Blog de Yoananda

Petit anti-manuel de la pensée unique, pour lire entre les lignes

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Hollande finira-t-il son mandat ?


Chaque président à eu ses scandales. Pourquoi ce serait différent cette fois ?

J’ai abondamment critiqué Moulinet 1er, mais je n’ai jamais pensé qu’il n’irait pas jusqu’au bout. La j’ai des doutes pour pépère.

Nous sommes face à la pire crise depuis au moins 200 ans : pic pétrolier, allongement massif de la durée de vie, robotisation accélérée voire exponentielle de l’industrie, immigration qui se radicalise, bulle immobilière qui éclate, administration kafkaïene qui paralyse l’économie, bouleversement des codes sociaux a cause d’Internet, dérèglement climatique, crise écologique mondiale majeure, euro qui exacerbe les tensions économiques, pour ne citer que les plus importants.

Et face à cela, le gouvernement cumule les bourdes. Un seul mot peut le définir : incompétence.

Ce n’est pas un mauvais bougre dans le fond, mais il n’a pas compris en quoi consistait son boulot. Ses réactions sont aussi artificielles que sa posture corporelle et sa communication surjouée.

Je crois que c’est au final le seul crime vraiment impardonnable par les citoyens. Je parle d’un point de vue "realpolitik".

Nous savons tous que les dirigeants ne sont pas des oies blanches. Et d’ailleurs, personne ne leur demande vraiment. Au fond de nous, on leur demande de donner le change, mais surtout de résoudre nos problèmes, de nous protéger de la jungle internationale. Nous sommes quand même dans une guerre G4G (guerre de 4ème génération, sur tous les fronts), voire même une guerre cognitive. Je ne traduit pas mon sentiment personnel, mais j’essaye de me placer au niveau de l’inconscient collectif, du cerveau reptilien en quelque sorte, qui réagit face au danger. Je peux me tromper, mais je pense que notre partie animale veut encore un chef qui sait se faire craindre, parce que au final, on préfère un salaud fort pour affronter la tempête qu’un mou respectueux.

Critiquer c’est toujours plus facile, proposer c’est beaucoup plus dur, et je reconnais que pépère n’arrive pas dans une situation facile. Non seulement il n’y pas de solutions évidentes, en plus elles seraient loin de plaire à tout le monde. Mais le problème, c’est qu’il n’a même pas l’air au courant de la situation. On dirait qu’il s’informe sur TF1 le pauvre.

Le tableau n’est pas réjouissant :

  • "La crise est derrière nous" qu’il disait il y a peu à propos de l’Euro
  • il a signé le pacte de stabilité TSCG (certes avec le "choc" tout mou de compétitivité) abandonnant la souveraineté budgétaire de la France, pour obtenir encore un peu d’argent facile
  • il s’est faire élire sur le mensonge "la finance est mon ennemi" (oui autant qu’un maître puisse l’être) alors que son trésorier place son argent aux îles caïman
  • le (futur) bourbier malien et l’incohérence avec la Syrie (armer les djihadiste d’un coté, les combattre de l’autre)
  • affaire Cahuzac : il n’avait pas le droit de ne pas savoir dans sa position. Il devrait remanier ou dissoudre pour montrer qu’il a en dans le pantalon
  • l’Ayraultport
  • la mariage contre nature qui déclenche une vive opposition et qui n’est qu’une distraction de "riche" en temps de crise
  • erreurs de com monumentales (le fiasco de sa tournée française, Mr Bricolage)
  • tentatives un peu minables de sauvetage des emplois de maréchal ferrant et de chauffeur de diligence (kem one pétroplus florange sanofi goodyear  psa valéo etc…) [[ce ne sont pas les industries qui sont vielles, mais les procédés industriels]]
  • cote de popularité en chute libre, dissensions dans son propre camps : difficultés de plus en plus grande a gouverner (cela va provoquer de la résistance passive) – alors qu’après les élections les gens de gauche étaient fiers, maintenant ils ont honte d’avouer qu’ils ont voté pour !
  • Hollande : "torpillage économique et irresponsabilité climatique"

Je note aussi quelques bonnes initiatives :

  • simplification administrative, mais c’est loin d’être un "choc" comme annoncé
  • diminution du nucléaire (qui a passé son pic je le rappelle)
  • pour l’instant les gaz de schistes semblent bel et bien stoppés

Pas grand chose à se mettre sous la dents qui redonne une lueur d’espoir. Au rythme ou vont les choses, la situation sera tellement catastrophique d’ici p eu qu’elle pourrait finir par produire un choc salutaire, et peut-être permettre de mettre fin a la Vème république ?

N’oublions pas une chose : l’Allemagne signe des chèques en blanc jusqu’à ses prochaines élections (septembre 2013) pour ne pas que la situation dégénère trop en Europe, mais après, ou juste avant, cela risque d’être différent. Je ne crois pas que Allemands vont supporter longtemps la mentalité de syndicaliste à la Française : obtenir ses avantages à coup d’excellemment, pourquoi pas, mais la vocifération en tant que cache misère de la médiocrité ne les trompera pas très longtemps. Sans compter les futurs problèmes d’insolvabilité, notamment la grosse épine dans le pieds de l’euro : l’Italie. Italie qui serait un trop gros morceau pour la BCE. Hollande le conseiller général est perdu et isolé. Il ne sait même pas gérer ses femmes, comment va-t-il gérer la prochaine crise de l’Euro, alors même que la presse internationale le ridicule à tours de bras.

Entre parenthèse, la presse, même maintenant que Cahuzac à avoué reste quand même pleine de complaisance ou d’aveuglement. Ce qui n’aide pas.

De plus, pour l’instant l’économie mondiale a un répit à cause de la bulle du gaz de schiste aux US (bulle d’investissement du a de la défiscalisation massive, mais qui durera difficilement plusieurs années) qui pourrait provoquer, avec les autres bulles de crédit facile de nouvelles crises avant la fin du mandat présidentiel.

Tout cela combiné fait que j’ai de plus en plus de doutes sur la capacité de Hollande a se maintenir au pouvoir par les temps qui courent. Peut-être qu’il y parviendra quand même, mais je ne suis pas sûr que sa technique du consensus mou l’aide à aller bien loin. Il sera peut-être obligé de cohabiter, ce qui serait un moindre mal. Il a de la chance d’être très protégé par la 5ème république.

France 2014


Nous sommes en plein dans une guerre G4G (guerre de 4ème génération) dont il est difficile de prédire l’issue. Chypre en est l’exemple même. La BCE qui décrète un embargo, un accord bancal qui déclenche d’autres crises (Slovénie, Russie, Turquie), et une fuite en avant perpétuelle. Mais les peuples ne bouge pas pour autant (pour l’instant). Pas vraiment en tout cas (il faut reconnaître que l’usage de la force non létale et de la propagande est une sacrée invention pour contenir les peuples).

Pourtant, on peut quand même anticiper certaines choses pour 2014 en France. Actuellement Hollandreou peut faire encore un peu illusion (il bénéficiée encore 27% de popularité, ce qui paraîtra comme énorme l’année prochaine et les suivantes). Il peut en effet prétexter avec raison que sa politique demande du temps à se mettre en place, qu’il paye les pots cassés de 10 ans de Sarkozysme. Le budget de l’état de cette année a été voté avec des largesses qui ne seront plus possibles avec le TSCG (pacte budgétaire européen). Les taux français sont toujours bas (2%) parce que, comparé a l’Espagne et l’Italie, la France est perçue comme un refuge. On a le nucléaire, Aribus, des bonnes universités, du tourisme, etc… On a encore une certaine aura.

La crise Grecque à débutée avec l’arrivée de la gauche au pouvoir. Il en va de même avec la France. On peut déjà voir les tendances de fond à l’oeuvre, pour anticiper l’année prochaine :

  • les socialistes se retournent de plus en plus contre leur camps
  • la bulle immobilière va plomber les rentrées fiscales
  • les entrepreneurs n’ont aucune confiance et sont attentistes (les lois changent tous les jours), ou s’en vont sous des cieux plus cléments (rentrée fiscales moins importantes donc)
  • le TSCG va empêcher le gouvernement de donner des sussucres à tout va (emplois assistés, etc…)
  • le chômage va encore augmenter sans être maitrisable
  • la dette va augmenter encore (les 3% de déficit ne seront jamais tenus)
  • la croissance ne sera pas la, bien au contraire (mais je ne sais pas si ce sera 0%, -1% ou -2%)
  • les troubles sociaux vont augmenter, la colère du peuple se manifester de plus en plus partout, amplifiant le sentiment de malaise, et donc, réorientant la consommation vers certaines priorités
  • l’immigration va faire grincer de plus en plus de dents (les chinois ont maintenant peur de dépenser leurs sous à Paris à cause de l’insécurité + les travailleurs en ont marre de subventionner l’assistanat)
  • nos banques sont dans des situations très précaires (il faudra sûrement en sauver une ou deux en cours de route – le bilan de BNP Paribas est supérieur au PIB de la France)
  • les plans d’urgence pour sauver les emplois et les industrie se succèdent (comme je l’avais annoncé) sans succès

Aucune des solutions évidentes et urgentes n’aura été seulement évoquée par le (pseudo)pouvoir. La gauche ne comprends rien à l’économie, a la mondialisation, a l’entreprise, et ne sait réfléchir qu’en terme de subventions. Ce qui est extrêmement grave vu la situation globale. Tout le monde est inquiet et maintenant, moi qui passait pour un fou il y a 5 ans, je vois que les gens ne parlent plus que de la crise. Comme les politiques sont pieds et poing liés, ils ne peuvent pas dévaluer, ou faire de politique globale, ils sont obligés de taper sur chacun à tour de rôle, ce qui est à chaque fois perçu comme injuste. La complexité administrative française, le trucage des statistiques pour masquer la situation, les pressions des lobbys font que les réformes sont mal faites, mal perçues, mal mises en œuvres, et provoquent résistance à tous les niveaux, même s’il y avait une vague bonne idée à la base.

Nous allons donc être aspirés dans le clan des pays du sud, des pestiférés. Et le jour ou les taux monteront, alors la, vous verrez le discours de politiques totalement changer, vous les verrez s’affoler. Ils ne bougent que quand les taux montent, c’est leur vrai et seul baromètre. Le reste, le peuple, ils s’en moquent, ils savent qu’ils sont la pour le canaliser, pour l’éduquer, le civiliser.

Je ne sais pas quand les taux monteront. Comme Delamarche, je suis étonné par la capacité des marchés à avaler des couleuvres. Ils pensent peut-être que c’est moins pire ici qu’ailleurs ? Mais même sans ça, la situation va s’envenimer. En 2015 Hollandreou ne pourra plus prétexter qu’il lui faut du temps pour redresser la situation. Vu comment les français "sages" et "bien élevés" s’énervent déjà pour le mariage gay, et vu le caractère révolutionnaire (même s’il est sommeil) du français, et les fractures sociales … le climat va être "assez" tendu. Mais il peut tenir encore quelque temps je pense. Il n’y a pas encore de gens qui meurent de faim (par contre vu les coupes dans les budget des resto du coeur, ça risque d’être différent bientôt).

Les élections municipales, risque d’être un sacré revers aussi. Peut-être qu’il faudra dissoudre et changer les ministres, sûrement même. Mais je vous le dis, ça donnera un bol d’air, mais ne changera rien au final. Hollande aura de plus en plus de mal à cacher son incompétence. Il va être isolé, ce sera de plus en plus dur d’obtenir la collaboration des gens (y compris des administrations). Les incantations ne suffisent plus maintenant.

Coté international la position française va être de plus en plus intenable :  comment les Allemands vont réagir ? Ils pouvaient trouver un terrain d’entente avec Sarkozy, mais avec Hollande, il n’y a aucune chance. Les Anglais avec leur référendum sur l’UE et l’annonce des restrictions immigratoire vont donner des idées et des envies. Et ce sera d’autant plus difficile de justifier une politique imbécile si les autres autour ne la font pas. Et si Hollande réduit l’immigration, la gauche se retourne contre lui (y a qu’a voir les débats enflammés sur le sujet sur le net). Il est coincé. L’Afrique sera notre bourbier. Dans l’absolu, on pourrait expliquer qu’on y protège nos intérêts vitaux, mais expliquer qu’on y va pour la démocratie (alors que la démocratie c’est en Europe qu’il faudrait la protéger !) ça ne prendra plus !

Pour 2016 et 2017, c’est trop loin pour prévoir quoi que ce soit. Hollande n’est pas une mauvaise personne (à priori), mais il n’est juste pas l’homme de la situation. Il a nié la crise pour se faire élire, il ose encore dire que la crise est finie (en décembre). Son propre camps (Pascal Cherki) commence à dire qu’il n’est pas à la hauteur. Bref, il finira probablement son mandat parce que la 5ème république a été inventé pour garantir la stabilité politique, mais je n’en suis pas certain … (parce que d’ici 2017 la situation va encore se tendre partout). A moins bien sûr qu’un conflit international n’éclate, auquel cas, ce serait une voie de salut pour les politiques (ils pourraient justifier les mesures impopulaires, et utiliser la force contre les contestataires).

Ha oui, élément important qui me revient : les taux sont bas a cause de la stabilité politique justement. Ce qui les fait monter, c’est l’instabilité. C’est comme ça partout. Les investisseurs ont besoin de visibilité. Donc, a priori (on verra) les taux monteront après les élections municipales (a confirmer si mon analyse est correcte).

Donc voila, la spirale infernale est enclenchée en France. Je ne sais pas comment ils arnaqueront les gens (vol direct dans les comptes, hausse d’impôts, racket légal, baisse des prestations sociales, fermeture d’hôpitaux/écoles/routes/poste de police) mais ça ne sera pas drôle, d’autant qu’en procédant ainsi, ils vont monter tout le monde contre tout le monde, alors qu’on aurait tout pour s’en sortir collectivement si on n’était pas enfermé dans une mentalité merdique, et qu’on ai gardé un pays cohérent (ou tout le monde ne cherche pas juste à tirer la couverture à soi).

Bon courage à tous.

PS : n’oubliez pas ceci : quand tout le monde paniquera, il sera trop tard pour paniquer.

Revue : la démocratie des crédules


Après être tombé sur une interview de l’auteur j’étais curieux de savoir ce qu’il avait à dire sur le sujet, j’ai donc commandé son livre. Je n’ai pas été déçu. Moi même ayant pris part, par crédulité, à des rumeurs, et ayant fait l’effort d’en démonter certaines, je crois que le sujet est plus qu’essentiel. Il est en effet vital pour nos démocratie, du moins ce qu’il en reste. C’est ce que montre ce livre.

Pour être très alaise avec les nouvelles techno, j’ai la tendance naturelle à voir dans le net une opportunité pour l’humanité. Alors quand quelqu’un arrive et dis "attention danger" avec des arguments, je tends l’oreille. C’est notamment par l’économie que je me suis rendu compte à quel point il est difficile de lutter contre la crédulité des gens. En témoigne un article récent : on sauve les banques mais pas les pauvres.

Le livre nous explique comment les rumeurs se répandent sur Internet, notamment le conspirationisme, que j’ai ici même critiqué. L’originalité du livre, l’approche du sociologue, c’est d’expliquer les mécanisme de construction de ces rumeurs. Nous sommes bourrés de biais cognitifs qui font que malgré nous, nous sommes attirés par des explications séduisantes. Au final le pouvoir d’Internet nous conduit vers une tyrannie de l’émotion, du sentiment, du sensationnalisme.

C’est un véritable retour a des superstitions moyenâgeuse à laquelle nous assistons, même si ce ne sont pas les mots de l’auteur.

  • biais de confirmation (si on cherche des conspirations on va en trouver plein sur le net)
  • biais de motivation : les croyants sont beaucoup plus motivés pour défendre leur thèses que les sceptiques
  • biais de proportionnalités : avec Internet on a l’impression qu’il y a plus de phénomènes, mais c’est juste qu’on est plus au courant
  • bisais monocausal : on s’attache aux explications simples
  • mille feuille argumentatifs : internet permet d’agréger les arguments qui même s’ils sont tous discutable donne une impression de masse, et d’expertise
  • effet othelo, effet rateau, paréidolie, etc…

Ce ne sont pas des effets anecdotiques, mais un vrai terreau pour le règne des croyances. Attention, contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce sont les personnes relativement instruites qui en sont victimes en premier. On pourrait dire, celles qui croient savoir parce qu’elles fait suffisamment d’études pour être au dessus du lot, mais pas assez pour avoir l’humilité d’en reconnaître les limites.

Donc, Internet permet dans certains cas a la sagesse des foules de s’exprimer, et dans d’autres, a leur crédulité, pour ne pas dire, a la connerie. L’effet est tel qu’il peut remettre en question notre fonctionnement démocratique car c’est l’équilibre des pouvoirs qui est chamboulé. Prenons l’exemple de la campagne d’Hollande : il est beaucoup plus difficile de maîtriser la communication présidentielle avec tous les smartphone partout qui filment le moindre incident, alors qu’avant tout cela aurait été soigneusement caché.

Le problème que soulève Bronner c’est que la parole de l’expert est remise en question, et même pire, mise en concurrence avec la vox populi et ses croyances, par principe d’égalité démocratique. C’est la qu’est le danger, car il s’agit bien d’une dictature de la bêtise qui se profile. Si l’auteur à raison ! C’est toute la question.

Mon avis sur la question :

Évidement, ce sociologue à mis le doigt sur un phénomène massif, mais jusque la invisible, ou trop intriqué dans la trame du net pour qu’on la perçoive autrement que par une sorte de malaise diffus. Mais a-t-il pour autant démontré sa thèse de manière irréfutable ? loin de la. Ce phénomène explique en partie le fossé grandissant entre les élites (qui méprisent la crédulité du peuple) et le peuple (qui accuse les élites de ne pas mériter leur place).

D’abord, les contours, les limites du pouvoir de la crédulité de sont pas explorés. Le phénomène existe, mais quelles sont ses limites, ses contre-poids ? Dans quelle mesure les gens vont-ils s’adapter, succomber ou bien au contraire prendre conscience ? Il n’existe pas vraiment d’indicateurs, mais la question n’est même pas abordée.

Viens ensuite la plus grosse lacune du livre selon moi : la raison pour laquelle le gens sombrent dans la crédulité serait en quelque sorte la paresse de notre cerveau, qui ne peut pas chercher la vérité sur tous les sujets, tous les jours dans un monde si complexe. Bien sûr, c’est un facteur, mais ce n’est pas le seul. Si les gens sont si crédule, c’est peut-être aussi parce qu’ils sont devenus méfiants face à l’orthodoxie que l’auteur défends.

Combien de fois les experts se sont trompés, vraiment trompés ? avec des conséquences terribles … Plein de fois.

  • souvenons nous de l’amiante et des dégâts qu’elle a fait
  • plus proche de nous : combien d’expert sont allé jurer a la télé la main sur le coeur qu’il n’y avait pas de crise économique
  • et les armes de destructions massives en Irak
  • et le vote de 2005 sur le traité constitutionnel
  • fukushima (l’accident était impossible, les centrales trop sécurisé)
  • etc…

Les gens sont à mon avis plus méfiants que crédule. En tout cas ils sont crédules parce qu’ils sont méfiants d’abord. Ils cherchent d’autres réponses. Ce sont les élites en tout genre elles même qui ont minés la confiance qu’on leur portait. Il faudrait croire les labos payés par Monsanto quand ils nous disent que les OGM sont sans danger ? Il est notaire maintenant que les lobbys ont une influence majeure sur ces questions.

Alors oui, quand une étude sur les OGM vient dire qu’elle donne des cancers aux rats, tout le monde les croit sans réfléchir, parce que Monsanto nous a donné l’agent orange, le rondup, le gène terminator et d’autres joyeusetés ! Et tout ça l’auteur le passe carrément sous silence. Il est vrai que les scientifiques se sont dotés d’outils performants (le peer reviewing) pour éviter les dérives, mais entre les gentils scientifiques de labos qui font avancer la science et ce qu’on a dans nos assiettes … il y a un gouffre.

Bien sûr, aujourd’hui il y a des choses choquantes : 1/3 des français ne savent pas que la terre tourne autour du soleil. De nombreuses personnes (aux USA surtout) pensent que le monde a été créé il y a 6000 ans et que les dinosaures sont une supercherie, de même que l’évolution. Mais est-ce que pour autant toute les "rumeurs" sont fausses, et si elles le sont, ne sont elles pas justifiées quand même ?

La ou je rejoint l’auteur c’est au sujet des journalistes qui devraient s’élever au dessus de tout ça grâce à la déontologie et la méthodologie.

Ce que j’en retiens, c’est qu’on est toujours le crédule de quelqu’un ! L’humanité mettra quelques dizaines d’années a s’adapter a Internet. Nous sommes en phase "euphorique" et manquons de recul. L’intérêt de ce livre est justement de commencer à en prendre.

Chypre : La blogosphère s’affole


Nouvel épisode aiguë de la crise avec l’annonce surprise de la Troïka d’aller piocher sans vergogne dans l’épargne des gens. C’est culotté, surtout de la part de gens non élus. Remettre en cause le droit de propriété, le fondement le plus profond de notre société, c’est très très grave. On touche à du sacré la (du point de vue économique).

Sur la blogosphère, c’est l’affolement. Tout le monde crie au bankrun. On verra bien ce qui se passe lundi. Il est bien évident que si bankrun il y a, alors il sera stoppé, c’est à dire "bank holliday", les banques fermeront le temps que la situation se calme.

Mais même s’il ne se passe rien, la méfiance sera la pour longtemps. Le mal est fait.

Est-ce que ce sera le début de la fin de l’Euro ? Nous verrons. J’ai plutôt tendance à croire que ce sera suite à une élection politique qui "tourne mal" (du point de vue européiste) mais il est impossible de savoir ce qui fera basculer la situation. En tout cas, en Grèce, Portugal, Italie, Espagne ils ne doivent pas beaucoup rigoler. En France, pour l’instant l’illusion est encore relativement maintenue. A priori ce devrait être vers l’année prochaine qu’on fera officiellement partie des pays du sud (et donc que nos taux vont monter en flèche).

Toujours est-il que avoir le plein dans la voiture, et un peu de cash pour voir venir et quelques réserve de nourriture pour le pire des cas n’est pas forcément une mauvaise idée. On ne sait pas jusqu’où ça peut aller. La colère, la frustration, la méfiance n’ont pas le temps d’être calmé entre les épisodes, et ils s’accumulent. Si ce n’est pas cette fois, ce sera la suivante. Mais ne vous y trompez pas, d’une manière ou d’une autre, il se passera des choses difficiles.

J’ai expliqué en long en large et en travers pourquoi il n’y a pas de solution simple à cette crise (il faut choisir la moins pire). J’ai expliqué que le problème, ce ne sont pas les banques, mais les dépôts des gens (épargne, assurances vie, retraites, fond de pension, etc…). C’est ni plus ni moins ce qui se passe. C’est le système de rente (au sens large) qui en menacé.

Et c’est loin d’être fini, même si a écouter les politiques, c’est tellement fini que ça n’a jamais commencé ! Quelle bande de charlots, ils ont tout fait pour ne pas être crédible. 5 ans à répéter inlassablement qu’il n’y a pas de crise, qu’elle est derrière nous, que les problèmes qui n’existaient pas hier sont réglé aujourd’hui ! Ils sont dépassé, affolés. C’est tout. Ça craque de tous les cotés. Le Mali c’est pareil, après avoir armé les Lybiens contre Kaddhafi, maintenant, on doit se battre contre nos propres armes au mali. Et que fais-t-on en Syrie ? Exactement la même chose. Donc, la encore, ce sera pareil, ça se retournera contre nous. Parce qu’ils ne comprennent pas ce qui se passe, les enjeux historiques. Ils sont dans le tactique au lieu d’être dans le stratégique. Ils ne voient pas les coups suivants, les conséquences.

Bref, pour faire simple : chaque fois qu’ils vont quelque part résoudre un problème vous pouvez être sûr que ce problème reviendra 2X plus fort quelques temps après. On en est la.

En attendant que …

La génération perdue


Préambule : Ce que je vais expliquer dans ce post est capital. C’est un post qui synthétise et propose une explication sur la dynamique systémique de la crise, à l’échelle civilisationnelle. Ce point de vue permet de réconcilier beaucoup d’informations contradictoires. Pour faire simple : notre société est en train de se scinder en 2, entre ceux qui plongent dans le nouveau monde ultra technologique, et ceux qui s’accrochent à l’ancien.

Hollande l’a promis. Donc, c’est qu’elle reviendra. D’ailleurs, je propose qu’on fasse passer une loi pour obliger la croissance, interdire la récession. Et tant qu’on y est, une loi pour interdire la maladie aussi.

Le pétrole décline, mais les énergies renouvelable sont en forte croissance. Qu’est-ce qui va gagner ? Si vous consultez Enerzine, un webzine dédié aux énergies, vous ne pouvez que penser qu’avec toutes ces innovations et ce foisonnement il n’y a pas et n’y aura jamais de problème énergétique, au pire pétrole sera vite remplacé. Sauf que ces innovations coûtent un bras, d’autant plus pour ceux qui ont déjà une voiture.

[[réponse : le pétrole car les ER ne sont pas au niveau, pour tout un tas de raisons - mais les nanotechno elles peuvent changer la donne, par contre il va y avoir un gros trou d'air]]

La croissance doit au minimum être plus importante que l’inflation, sinon cela signifie qu’on s’appauvrit. Elle doit aussi être plus importante que la croissance démographique, sinon, la encore on s’appauvrit.

Si on s’appauvrit trop, a l’extrême, cela signifie :

  • la fin du chômage
  • la fin des retraites
  • les congés payés
  • la fin de la sécurité sociale
  • la fin des allocations familiales
  • la fin de l’école gratuite

Bref, tous les "acquis" (pour l’éternité et les siècles des siècles) pourraient être remis en cause. C’est la croissance qui finance tout ça. La Grèce fait le chemin inverse, et ils sont chroniquement en pénurie de médicaments, l’état s’est arrogé le droit de regarder dans les comptes bancaires des gens, en France on interdit déjà les paiements en liquide de plus de 1000€, les achats d’OR anonyme ont été interdits, etc…

Bref ! Vous l’avez compris la croissance est essentielle a un niveau global. Maintenant, on va regarder plus en détail.

Premier aspect (dit Malthusien) : on fera de la croissance (non parce qu’on est des capitalistes, mais parce qu’on se reproduit trop, et parce que on a tous besoin d’un minimum de confort, et de rêves) quoi qu’il arrive, quitte a tout "bouffer" (c’est cyclique dans nos civilisations, quand on a tout consommé ca finit systématiquement en guerres, famines et épidémies, puisqu’on ne se refrène jamais).

Il se trouve même si globalement la croissance est "atone" (pour faire simple disons qu’aujourd’hui on est a croissance 0) il y a des poches de croissances (d’ou les cornucopsites qui pensent que la technologie nous sauvera – et c’est vrai, la technologie seule peut nous sauver, ou nous détruire, ou sauver certains et détruire d’autre), notamment dans les nouvelles technologies. D’ailleurs, si vous suivez les news scientifiques, sur les nano découvertes, sur le capitalisme cognitif (dont tous les réseaux sociaux font partie), sur les progrès de la robotisation, la médecine regénérative, vous vous direz : mais la croissance est bien la bon sang !!!

Oui, la croissance est "la", mais elle n’est pas partout. Donc, si on raisonne en terme global, si certains font de la croissance, et que la somme totale est nulle, c’est que d’autres font de la "décroissance". Voila pourquoi WallStreet fait des profits records : c’est leur boulot, identifier les pôles de croissance et en profiter.

D’un certain point de vue, on peut croire que c’est mal réparti, et que ces gens la volent la croissance des autres, puisque les inégalités explosent. C’est vrai. Pourtant ça ne veut pas dire qu’ils volent les autres, il feraient de la décroissance quand même (le pétrole pas cher c’est fini je rappelle).

Sauf que ! Sauf que cette croissance, c’est pour mettre en place des systèmes moins énergivore, des énergies renouvelables, des systèmes de partage des connaissances, des nouvelles filières de haute technologie (NBIC ou BANG). Pendant ce temps, les RMIstes manifestent pour continuer leur petit job pépère dans les usines, alors que d’autres sont dans des labos à créer des nano tubes de carbone.

Si on dit : "on va partager la croissance", alors, on va tuer la poules aux oeufs d’or : a quoi bon créer un labo pour fabriquer des nanobatteries 100X plus performantes si l’état vous reprends tout via les impôts après. Il faut que les entreprises innovantes puissent investir, risquer, trouver des débouchés, etc…

Reste la grande question sur la vie, l’univers et le reste. Que va-t-il se passer ?

Je ne sais pas, mais ce que je sais, c’est ce qui est en train de se passer : il y a un décrochage. Du point de vue des élites, les "gueux" n’arrivent pas à suivre. Car évidement, pour pouvoir profiter de toutes ces nouvelles technologies, il y a un coût, financier, mais surtout cognitif.

Si vous achetez un ordinateur pour simplement faire du facebook avec, c’est un coût net pour vous. Si au contraire vous en faites des choses qui vous rapportent (par exemple parce que vous participez au DIY ou a que vous apprenez des techniques pour économiser l’énergie) alors vous remboursez votre ordinateur, indirectement. Si vous utilisez l’avion pour du tourisme, c’est un coût net. Si vous l’utilisez pour voyage d’affaire (au cours duquel vous pouvez faire du tourisme) alors vous avez gagné de temps, vous faites du profit, et vous rentabilisez l’avion.

C’est la ou beaucoup décrochent. Les gueux profitent de tout un arrosage technologique dont ils font un mésusage. Ce devraient être des outils de travail (au moins en grande partie), ils en font des jouets. D’un point de vue économique, c’est un véritable trou noir qui engouffre des ressources folles (vu les masses en jeu) et qui détruit la planète.

En principe, c’est une question d’adaptation. Si les gens comprennent et se forment suffisamment vite, ils peuvent se raccrocher aux wagons de la nouvelle société qui naît. Sinon ils s’accrochent au vieux monde qui meurt (celui du pétrole) avec leurs vielles voitures qui consomment et polluent trop.

Le premier problème, c’est que, vu les progrès de la robotisation, vu le potentiel des nanotech, je ne suis pas certain qu’on ai besoin d’autant de monde dans la nouvelle société.

Le second problème, c’est que je ne suis pas certain que les nouvelles génération aie compris de quoi il retourne, ni même n’ai toutes les capacités a s’y adapter.

Pour maintenir une voiture des années 60/70 ce n’était pas très compliqué, les moteurs étaient simple. Dans le monde actuel, il faut un spécialiste quand il y a une panne dans notre véhicule. Idem pour les ordinateurs. Les technologies sont peut-être plus "naturelles" à utiliser mais ils sont plus délicates et complexes à maintenir et fabriquer.

Les africains n’ont pas de ramassage de poubelles. Quand ils n’ont plus l’utilité d’un outil, ils le jettent, la ou ils sont. Comme ce sont des objets en bois, en argile, ou en métal, ça ne pose pas de problème. Mais quand ils reçoivent des "joujous" emballés dans du plastique et qu’ils font la même chose, alors la, ça devient problématique. Nous on récupère, on recycle.

Avec l’arrivée des nouvelles techno, notamment les nanos, ça va être pareil, mais en pire.

La maison de demain va demander des vraies compétences, pour "tuner" la chaudière, pour combiner éolien/solaire/hydro/batteries/isolation, etc… ou alors elle coûter trop cher et donc, il faudra vivre sans chauffage dans des maisons mal isolées.

Hors ce qui m’inquiète un peu, c’est que le niveau dans les écoles qui devraient augmenter pour suivre le rythme fait l’inverse en réalité, il baisse (la encore, pas pour tout le monde, il y a des écoles qui sont tournées vers l’avenir, ce qui signifie que d’autres plongent en réalité beaucoup plus).

Le troisième problème c’est une question de rythme, de vitesse. Nous avons 3 facteurs en concurrence :

  • la vitesse fin du pétrole (30 ans)
  • les nouvelles technos / énergies (70 ans ?)
  • la vitesse d’adaptation humaine (50 ans)

raisonnablement, on peut penser que les humains se s’adaptent pas vraiment a cours de leur vie, ce sont leurs enfants qui le font. Le cerveau est malléable, mais pas tant que ça, pas pour la majorité des gens. Les smicard de l’usine goodyear ne se reconvertiront pas en consultant en sécurité informatique. Sans être spécialiste, en faisant une grosse moyenne, je pense qu’il faut compter aujourd’hui 50 ans pour un renouvellement de génération. Hors le pétrole ne va pas durer 50 ans, il décline déjà très vite et dans 30 ans, il n’y en aura probablement que 2X moins qu’aujourd’hui. Par contre 30 ans, ça ne fera pas 2X moins de monde dans la vielle génération. Pour les nouvelles technos, il est difficile de savoir. A priori, les cycles économiques nous indiquent un rythme de 70 ans.

Tout le problème est la.

Que faire de tous ces gens qui décrochent ? ou qui s’accrochent a l’ancien monde pétrolier ? monde qui disparaît. Notez qu’on eu exactement la même problématique il y a 100 ans, presque tout rond, lors du passage des machines à vapeur, vers le monde du pétrole, avec l’arrivée (années folles) des nouvelles technologies électriques. Pour l’époque l’électricité était quelque chose d’aussi nouveau que les nano-technologies pour nous. Le charbon était sur le déclin. De la même manière, les gens ont du s’adapter (et ils ont fini par le faire) au nouveau monde pétrolier/électrique plus complexe. Enfin, en moyenne, car il y a toujours des boulets.

Notez enfin que grâce au pétrole, le charbon a connu une deuxième vie. Il se pourrait qu’il en soit de même pour le pétrole. Il pourrait connaître une 2ème vie grâce aux nanos. Mais ce n’est pas ce qui se passe avec le gaz de schiste, au cas ou vous vous posez la question. Les nanos, on devrait connaître la première vague dans les 10 ans à venir, en même temps que le pic pétrolier absolu.

Je persiste donc à dire que nous allons connaître une période, de 20 à 50 ans, de gros troubles. Quand je dis gros troubles, je parle de millions de morts.

Cette grille de lecture permet de comprendre la vrai enjeu du sauvetage des banques : c’est a la fois les acquis sociaux, mais aussi les progrès technologiques qui sont en jeu. De manière très paradoxale, si on n’avait pas sauvé les banques des gens du vieux monde, ils seraient en grande difficultés aujourd’hui. Sauver les banques peut sembler être un coup des méchants capitalistes, en réalité, c’est un coup des marxistes, et c’est totalement anti-darwinien. Pourtant tout le monde semble croire le contraire.

Le contrôle


Petit détours pour faire des liens entre le micro et le macro, l’individuel et le collectif, l’économique et le quotidien. Je fais une digression qui sera utile dans les sujets à venir.

"ce qui est en haut est comme ce qui est en bas". Pour comprendre la situation actuelle il faut pouvoir prendre du recul par rapport a notre mentalité collective, par rapport à nos réflexes de pensée les plus profonds.

La plupart des choses que nous construisons servent a contrôler : une maison sert a contrôler la température, une voiture sert a contrôler la vitesse, une arme sert a contrôler une personne. Etc…

La crise actuelle trouve ses racines dans notre besoin maladif de contrôle, de sécurité.J’insiste, besoin maladif. Le contrôle en soi n’est pas mauvais par essence.

Le contrôle et son corollaire le pouvoir est une des caractéristiques de notre société et de nos vies. Le contrôle imprègne tous nos gestes quotidiens, et même nos pensées. Nous dépensons énormément de temps et d’effort a essayer de "contrôler" tout ce qu’on peut. C’est pour cela que somme si friands du CDI, que nous planifions nos WE et nos vacances, que nous élisons des gens, que nous écrivons des lois et fabriquons des prisons, des hôpitaux,etc… Tout cela permet de contrôler la maladie, la violence, l’incertitude, l’insécurité, etc…

Au final, ce sont nos émotions que nous cherchons à contrôler, par le biais de l’emprise sur l’extérieur (en grande partie illusoire), au lieu de la maîtrise de nous même. (Tiens on dirait presque un discours yogique ! lol)

Le contrôle est ancré profondément en nous.

Le contrôle a un rapport avec nos limites propres. Notre soif de contrôle nous aveugle souvent quand à nos limites. J’ai recensé plusieurs sortes de limitations, que je résumerais par ces mots tout simple :

  • je ne sais pas, (ou je ne suis pas sûr)
  • ça me dépasse,
  • je m’en fiche, (je pourrais sûrement mais je n’ai pas envie)
  • je me suis trompé.

Avouer nos limites est tabou notre société du contrôle. Vous remarquerez que rares sont ceux qui disent l’une de ces petites phrases. Pourquoi ? Parce qu’on avouerait qu’on peut perdre le contrôle. Et ça, ça ne rassure pas les gens en face ! D’où la course au contrôle.

Combien de discussions seraient rapidement réglées si nous nous contentions de dire "je ne sais pas vraiment / je me suis peut-être trompé / je crois que, mais sans certitude". On peut aller plus loin et identifier les émotions qui sont derrière (j’ai peur que / je suis angoissé par / j’ai besoin d’être rassuré pour / etc…).

Le contrôle c’est le symptôme du manque de confiance : confiance en l’autre (dimension spatiale), confiance en l’avenir (dimension temporelle).

L’économie a besoin de confiance. Le contrôle donne une forme de confiance. Plus nous nous faisons confiance, plus nous sommes efficace, car la méfiance coûte cher (très cher). La confiance naît des règles collectives que nous nous donnons (et que nous respectons). L’état en tant que garant de ces règles, est le pilier de la confiance. Pilier étatique pourtant attaqué de nos jours : l’Europe se pose en rivale des nations.

L’usure, comme je l’ai expliqué, est un système de contrôle qui naît du manque de confiance mutuel entre agents économiques.

Le pouvoir donne le contrôle. Nous cherchons à contrôler la nature autant que notre nature. Nous supportons mal que les choses nous échappent. Pourtant, elles le font et le feront toujours, comme je l’ai expliqué. Notre propre cerveau nous échappe.

Le yoga nous apprends le lâché prise. Non pas pour abandonner le contrôle, mais pour l’équilibrer. La maîtrise de l’énergie sexuelle n’est rien d’autre que ça : trouver l’équilibre entre contrôle et lâché prise, en l’apprendre par l’intermédiation du corps. L’apprendre à nos cellules même, au niveau le plus profond de notre être !

Je voudrais faire une analogie entre le contrôle au niveau "micro", c’est à dire, cellulaire, et au niveau macro, collectif, l’économie. La sexualité primaire masculine est maniaco-dépressive par essence. Quand l’envie nous tenaille on est en phase maniaque, et si on parvient à se soulager, on passe en phase dépressive. Notre économie fonctionne sur les même cycles, avec alternance de phase manique (la victoire contre le communisme et l’euphorie qui s’en est suivie) et dépressive (la crise actuelle). L’un reflète l’autre, et c’est assez logique en fait.

Dans le yoga nous apprenons à sortir de ces cycles, a les transcender, par la maîtrise de l’énergie sexuelle, ce qu’on va nommer l’homme multi-orgasmique, mais qui en réalité est bien plus que cela. Pour y parvenir, il n’y a pas de secret, c’est ce que qu’enseigne le yoga : la bienveillance, l’honnêteté, la persévérance.

Ce sont les yamas et niyamas (pour ceux que ça intéresse):

  • Yamas (Contrôle, contraintes)
    Ahimsa / Non violence
    Satya / Vérité
    Bramacharya / Continence
    Asteya / Vol
    Aparigraha / Absence de Convoitise-Corruption
  • Niyamas / Observances
    Saucha / Pureté
    Santocha / Contentement
    Tapas / Austérité
    Swadhyaya / Etude
    Ishwara pranidhana / Dévotion

Le bouddhisme propose sensiblement la même chose avec sa voie du milieu, l’octuple sentier :

  • vision juste
  • pensée juste
  • parole juste
  • action juste
  • profession juste
  • effort juste
  • attention juste
  • concentration juste

Il ne s’agit pas de morale religieuse, mais d’efficacité biologique. Le yoga (unité) vise à être en accord avec soi même et en harmonie avec l’environnement. Sans cette unité intérieure, il n’est pas possible de parvenir à sublimer l’énergie sexuelle. Elle s’accumule, provoque des tensions, des conflits intérieurs. Pour qu’elle circule bien il faut être détendu, relaxé, bien dans sa peau. Comment y parvenir en mentant, en trichant, en manipulant ? Le seul moyen c’est d’être celui qu’on est. Ce n’est pas de la morale, il ne s’agit pas de correspondre à une image d’Épinal. Quand on est en colère, on est en colère : Faire semblant d’être tolérant, doux, non violent, c’est juste tricher. Si on n’est pas généreux, on ne l’est pas. Point. Il ne s’agit pas d’aller s’inventer des excuses ou de faire un concours pour battre mère Thérésa. Être ce qu’on est n’est pas facile, c’est s’accepter avec ses qualités et ses défauts, et surtout ses limites.

On comprends aisément que si nous ne parvenons pas à le faire à titre individuel, nous n’y arriverons pas a le faire au niveau collectif. D’ou, toutes les dérives qu’on peut voir actuellement, au niveau économique, politique, sociétal. En même temps, comment reprocher aux autres ce qu’on ne parvient pas à faire soi même ! C’est une leçon d’humilité et de tolérance.

Polémique Obertone, orange mécanique : Le Mucchielisme


La polémique

Le livre d’Obertone fait polémique.

Les médias sont obligés d’en parler, ainsi que du sujet de l’insécurité.

Actuellement n°2 des ventes Amazon. Ce livre est notamment relayé par Marine Lepen qui (semble-t-il ne vient plus sur plateau télé sans ce livre ! lol) a longtemps dénoncé la loi du silence à ce sujet.

Obertone 20130303

En face nous avons quoi ? Nous avons des journalistes, ou des juges, ou des chercherurs (bref, des ponctionnaires) qui nous disent : "mais ces chiffres on les connais depuis longtemps, il ne sont pas cachés, la preuve, tout le monde peut les trouver sur le site de l’ONDRP" (Observatoire national de la délinquance et de la réponse pénale).

Réponse complètement dégueulasse puisque personne d’autre n’était au courant et que les journalistes se sont bien gardé de nous le dire.

On dit aussi que la violence diminue en réalité. Le meilleur indicateur serait le taux d’homicides : "En France on tue 2X moins qu’il y a 15 ans". Ce à quoi Obertone réplique que ces chiffres sont faussés parce que une partie d’entre eux sont requalifiés (de meurtre on passe à mort accidentelle - plus précisément camouflé en homicides involontaires/par imprudence/sans intention de la donner/accidentelle) et que les progrès de la médecine permettent d’éviter beaucoup de morts, mais que les violences sont toujours la. Donc même si les meurtres diminuent, la violence elle peut augmenter quand même.

Ce que les chiffres ne disent pas non plus, c’est leur caractère ethnique/culturel (tribal) ou non.

Leur champion toute catégorie, c’est Laurent Mucchielli. Un "chercheur". Chercheur tellement caricatural qu’il est devenu un symbole de bien-pensance : le mucchielisme.

Quelle contradiction ?

Comment est-ce possible ? D’un coté un discours selon quoi la violence diminue, de l’autre le discours exactement opposé.

Deux explications sont possibles :

  • Il se peut très bien que la violence en France ai diminué dans certains endroits, mais augmentés dans d’autres. Nous avons toutes les raisons de le penser. Et si c’était le cas, ça aggraverait d’autant plus le constat : pendant que les autochtones se pacifient, les allochtones font l’inverse.
  • Autre facteur très important : notre niveau d’acceptation sociale de la violence. Avant il était normal de frapper un enfant sur les banc d’école. Plus maintenant. Même si la violence diminue, notre acceptation peut elle aussi diminuer, ce qui est une bonne chose. Tant mieux si nous sommes intolérant à la violence (même si elle est parfois nécessaire).

Peut-être qu’en effet les gens vont plus porter plainte qu’avant, et qu’au final on ai une distorsion qui nous fasse croire qu’on est dans une société plus violente. Est-ce que pour autant cette violence est acceptable ? Non, bien sûr que non.

  • Alors d’accord c’est vrai aussi que l’insécurité est un fond de commercer pour certains.
  • D’accord, les crimes sont a 90% fait par des gens qu’on connaît.
  • D’accord le discours sécuritaire sert à désigner un bouc émissaire.
  • D’accord pour dire que la prison n’est pas LA solution, surtout pour les primo délinquants, ou c’est une véritable université du crime voire parfois de l’islamisme radical. Mais ça ne veut pas dire que la sévérité, l’autorité, un cadre, des règles, des limites sont mauvaises pour autant.

Mais, si je voulais polémiquer, je dirais que le rôle bénéfique du bouc émissaire a été prouvé. Ensuite, je dirais que certains font quand même tout pour être désigné comme bouc émissaire. C’est leur choix.

Et tous ces constats "macro" (un chiffre pour tout le pays) ne doivent pas servir à cacher qu’il y a des frontières invisibles en France : tant qu’on ne les franchit pas, on peut se croire en sécurité. Mais certaines endroits, certaines heures, certaines couleurs de peau, et c’est l’agression assurée. Que dire d’un pays ou l’on ne peut plus se balader partout, ni se sentir en sécurité. Que dire d’un pays ou la police ne peut même plus rentrer dans certains quartiers.

Donc, même si les homicides diminuaient (ce qui n’est pas prouvé), il n’en reste pas moins que l’insécurité augmente.

Je vais même aller plus loin, je vais vous dire que je comprends (relativement) parfaitement les motivations des jeunes des banlieues, et je suis d’accord avec eux : c’est la faute aux "français". Oui, la France en a fait venir beaucoup trop, elle n’a pas pris en compte les différences culturelles majeures, elle n’est pas parvenue à les intégrer, elle a fait preuve de laxisme, elle les a enfoncée dans l’assistanat, elle ne s’est pas montrée sons son meilleur jour (mariage gay, projet Européen fascisant, consommation, pornographie endémique, exaltation des valeurs égoïstes, passé colonialiste mal digéré, mensonges historiques récurrents, hypocrisie médiatique, etc…). Notre société se féminise de plus en plus, et pour les personnes d’origines étrangères qui ont gardé des valeurs viriles, la France peut apparaître comme un pays de : "salopes et fiottes" (femmes salopes, hommes lâches). Ne nous voilons pas la face. Bref, quand la France vient les faire chier dans leurs quartiers, ils roulent un peu des mécaniques, et le pire … c’est que ça marche ! Comme je l’explique, on est en plein "facteur tierce", dans les situations ou les choses nous échappent complètement : notamment à cause d’Internet qui fait remonter des tonnes de "vieux mensonges d’état", sur les saloperies qui ont été commises au nom de la sécurité nationale ou de la "paix" et qui rendent notre société totalement hypocrite et abjecte. Sans compter notre "petit soucis bancaire" qui n’arrange pas la situation, sachant que l’Islam a conservé l’interdiction du prêt à usure. Mettez tout ça bout à bout et il y a de quoi se détourner de la ripoublique. Même sans être d’une autre culture, alors a fortiori si on connaît d’autres valeurs.

Vers quoi tout cela nous mène ?

Ceci dit, est-ce que pour autant il faut se laisser faire face à ce déferlement de violence ?

Capture du 2013-03-07 20:07:41

Car cette violence est souvent justifiée.

Au delà du discours victimaire "j’ai été obligé de voler". Ces jeunes des quartiers, des "brebis égarées" ont les même écoles que les autres, les même profs, les même examens, mais le taux d’illétrisme est 2X plus élevé dans les ZUS. Qu’ils volent, soit, on pourrait comprendre et pardonner. Mais ils ne volent pas pour s’acheter des livres, mais du Louis Vuitton, des armes et des putes. On les vois parfois zoner en ville, alors que d’autres sont le nez plongé dans leurs études !

Faut pas pousser mémé dans les orties ! Même si je les comprends, ça ne veut pas dire que je vais me laisser agresser et détruire !

Est-ce que pour autant il faut aller encore plus loin dans l’aide, le pardon, le laxisme, les excuses ?

Au contraire, j’ai déjà dit, selon Nicolai Sennels (un psychologue Danois), notre manière de poser des limites diffère dans la culture occidentale et la culture maghrébine, ce qui pose beaucoup de problèmes. Ici l’enfant est cadré par la famille étant petit et les limites sont peu à peu enlevées par la société a l’age adulte, la bas, c’est l’inverse, l’enfant est roi dans sa famille, et les limites viennent par la société a l’age adulte. Imaginez donc la déstructuration psychique de ces enfants qui n’ont aucune structuration, ni enfant, ni adulte.

Ensuite, il ne faut pas oublier que c’est la crise, mais il n’est pas acceptable de se faire violer / voler / brutaliser, juste parce que c’est la crise !

La culture du cancre, la culture de l’excuse, c’est bon, on a assez vu.

Conclusion ?

J’ai beau écouter les arguments de ceux qui accusent Obertone du retour de la bête immonde (racisme), je ne parviens pas à y voir autre chose qu’une pure manipulation idéologique. En effet, c’est la peur qui les tenaille. La lâcheté. La peur que France s’enflamme. Ils préfèrent baisser leur froc face aux agressions plutôt que de risquer l’escalade.

Et c’est d’ailleurs le grand tournant qu’a vécu la France, il faut bien garder cela en tête. Voici l’historique :

  • Les premières émeutes urbaines ont lieu en 1979 dans le quartier de la Grappinière à Vaulx-en-Velin, dans la banlieue de Lyon : des jeunes affrontent les forces de l’ordre et incendient des voitures. Les affrontements se multiplient, entre 1979 et 1980, à la cité Olivier-de-Serres, à Villeurbanne, avant que le maire Charles Hernu décide de raser ce « vivier à délinquance ». C’est à cette occasion qu’ont lieu les premiers affrontements entre les forces de l’ordre et des groupes. Ce sont également les premières voitures brûlées.
  • La première émeute de quartier médiatisée a eu lieu en 1981 aux Minguettes à Vénissieux (Rhône) en 1981.
  • A quoi cela nous a-t-il mené ? Le jeudi 28 octobre 2005 à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), la mort de Zyad Benna et Bouna Traoré, jeunes enfants français d’ouvriers immigrés, a provoqué des émeutes nationales !

Donc, comment peux-t-on ne pas voir ce qui se passe ? Au contraire, "on" (l’état, les ponctionnaires) ne veulent pas voir car ils sont impuissants, soumis. Ça fait plus de 30 ans (33 pour être exact) qu’ils font tout pour cacher la situation, pour cacher que leur projet de mélange des peuples ne fonctionne pas.

Pour autant, ces révoltés des banlieues ont un rôle essentiel à jouer pour la France. Eux seul peuvent la réveiller de sa torpeur. De mon point de vue, ils sont véritablement une "chance" pour la France, mais pas l’immigration chance qui voudrait qu’ils deviennent de bon travailleurs qui vont payer les retraites. Non, une chance a la Erin Brochovich : quand un gros "merdier" nous tombe dessus et nous force à regarder dans le miroir. Ils ont un truc qu’on n’a plus : des couilles.

PS : notez bien que les émeutes ont commencées en même temps que le premier choc pétrolier (c’est à dire à partir du moment ou la production de pétrole per capita a cessé brutalement d’augmenter). Ce n’est pas un hasard (cf pensée systémique, on regarde les synchronicités).

PPS : vous pouvez penser ce que vous voulez. Vous pouvez penser que l’insécurité est un délire. Je vous préviens quand même : la France se dirige vers des gros troubles sociaux avec ces histoires. Ce livre échauffe les esprits. Il n’est pas responsable, mais révélateur. Ça va mal finir. Il est trop tard maintenant pour proposer des solutions. Cela fait partie des choses qu’on aimerai contrôler mais qu’on ne peut que constater. Des solutions simples existent. Mais, ce n’est pas le chemin que nous prenons collectivement.

La facteur tierce et son emprise


Comme je l’ai déjà expliqué, selon moi la crise actuelle est une crise de civilisation, une crise systémique. C’est aussi une crise de la pensée, de notre manière de concevoir et percevoir le monde. Encore une fois, nous allons voir comment économie et spiritualité sont liés.

Nous voulons ou croyons contrôler nos vies. Les anciens savaient qu’ils ne maîtrisaient pas grand chose et comblaient ce vide par des superstitions. Finalement, la "magie" était une manière de "communiquer" a les Dieux qui président nos destinées, afin d’essayer de les influencer, de les amadouer. Sommes nous si différent ? Nous incantons l’Euro et l’Europe à la place de Zeus et Chronos … mais au fond …

« Il n’existe pas d’autre activité humaine où autant de foi est basée sur aussi peu de science que la finance ». Scientific American, le 26 octobre 2011

Pourquoi ce sujet est important ? Parce que comprendre ce qui est entre nos mains et ce qui ne l’est pas permet 2 choses :

  • comprendre les vrais facteurs qui influencent le cours des événements et jouer dessus
  • ne pas tomber dans les pièges de ce qui n’est finalement que le brouhaha qu’on rajoute dessus.

Plus précisément, permettre de se détacher des discours des politiques qui nous vendent de fausses solutions, une illusion de pouvoir et aller au delà, voir au travers, et trouver le vrai pouvoir. La plus grande peur des hommes politiques est qu’on se rendre compte qu’ils n’ont en fait aucun pouvoir (si ce n’est celui de nuire).

Nous occidentaux, avec le scientisme, nous pensons contrôler nos vies, de nos société, décider de nos sort. Pourtant, au contraire la science confirme que n’avons pas beaucoup d’emprise, à tous les niveaux.

Voici une liste (non exhaustive), un peu en vrac de facteurs hors de notre "contrôle", un mini catalogue :

  • l’inconscient : 90% de nos actes se font à notre insu.
  • l’inspiration, l’intuition : D’où naissent les pensées ? Actuellement on ne sait pas vraiment, et finalement, quand une personne à une nouvelle idée, d’où vient-elle ? qui sait si des "Dieux" ne nous l’ont pas soufflée ? La plupart des économistes par exemple ne restent dans les livres d’histoire que pour une seule idée nouvelle.
  • le pic pétrolier + croissance démographique qui façonnent l’économie bien plus que les choix budgétaire, la politique monétaire et autres grigri d’économistes
  • progrès technos : imprimerie, pilule, bombe A ont eu un impact sociétal bien plus grand que n’importe quel politicien
  • les structures familiales qui façonnent les structures politiques. Selon Todd si le communisme (par exemple) a pu s’implanter dans certaines zones et pas d’autres c’est parce qu’il pré-existait sous forme de familles communautaires. Idem pour le capitalisme et les démocraties.
  • les biais cognitifs qui influencent nos pensées,
  • les "mêmes" sortes de virus des pensées animés d’une vie propre et qui nous contrôlent autant que les gènes peuvent vouloir le faire afin de se reproduire (cf le principe de Lucifer d’Howard Bloom)
  • notre cerveau rationnel est plus fait pour convaincre que pour la vérité : la raison est une arme bien plus qu’un chemin vers la vérité
  • nos limites avouées ou non (je ne sais pas, etc…) + incapacité a les reconnaître ont une influence sur nos vies : certaines scientifiques montrent que nous ne sommes pas assez intelligents pour la démocratie
  • les astres qui influencent notre humeur (cycle de 11 ans du soleil + cycle de 28 jours pour la lune). Il est avéré qu’en cas de tempête solaire les crimes augmentent, et pareil en cas de pleine lune.
  • on ne décide pas qui on aime, ce qui nous plaît ou nous déplaît, on le constate simplement
  • nos traumatismes d’enfance (psychogénèse) peuvent avoir une grande influence sur le cours de nos vies, et on ne souvent pas y faire grand chose (mis à part l’EMDR qui semble une des rares méthodes qui guérissent vraiment)
  • complexité du monde : plus on doit gérer le monde de "haut" (hautes sphères mondiales), plus on doit trouver des moyens de "comprendre" un monde complexe : les dirigeants et les élites font appel à des outils intellectuels qui s’apparentent plus à des superstitions (qu’elles soient économiques, politiques, religieuses, ésotériques, etc…)
  • interactions entre 2 personnes : comme s’il y avait une vie propre, cf le langage non verbal, nos corps parlent d’eux même au dela des mots, sans que nous n’y puissions grande chose (même si certaines essayent de tricher avec la PNL)
  • l’environnement (tempêtes, accidents, météo, récoltes) qui peuvent faire basculer nos vies
  • film : la vague, qui montre comment les choses peuvent nous échapper, comment un symbole, une idée peut prendre vie, comme si elle avait une existence propre (cf les égrégores des ésotéristes)
  • influence de l’argent (mini docu)
  • une erreur mathématique s’est glissée dans le calcul des probabilités et est en partie à l’origine de la crise financière
  • notre besoin de croyance qui dépasse parfois/souvent l’acceptation des faits
  • contagion émo décisionnelle (gustave le bon)
  • Edouard Bernay le père de la propagande: celui qui s’est illustré en amenant les femmes à fumer disait "il est plus facile de manipuler l’opinion des foules que celle d’une personne"
  • effet de second tour, la encore montre comment une situation peut nous échapper. Par exemple le protectionnisme, celui en le pratique le déclenche chez les autres, et ça annule les gains initiaux en provoquant en surenchère de protectionnisme
  • le besoin d’égalité/homogénéité sociale (critère déterminant pour l’espérance de vie, la santé)
  • nous avons 3 cerveaux (crane, coeur, ventre)
  • apparemment on ne peut pas être empathique et analytique en même temps
  • expérience de Milgram montre le pouvoir de l’autorité, et l’expérience de Ash sur le conformisme
  • autre exemple : si on regarde à quoi s’est joué la 2ème guerre mondiale, on se rends compte que les Nazis auraient très bien pu gagner, et que ce qui a fait pencher la balance est quasiment de l’ordre de l’effet papillon
  • nos pulsions : nous avons tellement de mal à les contrôler que tout un tas d’institutions et d’artifices y sont dédiées. Nous sommes notamment le pays qui consomme le plus d’antidépresseurs au monde. Nous ne contrôlons pas plus eros que thanatos.

Au mieux nous pouvons influencer le cours de choses… souvent au prix d’un effort constant et soutenu. Au pire, même avec beaucoup de travail, nous n’avons aucune emprise sur le déroulement.

J’espère avoir montré a quel point nous croyons "construire" le monde, alors qu’en fait, nous ne nous contrôlons pas nous même.

Énormément de choses que nous croyons décider sont en fait de simples résultats de facteurs sous-jacent structurels. C’est vrai dans nos vies, c’est vrai au niveau géo-économique.

Et il n’y a rien à faire. La science nous dit en substance que beaucoup de choses nous échappent, et nous échapperons toujours. C’est paradoxal alors que la science est notre meilleur outil pour justement gagner plus de contrôle.

Je termine par une note plus yogique. Dans le bouddhisme il est dit que la vie est souffrance (cf les 4 nobles vérités). La souffrance à une cause. Cette cause c’est l’ignorance. Nous pouvons faire cesser la souffrance.

Hors de quoi s’agit il ? L’ignorance dont il est question, c’est l’ignorance de notre propre nature : nous ne savons pas réellement ce que nous sommes. Dans le yoga il est dit que les pensée, et même les émotions ne sont pas notre "soi", qu’elles sont extérieure. Finalement, la science ne l’infirme pas, bien au contraire. Elles nous confirme que nous faisons partie d’un tout qui nous dépasse et nous englobe. Dans l’Hindouïsme il est dit que nous sommes "sat chit ananda", c’est à dire "existence, conscience, félicité". En effet si nous acceptons nos limites, si nous acceptons de ne pas être isolé du tout (l’illusion suprême de l’ego), si nous réalisons que nous n’avons pas le contrôle, que nous ne sommes pas ces émotions, ces pensées … que reste-t-il au final ? …

La félicité. Je le redis, la voie de la continence, de la maîtrise sexuelle, c’est la voie de la félicité.

Selon moi, la crise actuelle ne pourra se résoudre sans changer notre manière de penser. Einstein disait

"on ne résous pas un problème avec le même niveau de conscience que celui qui la créé" (“You cannot solve current problems with current thinking. Current problems are the result of current thinking.”).

Petit bilan géoéconomique de fin d’année 2012


Avec le niveau sans précédent historique d’endettement des nations, ça fait longtemps que cela aurait du se finir en guerre. Mais il n’en est rien, car depuis 60 ans, la bombe nucléaire terrorise les dirigeants et les forces à chercher d’autres solutions. Du moins, pour tous ceux qui sont abrités derrière ce parapluie, pour les autres, c’est différents, ils sont le terrain de guerres par procurations.

Le statut-quo perdure alors même que les indicateurs économiques majeurs sont "off the charts", dans des zones inconnues. Combien de temps cela peut-il durer ? difficile à dire, mais la crise continue en sous-marin et les prochains chocs se préparent dans les mois / années qui arrivent.

Les US s’estiment presque hors de danger, comparé au reste du monde : la bulle immo sera dégonflée d’ici quelques mois, les foreclosures (saisies) vont finir par s’arrêter, le gaz de schiste va redonner du souffle à l’économie (notez la dissonance du discours : le manque de pétrole n’est jamais un problème, mais son abondance est toujours une bonne nouvelle), les Quantitative Easing vont se perpétuer et continuer d’exporter la crise, mais les protéger (relativement) eux. Ils ont raison ! Sauf pour les gaz de schiste qui ne les aidera que pendant une poignée d’années, probablement pas au delà de 2015, mais, dans une économie mondialisée ou la psychologie joue pour beaucoup, cela pourrait suffire à faire la différence : si l’Europe s’écroule en premier (comme je le crois) les USA seront comparativement vu comme un refuge, ce qui leur profitera énormément.

L’ASPO (association pour l’étude du pic pétrolier) à rencontré l’AIE (agence internationale de l’énergie, l’agence qui donne les chiffres officiels sur lesquels les états basent leurs politique énergétique). L’AIE est à l’origine notamment des fadaises sur les gaz de schiste et l’indépendance énergétique future des USA. L’ASPO nous révèle (je vous dis la même chose qu’eux mais sans le politiquement correct) qu’ils sont incompétents et mal informés (ils n’ont pas de données fraîches et de qualité, et les experts qu’ils consultent ne viennent que pour les aider en matière de statistiques), et qu’ils vont essayer de les aider. C’est quand même hallucinant, mais au moins, on sait ce qui se passe maintenant.

La prochaine étape de la crise risque de venir du Japon dont les exportations se sont effondrées. Rajouté à cela que la démographie subit à atteint un pic et commence à décroître, et que les exportations s’effondrent. Dans les mois qui arrivent, le Japon pourrait ne plus parvenir à maintenir son "homéostasie" et ne pas lever assez d’impôts pour combler son déficit. Ils sont à plus de 200% d’endettement public rapport au PIB, mais parvenait jusque la à faire illusion. Fukushima aura donné le coup de grâce. A suivre donc dans l’année qui vient.

L’Europe est aussi une zone à fort risque malgré les discours rassurant des politiques. D’ailleurs c’est un critère : plus ils se veulent rassurant, plus on est dans la m…de ! Concrètement, nos banques ne parviennent pas à se recapitaliser (y compris en Allemagne). Chypre est en faillite. L’Espagne va mal. La Grèce au bord de la guerre civile avec (de mémoire) 30% qui votent pour le parti néo-nazi, et peut exploser à tout moment. A priori l’union soviétique Européene va se poursuivre en rendre le GEAB de plus en plus heureux. L’Europe importe 96% de son pétrole. Seuls les pays nordiques ont entamés une vraie transition énergétique (la France préfère faire pédaler ses immigrés pour générer de l’électricité afin d’alimenter les voitures électriques des riches). Bref, la situation est critique.

La Chine inquiète aussi, mais j’ai oublié les raisons et les chiffres. De toute manière, c’est difficile d’y voir clair avec eux, les chiffres sont encore plus truqués, et l’économie est dirigée, ils ne jouent pas selon les même règles. C’est un cas à part.

Mais c’est surtout la France qui inquiète beaucoup. Nous sommes maintenant sur le fil du rasoir. Le chômage monte, les 3% de déficit ne seront pas atteint, d’autant qu’en plus il faudrait faire mieux pour rattraper le retard pris, l’immigration massive plombe le pays, les banques n’ont plus de capitaux (BNP / Ca / Sogen ont plusieurs fois le PIB de la France dans leur bilan – et ça, ça finit toujours très mal), la cure d’austérité va nous amener dans une crise à la grecque, et en plus, Hollande doit s’attaquer au CDI (cf le nouveau contrat qu’ils sont en train de mettre en place), et ensuite aux retraites à nouveau ou bien aux fonctionnaires (56% du PIB, ce qui est juste gigantesque). Dans un pays ou l’on ne cesse de dire "la crise et finie", mais en même temps on demande toujours plus d’efforts à tout le monde, et ou la tradition contestataire est forte.

Les Russes ont lâchés Assad, ce qui m’étonne beaucoup. Qu’on-t-ils négociés en échange ? pour l’instant, difficile d’y voir clair. La Palestine commence à être reconnue comme un état (par l’ONU). A priori, pour l’instant, nous échappons à la guerre avec l’Iran qui aurait probablement eu un effet disruptif. La Grèce ne sera pas poussée hors de l’Euro, du moins pas avant les prochaines élections Allemandes fin 2013.

Donc pas de choc majeur en 2013, du moins, dans les mois qui arrivent. Mais la situation continue de se dégrader partout. C’est peut-être d’ailleurs ça qui fait qu’on évite les gros choc : tout le monde ou presque est mal.

Mais d’ici une poignée d’années, la bulle des gaz de schiste (due à la masse de capitaux qui cherchent à s’investir et qui fabriquent des bulles un peu partout, et due aux allègements fiscaux dont ce domaine fait l’objet) va finir par exploser, comme toutes les bulles. Le pic pétrolier absolu devrait être atteint avant fin 2020 et provoquer un nouveau choc. Nous avons les émeutes de la faim qui reviennent dans les pays fragiles, ce qui devait à nouveau provoquer de l’instabilité dans les pays arabes notamment. Raison pour laquelle les démocraties laissent s’installer les dictatures islamiques des frères musulmans pour "tenir les pays en échange de pétrole" (je simplifie un peu, mais je ne suis pas sûr que ce soit beaucoup plus compliqué).

Rajoutez à cela qu’il y aura toujours plus de catastrophes naturelles (inondations, tempêtes) et industrielles. A terme, je ne vois toujours pas d’issue, ni pour l’Euro, ni pour le Dollar en tant que monnaies uniques, mais la situation est très complexe du fait qu’en même temps les nations s’affaiblissent, rendant le retour aux monnaies nationales d’autant plus compliquées … et à la rigueur on pourrait avoir des monnaies crées par les multinationales, ou par des zones urbaines étendues (le grand Paris par exemple). Pour l’instant, c’est difficile de savoir qui prendre l’initiative (Nantes s’est doté d’un embryon de monnaie locale si je ne m’abuse).

Mais nous avons évité la fin du monde du 21 décembre 2012, et il n’y en a pas d’autre prévue dans l’immédiat, donc … on devrait s’estimer heureux !

Sources :

Logique systémique et crise


Préambule : Pour comprendre et résoudre la crise, je prétends qu’il faut utiliser un autre mode de pensée que celui qui prévaut en occident. Il faut changer notre "logique", notre manière de réfléchir le monde.

Dans cet article, je vous invite à découvrir cet autre manière d’appréhender, ce paradigme qui s’appelle "systémique", mais que tout le monde connaît (intuitivement au moins) déjà.

C’est la logique sous-jacente à de nombreux articles que j’écris sur ce blog, qui peuvent parfois choquer ceux qui se bornent aux raisonnements économiques "classiques". C’est pourquoi il est très important de savoir expliquer en quoi cette logique se différencie et dans quel cas on peut l’utiliser et d’en connaître aussi les limites.

Prenez un muscle, il se contracte, se détend. Si vous essayez de comprendre pourquoi / comment il le fait, vous observez qu’il a besoin d’ATP une molécule énergétique et qu’il répond à des impulsions électriques envoyées par le cerveau, et qu’il peut se développer ou s’atrophier dans certaines circonstances.
Pour savoir pourquoi il se contacte, il faut remonter dans le cerveau, où la on aperçoit qu’il existe différentes conditions pour sa contraction, différents canaux, certaines sont dites "réflexe" automatiques, si par exemple le muscle est étiré trop violemment, ou bien si le circuit "douleur" est activé, et d’autres vont passer par des circuits dans le cortex, qui lui même tire ses informations de perceptions sensorielles. On pourra donc suivre le circuit d’activation et s’apercevoir que certaines zones du cerveau s’activent sous certaines conditions de stress ou selon l’activité d’autres aires, elle même dépendantes de tout un tas d’informations de plus en plus complexes à analyser.

Si on observe l’activité musculaire d’un biceps au cours d’une journée, si on trace le graphe, cela aura tout l’air d’être une courbe aléatoire et si on cherche à l’expliquer avec la logique analytique expliquée ci-dessus on va vite aboutir à des écueils incontournables.

Par contre, si on oublie toute cette "chaîne fonctionnelle" qui remonte du muscle au cerveau puis aux capteurs du corps et qu’on le replace dans son contexte, c’est à dire qu’il fait partie du système "bras" et qu’il sert à plier ce dernier, et si on observe l’activité de l’humain auquel il appartient, il devient très facile de comprendre pourquoi il se contracte ou non : celui-ci a pu saisir une tasse, ou soulever le bras pour atteindre un objet en hauteur, etc…

Ces deux logiques sont valables, mais opposée. L’une est la logique analytique, l’autre est la logique analogique, dite systémique. L’analyse est la logique cartésienne mathématique déductive. L’autre est une logique symbolique inductive. Ces deux logiques peuvent chacune être mal utilisées si on ne sait pas bien s’en servir ou si on leur donnent de mauvaises données à traiter.

La logique systémique est assez bien expliquée ici.

Approche analytique Approche systémique
Isole: se concentre sur le éléments Relie: se concentre sur les interactions entre les éléments.
Considère la nature des interactions. Considère les effets des interactions
S’appuie sur la précision des détails. S’appuie sur la perception globale.
Modifie une variable à la fois. Modifie des groupes de variables simultanément.
Indépendante de la durée:les phénomènes considérés sont réversibles. Intègre la durée et l’irréversibilité.
La validation des faits se réalise par la preuve expérimentale dans le cadre d’une théorie. La validation des faits se réalise par comparaison du fonctionnement du modèle avec la réalité.
Modèles précis et détaillés, mais difficilement utilisables dans l’action (exemple: modèles économétriques). Modèles insuffisamment rigoureux pour servir de base de connaissances, mais utilisables dans la décision et l’action (exemple: modèles du Club de Rome).
Approche efficace lorsque les interactions sont linéaires et faibles. Approche efficace lorsque les interactions sont non linéaires et fortes.
Conduit à un enseignement par discipline (juxta-disciplinaire). Conduit à un enseignement pluridisciplinaire.
Conduit à une action programmée dans son détail. Conduit à une action par objectifs.
Connaissance des détails, buts mal définis. Connaissance des buts, détails flous.

Hors nous vivons dans une société qui refoule la logique systémique, notamment en économie, en particulier depuis Descartes qui a consacré la logique analytique.
Les économistes cherchent a comprendre et analyser l’économie au lieu de voir comme un système et de chercher à savoir à quoi elle sert et les paramètres qui l’influencent.

Les articles économiques que j’écris sont parfois "illogiques" selon l’approche analytique.

Prenons l’exemple de la crise des subprimes. On va chercher à l’expliquer par les prêts excessifs des banques, eux même expliqués par les dérégulations et les taux bas de la FED puis leur brusque remontée dans les années 2000. C’est comme si on cherchait à remonter du muscle jusqu’au cerveau. Ensuite, pourquoi la dérégulation et les taux de la FED ? Là ça se complique un peu puisqu’on va rentrer dans la géoéconomie. Il va falloir invoquer à la fois la chute du communisme et le capitalisme triomphant qui se croit invincible, il va falloir évoquer la bulle des dotcoms de la fin des années 90, et même le bug de l’an 2000, il va falloir invoquer les armées d’agents secrets reconvertis à la guerre économique et devenus financiers ou traders, il va falloir invoquer la récession des années fin 70 suite au choc pétrolier pour expliquer la dérégulation, et on peut remonter très loin et même voir des cycles économiques de création de crédit, ou des supercycles liés aux cycles démographiques, et on peut relier cela aux attentats du 11 septembre (qui ont joués sur les taux de la FED eux aussi), etc…

Bref, on ne s’en sort pas, on est dans les centres décisionnels multiples de la psychologie collective qui veulent s’habiller des oripeaux de la raison.

Alors que si on utilise l’approche systémique, on va avoir une méthode plus simple et plus directe. L’économie est un système thermodynamique visant à transformer de la matière un utilisant de l’énergie. Notre économie est comme une sorte de chandelle qui brûle les matières premières de la planète (Notez que la systémique utilise les analogies). Si on veut comprendre mieux on va regarder les travaux Nicolas Georgescu Roegen, qui a failli obtenir le prix Nobel d’économie pour ses travaux sur l’entropie (notion fondamentale de la thermodynamique qu’il a appliqué a l’économie) et les travaux similaires sur l’EROEI. Mais peu importe. Quand on creuse la question de l’énergie, on s’aperçoit qu’on peut la réduire a son facteur déterminant : le pétrole, car c’est lui qui dicte les conditions pour les autres énergies. Pourquoi ? tout simplement parce que c’est la seule énergie qui combine : haute concentration, transport facile, stockage facile, utilisation multiple, et surtout il est abondant et pas cher.

Maintenant, si on observe l’évolution de la production pétrolière, on va s’apercevoir qu’il y a différentes catégories de qualité de pétrole, et que justement, le pétrole de meilleure qualité est venu à décliner en 2005. J’en ai déjà parlé longuement. Il est assez facile de démontrer que sans pétrole pas cher la croissance n’est pas possible. Non pas dans l’absolu (des utopies économistes), mais dans la réalité de notre monde moderne qui dispose de 100 mille milliard d’infrastructure pétrolière.

On comprends donc aisément que le pari fait par les banques était simple : on peut vendre des maisons à des pauvres qui ne peuvent se les payer dans la mesure ou le prix de l’immobilier ne cesse de monter, et qu’ils peuvent les revendre avec plus-values quelques années plus tard, et utiliser cette plus-value comme apport pour remettre au pot pour s’acheter une nouvelle maison… et ainsi de-suite. C’est une forme de ponzi, mais qui peut durer indéfiniment en réalité s’il se calque sur le rythme de la croissance économique.

Cette logique vertueuse typique de la psychologie américaine s’explique par l’optimisme qui a participé à la création du pays, et aussi par le succès de leur modèle dans la course à la mondialisation !

La FED a remonté les taux dans les années 2005/2006 (de mémoire) pour lutter contre l’inflation. Mais d’où sort cette inflation à la base ? On va devoir rentrer dans les méandres de la psychologie de tout un pays, sans parler de sa perception internationales, et tout un tas d’autres facteurs (délocalisations, guerres, perception de la puissance américaine, opposition des pays non alignés, etc…)

En réalité si on se limite à une analyse monétaire ou financière, on va tourner en rond, même si ces approches peuvent nous éclairer sur certaines mécanismes, comme une forme d’élasticité de l’économie dans certaines conditions de normalité, etc…

L’approche analytique ne peut pas nous aider beaucoup, mais elle est nécessaire pour confirmer / infirmer les résultats de l’approche systémique.

L’approche systémique est simple et directe : moins de pétrole, moins de croissance, début des problèmes. La systémique ne va pas nous dire quel seront les problèmes, elle va juste nous dire que les problèmes vont tomber sur quelqu’un, forcément …

C’est comme une voiture, on ne peut pas dire quelle pièce va céder, ni pourquoi, mais on peut dire avec certitude que la voiture est une machine qui sert à se déplacer, qui est soumise à des contraintes, et qu’elle va s’user, et que peu importe comment elle est fabriquée, une pièce finira par céder quelque part. L’analyse nous permet de savoir que telle ou telle pièce est plus fragile, et que selon les conditions de conduite, il a des chances qu’elle soit touchée en premier.

Les deux approches sont complémentaires. Mais, j’insiste, je le redis, aujourd’hui notre société vit une crise de sa "rationalité".

C’est un aspect fascinant de la pensée humaine. La logique analytique s’intéresse aux liens de cause à effet, alors que la logique systémique va rechercher les synchronicités.

Imaginez une situation : Prenez deux hommes qui se battent et demandez leur pourquoi ?

  • L’un dira "je l’ai frappé parce qu’il m’a poussé",
  • l’autre répondra "je l’ai poussé parce qu’il ma provoqué",
  • le premier : "je l’ai provoqué parce qu’il m’a insulté"
  • le second : "je l’ai insulté parce qu’il m’a manqué de respect"
  • et au final on aboutira a : le regard des deux hommes se sont croisés "par hasard", et, pour on ne sait trop quelle raison, un trop plein de testostérone, une mauvaise journée, une enfance difficile, aucune des deux n’a voulu baisser son regard et "céder".

Il y a eu une synchronicité, il n’y a aucune cause première, il n’y a pas l’un des deux qui a commencé. C’est arrivé pour d’autres "raisons". Pour comprendre il faut dépasser le mur de la causalité, sorte d’horizon indépassable de la logique analytique, comme la vitesse de la lumière ou la constante de Planck (selon qu’on regarde dans l’infiniment grand ou petit)..

Et si on cherche les raisons, on va trouver que par exemple, statistiquement il y a une recrudescence des agressions, et peut-être on va remonter à une augmentation de la criminalité, et donc de la méfiance des gens qui sont tendus, etc…
Mais il n’y a pas de cause "directe" de "raison précise".

Et là, on entre dans un nouvel univers de pensée quand on regarde comment les synchronicités fonctionnent. Imaginez ce que peut donner la systémique appliquée au domaine de la santé par exemple ? C’est quelque chose qui a été évacué/refoulé de nos sociétés.

Pourquoi ?

Il y a des abus, car la pensée systémique et la maturation d’une pensée symbolique, elle même maturation de la pensée magique. Malheureusement ce genre de pensées nous a amené a des superstitions, des guerres, des sectes, de l’inquisition, etc…

Par exemple, pour ne citer qu’un cas parmi les plus connus : l’astrologie. Je ne dis pas que le principe de l’astrologie est faux, je n’en sais rien. Par contre, je dis que c’est clairement un abus de la pensée analogique/systémique, car l’astrologie actuelle n’est pas basée sur une démarche rigoureuse (il faudrait pour cela observer s’il y a des relations statistiques entre les configurations des étoiles et les événement sociologiques pour commencer), sans parler des autres dérives, du genre l’effet Barnum.

Autre exemple très intéressant : la santé. D’ailleurs on retrouve cet affrontement entre les 2 logiques analogique/analytique dans ce domaine, entre la médecine allopathique et les médecines alternatives (l’homéopathie par exemple utilise la logique systémique) … et les mêmes dérives des deux cotés : la médecine pétrochimique ne parvient pas à guérir car elle cible un organe et ne comprends pas les répercussions sur le reste du corps ou même dans la vie du patient, et les médecines alternatives sombrent parfois dans des superstitions idiotes, mais la médecine chinoise par exemple obtient tout de même des résultats.

Il faut donc parvenir à réconcilier les deux approches, à les utiliser a bon escient.

Malheureusement, la pensée Yin (analogique) a été chassée par la pensée Yang (analytique) dans notre société.

Et la, on est en plein yoga, qui consiste à "unir" (les opposés entre autre).

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