Blog de Yoananda

Petit anti-manuel de la pensée unique, pour lire entre les lignes

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Oscar Pistorius : le précurseur ?


Oscar Pistorius est tout un symbole, une vitrine pour le transhumanisme.

Il est le premier athlète handicapé a se qualifier aux jeux "standards". Il devient une sorte de héro national en Afrique du Sud, sort avec un mannequin. Bref, malgré le fait d’être amputé des 2 tibias, il est censé montrer qu’on peut reprendre une vie normale, et même plus.

Le transhumain parfait avec ses prothèses à 20 000€ (le prix d’une  belle voiture), il faut bien que l’investissement soit rentable ! Le compte de fée quoi !

Mais le 14 février 2013 c’est le drame. Il tue sa compagne en lui tirant dessus "accidentellement", la prenant pour un cambrioleur nocturne.

Ce qui commençait en compte de fée se termine en cauchemar. Mais il semblerai que les coulisses étaient moins roses dès le début. Afin d’obtenir ces performances, il se serait drogué, ce qui aurait provoqué des accès de colère/folie, dont le dernier aurait été fatal à la jeune femme. On ne saura peut-être jamais vraiment ce qui s’est passé, car les sponsors n’ont pas envie d’une si mauvaise publicité.

Voila le monde du transhumanisme dans toute sa splendeur : des femmes refaites, siliconées, retouchées sur photoshop; des hommes dopés, affûtés pour la compétition (intellectuelle, physique, sociale, financière …).

Mais un monde qui risque d’être très cruel, voire même très partitionné avec une lutte des classes impitoyable (entre ceux qui peuvent se payer les "améliorations" et qui doivent ensuite les rentabiliser, et les autres). Avec en ligne de mire la marchandisation du corps humain, pièce par pièce.

Ce n’est pas d’un avenir lointain qu’il s’agit, mais d’un monde qui est déjà en train de s’infiltrer partout dans nos vies. Beaucoup de corps de métiers se droguent déjà (pour supporter le stress ou améliorer leur performances), la chirurgie esthétique devient endémique (des générations entières de jeunes filles dans certaines grandes villes, américaines ou asiatiques).

Dans l’absolu, c’est compréhensible (de vouloir être plus beau, plus fort, plus intelligent) mais le prix à payer risque d’être cher, comme pour ce pauvre Oscar Pistorius, qui symbolise à lui seul tout  ce qu’on peut craindre sur ce sujet.

Pour le moment, on n’a pas encore trop touché à la génétique, mais ça viendra forcément, et plus tôt qu’on ne le pense. Je ne dis pas qu’il faut stopper le progrès, ni cesser de chercher des solutions pour les gens qui souffrent, mais il ne faudrait pas non plus que tout ça nous dépasse. Je me met à la place d’Oscar, qui ne serait pas tenté par les promesses d’une vie meilleure après un accident ?

Revue : le Soral du mois


Soral n’y comprends rien en économie. Et cela fausse beaucoup ses analyses. Comme il fait de plus en plus de buzz, j’en profite pour essayer de voir ce qu’on peut tirer ou non de ses analyses.

Le reproche principal qu’on pourrait lui faire c’est de ramener toute sa dialectique à un seul facteur sociologique, qu’on pourrait appeler … au hasard, l’empire. L’empire semble être pour lui l’alpha et l’omega de la crise, et tout est vu / interprété à travers ce prisme. D’où les thèmes récurrents sur les aspects majeurs qui articulent sa vision de l’empire : les conflits culturels, choc des civilisations, la communauté qu’on ne nomme pas, les problèmes d’intégration des musulmans. Il fait un très bon travail d’analyse de certains courants d’agressivités sociales et de mise en perspective du rôle des communautés. Sa solutions, pour simplifier, consiste en l’union sacrée entre les opprimés, de toutes confessions, contre les oppresseurs. On est en plein marxisme.

Quel sont les biais de ce raisonnement ?

  • Il n’y a pas "un" empire mais plusieurs, qui sont en concurrence, et un qui est l’actuel "vainqueur".  Déjà, les autres empires ne sont pas meilleurs, il sont juste les challengers. Ensuite, si l’empire actuel est celui qui domine les autres, ce n’est pas parce qu’il est le plus agressif, c’est parce que c’est celui qui nous apporté le plus de bienfaits, à un moment donné. Ok, aujourd’hui la démocratie sert aujourd’hui de prétexte pour aller voler le pétrole des autres, mais à une autre époque c’était un vrai progrès. Le capitalisme à apporté une meilleure santé, confort, niveau de vie, liberté, sécurité, épanouissement, comme on n’en a jamais eu dans l’histoire auparavant ! C’est par la séduction bien plus que par l’intimidation que l’empire à gagné ses galons !
  • l’empire est un facteur (sociologique et géopolitique)  expliquant la crise, mais est loin d’être le seul. Il y a le problème énergétique (raréfaction des ressources, pic pétrolier), écologique (réchauffement, dégradation de la biosphère), technologique (la robotisation qui met de plus en plus de monde au chômage), démographique (flux migratoires, vieillissement de la population, hétérogénéité des classes sociales, inculture d’une partie de la population, difficultés d’intégration).

Soral fait des erreurs grossières sur les sujets économique. Il parle par exemple de la dette, et du fait que les états empruntent auprès des banques privées à taux de 3%. Il oublie de dire que les 3% ne vont pas dans les poches des Rotschilds, mais dans celle de mamie michu qui a placé son épargne en assurance vie. Et ce simple fait complique beaucoup l’analyse de la crise, car les banquiers ne sont plus les principaux responsables, mais c’est nous tous …

Mais il fait illusion. Et c’est d’ailleurs l’un des facteurs explicatifs de la crise : L’inculture généralisée(et surtout les différences de niveau d’instruction) qui permettent à des fausses idées de se propager (et qui créent au final de la violence sociale). Voici un autre exemple (qui fait aussi le buzz) d’attitude qui est autant responsable de la crise, autant que les dérives des financiers :

De Gaule disait "les français sont des veaux", et c’est aussi l’un des facteurs qui expliquent la crise (le fait que les Français soient vraiment des veaux, le fait que les dirigeants aient du mal à nous gérer, le fait que la fracture entre eux et nous grandisse).

Par voie de conséquences Soral tombe dans les travers conspirationistes : la vision monolithique, monochromatique de la crise. C’est séduisant, facile et ça plaît. Ça lui permet de faire des "joutes" et d’obtenir de l’audience auprès d’un public ignorant. La solution est simple, compréhensible par tout le monde. Et les autres, ceux qui ne sont pas d’accord, sont soit des imbéciles, soit des méchants, des lâches, des vendus. On retrouve un mécanisme bien connu des mouvements sectaires ou la persécution du gourou devient finalement la justification même du "je vous l’avais bien dit, je dérange, c’est la preuve que j’ai plus raison, que je suis plus intègre".

Ceci dit, tout n’est pas à jeter non plus chez Soral. Il fait beaucoup d’analyses extrêmement pertinentes, soulève pas mal de lièvres et remet des choses à leur place dans leur contexte. Mais il faut savoir faire le tri, et chez lui, étant donné son habileté oratoire et son charisme, ce n’est pas toujours chose facile !

La crise est une dynamique plus complexe, avec plusieurs facteurs antagonistes ou synergiques. Et surtout les solutions ne sont pas simples, car, on tombe souvent sur des dilemmes insolubles. Au final la vision Soralienne est très confortable pour le mental, car elle nous incite à croire que la situation pourrait être sous notre contrôle. Hors elle ne l’est pas, certaines forces historiques à l’œuvre nous échappent complètement.

J’en reviens pour conclure au Yoga qui nous apprends à accepter qu’on ne contrôle pas tout, pour justement ne pas tomber dans ce genre de travers. Enfin, quand je dis que la situation n’est pas sous contrôle … c’est un peu plus compliqué : les solutions existent, mais ne sont pas a notre portée actuellement. Le delta entre les 2 … le yoga appelle ça le "karma". C’est la force qui nous aveugle, et nous empêche de voir les vraies solutions. Bouddha disait que l’origine ultime de la souffrance humaine, c’est l’ignorance. C’est une autre manière de dire "karma" (le karma est aussi la loi de cause a effet).

Et s’il n’existait pas de solution à la crise ?


Je vois que souvent les gens refusent tout simplement d’envisager qu’il n’y ai pas de solution à la crise. Il se réfugient alors dans des solutions simplistes ou des postures du genre "quelqu’un va bien trouver".

D’abord, rien ne dit qu’il y ait une solution à la crise. Rien ne dit que la solution soit "facile" et ne demande pas de sacrifice. Rien ne dit même qu’elle existe dans les conditions actuelles sans avoir a détruire certaines choses. Rien ne dit non plus qu’elle soit simple. Rien ne dit qu’elle soit sans risque. Et rien ne dit qu’elle soit dans l’intérêt de toute le monde.

Pas forcément de solution facile, immédiate, sans risque, dans l’intérêt de tous.

L’histoire des effondrements des sociétés (Rome, Rapanui, Russie, moyen age…)  nous montre qu’il n’y a pas toujours de solution quoi qu’on fasse. Il n’y a pas toujours "mieux" sous la main. Parfois on régresse sans pouvoir rien y faire. Avant on accusait les Dieux. Maintenant on ne fais plus ça, alors on accuse "les autres", ou certaines idéologies. Marx à montré avec son approche de matérialisme historique qu’il y a des forces "matérielles" qui nous dépasse souvent.

Il faut parfois une invention technologique, ou parfois il faut avoir le courage de jeter pas mal de choses à la poubelle (ou d’attendre qu’elles meurent) avant de pouvoir faire du nouveau.

Parfois c’est possible, parfois non.

On peut prendre le cas des entreprises.

Prenons PSA. Il n’y a aucune solution a son redressement. Pourquoi ? parce que  c’est un entreprise avec la culture du capitalisme familial, pas assez modernisée, maintenant, c’est trop tard. Ce n’est pas qu’elle a été mal gérée, c’est juste qu’elle doit mourir pour laisser la place a d’autres formes, ou même parce qu’il y a trop de fabricant et trop peu de clients maintenant. Donc, certaines doivent mourir. Non pas qu’elles aient été mal gérées, mais ce qui était un avantage a un moment, ce qui apportait prospérité a un moment, devient un fardeau a un autre moment, et on ne peut pas changer de voie “comme ça” sur un claquement de doigts, car on s’est engagé, on a investi, on a mis en places des machines et des méthodes de travail.

Idem avec le SeaFrance. Le Ferry doit mourir à cause du tunnel sous la manche. Peu importe comment la société est gérée. Elle sera, par définition, a un moment donné mal gérée, parce qu’elle doit disparaître.

C’est la fameuse “destruction créatrice”.

Peut-on dire que PSA a été mal géré si on considère que d’autres s’en sortent mieux ? oui si on veut, mais non car on gère selon un contexte, et si le contexte change, on ne peut pas accuser le gérant. On peut accuser le marché de l’Iran, mais peu importe, il fallait que certaines meurent.

Pour les civilisations il en va de même. On pourrait vouloir croire qu’il y a une forcément une solution, parce qu’on se dit qu’on fait "mal" et donc qu’on peut faire "mieux" et qu’ailleurs d’autres y arrivent bien. Mais c’est pareil. Quand on s’engage sur une voie, on ne sait pas a l’avance si ce sera une impasse plus tard, et on ne peut pas revenir en arrière “comme ça”. Il n’y a pas systématiquement de solution.

Changer la politique, la finance, les banques, réguler, redistribuer, ne changera rien au problème global (d’épuisement des ressources), car si on paye les salariés mieux, on perds en compétitivité. Ça a fonctionné a une époque (cf FORD), car c’était une niche (à l’époque) et qu’il fallait mettre en place ce genre de cercle vertueux. Mais ce n’est pas une recette universelle adaptée à tous les contexte, toutes les époques, toutes les cultures. C’est la même chose pour les autres soit disante solutions. Elles ont pu fonctionner par le passé. Ça ne garantit rien aujourd’hui.

Il faut, a mon avis c’est important, j’insiste, s’ouvrir l’esprit a la possibilité qu’il n’y ai pas de solution. Ca ne sert à rien d’accuser untel ou un tel qui tire la couverture a lui pour essayer de se protéger alors que tout le monde fait pareil a son niveau !

Et s’il n’y a pas de solution, on fait quoi ? voila la vraie question !

Revue : les experts


Tout d’abord les points positifs :

  • débat de très bon niveau, avec des réflexions très intéressantes, et des intervenants de qualité
  • dans l’ensemble discussion respectueuse et constructive

maintenant les points négatifs. Olivier Berruyer est à peu près le seul à poser les vraies questions, montrer les vrais problèmes. Ce qui, par comparaison montre à quel point les "experts" vivent dans un moule de pensée. Un moule qui leur a sûrement été très utile pendant des années pour gagner leur vie !

De mon point de vue, les vraies questions de fond n’ont pas vraiment été abordées, mais sont la en filigrane, comme si les intervenants n’en étaient pas eux même conscients :

  • ils critiquent les banques, les politiques, les banques centrales, les marchés, les épargnants … mais pourtant chacun fait (plus ou moins) ce qu’il doit faire, dans le cadre défini. Les politiciens sont la pour gagner des élections, les épargnants pour récupérer une rente, etc… Et pourtant ils manquent de voir que c’est le système entier qui est défaillant. On ne peut pas reprocher aux politiciens de vouloir gagner les élections, et de ne pas être des experts de la finance. Idem pour les autres.
  • ils évoquent les pôle de croissance, notamment les nouvelles énergies sans aller au fond du sujet : quelles énergies pour remplacer le pétrole, d’où va sortir la croissance sans énergie ? comment rembourser la dette sans croissance ? Ni même le fait que les robots remplacent les hommes au travail (un beau lol pour le gars qui propose de mettre les vieux au travail alors qu’il n’y a pas de boulot et qu’on est obligé d’inventer des jobs occupationnels tous les jours, comme les fameuses agences d’état qui nous coûtent au moins 25 milliards de trop)

Après plus de 5 ans de crise, voila ou en est. Des "experts" relativement impartiaux peinent à y voir clair. Notre système est devenu trop complexe, trop intriqué, trop confus et opaque. Sans compter que le pouvoir s’est dilué dans tous les sens. Autre soucis, les dirigeants ne jurent plus que par les statistiques, les moyennes, et oublient le "vécu". On ne sait plus quoi faire, ni comment l’expliquer au gens.

Les expert ne parviennent pas à voir ce qui crève pourtant les yeux, pour un observateur "extérieur" (c’est plus facile pour les gens comme moi qui sont un peu hors système … un autre intérêt du survivalisme, on peut se débarrasser d’œillères plus facilement quand on n’en à pas besoin pour "manger" – en simplifiant) :

  • le système démocratique est en faillite (politique, conseillers, institutions, circulation de l’information …)
  • la technologie carbonée atteint ses limites (rendements décroissants vs croissance exponentielle)

Conclusion ?

Je ne vois pas comment l’effondrement pourra être évité ? Autre chose renaîtra des cendres, mais le capitalisme libéral de marché  n’est plus adapté au contexte actuel (je ne dis pas qu’il est mauvais, juste obsolète). Les solutions du système sont :

  • le géo enginering
  • les OGM, les algues, et les insectes
  • les gaz de schistes
  • accaparation des ressources

On voit bien que ça ne pourra plus durer très longtemps. D’ou les tensions militaires et culturelles qui se multiplient. Ventre creux n’a point d’oreille.

Les problèmes d’intégration


L’intégration des étrangers en France semble de moins en moins bien fonctionner. En tout cas, c’est la perception qui se répand et qui semble même devenir consensuelle (autant du coté "souche" que "immigrés"). Il y a une opposition grandissante entre Français "de souche" et principalement la frange africaine / musulmane des immigrés. Apparemment, rien à signaler du coté asiatique, ou de l’immigration Européenne (sauf si elle est musulmane).

  • Sarkozy a dit "le multi culturalisme a échoué".
  • Cameron a dit "le multi culturalisme a échoué".
  • Merkel a dit "le multi culturalisme a échoué".

Le vote du FN le montre, le nationalisme étant associé au rejet des immigrés. On peut d’ailleurs constater la même chose dans les autres pays: Aube Dorée en Grèce, dont le succès est bâti sur la sécurisation de quartier, et ailleurs. Un jeune témoigne en substance : "je ne suis pas un vieux prolo raciste, je suis jeune cultivé et tolérant, mais j’en ai marre de me faire agresser alors je vote FN et je vous emmerde". Marine Le Pen dénonce le racisme anti-blanc. Jacques Sapir parle lui aussi des problèmes d’intégration actuels. Etc…

Je ne sais pas si c’est fortuit, si c’est une nouvelle tendance, si c’est anecdotique, si c’est un effet de loupe médiatique, toujours est-il que l’actualité récente rajoute de l’huile sur le feu :

  • L’Affaire Mohamed Merah a ouvert le bal
  • A Toulouse Fethi Boumaza prend des otages au nom d’Alquaida
  • A Lille le maghrebin Faycal Mokhtari assassine à la Kalachnikov 2 personnes à l’entrée d’une boite de nuit
  • Le meurtre sordide de Kylian 13 ans par Souleyman de 16 ans
  • Le non moins sordide meurtre des 2 gendarmettes de Colobrières par un certain Abdallah

5 affaires en même pas 4 mois. En plus on apprend qu’un frère de Merah aurait pu être lié à l’attentat d’AZF ! Ça fait beaucoup en si peu de temps. 

De l’autre coté, coté immigrés, pourquoi s’intégrer ? Au delà du discours victimaire du "j’ai pas eu ma chance", la France est certes un pays riche doté d’un système social avancé, mais :

  • le capitalisme est en crise profonde et séduit beaucoup moins, à l’heure du réchauffement planétaire et de la crise écologique, ses excès sont révélés
  • la France de "la liberté, égalité, fraternité" se noie dans l’Europe de "l’impunité, la propriété, le marché". Pour des gens qui ont gardé leur religion et un sentiment du sacré, la France doit être perçue comme un lieu de perdition
  • à quoi bon se fouler à faire des études alors que les dés sont pipés et qu’il est plus facile d’obtenir de l’argent (et tout ce qui va avec) par d’autres moyens
  • le modèle familial occidental a explosé dans la mondialisation, et ne doit pas non plus donner envie à ceux qui sont resté plus "traditionalistes", attachés à l’amour qui dure
  • l’image dégradante de la femme qui est donnée dans les média avec la nudité omniprésente, notamment pour la publicité, ou dans la musique
  • l’image dégradée de l’homme féminisé, lâche et couard, qui se plie aux exigences du mondialisme et au dictat féministe
  • la France baisse sa culotte face aux "mondialistes" (de Wallstreet ou de La city) et fait preuve de lâcheté

La France et les français sont donc méprisables si on regarde sous cet angle.

Je ne dis pas que c’est vrai ou faux, je ne suis pas dans la tête des gens. Je pense en substance que notre modèle sociétal a du mal à nous séduire nous même en ces temps de crise, alors j’imagine bien ce qu’il doit en être pour les autres qui sont attachés à leurs valeurs sacrées.

Nous avons en France des zones où l’état de droit n’a plus court, qui sont armées, financées par le Qatar (et même les USA) et qui sont hostiles. Et visiblement, même s’il n’y a pas de statistiques sur le sujet, le problème va et ira grandissant. Les symptômes sont nombreux, et les revendications communautaires qui se multiplient, signe que le modèle français ne séduit plus et que les immigrés se tournent de plus en plus vers d’autres modèles, qui leur conviennent mieux.

Les histoires de voile, de halal, et d’appel à la prière vont continuer à être des pommes de discorde : d’un coté, c’est perçu comme une "protection" et un lien au sacré dans un monde de plus en plus décadent, et de l’autre c’est perçu comme une atteinte à la république, des conceptions archaïques et des provocations.

Et je ne vois pas comment ces points de vues pourraient être réconciliés dans le contexte de la crise actuelle (Dans un autre contexte, pourquoi pas !). Je ne dis pas que les ethnies/cultures différentes sont incompatibles par essence (peut-être que certaines le sont, je ne sais pas). Je constate qu’en ce moment, elles sont en train de s’éloigner les unes des autres, peu importe les raisons invoquées de part et d’autre. De la même manière que tous les fossés se creusent d’ailleurs : le conflit de génération entre les vieux rentiers et les jeunes chômeurs, entre les salariés du privé et ceux du public, etc…

Les avocats du "mélange" sont en général des gens cultivés et aisés (élites) qui profitent de la diversité en s’enrichissant mutuellement (mais ils ne se mélange en général pas beaucoup ou pas vraiment), alors que les gens "du peuple" n’ont que leurs problèmes et leurs incompréhensions à partager.

"Si le FN faisait vraiment ce qu’il dit vouloir faire, ça serait la guerre".

J’estime donc qu’il y a un risque grandissant de guerre civile en France. Pas dans l’absolu, mais dans le contexte du pic pétrolier, la paix sociale va être de plus en plus difficile à tenir, et les prétextes ne manquent pas. Il suffira d’une étincelle comme dirait Johnny !

Les succès de l’occident


Ca nous profite

A force de taper sur le système il ne faudrait tout de même pas oublier les succès formidables que notre société occidentale à obtenus, et pourquoi nous sommes donc si "admirés" ou enviés ou jalousés :

  • diminution de la violence, notre époque est la période de l’humanité la moins violente
  • espérance de vie accrue et beaucoup de loisirs
  • confort : eau chaude courante, électricité, voiture
  • système social : sécurité sociale, chômage, retraite
  • liberté d’opinion et d’entreprendre
  • on est allé sur la lune, et on a construit internet

Cela nous le devons a un ensemble bien particulier de "progrès" selon Neil Ferguson :

  1. Un, la concurrence.
  2. Deux, la révolution scientifique.
  3. Trois, les droits de la propriété.
  4. Quatre, la médecine moderne.
  5. Cinq, la société de consommation.
  6. Et six, l’éthique du travail.

En fait tous ces points sont ce qu’on nomme le "libéralisme". Pour faire simple j’appelle ça le libéralisme, capitalisme, de marché, américaniste, le CALM (capitalim, américain, libéral, marché). Lol, oui cela n’a rien de calme.

La révolution scientifique découle directement du droit de la propriété notamment intellectuelle, qui à permis la prise de risque et sa rémunération. En fait l’ingéniosité humaine n’attendait qu’un cadre juridique adéquat pour "exploser". La concurrence en fait partie, de même que la présence de débouchés commerciaux.

Bref, tout ceci nous le devons à la société libérale dont les américains sont le porte flambeau. Voila pourquoi ils sont si fiers de leur pays. Ce qui n’empêche pas bien sur les abus, mais il ne faut pas pour autant jeter le bébé avec l’eau du bain comme veulent le faire certains "gauchistes" qui souhaite éliminer les "marchés financiers".

Ca profite aux autres aussi

Mais surtout, ce qu’il faut considérer c’est ce que les économistes appellent "l’effet de ruissellement" : contrairement à ce qu’on pense de nos jours, la richesse "dégouline" du libéralisme, et elle s’arrête ou ? la ou s’arrête le libéralisme. Hernando de Soto a par exemple été montré que le capitalisme ne fonctionnait pas dans les pays qui n’ont pas de "droit" mature : quand les personnes qui habitent une maison n’ont pas de titre de propriété, elles ne peuvent pas faire un emprunt car la maison sert d’hypothèque, et donc, elles ne peuvent enclencher de dynamique.

Au sujet des inégalités, il faut prendre en compte plusieurs facteurs :

  • elles peuvent augmenter alors que l’un progresse et l’autre stagne
  • elles peuvent augmenter si l’un progresse plus vite qu’un autre qui progresse aussi

Certaines inégalités sont méritées, la solidarité, c’est bien, mais pas au prix de l’étouffement des producteurs de richesse non plus (sinon c’est se tirer une balle dans le pied) :

La rémunération de Maurice Levy n’est pas tombée du ciel, pas prélevée sur la communauté comme celle des politiques et des fonctionnaires, ce n’est pas une répartition, mais un partage de richesse; de richesse créée en grande partie par Maurice Levy.

Nous avons connu Publicis et Maurice Levy quand la société était petite société française de publicité qui vivait en grande partie des budgets alloués préférentiellement, en dehors de toute véritable concurrence, avec des clients que l’on pourrait presque qualifier de captifs. Ce n’est pas réduire les mérites de Marcel Bleustein Blanchet que de le rappeler.

Maurice Levy, personne d’autre, en a fait le troisième groupe de publicité mondial. Le groupe réalise près de 50% de son chiffre d’affaires en Amérique du Nord, 32% en Europe et 12% en Asie Pacifique. Il est en passe d’être véritablement un groupe global. Publicis est considéré comme un véritable fleuron français, non seulement sur le plan de la qualité de ses prestations, mais aussi sur le plan de sa gestion.

C’est un groupe en passe de devenir global, innovant, présent sur les segments les plus dynamiques du marché; et il est, fait rare, français, avec son siège en France.

Si Publicis vaut en Bourse près de 8 mds, ce n’est ni grâce aux subsides de l’Etat, ni grâce aux politiciens, mais simplement grâce à la matière grise que la société est capable de déployer; de déployer dans les services qu’elle fournit, dans les conseils qu’elle prodigue, dans la justesse de sa stratégie.

Peu de sociétés en France ont été capables de réussir leur ascension, leur internationalisation, de produire prospérité pour leurs clients, leurs salariés, leur pays d’accueil. On ne compte plus les échecs dans pareilles stratégies; Michelin, AXA, font partie des rares exemples à citer. Et ce ne sont pas les malheureux investissements keynésiens du FSI, de la Caisse des Dépôts, d’AREVA, de l’ex-Crédit Lyonnais etc. qui vont faire de l’ombre à ces réussites.

Donc si les inégalités augmentent effectivement (pas partout, pas tout le temps) a cause du libéralisme, ce n’est pas systématiquement parce que les uns volent les autres, bien au contraire. Il ne faut pas oublier que beaucoup de pays se convertissent tardivement (et parfois maladroitement) au CALM. Mais il n’en reste pas moins que s’ils le font, c’est parce que ça leur profite, bien évidement et non pas l’inverse, comme le montre Stewart Brand : les bidons villes ne sont pas l’endroit ou sont rejetés les pauvres et les exclus du système, mais au contraire, c’est le sas vers la richesse des misérables et trop nombreux ruraux.

Bien sûr, si on voit un bidon ville en France, ce serait différent. Les tentes qu’on voit dans le bois de Vincennes ou au bord du périphériques parisien ne sont pas celle des gens qui viennent tenter leur chance, mais de déchus. Et tous les Maddofs de la planète ne s’enrichissent pas par leur ingéniosité et leur labeur non plus !

Il n’en reste pas moins que globalement, ça fonctionne, et qu’on n’a pas trouvé mieux. Et contrairement aux idées un peu simplistes de Paul Jorion qui pense que tous nos problème viennent d’une mauvaise répartition des richesses, il en faut pas oublier que si nos salaires ne sont pas toujours mirobolants, il ne sont pas non plus au ras des pâquerettes : une partie que nous ne voyons pas passer sur notre compte en banque est directement reversée aux organisme de retraite … on a tendance à l’oublier ! Nous gagnons beaucoup plus qu’on pourrait le croire de prime abord ! Mais on ne peut pas tout dépenser, tout dilapider. L’état veille.

Ca profite encore à d’autres

Et justement, l’état est le meilleur ennemi du CALM. Il est censé protéger le libéralisme avec un cadre et empêcher les abus (et le corporatisme notamment) mais il arrive souvent qu’il intervienne pour biaiser les choses (et notamment payer des fonctionnaires beaucoup moins productifs que dans le privé – 1471€ en moyenne dans le privé et 2143€ dans le public – qui n’est la que pour gérer pas pour produire). C’est aussi l’état qui protège le travail et les revenus des lobbys ou autres syndicats anachroniques : les moines copistes, les majors, les SeaFrance …

C’est d’ailleurs les états, et non les pays qui ont des problèmes de dettes, pour avoir trop dépensé, trop mal, pour leur clients (oups il faut dire électeurs). Les politiciens essayent de rejeter la faute sur les financiers ou le marchés mais ils ont une bien plus grande part la dedans.

Mais l’état est aussi le seul (semble-t-il) a pouvoir réduire les inégalités. L’état de droit, garant de la propriété et des marchés est indispensable. L’état est le seul a pouvoir lever un impôt pour le bien commun et le seul a garantir les frontières et la justice.

Le marché s’occupe de récompenser le mérite, et l’état de la solidarité. Les 2 sont importants. Bien malin celui qui saura ou placer le curseur de la redistribution entre mérite et solidarité.

Donc attention aux idées simplistes et a leurs promoteurs. Comme Jacques Attali par exemple, qui a de très bonnes analyses sur la crise, mais n’a qu’une seule solution "plus d’Europe"… la, je vous le dis, c’est très louche. Beaucoup trop simple. Il passe sous silence tout un tas de dilemme que l’Europe ne résous pas.

Revue : the corporation


The corporation est un incontournable documentaire qui plonge au coeur de notre système social et qui montre comment son institution principale (du point de vue de beaucoup d’économistes) à été pervertie : l’entreprise.

C’est difficile d’en faire une synthèse, je vais essayer quand même de vous donner une idée de ce qu’on trouve dedans :

  • comment la notion de "corporation" (entreprise en français, et plus particulièrement multinationale) s’est construite dans le temps. Notamment grâce a l’invention machiavélique de "personne morale", et au détournement des lois anti-spoliation mises en places a la fin de l’esclavage.
  • la corporation est une entité faite simplement et uniquement pour la recherche de profit, de part ses statuts et n’a aucune autre considération pour rien, ni remords, ni regrets, ni compassion, ni empathie. Par construction c’est un sociopathe. Les gens qui les dirigent doivent s’y conformer.
  • ce documentaire nous apprends ce qu’est une "externalité" : quand 2 personnes se mettent d’accord, et qu’une 3ème personne qui n’a rien à voir se fait léser. Par exemple, si vous déversez des polluants dans la rivière, les poissons sont empoisonnés et ceux qui les consomment aussi. C’est une externalité, on déporte un coût sur quelqu’un d’autre. Les corporations sont des machines à externaliser en fait.
  • on découvre comment pensent les gens de ce milieu, certains sont autant victimes que nous, d’autres jouent le jeu et s’en font une raison. Un trader explique que lors des attentats du 11 septembre, sa première pensée était pour la flambée de l’or et les profits qu’il allait faire. Mais d’autres n’avaient jamais vraiment réalisés ce qu’ils faisaient.
  • on y découvre comment via une jurisprudence anodine les corporations sont en train de privatiser tout le vivant. Le documentaire n’en parle pas, mais il est aisé de faire le lien avec les lois qui arrivent aujourd’hui pour interdire les herboristes, les jardins potagers, les graines "sauvages" (kokopelli), mais aussi ACTA et compagnie. Ces "entreprises" ne produisent ni n’innovent, mais s’approprient.

Bref, il dure plus de 2 heures, mais il faut absolument le voir pour comprendre certains ressorts et aberrations de notre société. Attention, il faut compter quelques jours ou quelques semaines pour digérer ce genre d’information.

MES – Dictature économique ?


Je ne sais plus si je l’avais expliqué ici ou ailleurs. L’Europe telle qu’elle est doit/va disparaître. Soit elle va "exploser" (revenir au nations, fin de l’Euro) soit elle va "s’unifier", le fameux fédéralisme, mais qui sera en réalité une dictature économique. Je l’avais dit il y a plusieurs mois. Et voici maintenant qu’arrive le MES (mécanisme européen de stabilité).

C’est un coup d’état feutré pour mettre en place une dictature économique. Ce n’est pas une image :

J’ai vérifié ici, dans le document "officiel". Sauf erreur, c’est bien la même chose dont il s’agit. Les membres du MES peuvent demander a des états sous 7 jours a verser n’importe quelle somme, de manière irrévocable et inconditionnelle :

The ESM Members hereby unconditionally and irrevocably undertake to provide their contribution to the authorized capital stock

Peut-être que nous comprenons mal ce langage technique ?

The property, funding and assets of the ESM shall, wherever located and by whomsoever held, be immune from search, requisition, confiscation, expropriation or any other form of seizure, taking or foreclosure by executive, judicial, administrative or legislative action.

La il s’agit bien d’une immunité totale face à la loi. J’ai quand même du mal à croire ce que je lis. C’est tellement gros. J’ai un doute, mais en même je suis sûr qu’ils sont capable de faire ce genre de choses. Il n’y a peut-être pas de coup de fusil ni de morts spectaculaires, mais je ne vois pas la différence avec un coup d’état. Et vous voulez que je vous dises le pire ? je comprends même la logique qui les pousse à faire ça. Le MES tout puissant c’est l’outil idéal, ultime et définitif pour … rassurer les marchés. Selon cette logique de mettre les peuples au pas pour qu’ils rapportent la rente institutionnalisée, c’est tout à fait compréhensible. Evidement après on verra nos politiciens venir faire un show à la TV pour râler contre la toute puissance des marchés ! lol Mais si le MES est signé, ce sera la mort de l’état.

Et ce ne sera pas tout. Si le MES est signé, je met ma main à couper que le gaz de schiste sera exploité. Je suis aussi prêt à parier que la neutralité du net ne résistera pas bien longtemps. Le nucléaire ne sera pas abandonné, les policier seront remplacés par des caméras et des puces électroniques, etc… c’est le programme de l’Europe, ni plus, ni moins. Je ne suis pas contre l’Europe dans l’absolu, mais cette Europe la, je ne vois pas l’intérêt. D’ailleurs, parlons en… non pas de l’Europe, mais de l’Euro, qui fait partie du "package" :

Les avantages de la monnaie unique

- Le taux de change cesse d’être une contrainte de la politique économique. Il n’y a plus de spéculation sur la monnaie nationale ;

- Les contraintes de change sont supprimées (incertitude, frais de conversion, coût de la couverture contre le risque de change) ;

- La concurrence entre les entreprises s’accroît, ce qui profite aux consommateurs ;

- La comparaison des prix est facilitée pour les consommateurs ;

- Les taux d’intérêt diminuent grâce à la crédibilité de la Banque centrale européenne et du développement d’un grand marché de capitaux ;

- L’euro doit s’affirmer comme monnaie internationale afin que les pays européens deviennent moins dépendants du dollar américain. Cela permettra peut-être l’émergence d’un système monétaire international stabilisé ;

- La dynamique est favorable à une Europe politique ( ce qui ne constitue pas un avantage pour tous).

Vous avez l’impression vous que :

  • il n’y a pas de spéculation sur l’Euro ?
  • l’Euro profite aux consommateurs ? (le pain est passé de 1 franc a 1 euro, mais le salaire n’est pas passé de 10 000 francs a 10 000 euros). Et puis faire profiter au consommateur la "concurrence", c’est oublier que c’est le consommateur qui travaille dans les mêmes entreprises … et que c’est a lui qu’on demande de baisser son fr… heu … salaire
  • les taux d’intérêts diminuent … créant des bulles spéculatives … génial non ? grâce à la diminution des taux d’intérêt sur l’immobilier les prix ont doublés en 10 ans
  • merci l’Europe politique, on voit bien les avantages la … avec un président de l’Europe non élu que personne ne connaît, etc…

Bref … moi, j’ai comme l’impression qu’on se fait eu ! Super U même !

Selon la nouvelle logique démocratique moderne : on refais voter jusqu’a ce qu’on obtienne le bon résultat, la Slovaquie qui a dit non a FESF (le précurseur du MES) devra revoter.

Conclusion ?

Pas d’affolement. Le mur de Berlin est tombé. L’EURSS chutera aussi. Mais on ne se prépare pas des jours heureux la …

J’ai envie de dire ceci pour finir :

être immunisé contre la loi ne veut pas dire être immunisé contre la justice !

Newyork, le (ancien) phare du monde


L’histoire est importante pour comprendre le présent et bâtir le futur. (D’ailleurs, ce n’est pas pour rien qu’elle est ré-écrite par les vainqueurs après les guerres).

Chopé chez le nain, je vous conseille de regarder ce documentaire assez long mais très bien fait et pas ennuyeux du tout sur Newyork. Ca m’a permis de saisir plusieurs choses sur ce qui se passe ici, concernant la crise. Enfin, je crois (pas facile d’avoir des certitudes sur les mentalités collectives).

Pendant plus de 2 siècles Newyork a été le phare du monde. Tout ce qu’il y a de grand, d’important, avant-gardiste s’est passé la bas

C’est le fleuron des USA, c’est le modèle qui est copié partout ailleurs.

Et quel est ce modèle : le multiculturalisme, l’immigration de masse (beaucoup plus qu’ici) et le capitalisme débridé, mais qui donne des résultats, et même des avancées sociales importantes. Plusieurs chantier titanesques et choix stratégiques ont été faits et ont inspiré ou marqué le monde :

  • le canal Erié de 500km (a l’époque c’était plus qu’un exploit)
  • le plan en damier
  • central park
  • les grattes ciels
  • la publicité (radio/ciné)

C’est le coeur du succès de la culture mercantiliste.

Du coup, après avoir vu ce reportage, je comprends d’autant mieux le choix du world trade center comme choix de l’attaque du 11/09.

Mais il faut garder en tête que cette ville et ce pays ont été battis par tous les exclus, les refoulés, les bannis, les parias de l’Europe.

Ils sont allé sur ces terres vierges construire le pays de leur rêve, avoir leur chance de réussir. Et ils l’ont fait. Ils ont pris leur revanche au point de détonner l’Angleterre et l’Europe entière.

Ces temps héroïques méritent leur nom de "home of the free and the brave" (la terre des hommes libres et courageux).

On comprends mieux la folie wall street, et la culture, le patriotisme et la fierté américain. Les opprimés sont allé sur cette terre et montré de quoi ils étaient capable si on leur donnait leur chance. C’est le pays ou la démocratie a pris son véritable essor.

Avant de devenir l’empire, avant de devenir le fléau du monde, les USA, et leur coeur culturel et économique, Newyork, ont été une formidable réussite (matérielle) humaine pour les pauvres du monde entiers qui sont venus vivre ensemble.

Ce modèle de Newyork de multiculturalisme (dont on nous annonce aujourd’hui l’échec en Europe), d’audace et de croissance économique imprègne encore les mentalités de l’occident tout entier.

On reconnait en Newyork 1 siècle avant les projets du "grand paris" un urbanisme avant gardiste, etc… Si on considère que les mentalités ont une certaine inertie, alors, on comprends que nos sociétés tentent de continuer sur la lancée des recettes qui ont fait le succès les décennies précédentes. C’est du moins la que le discours politique trouve ses fondations et son succès.

On comprends aussi a la vision de ce documentaire que rien ne changera sans véritable drame. Les politiques, les marchands essayeront jusqu’au bout d’imposer leur logique et seront sourd a toute tentative de reforme tant qu’il n’y aura pas eu drame/choc pour faire basculer l’opinion publique  de manière suffisamment importante pour que leur intérêts soient remis en cause par la non coopération des gens.

Il faudra qu’on boive la coupe jusqu’a la lie :

Le mur


Je ne reviens pas sur le pic pétrolier, sur lequel je me suis abondamment exprimé. Mais je reviens quand même sur un aspect un peu différent et méconnu.

La terre est un gâteau qu’on se partage (plus ou moins équitablement il est vrai). Ce gâteau, on peut le résumer à la production de pétrole. Pourquoi ? je l’ai déjà expliqué : parce que du pétrole, il y en a partout : véhicules, plastiques, nourriture, routes, médicaments, etc… Quand on construit une centrale électrique au charbon, on le fait avec du pétrole. Ce qui détermine sa rentabilité, c’est le coût du pétrole. Le pétrole est la substance qui contient le plus d’énergie (facilement exploitable), stockable, et transportable (l’électricité ça serait génial mais ça ne stocke pas bien et ça ne se transporte pas bien non plus).

Bref, la terre est un gâteau au pétrole :

  • Tant que la production augmente, le gâteau augmente. Si on reste le même nombre de personnes, alors la part de chacun augmente. Et on serait bien bête de ne pas augmenter la taille de sa propre part, puisque sinon, ca voudrait dire qu’on en reçoit moins que les autres.
  • Si la taille augmente, mais que ne le nombre de personnes augmentent, et disons que, les 2 augmentent à la même vitesse, alors, la part de chacun devrait rester la même, sinon, celui qui augmente sa part, le fait obligatoirement au détriment d’un autre.
  • Si la taille du gâteau diminue, alors il faut qu’on diminue tous en même temps, sinon même le fait de garder la taille de sa part intacte, ça revient à la voler a quelqu’un d’autre.
  • Si la taille du gâteau diminue et le nombre de personne augmente, alors, il faut diminuer les parts très vite.

Regardons les chiffres de la production de pétrole par personne :

Que vois-t-on ?

  • Jusqu’en 1973 (1er choc pétrolier … tiens c’est étrange ;-) ) la taille du gâteau augmente. C’est les trente glorieuses. Celui dont la "richesse" n’augmente pas est à la traine.
  • En 1979, violent décrochage (tiens… ca ne serait pas le 2ème choc pétrolier par hasard ?) puis, la taille du gâteau reste constante. A partir des années 80, quand une personne s’enrichit, elle le fait au détriment d’une autre. Elle lui "vole" sa part de gâteau en somme. Bon, dans la réalité, c’est un peu moins vrai, parce que d’autres sources d’énergies ont légèrement pris le relais. Mais disons que depuis les années 1980 … la donne a changé, c’est beaucoup plus difficile de s’enrichir. Il faut, aurait fallu, économiser.

Qu’en est-il de 2011 ?

Ha tiens ! depuis 2005, la part de consommation américaine diminue. Hong Kong augmente, la Korée du sud aussi, la Chine aussi (légèrement). Cela s’explique facilement, les chinois travaillent a bas prix, et les gras américains regardent des séries TV. C’est la crise des subprimes.L’occident décroche. Sa part de gâteau diminue. Évidement, une société qui fonctionne selon un darwinisme social, ce sont d’abord les faibles (les pauvres) qui payent (leur part de gâteau diminue). Comme chez les animaux, c’est l’animal le plus fort qui se nourrit en premier, les autres prennent ce qui reste, dans l’ordre de leur rang social (droit de préemption).Voila pourquoi depuis 1979 la capital rapporte plus que le travail (c’est aussi lié au fait que l’augmentation de la productivité due aux machines et ordinateurs est accaparée par les élites sociales) :


1973; 1979, 2005, toujours les même dates qui reviennent.

Maintenant prenons un peu de hauteur historique pour voir on en est.

Que vois-t’on sur ce graphique ? et bien entre 1930 et 2000, 70 ans, une vie humaine, le nombre de personnes sur la planète à triplé. On ne pourra pas tenir ce rythme la.

Il est clair que la sacro sainte croissance … ca ne va pas pouvoir s’éterniser. On est déjà 7 milliards, avec tous les problèmes que ça suppose. Du point de vue strictement "nourriture" on pourrait bien sûr nourrir tout le monde. Mais on voit bien que le rythme n’est pas raisonnable sur le long terme. La croissance économique et démographique va s’arrêter … d’une manière ou d’une autre.

Attention, ce graphe nous indique combien de temps il nous reste avant qu’il n’y ait plus rien … ce qui signifie que la date avant laquelle la production va diminuer est encore plus proche !

Le pic "or" est déjà dépassé. Ca… c’est fait !

Heu … on voit bien qu’il va y avoir un souci dans pas très longtemps la, non ?

En réalité, on a déjà probablement dépassé le pic charbon aussi, car le charbon restant, il est plus difficile a extraire et de moins bonne qualité calorifique !

Même les métaux vont commencer à manquer. Et des métaux il en faut plein pour les éoliennes, les batteries, les aimants, etc…

Pour en savoir plus : le peak everything aux infos du nain et le "how much is left" du scientific american (animation très bien faite).

Nous avons déjà atteint la plupart des "pics" (les autres ne vont pas tarder) :

  • Pic pétrolier : le pétrole pas cher c’est fini, y compris le charbon
  • Pic métaux : les métaux, il n’y en a plus pour longtemps avant que la production ne décline, ou s’arrête carrément
  • Pic eau : on ne cesse de nous dire que le XXIème siècle sera la guerre de l’eau
  • Pic santé : elle décline depuis 30 ans et 2005 ca s’accélère
  • Pic éducation : le niveau du bac régresse, les recherches piétinent
  • Pic richesse : derrière l’effet richesse de la bulle immo, c’est la pauvreté
  • Pic démocratie : depuis le Nabot, et l’Europe, on régresse
  • Pic sécurité : la criminalité augmente en même temps que les problèmes économiques
  • Pic agriculture, pic halieutique (pic de la pèche)
  • Pic judiciaires : trop de lois tue la lois on dérive vers une justice de classe

(Ajout 01/09/11) Le rapport du club de Rome de 1972, dont les prévisions sont visiblement en train de se réaliser (un chercheur a mis leur données a jours 30 après) avait produit un modèle du monde qui permet d’anticiper ce "mur". On s’achemine vers un pic de population d’ici 10 à 30 ans (donnée piffométrique), mais il se peut que les tensions économiques et géopolitiques qui vont résulter du "patinage" de la croissance économique produisent des effets plus rapidement. En gros pour être clair, la crise de 2008 n’est que les prémices. Ca pourrait aller beaucoup plus vite, ça pourrait avoir déjà commencé.

(Ajout 13/04/2012) le MIT confirme, catastrophe économique et déclin démographique en vue pour 2030 si rien n’est fait (et étant donné notre société et sa psychologie, rien ne sera fait) … donc il reste peu de temps pour se préparer, 2030 c’est la limite maximale a mon sens. 18 ans, vous verrez que c’est extrêmement court. Moi qui me prépare depuis 2008, 4 ans déjà, je peux vous dire que c’est loin d’être gagné.

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