Blog de Yoananda

Petit anti-manuel de la pensée unique, pour lire entre les lignes

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Revue : Jericho


Découverte un peu par hasard, si vous avez des penchants survivalistes, je vous invites à regarder cette petite série très bien faite : suite à une explosion nucléaire, une petite ville américaine se retrouve à devoir faire face à un monde totalement bouleversé avec tout ce qui va avec : les incertitudes, la sécurité, l’accueil des réfugiés, comment passer l’hiver, comment gérer la psychologie des gens, les vols, les pénuries, la peur, etc…

C’est un peu la mode en ce moment du survivalisme vu la crise, mais peu de séries répondent vraiment à la demande. Il y a "The Walking Dead", mais il faut aimer les zombies !

Cette fois, il y a un vrai effort fait sur le réalisme, à l’inverse des séries comme "Révolution" par exemple qui se situe après un blackout électrique total, mais qui est totalement ridicule, avec ses acteurs tout droit sorti d’un défilé de mode … j’ai dû m’accrocher pour finir le premier épisode tellement c’était naze.

Jericho met un scène les difficultés qu’on pourrait rencontrer dans un monde sans pétrole : que faire des derniers plein d’essence, comment soigner quelqu’un s’il n’y a plus de médicament à portée, comment récupérer la récolte des champs, etc…

Et encore, il faut se dire que c’est un cas relativement favorable, car c’est une petite ville de gens qui se connaissent bien. Mais ça reste une des meilleures dans le genre. Elle faire réfléchir et réaliser que probablement une des pire choses c’est de gérer l’incertitude et de parvenir à faire le bons choix, et surtout, de rester "humain", de ne pas sombrer dans la barbarie.

Au final, la situation actuelle réelle n’est pas si différente (mais en moins dramatique heureusement) pour ceux qui sont conscient de ce qui se passe. On est déjà confronté à des arbitrages pas toujours facile à faire, alors même qu’on est encore dans une situation très confortable (mais pour combien de temps ?).

Revue : Crash Watcher


Attention ça pique.

Je ne vais pas expliquer tous les détails de l’étude, mais vous présenter seulement les résultats. Cependant je précise que la méthodologie est carrée et complète. Elle est aussi très simplifiée et ne rentre pas dans les détails de certaines "variables". En résumé, l’auteur estime que dans une civilisation du pétrole il faut 1 baril par personne et par an pour nourrir quelqu’un. Si un pays ne parvient plus a maintenir ce niveau d’importation/production, sa population devra retourner a des niveaux pré-pétrolier, c’est à dire, environ 1900, soit une population qui revient a 1.8 milliard. Ce sont des approximations mais ça donne un ordre d’idée "dans le meilleur des cas", c’est à dire, sans guerres, ni guerre civile, mais aussi sans nouvelle source d’énergie (et pour l’instant nous n’avons rien sous la main qui puisse remplacer le pétrole et tous ses avantages).

L’analyse projettes les évolution jusqu’en 2065, donc en gros pour les 50 ans à venir.

Pays exportateurs

  • Moyen Orient : en 2014 fin de la croissance économique (par personne). 2020 pic pétrolier. Population qui passe de 212 millions à 341 en 2065.
  • Bloc soviétique : la croissance diminue depuis les années 80 avec une légère amélioration poussive depuis 2001, qui s’arrête en 2011. Entre 2022 et 2027 le bloc Russe perdra plus de la moité de sa population pour passer de 278 millions à 121.
  • Afrique : a partir de l’année dernière la population va passer de 1 milliard à 141 millions en 2026. Cela ne se produit pas encore en partie à cause des aides internationales, et d’autres variables. Mais c’est imminent, c’est le message.
  • Amérique du sud : la population pourra croître de 500 millions à 600 millions. Pas de problème majeur en vue (mais un appauvrissement régulier tout de même).

Pays importateurs

  • Amérique du nord : les américains vont passer de 461 millions à 684 mais la croissance économique est terminée depuis 2008 (les chiffres actuel sont truqués notamment via la dette et du statut du dollar mais ce n’est qu’un artifice). Le maximum de prospérité (globale) date même de 1978 (les USA sont très inégaux, ce qui fait qu’on croit toujours que c’est un pays riche vu d’ici, mais c’est un pays très hétérogène, la on parle de moyenne). Mais avec un appauvrissement de 80% sur 50 ans. Ces chiffres inclue le "boom" des gaz de schiste !
  • Europe : la population atteindra son maximum en 2022 à 603 millions de personnes pour ensuite décliner lentement (pas de gros choc comme en Russie ou Afrique). Le déclin économique à commencé en 2006. En 9 ans, de 2011 à 2020 nous allons perdre 45% de notre niveau de vie, et 73% de plus dans les 20 ans qui suivent. En 50 ans on va perdre 89%. Accrochez vos ceinture, puisque c’est la tendance à l’œuvre depuis 2006 qui ne fera que se poursuivre. Nous sommes en train de devenir un pays du tiers-monde, et dans 50 nous serons au bord de la famine (mais pas dans l’immédiat). Précisons toutes fois que la Russie prendra des mesures pour sauver sa propre population et que ça augmentera nos propres problèmes ici. Je met le graphe pour l’Europe :
  • Japon : L’économie est déjà en déclin depuis 1996, la population à déjà commencé a diminuer (25% en 15 ans). En 2034 le Japon n’a plus de quoi nourrir sa population qui va passer de 111 millions à 43 en 2037.
  • Chine : la croissance économique atteint son maximum en 2016. La population augmente jusqu’à 1.4 milliard en 2026 puis décline lentement. Mais le déclin chinois sera moins rapide qu’ailleurs, et au final, leur poids économique va augmenter. En 2030 la Chine sera plus riche par habitant que l’Europe et le Japon.
  • Asie-Pacifique : l’économie (notamment Indienne) est extrêmement dynamique, au lieu d’avoir décliné dès 2007, elle s’est maintenu, mais devrait décliner dès 2013. En 2031 ils n’auront plus de quoi se nourrir tous, a presque 3 milliards de personnes et devraient revenir a 570 millions d’ici 2065. Pour faire simple, c’est l’Inde qui souffrirait le plus a cause de sa grande population.

Voila ce que l’analyse nous indique. Il faut relativiser : l’Inde s’est nourrie sans avoir beaucoup de pétrole et pourrait y retourner.

Dans les posts suivants, l’auteur affine son analyse et intègre d’autre paramètres pour voir comment on peut repousser les catastrophes. L’Afrique pourrait tenir 10 ans de plus, la Russie pourrait repousser sa catastrophe jusqu’en 2048, Mais l’Europe serait touchée plus tôt en 2036 et perdrait 100 millions de personnes de faim. Le Japon peut gagner 4 ans et repousser les soucis jusqu’en 2038. Pour l’Asie pacifique ça ne change pas grand chose. Pour la Chine c’est encore mieux car il s’appauvrissent moins.

Attention, comprenez bien de ce dont il s’agit : ce sont des maths. On prolonge les tendances actuelles. On regarde jusqu’à quand on peut s’appauvrir sans crever de faim. Mais on se doute bien qu’il y aura des réactions bien avant d’en arriver la. On va pas tous devenir jardinier avec une voiture inutile dans le garage.

Donc voila, admettons que demain on trouve une nouvelle source d’énergie. Il faut compter minimum du minimum 20 a 30 ans pour former les ingénieurs, mettre les infrastructures en place, les filières de maintenance, etc… Hors, dans 20 ans, en Europe, on aura perdu les 2/3 de notre niveau de vie global (bien sûr certains vont continuer de s’enrichir). On va pouvoir en faire du covoiturage. La démocratie sera morte de puis longtemps avant que ça n’arrive, même si pour l’instant on a su relativement gérer notre déclin (au détriment des pays du sud cependant). D’ici 2020 on aura perdu 45% de notre PIB. Et ça, c’est quasi certain car c’est du cour terme.

Ce qu’il faut retenir c’est que toutes les régions du monde vont être affectées, mais de manière diverses. Au sein de chaque région il y aura des disparités. Mais dans l’ensemble tout le monde va s’appauvrir, de manière étalée entre 2006 et 2016 (la Chine en dernier). Ensuite l’Afrique (avant 10 ans), puis la Russie (entre 2022 et 2048), pour l’Asie pacifique (2031) et le Japon (entre 2034 et 2038) vont atteindre un seuil de pauvreté ou il ne sera plus possible de nourrir leur population. Disons qu’on a une 20aine d’année avant ce seuil ou l’on comptera des centaines de millions de morts, dans le meilleur des cas. L’Afrique s’est révolté suite aux émeutes de la faim de 2008 qui n’était qu’un signe annonciateur. La situation a été calmée a coup de milliard (des pays du golfe notamment).

Ça permet de fixer les idées sur les limites du monde pétrolier. Si l’Inde réussit son pari sur le Thorium, il sera sûrement trop tard pour éviter les morts. L’appauvrissement n’étant pas aussi bien partagé que la croissance, même en Europe, ça va être très compliqué de tenir le temps qu’il faudra. Idem pour les USA mais ils s’en sortent mieux, d’autant que leur société supporte beaucoup mieux que nous les inégalités.

Encore une fois, ce n’est pas un exercice de prédiction à prendre au pied de la lettre mais les tendances lourdes.

Donc, je redis, conte tenu de ces tendances et de l’incompétence du président en fonction, je ne suis pas sûr du tout qu’il tienne ses 4 ans restants (env 25% de niveau de vie en mois à gérer, il va en falloir de la fumé pour berner tout le monde), surtout vu la mentalité du pays et vu que personne ne s’attend a ce qui se prépare et espère un retour de la croissance. Et cela sans compter des actions désespérées que certains gouvernement finiront pas tenter.

On a quand même eu chaud aux fesses !


Jusque la tout va bien (ou presque).

Mais n’oublions pas que depuis 2008 on a risqué la cataclysme plusieurs fois.

  • Avec la faillite de Leman Brother, les banques mondiales auraient pu faire faillites les unes après les autres par effet domino. On n’est vraiment pas passé loin de l’arrêt brutal de l’économie mondiale. On peut râler sur le fait qu’on ait sauvé ces banques avec notre argent, mais on a quand même eu de la chance. Évidement, il aurait fallu en profiter pour imposer nos conditions.
  • Avec la marrée noire Deepwater, qui à touché un dôme de sel assez fragile, on aurait pu déclencher une catastrophe écologique majeure, qui aurait pu détruire le gulf stream et abîmer beaucoup plus la vie marine. Il semble qu’on s’en soit tiré à bon compte jusque la. Mais le risque n’est pas totalement écarté pour autant.
  • Avec les printemps arabe, on n’est pas passé loin de la déstabilisation de l’approvisionnement pétrolier. Et d’ailleurs, ce n’est pas fini, car la situation est loin d’être revenue à la "normale". Si cela avait été un poil plus loin (par exemple au Bahreïn) on aurait pu se retrouver rapidement sans essence, et bien sûr, je ne vous dis pas le genre de petits problèmes que ça provoquerait.
  • Avec Fukushima, la encore, on a frôlé le cataclysme mondial si on n’était pas parvenu in extremis à stabiliser les barres d’uranium. De gros morceaux de l’Asie et même de la cote ouest des USA auraient pu être contaminés (en premier), et le Japon quasi rayé de la carte. On n’est même pas sûr d’être tiré d’affaire, mais on survécu à la saison des typhons, c’est déjà ça.
  • Avec la Grèce on a frôlé l’explosion de l’Euro. Une fin ordonnée de l’Euro ne serait pas un mal en soi, mais une explosion dans le désordre est une vraie menace et serait un vrai traumatisme pour le continent. Les perspectives sont très sombre à ce niveau la, surtout vu comment la France s’enfonce !
  • On a frôlé la guerre avec l’Iran, et les tensions persistent. La encore, si l’Iran (qui a voté une loi en ce sens je le rappelle) avait fermé le détroit d’Ormuz, ça n’aurait pas été drôle très longtemps. Rien n’est réglé sur ce plan la non plus.

Il y a un point commun a tous ces déboires : la crise énergétique. Elle est tapis dans l’ombre de chaque nouvelle crise importante.
Et pour l’instant si la situation tient plus ou moins c’est grâce aux flots continus d’argent gratuit des banques centrales qui inonde les banques et les états pour soutenir l’économie moribonde et cacher la faillite des états sous le tapis. 1000 milliard de dollar par an pour la FED sans limite de temps, et ce n’est pas très différent pour la BCE et la BoJ.

La vie à repris son cours à chaque fois après quelques sueurs froides. Mais on continue de jouer avec le feu. On essaye d’exploiter le pétrole du pôle nord, on fait mumuse avec l’épargne des citoyens en Europe, le dollar est de plus en menacé (12 états viennent de rétablir l’OR comme monnaie légale aux USA, sans parler de la Chine qui multiplie les accords d’échange hors dollar), et on prends de plus en plus de risque dans un peu tous les domaines, y compris pour simplement pour nourrir les gens alors que l’eau, le gazoil et les terres arables commencent à manquer.

Pendant ce temps en France on se distrait avec des histoires de mariage contre nature, des petites affaires politiques, ou quelques faits divers sordides, et on règle ça sournoisement en détournant l’attention, ou en faisant mine de rien … Il n’y a pas de danger immédiat, et jusqu’en 2014 ça devrait pouvoir tenir. Mais après ?

Pic pétrolier et des pénuries chroniques de ressources primaires (agraires notamment), allongement de la durée de vie, robotisation exponentielle de l’industrie et prolétarisation cognitive, démographie difficilement soutenable, immigration et insécurité+paupérisation, administration kafkaïene qui paralyse l’économie, bouleversement/déstabilisation des codes sociaux a cause d’Internet (surveillance et crédulité accrue), dérèglement climatique et catastrophes naturelles, crise écologique mondiale majeure, crise sanitaire et dissémination de la pollution, crise de la dette occidentale, course à l’armement et guerres G4G : Il n’y a même pas un début de solution a aucun de tous ces problèmes majeurs. Ils sont à peine évoqués dans les médias, quand ils ne peuvent pas faire autrement parce que tel ou tel scandale éclate, chassant le précédent.

On n’a rien réglé, bien au contraire, on a mangé notre pain blanc. Jusque la, on a eu une chance toute relative et chaque fois on est encore plus fragilisé. Est-ce que ça va durer encore longtemps tout ça ? Je ne sais pas. C’est possible qu’on évite d’autres cataclysmes et qu’on glisse lentement sur la pente de la tiers-mondisation. Ce serait un moindre mal probablement. Mais pour l’instant, on ne fais rien pour.

Revue : Survivre de Piero San Giorgio, deuxième partie


Voila, je viens d’en terminer la lecture.

La deuxième partie du livre est consacrée aux solutions. Même si la 1ere partie est "modérée", on y parle d’un éventuel effondrement, la 2ème partie prends clairement le partie d’une effondrement brutal et définitif, et de la manière de s’en préserver.

On retrouve donc le concept de Base Autonome Durable, expliqué dans le détail. Pour ceux qui ne sont pas familier avec ces notions, c’est une vraie bible. Cependant le sujet est trop vaste et n’est en réalité qu’effleuré ! Chaque chapitre mériterait presque un livre à lui tout seul. Notamment et surtout la question énergétique qui m’a laissé un peu frustré, car personnellement, je suis déjà bien renseigné sur le question. Par exemple, une annexe avec un tableau des consommations moyennes de nos appareils ménager n’aurait pas été du luxe, histoire de se rendre compte de ce qui est du luxe, du confort, ou du vital.

Parenthèse : de mon point de vue, la priorité en matière électrique doit être l’éclairage et la communication. Le reste, on a toujours su faire sans électricité, et on peut se rabattre sur les anciennes solutions. Voire peut-être rajouter le frigo/congélateur en deuxième option. Mais s’assurer d’un bon réseau de communication et donc de pouvoir partager des connaissances et des informations me semble être le nerf de la guerre. Dans l’absolu il y aurait moyen de faire un internet citoyen, voir au moins citadin / rural, mais il est vrai qu’en cas de gros effondrement, il vaudra mieux compter sur des livres plutôt que sur Internet. Pour le coup ce serait un énorme retour en arrière…

Je ferais un petit reproche cependant, c’est qu’il n’y aucune notion de budget nulle part. Je comprends la difficulté d’en parler, mais cela aurait permis au gens d’être un minimum aiguillé. Peut-être que ce n’était pas l’ambition du livre qui se voulait plus généraliste (un budget dépends d’un pays, d’une époque), mais pourtant de nombreuses solutions sont proposées, et à chaque fois je me suis demandé "mais combien ça coûte, qui peut se le payer ?". L’accent est mis sur les compétences plus que le matériel de toute manière, et la dessus, je suis d’accord sur le principe.

J’ai particulièrement apprécié le chapitre sur les exercices d’entraînement. J’ai trouvé que c’était une excellente idée. Les fiches pratiques en annexe qui fournissent des liste de matériel aussi, ça mâche bien le travail.

Sachez enfin que l’auteur dispose d’un site : http://piero.com et qu’il est très accessible.

Revue : Survivre de Piero San Giorgio, première partie


Je vais faire cette revue en 2 parties car je n’ai pas fini de le lire.

Ce livre, c’est la bible des survivalistes. La première partie de l’ouvrage concerne la crise économique. Pour le fond, il reprends les même constats que j’ai développé sur ce blog. Il va a l’essentiel (j’ai plus développé ici). Mais il est clair que Piero San Giorgio n’a pas pu tout dire dans le livre sous peine de trop l’alourdir et de diluer le message. Il en dit plus dans ses conférences notamment.

A titre personnel j’aurais aimé quelques paragraphes sur les effondrement passés, car on a tendance a croire que ce n’est jamais arrivé. Bien au contraire, les sociétés ne font pas qu’évoluer au profit d’autres plus modernes (comme les gaulois qui sont conquis pas les romains), elles disparaissent aussi sans rien laisser a la place que le chaos (fin de Rome, fin de Venise par exemple) : guerre, épidémies, famines. Le progrès est un mythe.

Le message est simple : l’effondrement économique est inévitable. Même s’il faudrait nuancer, je suis assez d’accord, car chaque jour qui passe les politiques mises en place et l’aveuglement nous y précipitent. Rien ne nous y prédétermine dans l’absolu, en théorie on pourrait l’éviter, mais en pratique, on fait tout pour le provoquer. Ce coté "fataliste" peut déranger. C’est un parti pris du livre. Les romains disaient avec sagesse "si vis pacem para bellum" : si tu veux la paix prépare la guerre . C’est un peu l’idée. C’est un ouvrage de résistants. Il n’aurait pas plus au régime de vichy, mais il aurait plus au gaulois. L’esprit collabo y verra un livre qui envenime la situation, alors qu’objectivement, quel mal y a-t-il a faire une réserve d’eau, a apprendre a se soigner un minimum soi même, etc… Ce devrait être au contraire un enseignement de base, juste pour pouvoir se prétendre "adulte" ! Mais le bon sens n ‘est plus une denrée très répandue.

Le livre est agrémenté de petites fictions qui ne sont pas sans intérêt !

Je n’ai pas terminé la lecture de la 2ème partie (la partie sur les solutions pratiques), mais je ne peux qu’en conseiller la lecture.

Il popularise la notion de BAD (base autonome durable) développé par Michel Drac (un penseur français exceptionnel). De toute manière, même sans effondrement ce ne sont pas des mauvaises idées ! Bien au contraire, il y a un coté relocalisation, solidarité, simplification qui ferait beaucoup de bien a nos sociétés, y compris pour l’écologie, même si le thème n’est pas abordé explicitement. Et je me dis que les Égyptiens et bien d’autres peuples sont déjà dans la survie … ce n’est pas non plus un fantasme d’occidental en mal de sensation forte. C’est juste la réalité de cette planète.

Ce livre est suivi d’un 2ème "Rues barbares" qui s’adresse au gens vivant en ville plus spécifiquement et qui a été écrit avec "Vol West". Ce dernier a été qualifié (avec raison) de pape des survivalistes dans un article d’une revue militaire qui lui était consacré.

PS : petit bonus pour les cinéfiles : 28 films traitant du thème de la survie.

Point de passage : les élections US – pour les retardataires


Les élections américaines sont prévues pour le 6 novembre. Il y a beaucoup de choses qui sont liées à cette élection, sans que je sache exactement comment. Je ne vais pas récapituler tous les "signes" qui se rajoutent presque quotidiennement …

Israël pourrait attaquer l’Iran, avant l’élection ou après … pour forcer la main aux américains. Israël demande en ce moment a sa population de se préparer a la guerre. En cas d’attaque, l’Iran fermerait le détroit d’Ormuz, ce qui provoquerait assez rapidement des problèmes d’essence chez nous. Entre autre …

On voit aussi que la France, grâce à Charlie Hebdo, s’est fait une sale réputation dans le monde arabe. En ce moment, le quai d’Orsay demande aux français d’être prudents dans les pays musulmans.

Enfin, Obama a demandé à l’Europe de ne pas faire sortir la Grèce de l’Euro avant sa (probable) ré-élection. Il se peut qu’en décembre soit annoncé du jour au lendemain quelque chose sur l’Euro. Les économistes ont conseillé de ne pas avertir les populations pour éviter toute panique. Ça se ferait donc très vite s’il se passait quelque chose.

Voila les grandes lignes, sans compter les "imprévus" (climatiques, fukushima, autre …). Un peu avant ou après ces élections, il se peut que quelque chose soit déclenché !

Pour les 3/6 mois à venir, ça peut être une bonne idée de prendre quelques précautions simples. Dans la mesure du possible.

Garder un peu d’argent liquide d’avance chez soi, ou sur soi. Au cas ou les banques fermeraient pour quelques temps ou en cas de bank run.
Garder le plein d’essence dans la voiture … du moins de quoi atteindre une zone plus sûre.
Avoir petit stock de conserves / pattes d’avance, genre pour tenir quelques jours. Idéalement, prendre des trucs qui peuvent être mangés froid.

C’est le minimum du minimum. Ça ne coûte rien. Il se peut qu’il ne se passe rien, je ne te dis pas qu’une catastrophe est imminente de manière sûre.
Les nouvelles sont mauvaise, et bien sûr les média se gardent bien d’en parler. Je ne sais pas si quelque chose se prépare pour tout de suite, mais les élections sont des moments clés. Souvenons nous que la situation de la Grèce à basculée juste après que la nouvelle équipe politique arrive au pouvoir. Nos politiciens font tout pour que "ça tienne".

Mais si jamais … de simples petits gestes comme ça peuvent faire la différence.

Musculation et survie


La préparation physique et l’entraînement sont des aspects importants de la survie. Connaître son corps et ses limites et l’avoir renforcé peut être crucial en situation de stress. Et même en situation normale, c’est très enrichissant, ne serait-ce que pour la santé et l’assurance en soi. Mens sana in corpore sano.

En matière de survie, on va chercher à faire plus avec moins (c’est la définition même de l’économie soit dit en passant), c’est à dire à faire travailler son corps avec un minimum de matériel. De sorte qu’en cas de rupture de la normalité on puisse continuer à s’entraîner quand même. Ce sont des méthodes naturelles, oubliez les machines de musculation, les anabolisants et stéroïdes.

Alors plutôt que de ne rien faire, ou de payer un abonnement en salle de musculation, voici quelques manières différentes de faire. Comme souvent, c’est une démarche d’autonomie. Il s’agit de monter soi même en compétence et en connaissance. De la même manière qu’en économie avec quelques clés on peut comprendre beaucoup de choses. Dans le domaine physique c’est la même approche : être moins dépendant du système, moins biberonné. Ça demande un certain effort, mais ça vaut le coup sur le long terme. Et puis c’est passionnant tout ce qu’on découvre sur soi.

Je ne m’étends pas sur les méthodes en elle même. Si elles vous plaisent, à chacun de creuser. J’ai défriché et voici celles qui me semblent les meilleures du point de vue survivaliste, et même tout court d’ailleurs, si on ne veut pas dépenser ses sous pour rien ou si on habite à la campagne et qu’on est loin d’une salle de muscu. En plus l’avantage de travailler à la maison c’est qu’on peut combiner avec les activités quotidiennes. Du genre, pendant qu’on regarde une vidéo ou qu’on écoute de la musique …

TRX

Inventé par un marins américain qui voulait pouvoir s’entraîner partout, c’est un système léger et versatile qui utilise le poids du corps. Le produit coûte très cher, mais peu se bricoler facilement.

De mon point de vue, c’est un outil d’entretien intéressant mais je ne suis pas parvenu a faire un vrai travail de musculation avec. C’est pratique en voyage. Peut-être aussi que je n’ai pas bien su l’utiliser. Difficile de faire un travail d’isolation, c’est beaucoup de gainage.

Méthode Lafay

Lafay a développé une méthode sans appareil, sans matériel, ou très peu. On peut le trouver chez soi : chaise, barre de balai, canapé… ce genre de choses. Le manuel est très complet, didactique et pédagogique.

Suivre la méthode demande pas mal de rigueur. Pour ma part, elle m’a aidé a comprendre certains principes de base et à prendre une 10aine de kilos de muscle, mais après j’ai stagné. J’ai fait une erreur aussi : ne pas mesurer précisément mes progrès. Au bout d’un certains temps on se démotive, car il faut "voir" ce qui se passe. Avancer en aveugle n’est pas une bonne idée.

Kettlebells

Ce poids est une invention russe, la encore la variété d’exercice est quasi infinie. Ça nous vient des russes qui l’utilisent pour entraîner leurs militaires. Les artistes martiaux les utilisent aussi pas mal car elle permettent de développer force, endurance et explosivité et aussi maintient de équilibre.

Après essai, c’est en effet un très bon exercice, mariant à la fois endurance, musculation, précision.

Corde a sauter

Secret de minceur des boxeurs qui veulent perdre du poids juste avant une compétition. L’arme ultime pour la "sèche". Bien sûr on peut prendre sa corde a sauter partout avec soi.

Abroller

On peut faire des abdos sur le sol, bien sûr, il existe plusieurs exercices. Cependant le petit système ab-roller est vraiment sympa. Il permet de travailler toute la chaîne musculaire abdominale d’un seul mouvement. Ca ne paye pas de mine au départ, mais c’est très efficace. Très facile a emporter avec soi, peu encombrant.

Palmes de main

Encore un petit accessoire tout bête, mais terriblement efficace pour les épaules / dorsaux, si vous avez l’occasion de faire un peu de natation.

Principes de musculation

Quelques grand principes qu’on retrouve partout. Il y a 3 manières principales de travailler :

  • prise de volume / force : se sur alimenter, plus de sucres en proportion, faire des séries lentes, courtes, chargées, jusqu’à l’échec.
  • explosivité : travail en vitesse et force. Reconfiguration (prise de muscle et perte de gras à poids équivalent).
  • fonte/sèche (perte de gras/masse) : travail en endurance, séries longues, rapides. Légère sous alimentation, plus de protéines en proportion.

Une séance, c’est capital, doit toujours comporter 5 phases :

  • échauffement : travailler le muscule a vide, ou petits poids pour lancer la pompe cardiaque, chauffer le muscle
  • exercice à proprement parler
  • étirement : pour le repos du muscle, la souplesse
  • nourriture : manger pour nourrir le muscle (peut se faire aussi avant). En fonction des résultats attendus
  • repos : 48 à 36 heures minimum, c’est la que le muscle se construit.

Comme je l’ai dit ci-dessus, il est important de mesurer ses progrès (si on veut progresser bien entendu) : un mètre de couturier, une balance et un chronomètre suffisent.

Dernier point : quelque soit l’objectif en musculation, il faut déjà avoir un bon cardio. Pour cela, il faut travailler l’endurance. Sinon, ce sera très difficile d’atteindre un objectif ou un autre. La souplesse aide aussi (effort moindre, récupération meilleure)

Revue : survivre en ville


Ce tout petit livre est une perle :

Je suis loin d’être un expert en survivalisme, mais je ne suis pas non plus né de la dernière pluie. Et pourtant ce livre m’a appris des tas de choses à chaque page. C’est un concentré de bonnes pratiques de survie, testées sur le terrain qui plus est. Le livre va à l’essentiel, chaque page vaut son pesant d’or.

On y apprends comment trouver de l’eau et la purifier, comment se nourrir si jamais les magasins sont fermés, comment se soigner avec les moyens du bord, et les quelques produits essentiels qui nous aident le plus en situation délicate : l’argile, le vinaigre, le bicarbonate de soude, les plantes essentielles. Et plein d’autres choses.

Le livre et tout petit, au début je me suis dit "qu’est-ce que je vais bien pouvoir apprendre de nouveau en si peu de pages". Ce livre est intelligent car il a fait le tri des meilleures pratiques, afin de ne pas s’alourdir la tête avec 10 000 cas différents qui n’arriveront jamais (et qu’on oubliera). C’est un manuel pratique. Et même sans être en situation de survie on envie de tester toutes les astuces qui sont données et qui sont valables pour la vie de tous les jours.

Les pratiques décrites font (selon moi) partie de ces pratiques "éternelles" qui fonctionnent, crise ou pas crise.

9,50€ qui seront bien  investis ;-)

Survivalisme et société


Le survivalisme par sa pratique d’indépendance et d’autonomie nous permet d’être plus libre et de faire de meilleurs choix (moins de contrainte = plus de choix). On se laissera moins marcher sur les pieds si on sait qu’on peut compter sur nos propres forces en cas de coup dur. Le survivalisme ne veut donc pas dire se couper du monde, au contraire, il permet une relation plus saine a celui ci. Ce n’est pas non plus un retour a l’age de pierre, ce n’est pas incompatible avec notre vie quotidienne, ni avec la spiritualité. On peut voir ça comme un loisir enrichissant si on ne veut pas trop se prendre au sérieux.

Mais plus important encore, a l’époque ou nous vivons, face à une société qui va disparaître (et être remplacée par autre chose, mais probablement avec beaucoup de morts entre temps), le survivalisme est peut-être tout simplement une nécessité. Je répète :

La déplétion pétrolière constatée est de l’ordre de 6% par an, et sera suivi de peu par le charbon et le gaz (car pour les exploiter on utilise du pétrole). L’intensité énergétique s’améliore de l’ordre de 1% par an (au mieux) au niveau mondial. Ça signifie que chaque année on est capable de faire la même chose que l’année précédente avec 1% d’énergie en moins. Mais on a déjà mangé notre pain blanc, et les progrès suivant seront plus difficile. La croissance de la population et de 1.14% par an, ce qui compense nos gains.

Si on est d’accord sur ces prémices, dans la pratique on fait quoi ?

Dimitry Orlov spécialiste de l’effondrement nous parle de l’expérience Russe dans le domaine et de la priorité à donner au 4 points suivants :

  • nourriture
  • logement
  • transport
  • sécurité

Ces points seront toujours valables quelque soit la société dans laquelle nous vivons. Et ces points, même actuellement, sont important puisqu’ils nous permettent déjà de dépenser moins, de vivre mieux. Si vous apprenez par exemple à manger des orties, c’est une technique "survivaliste", mais elle peut tout aussi bien alléger la note au supermarché !

Il me semble important d’identifier les pratiques "éternelles", qui fonctionnent quelque soit le contexte. Si on peut mettre en place un mode de vie qui convient aussi bien à une société à la Mad Max que celle d’aujourd’hui, alors on est gagnant sur tous les tableaux. Non ?

Si on sait se soigner soi même, alors c’est autant de moins dans le trou de la sécu. On ne se pollue pas le corps avec des pétro-médicaments, le médecin peut s’occuper des gens qui ont vraiment des soucis, et on n’engraisse pas les lobbys pharmaceutiques !

Idem si vous utilisez un vélo, vous consommez moins d’essence, vous faites du sport, et en cas de soucis a la station, vous avez quand même un moyen de parcourir des distances beaucoup plus longue qu’a pied. En plus vous polluez moins, vous allégez la note pétrolière du pays, etc…

Finalement, le survivalisme, c’est un peu ré-apprendre à se prendre en charge soi même au lieu de tout attendre bêtement de l’état ou d’un spécialiste. Ok, ce n’est pas bon pour le PIB et donc pour la dette, car ce n’est pas monétaire, c’est pas taxé … mais à chacun de résoudre ses problèmes. On ne va  quand même pas se créer des soucis pour donner du travail a d’autres ! Que l’état résolve ses problèmes et nous les notre.

Ces principes étant énoncés, il ne reste plus qu’a identifier les pratiques "gagnantes à tous les coups" et à se construire une nouvelle vie qui, si on se débrouille bien, sera adaptée quelque soit le résultat final du grand chambardement qui arrive.

Yoga et survivalisme


Quoi de plus éloigné à priori que le yoga et la survie ? L’un étant par essence "spirituel", et l’autre purement matériel ! Et pourtant, on peut trouver des similitudes entre les 2 et même des intersections. Je vais m’attacher à faire un pont entre les 2 dans cet article, car, comme je l’ai dit parfois, tous les sujets que je traite ici ne sont pas séparés dans mon esprit. J’expliquerais les liens yoga/économie dans un autre post bientôt.

Dans le monde de plus en plus hostile qui nous entoure, il peut être utile de connaître quelques "trucs". Ce qui est étonnant avec le survivalisme ou le yoga, c’est qu’a priori ce sont des choses dont on n’a pas besoin dans la vie courante, et pourtant, ils se révèlent très utile dans les gestes quotidiens. Ils sont en fait tous les 2 une manière de se construire soi même, car ils découlent de principes élémentaires universel qu’on peut appliquer dans tous les domaines. Finalement, le fait de les travailler ces principes dans un cadre particulier nous aide à développer des réflexes qui peuvent être utile dans beaucoup d’autres situations. On le fait sans s’en rendre compte, mais après coup on réalise qu’on a été plus "souple" vis à vis d’un collègue énervé, ou qu’on est allé a l’essentiel pour résoudre un problème ou qu’on se sent plus léger, etc…

Le yoga et la survie ont en commun la recherche de simplicité, d’autonomie, d’efficacité. Certaines techniques de yoga peuvent être directement employé dans le survivalisme.

Dans la survie comme dans le yoga on se s’embarassse pas du superflu, on va a l’essentiel, au plus utile et versatile. Si votre sac à dos de survie est trop chargé, vous ne pourrez pas aller bien loin avec, et du coup, c’est contre productif. Dans le yoga c’est pareil, sauf que la surcharge est mentale, on se débarrasse des idées ou attitudes inutiles ou trop floues. Il ne faut pas s’encombrer.

Pour être un yogi accompli (du moins tant qu’on n’a pas dépassé totalement la condition physique) il faut un corps en parfaite santé. On ne pratique pas la méditation si on est gêné par toutes sortes de douleur dans notre corps. Dans l’absolu, la méditation est "au delà", mais par rapport à notre mental actuel (surtout en occident avec la télé, les gadget, la culture du caprice) il vaut mieux pratiquer avec un corps "calme" (sans douleurs). Donc la santé est primordiale dans les 2 cas.

Et pour cela les yogi ont des techniques aussi efficaces que rudimentaires. Déjà il s’agit de bien nourrir son corps pour qu’il soit fort et résistant. On retrouve les même principes pour le survivalisme. Le yoga étant une discipline très exigeante (et très gratifiante), la science qu’il a développé sur la nourriture peut être ré-utilisée pour la survie.

Les techniques pour apprendre à découvrir, comprendre, et contrôler son mental sont aussi très utiles pour la survie. Après tout, le yoga, quand il est pratiqué avec intensité nous amène à une confrontation intérieure avec la mort. En cela, il rejoint encore la survie dans laquelle la maîtrise de son mental (de ses pensées et de ses émotions) est une qualité primordiale.

De même les techniques de lavement ou de purification peuvent être très utiles. En cas de situation d’urgence, mais dans la vie courante tout aussi bien.  Si vous avez une indigestion, plutôt que de courir chez le médecin, vous pouvez tenter de vous faire un lavement d’estomac. Le jeûne peut vous permettre d’éliminer une maladie (et selon le docteur Shelton cette pratique est quasi miraculeuse – son livre est une sorte de bible du jeûne). Les asanas (postures) du yoga vous permettent de garder santé et robustesse du corps de manière préventive et améliorent la récupération de l’organisme après un effort et servent d’auto-diagnostique rudimentaires . L’usage en interne ou en externe de l’urine est a la fois une pratique yogique et survivaliste (pour guérir des plaies infectés ou bien pour obtenir un peu d’eau en cas de manque et comme moyen d’auto diagnostique interne).

A l’inverse le survivalisme peut vous amener à tester, découvrir, renforcer "qui vous êtes" : connaître ses limites et ses capacités est très intéressant et réconfortant (car la plupart du temps on les sous-estime énormément). Le survivalisme permet de mettre en pratique et d’améliorer la pratique du yoga.

Et même en allant plus loin, le yoga autant que la survie nous permet de développer une sensibilité accrue aux dangers, émotions, et sensations plus subtiles. Développer ses chakras c’est ressentir plus de choses, plus intensément. Les 2 sont intimement connectés à la nature, et à notre nature profonde. Le retour vers la nature qu’implique le survivalisme est un rappel de notre propre nature primordiale. On apprends a se "connecter" à ce qui nous entoure dans les 2 cas. On retrouve une sorte d’instinct dans les 2 cas, car il s’agit de s’éloigner du mental et de ses idées toutes faites.

Ce ne sont donc pas 2 pratiques qui s’exclue mutuellement, l’une étant faite pour les matérialistes paranoïaques et l’autre étant faite pour les ascètes détachés du monde. Ce sont deux pratiques complémentaires et même similaires dans une certaine mesure.

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