La préparation physique et l’entraînement sont des aspects importants de la survie. Connaître son corps et ses limites et l’avoir renforcé peut être crucial en situation de stress. Et même en situation normale, c’est très enrichissant, ne serait-ce que pour la santé et l’assurance en soi. Mens sana in corpore sano.
En matière de survie, on va chercher à faire plus avec moins (c’est la définition même de l’économie soit dit en passant), c’est à dire à faire travailler son corps avec un minimum de matériel. De sorte qu’en cas de rupture de la normalité on puisse continuer à s’entraîner quand même. Ce sont des méthodes naturelles, oubliez les machines de musculation, les anabolisants et stéroïdes.
Alors plutôt que de ne rien faire, ou de payer un abonnement en salle de musculation, voici quelques manières différentes de faire. Comme souvent, c’est une démarche d’autonomie. Il s’agit de monter soi même en compétence et en connaissance. De la même manière qu’en économie avec quelques clés on peut comprendre beaucoup de choses. Dans le domaine physique c’est la même approche : être moins dépendant du système, moins biberonné. Ça demande un certain effort, mais ça vaut le coup sur le long terme. Et puis c’est passionnant tout ce qu’on découvre sur soi.
Je ne m’étends pas sur les méthodes en elle même. Si elles vous plaisent, à chacun de creuser. J’ai défriché et voici celles qui me semblent les meilleures du point de vue survivaliste, et même tout court d’ailleurs, si on ne veut pas dépenser ses sous pour rien ou si on habite à la campagne et qu’on est loin d’une salle de muscu. En plus l’avantage de travailler à la maison c’est qu’on peut combiner avec les activités quotidiennes. Du genre, pendant qu’on regarde une vidéo ou qu’on écoute de la musique …
TRX
Inventé par un marins américain qui voulait pouvoir s’entraîner partout, c’est un système léger et versatile qui utilise le poids du corps. Le produit coûte très cher, mais peu se bricoler facilement.

De mon point de vue, c’est un outil d’entretien intéressant mais je ne suis pas parvenu a faire un vrai travail de musculation avec. C’est pratique en voyage. Peut-être aussi que je n’ai pas bien su l’utiliser. Difficile de faire un travail d’isolation, c’est beaucoup de gainage.
Méthode Lafay
Lafay a développé une méthode sans appareil, sans matériel, ou très peu. On peut le trouver chez soi : chaise, barre de balai, canapé… ce genre de choses. Le manuel est très complet, didactique et pédagogique.

Suivre la méthode demande pas mal de rigueur. Pour ma part, elle m’a aidé a comprendre certains principes de base et à prendre une 10aine de kilos de muscle, mais après j’ai stagné. J’ai fait une erreur aussi : ne pas mesurer précisément mes progrès. Au bout d’un certains temps on se démotive, car il faut "voir" ce qui se passe. Avancer en aveugle n’est pas une bonne idée.
Kettlebells
Ce poids est une invention russe, la encore la variété d’exercice est quasi infinie. Ça nous vient des russes qui l’utilisent pour entraîner leurs militaires. Les artistes martiaux les utilisent aussi pas mal car elle permettent de développer force, endurance et explosivité et aussi maintient de équilibre.

Après essai, c’est en effet un très bon exercice, mariant à la fois endurance, musculation, précision.
Corde a sauter

Secret de minceur des boxeurs qui veulent perdre du poids juste avant une compétition. L’arme ultime pour la "sèche". Bien sûr on peut prendre sa corde a sauter partout avec soi.
Abroller
On peut faire des abdos sur le sol, bien sûr, il existe plusieurs exercices. Cependant le petit système ab-roller est vraiment sympa. Il permet de travailler toute la chaîne musculaire abdominale d’un seul mouvement. Ca ne paye pas de mine au départ, mais c’est très efficace. Très facile a emporter avec soi, peu encombrant.

Palmes de main
Encore un petit accessoire tout bête, mais terriblement efficace pour les épaules / dorsaux, si vous avez l’occasion de faire un peu de natation.

Principes de musculation
Quelques grand principes qu’on retrouve partout. Il y a 3 manières principales de travailler :
- prise de volume / force : se sur alimenter, plus de sucres en proportion, faire des séries lentes, courtes, chargées, jusqu’à l’échec.
- explosivité : travail en vitesse et force. Reconfiguration (prise de muscle et perte de gras à poids équivalent).
- fonte/sèche (perte de gras/masse) : travail en endurance, séries longues, rapides. Légère sous alimentation, plus de protéines en proportion.
Une séance, c’est capital, doit toujours comporter 5 phases :
- échauffement : travailler le muscule a vide, ou petits poids pour lancer la pompe cardiaque, chauffer le muscle
- exercice à proprement parler
- étirement : pour le repos du muscle, la souplesse
- nourriture : manger pour nourrir le muscle (peut se faire aussi avant). En fonction des résultats attendus
- repos : 48 à 36 heures minimum, c’est la que le muscle se construit.
Comme je l’ai dit ci-dessus, il est important de mesurer ses progrès (si on veut progresser bien entendu) : un mètre de couturier, une balance et un chronomètre suffisent.



Dernier point : quelque soit l’objectif en musculation, il faut déjà avoir un bon cardio. Pour cela, il faut travailler l’endurance. Sinon, ce sera très difficile d’atteindre un objectif ou un autre. La souplesse aide aussi (effort moindre, récupération meilleure)
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