Blog de Yoananda

Petit anti-manuel de la pensée unique, pour lire entre les lignes

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Résumé du blog mai 2013


Il est temps de refaire un petit point sur le blog, puisqu’il y a de nouveau lecteurs qui ont peut-être loupé le début. Je développe plusieurs arc narratifs en parallèle, et il me semble intéressant de revenir rapidement sur les points clés.

Voici d’abord un historique (très) rapide (que vous pouvez sauter) avant de présenter une vision plus synthétique du travail de prospection effectué pendant presque 5 ans sur le blog :

  • Tout démarre avec l’annonce de la "panique économique" … un peu prématurée certes, mais en 2013, 5 ans plus tard, je crois qu’on y est !
  • Je me suis intéressé au statut du dollar, qui est menacé à terme, ce qui pourrait créer un choc sur l’économie mondiale. Influencé par le GEAB (j’ai compris plus tard qu’ils avaient un biais ultra-pro-européen)
  • Les finances de l’état français montraient dès 2010 qu’on allait vers une crise Grecque … et c’est bien ce qui est en train de se passer actuellement. D’ailleurs nous avons perdu notre AAA comme je l’avais annoncé. Notre système d’imposition est devenu un foutoir. La bulle immobilière menace. Sans oublier le rôle central de nos fonctionnaire dans la déchéances de la France.
  • Quelques articles clairsemés sur les manipulations, la nouvelle société de la surveillance qui se met en place., notre système de santé à la dérive et d’autres choses plus ou moins choquantes qui sont autant de symptômes de la décadence de notre société.
  • Je me suis beaucoup intéressé au "pic pétrolier" en tant que problème central de l’économie, sur l’absence d’alternatives immédiate, sur le rôle de l’énergie dans l’histoire, et les catastrophes qu’on a déjà du traverser (ce n’est pas la première fois qu’on est confronté a un pic énergétique). Nous n’avons toujours pas appris la leçon.
  • Mais j’ai aussi démonté quelques mythes sur l’économie, notamment les banques ou l’inflation. la dette, à qui elle profite, la fameuse loi Rotschild, mais aussi de se rappeler de ce que notre société a accompli. Du coup je me suis éloigné des thèses conspirationistes, et de la diabolisation du NOM.
  • Puis j’ai commencé a m’intéresser aux nouveaux usages (gratuits) qui se répandent sur le net, la nouvelle école, la nouvelle économie,
  • Voyant le "merdier", et l’aveuglement généralisé, j’ai commencé a m’intéresser au survivalisme car je constate qu’on se dirige tout droit vers un effondrement. Effondrement dont l’Europe n’est pas une solution, mais une cause et qui sera peu-être la première zone a sombrer, la France étant le maillon faible.
  • Puis il y a eu la période "immigration". pour réaliser que cette politique est un fléau. Complété par les structures familiales de Todd et du bouquin d’Obertone, pour conclure en expliquant comment tout cela devient très malsain.
  • Autre facteur d’accélération de la crise : l’épidémie de robotisation dans l’industrie qui concurrence le travail ouvrier (provoquant chômage de masse, explosion de la dette).
  • Petit à petit je me suis intéressé aux nouvelles sciences : j’ai expliqué la logique systémique qui est une voie de sortie de la crise, avec les nouvelles possibilités offertes par les nano technos. Ce qui m’a amené doucement vers l’étude de la complexité, et du coup m’a fait revoir notre manière de penser, et remettre en cause la logique analytique à la base de notre société.
  • Combiné avec la remise en cause conspirationiste, et l’observation de la crédulité sur le net, j’ai aboutit à la notion de guerre cognitive, qui me semble un bien meilleur paradigme explicatif, et qui en plus fait le pont avec le yoga.*
  • De temps à autre quelques articles sur l’ufologie, l’exobiologie et les mystères.

Comment résumer tout ça ? Les polarités s’affrontent sur plusieurs plans. D’un coté les malthusiens qui observent l’effondrement, de l’autre les cornucopistes qui voient dans la technologie le sauveur ultime. Mais on a aussi l’affrontement dans le domaine social (progrès sociaux / traditionalisme), ou sur les énergies féminines/masculines. Tout se mélange.

Nous sommes engagé dans une transition entre un vieux monde à base de :

  • pétrole, charbon, énergies fossiles
  • d’immigration, domination, affrontement
  • de centralisation (Europe, NOM, dollar)
  • de fonctionnaires, bulles immobilières
  • démocratie, démagogie

Vers un nouveau monde ou beaucoup de personnes sont larguées à cause du fossé cognitif qui se creuse :

  • robots, BANG (Bits, Atoms, Neurons, Genes)
  • systémique, nouvelle manière de penser et d’agir
  • collaboration, partage, compréhension, leadership, implication personnelle, méritocratie
  • économie ouverte de l’échange et de la transparence; décentralisée
  • nouvelles sources d’énergies (nano ?)

La transition va être selon toute vraisemblance douloureuse :

  • parce que à chaque changement de paradigme énergétique, ça fait mal
  • beaucoup trop de monde sont largués
  • les tensions géo-économiques grandissent partout, sans que rien ne vienne apaiser tout ça
  • il ne manque qu’une étincelle, y compris et surtout en France qui a de gros cadavres dans ses placards
  • guerre

Comment donc franchir les … années merdiques ? (probablement une génération)

  • le yoga ou toute pratique similaire, ne pas diaboliser ou idéaliser
  • une dose de survivalisme et de realpolitik
  • commencer a s’orienter vers des nouvelles pratiques (forêt comestible, permaculture, systèmes électriques intelligents, savoir se soigner simplement, …)
  • se positionner sur la nouvelle e-economie, le capitalisme cognitif
  • résister à toute forme d’oppression, en premier lieu étatique
  • se serrer les coudes, informer, partager
  • se sortir les doigts … lol

Ce nouveau monde à venir est porteur de beaucoup d’espoir pour ceux qui en ont conscience, mais il ne sera pas exempt de défauts, et de dangers :

  • transhumanisme, dénaturation de l’humain et de la biosphère
  • surveillance presque absolue du citoyen
  • technocratie déshumanisée
  • instantanéité qui pousse a l’émotivité comme mode de gouvernance
  • remplacement des nations par les multinationales
  • appropriation de la biosphère et des génomes

Guerre cognitive : introduction


Nous sommes tous enrôlés de force sans le savoir dans une guerre feutrée dont nous sommes tous victime qui plus es. Une guerre dont nos cerveaux sont l’enjeu stratégique, bien plus qu’un territoire ou qu’une ressource naturelle.

Les banquiers par exemple sont nos mercenaires quand nous leur demandons que nos placement rapportent un maximum.

Quand Bush décide de faire la guerre à l’Irak à cause d’armes de destruction massives fictives, on est en plein dans la guerre cognitive. Prendre en otage l’opinion de toute une population est une arme aussi efficace, voire plus qu’une bombe.

Michel Collon à listé quelques exemples. Évidement, les américains sont loin d’être les seuls à procéder ainsi, mais ça permet de planter le décors :

1. VIETNAM (1964-1975) :
MEDIAMENSONGE :
Les 2 et 3 août 1964, le Nord-Vietnam aurait attaqué deux navires US dans la baie du Tonkin.

CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
L’attaque n’a jamais eu lieu. C’est une invention de la Maison-Blanche.

VERITABLE OBJECTIF :
Empêcher l’indépendance du Vietnam et maintenir la domination US sur la région.

CONSEQUENCES :
Millions de victimes, malformations génétiques (Agent Orange), énormes problèmes sociaux.

2. GRENADE (1983) :
MEDIAMENSONGE :
La petite île des Caraïbes est accusée de construire une base militaire soviétique et de mettre en danger la vie de médecins US.

CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Entièrement faux. Le président US Reagan a fabriqué ces prétextes de toutes pièces.

VERITABLE OBJECTIF :
Empêcher les réformes sociales et démocratiques du premier ministre Bishop (qui sera assassiné).

CONSEQUENCES :
Répression brutale et rétablissement de la mainmise de Washington.

3. PANAMA (1989) :
MEDIAMENSONGE :
L’invasion vise à arrêter le président Noriega pour trafic de drogue.

CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Bien que créature de la CIA, Noriega réclamait la souveraineté à la fin du bail du canal. Intolérable pour les USA.

VERITABLE OBJECTIF :
Maintenir le contrôle US sur cette voie de communication stratégique.

CONSEQUENCES :
Les bombardements US ont tué 2.000 à 4.000 civils, ignorés des médias.

4. IRAK (1991) :
MEDIAMENSONGE :
Les Irakiens auraient volé les couveuses de la maternité de Koweït-City.

CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Invention totale par une agence publicitaire payée par l’émir du Koweït,
Hill & Knowlton.

VERITABLE OBJECTIF :
Empêcher que le Moyen-Orient résiste à Israël et acquière son indépendance envers les USA.

CONSEQUENCES :
D’innombrables victimes par la guerre, puis un long embargo y compris sur les médicaments.

5. SOMALIE (1993) :
MEDIAMENSONGE :
Monsieur Kouchner se « met en scène » comme héros d’une intervention humanitaire.

CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Quatre sociétés US avaient acheté un quart du sous-sol somalien riche en pétrole.

VERITABLE OBJECTIF :
Contrôler une région militairement stratégique.

CONSEQUENCES :
Ne parvenant pas à la contrôler, les Etats-Unis maintiendront la région dans un chaos prolongé.

6. BOSNIE (1992 – 1995) :
MEDIAMENSONGE :
La firme US Ruder Finn et Bernard Kouchner mettent en scène de prétendus camps serbes d’extermination.

CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Ruder Finn et Kouchner mentaient. C’étaient des camps de prisonniers en vue d’échanges. Le président musulman Izetbegovic l’a avoué.

VERITABLE OBJECTIF :
Briser la Yougoslavie trop à gauche, éliminer son système social, soumettre la zone aux multinationales, contrôler le Danube et les routes stratégiques des Balkans.

CONSEQUENCES :
Quatre années d’une guerre atroce pour toutes les nationalités (musulmans, serbes, croates). Provoquée par Berlin, prolongée par Washington.

7. YOUGOSLAVIE (1999) :
MEDIAMENSONGE :
Les Serbes commettent un génocide sur les Albanais du Kosovo.

CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Invention pure et simple de l’Otan comme le reconnut Jamie Shea, son porte-parole officiel.

VERITABLE OBJECTIF :
Imposer la domination de l’Otan sur les Balkans, et sa transformation en gendarme du monde. Installer une base militaire US au Kosovo.

CONSEQUENCES :
Deux mille victimes des bombardements OTAN. Nettoyage ethnique du Kosovo par l’UCK, protégée de l’Otan.

8. AFGHANISTAN (2001) :
MEDIAMENSONGE :
Bush prétend venger le 11 septembre et capturer Ben Laden.

CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Aucune preuve que ce réseau existe. De toute façon, les talibans avaient proposé d’extrader Ben Laden.

VERITABLE OBJECTIF :
Contrôler militairement le centre stratégique de l’Asie, construire un pipeline permettant de contrôler l’approvisionnement énergétique de l’Asie du Sud.

CONSEQUENCES :
Occupation de très longue durée, et forte hausse de la production et du trafic d’opium.

9. IRAK (2003) :
MEDIAMENSONGE :
Saddam posséderait de dangereuses armes de destruction, affirme Colin Powell à l’ONU, éprouvette en main.

CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
La Maison-Blanche a ordonné à ses services de falsifier des rapports (affaire Libby) ou d’en fabriquer.

VERITABLE OBJECTIF :
Contrôler tout le pétrole et pouvoir faire chanter ses rivaux : Europe, Japon, Chine…

CONSEQUENCES :
L’Irak plongé dans la barbarie, les femmes ramenées à la soumission et l’obscurantisme.

10 VENEZUELA – EQUATEUR – (2008 ?) :
MEDIAMENSONGE :
Chavez soutiendrait le terrorisme, importerait des armes, serait un dictateur (le prétexte définitif ne semble pas encore choisi).

CE QU’ON SAIT DEJA:
Plusieurs médiamensonges précédents se sont déjà dégonflés : Chavez tirant sur son peuple, Chavez antisémite, Chavez militariste… Mais la diabolisation continue.

VERITABLE OBJECTIF :
Les multinationales US veulent garder le contrôle du pétrole et des autres richesses de toute l’Amérique latine, ils craignent la libération sociale et démocratique du continent.

CONSEQUENCES :
Washington mène une guerre globale contre le continent : coups d’Etat, sabotages économiques, chantages, développement de bases militaires près des richesses naturelles..

Cette guerre imprègne aujourd’hui nos vies quotidiennes d’une manière très pernicieuse, puisque nous croyons souvent être en paix. Nous baissons notre garde. L’Euro par exemple, qui nous a été vendu sous de faux prétextes, se révèle être un instrument très vicieux dans cette guerre de l’ information.

En réalité, en tant que citoyen, nous sommes assailli de toute part. C’est un sujet très vaste et très complexe. La "conspiration" dont j’ai déjà parlé n’en est en fait qu’un aspect assez grossier.

Commençons par établir une définition de ce qu’est la guerre cognitive.

C’est une guerre. Une guerre qui provoque des morts, de la souffrance, mais surtout, de la soumission. La spécificité de la guerre cognitive, c’est que la connaissance et l’information en sont les armes principales et à part entière.

Cette arme n’a rien de nouveau en soi. Ce qui l’est, c’est sa sophistication et son efficacité (même si c’est très difficile à mesurer) et sa prépondérance.

Je dirais que la guerre cognitive à connu quatre grandes étapes pour en arriver à ce que l’on voit aujourd’hui.

  1. L’invention de la démocratie. A partir de ce moment la, ce n’est plus la force militaire pure qui compte, mais la capacité à manipuler l’opinion publique.
  2. L’invention de la télévision. Hitler à probablement été le premier a comprendre le pouvoir de cet outil. Même s’il y a tout un contexte, je pense que cette véritable machine à hypnotiser n’est pas étrangère au pouvoir de fascination que le dictateur avait sur son peuple.
  3. L’invention de la bombe atomique. Avec la démocratie, la confrontation "interne" doit être évitée. La, c’est la confrontation "externe" qui doit l’être à tout prix. L’équilibre de la terreur oblige les belligérants à changer de terrain de jeu.
  4. L’invention d’Internet. Cette phase est différente, car elle est marquée par une explosion de la complexité, qui crée un fossé et profite a ceux qui sont les mieux adaptés à ce nouveau contexte fluctuant.

Aujourd’hui les ordinateurs et les réseaux sont littéralement des armes de manipulation massive des opinions pour ceux qui savent tirer parti de la crédulité des gens. Submergé par le flot incessant des informations nous vivons sous le règne des experts.

Internet est devenu littéralement un champ de bataille, ou il est encore difficile d’y voir clair :

  • l’espionnage industriel est endémique (la Chine étant extrêmement agressive à ce sujet). Le multinationales sont en concurrence entre elles, et s’appuient sur les services secrets des états, tout en essayent de s’en émanciper
  • les joutes politiques s’y déportent, au sein d’un même pays, mais avec des aspects de plus en plus transversaux (notamment du fait d’alliances internationales mais aussi avec des répercussions sur d’autres centres de pouvoir, comme le législatif).
  • encore plus underground, des conflits techniques sur l’architecture en mutation constante du net
  • en plus de cela, Internet est aussi le lieu d’affrontement sur les idéologies religieuses, économiques, médicales, sexuelles, etc…

Pour compléter cet article introductif, il reste à parler de la crise économique. Est-ce que la crise provoque la guerre, ou bien la guerre provoque la crise ? A mon avis, les deux sont vrais.
Tous ces conflits, ces mensonges et ces manipulations de l’information ont des répercussions qui amplifient la crise en provoquant de nombreuses victimes économiques, voire dégâts collatéraux (typiquement la crise des subprimes à consisté a ferrer des poissons pauvres et crédules avec des crédit alléchants. On voit ou ça nous à mené – idem avec la bulle immobilière française).. En inventant des mensonges pour manipuler les peuples afin de les entraîner dans des guerres, cela sape la confiance dans les institutions publiques. Au moment de la crise économique, cela s’est répercuté sur les banques notamment (ce n’est pas le seul facteur bien sûr).
A l’inverse, la crise économique exacerbe les tensions et donc provoque des conflits de plus en plus violent et directs (pour le contrôle des matières premières notamment – exemple récent le Mali) : les pays s’affrontent entre eux, les multinationales s’affrontent entre elles, les pays affrontent les multinationales (les marchés), etc…

La guerre cognitive, ou G4G, c’est presque la guerre de tous contre tous. C’est une sorte de meta-guerre, une guerre entre les moyens de se faire la guerre. Vous l’avez compris, tout le monde ne joue pas dans la même cours de récré. Les premières victimes de cette guerre, sont les gens de ce qu’on nomme le prolétariat cognitif.

En tant que personne, il est important d’être un minimum au courant, car notre société est profondément modelée par ces affrontements. D’apparence si paisible, notre société cache une agressivité dévastatrice, d’autant plus trompeuse qu’elle est invisible. Nous ne sommes même pas agressés au quotidien, mais quasi en permanence. Par exemple, les publicités avec des femmes à moitié nues (leurre d’appel sexuel) en sont un aspect révélateur. Même si c’est légal, le marketing vise quand même rien de mois qu’a manipuler nos cerveaux pour nous conditionner à acheter un produit. Et pour cela, il a besoin qu’on soit plus vulnérables.

Mais ce n’est pas tout. Les sciences du cerveau ont beaucoup progressées, au point que dans cette guerre, c’est de nous même dont il faut se méfier en tout premier lieu. C’est la ou ça se corse, car nous faisons la guerre aux autres sans le savoir, à l’insu de notre plein gré. C’est un peu la spécificité de cette guerre : nous en sommes les pions, et il est très difficile de s’en extraire. J’y reviendrai dans les prochains articles. Les mensonges grossiers comme les opérations sous faux drapeau ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Démonter les mécanismes de la désinformation est important, mais pour se préserver vraiment le yoga (ou toute pratique similaire) semble indispensable.

Revue : la démocratie des crédules


Après être tombé sur une interview de l’auteur j’étais curieux de savoir ce qu’il avait à dire sur le sujet, j’ai donc commandé son livre. Je n’ai pas été déçu. Moi même ayant pris part, par crédulité, à des rumeurs, et ayant fait l’effort d’en démonter certaines, je crois que le sujet est plus qu’essentiel. Il est en effet vital pour nos démocratie, du moins ce qu’il en reste. C’est ce que montre ce livre.

Pour être très alaise avec les nouvelles techno, j’ai la tendance naturelle à voir dans le net une opportunité pour l’humanité. Alors quand quelqu’un arrive et dis "attention danger" avec des arguments, je tends l’oreille. C’est notamment par l’économie que je me suis rendu compte à quel point il est difficile de lutter contre la crédulité des gens. En témoigne un article récent : on sauve les banques mais pas les pauvres.

Le livre nous explique comment les rumeurs se répandent sur Internet, notamment le conspirationisme, que j’ai ici même critiqué. L’originalité du livre, l’approche du sociologue, c’est d’expliquer les mécanisme de construction de ces rumeurs. Nous sommes bourrés de biais cognitifs qui font que malgré nous, nous sommes attirés par des explications séduisantes. Au final le pouvoir d’Internet nous conduit vers une tyrannie de l’émotion, du sentiment, du sensationnalisme.

C’est un véritable retour a des superstitions moyenâgeuse à laquelle nous assistons, même si ce ne sont pas les mots de l’auteur.

  • biais de confirmation (si on cherche des conspirations on va en trouver plein sur le net)
  • biais de motivation : les croyants sont beaucoup plus motivés pour défendre leur thèses que les sceptiques
  • biais de proportionnalités : avec Internet on a l’impression qu’il y a plus de phénomènes, mais c’est juste qu’on est plus au courant
  • bisais monocausal : on s’attache aux explications simples
  • mille feuille argumentatifs : internet permet d’agréger les arguments qui même s’ils sont tous discutable donne une impression de masse, et d’expertise
  • effet othelo, effet rateau, paréidolie, etc…

Ce ne sont pas des effets anecdotiques, mais un vrai terreau pour le règne des croyances. Attention, contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce sont les personnes relativement instruites qui en sont victimes en premier. On pourrait dire, celles qui croient savoir parce qu’elles fait suffisamment d’études pour être au dessus du lot, mais pas assez pour avoir l’humilité d’en reconnaître les limites.

Donc, Internet permet dans certains cas a la sagesse des foules de s’exprimer, et dans d’autres, a leur crédulité, pour ne pas dire, a la connerie. L’effet est tel qu’il peut remettre en question notre fonctionnement démocratique car c’est l’équilibre des pouvoirs qui est chamboulé. Prenons l’exemple de la campagne d’Hollande : il est beaucoup plus difficile de maîtriser la communication présidentielle avec tous les smartphone partout qui filment le moindre incident, alors qu’avant tout cela aurait été soigneusement caché.

Le problème que soulève Bronner c’est que la parole de l’expert est remise en question, et même pire, mise en concurrence avec la vox populi et ses croyances, par principe d’égalité démocratique. C’est la qu’est le danger, car il s’agit bien d’une dictature de la bêtise qui se profile. Si l’auteur à raison ! C’est toute la question.

Mon avis sur la question :

Évidement, ce sociologue à mis le doigt sur un phénomène massif, mais jusque la invisible, ou trop intriqué dans la trame du net pour qu’on la perçoive autrement que par une sorte de malaise diffus. Mais a-t-il pour autant démontré sa thèse de manière irréfutable ? loin de la. Ce phénomène explique en partie le fossé grandissant entre les élites (qui méprisent la crédulité du peuple) et le peuple (qui accuse les élites de ne pas mériter leur place).

D’abord, les contours, les limites du pouvoir de la crédulité de sont pas explorés. Le phénomène existe, mais quelles sont ses limites, ses contre-poids ? Dans quelle mesure les gens vont-ils s’adapter, succomber ou bien au contraire prendre conscience ? Il n’existe pas vraiment d’indicateurs, mais la question n’est même pas abordée.

Viens ensuite la plus grosse lacune du livre selon moi : la raison pour laquelle le gens sombrent dans la crédulité serait en quelque sorte la paresse de notre cerveau, qui ne peut pas chercher la vérité sur tous les sujets, tous les jours dans un monde si complexe. Bien sûr, c’est un facteur, mais ce n’est pas le seul. Si les gens sont si crédule, c’est peut-être aussi parce qu’ils sont devenus méfiants face à l’orthodoxie que l’auteur défends.

Combien de fois les experts se sont trompés, vraiment trompés ? avec des conséquences terribles … Plein de fois.

  • souvenons nous de l’amiante et des dégâts qu’elle a fait
  • plus proche de nous : combien d’expert sont allé jurer a la télé la main sur le coeur qu’il n’y avait pas de crise économique
  • et les armes de destructions massives en Irak
  • et le vote de 2005 sur le traité constitutionnel
  • fukushima (l’accident était impossible, les centrales trop sécurisé)
  • etc…

Les gens sont à mon avis plus méfiants que crédule. En tout cas ils sont crédules parce qu’ils sont méfiants d’abord. Ils cherchent d’autres réponses. Ce sont les élites en tout genre elles même qui ont minés la confiance qu’on leur portait. Il faudrait croire les labos payés par Monsanto quand ils nous disent que les OGM sont sans danger ? Il est notaire maintenant que les lobbys ont une influence majeure sur ces questions.

Alors oui, quand une étude sur les OGM vient dire qu’elle donne des cancers aux rats, tout le monde les croit sans réfléchir, parce que Monsanto nous a donné l’agent orange, le rondup, le gène terminator et d’autres joyeusetés ! Et tout ça l’auteur le passe carrément sous silence. Il est vrai que les scientifiques se sont dotés d’outils performants (le peer reviewing) pour éviter les dérives, mais entre les gentils scientifiques de labos qui font avancer la science et ce qu’on a dans nos assiettes … il y a un gouffre.

Bien sûr, aujourd’hui il y a des choses choquantes : 1/3 des français ne savent pas que la terre tourne autour du soleil. De nombreuses personnes (aux USA surtout) pensent que le monde a été créé il y a 6000 ans et que les dinosaures sont une supercherie, de même que l’évolution. Mais est-ce que pour autant toute les "rumeurs" sont fausses, et si elles le sont, ne sont elles pas justifiées quand même ?

La ou je rejoint l’auteur c’est au sujet des journalistes qui devraient s’élever au dessus de tout ça grâce à la déontologie et la méthodologie.

Ce que j’en retiens, c’est qu’on est toujours le crédule de quelqu’un ! L’humanité mettra quelques dizaines d’années a s’adapter a Internet. Nous sommes en phase "euphorique" et manquons de recul. L’intérêt de ce livre est justement de commencer à en prendre.

Internet et le biais de confirmation


Parmi les biais cognitifs il en est un qui me semble particulièrement pernicieux sur Internet. Le "biais de confirmation" : Internet est tellement vaste qu’il est possible d’y trouver tout ce qu’on veut en grand nombre.

  • Si je suis conspirationiste je peux trouver des tonnes de documentaires, preuves historiques, scandales, citations, plans machiavéliques. Je peux finir par croire que la conspiration dirige le monde de A à Z.
  • Si je suis raciste, je peux trouver des tonnes d’agressions des immigrés envers les "blancs". Je peux finir par croire que les immigrés africains sont la source de tous nos problèmes.
  • Si je suis gauchiste, je peux trouver des tonnes d’exemple des dégâts de la finance, des patrons, des riches. Je peux finir par croire que le libéralisme est l’alpha et l’omega de la crise.
  • Si je suis ufologue, je peux trouver des tonnes de cas de survol d’OVNI, de documents déclassifiés, de témoignages de transfuges. Je peux finir par croire qu’ils (les extra-terrestres) vont bientôt prendre contact officiellement avec nous.
  • Si je suis libéraliste, je peux trouver des tonnes de dysfonctionnement de l’état, de fonctionnaires sert à rien qui se plaignent, de distribution de subventions qui perturbent l’économie (et la vie des gens), d’injustices à cause de la complexité administrative, de clientélisme, de dette et de budgets en déficit, de guerres. Je peux finir par croire que l’état doit disparaître ou du moins être réduit au strict minimum.
  • Si je suis contestataire, je peux trouver des tonnes de dysfonctionnement au niveau de la science, de la médecine, des laboratoires, des université, de l’enseignement. Je peux finir par croire que la crise touche l’ensemble du système y compris ses fondements.

Ce ne sont que quelques exemples. Je parle en connaissance de cause, pour avoir céder à quelques "sirènes" moi même.

Autre aspect, pour les blogueurs, nous avons tendance à attirer un certain public. Pour un lecteur de blog, il est plus facile de quitter les blogs qui ne nous intéressent pas que de passer du temps à expliquer notre vision des choses au blogueur. Sans parler de la censure. Ce qui fait que les blogs ont tendance a coaguler les gens qui pensent de manière similaire ensemble.

Je ne suis pas sociologue, je ne sais pas trop quel impact sociétal ce phénomène peut avoir, mais je ne doute pas qu’il en ai. J’aurais tendance à penser que ça fait monter les communautarisme et qu’il y a décalage grandissant entre les gens. Ça devient difficile de dialoguer si on n’est pas "du même bord".

Pour ne pas sombrer dans ces travers, il me semble important de varier les sources d’information, voire même de les opposer. Il faut se creuser la tête et essayer de concilier les visions opposées. Mais, ce que je constate, c’est que certains choisissent de s’enfermer. Car suivre une ligne bien définie, facile à comprendre, attire un large public et est un gage de succès. Attention, je ne critique pas les personnes qui font ce choix. Au contraire même, je trouve qu’en poussant une certaine logique (dialectique) dans un sens, même si elles se ferment à d’autres idées, elle font quand même progresser la réflexion globale. Il faut des spécialistes, et il faut des généralistes. Tant que chacun sait ou sont ses limites !

Cependant, a titre individuel, je pense qu’il faut être très prudent face à toutes ces idéologies qui se répandent sur Internet. Pour ma part, cela me demande un gros effort. Mais c’est aussi passionnant.

Revue : Edward Bernays, propaganda


http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/edward-bernays-propaganda-34078

Edward Bernays, neveu de Freud, fasciné par l’inconscient se posa la question suivante : si on peut manipuler les foules en temps de guerre, peut-on le faire aussi en temps de paix ? C’est ainsi que sa première expérience fût de faire fumer les femmes … geste tabou à l’époque avant son intervention, à la demande des cigarettiers qui en avaient assez d’être amputés de la moitié de leur clientèle.

Voila comment ce personnage à commencé sa carrière … et été, selon moi, l’un des hommes qui a le plus influencé l’humanité … en mal.

Le documentaire nous parle aussi de Walter Lippmann qui, voyant comment les foules pouvaient être manipulées, réalisa que la démocratie ne pouvait pas fonctionner telle quelle et décida qu’il fallait qu’elles soient dirigées a leur insu par une élite.

Je ne sais pas à quel point sa théorie a eu du succès, mais il semble qu’elle soit toujours appliquée.Cela explique en partie le fossé entre les élites et la population. Fossé amplifié par l’infantilisation toujours croissante de la société. Infantilisation elle même due a la propagande (=marketing).

Ce mini documentaire est assez succin et incomplet, mais il donne quand même une idée de la notion de propagande (au dit aujourd’hui conseil en relations publiques) et de la fameuse "fabrique du consentement", ou comment faire de nous des bon consommateurs bien dociles.

Dans un autre documentaire Bernays disait : "autant il est presque impossible d’influencer le comportement d’une personne, autant il est facile d’influencer celui d’une foule". Gobbles s’est inspiré de lui.

C’est une autre petit pièce du puzzle pour comprendre le monde actuel et ses dérives, notamment la société de consommation, qui a été inventée aux USA au début du siècle dernier. Les années folles qui ont précédée la crise de 29 ont été rendues possible par la manipulation des comportements de foule, en poussant les gens dans une fièvre acheteuse. Les industriels craignant qu’une fois les gens satisfaits ils ne pourraient plus rien leur vendre, ils ont inventés "l’obsolecence programmée", et … remplacé le besoin par l’envie via le marketing de Bernays. Bref, ils ont inventés le consommateur en tirant les bonnes ficelles dans le psychisme humain.

Bien sûr, on ne peut s’empêcher de faire le lien avec les théories de la conspiration, et de la création d’une oligarchie manipulant les foules a leur avantage.

Les maîtres du monde


BAM, coup de tonnerre (ca ne fera pas la une, mais croyez moi, c’est du lourd et ça va changer les discussion radicalement dans la blogosphère, et peut-être même remonter jusqu’au média mainstream un jour).

Jorion vient de publier un billet intitulé "les maîtres du monde" qui nous parle d’une publication universitaire scientifique récente (traduction partielle ici) qui à pris pour objet d’étude le réseau des multinationales disséminées sur la planète.

Ce document est une pierre angulaire, à la fois pour comprendre la crise systémique et aussi pour la conspirologie (étude de la conspiration). Il nous révèle que suite a l’étude (selon la théorie des réseau) de la base de donnée de l’OCDE sur 30 millions d’acteurs économiques : les 43060 multinationales totales recensées sont en fait contrôlées par un coeur de 147 d’entre elles.

Ce "coeur" est un réseau très étroit de compagnies qui sont toutes reliées fortement les unes aux autres. Ce qui en fait une sorte de super-société. Une sorte de WorldCompany en fait. Les scientifiques se sont aperçus que les sociétés détiennent du capital les unes des autres, ce qui leur assure de facto un certain contrôle. Ils ont découvert que les 4/10 du contrôle est concentré dans ces 147 entités, et qu’elles sont au 3/4 financières. Ils nous disent que ce coeur est tellement "serré" que ca explique que la crise se propage mondialement très rapidement et que ça s’apparente au phénomène du "club de riche". Puis ils donnent la liste des 50 plus grosses sociétés, ou l’on retrouve AXA en 4ème place, BNP, et d’autres bien connues.

Tout ceci appelle plusieurs commentaires, puisque j’ai déjà soulevé ce sujet ici.

  • (je ne sais plus si c’était ici ou ailleurs) j’avais dit que la crise allait changer quelque chose de fondamental : la finance a besoin de l’opacité, hors, depuis la crise, les spots sont tournées vers elle. Nous en avons la la démonstration éclatante. Et beaucoup d’autres révélations passées et futures en sont la preuve. Ce qui est sûr c’est que ca ne va pas leur plaire, et que ce genre d’études vont avoir beaucoup de mal à être financées dans l’avenir !
  • il faut prendre acte de la mort de la démocratie
  • nulle part dans l’article il n’est fait mention de plusieurs choses pourtant essentielles : derrière ces 147, il y a un noyau encore plus petit, la FED, le FMI, et quelques autres, et quelques "think thank", et autres groupes d’influence (Bilderberg, Le siècle, …) qui assurent une unité de décision et de moyens au bloc des 147. Et derrière cette "strate" il y a les 8 familles dont j’ai déjà parlé.

Je ne crois pas que la crise aie été planifiée par cette oligarchie. Je crois au contraire que l’oligarchie est en partie la cause de la crise (une seule des 147 TBTF en crise touche toutes les autres directement, cette entité globale est trop fragile et propage les problèmes trop vite). En effet pour que la crise ai pu être planifiée il aurait fallu prévoir et contrôler la concomitance de :

  • le pic pétrolier
  • le papyboom
  • des erreurs de modèle mathématique dans l’évaluation des risques financiers
  • la chute du mur de Berlin (et la victoire "finale" du capitalisme sur le communisme et le national socialisme, les 2 ennemis mortel du 20ème siècle) qui provoqua une vague d’euphorie se traduisant par la bulle internet et la bulle des subprimes
  • internet (et donc le HFT, le MERS, etc…)

Coordonner tout ca pour faire exprès de provoquer une crise mondiale pour instaurer le "NOM" selon la stratégie du choc de Naomi Klein … ??? Si c’est le cas, ce n’est pas le fait d’humain ou de groupes d’humains, aussi puissant soient-ils. De toute manière, il n’y a qu’a voir que les élites n’ont (comme le dit Jorion) qu’un seul trait en commun : ce n’est pas l’intelligence ou la compétence, c’est "la tolérance a l’erreur" pour comprendre qu’ils en sont incapables. Par contre, c’est leur fond de commerce de faire croire au peuple qu’ils maîtrisent la situation !

Pour conclure (il y aurait beaucoup plus à dire, mais je souhaite garder l’article pas trop long), je vous invite fortement à lire ce commentaire tiré du blog de Jorion en réponse à cette étude :

Dans ce contexte, on peut imaginer que ces transnationales héritent du droit régalien non pas de frapper monnaie, mais au contraire de détruire monnaie.
Au bout de 5 ans de pressions incommensurables, les Etats pourraient tomber à genoux face à ses transnationales. Entre le désir d’être réélus aux prochaines élections et le réel pouvoir qu’ont les institutions financières à faire la pluie et le beau temps sur l’humeur des gens de par le monde devenus entièrement matérialistes, les élites politiques -quelles qu’elles soient- pourraient laisser tomber l’éponge. C’est-à-dire ne plus être les protecteurs du peuple, si elles ne l’ont jamais été…
Le but des transnationales ne serait plus alors de faire du bénéfice puisque l’argent serait sous contrôle. L’argent devenant la propriété du réseau transnational. Le but serait seulement de contrôler les gens selon des normes.
Dans ce contexte, on pourrait imaginer que l’argent se dote d’une nouvelle valeur. Non pas celle du travail accompli ou de la richesse créée, mais celle du contrôle total des transnationales sur la vie des gens.
Ces derniers qu’on appellera par la même occasion dans quelques années les « transnationaliens nouveaux ». En référence aux « hommes nouveaux » des années soviet’.
Vous riez? Rira bien qui rira le dernier! Le monde se reconfigure. D’ici 10 ans, voilà ce qui pourrait advenir…
L’Europe bureaucratique deviendrait l’exemple même d’appareil étatique globalisé. Appareil de gestion sociale et nationale traitant juste de l’économie selon les directives du réseau des transnationales.
Après la tempête économique dévastatatrice de l’automne 2011, en janvier 2013 précisément, il se murmure que les transnationales auraient proposé aux Etats de remettre les compteurs de la dette à zéro. Les Etats -épuisés par les crises à répétition- acceptent secrètement l’offre.
A l’époque, on disait que les Transnationales avaient toujours rêvé de s’affranchir de la politique étatique. En janvier 2015, dans certains magazines libertaires, on écrira qu’ils avaient réussi à la phagocyter!
Mais vite le vent de la tyrannie commence à souffler, les magazines libertaires commencent à se faire plus discret.
On se souvient qu’en 2011-2012, les armées du monde entier étaient toute sur le pied de guerre, mais qu’elles se rendaient bien compte qu’elles avaient trop à perdre à jouer leur rôle devant l’infinie force de feu disséminée sur le globe tout entier. La guerre mondiale ne devait plus se faire l’ancienne comme celle de 40-45. Le jeu d’alliances qui en découlerait était jugé trop dangereux. Alors, on préférait continuer à piller les plus faibles comme en Lybie.
L’autre pan militaire existant, pas celui de l’OTAN, lui, devait servir à autre chose:protéger les Etats de leurs propres citoyens devenus insurgés car appauvris de mille façons différentes depuis 2007. Il y avait un accord tacite à ce propos qui se résumait ainsi dès le printemps 2012: « Oui, mon Général, oui mon Président ». Les deux hommes ne s’aimaient pas, mais ils se respectaient pour leur bravoure.
On se souvient aussi que la Bourse et le Forex étaient devenus eux pendant ce temps-là les vrais champs de bataille. Les actionnaires mourraient les uns après les autres (surtout durant la tempête financière d’automne 2011), les spéculateurs aussi. S’ils ne mourraient, ils avaient la chance de guérir d’avoir voulu toujours gagner plus durant toute leur vie. Les cupides devenaient les grands sages d’un seul coup! Ceux qui le pouvaient encore s’achetaient des lingots d’or en guise de souvenir d’une époque bénie pour le capitalisme
Entre temps, les altermondialistes trépignaient déjà comme des fous, ils n’attendaient plus qu’une chose: que cet ancien système s’écroule. Selon eux, le capitalisme ne respectait rien, ni les humains ni la nature. Il fallait que qu’il dégage une bonne fois pour toute! En même temps, les PDG des entreprises déjà mises au « vert » (les bons élèves du marketing écologique) eux et leurs managers n’en croyaient pas leurs yeux quant à l’incompétence des politiques à relancer l’économie, ça les agaçait profondément de devoir dégraisser et restructurer sans cesse leurs entreprises et d’un point de vue philanthropique, ils auraient préféré mieux, c’est peu de le dire. Ce sera donc après 5 ans de cris et de douleur atroce, de révolte populaire, de récession, d’inflation, de renvoi d’immigrés et de répression populaire que le beau bébé naitra. Naissance inespérée pour tous les naufragés et presque morts de l’ancien système, ce bébé sera l’Espoir incarné.
Il sera accueilli dans des larmes de joie. Les peuples chanteront sa naissance. Mais vite, ce nouveau bébé s’avèrera assez capricieux. Il ressemblera comme deux gouttes d’eau à ses parents. Le portrait craché de papa: entrepreneur décidé et charismatique et la sensibilité de maman: « écophile » maternante. C’est drôle à dire, mais déjà embryon, il voulait un « autre monde », un monde plus doux. En grandissant, on se rendra vite compte que cet enfant si prometteur était en fait un nouvelle tyrannie, un hybride « bolchévico-capitaliste bio ». Pour le dire franchement, une dictature des altermondialistes.
Car les multinationales et les entreprises les plus résistantes avaient résisté à la tempête et là où elles demandaient encore poliment aux consommateurs d’acheter leurs produits par toutes sortes de manipulations marketing, elles avaient vite compris qu’elles pourraient désormais obliger à manger, boire, dormir, penser, baiser, faire du sport, lire, penser à l’environnement en un mot: vivre, selon leur façon de voir les choses. Nous y voilà! L’ordre! Il sera mis en application concrète dès 2017 par la population elle-même car les altermondialistes et les multinationales auront pactisé pour leur meilleur et pour le pire (du courant libertaire). Les firmes, entreprises, multi- et transnationales auront su s’adapter définitivement à la demande forte de nouvelles normes « éthique et responsable pour une symbiose parfaite entre l’homme et la nature ». provenant des altermondialistes depuis des années en premier et acceptée passivement par toutes les personnes sensibilisées à la question environnementale dès leur plus jeune âge. D’ailleurs, à ce propos, l’énorme buzz qu’avait crée le film « Home » de Yann-Arthus Bertrand sera considéré comme l’acte fondateur qui aura « mis sur la bonne voie » des centaines de milliers d’enfants dans le monde. Les bénéfices n’auront plus lieu d’être, c’est la symbiose homme-nature désormais qui obsède! L’écologisme comme seul prisme pour découvrir le monde sera la clé et surtout la clé de la réussite pour les apparatchiks du nouveauSystème Transnational Globalisé et Démocratique. Ces derniers auront enfin pris le droit de traiter les citoyens du monde comme on les a toujours traités. Mal, grossièrement, de façon humiliante et de toutes façons de manière complètement partiale. Ils deviendront les pires éducateurs de normes d’après-demain, ils s’autoproclameront les « garants du bien-être et de la symbiose parfaite avec la nature » et protègeront les gros, les vieux, les laids, les bordéliques, les négligents, les paresseux et les timides d’eux-mêmes. Faut-il encore qu’on sache ce qu’est exactement tout cela… Le droit et la justice auront été sabordé depuis longtemps. Complètement manipulés et travestis par le grand réseau transnational. Les « apparatchi-coatchs » auront toute l’autorité de ce réseau derrière eux pour faire appliquer leur vision du monde.
Jogging et fitness seront la norme. Cigarettes interdites évidemment. Tout cela sera très bénéfique pour toute personne et pour l’Etat qui aura ,de cette façon, moins de frais de santé à prévoir puisque les gens seront sains. L’argent circulera de façon rapide et efficace grâce à de nouvelles politiques ambitieuses!
Vêtements, objets, portables, tout sera scrupuleusement distribués selon l’empreinte carbone. L’Objectif parmi les objectifs. Officiellement, personne ne méritera une empreinte carbone plus grande qu’un autre, chacun sera sur un pied d’égalité. Officieusement, seuls les plus dévoués à la cause pourront polluer comme des porcs.
Manger librement sera un vague souvenir, la composition de notre assiette s’élaborera au plus haut niveau dans les bureaux de l’Europe Incorporation rebaptisée « My Sustainable and Responsible Berlaymont ». Allusion aux deux termes très en vogue avant la naissance du beau bébé: : durabilité et responsabilité Celui qui ne voudra pas manger de cette nourriture ne mangera pas, le « coach-pion » transnationalien pourra se prémunir d’une éventuelle culpabilité en se disant qu’il nourrit ses « enfants ».
Pour finir, j’aimerais aller au bout des choses car ça ira jusque-là avant que le Système ne s’autodétruise (la Planète aura pris un sacré coup de vieux malgré tout parce que l’hypocrisie du système atteindra des sommets, rien à voir avec aujourd’hui!)
Surveiller les objets, les meubles, les vêtements, le portable de ton voisin pour voir s’il les a bien entretenus comme ce sera partout prescrit (La propagande affichée partout dira « Prenez soin de vos objets, la planète vous remercie ») relèvera de la survie personnelle.
Naturellement, Internet, le savoir accessible à tous, vous l’aurez presque oublié, c’était dix fois trop dangereux… La Boétie et les archives de Jorion un vague souvenir, secret Transnationalien oblige!

Le nouvel ordre mondial et la mondialisation


NB : cet article est un préliminaire à un futur article "la dernière crise", qui va tenter d’expliquer pourquoi cette crise que nous traversons, contrairement à ce que les élites veulent nous faire croire, n’est pas une crise économique comme les autres, mais bien un vrai changement d’époque, qui laissera un trace conséquente dans l’histoire. Je commence ici par une introduction sur la mondialisation et ce sentiment diffus d’échec qui porte (pour les altermondialistes ou autres contestataires) le nom de NOM.

Le NOM (Nouvel Ordre Mondial) … cette nébuleuse, ce fourre-tout dont j’en entends parfois parler, dans le fond, qu’est-ce que c’est ? d’où ça sort … et surtout, pourquoi tant d’hommes politiques en parlent ouvertement (notre président notamment – beau discours – même si c’est dommage que ce soit de la langue de bois), alors que d’autres dénoncent une conspiration sournoise ? Par définition, si c’est une conspiration, on en parle pas à la télé. Non ?

Pour beaucoup, le  NOM est synonyme de système visant à maintenir l’humain en servitude volontaire. L’affaire DSK en est d’ailleurs la parfaite illustration : une élite seigneuriale internationale qui se donne elle même des privilèges  et qui se situe au dessus des lois (généralement… sauf exception en cas de compte à régler) : en l’occurrence, une résurgence du droit de cuissage. Ce NOM découlerait d’un sombre complot illuminati datant du 18ème visant à prendre le contrôle de la planète.

Pour d’autres, dont nos élites, c’est une question de (sacro-saint) progrès. Il s’agit (entre autre) plus ou moins de la disparition de l’état nation, vu en tant qu’étape suivante du développement de la société humaine. Pour eux mettre fin a l’état nation, a la séparation des peuples par des frontières et équivalent a la révolution géocentrique (quand on est passé de "le soleil tourne autour du soleil" a "la terre tourne autour du soleil"). C’est un moyen d’assurer la paix entre les peuples (et de se remplir les poches au passage). Et je suis assez d’accord la dessus. Pour bien comprendre et faire la part des choses, j’ai essayé de réunir quelques éléments historiques.

L’origine du NOM remonte a l’antiquité, et d’une certaine manière on peut dire que c’est un vieux rêve de l’humanité, et plusieurs "empereurs" s’y sont essayé au cours de l’histoire. La construction moderne de l’Europe fait partie de ce projet de NOM, de même que l’édification des institutions internationales telles que l’ONU, la Banque mondiale, le FMI, etc…

Le NOM s’est développé "sur" la mondialisation, dont la forme moderne prends naissance au siècle des lumières (avec les prémices pendant la renaissance). Il s’appuie sur plusieurs révolutions techniques, économiques et politiques :

  • l’imprimerie de Gutenberg qui va permettre une plus grande diffusion des idées, et surtout la fin de la main mise de l’église catholique sur le savoir. Ce sera le vecteur de la révolution philosophique des lumières et aussi par contre coup de la naissance du capitalisme (qui héritera des idées de liberté d’entreprise, de propriété privée, d’investissement)
  • la boussole qui permettra l’essor de la navigation jusqu’en Amérique
  • viendront ensuite comme inventions primordiales au cours des 2 révolutions industrielles : la moteur a vapeur, l’électricité, le télégraphe, qui vont permettre aux échanges internationaux (de biens et d’informations) de s’intensifier.
  • La réforme protestante va autoriser l’usure et voit la richesse comme une bénédiction de Dieu. S’opposant a l’église, les protestants sont persécutés et trouvent finalement refuge … en Amérique, leur futur terre de liberté (d’entreprendre) ! Le capitalisme y prendra véritablement corps, et s’étendra sur le monde grâce a l’industrie pétrolière, irrémédiablement associée aux USA "a la vie, a la mort".
  • nous avons eu deux guerres "mondiales", ce qui est bien la preuve que la mondialisation était arrivée ou presque à "maturité"
  • enfin les avions et internet qui diminuent les distances

Mais, si la mondialisation est ancienne, et même le NOM, il y a tout de même plusieurs choses qui sont nouvelles :

  • avec le pétrole et internet le NOM est réaliste/réalisable, et plus que ça, avec le village global, c’est une idée qui prends forme
  • depuis que Bush père (le premier) à utilisé le terme de NOM publiquement en 1991, cette notion est devenu "populaire". Ce concept n’est plus réservé aux élites (d’autant qu’aujourd’hui beaucoup d’occidentaux peuvent voyager à travers la planète)
  • le réchauffement climatique (après le trou dans la couche d’ozone) font prendre conscience aux hommes de leur impact global sur la planète

En soi, le NOM n’a rien de diabolique, c’est même plus ou moins inéluctable. Si l’humanité rencontre un jour d’autres races extra-terrestres (et je pense que c’est pour bientôt, d’ailleurs il y a eu du nouveau a ce sujet, ca fera l’objet d’un prochain article), alors la notion d’unité mondiale deviendra une "évidence"/nécessité pour tous.

Mais alors, complot ou pas complot ? J’en ai déjà parlé. Pour faire simple en gros, oui certains complotent, mais ils n’ont pas tant de pouvoir qu’on veut bien leur donner. Ce n’est pas ce qui compte dans le fond. Ce ne sont pas eux qui décident combien il reste de pétrole, ni eux qui ont inventé internet. Ils ne font (principalement) que surfer sur la vague pour maintenir leur privilèges et n’ont pas tant d’emprise que cela sur le cours des événements.

Ce qui compte en revanche beaucoup plus a mes yeux, c’est que la mondialisation nous apporte des bienfaits indéniables (un certain confort matériel qui nous émancipe du soucis de savoir si on va survivre quand l’hiver arrive), mais aussi des méfaits (de plus en plus) …

  • est-ce que le NOM est aliénant ? oui, il l’est devenu ! Aujourd’hui, sur une période de quelques années seulement les cercles vertueux de la mondialisation se sont transformés en cercles vicieux dont nous peinons à sortir.
  • la fin du pétrole va cher va mettre fin a la mondialisation telle que nous la connaissons. Une autre mondialisation émergera peut-être. Pour l’instant ce n’est pas clair, l’heure est plutôt au salutaire replis sur soi. Mais attention… les 2 guerres mondiales sont intimement associées au protectionnisme, qui a créé des difficultés économiques pendant la première moitié du 20ème siècle et provoqué 2 guerres mondiales
  • d’un autre coté, la mondialisation, si elle ralentit ou même régresse au niveau des bien matériels s’amplifie au niveau de l’information, avec Internet, la 3G, Wikipedia, Google. Nous sommes même tout proche d’une révolution historique le jours ou nous parviendront a avoir un traducteur instantané quasi universel (même s’il n’est pas parfait, le prototype existe)
  • pour l’instant, ce sont les multi-nationales qui s’accaparent le mondialisation. Elles profitent d’une part du vide juridique transnational, et d’autre part, parviennent, grâce a leur puissance financière à promouvoir leurs propres lois, au détriment des peuples et du processus démocratique. Et on dérive de plus en plus vers une sorte de dictature marchande. La société de surveillance est d’ailleurs bénéfique pour elles en tout premier lieu, avant même les hommes politiques.

Tout n’est donc pas mauvais dans la mondialisation. Bien au contraire. Pourtant, si le spectre d’une nouvelle guerre mondiale semble s’être éloigné (encore que … avec l’antagonisme entre les peuples qui se cristallise autour de l’Iran ce ne soit pas certain), il n’en reste pas moins que la guerre continue. Elle prends une autre forme :

  • guerre civile numérique
  • guerre des multinationales contre les peuples
  • guerre (plus ou moins économique) pour les ressources : eau, pétrole, terres rares
  • printemps arabe, contestation grecque, espagnole, etc…
  • guerre idéologique

Et pour des raisons que j’expliquerais bientôt … cette guerre revêt une important particulière de nos jours. Nous vivons des temps historiques. Pour prendre une image, l’humanité va bientôt entrer dans l’age adulte, elle est en pleine crise d’adolescence.

(Ajout 25/05/11) un article intéressant sur les soubassements du NOM.

La crise est-elle le produit d’une conspiration ?


Terrain glissant en vue … bip bip bip … attention warning … lol

Vaste et difficile question qui donne lieu a pas mal de débats sur internet. Pour certains "la conspiration" ne fait aucun doute, pour d’autre, il ne fait aucun doute que c’est une théorie fumeuse pour paranoïaques. Le problème de la conspiration, c’est que si elle est bien faite, alors, il n’y a pas de preuves ! Un peu comme "David Vincent les a vue" ou Mulder et ses aliens "I want to believe" (j’ai envie d’y croire). C’est le problème de la "réfutabilité" (c’est très important de comprendre). Le même problème qui se pose entre la science et l’ufologie. Si on n’a aucun moyen de prouver que quelque chose est faux, alors on ne peut pas savoir si c’est vrai : au pire, si vous vous en prenez a un conspirationniste (un vrai) pour lui démontrer qu’il a tort il finira par vous dire que vous faites partie de la conspiration vous même, et que donc, il a bien raison d’y croire. C’est pareil pour le paranormal, il ne se manifeste qu’auprès de ceux qui y croient ! lol Un autre exemple de "non réfutabilité" plus parlant peut-être : un psychiatre vous accuse d’être fou et veut vous faire enfermer, alors que les hommes en blouse blanche viennent vous chercher, vous vous débattez et niez d’être fou, ce qui confirme le diagnostique du médecin. Un peu a la Shutter Island. Vous voyez la scène d’horreur ? Si vous acquiescez, vous êtes fou, si vous déniez, vous êtes fou aussi. Ce n’est pas "réfutable". La conspiration n’est pas réfutable. C’est la tout le problème.

Donc comment faire pour y voir plus clair ?

D’abord les éléments concrets :

  • quelque chose ne tourne pas rond. C’est aujourd’hui indéniable. Non seulement la crise, mais aussi notre société occidental en perdition toute entière.
  • les dirigeants sont au courant et nous mentent. Aujourd’hui, on le sait. Mais pour Paul Jorion, pas de conspiration pour autant, juste de l’opportunisme, et de la protection d’intérêts privés au détriment des autres.
  • wikileaks, plutôt que de se poser indéfiniment la question agit et met un coup de pieds dans la fourmilière pour voir ce qui va en sortir.
  • j’essayerai d’en parler plus tard, c’est un vaste sujet, mais aujourd’hui on sait qu’il y a beaucoup de sociétés secrètes aux plus haut niveau de pouvoir
  • des conspirateurs, il y en a partout : la CIA sont les rois, mais aussi, c’est métier de beaucoup d’industriels (cf l’histoire du cannabis par exemple, du pétrole, Micro$oft contre les logiciels libres, les fabricants de tabac, le 11 septembre, l’attaque de l’Irak, les lobbys pharmaceutiques etc…), et probablement aussi bon nombre de religieux prosélytes, etc…
  • la crise remonte à très très loin, on ne peut pas accuser quelqu’un d’avoir fomenté un plan (même si le protocole des sages de sion est intriguant, car même s’il est un faux, il est en train de se réaliser !) il y a des siècles pour qu’un jour quelqu’un, on ne sait qui, parviennent à dominer le monde. Ou alors, on parle d’une conspiration supra-humaine qui nous dépasserait (ce qui est irréfutable par essence).
  • les idéologies sont comme des êtres virtuels mais bien réels qui cherchent à s’imposer et a perdurer au delà du temps et de l’espace. Cf la mémétique. C’est ce que les ésotéristes appellent des égrégores. Howard Bloom, dans son livre "le principe de Lucifer" nous montrent comment la nature utilise et à besoin de ces mèmes pour évoluer. En gros, c’est notre nature profonde d’être vivant.

On ne peut pas vraiment trancher. Alors que faire pour se prémunir ? Partir à la chasse au conspirateur comme on part a la chasse au Dahut ? lol

Les conspirateurs, s’ils existent ont besoin de deux choses : le secret d’une part. Et notre consentement d’autre part (cf Noam Chomski).

Le consentement se fabrique (cf Naomi Klein). Demandez a Joseph Goebbels qui a réussi à hypnotiser tout un peuple grâce à la télévision (science qui a donné naissance au marketing moderne soit dit en passant). Nous consentons quand nous achetons un produit au super -marché sans que son étiquette n’explique sa provenance, ses coûts, ses nuisances, etc… Nous consentons quand nous acceptons que le médecins nous prescrive des médicaments sans rien y comprendre, sans chercher d’autres solutions plus simples, etc… nous consentons tout le temps. En regardant la télé abrutissante aussi. Donc, pour ne plus consentir, il faut cesser d’être un mouton, au risque de se désocialiser.Voila pourquoi, par exemple, entre autre, j’ai retiré mon épargne des banques. Beaucoup d’autres gestes sont possible au quotidien (le yoga en fait partie). En fait, dit d’une manière imagée, cela consiste a sortir de la Matrice.

Pour le secret, on n’a jamais pu y faire grand chose, sauf depuis peu avec Internet, c’est beaucoup plus difficile pour eux. Surtout avec des initiatives comme Wikileaks.

Donc, qu’il y a conspiration ou non, tout se passe comme si il y avait une vaste conspiration. Mais conspiration ou pas, on n’en subit les méfaits que si l’accepte.

Wikileaks change la donne


Juste un petit post pour chroniquer l’affaire wikileaks qui est de toute première importance pour la suite des opérations et dispose du potentiel disruptif qui pourrait changer la face du monde. Quand internet est utilisé comme 5ème pouvoir :

"Les régimes autoritaires donnent naissance à des forces d’opposition en faisant pression sur les individus et la volonté collective qui aspirent à la liberté, la vérité et l’accomplissement individuel. Les plans qui font marcher le régime, une fois découverts, provoquent une résistance. Dès lors, ils sont gardés secrets pour permettre au régime de connaître le succès. Ceci est suffisant pour qualifier leur conduite de conspiratoire."

Une conspiration, c’est, pour Assange, un réseau d’individu qui se partagent de façon exclusive des informations pour leur bénéfice, et au détriment de ceux qui n’y ont pas accès.

Wikileaks s’attaque au secret et bouleverse le monde des puissants et des élites. C’est une véritable guerre qui démarre, car même si Wikileaks est arrêté, d’autres prennes (déjà le relais. Ce n’est pas un scandale qu’on oubliera comme les autres. Cette fois, les comploteurs doivent faire attention, ils se savent surveillés. Les conséquences sont systémiques.

Je vous conseille vivement la lecture de cet article (contenant un interview d’Assange) qui explique bien les tenants et les aboutissants de cette affaire historique. Internet  se rebiffe alors même que sa vie est menacée.

Cette affaire n’est pas sans rappeler les hackers dont Neo fait partie dans le fim "Matrix", ou bien les rebelles dans Star Wars qui s’opposent à l’empire en lui volant ses secrets. Il nous est donné la chance de pouvoir participer nous aussi, en étudiant et classant et en diffusant les documents relâchés, en montrant que le secret nous concerne et que nous n’avons pas être les seules victimes de la société de surveillance.

Ce qui intéressant dans cette affaire, c’est que plutôt que de se demander s’il y a une conspiration ou non, la démarche consiste à mettre des battons dans les roues au secret, ce qui révèlera s’il y avait effectivement conspiration …

Je ne peux m’empêcher non plus de faire le rapprochement avec un verset biblique "Car il n’est rien de caché qui ne doive être découvert, rien de secret qui ne doive être connu et mis au jour." (Marc 4:22 / Luc 8:17) ou même "apocalypse" qui signifie révélation.

De ce que j’ai lu, pour le moment wikileaks ne révèlera rien sur les OVNI, car aucun document "fiable" ne lui a été transmis. Seulement quelques "allumés" qui ont transféré des vidéos déjà présentes sur internet. Donc rien qui ne satisfasse les critères.

En janvier, je rappelle que des documents devraient être publiés concernant Bank of America qui pourraient faire mal au monde financier. Il faudra surveiller l’impact que cela aura, ou non. Mais en tout cas la guerre est engagée. Pour le moment c’est une guerre d’un nouveau genre, une techno-guerre, ou cyber-guerre.  Elle se rajoute à la récente guerre (ouverte) monétaire, et a l’ancienne guerre pétrolière et idéologique (capitalisme vs communisme/islam). Ces guerres vont s’intensifier au fur et à mesure de la déplétion du pétrole et de l’effondrement des dettes.

OVNI : vers la divulgation ?


L’ufologie en plus de 60 ans d’existence n’a rien "pondu" de vraiment déterminant, si ce n’est se plaindre d’une sombre conspiration. Pour beaucoup l’histoire s’arrête la. Il se pourrait que les choses soient en train de changer. Je ne parle pas de messages subliminaux dans les films hollywoodiens mais d’actions menées "officiellement", notamment par des administrations. C’est totalement nouveau, et il semble bien que ce soit mondial. Jugez-en par vous même :

Je n’ai pas regardé personellement tous les documents, mais vous pouvez faire vos propres vérifications à partir des liens que j’ai donnés. Rajouté à cela le changement radical qui s’opère dans la communauté scientifique (même le vatican s’y met, c’est dire ! lol):

  • découvertes massives des exoplanètes
  • découvertes de composés biologiques dans l’espace
  • découvertes qui étendent grandement la zone d’habitabilité (la vie supporte des conditions bien plus difficiles qu’on ne le pensait il y a 20 ans)
  • les scientifiques sont sur le point d’annoncer la vie (microbienne) sur Mars (et par corolaire, un peu partout dans l’univers)

Bien sûr, il n’est pas encore "admis" de penser qu’on puisse voyager plus vite que la vitesse de la lumière et donc, qu’on puisse être visité, mais le changement est bien la, autant chez les scientifiques que chez les gouvernements. Ce qui redonne de l’intérêt aux grands cas de l’ufologie

  • Roswell
  • Telsa et sa technologie
  • JP Petit et la MHD
  • Rendelsham
  • Hessdalen partir d’une station permanente scientifique

L’ufologie, ce n’est pas seulement des lumières dans le ciel. C’est aussi des avancées technologiques majeures qui nous seraient cachées (tout simplement parce que s’ils sont capable de nous visiter, ils ont des milliers ou des millions d’années d’avance scientifique sur nous) :

  • énergie libre, gratuite, non polluante
  • antigravitation, déplacement ultra rapide voire instantané
  • communication à grande distance (inter-planétaire)
  • technologie "biologique" (ADN) avancée
  • médecine avancée, fin des maladies, voire même décuplement de la durée de vie
  • développement des capacités "latentes" (paranormales)

Je sais bien que tout cela paraît incroyable et discrédite le discours ufologique. Mais c’est indissociable, autant ne pas se voiler la face. Surtout qu’aujourd’hui, vu les progrès de la science, la plupart de ces concepts ne sont plus du tout absurdes, et sont même pratiquement à notre portée dans certains cas. Cela nous mènerait probablement assez rapidement (après un période très trouble) à la fin de la souffrance (et donc de son commerce). N’oublions pas que si c’était vrai, si nous étions visités par des ET, alors la divulgation ne pourrait se faire qu’avec des pincettes car cela bouleverserait la planète, et probablement détruirait l’économie (qui fonctionne sur des bases malsaines en ce moment) :

  • les religions s’en trouveraient affectées (face à une technologie qui serait quasi "magique" pour nous)
  • l’industrie pétrolière (face à de nouvelles sources d’énergies)
  • l’industrie de la guerre (en plus ça serait un peu la honte de montrer comment on se traite les uns les autres ici bas) : nous n’aurions plus de raisons de nous battre pour le pétrole et autres ressources

qui sait les révélations auxquelles cela aboutirait dans un monde gangréné profondément par le mensonge. (Comme je l’ai déjà expliqué notre histoire est probablement entièrement fausse). La question subsidiaire qu’on peut se poser : si pendant 50 ans les gouvernements ont tout fait pour garder le secret, qu’est-ce qui les pousses à lâcher du lest en ce moment ? (j’ai ma petite idée ! lol)

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