Si demain il n’y a plus de pétrole (et sans pétrole ça va être compliqué d’extraire du gaz/charbon), avec quoi on va se chauffer, s’éclairer, se loger, se déplacer, communiquer ? Est-ce que ça signifie retour a l’age de pierre ? moyen age ? années 50 ? Je ne pense pas, car nous avons des alternatives, des pistes. Je maintiens qu’on entre dans la phase de transition qui sera au moins temporairement un retour en arrière, genre années 60/70 en terme de niveau de vie, avec des pertes humaines. Cependant, il y a des domaines qui vont continuer d’avancer, de se développer, des graines qui vont germer.
Je fais un petit point d’étape sur mes recherches (intensives, même si j’en parle peu) sur la question énergétique. Voici quelques pistes, rien de définitif.
Si la fin des énergies carbonées est actée (pétrole, charbon, gaz) qu’est-ce qui va prendre le relais ? et comment assurer la transition.
Il y a énormément de pistes de recherches aujourd’hui dans la communauté scientifique. Je ne vais pas les citer toutes, mais par exemple on voit souvent revenir la question de l’hydrogène (gaz très corrosif et difficile à stocker). Les piles à combustibles sont une solution envisagée pour l’avenir (elle existe au niveau industriel avec la BloomBox par exemple). Précision : les PAC et autres batteries ne sont pas des moyens de production d’énergie, mais elles un des facteurs limitant des énergies renouvelables. Une percée dans ce domaine pourrait changer pas mal de choses. L’avantage du pétrole c’est qu’il est facile a stocker/transporter, contrairement a l’électricité.
J’élimine les gaz de schistes, tous les truc à base d’algue ou de biocarburant (2ème et 3ème génération) qui n’ont pas de rendements suffisants. J’élimine ITER qui n’est pas réaliste.
J’élimine aussi les "énergies libres". Je n’ai pas de certitude sur leur existence, mais si ça existe, les militaires ne les laisseront pas se disséminer car elles débouchent sur des armes qui feraient de la bombe atomique un jouet inoffensif.
Que reste-t-il comme piste "sérieuse" ?
Le Thorium est la seule techo certaine, ça existe déjà, c’est juste une question politique, de lobbying (qui s’organise d’ailleurs sur le net).
La fusion froide, c’est de la science dite "marginale"… c’est quelque chose dont on n’a pas de théorie pour expliquer le fonctionnement, donc officiellement hors des radar des scientifiques, mais il y a des brevets et des choses qui semblent bouger. La NASA s’y intéresse (semble-t-il).
La nano, il y aura sûrement plein de choses, mais quoi et quand ? c’est très difficile de savoir ce qui sortira des labos.
Par contre, ces trois pistes on un point commune : ce sont des systèmes de production (domestique ou local) d’électricité. Ce qui signifie que l’énergie de demain à toutes les chances d’être électrique. D’une manière ou d’une autre.
Je pense donc qu’il est raisonnable de parier sur l’électrique. Il vaut mieux s’équiper de machines a moteur électrique que thermique a mon avis. Exemple : si vous comptez acheter une tronçonneuse, prenez en une électrique. Demain en cas de pénurie de pétrole, vous pourrez (espérons) la faire fonctionner avec une autre source électrique. Tant qu’il y a du pétrole, un groupe électrogène portable fera l’affaire. En plus c’est polyvalent, on peut toujours mettre d’autres sources d’énergies en amont de l’électrique, quelle que soit cette source. C’est optimal au niveau rendement (pas du moteur lui même, mais de l’ensemble des outils qu’on va utiliser puisqu’on aura qu’un seul "générateur" pour tous les moteurs). Avec votre système de production électrique quel qu’il soit (solaire, éolien, thorium, hydraulique, stirling, groupe) vous alimentez votre tronçonneuse, votre treuil, votre vélo électrique, votre bluecar peut-être, votre frigo, votre imprimante 3D, etc…
Concrètement, ça signifie, autant que possible, d’éviter les moteurs thermiques (pour les transports c’est plus compliqué, ça signifie train + vélo électrique + tramway + téléphérique si on reste avec les technos actuelles).
Quand le pétrole qui se raréfie sera en pénurie, vous ne serez pas "à poil", il y aura moyen de faire évoluer votre parc d’outil et de profiter des innovations intéressantes en la matière (notamment les batteries).
Notez une chose importante : si après-demain on met au point une nouvelle source d’énergie abondante, alors le pétrole pourrait connaître une 2ème vie !!! Exactement comme le charbon l’a connu avec l’avènement du pétrole. Cette nouvelle énergie permettra (par exemple) d’utiliser beaucoup plus d’eau et donc d’accéder a du pétrole trop compliqué aujourd’hui. Il permettrait de désaliniser l’eau et donc de faire rebondir la production agricole. Évidement, cela signifierait un nouveau stress supplémentaire pour la nature, mais pas très différent de l’actuel.
Il faut bien comprendre que ce facteur "rebond" existe et d’ailleurs il est au cours du discours cornucopiste. Mais, je le dis et le redis, encore et encore, actuellement, le facteur prépondérant en dernière analyse, c’est la fin du pétrole. On peut faire "comme si" (pour les 30 prochaines années) il n’y avait pas d’autre facteur en jeu. Je dis ça pour ceux qui pensent que les nano batteries vont nous sortir d’affaire ou que les nouveaux rendements des panneaux solaires vont tout changer ! Non !
Il y a une grosse inertie du fait qu’on a 1000 milliers de milliards (source ?) d’infrastructure pétrolier qui ne pas tout d’un coup être remplacée. (Source à retrouver : Chris Martenson)
The value of the global oil infrastructure was about $10 trillion in 2004 (Roberts, 2004); add to that threeyears of additional investment and around $130 trillion worth of oil in the ground, assuming world provenreserves of 1.3 trillion barrels at the current price of around $100 per barrel
Le total des dépenses et budgets militaires dans le monde s’est élevé à 1 620 Milliards de dollars en 2010 selon le SIPRI
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