel. Nous n’avons rien dans les cartons qui puisse atteindre ce niveau la. Sachez qu’a partir d’un EROEI de 10 la civilisation s’effondre, purement et simplement. Mais entre 10 et 20 on n’a pas de quoi tenir le rythme de la croissance démographique. Je ne cesse de le dire, mais on va au devant de gros gros soucis. En fait, ils ont déjà commencé, sauf que pour l’instant, c’est resté relativement tranquille à cause de nombreux amortisseurs sociaux.

Addendum : l’Arabie Saoudite à prolongé la vie de ses champs géants de pétrole, mais la chute n’en sera que plus dure, car si en effet on peut augmenter la production de "vieux" puits, leur déclin n’en sera que plus rapide quand il s’enclenchera. En raison de quoi, d’ici peu, l’Arabie saoudite prévoies d’avoir des difficultés pour nourrir sa population. Rien de nouveau en soi, mais ça se confirme de plus en plus dans la presse.

Réformer la France, quelles pistes prioritaires ?


La France est un pays plein de ressources, mais souffre de plusieurs gros boulet qui ont des impacts en cascades dans un peu tous les domaines, mais sur lesquels on pourrait assez facilement agir pour redresser le pays. Voici les principaux :

  • Bulle immobilière (cf Etienne Wasmer)
  • Politique immigratoire (laxisme, assistanat)
  • Dédale fiscal (cf Pikkety)
  • Ponctionnaires (agences en trop, fonctionnaires tamponne papier, planqués, syndicalistes passéistes, etc…)

La priorité ce n’est pas la procréation médiale assistée pour que les lesbiennes puissent avoir des enfants et les assistantes sexuelles pour les jeunes de banlieues. Ce sont des questions qui déchirent la France et dont on n’a vraiment pas besoin en ce moment.

Pépère (le président normal) a été élu sur un mensonge (non pas des fausses promesses, mais un mensonge) : la crise est finie.Mensonge qu’il répète régulièrement. C’est à se demander pourquoi on parle tant de Chypre en ce moment, un (vraiment) tout petit pays, a tel point qu’on frise l’absurde et le ridicule.

Crise ou pas crise, réformer ces 3 gros chantiers qui minent la France, l’empêchent d’être compétitive, et même de se réformer dans d’autres domaines, est prioritaire. Il faudrait aussi améliorer plein d’autres domaines (cf mon programme électoral – pour le fun), mais cela permettrait de faire face au choc pétrolier, au changement climatique, et a l’instabilité mondiale, en minimisant les dégâts.

La bulle immo empêche la mobilité sociale, avantage beaucoup trop les vieux sur les jeûnes. La politique immigratoire décourage les travailleurs, sabote l’école publiques, instaure la méfiance et l’insécurité de tous envers tous. Bien sûr il faut revoir les prétentions des retraites qui sont un ponzi basé sur l’immigration, mais cela n’a rien d’impossible. Le dédale fiscal avantage trop les riches et les classes sociales très aisées, et les multinationales. Les ponctionnaires prélèvent un tribut trop important au regard du service rendu, mais à la rigueur, il est possible que ça se règle tout seul si on s’occupe des 3 premiers et plus gros problèmes (pour lesquels ils sont responsables).

Pépère commence à douter. En effet, la cote de popularité est alarmante, et même son propre camps le conteste. D’ici à ce que la France ne soit plus gouvernée.. il n’y a qu’un pas. Copé a déposé une motion de censure. Et la pire de toutes les insultes se répands comme une traînée de poudre : le gouvernement serait incompétent (pour changer).

Pourtant il y a peu de chances que ces réformes soient mise en œuvre. Du moins durant ce quinquennat, et même après, j’ai des doutes. J’ai peur qu’on doive en passer par la case "drame" pour que ça bouge un peu, ce qui est bien dommage car il y a tant de choses possibles à faire. Des choses qui relèvent du bon sens, et non pas d’une théorie abscone ou d’une idéologie quelconque.

Le problème sous-jacent c’est surtout une question de mentalité Française, très idéaliste et loin des réalités pragmatiques.

PS : ces réformes sont nécessaires et indépendante de l’Euro et de la dérive fascisante de l’Europe, qui est un problème à part.

La génération perdue


Préambule : Ce que je vais expliquer dans ce post est capital. C’est un post qui synthétise et propose une explication sur la dynamique systémique de la crise, à l’échelle civilisationnelle. Ce point de vue permet de réconcilier beaucoup d’informations contradictoires. Pour faire simple : notre société est en train de se scinder en 2, entre ceux qui plongent dans le nouveau monde ultra technologique, et ceux qui s’accrochent à l’ancien.

Hollande l’a promis. Donc, c’est qu’elle reviendra. D’ailleurs, je propose qu’on fasse passer une loi pour obliger la croissance, interdire la récession. Et tant qu’on y est, une loi pour interdire la maladie aussi.

Le pétrole décline, mais les énergies renouvelable sont en forte croissance. Qu’est-ce qui va gagner ? Si vous consultez Enerzine, un webzine dédié aux énergies, vous ne pouvez que penser qu’avec toutes ces innovations et ce foisonnement il n’y a pas et n’y aura jamais de problème énergétique, au pire pétrole sera vite remplacé. Sauf que ces innovations coûtent un bras, d’autant plus pour ceux qui ont déjà une voiture.

[[réponse : le pétrole car les ER ne sont pas au niveau, pour tout un tas de raisons - mais les nanotechno elles peuvent changer la donne, par contre il va y avoir un gros trou d'air]]

La croissance doit au minimum être plus importante que l’inflation, sinon cela signifie qu’on s’appauvrit. Elle doit aussi être plus importante que la croissance démographique, sinon, la encore on s’appauvrit.

Si on s’appauvrit trop, a l’extrême, cela signifie :

  • la fin du chômage
  • la fin des retraites
  • les congés payés
  • la fin de la sécurité sociale
  • la fin des allocations familiales
  • la fin de l’école gratuite

Bref, tous les "acquis" (pour l’éternité et les siècles des siècles) pourraient être remis en cause. C’est la croissance qui finance tout ça. La Grèce fait le chemin inverse, et ils sont chroniquement en pénurie de médicaments, l’état s’est arrogé le droit de regarder dans les comptes bancaires des gens, en France on interdit déjà les paiements en liquide de plus de 1000€, les achats d’OR anonyme ont été interdits, etc…

Bref ! Vous l’avez compris la croissance est essentielle a un niveau global. Maintenant, on va regarder plus en détail.

Premier aspect (dit Malthusien) : on fera de la croissance (non parce qu’on est des capitalistes, mais parce qu’on se reproduit trop, et parce que on a tous besoin d’un minimum de confort, et de rêves) quoi qu’il arrive, quitte a tout "bouffer" (c’est cyclique dans nos civilisations, quand on a tout consommé ca finit systématiquement en guerres, famines et épidémies, puisqu’on ne se refrène jamais).

Il se trouve même si globalement la croissance est "atone" (pour faire simple disons qu’aujourd’hui on est a croissance 0) il y a des poches de croissances (d’ou les cornucopsites qui pensent que la technologie nous sauvera – et c’est vrai, la technologie seule peut nous sauver, ou nous détruire, ou sauver certains et détruire d’autre), notamment dans les nouvelles technologies. D’ailleurs, si vous suivez les news scientifiques, sur les nano découvertes, sur le capitalisme cognitif (dont tous les réseaux sociaux font partie), sur les progrès de la robotisation, la médecine regénérative, vous vous direz : mais la croissance est bien la bon sang !!!

Oui, la croissance est "la", mais elle n’est pas partout. Donc, si on raisonne en terme global, si certains font de la croissance, et que la somme totale est nulle, c’est que d’autres font de la "décroissance". Voila pourquoi WallStreet fait des profits records : c’est leur boulot, identifier les pôles de croissance et en profiter.

D’un certain point de vue, on peut croire que c’est mal réparti, et que ces gens la volent la croissance des autres, puisque les inégalités explosent. C’est vrai. Pourtant ça ne veut pas dire qu’ils volent les autres, il feraient de la décroissance quand même (le pétrole pas cher c’est fini je rappelle).

Sauf que ! Sauf que cette croissance, c’est pour mettre en place des systèmes moins énergivore, des énergies renouvelables, des systèmes de partage des connaissances, des nouvelles filières de haute technologie (NBIC ou BANG). Pendant ce temps, les RMIstes manifestent pour continuer leur petit job pépère dans les usines, alors que d’autres sont dans des labos à créer des nano tubes de carbone.

Si on dit : "on va partager la croissance", alors, on va tuer la poules aux oeufs d’or : a quoi bon créer un labo pour fabriquer des nanobatteries 100X plus performantes si l’état vous reprends tout via les impôts après. Il faut que les entreprises innovantes puissent investir, risquer, trouver des débouchés, etc…

Reste la grande question sur la vie, l’univers et le reste. Que va-t-il se passer ?

Je ne sais pas, mais ce que je sais, c’est ce qui est en train de se passer : il y a un décrochage. Du point de vue des élites, les "gueux" n’arrivent pas à suivre. Car évidement, pour pouvoir profiter de toutes ces nouvelles technologies, il y a un coût, financier, mais surtout cognitif.

Si vous achetez un ordinateur pour simplement faire du facebook avec, c’est un coût net pour vous. Si au contraire vous en faites des choses qui vous rapportent (par exemple parce que vous participez au DIY ou a que vous apprenez des techniques pour économiser l’énergie) alors vous remboursez votre ordinateur, indirectement. Si vous utilisez l’avion pour du tourisme, c’est un coût net. Si vous l’utilisez pour voyage d’affaire (au cours duquel vous pouvez faire du tourisme) alors vous avez gagné de temps, vous faites du profit, et vous rentabilisez l’avion.

C’est la ou beaucoup décrochent. Les gueux profitent de tout un arrosage technologique dont ils font un mésusage. Ce devraient être des outils de travail (au moins en grande partie), ils en font des jouets. D’un point de vue économique, c’est un véritable trou noir qui engouffre des ressources folles (vu les masses en jeu) et qui détruit la planète.

En principe, c’est une question d’adaptation. Si les gens comprennent et se forment suffisamment vite, ils peuvent se raccrocher aux wagons de la nouvelle société qui naît. Sinon ils s’accrochent au vieux monde qui meurt (celui du pétrole) avec leurs vielles voitures qui consomment et polluent trop.

Le premier problème, c’est que, vu les progrès de la robotisation, vu le potentiel des nanotech, je ne suis pas certain qu’on ai besoin d’autant de monde dans la nouvelle société.

Le second problème, c’est que je ne suis pas certain que les nouvelles génération aie compris de quoi il retourne, ni même n’ai toutes les capacités a s’y adapter.

Pour maintenir une voiture des années 60/70 ce n’était pas très compliqué, les moteurs étaient simple. Dans le monde actuel, il faut un spécialiste quand il y a une panne dans notre véhicule. Idem pour les ordinateurs. Les technologies sont peut-être plus "naturelles" à utiliser mais ils sont plus délicates et complexes à maintenir et fabriquer.

Les africains n’ont pas de ramassage de poubelles. Quand ils n’ont plus l’utilité d’un outil, ils le jettent, la ou ils sont. Comme ce sont des objets en bois, en argile, ou en métal, ça ne pose pas de problème. Mais quand ils reçoivent des "joujous" emballés dans du plastique et qu’ils font la même chose, alors la, ça devient problématique. Nous on récupère, on recycle.

Avec l’arrivée des nouvelles techno, notamment les nanos, ça va être pareil, mais en pire.

La maison de demain va demander des vraies compétences, pour "tuner" la chaudière, pour combiner éolien/solaire/hydro/batteries/isolation, etc… ou alors elle coûter trop cher et donc, il faudra vivre sans chauffage dans des maisons mal isolées.

Hors ce qui m’inquiète un peu, c’est que le niveau dans les écoles qui devraient augmenter pour suivre le rythme fait l’inverse en réalité, il baisse (la encore, pas pour tout le monde, il y a des écoles qui sont tournées vers l’avenir, ce qui signifie que d’autres plongent en réalité beaucoup plus).

Le troisième problème c’est une question de rythme, de vitesse. Nous avons 3 facteurs en concurrence :

  • la vitesse fin du pétrole (30 ans)
  • les nouvelles technos / énergies (70 ans ?)
  • la vitesse d’adaptation humaine (50 ans)

raisonnablement, on peut penser que les humains se s’adaptent pas vraiment a cours de leur vie, ce sont leurs enfants qui le font. Le cerveau est malléable, mais pas tant que ça, pas pour la majorité des gens. Les smicard de l’usine goodyear ne se reconvertiront pas en consultant en sécurité informatique. Sans être spécialiste, en faisant une grosse moyenne, je pense qu’il faut compter aujourd’hui 50 ans pour un renouvellement de génération. Hors le pétrole ne va pas durer 50 ans, il décline déjà très vite et dans 30 ans, il n’y en aura probablement que 2X moins qu’aujourd’hui. Par contre 30 ans, ça ne fera pas 2X moins de monde dans la vielle génération. Pour les nouvelles technos, il est difficile de savoir. A priori, les cycles économiques nous indiquent un rythme de 70 ans.

Tout le problème est la.

Que faire de tous ces gens qui décrochent ? ou qui s’accrochent a l’ancien monde pétrolier ? monde qui disparaît. Notez qu’on eu exactement la même problématique il y a 100 ans, presque tout rond, lors du passage des machines à vapeur, vers le monde du pétrole, avec l’arrivée (années folles) des nouvelles technologies électriques. Pour l’époque l’électricité était quelque chose d’aussi nouveau que les nano-technologies pour nous. Le charbon était sur le déclin. De la même manière, les gens ont du s’adapter (et ils ont fini par le faire) au nouveau monde pétrolier/électrique plus complexe. Enfin, en moyenne, car il y a toujours des boulets.

Notez enfin que grâce au pétrole, le charbon a connu une deuxième vie. Il se pourrait qu’il en soit de même pour le pétrole. Il pourrait connaître une 2ème vie grâce aux nanos. Mais ce n’est pas ce qui se passe avec le gaz de schiste, au cas ou vous vous posez la question. Les nanos, on devrait connaître la première vague dans les 10 ans à venir, en même temps que le pic pétrolier absolu.

Je persiste donc à dire que nous allons connaître une période, de 20 à 50 ans, de gros troubles. Quand je dis gros troubles, je parle de millions de morts.

Cette grille de lecture permet de comprendre la vrai enjeu du sauvetage des banques : c’est a la fois les acquis sociaux, mais aussi les progrès technologiques qui sont en jeu. De manière très paradoxale, si on n’avait pas sauvé les banques des gens du vieux monde, ils seraient en grande difficultés aujourd’hui. Sauver les banques peut sembler être un coup des méchants capitalistes, en réalité, c’est un coup des marxistes, et c’est totalement anti-darwinien. Pourtant tout le monde semble croire le contraire.

On sauve les banques, mais pas les pauvres


Voila le discours gauchiste qu’on entends un peu partout, sur la toile et/ou à la télé : pendant qu’on sauve les banques qui spéculent les pauvres meurent de faim (a cause de spéculation).

Ce n’est pas faux, mais il faut nuancer, et comprendre ce qui est vrai et faux la dedans.

D’abord les banques ne sont pas responsables des mauvaises récoltes, des pénuries d’eau et de pétrole, des intempéries. Elles aggravent peut-être la situation, mais ce n’est même pas certain.

Peu importe, le vrai problème n’est pas la : on ne sauve pas les banques, mais les dépôts (épargne, retraites, fond souverains, entre autre) … des ménages, mais aussi des entreprises. Pour faire court, on sauve notre système économique, les emplois qui vont avec, les systèmes de sécurités sociales ! Ni plus, ni moins, car les banques sont au cœur du système économique.

Par contre, ce qu’on peut reprocher à ce système c’est sa concentration, sa consanguinité et son agenda mondialiste. Certes, mais c’est un autre sujet. J’ai déjà expliqué : la finance mondiale est au mains de 147 multinationales. Elles même doivent allégeances aux banques centrales (La FED est au mains de 8 familles), et elles même dépendent de la BRI. En gros la pyramide mondiale remonte à la BRI, FMI, banque mondiale. Je ne sais pas trop comment ces 3 la s’articulent et s’il y a autre chose derrière (en dehors des sociétés secrètes). Il y a quelques organismes qui gravitent autour : CFR, Trilatérale, Bilderberg. Je ne suis pas en train de dire que notre système bancaire est parfait, loin de la. Mais doit on l’accuser des tous les maux (littéralement) pour autant ?

Bref, revenons à nos moutons. Quand on parle de famine, on pense tout de suite a l’Éthiopien et a l’Afrique. Il y a aussi l’Inde. Et dans une moindre mesure la Chine. Mais ce discours est très simplificateur. Nos banques sont elles vraiment responsables de ces morts ?

  1. ce n’est pas les banques qu’on sauve mais : l’épargne, les retraites par capitalisation, les assurances vies, les dividendes ! c’est “légèrement” différent ! (euphémisme)
  2. sauver une banque ça rapporte, quoi qu’on en dise. Sauver un pauvre ça ne rapporte rien, ou des ennuis.
  3. on a un pic pétrolier et un réchauffement climatique sur le dos, donc, qu’on sauve les banques ou non, dans les décennies à venir, il y aura des centaines de millions de morts, a priori, les plus pauvres sont les plus fragiles
  4. l’Afrique a tout pour se sauver elle même, pourquoi ce serait a nous de le faire ? c’est limite du racisme de considérer qu’ils n’en sont pas capable de le faire eux même.

Tout ces gens qui meurent c’est un drame. D’autant plus qu’ici on gaspille (je crois 1/3 de la bouffe est jetée aux USA et 1/4 ici). Mais l’Afrique est le continent le plus riche de ressources du monde. Est-on responsable de son état ? Les africains n’y sont vraiment pour rien ?

La question est pourquoi le pauvre a besoin qu’on le “sauve” ? et qu’on le sauve de quoi a la base ?

Je veux dire, la pauvreté, c’est notre condition naturelle, mourir de faim, c’est ce qu’on a fait pendant des siècles ici même en Europe, c’est juste la nature qui veut ça, pas les banques.
Le capitalisme n’est pas responsable de ça. Le capitalisme est responsable que certaines parties du monde se sont hissées au dessus de cette condition dans laquelle d’autres sont restées. Le capitalisme et ses banques ne sont pas responsable de la misère de certains, mais de la richesse (et de la jalousie) d’autres. C’est complètement différent. La pensée communiste voudrait que tout le monde soit pareil partout… mais la réalité est différente, personne n’est égal !

Qu’on le déplore, soit, je peux comprendre. Mais de la a inverser la cause et les effets … c’est autre chose a laquelle je n’adhère pas !

Je peux comprendre que la misère des autres nous touche et qu’on veuille les aider en considérant que nous "on a trop" et qu’on pourrait partager un peu. C’est vrai mais …

  • personne ne nous empêche de le faire. Tous ces bobos fonctionnaires qui ont bien profité des largesses de la France peuvent héberger des africains affamés ou vendre leur maison secondaire pour leur acheter a manger en leur envoyer de quoi se nourrir. Personne ne les en empêche !
  • nous, on s’est construit des silos pour éviter les famines. On n’empêche personne de faire de même. On a inventé les égouts et les poubelles pour limiter les épidémies. On n’empêche personne de faire de même.

Prenons 2 zones très pauvre, mais riches de ressources. La Chine et l’Afrique.

  • La Chine a été détruite par les guerres de l’opium qui est en train de prendre le lead dans des tonnes de domaine (y compris les énergies renouvelables par exemple)
  • L’Afrique de son coté, continent le plus riche en ressources, mais le plus pauvre.

Je crois qu’on ne peut pas totalement se considérer nous même les maîtres du monde en toute chose et laisser une part de responsabilités aux peuples eux même. Non ?

Pour le faire en clair, si l’Afrique est pauvre, c’est parce qu’elle le veut bien. Le contre exemple de la Chine montre que des pauvres peuvent très bien nous dépasser s’ils le décident. On ne peut pas s’accuser tout le temps de tous les maux de la terre. Le colonialisme a échoué. Soit. Mais ce n’est pas faute d’avoir essayé. Nous avons construit des tonnes d’infrastructures la bas, et sans cela, il seraient encore plus dans la misère, contrairement à ce qu’on veut nous faire croire que nous sommes responsable de leur misère parce que nous pillons leurs ressources (dont ils ne feraient rien, et ne sauraient même pas à quoi elles servent sans nous !)

Ce discours anti-banques, auquel je participe d’ailleurs à ma manière, provient de l’idéologie marxiste de lutte des classes. Ça ne veut pas dire que tout es faux chez le gauchiste, le "tout égalitaire" :

  • l’usure est une mécanisme de concentration des richesses qui ne doit rien au mérite et dont les banques sont la cause
  • certaines personnes en veulent, essayent de s’en sortir, et n’ont pas leur chance, c’est vrai
  • nos sociétés (et surtout en France par construction culturelle) ont besoin d’égalité, et qu’il n’y ai pas trop d’inégalités

Mais il ne faut pas tout mélanger pour autant.

S’il y a une légère part de vrai dans le discours "les méchantes banques rendent les gens pauvre en les exploitants" croire que c’est l’explication principale, c’est juste de l’inculture (historique, économique, politique) et de la caricature. Ces attitudes sont souvent associés au tout égalitaire gauchiste, qui cherches des explications faciles et surtout des bouc émissaires bien populo. C’est du fascisme intellectuel.

Pourquoi l’usure ? par l’approche systémique


Pourquoi avoir inventé l’usure, et quelles conséquences sur notre vie de tous les jours ? Le système d’usure, l’argent dette est bien au cœur de cette crise, des précédentes, et des suivantes. Je vais vous expliquer simplement pourquoi l’usure provoque la concentration des richesses, ce qu’est un Quantitive Easing (sans math) et ou est l’arnaque, et en quoi l’usure est une réponse (ou non), une cause (ou non) a la crise actuelle.

J’ai déjà expliqué qu’à mon sens nous devons enrichir notre manière de penser l’économie, grâce à l’approche systémique notamment. La systémique va se concentrer sur l’étude des interactions (transfert d’information, d’énergie ou de matière) entre les éléments d’un système complexe, plutôt que d’essayer d’analyser ce système via des équations. Elle permet d’observer l’émergence de propriété ou de comportements.

Entre parenthèse, la systémique n’est pas une nouveauté, la médecine chinoise est systémique par nature, la nouveauté, c’est le formalisme systémique.

L’importance de l’usure

L’économie est comme un système de poupée russes (ici j’utilise une analogie, donc la démarche systémique). Par exemple, que l’on prenne les dérivés, la titrisation, l’effet de levier (LTRO), etc… ils reposent tous sur le principe de monnaie dette. Nos échanges quotidien utilisent maintenant majoritairement de la monnaie dette (chaque fois qu’on utilise la carte bancaire). La dette de l’état c’est la même chose, et les actions d’une entreprise, c’est aussi de la monnaie dette.

Finalement la monnaie dette est le code d’interaction que nous nous sommes donnés, et c’est ce qui explique notre économie en majeure partie, même si nous avons introduit des nuances de ci de la…

Imaginez ces vols d’oiseaux qui forment un ballet. Ce ballet est une propriété émergente d’oiseaux qui suivent des comportements très simple (suivre son voisin le plus proche). La monnaie dette c’est notre interaction économique principale, c’est d’elle que va émerger telle ou telle propriété, comportement global. En gros, c’est d’elle que va émerger ou non les crises économiques.

Nous devons donc d’une part comprendre sa nature profonde et d’autre part regarder ce que cela implique sur les propriétés qui en émergent.

D’où vient l’usure ?

L’usure, le taux d’intérêt, c’est le moyen que nous avons trouvé pour réguler nos échanges. J’ai un champ et un tracteur, tu as du temps et une famille à nourrir. Je te prête mon champs et mon tracteur, en échange, on partage la récolte. Le taux d’intérêt, c’est le pourcentage de la récolte que tu devras me donner chaque année.

Maintenant, quelques subtilités.

Comment va-t-on fixer ce pourcentage ? Le plus simple serait de dire "tu vas me donner 10% de la récolte". C’était la dîme (décimal / 10%). Si une année la récolte est mauvaise, je reçois d’autant moins. Si la récolte est meilleure, je reçois plus. Quelque soit le résultat, le partage est toujours le même. Mais cela pose un problème : comment je sais que tu ne me truande pas ? Si tu caches la moité de la récolte, je ne toucherais que 5% au lieu de 10% comme c’était prévu. Je suis donc obligé de te surveiller, et c’est très compliqué si je dois surveiller beaucoup de personnes. Ce n’est pas vraiment efficace. Mais c’était ainsi que l’église procédait. C’était le système ancien. La dîme était certes un impôt et non pas une rente sur un capital, mais en fait c’est la même chose, l’église étant la dépositaire (à l’époque) du savoir (lire / écrire), c’était une rente sur le capital cognitif (le savoir donc). C’était l’élite de l’époque. Bref.

L’invention de l’usure

D’autres sont arrivés et ont décidé de changer de système. Plutôt que d’avoir un taux fixe, et donc une part de récolte variable et tous les ennuis de surveillance que ça implique, ils ont mis en place un autre système. A la marge au début, en profitant des périodes difficiles, quand les gens n’avaient pas le choix de faire autrement que de venir les voir. Ils ont dit : nous on veut une part de récolte fixe. Donc au lieu de fixer cette part à 10% de ce qui était récolté, ils ont dit "on va donner une valeur au champ, et fixer la part de récolte qui nous revient comme un pourcentage de la valeur de ce champ". Du coup, quelque soit la récolte, bonne ou mauvaise, si la valeur du champ est estimée à produire 100Kg en moyenne par an, ils recevront toujours 10kg, chaque année. Cela évite d’avoir a surveiller les récoltes. Cela a aussi l’avantage de se mettre à l’abri des aléas de la vie. C’est l’usure.

Usure, un trait de génie

L’air de rien ce tout petit changement dans le contrat est, d’abord génial, mais ensuite extrêmement riche de conséquences. Notez au passage une chose importante, quand les économistes parlent de QE (quantitative easing), ce n’est rien d’autre que ça : je donne une valeur a mon capital pour le louer. Ce n’est pas de la création monétaire classique ou je crée des billets pour inonder l’économie et tout racheter. Il s’agit de "donner une valeur d’échange" à ce qui existe (afin de fluidifier l’économie). Bon après, le problème, le vrai, c’est quelle valeur donner a ce qu’on monétise. C’est "la" qu’est toute l’arnaque des banques centrales ! Pour revenir a l’exemple du champ : si je veux récolter tous les ans 10Kg, je peux dire "on fixe la valeur du champs a 100Kg, et tu me verse 10%", ou bien on peut dire "on fixe la valeur du champ à 1000 et tu me verse 1%". Vous commencez à comprendre ?

Donc, cette petite étude systémique donne déjà des résultats intéressants pour comprendre les petits jeux des grands argentier. Évidement, eux ils parlent de QE, de marché secondaire, et tout un blabla compliqué pour masquer des choses très simples et pour faire en sorte qu’on ne fourre pas notre nez dans leur petite cuisine.

Usure et concentration des richesses

C’est le système que les banquiers ont inventés. Il est tellement efficace (pour les banquiers) qu’ils sont rapidement devenu économiquement plus performant que les autres, et donc plus puissants. (Je ne vais pas rentrer dans les détails mais :) combiné avec une structure familiale particulière (famille souche si vous voulez creuser) qui à permis (via l’héritage) la concentration des biens et des richesses, ce système (rappelez vous on est dans une approche systémique) à permis l’émergence des familles ultra puissantes. C’est un système vertueux (au sens qu’il s’auto alimente et non  pas au sens moral du terme) : plus on est puissant, plus on peut imposer le système d’usure, et même imposer des taux d’intérêts intéressants !

Voila pourquoi la concentration des richesses dans les mains de quelque-uns est une propriété émergente du système d’argent dette. D’où la loi de Pareto  que 20% des gens concentrent 80% de la richesse. (C’est une propriété qu’on retrouve partout dans la nature). C’est le 2ème résultat intéressant.

Maintenant, on se rends vite compte que l’enjeu principal réside dans la fixation du taux d’intérêt. S’il est trop faible, celui qui prête son champ est perdant, s’il est trop fort, on fini par use trop celui qui travaille. Bien entendu la position la plus confortable est celle du prêteur, du capitaliste. Le travailleur lui est obligé de lutter en permanence, non seulement pour payer ses intérêts, mais aussi pour fixer au plus bas le taux C’est un autre résultat émergeant intéressant :

Donc les "gaucho" qui luttent contre l’argent dette et les méchants riches capitalistes n’ont pas totalement tort, même s’ils n’ont pas toujours les bon arguments. Les système des "fonctionnaires" que je critique tant est une réponse plutôt maline pour ceux qui ne sont pas du bon coté de l’usure.

Notez que le système des actions / dividende pour les entreprises est l’équivalent du système ancien de la dîme. Il est plus équitable, basé sur la confiance, la coopération, le partage de la propriété. Seulement personne n’en veut, en France tout le monde veut des obligations/assurance vies (basé sur l’usure), car il faut être capable de gérer le risque qu’il représente. C’est le système que défendent les anglo-saxons protestants. Nous (catholiques de tradition en France), sans le savoir nous défendons celui de l’usure (alors même, c’est un comble, que l’usure est interdite chez les catholiques et toléré chez les protestants).

Usure, cause de la crise économique ?

Ce n’est pas le dernier, continuons. Donc, pour fixer ce fameux taux d’intérêt, il a fallu inventer le marché. Le marché va fixer les taux d’intérêts par un système collectif d’enchère. Peu importe. Le problème c’est toujours le même : on ne sait pas à l’avance si on aura de bonnes ou mauvaises récoltes. C’est vrai à un niveau micro, c’est vrai à un niveau macro. On est obligé de deviner, de … (attention mot interdit) spéculer ! Et la, on retombe sur la question du pic pétrolier. A un niveau global, les taux d’intérêts (ainsi que la valeur de capitalisation sur laquelle il sont adossés) déterminent notre anticipation collective de richesse, et donc, notre récolte future de pétrole pour faire tourner l’économie. La justement, le résultat c’est qu’il y a des choses qui nous échappent, l’usure permet d’avoir un système fonctionnel en période de croissance, car c’est un mécanisme rusé de répartition des gains (de productivité, et des surplus notamment pour les réinvestir). Par contre, en période de disette, c’est un système style "loi de la jungle" qui favorise les plus forts. Mais en même temps, cela ne signifie pas que c’est injuste pour autant. C’est un système de "tri social" qui permet de préserver les plus utiles économiquement parlant. Poussé dans des situations extrêmes ça signifie :

  • d’un point de vue humaniste (individualiste) c’est horrible, ça signifie qu’on laisse mourir les moins capable.
  • d’un point de vue utilitariste (collectiviste), ça signifie qu’on préserve les plus capable, ceux à même de permettre au corps collectif de traverser l’épreuve et de "rebondir".

Et notre société est exactement dans ce dilemme actuellement. Avec la fin de la croissance économique due au pétrole pas cher, nous devons nous poser les questions : si nous n’avons pas de quoi nourrir tout le monde, qui va-t-on laisser mourir ? Les vieux, les handicapés, les malades ? ou bien les plus charismatiques, les plus malins, les plus résistants ?

La monnaie dette, l’usure, est une réponse à cette question. L’usure n’est pas la cause de la crise, c’est la réponse. Peut-être que cette réponse ne vous convient pas, mais ce n’en est pas la cause. La cause, c’est la démographie, le fait qu’on ne parvienne pas à trouver un équilibre entre ce que l’on consomme et ce que la terre produit (avec ou sans notre aide technologique).

L’Europe et sa politique de l’Autruche nous mène a la guerre interne


Je n’ai pas fini de mûrir ma réflexion sur l’Europe, qui est un sujet complexe, mais je vous proposes quand même un état des lieux qui fait la synthèse de tout ce qu’on peut lire à droite et à gauche sur l’Europe. J’essaye de relier tout ça en un fil directeur cohérent. Vous allez voir, ce n’est pas triste !

En somme, je finis par conclure que la crise, loin d’être provoquée par l’Europe, va provoquer à une guerre interne assez spéciale. L’UE et l’euro pour survivre vont devoir tuer les nations. Je ne suis pas certain que la situation soit très différente des tentatives précédentes qui nous ont menées aux 2 guerres mondiales. Actuellement l’Europe est en difficulté, mais elle va riposter.

Pour bien comprendre il faut garder en tête 3 choses au sujet de l’Europe :

  • le nucléaire militaire français,
  • la puissance industrielle allemande,
  • la peur de la guerre industrielle.

Tout ce qui se passe en France, ou en Allemagne sont important pour l’avenir de l’avenir.

L’économie

La bulle immobilière explose plongeant la France dans la récession l’année prochaine.

Les Allemands s’éloignent du nucléaire et s’autonomisent dans le renouvelable.

La Grèce va refaire défaut, l’Irlande vient de le faire, Chypre c’est pareil. La dette de l’Espagne explose. La France ne tiendra aucun de ses engagements (les 3% ont été abandonnés, la croissance ne reviendra pas en Europe – je vais expliquer pourquoi, le chômage monte).

La Chine depuis le QE2, depuis que l’Iran a été banni de SWIFT a décidé de se ré-orienter vers son marché interne. Et ça, c’est peut-être la news la plus importante de toutes. Si on a été sauvé jusque ici, c’est parce que la Chine avait besoin de nous (les USA aussi, mais ils sont aussi ruiné que nous). La Chine est en train de nous rattraper voire dépasser.

Le budget européen s’effrite. L’Europe met fin a ses subventions : aide alimentaire pour les plus démunis, renouvelable. J’avais déjà expliqué que l’aide alimentaire était finie, l’Allemagne l’avait annoncée, elle avait accepté de sauver l’Euro a condition de mettre fin a l’Europe sociale.

En même temps la gabegie continue au point que certains sites s’amusent à recenser les "grand projet inutiles imposés" par ou dans l’Europe, dont on ne compte plus les subventions pour projet débiles (piscine olympique dans un vieux bled remplis de retraités, rénovation d’anciennes mines pour en faire un lieu touristique) alors qu’il y a des vrais enjeux cruciaux énergétiques et même monétaires en ce moment.

Le traité de libre échange, évidement, nous serons les grands perdants. Les USA sont des requins en matière économique. De plus ce traité fait partie intégrante du plan de vassalisation de l’Europe, on le connaît depuis 20 ans (pour ma part depuis au moins 5 ans). Les journalistes feignent la surprise.

Maintenant concernant l’énergie, nous n’avons plus de pétrole. Nous avons passé notre pic en Europe, nous importons de moins en moins. Si c’est censé être une bonne nouvelle pour le climat, c’est simplement qu’ici nous n’avons plus les moyens d’en acheter autant, que la part du lion c’est les USA et la Chine. Nous n’avons pas de quoi compenser, d’où que l’Europe est le seul bloc en récession en ce moment. Nous n’avons ni gaz de schiste (possible uniquement dans les zones très peu peuplées), ni thorium, ni rien pour relancer la machine. Notre naïveté ne suffira pas à nous sortir d’affaire, pas plus que l’UE et ses incompétents qui rêvent du meilleur des mondes.

La psychologie

Ce que révèle cette vidéo qui est assez caractéristique des débats qu’on peut voir en Europe, c’est l’aveuglement.

Sur la réforme bancaire qui est censé nous prévenir, non pas des futures crises, mais de payer avec l’argent public. Ce qui n’est qu’une farce bien entendu, car les TBTF (Too Big Too Fail, trop gros pour tomber) sont toujours la.

Plusieurs biais cognitifs ou angles morts de l’analyse :

  • la guerre économique n’est pas prise en compte, elle explique notamment la course au gigantisme des banques
  • le pic pétrolier évidement
  • la robotisation du travail qui explique que le capital est de plus en plus rémunérateur par rapport au travail
  • le coté psycohologie (neuroéconomie) de la crise suite a la chute de l’URSS et la vague de "triomphe" consacrant le libéralisme et nous ayant conduit aux excès actuel

Bref l’Europe est aveugle à ce qui se passe réellement. Par contre elle n’est pas aveugle a la contestation qui gronde contre elle : l’administration Bruxeloise prends peur et veut troller les élections de 2014 et surveiller le net. Les mesures de rétorsion vont se multiplier à tous les niveaux. En France ils veulent rendre le vote obligatoire. Les paiement en cash sera limités à 1000€.

L’Europe du point de vue international c’est has been. On n’est même pas au courant qu’on est en guerre économique. L’Europe du nord s’en tire mieux, mais l’Europe dans son ensemble ne fait plus rêver. Loin de la.

A coté de ça, Attali nous dit qu’on est sorti d’affaire et que maintenant ce sont les USA qui sont en faillite et que leur tour est venu. Le GEAB pareil. Seulement voila, ce sont des Eurobéats. Attali pense que l’UE est une étape vers son nouvel ordre mondial centralisé avec la BRI et l’ONU qui décident de tout pour tous de manière éclairée (y compris la sexualité des enfants). Et le GEAB … ben c’est le GEAB quoi.

En France les tensions sociales s’exacerbent, notamment avec les gens qui s’immolent par le feu !

Maintenant Cameron propose un référendum pour sortir de l’Europe et ne veut pas d’un état centralisé, mais de nations qui coopèrent librement. Ce qui fragilise clairement l’UE.

En même temps les gens ne comprennent plus à quoi sert l’Europe, ni ce qu’elle leur rapporte, si ce n’est une inflation de textes de lois et de contraintes, de dépenses captées pour des projets inutiles. L’Eruope est une machine technocratique à dilapider. L’Europe c’était la prospérité, la fin du chômage, la fin des attaques spéculatives, etc… L’Europe ne tient pas ses promesse et n’apporte plus rien aux peuples sauf des ennuis. Le seul avantage perçu c’est la liberté de circulation et le fait, 1 fois par an de pouvoir acheter dans un autre pays. En gros pour le tourisme, donc pour du superflu.

Ou va l’Europe ?

Ce qui est très difficile de savoir c’est comment les "élites" vont réagir. Pour sauver l’Euro ils ont inventé le MES et il est clair que dans leur esprit et leur religion du progrès, il ne faudra reculer devant rien pour sauver ce Frankenstein.

Je peux dire qu’il y aura une guerre, mais je ne peux pas dire qui la gagnera. Il y a actuellement une guerre de l’Europe pour en finir avec les nations. C’est la contradiction profonde de l’Europe. Les nations construisent une entité censés au final les détruire. Car il viendra un moment ou il faudra choisir entre l’Europe et les nations. Pour parvenir à ses fins (survivre) l’Europe devra au minimum :

  • saper les fondements nationaux (d’où l’acculturation et l’immigration notamment, les attaques contre tout ce qui est "traditionnel")
  • se créer une armée propre (elle existe déjà plus ou moins avec l’Eurocorp)
  • surtout et avant tout avoir ses propres impôts. Vu que le budget européen a été diminué, il est clair que Bruxelle va mettre le paquet sur cette question déterminante
  • les eurobonds. Ça viendra même si les nations, notamment les Allemands y sont opposés.
  • L’éclatement des pays en régions (d’où les projets de "grand paris", "grand Berlin", "grand Toulouse", etc…). Il est clair que les tendances régionalistes ne sont pas combattues ou diabolisées comme les nationalisme !

Je ne sais pas comment ça finira. L’Euro est menacé, l’UE aussi. Peut-être que l’Europe se scindera. Les pays du nord en ont de plus en plus marre de financer les "neuneus" du sud. Peut-être que petit à petit l’Europe parviendra a dissocier les régions des pays, en s’appuyant sur ce qui se passe en Belgique. Il se peut que l’Europe joue la carte du régionalisme, de l’atomisation des états nations. Ils pourraient encourager les séparatismes, indépendantisme. Par exemple la catalogne a des revendications dans ce sens. Elle pourrait donner des idées à nos basques, corses, bretons (pour commencer), et même aux régions françaises à majorité musulmanes, comme Lille, ou Marseille.

Ou bien peut-être tout simplement que l’Euro et l’UE seront abandonnées face à la monté des nationalismes, mais les élites feront tout pour que ça n’arrive pas. Tout. Car cela signifierait littéralement leur mort. Elles ne peuvent se prétendre élite que parce qu’elles portent la construction européenne. Sans cela, elles n’ont aucun projet, aucune légitimité. Le sens de l’histoire est peut-être celui de l’Europe, comme les rois ont finis par s’imposer aux seigneurs pour construire un "pays". La même lutte semble se rejouer à un cran supérieur, plus complexe, mais au fond de même nature. Il n’est pas facile non plus de savoir quel rôle les américains et la finance apatride va jouer dans tout ça, mais ils vont interférer, c’est sûr.

Confirmation

Pour les systémiciens l’Europe est vouée a l’échec :

L’Union européenne est-elle un système intelligent et viable? Une analyse détaillée, une réponse négative: "Le «déficit démocratique » de la construction européenne est aujourd’hui chose admise par les européistes les plus ardents, qui se proposent d’y remédier. La thèse défendue ici est que ce déficit est consubstantiel au dispositif de l’Union européenne, et que faire « plus de la même chose » en intensifiant la marche vers le fédéralisme ne peut qu’accroître son caractère non démocratique. Pour l’évaluer, on recourra à la notion de bien commun, qui, au cœur de notre conception républicaine, est la plus ancienne de la philosophie politique, et bénéficie de l’apport des sciences de la complexité ."

Les ponctionnaires de l’état obèse sont un problème pour la France


Suite à quelques discussions avec des fonctionnaires croisés ici ou la, j’ai fait quelques recherches pour savoir de quoi il retourne vraiment sur la fonction publique dans ce pays.

  • 88 emplois public pour 1000 habitants en France, contre 55 en Allemagne
  • Salaire moyen beaucoup plus élevés que dans le privé (+400€), (selon l’INSEE les fonctionnaires gagnent 47% de plus en moyenne que dans le privé : 2377 contre 700€ de moins dans le privé)
  • Salaire qui diminue ? en 5 ans +5% pour les fonctionnaires, même avec l’indice bloqué, -1% dans le privé
  • Sécurité de l’emploi,
  • Absentéisme
  • Parfois (non spécifique au fonctionnaires, je n’ai pas de chiffres sur le sujet) : logement de fonction, voiture de fonction
  • Produit quatorze mille pages de textes réglementaires par an et où les dépenses publiques atteignent 56% du PIB
  • Garantie de pouvoir obtenir un prêt bancaire,
  • Mode de calcul des retraites de nabab (sur les 6 derniers mois au lieu de 25 années) : 1897€ pour eux (20% de plus), 1575€ pour les cadres du privé (et je ne parle même pas du reste) pour un service rendu plus que discutable (complexité administrative inutile), 2306€(+46%)/2039€/1791€ pour les régimes spéciaux (EDF/GDF/RATP/SNCF)
  • Tout ça pour une partie de jobs non justifiées (au moins 25 milliard gaspillés dans des agences d’état doublon, sans compter le tsunami législatif et tous les tamponnes papiers qui compliquent la vie des gens)
  • Qualité de service qui se dégrade de jours en jours : l’éducation nationale n’est plus qu’une garderie pour cancres (cf classement PISA et taux d’illetrisme dans les ZUS notamment), les policer un épouvantail pour récidivistes ou bien cible mouvante pour ball-trap a la caillasse, etc…
  • Sur le nombre de fonctionnaires : -100 000 pour l’état +500 000 collectivités locales. Total de la réduction des postes ? +400 000.
  • Statut anti-républicain , puisque en principe, chacun doit être soumis aux mêmes lois et ne pas avoir de privilèges. Hors les ponctionnaires ne sont pas soumis au régime de droit commun
  • Sur représentés au parlement : 44 % de nos parlementaires sont issus de la fonction publique, contre moins de 5% de chefs d’entreprises. Un cas unique dans les pays développés.
  • Xavier Fontanet : L’État est devenu un jockey obèse qui engueule son cheval !

Tous ces privilèges font des fonctionnaires le nouveau clergé: Gavés, inutiles, suffisants. Ils sont les garants de la course à la morale dénoncée par Obertone. C’est pour eux que l’état s’endette. Ce sont probablement eux qui poussent via l’idéologie gauchiste culpabilisante a l’immigrationisme. En tout cas, il est certain que l’état fait de l’immigrationisme dans son propre intérêt, et non celui des citoyens. L’état s’endette donc doublement pour les ponctionnaires. Je devine que c’est aussi eux qui poussent au mariage gay. Quand on parle de clientélisme, c’est des fonctionnaires dont il s’agit, principalement.

Ils sont en train de couler le pays à trop en vouloir. A ne penser qu’a leurs petits privilèges, ils ne comprennent pas qu’ils noient la nation sous les impôts, que c’est la crise, qu’ils vont trop loin. La fête est finie. Quand il n’y aura plus personne pour payer leurs gras impôts, il feront quoi ? Vu comment ils réagissent a la moindre critique et comment ils veulent "préserver leurs acquis" (comme s’ils avaient risqué quoi que soit pour les obtenir !) : sûrement pour loger des maliens dans le besoin dans leur maison secondaire, et leur permettre d’utiliser leur piscine chauffée. Ça pourrait se comprendre et se justifier si le pays n’était pas en train de sombrer, si le service public s’améliorait au lieu de se dégrader. La seule conclusion possible c’est qu’ils vivent dans une bulle d’égoïsme forcené.

Jamais vous ne verrez un fonctionnaire militer pour que le privé paye moins d’impôts. Ils ont bien compris dans quelle poches cet argent allait. En se posant comme protecteurs du faible ils justifient qu’on force la générosité des travailleurs, des producteurs. Générosité dans laquelle ils piochent en tout premier lieu pour eux même avant de redistribuer les miettes aux pauvres qu’ils prétendent défendre.

Bien sûr, en tant que spécialiste de la pleurnicherie, ils ont toujours sous le coude l’exemple d’un professeurs qui se sacrifie pour ses élèves et qui manque tellement de moyens pour éduquer ces petits anges. Toujours une ou deux anecdotes pour vous tirer les larmes. Mais ne vous y trompez pas, ce n’est que du vampirisme. Les chiffres macro sont la, je vous les ai donnés.

Sur le web la seule défense des fonctionnaires est d’accuser les "riches" (le top 1%) afin d’essayer de détourner l’attention. A la différence que les riches (pas tous) ont gagné leur fortune en créant des activités, des entreprises, des emplois. Mais il semble que dans leur logique le seul moyen de gagner plus de sous soit de ponctionner, et donc, ils projettent sur les riches et n’imaginent même pas qu’ils puissent avoir faire autrement qu’eux. Donc leur raisonnement est simple : si on est coupable, les riches le sont encore plus, et comme on est moins riche, on est forcément du "bon coté". Ridicule, puéril, et … diablement pervers.

Les ponctionnaires sont la honte de la France.

S’ils ne mettent pas d’eau dans leur vin, il faudra un jour qu’ils rendent des comptes. S’ils en comprennent pas qu’ils doivent renoncer à quelques avantages, alors la France ira tout droit vers un nouveau 1789 ou il faudra encore abolir les privilèges.

Je vous l’avait déjà dit, la crise va exacerber les antagonisme : les vieux contre les jeunes (conflit de génération dénoncé par certains), les allochtones contres les autochtones, les riches contre les pauvres, le privé contre le public. Ce qui était supportable en tant d’abondance ne l’est plus en tant de pénurie, car c’est aujourd’hui les fins de mois qui sont en jeu, demain l’avenir des enfants, après demain la vie des gens !

Certains proposent de leur retirer le droit de vote, puisqu’ils sont juge et parti. Je suis assez favorable à cette idée. Réduire leur retraites me semble un minimum. Demander a ce que l’état se modernise et diminue les gaspillage : indispensable. Je n’ai rien contre les privilèges s’ils sont mérités, ou du moins justifiés. Aujourd’hui ils ne sont qu’un poids mort pour le pays qui ne peut plus se permettre ce genre de gaspillage. La France est en train de couler à vitesse grand V.

Donc pour résumer :

  • statut protégé (de la précarité)
  • salaires élevés
  • retraites indécentes

en retour comme service nous avons

  • école publique qui sombre (a laquelle ils échappent grâce a leur argent)
  • insécurité (que eux ne subissent pas)
  • soutient inconditionnel a l’immigrationnisme (que eux ne subissent pas)
  • soutient inconditionnel à l’Europe (que eux ne subissent pas)
  • complexité administrative et immobilisme depuis des années

Cette armée de fonctionnaire est une des pires choses qui soit arrivée a la France.

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