Nous sommes tous enrôlés de force sans le savoir dans une guerre feutrée dont nous sommes tous victime qui plus es. Une guerre dont nos cerveaux sont l’enjeu stratégique, bien plus qu’un territoire ou qu’une ressource naturelle.
Les banquiers par exemple sont nos mercenaires quand nous leur demandons que nos placement rapportent un maximum.
Quand Bush décide de faire la guerre à l’Irak à cause d’armes de destruction massives fictives, on est en plein dans la guerre cognitive. Prendre en otage l’opinion de toute une population est une arme aussi efficace, voire plus qu’une bombe.

Michel Collon à listé quelques exemples. Évidement, les américains sont loin d’être les seuls à procéder ainsi, mais ça permet de planter le décors :
1. VIETNAM (1964-1975) :
MEDIAMENSONGE :
Les 2 et 3 août 1964, le Nord-Vietnam aurait attaqué deux navires US dans la baie du Tonkin.
CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
L’attaque n’a jamais eu lieu. C’est une invention de la Maison-Blanche.
VERITABLE OBJECTIF :
Empêcher l’indépendance du Vietnam et maintenir la domination US sur la région.
CONSEQUENCES :
Millions de victimes, malformations génétiques (Agent Orange), énormes problèmes sociaux.
2. GRENADE (1983) :
MEDIAMENSONGE :
La petite île des Caraïbes est accusée de construire une base militaire soviétique et de mettre en danger la vie de médecins US.
CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Entièrement faux. Le président US Reagan a fabriqué ces prétextes de toutes pièces.
VERITABLE OBJECTIF :
Empêcher les réformes sociales et démocratiques du premier ministre Bishop (qui sera assassiné).
CONSEQUENCES :
Répression brutale et rétablissement de la mainmise de Washington.
3. PANAMA (1989) :
MEDIAMENSONGE :
L’invasion vise à arrêter le président Noriega pour trafic de drogue.
CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Bien que créature de la CIA, Noriega réclamait la souveraineté à la fin du bail du canal. Intolérable pour les USA.
VERITABLE OBJECTIF :
Maintenir le contrôle US sur cette voie de communication stratégique.
CONSEQUENCES :
Les bombardements US ont tué 2.000 à 4.000 civils, ignorés des médias.
4. IRAK (1991) :
MEDIAMENSONGE :
Les Irakiens auraient volé les couveuses de la maternité de Koweït-City.
CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Invention totale par une agence publicitaire payée par l’émir du Koweït, Hill & Knowlton.
VERITABLE OBJECTIF :
Empêcher que le Moyen-Orient résiste à Israël et acquière son indépendance envers les USA.
CONSEQUENCES :
D’innombrables victimes par la guerre, puis un long embargo y compris sur les médicaments.
5. SOMALIE (1993) :
MEDIAMENSONGE :
Monsieur Kouchner se « met en scène » comme héros d’une intervention humanitaire.
CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Quatre sociétés US avaient acheté un quart du sous-sol somalien riche en pétrole.
VERITABLE OBJECTIF :
Contrôler une région militairement stratégique.
CONSEQUENCES :
Ne parvenant pas à la contrôler, les Etats-Unis maintiendront la région dans un chaos prolongé.
6. BOSNIE (1992 – 1995) :
MEDIAMENSONGE :
La firme US Ruder Finn et Bernard Kouchner mettent en scène de prétendus camps serbes d’extermination.
CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Ruder Finn et Kouchner mentaient. C’étaient des camps de prisonniers en vue d’échanges. Le président musulman Izetbegovic l’a avoué.
VERITABLE OBJECTIF :
Briser la Yougoslavie trop à gauche, éliminer son système social, soumettre la zone aux multinationales, contrôler le Danube et les routes stratégiques des Balkans.
CONSEQUENCES :
Quatre années d’une guerre atroce pour toutes les nationalités (musulmans, serbes, croates). Provoquée par Berlin, prolongée par Washington.
7. YOUGOSLAVIE (1999) :
MEDIAMENSONGE :
Les Serbes commettent un génocide sur les Albanais du Kosovo.
CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Invention pure et simple de l’Otan comme le reconnut Jamie Shea, son porte-parole officiel.
VERITABLE OBJECTIF :
Imposer la domination de l’Otan sur les Balkans, et sa transformation en gendarme du monde. Installer une base militaire US au Kosovo.
CONSEQUENCES :
Deux mille victimes des bombardements OTAN. Nettoyage ethnique du Kosovo par l’UCK, protégée de l’Otan.
8. AFGHANISTAN (2001) :
MEDIAMENSONGE :
Bush prétend venger le 11 septembre et capturer Ben Laden.
CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Aucune preuve que ce réseau existe. De toute façon, les talibans avaient proposé d’extrader Ben Laden.
VERITABLE OBJECTIF :
Contrôler militairement le centre stratégique de l’Asie, construire un pipeline permettant de contrôler l’approvisionnement énergétique de l’Asie du Sud.
CONSEQUENCES :
Occupation de très longue durée, et forte hausse de la production et du trafic d’opium.
9. IRAK (2003) :
MEDIAMENSONGE :
Saddam posséderait de dangereuses armes de destruction, affirme Colin Powell à l’ONU, éprouvette en main.
CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
La Maison-Blanche a ordonné à ses services de falsifier des rapports (affaire Libby) ou d’en fabriquer.
VERITABLE OBJECTIF :
Contrôler tout le pétrole et pouvoir faire chanter ses rivaux : Europe, Japon, Chine…
CONSEQUENCES :
L’Irak plongé dans la barbarie, les femmes ramenées à la soumission et l’obscurantisme.
10 VENEZUELA – EQUATEUR – (2008 ?) :
MEDIAMENSONGE :
Chavez soutiendrait le terrorisme, importerait des armes, serait un dictateur (le prétexte définitif ne semble pas encore choisi).
CE QU’ON SAIT DEJA:
Plusieurs médiamensonges précédents se sont déjà dégonflés : Chavez tirant sur son peuple, Chavez antisémite, Chavez militariste… Mais la diabolisation continue.
VERITABLE OBJECTIF :
Les multinationales US veulent garder le contrôle du pétrole et des autres richesses de toute l’Amérique latine, ils craignent la libération sociale et démocratique du continent.
CONSEQUENCES :
Washington mène une guerre globale contre le continent : coups d’Etat, sabotages économiques, chantages, développement de bases militaires près des richesses naturelles..
Cette guerre imprègne aujourd’hui nos vies quotidiennes d’une manière très pernicieuse, puisque nous croyons souvent être en paix. Nous baissons notre garde. L’Euro par exemple, qui nous a été vendu sous de faux prétextes, se révèle être un instrument très vicieux dans cette guerre de l’ information.

En réalité, en tant que citoyen, nous sommes assailli de toute part. C’est un sujet très vaste et très complexe. La "conspiration" dont j’ai déjà parlé n’en est en fait qu’un aspect assez grossier.
Commençons par établir une définition de ce qu’est la guerre cognitive.
C’est une guerre. Une guerre qui provoque des morts, de la souffrance, mais surtout, de la soumission. La spécificité de la guerre cognitive, c’est que la connaissance et l’information en sont les armes principales et à part entière.
Cette arme n’a rien de nouveau en soi. Ce qui l’est, c’est sa sophistication et son efficacité (même si c’est très difficile à mesurer) et sa prépondérance.
Je dirais que la guerre cognitive à connu quatre grandes étapes pour en arriver à ce que l’on voit aujourd’hui.
- L’invention de la démocratie. A partir de ce moment la, ce n’est plus la force militaire pure qui compte, mais la capacité à manipuler l’opinion publique.
- L’invention de la télévision. Hitler à probablement été le premier a comprendre le pouvoir de cet outil. Même s’il y a tout un contexte, je pense que cette véritable machine à hypnotiser n’est pas étrangère au pouvoir de fascination que le dictateur avait sur son peuple.
- L’invention de la bombe atomique. Avec la démocratie, la confrontation "interne" doit être évitée. La, c’est la confrontation "externe" qui doit l’être à tout prix. L’équilibre de la terreur oblige les belligérants à changer de terrain de jeu.
- L’invention d’Internet. Cette phase est différente, car elle est marquée par une explosion de la complexité, qui crée un fossé et profite a ceux qui sont les mieux adaptés à ce nouveau contexte fluctuant.
Aujourd’hui les ordinateurs et les réseaux sont littéralement des armes de manipulation massive des opinions pour ceux qui savent tirer parti de la crédulité des gens. Submergé par le flot incessant des informations nous vivons sous le règne des experts.

Internet est devenu littéralement un champ de bataille, ou il est encore difficile d’y voir clair :
- l’espionnage industriel est endémique (la Chine étant extrêmement agressive à ce sujet). Le multinationales sont en concurrence entre elles, et s’appuient sur les services secrets des états, tout en essayent de s’en émanciper
- les joutes politiques s’y déportent, au sein d’un même pays, mais avec des aspects de plus en plus transversaux (notamment du fait d’alliances internationales mais aussi avec des répercussions sur d’autres centres de pouvoir, comme le législatif).
- encore plus underground, des conflits techniques sur l’architecture en mutation constante du net
- en plus de cela, Internet est aussi le lieu d’affrontement sur les idéologies religieuses, économiques, médicales, sexuelles, etc…
Pour compléter cet article introductif, il reste à parler de la crise économique. Est-ce que la crise provoque la guerre, ou bien la guerre provoque la crise ? A mon avis, les deux sont vrais.
Tous ces conflits, ces mensonges et ces manipulations de l’information ont des répercussions qui amplifient la crise en provoquant de nombreuses victimes économiques, voire dégâts collatéraux (typiquement la crise des subprimes à consisté a ferrer des poissons pauvres et crédules avec des crédit alléchants. On voit ou ça nous à mené – idem avec la bulle immobilière française).. En inventant des mensonges pour manipuler les peuples afin de les entraîner dans des guerres, cela sape la confiance dans les institutions publiques. Au moment de la crise économique, cela s’est répercuté sur les banques notamment (ce n’est pas le seul facteur bien sûr).
A l’inverse, la crise économique exacerbe les tensions et donc provoque des conflits de plus en plus violent et directs (pour le contrôle des matières premières notamment – exemple récent le Mali) : les pays s’affrontent entre eux, les multinationales s’affrontent entre elles, les pays affrontent les multinationales (les marchés), etc…

La guerre cognitive, ou G4G, c’est presque la guerre de tous contre tous. C’est une sorte de meta-guerre, une guerre entre les moyens de se faire la guerre. Vous l’avez compris, tout le monde ne joue pas dans la même cours de récré. Les premières victimes de cette guerre, sont les gens de ce qu’on nomme le prolétariat cognitif.
En tant que personne, il est important d’être un minimum au courant, car notre société est profondément modelée par ces affrontements. D’apparence si paisible, notre société cache une agressivité dévastatrice, d’autant plus trompeuse qu’elle est invisible. Nous ne sommes même pas agressés au quotidien, mais quasi en permanence. Par exemple, les publicités avec des femmes à moitié nues (leurre d’appel sexuel) en sont un aspect révélateur. Même si c’est légal, le marketing vise quand même rien de mois qu’a manipuler nos cerveaux pour nous conditionner à acheter un produit. Et pour cela, il a besoin qu’on soit plus vulnérables.
Mais ce n’est pas tout. Les sciences du cerveau ont beaucoup progressées, au point que dans cette guerre, c’est de nous même dont il faut se méfier en tout premier lieu. C’est la ou ça se corse, car nous faisons la guerre aux autres sans le savoir, à l’insu de notre plein gré. C’est un peu la spécificité de cette guerre : nous en sommes les pions, et il est très difficile de s’en extraire. J’y reviendrai dans les prochains articles. Les mensonges grossiers comme les opérations sous faux drapeau ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Démonter les mécanismes de la désinformation est important, mais pour se préserver vraiment le yoga (ou toute pratique similaire) semble indispensable.

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