A la faveur de l’actualité j’en profite pour faire un petit point sur la robolution dont j’ai déjà parlé, et son pendant le transhumanisme. On ne parle pas encore de guerre contre les machines, pour l’instant, nous en sommes à la concurrence plus ou moins directe. La crise économique/systémique dérive en partie de ce facteur.
Regardez cette vidéo pour vous faire une idée de ce qui se passe (en Grèce) :
On peut relier différents événements récents, en apparence sans rapport direct les uns avec les autres, et pourtant … :
les drones d’Obama, plus besoin de pilote dans le cockpit
Florange ferme car devenue obsolète, pas assez moderne (comprenez automatisée). Idem pour Peugeot.
la lame de fond économique est bien la : l’article nous montre qu’au niveau économique, le capital rapporte de plus en plus, depuis les années 2000, grâce aux progrès de l’informatique et d’Internet
les JO pour handicapés
On peut en tirer quelques considérations en vrac sur les dangers du transhumanisme dans un système capitaliste.
Il y a un parallèle intéressant avec l’histoire du blé :comme pour le blé, la mécanisation oblige à la sélection/adaptation/calibration du vivant. C’est aussi en partie parce que les machines à pétrir la pâte fonctionnaient mieux avec un certain type de farine, et donc de graines, et qu’elles étaient plus efficace qu’on en est venu, a l’autre bout de la chaîne, à la monoculture. Dans le cas présent, ce seront les veaux qui seront standardisé (probablement qu’on utilisera le clonage préférentiellement à un moment ou un autre)
L’un des acteurs importants de l’histoire du blé est Mendel père de la génétique moderne qui a contribué indirectement à la théorie de l’eugénisme. Après tout si on peut améliorer le blé, on peut aussi améliorer l’humain. Nous avons donc une nouvelle forme d’eugénisme sournois qui se développe. Elle commence à toucher la vie de certaines personnes (notamment les emplois industriels), sans qu’ils ne le comprennent forcément.
On pourrait croire que ces machines coûtent plus que des "rustiques" humains. Il n’en est rien. Un humain c’est 100Wh au repos. Un humain c’est 2L de pétrole (transformé en nourriture) par jour. Un humain ça à besoin de vacances, d’assurance maladie, de chômage, de retraite et d’école, de sommeil. Les machines, non. Une machine ne fait pas la grève. Elles sont donc beaucoup plus efficace en terme d’énergie consommée, de rendement. Ce qui est normal puisqu’elles ne consomment que l’énergie dont elles ont besoin pour faire un mouvement particulier. Donc, d’un strict point de vue comptable / économique / écologique, il faudrait remplacer les humains par des machines (remplacer veut ici dire éliminer les humains car on ne pourra pas faire cohabiter les 2 facilement).
Les gens s’auto modifie déjà par darwinisme social via la chirurgie esthétique (surtout en Californie), ils le feront d’autant plus pour obtenir/garder un travail. Ils seront en concurrence entre eux, mais aussi avec les machines. Ils seront poussés / forcés au transhumanisme. C’est déjà un peu le cas dans certains corps de métiers qui utilisent massivement les drogues (pour la gestion du stress, la vigilance, la vitalité). Viendront ensuite détection génétique, puis la sélection précoce, puis la modification, mais aussi les implants (les JO des handicapés ne sont qu’une vitrine commerciale). On peut même considérer le smartphone comme un précurseur d’extension dont les professionnels se servent de plus en plus.
L’impact macro économique est déjà visible. L’impact sociétal reste marginal pour l’instant car les populations dans leur ensemble n’ont pas conscience de ce phénomène.
Notez aussi qu’il y a un lien entre immigration et robolution. En choisissant l’immigration massive sous-diplomée et donc la main d’oeuvre peu chère, la France à fait l’économie de la modernisation. Sur le court terme, c’est un pari gagnant, mais pas sur le long terme. Non seulement nous nous retrouvons avec des armées de "bouches à nourrir", un chômage de masse, mais aussi des entreprises sous compétitives qui ne dégagent plus d’excédent qui pourraient financer le filet social. C’est l’Ouroboros.
A l’inverse, il faudrait plutôt revoir notre système de formation, anticiper ces changement sociétaux, comme ils le font en Asie (Corée du sud / Japon notamment). Il faudrait mettre en place un système qui tire vers le haut le niveau d’éducation, au lieu de l’inverse, tolérer la culture du cancre, et même l’importer.
Bref, la France navigue à l’inverse des forces historiques. Vue l’enjeu (avec le réchauffement, la démographie, la pénurie de ressources) je vois mal comment ça pourrait bien se passer. Le pire, selon moi, c’est l’aveuglement dont nous faisons collectivement preuve. C’est ça le plus inquiétant, car, en ne comprenant pas ce qui se passe, les vrais enjeux, nous ne prenons pas les bonnes solutions … et n’accusons pas les bon facteurs. C’est pour cela que les tensions communautaires vont continuer d’augmenter quelque soit les politiques mises en place.
PS : on peut aussi relier immigration et transhumanisme d’une autre manière, via la mariage qui n’est qu’un prélude a la PMA (procréation médicale assistée). L’Islam va se dresser probablement comme le seul rempart à ces dérives :
Toujours dans la série pour y voir clair sur l’immigration et savoir si le discours ambiant tient la route ou non. Pour faire simple : les immigrés sont violents/criminels parce qu’ils sont pauvres, ils sont pauvres parce qu’ils sont au chômage, ils sont au chômage parce que les français sont raciste et leur refusent le travail… ha oui et ils refusent de leur donner du travail parce que le FN prétends qu’ils volent le travail au français. D’où la nécessité de faire des lois pour empêcher les français d’obéir au FN. D’où la nécessité d’aider les immigrés.
C’est peut-être un facteur qui joue, mais est-ce le seul ?
La politique immigratoire est largement laxiste (certains diront humaniste) en France :
droit du sol,
regroupement familial,
double nationalité
font qu’on se retrouve avec une immigration majoritairement familiale africaine musulmane au lieu d’une immigration de travail (comme dans la plupart des autres pays).
Mais en plus d’être laxiste sur les flux, elle l’est aussi en interne sur la gestion. Concrètement, ce n’est plus secret pour personne que pour que la situation n’explose pas, on "laisse faire". Ce qui se traduit par :
aides sociales accrues (cf la suite)
laxisme policier qui ne vont plus dans les "citées", ZUS/ZUP et qui dont laissent couler l’argent de la drogue et des armes
CAF (RSA, APL, PAJE) : En 2009, les prestations sociales atteindraient 597,5 milliards d’euros, soit 32 % du PIB, contre 19,2 % en moyenne dans les pays de l’OCDE. Les aides ne manquent pas en France.
Caisse d’allocations familiales, Conseil général ou centre communal d’action sociale
21% des revenus des immigrés proviennent des prestations sociales selon l’INSEE. On pourrait dire : "c’est normal ils sont pauvre, c’est le but des aides sociales".
Mais est-ce qu’un pauvre originaire d’Afrique touche autant d’aides sociales qu’un pauvre non immigré ?
Il faut fouiller un peu les chiffres de l’INSEE pour trouver la réponse à cette question. Si le calcul est rébarbatif sautez la section en vert.
[CALCUL]
Selon l’INSEE les immigrés originaires d’Afrique touchent beaucoup plus d’aides sociales qu’un autochtone (cf p42 1. Composition du revenu disponible des ménages immigrés en 2008 selon l’origine géographique et 3. Caractéristiques de la distribution des niveaux de vie selon l’origine géographique).
(attention il faut jongler entre "revenu disponible moyen" et "niveau de vie moyen") pour un même revenu, un immigré a un niveau de vie inférieur a un non immigré a cause du nombre d’enfants : Du revenu disponible au niveau de vie
Deux ménages ayant le même revenu total n’ont évidemment pas le même niveau de vie si l’un est
constitué d’une famille nombreuse, l’autre d’une personne seule. Il y a plusieurs méthodes pour tenir compte de la composition du ménage et tenter d’approcher son niveau de vie. On peut diviser le revenu par le nombre de personnes du ménage et comparer le « revenu par personne ». On peut utiliser la notion de « part » servant au calcul du « quotient familial » dans l’impôt français sur le
revenu (1 part par adulte, 0,5 pour chacun des deux premiers enfants, 1 pour les enfants suivants) et comparer le « revenu par part ».
Prestations sociales immigré d’Afrique : 22% de 24350€ du revenu, soit 5357€ pour un niveau de vie moyen de 13530€, qui correspond approximativement à la tranche D2D3 du niveau de vie (p8 3. Revenu disponible par ménage selon la tranche de revenu en 2008) et la tranche D4D5 du revenu disponible.
Non immigré : 4,4% de 35110, soit 1545€ pour un niveau de vie moyen de 22680
les immigrés touchent donc 3,5X plus que les non immigrés de prestation sociales. Maintenant il faut comparer a niveau de vie équivalent, on peut prendre le revenu (24350) ou le niveau de vie (13530) comme point de comparaison.
les pauvres français touchent 5% de prestation sociale dans le décile D4D5 qui a un revenu moyen de 26350 (pour le décile équivalent en terme de revenu), soit 1317 d’aide sociale.
Pour un niveau de vie moyen de 14190 nous sommes dans D2D3 (p10 3. Niveau de vie moyen selon la tranche de niveau de vie en 2008) et donc un revenu moyen de 18370 (p8 3. Revenu disponible par ménage selon la tranche de revenu en 2008) pour le même décile, avec 11,3% de prestation sociales (p12 2. Composition du revenu disponible par grands agrégats en 2007 et 2008) soit 2075€.
Qu’on prenne 1317€ ou 2075€ cela fait (rapporté au 5357€) X4 ou X2.5.
En gros, un pauvre immigré africain touche environ 3X plus d’aides sociales qu’un pauvre non immigré (à rapprocher en partie du fait qu’ils font plus d’enfants), selon les chiffres de l’INSEE.
[FIN DU CALCUL]
Ça semble cohérent avec les donnés qu’on à par ailleurs.
On voit bien que les africains font plus d’enfants et touchent plus d’aide sociales. Le chiffres ne disent pas si c’est culturel, si c’est abusif, mais ils sont clair quand à la disparité selon les origines.
Ce qui est corroboré par les observations de terrain dans les bureau de la CAF. Selon ce rapport (PDF) commandé par le ministère du Travail et publié en juillet 2010, les immigrés sont,
par rapport aux individus nés en France, "environ 1,6 fois plus nombreux à recevoir des allocations chômage, 3,8 fois plus représentés parmi les bénéficiaires du RMI, et en moyenne 2,5 fois plus dépendants des aides au logement".
Rajoutons que le taux de fécondité des françaises de naissance est de 1.8, des immigrées de 2.6, des étrangères de 3.3.
Conclusion : un pauvre immigré Africain, a revenu équivalent touche 3X plus d’aides sociales qu’un non immigré. Principalement a cause de la natalité.
Ce n’est pas Kadidiatou qui nous dira le contraire. C’est un peu démagogique de poster cette vidéo, mais elle illustre parfaitement ce que les statistiques nous racontent :
Le fait qu’ils soient pauvre provient plus du fait qu’ils étaient déjà pauvre avant de venir et qu’ils ne viennent pas pour travailler. (Rappel : 5% ou 10% selon les sources des immigrés viennent pour travailler, le reste c’est du familial)
De plus, en France, il ne fait pas bon travailler si on gagne en dessous de 2000€ de revenu net par mois.
Voila pour la pauvreté, maintenant, examinons la violence.
La violence des pauvres
La France est loin d’être un pays inégalitaire, et ne le devient pas. La pauvreté relative à du mal a expliquer à elle seul le facteur violence :
Les zones pauvres en France sont le cantal, Ariège, creuse et non pas les banlieues qui au contraire sont relativement a ces zones plus riches. Se lever à 6h du matin pour prendre le bus pour aller dans les derniers lycée de France, c’est dans les zones rurales, pas dans le 9 3. Xavier Raufer docteur en criminologie nous l’explique clairement :
Les tests sur les CV anonymes (qui marche pour les femmes et les séniors) montrent qu’ils 2X moins choisis si on enlève leurs noms, preuve que c’est le CV qui est mauvais et non le nom étranger qui est discriminatoire :
mais le CV anonyme pénalise les candidats issus de l’immigration ou résidant en Zone Urbaine Sensible (ZUS) ou dans une ville en Contrat Urbain de Cohésion Social (CUCS)En revanche, le CV anonyme ne permet pas de réduire l’écart de chances entre les candidats issus de l’immigration et/ou résidant ZUS-CUCS et les autres candidats. L’écart de taux d’entretien devient encore plus défavorable à ces candidats potentiellement discriminés lorsque leur CV est anonymisé. Avec des CV nominatifs, les candidats issus de l’immigration et/ou résidant en ZUS-CUCS ont 1 chance sur 10 d’obtenir un entretien, tandis que le reste des candidats a 1 chance sur 8. Lorsque les CV sont anonymisés, l’écart s’accroît : 1 chance sur 22 pour le premier groupe contre 1 chance sur 6 pour le second.
Globalement, le taux de chômage s’élevait à 16 % pour les immigrés, alors qu’il n’était que de 9 % pour les non-immigrés, pour 2009, année de référence de l’étude.. Hors Union européenne, le taux de chômage des immigrés varie fortement en fonction du pays d’origine, de 18 % pour les immigrés venus d’Afrique (hors Maghreb) à 26 % pour ceux venus de Turquie.Si le taux d’activité des immigrés varie selon le pays d’origine, les hommes et les femmes venus du Portugal et d’Afrique Subsaharienne sont les plus actifs sur le marché du travail (80%). Leur participation dépasse même celle des non-immigrés (78%). A l’opposé, les immigrés issus du Maghreb (66%), de L’Espagne (66%), de l’Italie (61%) ou de Turquie (58%) sont les immigrés les moins actifs.
(Chiffres à vérifier et sourcer mais plausibles) D’après l’OCDE, les deux tiers des immigrés arrivant en France ont un niveau d’éducation inférieur au premier cycle des collèges (la moitié ne dépassent pas le primaire), En 2005, il n’y a eu que 11.500 cartes de séjours délivrées au titre de l’emploi, soit 7% des flux.
Les causes de la violence seraient donc plutôt ou aussi culturelles. La pauvreté étant un 2ème facteur. Le sociologue Hugues Lagrange parle de "déni des cultures" et explique que la violence est influencée (très logiquement) par des facteurs culturels : polygamie, soumission des mères, autoritarisme des pères. Nicolaï Sennels nous explique les différences psychologiques des musulmans qui expliquent la violence dans son livre "Parmi les criminels musulmans. L’expérience d’un psychologue à Copenhague", publié en 2008. Il y a bien un effet de victimisation les concernant.
Les immigrés se plaignent du racisme, qui serait la cause de leur pauvreté et donc de leur violence. C’est peut-être en partie vrai, mais ce n’est pas prouvé. Ce qui est clair, c’est que d’autres facteurs sont à l’oeuvre.
De plus, le racisme n’a jamais été un obstacle historique à l’intégration (cf le vagues d’immigrations d’Italiens qui ont fini par s’intégrer), et puis … le racisme ça n’existe pas que dans un seul sens :
(oubliez la fin de la vidéo, c’est le témoignage qui est intéressant et pas la propagande finale).
La cause des problèmes
Si on peut accuser la France, c’est bien de trop en faire sur le sujet. D’être laxiste à tous les niveaux, et de laisser se développer cette culture de l’assistanat qui évolue en culture du cancre, soit disant "anti système" qui se réfugie dans l’Islam.
Les immigrés ne sont pas la cause des problèmes de la France. C’est l’immigration massive qui l’est. La nuance est importante.
La France fait venir en masse des immigrés sous éduqués et ne les incites pas à s’en sortir car sous prétexte de lutter contre le racisme elle les incite même à ne pas chercher du travail et les laisser se détourner de la vie en société. C’est le manque d’attractivité du travail français qui repousse les immigrés vers d’autres "solutions" (islam / aides sociales).
C’est bien la politique française qui est source de problème, pour les autochtones et les immigrés. On peut tout à fait comprendre qu’en période de crise ils soient les première victimes du marasme économique et du chômage endémique et qu’ils n’ont pas plus envie que les autres d’être exclus de la vie "normale". La France est donc responsable de sa politique immigratoire et de ses effets. Rajoutez à cela la dissonance cognitive induite par les messages de la télé ou tout est beau et facile (l’argent et les femmes chaudes coulent à flot) et la vie réelle. La France avec son histoire soit disant progressiste de mariage homo, donne une image de totale décadence qui sert de repoussoir à ceux qui n’ont déjà plus d’espoir envers le modèle républicain capitaliste. D’où le replis communautaire.
Par contre, à charge des immigrés d’utiliser toutes les chances que la France leur donne pour se sortir de la pauvreté au lieu de toujours accuser "l’autre" de leurs propres échecs. Ils ont les même écoles que les autres, le même enseignement, aucune loi ne les discrimine et ne les empêche de créer leurs propres emplois, ni d’accéder aux crédits des banques ou aux capitaux bien au contraire. Ce n’est pas la faute des français s’ils construisent des mosquées avec les sous du Qatar plutôt que des entreprises de pointe ! Les faits nous disent plutôt qu’ils sont découragés / qu’ils n’ont pas envie / qu’ils s’en contente. Et ce n’est pas un critère qui favorise l’embauche. Le monde du travail est difficile par nature. On est donc dans un cercle vicieux, car comment avoir envie si on sait "d’avance" qu’on aura moins de chances et qu’en plus on sera aidé à ne pas travailler. Mais la seule manière pour eux de s’en sortir c’est "d’en vouloir" au lieu de se plaindre. Et ça, ce n’est pas du ressort de la France qui fait déjà beaucoup. Après tout, par rapport a leur pays d’origine, sans se fatiguer, ils ont vu leur niveau de vie augmenter, alors, pourquoi se priver ?
Conclusion : la France à une politique beaucoup trop laxiste à tous les niveaux, aux frontières et vis à vis des immigrés. Les immigrés eux même ont en partie sombré dans la facilité, l’assistanat : a quoi bon travailler chez les racistes du privé puisque l’état nounous s’occupe d’eux.
Si la crise est si grave, si le pétrole va manquer, pourquoi ça ne se voit pas ? pourquoi les magasins sont plein, les villes embouteillées. Il devrait y avoir des signes avant coureurs, ça ne peut pas arriver d’un coup, sans que personne n’ai rien vu venir !
"Quand tu regarde l’abime, l’abime te regarde". Nietzsche
"Quand tu combats un monstre, prends garde de ne pas en devenir un toi même". Nietzsche
L’une des composantes tectonique de la crise est la pétrole (et des ressources d’une manière générale). Une autre est la démographie (la croissance et les flux migratoire). Une autre est la robotisation (mécanisation, automatisation, IA – Intelligence Artificielle). La robolution (révolution robotique) comme disent certains.
La Californie vient d’autoriser les "google car", voitures sans pilotes. Je ne connais pas personnellement de routier, mais je serais eux, je commencerais à chercher une reconversion.
Foxconn va remplacer 500 000 employés par 1 millions de machines
La guerre se fait de plus en plus par des drones, les militaires américains sont de vrais robocops. Dans l’avenir proche ils utiliseront des exosquelettes.
MacDo va remplacer ses caissiers par des caisses enregistreuses automatiques, qui se répandent d’ailleurs dans bon nombres de magasins (Décathlon par exemple)
Visa prédit la fin de la monnaie "de poche" avec les SmartPhones NFC. On paiera en un clic.
En 2007 une part croissantes des ressources agricoles a été utilisée pour produire du carburant, nous amenant à une série de hausses de prix alimentaires et à des révoltes de la faim.
Watson qui gagne au Jeopardy
Ce ne sont que quelques exemples récents, mais très révélateurs de la tendance de fond : l’humanité s’émancipe de plus en plus du travail "manuel" et le fait faire par des machines de plus en plus "intelligentes". Machines qui construisent d’autres machines plus perfectionnées, et ainsi de suite. Il a fallu beaucoup de travail "humain" pour amorcer la pompe, pour en arriver à ce que les machines se construisent elle même. Ce qui a fourni du travail à la planète entière jusqu’à récemment. Mais maintenant, si on regarde en filigrane, il semble bien que la tendance s’inverse. Il faudrait des travaux économiques pour le "prouver", mais je pense qu’intuitivement, chacun peut s’en rendre compte.
Conclusion : le chômage va continuer a s’accroître et rester structurel. Les emplois détruits seront remplacés par des machines, très avantageuses : pas de grève, pas de repos, pas de droits sociaux, pas de maladies…
Il n’y aura pas de relocalisation de l’industrie, et même s’il y en avait, cela n’aboutirait pas à des emplois pour autant. L’homme va être mis en concurrence de plus en plus avec les machines. Tous les "petits" emplois sont amenés à disparaître à moyen terme. D’un autre coté, il n’y aura pas assez de places pour tout le monde dans les emplois "a haute valeur ajoutée" : cf les protestations des étudiants au Canada.
Bref.
Allons plus loin pour "décrypter" le monde avec cette clé de lecture.
Les corporations (multinationales) fonctionnent comme des sociopathes (c’est un point de vue valable, mais pas le seul) ou comme des machines (de manière déshumanisée). C’est comme si les multinationales étaient elle même des sortes de "machines" (économiques), un mélange humain/machine ou l’humain tends à disparaître avec le temps (et les ordinateurs).
En fait, d’une certaine manière, on peut considérer que tout une génération d’humains sont amenées à travailler avec et comme des machines, palliant les manques des machines, servant eux même de rouage. Les technocrates du haut de leurs statistiques traitent les personnes comme des chiffres, et ne voient plus qu’on monde numérique, virtuel. Idem pour les services secrets qui sont en train de perdre leur relation de proximité avec le "peuple", et passent de plus en plus via l’outil informatique, avec toutes les dérives que ça sous-entends. Les exemples peuvent être multipliés à foison. On peut même constater que les ordinateurs s’immiscent de plus en plus dans nos vis sentimentales pour "optimiser" nos choix dans le domaine : les sites de rencontrent se perfectionnent et tirent partie des erreurs de leur prédécesseurs en fournissant des services d’aide à la rencontre, toujours basés sur des critères "quantitatifs" par définition.
La tendance est la, partout.
Revenons à l’économie : comme les machines sont plus productives que les hommes, elles sont économiquement plus intéressantes, mais il n’en faut pas moins les "nourrir" (carburant). Les multinationales incluent donc dans leurs objectifs l’appropriation et la sécurisation des ressources naturelles : elle achètent des terres (en Afrique notamment), ou des concessions pour des ressources. Donc, la notion dévoyée de propriété privée se retrouve être en fait une arme dans les mains des robots au final. Les multinationales ne s’appropriant les ressources que pour leurs "machines".
D’un certain point de vue, afin de servir la logique concurrentielle économique les hommes se mettent petit à petit au services des machines/robots (pour les construire, les nourrir, les entretenir). Machines qui ne sont pas destinées à les servir eux, mais d’autres hommes, dans une sorte de schéma de ponzi gigantesque, avec au sommet les grands capitalistes (=les multinationales), qui concentrent de plus en plus de pouvoir et de richesses (la jet set, et autres people qui vivent dans un monde doré) … destinées de plus en plus … au machines (et non aux hommes).
Idem avec la privatisation du vivant et les Monsanto qui sont en train de mécaniser la biologie elle même.
Pour l’instant l’IA et la vie artificielle sont encore loin, il n’y a pas de risque de "séparatisme" des machines. Cependant, en s’autonomisant, les machines qui avant ne servaient à rien sans un humain pour les piloter ont de moins en moins besoin de nous. Et petit à petit la valeur économique d’une machine dépasse celle d’une personne, et même de milliers de personnes. C’est une forme de lutte pour la survie des hommes face aux machines qui se jouent en ce moment même au travers de la crise.
Je sais bien que si une guerre est déclenchée bientôt on dira que ce sont les USA contre je ne sais qui, telle idéologie vs telle idéologie. Peu importe l’excuse. Mais un ET ne connaissant rien à la terre qui observerait cette guerre depuis l’espace y verrait sûrement des machines en train de tuer des hommes et prendre leur places.
Sans aller jusque la, il n’en reste pas moins qu’il y a urgence à repenser nos notions de travail, de partage des richesses et de propriété. Sinon, la machine économique va se gripper, faute de travail à fournir au gens, faute de "clients"… et si rien n’est fait (comme c’est le cas actuellement) cela mettra en péril les démocraties, la liberté, et, vu l’état de la planète, la vie de millions de gens aussi sûrement.
Cela explique même en (grande) partie les déséquilibres financiers de l’Europe, et plus globalement entre pays du Nord et du Sud. Les pays qui se sont engagés en premier dans les révolutions industrielles sont en train de prendre le large avec l’arrivée d’Internet et des microprocesseurs. L’Allemagne ,en premier lieu, qui a su reconvertir et moderniser les usines du bloc soviétique est l’une des têtes de proue.
La technologie n’est pas neutre, et elle est en train de faire diverger (a nouveau) les pays économiquement parlant. Et les banques centrales n’y pourront rien. Vu sous cet angle, l’Euro ne peut pas survivre avec des économies trop hétérogènes. La seule solution serait une dictature déshumanisante (le contraire d’une dictature éclairée), l’EURSS, pour que les pays "en retard" rattrapent leur "manque de productivité". Mais l’humanité dans son ensemble est-elle destinée qu’a aller toujours plus loin dans la technologie ? Au risque de s’y perdre ?
La question n’a pas mûri jusque dans les sphères politiques. Et pourtant il y a urgence si on veut éviter de terribles souffrance collectives. N’oublions pas les ravages des premières guerres industrialisées. La crise financière et économique est le symptôme que nous sommes tout proche du point de rupture.
Malgré cela, je ne vois personne proposer de solutions nouvelles à ces problèmes nouveaux. Je ne vois que des solutions du passés, basés sur une vision du monde quasiment féodale ou pré-industrielle (cf les solutions de Jorion par exemple qui en est encore à la lutte des classes et qui ignore les facteurs énergétiques et technologiques de la crise).
La dernière fois que nous avons eu une "crise" avec les machines, c’était les années folles (crise de surproduction), et la solution que nous avons inventée alors était : la société de consommation (marketing + obsolescence pour fournir du travail à tout le monde + relance keynésienne pour amorcer la pompe).
Actuellement le défi est très différent. Si nous continuons a essayer de résoudre les problèmes du passés, il y a peu de chances pour que nous parvenions à trouver une solution pour notre avenir.
Maintenant, a vous de voir si cette grille de lecture vous aide à mieux comprendre le monde.
Préambule : l’iPhone ou Facebook sont des outils. Je ne les aimes pas personnellement, mais il n’empêche qu’ils peuvent rendre service pour ceux qui s’en servent à bon escient. A l’inverse, ils peuvent être des pièges très coûteux (en terme de temps notamment). Ce sont des outils, c’est à nous qu’il revient d’en faire bon usage. La dette c’est pareil. C’est un outil. Un outil très puissant mais complexe.
Donc a qui profite cet outil ?
La réponse populiste consiste à dire "aux banques". Oui c’est vrai, la dette profite aux banques. Mais seulement en tant qu’intermédiaires. Et elle ne leur profite pas tant que ça, car l’essentiel est redistribué aux créancier, qui sont vous et moi, a travers notre épargne (voulue ou forcée a travers les cotisations).
Qui sont les marchés donc ? (ceux qui nous prêtent) :
les banques
les assurances
les établissements de crédit non bancaires
certaines entreprises
certaines administrations publiques (des écoles, des universités, des zoos, des hopitaux, des offices de promotion, etc.)
les gérants de patrimoine
les fonds de retraite / fonds de pension
les hedge funds
les private equity
les fonds souverains
tous les particuliers possédant des comptes d’épargne, des assurances-vie, des actions, des obligations, des Sicav, des FCP, et toute la ribambelle de produits dérivés ou non.
Les méchants marchés, en fait, c’est "nous" par l’intermédiaire des gens qui placent et font fructifier notre argent pour nous, y compris l’état.
La dette profite surtout, par les différents canaux de circulation monétaires et le "ponzi" généralisé :
aux retraités au détriment des actifs
aux fonctionnaires aux détriment du privé (en dehors probablement des enseignants)
aux budgets militaires en temps de guerre
aux propriétaires immobiliers au détriment des primo accédant et des locataires
aux américains, allemands, japonais au détriment des autres, aux pays riches en général au détriment des pays pauvres (en l’occurrence a la France au détriment des Grecs)
aux multinationales au détriment des ménages et petits commerçants
aux smicards au détriments des chômeurs
aux financiers qui peuvent emprunter aux banques centrales a bas prix au détriment de tous les autres
Mais l’idée (simplifiée), c’est qu’avec l’argent prêté celui qui le reçoit fasse plus de profit que ce qu’il devra payer d’intérêts. Évidement, si on vous prête de l’argent pour aller le dépenser au casino, ça ne fonctionne pas. Donc c’est plutôt sain : je vous prête de l’argent, vous louez un terrain, faites pousser des légumes, que vous revendez, et vous me versez une partie des gains.
Les flux de la dette passent par divers "canaux", les impôts, les cotisations sociales, les assurances vies, les actions, les livret A, etc… a quelques rares exceptions près, la dette est notre monnaie principale, elle circule partout. La dette profite a celui qui prête, donc a celui qui épargne et qui place. La dette pénalise celui qui est en bout de chaîne.
Mais tout cela est "normal", dans la mesure ou les taux d’intérêts sont raisonnables et l’inflation (qui est une sorte de taux d’intérêt négatif compensateur) aussi et dans la mesure ou le créditeur fait un bon usage de l’argent qu’on lui prête. (Il ne faut pas oublier ce dernier point).
Si on supprime la dette, tout s’effondre. Si on supprime seulement ses intérêts, il ne faut pas croire que tous les problèmes vont être résolus d’un coup. Ça ne changera pas grand chose, si ce n’est que certains transfert d’argent seront annulés. Mais ce qu’on enlève d’une main est repris de l’autre en matière de flux monétaire. Cela changera la répartition mais elle ne sera pas forcément plus juste/égalitaire pour autant (ce qui est très subjectif en plus). C’est une question de contexte surtout. Vous vous doutez bien qu’en période de pénurie de pétrole, il devient plus difficile de rembourser la dette.
Et surtout sans l’intérêt, il n’y aura plus aucun intérêt (d’où son nom) a prêter son surplus (son épargne), et donc, beaucoup d’échanges seront détruits, chacun restant sur ses positions, et l’économie s’écroulera très vite, mettant tout le monde au chômage.
Pour résumer, la dette nous profite à tous, et surtout pas uniquement aux banquiers (qui prennent leur commission en tant qu’intermédiaire).
Ça ne veut pas non plus dire que tout fonctionne a merveille, qu’il n’y a pas des problèmes ou des abus.
C’est plus subtil.
Si l’on connaît assez bien le fonctionnement de la dette en période de croissance, comme tout ponzi, ça "marche", en revanche, en période de décroissance (et contrairement à ce que pensent les politiciens la croissance ne se décrète pas) c’est la foire à l’empoigne (a laquelle nous assistons déjà soit dit en passant). De toute manière, dette ou pas dette, s’il n’y en a plus assez pour tout le monde, ce serait pareil.
Quand on parle de dette, on oublie souvent de dire qu’elle doit être adossée à des collatéraux (des gages). Le vrai problème de la dette c’est plutôt la valeur des collatéraux et la fixation de ses taux d’intérêts. Les banques centrales sont des armes de la part des rentiers (petits ou grands) qui confient à un expert la protection ultime de leur source de revenus.
C’est un outil très puissant et délicat qui n’est pas forcément adapté a la psychologie un peu aléatoire de l’homme. La dette reflète un peu trop bien (au lieu de lisser) nos turpitudes, voire même les amplifie par moment. Mais elle n’en est pas responsable pour autant en tant qu’outil "neutre".
Au contraire même.S’il y a des abus.ils ne sont pas dû a la dette, mais à la cupidité et au corporatisme, qui lui existera toujours, dette ou pas dette. La dette favorise cependant ceux qui ont un niveau d’étude suffisant pour en tirer pleinement parti ou bien ceux qui ont plus de capital. Elle est donc inégalitaire car élitiste. Mais on peut aussi dire qu’elle récompense le mérite du coup.
Autres problèmes, le financement de prêts au long terme par des emprunts au court terme. Je ne rentre pas dans les détails, mais d’une manière générale, le fait d’avoir un taux fixe dans une économie variable est plus que discutable, car même avec des modèles mathématiques de gestion du risque élaborés, on ne peut pas être certain du résultat. Fukushima était statistiquement improbable mais a eu lieu quand même. A l’inverse la dette a taux variable existe, par exemple, les dividendes d’une action, les prêts "subprimes" … mais ce n’est pas non plus la panacée et ça implique beaucoup plus de responsabilité personnelle.
Pour résumer les "vrai" soucis liés a la dette sont (entre autre) :
l’illusion de sécurité des taux fixes, le risque des taux variables
le financement du long terme par le court terme
la volatilité et la complexité de l’ensemble des outils construits sur la dette
Comme pour l’iPhone, certains savent l’utiliser intelligemment et d’autres se laissent prendre au jeu malsain du consumérisme ou de la mode du dernier gadget qui buzze. Doit-on accuser l’iPhone ou l’infantilisme ? (Dans le cas de l’iPhone, on peut accuser un peu des 2 vu la campagne marketing ! lol)
Toujours dans l’optique de démêler le vrai du faux dans tout ce qu’on entends sur Internet au sujet de l’économie, et avant de passer au gros morceau qu’est la dette, il faut faire une halte par l’inflation. C’est un long travail que je livre ici, travail qui m’a quelque peu surpris quand aux résultats qui en ont émergés.
Si je paye ma baguette de pain 10 et 5 ans plus tard 100, on dit que l’inflation est de X10 soit 1000%. Mais si mon salaire était de 330 et qu’il est devenu 3300 alors, concrètement, le prix est le même, on a fait X10 partout. Donc l’inflation en soi ne veut pas dire grand chose. Par contre il est certain que si vous gardez votre argent en billets, eux, ils subissent l’inflation et ne valent plus rien. Ce qui vous oblige donc à les faire circuler dans l’économie.
Mais alors, qu’en est-il réellement en France ? Qu’est-ce que deviens le pouvoir d’achat effectif ? sachant que si les prix montent, les salaires aussi. Le tout est de savoir qui augmente le plus vite des deux. Le problème, c’est que si vous allez sur l’Insee les chiffres sont illisibles "indice du loyer = 112" ça vous parle à vous ? Et en plus il n’y a souvent des chiffres que sur les 5 ou 10 dernières années, et l’INSEE n’a pas les chiffres de l’or ou autre. J’ai donc compilé les chiffres de différentes sources (officielles), j’ai retrouvé les valeurs des bases (pour pouvoir reconstruire les séries) et j’ai créé un tableau global depuis 1800 jusqu’à nos jours. Toutes les séries ne sont pas complètes mais j’ai pu, sur d’assez longues périodes (notamment après la 2ème guerre mondiale) reconstruire des données intéressantes :
prix de l’or, du blé, pétrole, essence
salaire minimaux, moyens, population active, chômage
loyer, prix d’achat de l’immobilier, dette immobilière
Le tableau est un peu difficile à lire car je n’ai pas fait d’effort de rédaction, mais tout est dedans. Je montre uniquement la synthèse, pas les chiffres sources que j’ai compilés sur différents sites (INSEE, ministère du développement durable, banque mondiale, FMI, France Inflation, pour l’essentiel).
Qu’est ce que les chiffres révèlent (par rapport au salaire qu’on gagne, quelque soit le prix affiché) ?
les dépenses de nourriture en grande surface ont été divisées par 2 depuis 1960, le prix du blé divisé par 10 par exemple, le sucre par 5 (ce qui pourrait indiquer que nous ne profitons pas pleinement de la baisse du prix des matières premières). Les prix dans les supermarchés n’augmentent pas (rapport au SMIC je répète)
les loyers stagnent (rapport au SMIC) depuis 1980, le PIB augmente autant que le SMIC qui a fait X4 depuis les années 60
l’OR explose, et prends de la valeur par même rapport a l’immobilier depuis 2005
le prix du pétrole augmente fortement, mais le prix de l’essence stagne, le gouvernement nous "protège"
le salaire moyen passe de 2,75X le SMIC à 1,5 fois, ce qui montre le "tassement" des classes moyennes depuis 1969 qui était leur summum (étrange corrélation)
le prix des voitures et de l’informatique diminue
l’essentiel de la hausse se situe sur le prix d’achat du m2 et l’endettement des ménages qui a presque doublé entre 2000 et aujourd’hui
la dette a été "effacée" par l’inflation après la 1ere et la 2ème guerre mondiale
on voit aussi l’effet des chocs pétrolier
Donc l’enrichissement global se voit bien, par contre au détriment des classes moyennes après les 30 glorieuses, et le véritable soucis de la France depuis 2000, l’Euro, c’est l’immobilier, enfin, la propriété surtout, car les loyers ne bougent pas eux.
Comme mesure de l’enrichissement global (hors inégalités) j’ai choisi le PIB déflaté de l’inflation par habitant :
On voit bien que (la série stoppe en 2010) :
la 2ème guerre mondiale à été "dure"
le boom des 30 glorieuses
après le premier choc pétrolier mondial de 1979 il y a une inflexion dans la croissance
le choc de la crise (qui n’a même pas vraiment commencé) se voit déjà
mais il faut voir que depuis 1980 la donne est faussée a cause de l’endettement grandissant
PS : amusant l’UFC Que Choisir publie aujourd’hui même une étude similaire au conclusions très proches.
Au delà des débat de politique politicienne sur le libéralisme, les marchés, a qui la faute (chinois ? agences de notation ? incompétence politique ? masses idiotes ?) nous avons à faire face, en tant que société à plusieurs problèmes de fond, à l’échelle de planète :
On a le papyboom. Les vieux avec leurs grasses retraites et leur rente immobilière. (salaud de vieux)
On a les jeunes chômeurs désabusés sans perspective qui voudraient bien consommer et avoir de la sécurité. (salaud de jeunes)
On a le pic pétrolier. (salauds d’américains)
On a la pollution endémique (salopes de multinationales)
On a la déferlante des machines qui nous piquent notre travail (salopes de machines)
On a la surpopulation (salauds de pauvres)
Avec quelques particularités locales en France :
un système de retraite moribond
un système d’impôt assommant et troué
un système de sécurité sociale sous lobby (mais pas trop mauvais relativement aux autres)
des comptes d’état truqués à la sauce Grecque
un état ruiné, qui vends ses bijoux de famille
une population vieillissante a qui on a promis monts et merveilles, et … qui est majoritairement votante
une population infantilisée droguée aux anti-dépresseurs, au foot ou a la beuh ou a la fête
une bulle immobilière (qui gonfle artificiellement le PIB)
Comme Nephertarie, nous sommes face à, non pas un, mais plusieurs cruels dilemmes (en moins frivole, mais au fond est-ce vraiment différent ?) :
que faire des vieux qui coûtent une fortune en pétro-médicaments ? du soleil vert ?
on économise de l’énergie (super pour l’écologie) ou on fait de la croissance. L’un causant chômage (et indirectement, famine et mort) de millions de personnes(si on fait ralentir la machine économique), l’autre par empoisonnement !
que choisir pour ne pas tuer l’innovation et le mérite, mais avoir de la redistribution et de la justice sociale ?
que faire de ces jeunes désabusés et sans avenir alors que leurs parents ont connus une amélioration continue de leurs conditions de vie sans équivalent dans l’histoire ?
que faire des machines qui remplacent le travail humain ? et comment répartir le fruit de leur travail ? et que vont faire les gens déclassés ?
que faire pour ne pas que les réformes "justes" ne provoquent un effondrement généralisé (et des millions de morts) dans ce système financier trop fragile qui ne supporte pas la moindre "contradiction" sous peine d’exploser en plein vol ?
faut-il sauver les démocratie alors qu’elle ne fonctionne correctement qu’en temps d’abondance et de redistribution et pas en temps de pénurie et de chacun pour soi ?
Nous avons connu plusieurs crises majeures :
Panique de 1857 qui a mené a institutionnaliser l’émission de bons aux trésor
Crise de 1907 qui nous a donné la FED et probablement la 1ère guerre mondiale
Crise de 1929, qui nous a donné la seconde guerre mondiale
Crise de 2008 des subprimes, qui rebondit (officiellement) en 2011 en crise de la dette souveraine
Ces crises étaient liées a des emballements/bulles (vapeur, électricité, pétrole) du fait de nouveau débouchés économiques (qui finissent toujours par éclater). Ce qui n’est pas le cas de la crise actuelle, qui voit la fin de la seconde révolution industrielle (pétrole) sans rien pour remplacer (sauf une mini-bulle internet qui a fait long feu). Et il n’y a rien pour remplacer le pétrole pour un usage de masse dans l’immédiat (il y a des pistes comme le Thorium, mais pour dans 30 à 100 ans, et le pétrole sera de -30% dans 20 ans).
Dans le meilleur des cas, les 30 années à venir seront celles du déclin. (Ca pourrait durer plus longtemps).
Le libéralisme, c’est super en période de croissance pour créer une saine concurrence. Mais en période de déclin, ça se transforme en loi du plus fort. C’est ce à quoi nous assistons en ce moment. Depuis 2008 qui était l’occasion historique de remettre la finance au pas, nous n’avons rien obtenu (et ce malgré les déclarations fracassantes du gesticulateur en chef):
les paradis fiscaux sont toujours la
pas de taxe sur les transactions financières
pas séparation des banques de dépôt et de finance
pas de limites sur les bonus
a peine quelques règles prudentielles qui 1/sont insuffisantes 2/prévues pour les calendes grecques ! lol
Et encore, ce n’aurait même pas suffit à égratigné la surface des vrais problèmes. Mais au moins, on aurait su qui était le patron !
Maintenant, partout, on assiste a une radicalisation des tensions, quelle qu’elle soit ! Alors qu’on ne s’est même pas encore posé les bonnes questions : les peuples contre les politiques, les communautés les unes contre les autres, les marchés contre les états, les pays les uns contre les autres. C’est le chacun pour soi. Et l’on sait ou ça même.
Politicien ou pas, oligarchie ou pas, on a des vrais problèmes de fond, qui n’ont rien a voir avec eux (à titre d’exemple : le sol actuellement est mort, les légumes ne poussent qu’avec du pétrole, il faudrait minimum 15 ans ou 30 pour que les sols puissent accueillir de nouveau une agriculture sans pétrole), même s’ils ont leur part. Pendant les 30 glorieuses, tout le monde s’est enrichi, le niveau de vie global s’est amélioré partout, c’est indéniable. Avant il fallait 8 hommes pendant 3 ans pour faire une maison. Aujourd’hui à 3 il leur faut 6 mois. A moins de vouloir vivre dans des tentes et mourir de froid l’hiver … les progrès sont la, et tout le monde en à profité (du moins en occident). Idem dans des tas et des tas de domaines. On à l’eau chaude courante, etc…
Donc, on peut accuser qui on veut, mais attention à ne pas cracher dans la soupe.
Pour ma part, je suis pas fan des raisonnements du genre "le libéralisme c’est mal" ou "les politiciens sont tous pourris". Pour moi, il y a des idéologies, qui sont adaptées a un contexte ou non. Et la, clairement, le contexte mondial est en train de changer.
Que pouvons nous faire à titre individuel ? Car si le tableau "factuel" est noir, demain dépends de ce que nous faisons aujourd’hui.
Aux USA, dans les années 80 (je me souviens plus des dates, je peux me gourer) la criminalité augmentait de manière vertigineuse d’années en années, au point qu’ils se demandaient quoi faire et craignaient un effondrement du pays sous la violence, et rien n’y changeait, ni les actions de la police, rien…
Qu’est-ce qui a solutionné le problème ? (tiré de Freakonomics)
15 ans plus tôt, une black voulait se faire avorter, mais c’était interdit. Elle a gagné son procès. Et l’avortement a été autorisé aux USA par jurisprudence. Du coup, toutes les femmes miséreuses qui ne pouvaient assumer leur enfants ont pu avorter. Conséquences, 15 ans plus tard, la criminalité a enfin baissé. Aucune autre solution n’a marché, et les USA étaient au bord du collapsus face a la vague de violence. Le courage d’une seule personne a tout changé. Et personne n’aurait pu trouver la solution. Ni les politiciens, ni les "penseurs". Tout le monde a avait tort sur la violence et la solution a y apporter.
C’est une sacrée leçon. Tout n’est pas entre les mains des politiciens. Ils gèrent plus qu’ils ne dirigent. Si chacun fait sa partie … les choses peuvent s’améliorer.
Par exemple : on a eu le problème de l’avortement, aujourd’hui on a le même problème "symétrique" : l’euthanasie, ou disons, pour pas faire le barbare le "laisser mourir", le non acharnement thérapeutique. Il faudra bien qu’on change sur le sujet, sachant que
Les 3 dernières années de la vie représentent 50 % des dépenses totales de santé d’une vie entière.
C’est aussi à nous de choisir combien d’enfant nous mettons au monde, et comment nous les éduquons (réussir dans la vie ou respecter la nature ?), je vais voir le médecin ou j’essaye par moi même ?, Moïse ou Pharaon ? lol etc…
Bref, de vrais dilemmes !
Donc, faut pas toujours tout mettre sur le dos des puissants qui ne le sont pas tant que ça et parce qu’on le veut bien. Nous pouvons changer les choses, individuellement, à petite ou grande échelle.
l’impôt n’est plus progressif en France, ils sont le reflet du social clientélisme, un vrai champs de bataille en ruine avec tant de dérogations et de règles obscures qu’il en devient ridicule
on nous demande de payer plus d’impôts, mais avec moins de service en contre partie (question de modernisation il paraît)
les riches payent moins d’impôts ? ou bien c’est parce qu’ils se débrouillent pour en payer moins qu’ils s’enrichissent ?
le grand fossé entre 600 et 2000€ de revenu : même niveau de vie
l’ensemble des taxes sur les actifs représente 3/4 de leur revenus (tout confondu)
(12/11/11) A lire absolument : la révolution fiscale de Thomas Picketty. Un livre très facile à lire, clair, pédagogique, qui pose les vrais problèmes et donne des solutions pertinentes. Étrangement, si notre système d’impôt est si injuste, c’est parce que c’est un choix politique de brouiller les pistes pour un gouvernance plus facile !!!
Les 50 % des Français les plus pauvres en patrimoine, soit 25 millions de personnes sur une population adulte totale de 50 millions, possèdent en moyenne 14 000 euros de fortune. Collectivement, ils détiennent à peine 4 % du patrimoine total. Inversement, les 10 % des Français les plus riches en patrimoine (5 millions de personnes) possèdent en moyenne plus de 1,1 million d’euros de fortune. Collectivement, ils détiennent 62 % du patrimoine total. Entre ces deux groupes, les 40 % du milieu (20 millions de personnes) possèdent en moyenne 154 000 euros et détiennent 34 % du patrimoine total
le patrimoine représente un stock de près de six années de revenu national, et ses revenus rapportent un flux égal à 25 % de revenu national, ce qui correspond à un rendement moyen du capital avant impôts de l’ordre de 4 % à 4,5 %.
A force de voir passer des infos sur les impôts j’ai compilé une liste des aberrations concernant notre système Français.
Qui paye les impôts ? D’une manière ou d’une autre, ce sont ceux qui travaillent … pas les autres. C’est mécanique. Même si un "non productif" (j’ai rien contre eux, on n’est pas des machines) paye un impôt (par exemple un rentier), il sera répercuté plus ou moins directement sur le "travailleur" au final.
taux de chômage : 9,7% soit un reste de 25 millions d’emplois (une fois les 9,7% retranchés des 28 millions)
un quart des 25 millions de salariés gagnent moins de 9.000 euros annuels. Soit 6,25 millions de personnes gagnant 750€ par mois, 73% du SMIC
fonctionnaires : 22% des emplois en France, soit 19,7 millions de "productifs" (en retranchant les fonctionnaires qui ne produisent pas) sur 64 millions : 26%. Un français "produit" pour 3 autres personnes (retraité, malade, étudiant, fonctionnaire, chômeur) – le rôle du fonctionnaire consistant essentiellement a prendre au "producteur" pour redistribuer aux non producteurs (ce qui n’est pas "mal" en soi, je précise au cas ou).
selon Bercy, la France compte environ 33 millions de contribuables, dont la moitié seulement (16 millions) payent l’impôt sur le revenu (IR). [ceci dit attention l'autre moitié paye quand même des charges via son employeur et via la différence entre salaire brut et net]
L’impot en France quelques rappels pour les ordres de grandeur (en milliards):
TVA : 130
CSG : 84,3
Impôt sur le revenu (IRPP) : 50,7
Impôt sur les sociétés (IS + IFA) : 49,3
Taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) : 23,8
Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) : 4,2
CRDS : 6
Les droits d’enregistrement : 18
Impôts locaux
Taxe foncière : 22,9
Taxe d’habitation : 13,3
Taxe professionnelle : 21,3
Maintenant quelques "remarques" :
le grand fossé : entre 600 et 2000€ de chiffre d’affaire par mois, on gagne la même chose. Il n’est pas facile de savoir qui est concerné par ce "fossé" au juste, mais on peut le rapprocher des 25% des salariés gagnent moins de 750€ par mois. Déjà, c’est pas trop normal. Pas très "républicain" (juste et solidaire).
le niches fiscales : 75 milliards sont "distribués". C’est une manière de subventionner l’économie. Mais à qui ça profite ? On peut dire sans se tromper que la bulle immobilière (par exemple) provient des différents "scellier/de robien/PTZ/PTZ+" et autres niches.
le CAC40 paye 8% d’impôts en moyenne sur les bénéfices et peu de charges sociales en plus (27 milliards perdus dans les paradis fiscaux pour 538 milliards d’actifs expatriés). Pas vraiment normal quand on voit qu’ils versent 40 milliards de dividendes … si c’est des sous qu’ils n’ont pas donnés a l’état, et donc rendu au contribuables, pourquoi les donneraient-ils aux investisseurs ? Bien sûr, les gentilles multinationales sont plus compétitives grâces à ces subventions, elles peuvent aller faire des profits à l’étranger et vendre leurs "super" produits qui sont tellement bon qu’ils doivent être subventionnés (ha oui, les salaires sont trop hauts en France ! donc on arrange un peu la sauce, c’est ce que doivent se dire les dirigeants). Tout ça ne profite ni aux étrangers, ni aux Français au final je trouve. C’est comme les bonus des traders : si on leur donne pas, ils vont voir ailleurs. Mais si on regarde ça au niveau international, si on enlève la notion de pays et qu’on regarde juste les classes sociales (parce qu’il se passe la même chose ailleurs, ne rêvons pas) c’est la guerre économique et les plus pervers sont récompensés. Ni plus. Ni moins.
exonérations de charges sociales : 32,6 milliards. Encore des privilèges distribués pour que les affaires (celles décidées en haut) tournent.
taux réel d’imposition régressif : les riches qui payent moins d’impots que les pauvres alors que ca devrait être le contraire (étude uniquement les travailleurs temps plein).
La France souffre d’une fiscalité à l’envers : 50% pour les revenus modèstes, 35% pour les aisés, et 8% pour les entreprises du CAC40 (sujet déjà abordé dans l’article …). D’ailleurs, seul le Japon, Canada, la corée et USA font payer plus d’impôts aux entreprises qu’au particuliers (a priori ce ne sont pas des pays arriérés).
les bad banks : pour la SoGé par exemple, 35 milliards de créances qui seront déduites des impôts. Mais il faut sauver les banques, non ? et je ne parle pas des autres BNP, CA, AXA et compagnies qui doivent faire pareil !
le taux d’imposition "officiel" 41% mais le "réel" serait plutôt 75% (par exemple pour un indépendant ou un salarié, entre ce qui facturé au client et ce qui revient dans le compte du travailleur : charges patronales, charges salariales, impôt sur le revenu, cotisations sociales, TVA, ça tourne autour de 75%, sans compter les taxes indirectes sur l’essence, etc…). Le plan d’austérité révèle que le taux d’imposition est de 72% : 1 900+2.5% = 1 947.5 soit +47.5M€, et pas 35. 35/47.5=72%. Ce qui nous montre que le taux d’imposition réel officieux est de 72% (réaliste) alors que le taux d’imposition officiel communiqué est de l’ordre de 40%. Confirmation sur wikipedia : si le taux d’imposition est de 40% globalement, il l’est de 71% sur les salariés, en moyenne, donc comme on l’a vu, les plus imposés sont les PMI/PME/artisans/libéraux. Pire qu’a l’époque du moyen age. Confirmation : le taux moyen d’imposition des particuliers est de 41% auquel il faut rajouter celui des entreprises (IS) de 33% (un peu moins à cause de l’évasion). Ce qui nous donne en moyenne "l’état prends 3/4 des fruits du travail des gens" (qui sert en principe a la sécu, chomage, retraites, éducation, administration, infrastructure … et remboursement de la dette).
Comment défiscaliser son revenu (avec un peu de capital) (chiffres imaginaires pour expliquer le principe): admettons que vous payiez 1000€ d’impots. Vous choisissez une niche fiscale a 50%. Vous placez donc 2000€ dedans (pendant 5 ans) et vous ne payez pas d’impots. Opération a répéter pendant 5 ans, puis vous faites rouler. Donc avec un capital de 10 000€ vous évitez de payer vos 1000€ d’impôts, et vous gagnez 5000€ en 5 ans. Voila a quoi servent les niches fiscales pour les riches. Voila pourquoi ils ne payent pas d’impôts sur les revenus.
Effet pervers du système : on ne gagne plus en travaillant (ni en travaillant plus, ni en travaillant moins) mais en défiscalisant. Ce qui décourage les travailleurs "honnêtes". Et je ne crois pas que ce soit une lubie de leur part. Et cela encourage il est vrai à profiter des aides de l’état. Alors quand l’état fait la chasse aux petits fraudeurs … il sait bien pourquoi ! (puisque c’est lui qui incite à cette fraude).
Pourquoi fait-on cela ? c’est un moyen pratique pour inciter/diriger les gens vers une certaine activité économique, mais décourageant pour les autres, et surtout, pour ceux qui sont renseignés, amasser des fortunes. Donc en gros, c’est de l’économie dirigée, ça permet "aux copains" de faire du business facilement. On peut dire que la libéralisation des économies ne s’est pas passée comme prévu dans les belles théories des économistes qui se disaient "ca sera super de mettre tout le monde en concurrence, moins de gaspillage, etc…". Sur le papier, peut être, mais en pratique …
L’esprit de l’impôt (du moins celui qu’on m’avait enseigné quand j’étais petit, c’est une forme de solidarité) : prendre a ceux qui ont le moins besoin pour redistribuer a ceux qui en ont le plus besoin est de moins en moins respecté. Une partie l’est toujours, on continue a payer l’éducation avec (60 milliards d’euros) et d’autres "trucs" (police, pompiers, hôpitaux, sécurité sociale, retraites, etc…) il y a clairement des abus qui profitent à certaines personnes et qui sont difficile à avaler quand on nous parle de déficit, de dette non remboursable … vu tout ce qu’un salarié doit payer.
Pour répondre a un spéculateur qui veut devenir riche et ne pas être plus imposé (soit disant pour respecter le mérite): ce n’est pas la fortune qui gène, c’est la manière dont elle es acquise. Si c’est en spéculant, en volant ou défiscalisant, ce n’est pas la même chose que si c’est en travaillant honnêtement. Si c’est a l’aide d’une idée de génie ok, mais si c’est en recopiant cette idée sur le voisin, quel mérite ? quel mérite de juste savoir profiter des bonnes idées des autres, de ce qui ont pris les risques et fait leurs preuves. Un certain mérite, certes, mais de la à accumuler des fortunes pour quelque chose que presque tout un chacun pourrait faire aussi bien … ce n’est pas une méritocratie. Enfin si (d’une certaine manière on peut dire que c’est le mérite du plus rusé, tricheur et pervers) mais pas au sens noble du terme. Il s’agit juste de savoir profiter du système, de ruser, et non pas du vrai mérite "artisanal" ou "entrepreneurial". Donc avec ce genre de raisonnement, c’est nous faire prendre des vessies pour des lanternes car si on regarde comment les fortunes sont amassées, je suis a peu près sur qu’un bon pourcentage n’aurait rien à y faire.
Il reste un dernier problème avec l’impôt en France : les impôts augmentent, mais les services fournis par l’état diminuent, et tout est privatisé et fini par coûter plus cher. L’intérêt de la privatisation c’est de payer moins d’impôts ! pas l’inverse. Alors comment expliquer cette énorme aberration ?
PS : si ca peut vous rassurer, on n’est pas les seuls :
Avec Internet la guerre de l’information (qui n’est pas vraiment nouvelle dans le fond) prends une nouvelle dimension dans nos "démocraties" et prends à leur propre piège les puissants qui avant étaient un peu seul sur l’arène, et donc, n’avaient pas trop de mal à gagner la partie.
D’un coté
Notamment en France qui a régressé en 44ème place du classement de Reporter sans Frontières, alors qu’elle était 11ème avant l’arrivée du nain en 2002. C’est quand même la honte dans le pays de la "révolution" censé être à la pointe de la démocratie. Demandez aux journalistes dans quel climat ils travaillent maintenant. C’est une catastrophe. La Nabot fait régner la terreur dans les rédactions.
Les statistiques, outils de "transparence" sont en permanence trafiqués, c’est important de le comprendre :
souvenez vous en 2006 l’INSEE n’avait pas pu publierles chiffres du chômagejuste avant les élections présidentielles, car ils n’étaient pas favorable au "candidat". Il faut savoir que les méthodologies de calcul varient au cours du temps. Par exemple aux états unis (mais c’est pareil ici), le taux officiel de chômage est de presque 10%. Mais si on inclus les travailleurs précaires on est à 17%. Et si on va plus loin s’il était calculé la méthodologie pré 1994, il serait plutôt de 23% !!! Et qu’est-ce qu’il y a de spécial avec cette méthodologie ? elle inclus ceux qui sont sortis des stats parce qu’ils ne touchent plus de chômage (au bout de quelques mois) …
L’institut de sondage du CSA est maintenant dirigé par Bolloré un ami de notre président. D’ailleurs juste après ce changement de tète, la cotte du président était remontée, comme par magie ! lol
Autre cas : les statistiques "criminelles" sont largement trafiquées en France. La méthode est simple : il s’agit d’une part de décourager l’enregistrement des délits graves (s’il n’est pas enregistré il n’est pas comptabilisé) et d’autre part, d’augmenter les résolutions de cas simples. En gros, on demande aux policiers de faire du chiffre au lieu de faire leur métier. Au point que la profession vit un véritable malaise, pris entre deux feux : les banlieues de plus en plus violentes, et les ministres qui leur demandent de masquer la réalité. Quand le gouvernement communique (ou pas : le chiffre des voitures brulées ne sera pas communiqué cette année) il triche systématiquement dorénavant. En réalité les crimes avec violence sont en forte augmentation. Peut être qu’au fond la seule différence c’est que maintenant, avec internet, ca se voit … ?
Encore un autre sujet important : l’inflation. Elle est largement sous estimée. En principe l’inflation mesure le coût de la vie, dans la réalité, c’est le coût de la survie. Quand un produit devient trop cher dans panier utilisé pour calculer l’indice, il est remplacé par un autre moins cher. Mais ce faisant, on fait fi de la "qualité". Imaginez qu’on vous remplace une bonne baquette de bon pain par du pain dégueulasse et pas nourrissant tel qu’on le trouve en ville. Le prix est peut-être le même, donc "pas d’inflation" en apparence, mais dans la réalité, votre vie se dégrade. Donc l’inflation est trafiquée. Et pourquoi ? parce que les salaires minimaux sont indexés sur l’inflation d’une part, et le remboursement de nos dettes aussi. Donc c’est un moyen très simple et sournois de faire payer les peuples.
Chômage, insécurité, pouvoir d’achat. Ça ne vous rappelle rien ? On se croirait en pleine campagne électorale. Ce n’est pas un hasard si ces chiffres particulièrement sensibles sont passés sous la coupe de "directives" venues d’en haut. Ne soyons pas dupe.
Inutile de rappeler aussi à quel point la réalité a été en permanence minimisée, masquée, déformée au sujet de la crise économique. Et cela continue à l’heure actuelle. Elles sont loin les "pousses vertes" de l’été 2009.
Ceci dit, la vérité transpire, suinte. On peut la deviner cachée derrière l’écran de fumé, car nous sommes censé être en démocratie, règne de la transparence. Alors tout ne peut pas être totalement faussé. Et c’est à cause de cette hypocrisie qu’il est possible de savoir un peu mieux ce qui se passe en coulisses et surtout de ne pas être dupe, de ne pas prendre tout au pied de la lettre.
De l’autre
Et maintenant, en plus, il y a le phénomène wikileaksqui modifie encore plus la donne. La guerre de l’information n’est plus a sens unique, Internet réplique. Les anonymous se joignent à la bataille. Voila pourquoi il est si important pour les puissants de contrôler internet pour que le citoyen cesse de se mêler de ce qui le regarde. Comme toutes ces lois qui sont votées en tout discrétion (exemple parmi tant d’autres : la LOPPSI 2 a été votée le 15 décembre à 22h20 par 27 députés sur 577) pendant qu’une polémique quelconque est alimentée pour distraire le peuple (genre l’identité nationale, la neige, etc…). L’année 2010 a été chargée, et ce n’est que le début.
Si on fait un parallèle avec la chronologie star wars, Wikileaks est "a new hope" (un nouvel espoir), et on est en plein "empire strikes back" (l’empire contre attaque). Il ne nous reste plus que le retour du Jedi avant la conclusion ! lol
Je rappelle a toutes fins utiles que l’invention de l’imprimerie à eu un impact similaire à l’époque en mettant (en partie) à bas le pouvoir de l’église (via la réforme protestante dans un premier temps, puis via l’éducation des masses et l’essor des sciences dans un second temps). Mais ce pouvoir a été récupéré dans le temps par les politiciens qui ont fini par museler la presse ou du moins la tenir en laisse.
Aujourd’hui Internet amène un nouveau contre pouvoir à l’establishment et le fait vaciller. La petite minorité qui non seulement dispose d’internet mais qui en plus ne l’utilise pas uniquement pour ses loisirs ou pour du commerce lui met de sérieux battons dans les roues. Comme quoi ce sont toujours les minorités motivées qui font bouger les choses. Les autres ne sont finalement que spectateurs ou victimes collatérales. C’est leur choix.
Cette guerre est de la première importance car si nous laissons faire les dirigeants ils vont nous imposer une technocratie capitaliste libérale transhumaniste totalement déshumanisante. Si la mafia affairiste en haut de la pyramide du pouvoir parvient à se fins le système perverti actuel va finir par s’imposer et avec les nouvelles technologies de surveillance et de contrôle, il ne sera plus possible de s’en libérer. Tout tournera autour du profit, des rendements, du chiffre, sur fond d’illusion progressiste alors qu’en réalité tout se dégrade (je prends la santé comme indicateur ultime le plus objectif possible du "bonheur").
(ajout 07/01/11) qui sont les premiers visés en Tunisie pour réprimer la révolution : les blogueurs ! C’est bien la confirmation de l’importance (nouvelle) d’Internet dans cette guerre de l’information. En tout cas les gouvernements ne le prennent pas à la légère. Notez que la Tunisie interdit les reporters internationaux, dans la même optique. Les anonymous s’en mêlent aussi.
La guerre monétaire pourrait sembler un concept compliqué, pourtant, au contraire c’est très simple et archaïque ! En définitive c’est la même guerre qu’il 10 a 12 mille ans, avec les coquillages du néolithique ! Et oui, on en est la ! Je vous explique.
D’abord il faut comprendre ce qu’est la monnaie et son histoire. Pour simplifier, on peut distinguer 3 grandes périodes : le coquillage, l’or, et l’argent virtuel (fiduciaire). Mais les principes sous-jacents sont similaires. Revenons donc au coquillage. C’est très révélateur.
A la base, il s’agit de faciliter les échanges selon une dimension spatio-temporelle. Concrètement, vous voulez échanger votre boeuf contre de la 3 sacs de riz, une roue, une après midi d’aide à récolter des pommes à l’automne, et 10 jarres d’eau le printemps prochain pour votre jardin. Pour comptabiliser les échanges, on a trouvé pratique de fixer une valeur (en coquillages) a chaque "bien" ou "service", ce qui permet de simplifier la circulation de biens de natures différentes ou décalés dans le temps. Sans monnaie, c’est vite très compliqué. Ceux qui veulent revenir au troc devraient y penser.
Le coquillage est facile a transporter, et à conserver (comme l’or). Pourtant il y a des objections évidentes à son utilisation. S’il est plus facile de se procurer des coquillages en allant les "cueillir" à la plage, plutôt que de travailler, alors autant ne plus travailler. Et du coup, l’économie périclite. Les coquillages perdent alors de leur valeur (c’est l’inflation). A la rigueur, à un moment donné, les choses s’équilibreront car il faudra tellement de coquillages pour payer une baguette de pain qu’il redeviendra plus intéressant de faire du pain que d’aller à la plage.
A l’inverse, si les coquillages sont trop peu nombreux, alors il devient difficile de faire circuler les bien/services. Ce qui va empêcher la "croissance" économique. Du coup la monnaie va prendre de la valeur, et celui qui en dispose pourra obtenir beaucoup avec (d’ou la spéculation sur la rareté des biens). Sauf a avoir des moyens pour accélérer sa circulation, comme les chèques (qui représentent une certaine somme de coquillages).
Si l’activité économique ralentie (à masse monétaire constante), par exemple en hivers, la valeur relative de la monnaie prends de l’importance au début, du fait de sa facilité a utiliser et à stocker, mais à la longue, si l’activité ne repars pas, on a trop de monnaie pour peu d’échange, et l’argent perds de sa valeur. D’ou la sacro-sainte croissance dont on nous rabâche les oreilles nuit et jour. Au passage, il y a 2 croissances : celle qui permet à l’argent de garder sa valeur, et celle qui permet de donner du travail aux "nouveaux" de la croissance démographique, et même une troisième croissance qui nous permet en principe de nous enrichir.
Autre cas, imaginons que votre économie-coquillage fonctionne bien, et a atteints un stade d’équilibre, et que d’un coup une autre tribu qui a accès à un plage pleine de coquillage rentre en contact avec la votre (qui elle doit plonger pour se procurer les coquillages)… elle peut tout racheter et vous ruiner en 2 temps 3 mouvements.
Qu’est-ce que cela révèle : l’argent, la monnaie, doit être transportable, conservable et "relativement" rare. Tout est dans le "relativement". Cela est autant valable pour les coquillages, l’or ou la monnaie fiduciaire (virtuelle). De nos jours la masse monétaire est gérée par les banques centrales en fonction de l’inflation et la croissance du PIB. L’or dispose de ces qualités : il ne se corrode pas, il se transporte facilement, et en plus il est inutile (comme les coquillages) sauf pour des question d’arts, car il est trop mou (et en plus sa couleur/brillance rappelle les attributs divins du soleil).
Bref, vous voyez, les problèmes de coquillage sont exactement les même que les notre. On peut se poser la question sur la rareté de la monnaie actuelle vu que justement, il suffit de mettre des zéros dans un ordinateur. Ce qui gère cette rareté c’est le taux d’intérêt en fait ! Par contre… ce qui compte, c’est qui "produit" la monnaie et à qui elle le donne. C’est la banque centrale qui régule la création "monétaire" (argent-dette). C’est la FED aux USA, et (grosso modo – en simplifiant) elle le donne a Wall Street (qui est censé "investir") … d’ou les 144 milliards de bonus en 2010 alors que l’économie agonise. On est en plein dans la crise actuelle : est-ce qu’il manque de l’argent ? est-ce qu’il y en a en trop ? En fait, a cause du pétrole on est dans le cas "trop d’argent" … ce qui nous donne la réponse à la question faut-il plus d’argent ? plus de dette ? la réponse est non … sauf si c’est pour inonder de coquillages la tribu voisine et tout racheter ! Voila pourquoi il y a "guerre monétaire". C’est très exactement ce que fait la FED en imprimant des billets avec son QE2 (quantitative easing). Chose prévue dès 1960 par le paradoxe de Triffin. La "ruse", c’est qu’elle la seule a pouvoir le faire à cause des accords de Bretton Woods de 1944 (à la sortie de la guerre les USA disposaient de presque tout l’or du monde et on pu imposer leur monnaie pour les échanges internationaux du fait de sa convertibilité en or), parce que le dollar est la seule monnaie internationale qui est acceptée par les autres tribus. Sauf que l’Euro menace ce statut. Et c’est pour cela que la Chine multiplie les accords de "swaps" pour que le Yuan puisse faire de même. C’est très archaïque en réalité sous des dehors très savant et des discours très alambiqués des banquiers centraux.
Les vraies questions sont la : comment on gère la masse de monnaie, a qui on donne de l’argent et pourquoi ? Comment il circule ? quand est-ce qu’on le détruit ?
Pourquoi est-ce qu’un seul organisme à la charge de créer la monnaie à l’exclusion de tout autre ? [c'est en définitive la seule véritable question] est-ce qu’on peut/doit faire cohabiter des monnaies ?
Ce sont des vraies question. C’est pour cela que les hommes se sont battus pour l’or. C’est pour cela que les rois ont utilisé la planche a billet pour financer leurs guerres. Aujourd’hui les "banques centrales indépendantes" sont censées résoudre ces problèmes vieux comme le monde. Est-ce le cas d’après vous ?
On en est la. Il y a trop d’argent, donc il devient plus facile de le "capter" (capital) que de travailler pour le gagner. Les circuits de redistribution de l’argent sont grippés, il ne descend plus dans l’économie. Il n’est plus équitablement répartit, entre les travailleurs et les retraités (entre autre). De plus, comment voulez vous faire avec un taux d’intérêt central et unique pour accélérer tel pan de l’économie (tout ce qui est "vert") et décélérer tel autre (immobilier) ? Ce n’est pas possible. Il faut donc des "niches fiscales" qui vont inciter les acteurs à investir ici plutôt qu’ailleurs. Mais ensuite les niches fabriquent des bulles qu’il faut résorber, et il devient plus intéressant de faire la chasse au niche que de travailler, et on entre dans un système de plus en plus compliqué, instable, entropique.
Voila ou en est. Au néolithique. Avec des ordinateurs. Mais on n’a pas résolu les problèmes de l’époque.
(Ajout 28/01/11) Conséquences du QE2 : les troubles dans les pays arabes. La guerre monétaire consiste a exporter ses difficultés via la politique monétaire. Seul les USA peuvent le faire étant donné le statut particulier du dollar :
Et la Fed monétise à tour de bras en achetant des bons du Trésor, sur un rythme de 75 milliards de dollars par mois (soit 900 milliards par an, plus de la moitié du déficit), une création de monnaie qui ne correspond à aucune contrepartie économique réelle, qui fait enfler la masse des dollars dans le monde, donc baisser sa valeur, donc augmenter le prix des matières premières (libellées en dollars, donc leur détenteurs veulent préserver leur pouvoir d’achat), donc étrangle les pays pauvres et fait de l’inflation importée dans les pays développés, etc, etc (+ bulle sur le marché actions également), la crise n’est pas finie, on vous l’a suffisamment dit.
(Ajout 03/03/11) La Chine bouge : "La Chine veut se passer du dollar pour son commerce international et veut permettre que le yuan serve de monnaie de réserve". Et en plus l’Inde lui emboîtes le pas. Les jours du mur du dollar sont comptés. Visiblement les remous dans le monde arabe précipitent le calendrier chez ceux qui comprennent vraiment ce qui se passe. Pendant ce temps l’Europe plane totalement alors que l’histoire avance à grand pas. On ne sait même pas comment on va payer nos retraites avec des bulles immobilières qui n’en finissent pas d’être gonflés à l’argent public. Le choc va être terrible.
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contrairement à beaucoup de blogs qui sont spécialisés dans un domaine particulier, j’ai choisi à l’inverse d’aborder toutes sortes de sujets. Ce qui relie le tout c’est la soif de connaissance, le fait que tout est relié (du moins dans mon esprit), et aussi l’utilité pragmatique des information réunies pour la vie de tous les jours. En découvrant l'envers du décors de notre société on prends conscience qu'on est dans une sorte de Matrice qui à finalement plusieurs points communs avec celle du film, sans être similaire pour autant.
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