Blog de Yoananda

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Quels risques de coupure électrique ?


J’ai accumulé pas mal de notes sur la question électrique. Je commence à mettre ça en forme, même si ce n’est peut-être pas la meilleure manière de l’aborder, je dépile un peu …

Pour l’instant, malgré la crise, il n’y a pas eu de grosses « rupture de la normalité » en France (ce n’est pas le cas dans d’autres pays). Il y a des gens dont c’est le métier de prévoir les risques et ils font des beaux rapports mais le problème c’est qu’ils raisonnent dans un cadre restreint du « business as usual », il faut donc creuser un peu pour savoir vraiment ce qu’on risque.

Dans les années à venir, a cause des perturbations climatiques (qu’elles soient du à l’homme ou pas n’est pas la question), a cause des tensions géo-économiques, et à cause du vieillissement des infrastructures et de la compétition pour les ressources, cela pourrait être différent.

Les fossiles étant condamnés à moyen/court terme, voyons un peu comment ça se passe pour l’électricité actuellement.

Aux USA

Histoire de planter le décors regardons du coté du phare de la civilisation (lol) comment ça se passe :

On voit clairement un augmentation exponentielle des pannes électriques. Pour l’instant, ça passe relativement inaperçus parce qu’au final, ça n’empêche personne de vivre … par contre, pour les industriel, c’est un coût supplémentaire à intégrer.

Cependant, n’oublions pas qu’en 2003, 50 millions de personnes se sont retrouvées sans électricité pendant 2 jours aux USA/Canada en raison d’une défaillance en cascade.

Blackout picture - full moon over darkened New York City skyline during massive East Coast blackout in 1965

Il semble bien que ce soit lié aux intempéries :

outages

Ceci dit, je pense que la vétusté des installations y est pour quelque chose aussi.

Bon ce n’est pas la fin du monde me direz vous. Ceci dit, moi quand je vois une courbe exponentielle, j’ai tendance à me méfier. Ou en est-on en France ?

En France

En guise d’apéritif je vous invites à lire ce témoignage d’un agent de maintenance de l’EDF. Il n’y a pas que l’infrastructure qui vieillit, les agents aussi !

Mon métier c’est de rétablir l’électricité 24h sur 24h toute l’année dans n’importe quelles conditions et par n’importe quel temps. […]
Aujourd’hui beaucoup de mes collègues sont fous de rage.
Par ou commencer ?
 
Je suis en colère.
 
Jamais ce pays n’a été autant dépendant de l’électricité, et jamais, nous, les monteurs, n’avons été aussi peu nombreux, et avec des moyens aussi dérisoire.
[…]
Le réseau, en particulier dans les centres villes, est obsolète et sous dimensionner.
On en est au point ou les câbles fondent tant l’intensité qui y transite est importante.
Le problème c’est que cette entreprise, comme beaucoup, subit des dépars massif à la retraite de la génération des baby boomers, et puis elle est touchée par la maladie de l’encadrement.
 
En clair il y plus d’officiers que de soldat.
 
Pour ne rien arranger, nous sommes paralysés par les taches administratives, qui paradoxalement se sont accrus depuis l’arrivée de l’informatique.
En même temps, on nous demande de faire de plus en plus de travail sans nous en donner les moyens.
 […]
En résumé, edf compte sur les opérateurs de téléphonie mobile pour piloter son réseau et les opérateurs de téléphonie mobile comptent sur edf pour alimenter leurs antennes.
[…]
Nos centrales nucléaires on toutes été construitent en même temps…il y’a 30 ans.
 
Elles ont été conçus pour durer 30 ans.
[…]
Ce qu’il faut retenir de tout cela, c’est qu’aujourd’hui tous les réseaux, quelque soit leur nature, sont interdépendants et qu’ils le seront de plus en plus.
 
Personne ne peut prédire les conséquences de l’effondrement d’un système de support sur les autres systèmes de support.
Bon, c’est un gars en colère, mais au final le job est fait semble-t-il. Dans toutes les boites, quand on regarde sous le capôt on est effaré et on se demande comment ça peut tenir debout. Il ne faut donc pas prendre ça au pieds de la lettre, ceci dit, il faut en tenir compte quand même.
Ou en est-on concrètement ?
Pour l’instant chez nous, ça ne se passe pas si mal, mais on voit bien l’effet que peut avoir une tempête (2009 avait été sympa !) :
temps moyen de coupure annuel
La tendance est à l’augmentation légère, mais pas de quoi être trop alarmiste pourtant. Le rebond de 31% en 2013 serait du aux intempéries, malgré la modernisation engagée par ERDF.
Selon la Fédération Française des Sociétés d’Assurance, le coût des intempéries a représenté 1,1 milliard d’euros en 2013, « soit l’équivalent d’une catastrophe naturelle majeure. »
[…]En 2012, le nombre de ces épisodes (tempêtes, vagues de froid) avait déjà quadruplé, avec huit évènements majeurs recensés. En 2013, il y en a eu neuf, mais quatre de très grande ampleur, a souligné Gilles Galléan, le directeur technique du groupe.
Pourtant en 2016 les choses vont se compliquer. D’une part, nous allons réduire notre capacité de production, d’autre part, nous allons ouvrir de nouvelles lignes haute tension vers les pays frontaliers :
Près de 7.700 mégawatts de centrales à charbon et au fioul, soit l’équivalent de près de cinq gros réacteurs nucléaires, doivent ainsi fermer d’ici la fin 2015, la moitié de ces fermetures étant déjà actée.
[…]la réduction du matelas de sécurité français « ne permettrait pas d’assurer la sécurité d’approvisionnement en cas de vague de froid intense »
Semble-t-il nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne :
La Carte de France des coupures d'électricité
Je ne sais pas trop si ça peut servir à quelque mais il y a un traquer de coupure en ligne ici.

Étude (rapide) du cas Grec

Si on prends la Grèce comme modèle de ce qui nous attends, on voit que la consommation électrique globale du pays diminue depuis 2008 (plusieurs sources corroborent).

 greece electric power consumption kwh wb data

Mais beaucoup moins que la consommation de pétrole. Et chose étonnante, il semble que les renouvelables progressent !!!

Quel avenir ?

Heureusement (pour l’infrastructure du moins) à cause de la crise, la consommation d’électricité diminue en Europe de l’ouest. Il semble que le pic de consommation d’électricité soit en 2011 pour la France, 3 ans de retard par rapport à la Grèce (et il semble qu’on maintienne ce retard aussi dans l’austérité qui va faire parler d’elle dans quelques jours d’ailleurs).

Les livraisons d’électricité en Europe de l’ouest ont déjà atteint leur pic ! Deux explications (pas forcément exclusives) : c’est la crise, l’austérité qui fait diminuer la consommation. Autre possibilité : 17% des Allemands sont autonomes en énergie, ils ne « livrent » plus d’électricité mais la consomme sur place sans participer au marché. La tendance doit être sensiblement la même dans les pays du nord et pourrait expliquer cette décrue.

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Pour l’instant donc ça ne se passe pas si mal, mais le risque existe, et je ne suis pas certain qu’on puisse considérer l’appauvrissement des populations comme un bon signe. Bien sûr, quand on a une coupure d’électricité, c’est toujours au pire moment : soit il fait très froid, soit on a les pieds dans l’eau …

Cet article de Patrick Reymond montre bien comment la maintenance devient de plus en plus compliquée, quelque soit le domaine (la on parle des voies ferroviaires mais ce n’est pas si différent des voies électriques) :

Mais tout cela permet de vérifier « la loi d’airain », des infrastructures : une fois en place, elles sont tout bonnement, il est peu ou pas possible des les entretenir, parce qu’ils n’y a pas d’alternative réaliste, sinon, à quelques centaines de millions d’euros, qui, une fois réalisée, provoquerait quelques années plus tard, une congestion.

Et encore, là, la configuration est celle d’un département d’un peu plus de 200 000 habitants, donc, où les travaux, finalement, sont encore possibles.

Après, on imagine que si les 200 000 étaient 300 000 ou 600 000 les problèmes prendraient une autre taille, ingérable.

Rajoutons à cela que le monde à déjà passé le pic nucléaire, la soit-disante filière d’avenir :

nuclearproduction.jpg

Mais surtout regardez ceci :

partnuke.jpg

Et ceci :

partnukeelectr.jpg

Je crois que ça se passe de commentaire. Je rappelle que le nucléaire est vieux, qu’on ne sait pas traiter les déchets, qu’on ne sait pas démanteler (techniquement on « sait » faire, mais à un coût raisonnable, non). Et avec la crise, je crains qu’on ai du mal à avoir les moyens financiers de gérer notre bousin nucléaire. Que penser des investissement massifs que le pays fait dans cette filière ? Des milliards dépensés pour ITER ? Ça sent un peu de « baroud d’honneur » de la part du nucléaire quand même. Si d’ici 2020 la filière des « neutrons rapide » ne donne pas de résultat … ça risque d’être tendu. C’est un peu quitte ou double la. A vous de voir si vous pariez dessus ou pas.

Conclusion

L’électricité est amenée à prendre de plus en plus d’importance dans nos vies, si (ou plutôt puisque) les fossiles sont en déclin. S’il n’y avait pas la crise des ressources, ça ne se passerait pas si mal en fait.

Mais on a 4 risques qui augmentent en même temps pour l’ensemble du réseau électrique français :

  • complexification, interdépendance accrue, risque d’effet domino
  • vieillissement de l’infrastructure et des agents de maintenance
  • risque économique (manque de moyens, manque de provision pour les risques, appauvrissement)
  • risque géo-politique (cf l’Ukraine, même en cas de problème sur le gaz, on pourrait en avoir des répercussions ici par une demande en surplus)

Sur le court terme on risque des coupures locales, plus longues, plus souvent. A priori pas de risque de coupure majeure en vue pour l’instant, mais si vous vous chauffez à l’électrique en hivers, méfiance quand même. Sur le long terme, un prix de l’électricité va augmenter, et donc, il y aura des arbitrages à faire chez soi pour réduire la facture. Vous pouvez commencer à vous y préparer à mon avis si vous ne voulez pas être pris par surprise un jour.

Vous pouvez toujours compter sur le big business et l’état pour vous venir au secours, mais vous pouvez aussi commencer à vous prendre en charge (pas besoin d’être millionnaire pour ça).

Pour conclure un article sur la maison solaire autonome : est-ce encore une question de rentabilité ?

Basculer vers l’autonomie énergétique est une démarche qui appelle de nombreuses questions. Ou affirmations. L’une des plus fréquentes est celle de la « rentabilité ». « Si je passe au tout solaire, sans EDF, il me faudra 8 ans pour que ce soit rentable » est une phrase fréquemment entendue ou lue. Certains vont parler de 10 ans, 12 ans avant « rentabilité ». Le calcul effectué est assez simple : additionner sa note EDF sur un an, celle de l’installation solaire, et diviser cette dernière par le montant EDF. Le nombre qui en ressort  est censé correspondre aux années passées à payer EDF jusqu’à atteindre le montant de l’installation solaire. Lorsque l’échéance est atteinte, c’est un seuil où l’on commence à « gagner » de l’argent, ou tout du moins, en économiser. L’électricité deviendrait alors « gratuite ». Pourtant, la démarche de l’autonomie énergétique ne fonctionne pas de cette manière. Particulièrement aujourd’hui.

[…]

Croire que l’autonomie électrique d’un habitat est seulement pour son propriétaire une manière d’éviter de payer des factures EDF procède d’une vision très étroite du sujet. Tout comme laisser croire qu’on participe à « sauver la planète » en produisant soi-même son électricité solaire. L’autonomie énergétique est avant toute chose une démarche intellectuelle, politique, philosophique, en lien avec la liberté, et de façon plus générale, les libertés. Comme le logiciel libre empêche qu’une « œuvre codée », collective ou non, ne devienne la propriété d’un petit nombre qui obligerait le reste à « passer par lui » pour en bénéficier, l’autonomie électrique redonne le pouvoir à celui qui la crée.

guerre-energie

Ce pouvoir va au delà du simple fait de ne devoir rien à personne pour allumer des lumières et faire fonctionner des appareils électriques. Il va au delà de ne pas polluer lorsqu’on consomme de l’électricité. Ce pouvoir est celui de ne pas être soumis. Asservi. Pas simplement à une entreprise, mais à un ensemble : un système et des valeurs. La maîtrise technique est un moyen de changer d’état d’esprit, d’appréhender le rapport à la société, à l’Etat, d’une autre manière. Dans un système où l’infantilisation des citoyens est de plus en plus poussée à grands coups de normes,  de réglementations censées protéger chacun de soi-même et des autres, produire son électricité est une voie excessivement libératrice. Qui redonne du sens, et replace l’individu comme adulte.

Le fossé cognitif, facteur structurant et aggravant de la crise


Je conjecture que le fossé cognitif* est l’un des facteurs structurants et aggravants de la crise. D’autre part, je pense que c’est un facteur totalement négligé, voire même tabou.

Le texte est un peu long et artisanal (à prendre avec une pincée de sel), mais quand je parle du « fossé cognitif » je ne suis pas sûr que tout le monde comprenne bien de quoi il s’agit. Si vous voulez aller à l’essentiel, j’ai mis en relief les parties centrales.

Il se pourrait, contrairement à ce que l’effet Flynn suggère (que le QI augmenterais) que la QI au contraire diminue à cause de l’environnement moderne et ses polluants. Rajouter à ceci la dégradation des conditions d’enseignement dans l’école publique.

C’est quoi le fossé cognitif, pourquoi s’en soucier ?

Qu’est-ce que c’est au juste ? kaçacéksa ?

Une personne est douée d’une certaine capacité cognitive globale qui dépends de son intelligence, de son instruction, et de ses ressources disponibles (ses relations pour l’aider, ses moyens financiers, son accès à la culture). On peut être intelligent et manquer d’instruction pour pouvoir exploiter pleinement ses capacités. On peut être intelligent et instruit, mais entouré de boulets et ne pouvoir pas faire grand chose de sa vie non plus. A l’inverse on peut compenser (en partie) un déficit d’intelligence par un surplus d’instruction. Il y a donc des gens qui sont riches et d’autres qui sont pauvres du point de vue cognitif (tout autant que du point de vue économique).

Un groupe de personne est aussi doué d’une intelligence de réseau, d’une dynamique de groupe (l’équivalent de nos émotions), et de ressources (internes ou externes).  D’une certaine manière, un groupe est aussi doué d’une certaine capacité cognitive et même d’une certaine forme d’autonomie par rapport aux individus et donc d’identité propre. Il est une sorte de « méta-individu » en somme.

Cette capacité cognitive est en partie héritée (de ses parents, de son pays, de son milieu social) et en partie discriminante (les gens de capacités similaires ont tendances à s’attirer les uns les autres) et n’évolue que lentement avec beaucoup d’efforts, autant au point de vue individuel que collectif. Une nation est un collectif qui assure une certaine homogénéité des niveaux cognitifs en fournissant un système éducatif commun, une forme de solidarité basée sur un sentiment d’identité commune (et une langue commune). S’il y a de la confiance entre les gens, alors les inégalités cognitives ne sont pas un problème en soi.

Par contre, quelque soit le niveau cognitif, on fonctionne tous à l’aide de biais cognitifs. lol

Pourquoi c’est tabou ?

Avec certains on atteint vite le point Godwin (comme avec le mot « immigration »). Je parle d’expérience.

C’est simple et ça tient en un mot : eugénisme. Parler d’inégalités cognitives évoque directement cette question puisque l’eugénisme est née, en partie des études sur le QI (et bien sûr aussi du Darwinisme). Je ne vais pas me cacher derrière mon petit doigt mais je botte en touche : l’eugénisme a été discrédité, je n’essaye pas de la réhabiliter sournoisement, je me borne à poser la question de l’influence de ces inégalités en tant que facteur systémique. D’ailleurs pour réduire les inégalités on pourrait tout aussi bien « éliminer » le haut du panier plutôt que l’inverse (c’est le choix fait par la France d’ailleurs). De toute manière, nous pouvons et devons cohabiter malgré nos différences. Mais je ne prétends pas non plus que tous les hommes sont égaux à la base et que c’est la société seule qui fabrique des inégalités : pas plus que tout le monde ne né beau, tout le monde ne naît pas intelligent. J’ai un parti pris pour l’intelligence, mais je vais essayer de rester le plus neutre possible.

Finalement le pic pétrolier est un sujet facile à coté ! lol

Je pense que l’équilibre cognitif sociétal relativement stable hérité des 30 glorieuses est en train de se fissurer et que l’écart entre les nantis et les pauvres en terme cognitif se creuse. C’est tout l’objet de ce post de le démontrer. A la rigueur, pire que l’écart, c’est la perception subjective de l’écart qui compte et qui s’accroît. L’accroissement de cet écart est insoutenable à long terme. Cf l’exposé de Richard Wilkinson sur les inégalités : par construction l’humain ne les supporte pas au delà d’un certain seuil.

Pour l’anecdote, de part son fond culturel catho / rousseauiste et a cause du contexte difficile, la France, pour réduire les inégalités (sociales et donc cognitives) décide de chasser ses cerveaux et aider les pauvres : Socialism : making everybody equally poor since 1917

Il n’existe pas de véritable mesure en ce domaine, ni même (à ma connaissance) de travaux universitaires. Il faut piocher dans les études sur le QI, dans les biais cognitifs, dans la sociologie, la macro-économie, et aussi le bon vieux gros bon sens fermier. Je pense qu’on y est tous confrontés plus ou moins dans notre vie courante à ce fossé cognitif (qui n’est pas un fossé culturel par contre : on peut avoir la même capacité cognitive et des cultures très différentes), souvent même sans s’en rendre compte.

Ce que je constate en revanche, c’est que cet aspect des choses n’est quasi jamais abordé dans les analyses de la crise. Je vois souvent des propositions de solution intéressantes, mais jamais les auteurs ne voient que leur solution « intelligente » ne peut pas être appliquée dans le monde réel parce que presque personne ne va les comprendre. Ils réfléchissent comme si la moyenne d’intelligence des gens étaient similaire à la leur, ou comme si tout le monde était sensiblement de la même capacité cognitive.

La teneur en partie pessimiste de ce blog vient d’ailleurs de la : les solutions à la crise existent potentiellement !!! Mais on ne peut pas les appliquer en raison du fossé cognitif.

Pour le dire autrement : le système financier actuel convient très bien à ceux qui l’ont conçus, mais n’est pas adapté a ceux qui n’ont pas les moyens d’en comprendre les rouages.

On a donc une lutte de pouvoir pour savoir si on va éliminer cet outil financier (et parfois cela inclus les gens qui vont avec) ou a l’inverse si on va l’imposer aux gens (c’est l’austérité pour faire simple) quitte à ce que ceux-ci en meurent. Le système financier est un prétexte de la « guerre cognitive ».

J’affirme aussi que la structuration politique d’un pays dépends tout autant des structures familiales que des structures cognitives : plus l’écart type de la répartition des capacités cognitives entre les gens est grand, plus le pays est difficile à gérer, plus on va vers un régime autoritaire. En gros : si tout le monde est intelligent et instruit, ou si tout le monde est bête et illettré, c’est facile à gérer. Ce qui est compliqué c’est de mélanger les deux.

La répartition du QI

Le QI des gens se mesure avec des tests divers et variés. Sans rentrer dans les détails, disons que par construction on réparti la population selon une courbe de gauss. Pour simplifier, disons que le QI est un proxy de la capacité cognitive (une mesure indirecte et approximative, mais suffisamment corrélée pour qu’on l’utilise pour des analogies). Est-ce que le QI mesure vraiment l’intelligence ? C’est un sujet controversé (surtout son caractère héréditaire en fait), du moins chez tous ceux qui ont penchant socialiste / marxiste / communiste.

Je ne rentres pas dans le débat sur le facteur g pour rester simple, ni sur les différentes formes d’intelligence. Ça ne change rien à la question : même s’il y avait plusieurs formes d’intelligences, au final, on a une capacité cognitive globale qui agrège toutes les autres (intelligence, instruction, ressources) et y rajoute notre instruction et nos ressources propres. Qu’on sache la mesurer ou non n’est pas la question, ces différences existent. Qu’elles soient héréditaires ou non ne change pas grand chose non plus.

Ce que je dis ferait sûrement sourire un spécialiste du QI, mais c’est pour planter le décors. Peu importe si ce n’est pas rigoureusement vrai, c’est pour faire « toucher du doigt » la réalité, et donner une clé d’analyse des situations macro et micro.

En dessous de 70 de QI, on est considéré comme débile (au sens médical) – Ici la limite est à 80. Ici la limite est à 85 (définition OMS de la déficience mentale). Au départ, le chiffre était de 85, mais pour des raisons politiques, on a réduit arbitrairement ce chiffre à 70.

Disons qu’en dessous de 85, vous avez les cassos qui peuvent être très gentils par ailleurs. Les cassos c’est 15% de la population. C’est grosso modo quelqu’un qui ne peut pas vivre tout seul dans le monde actuel trop complexe pour lui. Il a besoin d’une assistance sociale en permanence. De prime abord il peut avoir une vie normale (une voiture, une télé, des gosses, un boulot ! lol), mais il sera incapable de gérer son porte monnaie et sera sûrement endetté ou ne payera pas son loyer. Ce genre de « soucis » (qui arrivent à des gens normaux aussi, la on parle « en moyenne »). Il va vivre au dessus de ses moyens, fumer au dessus du landau de ses enfants, se moque de la contraception (quand ce n’est pas carrément les allocs qui l’intéressent), se nourri de macdo et de ragots. Son relationnel peut devenir violent rapidement s’il est face à des difficultés. Vous voyez le genre. Si on prends le problème dès l’enfance on doit pouvoir améliorer leur situation, mai on n’en fera pas des génies pour autant.

Maintenant regardons de l’autre coté de la courbe du QI. Pour un gars d’un QI de 100, un gars d’un QI de 85, c’est un « attardé » ou un « débile ». Mais pour un gars d’un QI de 115, c’est le gars d’un QI de 100 qui est l’attardé. Lui il comprends des notions plus complexes, comme les finances ou l’art, alors que le premier se contente de Paris Match ou de sa soirée foot. Lui, il lit des journaux pour se cultiver, des essais, et il comprends suffisamment comment marche le système pour en tirer parti sans en dépendre (à quoi ça sert une action en bourse, comment placer son argent, etc…).

Quand on passe la barre des 130 ça se complique parce que ces personnes la peuvent saisir des notions qui échappent totalement aux autres (sans pouvoir les leur expliquer), et du coup, elles peuvent apparaître aux yeux des autres comme des asociaux (et donc des attardés qui restent à part). D’où le mythe comme quoi les surdoués sont bon dans un domaine, mais nul dans les autres. Il est aussi raisonnable de penser qu’en plus ils sont la cible de la jalousie des gens en général (en partie parce qu’ils gagnent mieux leur vie, en partie parce qu’ils sont « bizarre » et suscite un peu de crainte).

Donc un gars d’un QI de 115 va avoir du mal a suivre les raisonnements d’un QI de 130. Cette fois c’est lui l’attardé. Mais … pour un QI de 130 c’est 85% des gens qui sont au mieux attardé, et pour lui, un QI de 100 est l’équivalent d’un débile. Ça fait mal a entendre, mais on est tous le débile de quelqu’un. Et ça continue, pour les génies de QI > 145 c’est encore pire, ils sont entourés de neuneus et ils ne peuvent pas vivre au milieu des gens « normaux ».

Par contre, avoir un QI élevé ne fait pas d’eux des gens meilleurs. Les gens avec un gros QI font juste des grosses erreurs. Les conséquences sont plus importantes, mais ils ne sont pas immunisés contre ces dernières, ou la méchanceté.

Pour le fun, voici ce que ça donne quand on a un surplus de capacités cognitives à utiliser :

Pour le fun aussi une belle définition des cassos :

Ils dépensent de l’argent qu’ils n’ont pas gagné, achètent des choses dont ils n’ont pas besoin pour impressionner des gens qu’ils n’aiment pas.

Je pense aussi à ce génie Russe qui a résolu la conjecture de Poincaré et qui vit reclus par exemple. Ils ne doivent pas être plus de 100 ou 1000 sur la planète à comprendre ce qu’il raconte :

L’impact

Il y a des facteurs aggravants :

  • D’un coté on a un groupe de personnes intelligentes et cultivées qui collaborent entre elles, qui se stimulent mutuellement, qui ont les moyens de donner leur meilleurs à leurs enfants (parce qu’elles ont l’argent mais aussi les connaissances et le réseau).
  • De l’autre, on a des gens qui éliminent le peu de chances qu’ils pourraient avoir, eux et leur progéniture. Ils ne nourrissent de merdobouffe du supermarché (gavés de conservateurs, de sucres et autres poisons qui n’améliorent pas le fonctionnement de leur organisme), ce qui peut provoquer des retards de développement. Ils fument, boive de l’alcool, si ce n’est pas pire, et parfois même en étant enceinte.

Ces masses de gens « abrutis » (par les poisons, leur mode de vie) sont facilement manipulable qui plus est. Ils sont donc en plus soumis à toutes sortes de tentations et de pièges dans la vie ce qui n’arrange rien.

Souvent, n’ayant pas le vocabulaire pour exprimer leurs émotions, elles sortent de manière brutale, violente. Ce qui bien sûr n’arrange pas la situation, ni celles des gens qui les entoure. Et pire, les émotions influencent le QI, c’est à dire qu’elles peuvent le faire baisser temporairement (colère, peur, angoisse, etc…).

Le terme de « tittytainment » (titty = nichon, entertainment = distraction, loisir) inventé par Zbigniew Brzezinski en est d’ailleurs le symbole. C’est la méthode inventé pour tenir en laisse toutes ces masses.

Et ce n’est pas qu’au niveau micro qu’on peut observer les conséquences. Au niveau macro aussi.

La crise des subprimes par exemple, est lié à ces inégalités cognitives. Les subprimes s’adressent a des personnes qui n’avaient pas, ni l’argent, ni les moyens intellectuels de comprendre l’implication du jeu qu’on leur faisait jouer avec les prêts à taux variable. On leur a dit « c’est la chance d’acheter une maison pour réaliser votre rêve américain », elles l’ont cru sans se poser de question, même si elles étaient totalement insolvables (ce qui est le principe même des subprimes). [Ce qui n’empêche pas que quelqu’un d’intelligent puisse se faire avoir, mais la je parle en moyennes]

Autre exemple. Internet a été créé par des gens de capacités cognitives supérieures. D’autres, parmi les plus intelligents, en ont compris l’intérêt commercial et l’ont amené au masses. Qu’en ont fait ces dernières ? Elles se sont précipitées pour mettre leur photos de beuveries, pour remplir de truc inutiles et de ragots (mais c’est leur vie alors c’est super important que tout le monde sache), pour y mettre toute leur vie privée sans se se poser de questions sur les modèles commerciaux des trucs gratuits. Et après elles s’étonnent que le gouvernement les espionnes.

Mais c’est pire que ça. On considère généralement que le plus grand danger pour le net ce sont les multinationales, ou les gouvernements. Il se pourrait que le pire danger pour internet soit … les trolls. Ces crétins posent tellement de problèmes, sont tellement nombreux et acharnées que se pose la question de savoir comment les déloger. Mais du coup, comment garder la liberté d’expression si on doit tout censurer par avance ? comment faire pour ne pas noyer le bébé avec l’eau du bain ?

L’impact des gens à faible capacité cognitive est palpable si on sait comment regarder. De même qu’a l’inverse l’impact des gens à forte capacité fait avancer le monde peut-être un peu trop vite (NBIC, transhumanisme, mondialisme). Mais c’est surtout le différentiel qui est problématique.

On est 7 milliards, en simplifiant prenons les QI > 130, soit 2.5%, c’est à dire 175 millions de personnes environ. Ils sont 25 millions à avoir un QI > 140 (seuil pour rentrer à la MENSA**). Un bon gros pays quand même. Les QI supérieurs ont tendance à se retrouver aussi aux postes à responsabilité : économistes, leader d’opinion, chef d’entreprise, inventeurs, enseignement universitaire, chercheurs etc…

Les (moyennes de) QI se répartissent de manière inégale selon les haplogroupes, les religions, les métiers, les partis politiques. Hé oui, la moyenne de QI des personnes composant un parti politique sont différentes, et … ça peut expliquer certaines choses ! lol

Quotient intellectuel par métier

Ce que je nomme le fossé cognitif c’est ça : d’un coté des gens qui inventent des nouvelles technologie (dont Internet, les robots, les nano technos, l’intelligence artificielles, la médecine régénérative, les énergies alternatives, les sciences du cerveau, mais aussi les OGM, les bombes nucléaires, etc…) et de l’autre une masse de gens à gérer qui « pervertit » ce qu’on lui donne et en plus qui s’en plaint et qui à tendance à être agressive quand elle n’est pas contente. Du coup l’internet libre qu’on connaît aujourd’hui va très probablement disparaître.

Et ce fossé se creuse, du moins dans les pays occidentaux. A l’échelle de la planète, c’est plus difficile à dire. Il se pourrait fort bien que l’écart entre les pays se réduisent alors même qu’il s’intensifie à l’intérieur des pays.

Les facteurs aggravants à l’échelle nationale sont donc ceux ci. Notez que pour la plupart ces facteurs (en dehors des 2 derniers) au contraire peuvent diminuer les inégalités à l’échelle internationale :

  • Internet : permet aux gens de se rapprocher par affinité cognitive (et donc d’améliorer leur instruction et leur ressources, ou l’inverse). L’accès aux recherches universitaires, au savoir en général.
  • Les ordinateurs : permettent de décupler les capacités cognitives de ceux qui en comprennent le fonctionnement, à l’inverse, ce n’est qu’une distraction abrutissante pour ceux qui ont peu de capacités cognitives.
  • L’immigration : particulièrement en France ou l’on fait venir massivement des bac -5 pour remplacer les bac +5 qui fuient.
  • L’économie : en aggravant les inégalités économiques, on aggrave les inégalités cognitives.
  • Le pic pétrolier : en augmentant la compétition pour les ressources, il diminue la confiance mutuelle est donc exacerbe les problèmes engendrés par les inégalités cognitives.
  • La démographie. L’hérédité : En général les chercheurs s’accordent pour dire que le QI c’est 50% environnement, 50% génétique (sans qu’on puisse dire si c’est génétique ou épigénétique). Donc le QI est en partie héréditaire. La natalité : les gens pauvres, non instruits, et moins intelligents font plus d’enfants en général.
  • Bien qu’embryonnaire le transhumanisme, une fois qu’il sera sur sa rampe de lancement va aussi amplifier ce fossé. Les techno-humains bien que « monstrueux » seront « supérieurs ».

Symboliquement, on peut considérer que les gens de TED sont le haut du panier. Le bas du panier, c’est les cassos et les racailles.

D’une extrême à l’autre :

vs

A l’échelle de la planète, ces différences sont énormes (lisez une ou deux vraies publication scientifique pour mesurer l’abysse), et avec Internet, on a des « clusters » qui se constituent.

Tout ça semble se stratifier et ça se cristalliser avec le temps.

Les fusées cognitives submergent de complexité les charrettes, les voitures, les trains, et même les avions cognitifs.

Au final on peut anticiper que ceux qui ont une capacité cognitive trop différentes vont devoir s’éviter les uns les autres, à cause de la guerre cognitive qui se généralise. Ce qui pose problème au sein d’un même pays ou les lois et les chances sont censés être les même pour tout le monde. Les plus nantis auront sûrement le réflexe de se bunkériser (au niveau légal dans un premier temps). D’ailleurs on en voit les prémices avec les caméras de surveillance dans les quartier huppés. Avec l’arrivée des BANG (Technologies : Bits, Atoms, Neuron, Genes) ils vont en avoir les moyens et surtout, ils n’auront plus besoin des masses pour leur servir de larbins, pour bosser dans leurs usines, ou leur mines. Comme dans Elysium (film qui a gâché le potentiel du sujet malheureusement) en somme, ou comme dans Demolition Man, et d’autres dystopies.

C’est un sujet très complexe, vaste et difficile. Mes capacités cognitives sont mises à rude épreuve ! lol Soyez indulgents.

* Dans les 5 facteurs systémiques, j’ai mis « décadence » et « mondialisation », même si j’hésite avec « complexification » et d’autres. Mais à bien y réfléchir ce sont plutôt des conséquences. La décadence serait plutôt une conséquence d’enlisement général de notre société (et du fossé cognitif) et la mondialisation une conséquence de l’infrastructure.

** Le seuil de 2 % correspond plus ou moins à un score de 131 pour le test de Wechsler, 133 pour le test de Stanford-Binet ou 150 pour le test de Cattell, ces nombres variant selon les pays

 

Ajout 21 Octobre 2014 : Petit article qui révèle que

  • Some studies estimate that a 3% population wide increase in IQ would reduce poverty rates by 25% ( Weiss 1998), leading to an annual economic gain of US $165-195 billion and 1.2-1.5% GDP ( Schwartz 1994; Salkever 1995).
  • On some campuses, it is not uncommon for students to take Ritalin or Modafinil. A recent Nature debate highlighted their extensive use by UK academics ( Sahakian & Morein-Zamir 2007 ).

Ajout 10 Novembre 2014 : conférence de Gérald Bronner sur la « démocratie des crédules », montrant l’un des versants du fossé cognitif :

Spirale de la violence : Le monde se disloque-t-il ?


Depuis 2008 on assiste à une dégradation progressive de la situation géo-politique mondiale, on a l’impression d’être pris dans une spirale de la violence (avec une montée en crescendo qui abouti à la crise Palestinienne et Ukrainienne). Je me suis demandé si c’était le cas ou si c’était un effet d’exagération médiatique. Même si bien sûr la situation bancaire reste très précaire, après tout, l’économie continue de tourner comme en témoigne les 1000km de bouchons pour les vacanciers.

Je vous présente deux points de vues totalement opposés sur la situation mondiale. Je ne conclue pas, à vous de voir.

Tout va bien madame la marquise

  • Le monde se pacifie malgré tout (l’influence du terrorisme diminue), et semble-t-il, il y a de moins en moins de guerres :
  • Les homicides diminuent en France et partout dans les pays de l’OCDE, même après la crise de 2008, et ce en valeur absolue. D’où le fait que l’insécurité est qualifiée de sentiment parce que selon les chiffres, le pays est plus sûr.
  • Faim : 840 millions de personne (mais tendance longue est à la diminution), ça peut paraître beaucoup mais en proportion, il n’y en a jamais eu aussi peu.
  • faim dans le monde famine sous-alimentation nutrition insécurité alimentaire
  • les inégalités diminue, l’espérance de vie augmente, de même que la richesse selon Hans Rosling (ici pour une version avec sous titres, ici pour jouer vous même avec les graphes):

Comme vous pouvez le voir la situation globale semble s’améliorer pour à peu près tout le monde, même si certains sont en retards (l’Afrique notamment) par rapport à d’autres. Tout le monde finit par bénéficier du progrès et de ses bienfaits grâce à la mondialisation. Il ne faut pas oublier que même si les inégalités s’accroissent, ce n’est pas un jeu à somme nulle, et au final tout le monde s’enrichit (certains plus vite que d’autres).

Maintenant, passons à l’autre vision du monde, la vision « noire ». A lire l’actualité de ces derniers mois on a vraiment l’impression que le monde s’enfonce dans une spirale de violence/chaos à tous les niveaux.

Winter’s coming

Maladie

  • Épidémie d’obésité : 400 millions d’obèses dans le monde (obèses, le surpoids est encore pire), 1,4 milliard en surpoids.
  • Épidémie de cancers : 1 personne sur 2 aura un cancer.
  • Si vous n’avez pas de cancer c’est probablement que vous avez des allergies : Épidémie d’allergies : 50% en France d’ici 2040.
  • 1/3 des français sous anti-dépresseurs alors qu’on était classé n°1 des pays enviables dans le monde il y a 10 ans à peine.
  • Au rythme ou vont les choses, nous serons infertiles en 2053, rien que ça. Mais pas de panique, l’immigration fraîche compensera.
  • Les résistances aux antibiotiques devient alarmante, si ça continue bientôt les opérations chirurgicales banales seront une vraie roulette russe
  • Espérance de vie en bonne santé diminue depuis 2007, les inégalités d’espérance de vie augmentent selon votre catégorie socio-professionnelle.

Environnement

  • disparition des abeilles (en cours)
  • disparition des lucioles (réalisé ? je n’ai pas trouvé de confirmation)
  • disparition du sable (réalisé)
  • Le stress hydrique va augmenter
  • terres arables en diminution

  • Réchauffement climatique : pour rappel +5° = la fin de la dernière ère glacière
  • Je ne sais pas quoi en penser mais la position officielle est :
    Turbulences aériennes accrues, épisodes polaires et caniculaires toujours plus extrêmes, vagues géantes dans les océans: les spécialistes mondiaux du climat ont brossé un tableau apocalyptique de la météo des prochaines décennies lors d’un congrès international qui s’est conclu jeudi à Montréal.
  • Sécheresse catastrophique aux USA, un signe de plus du réchauffement :
  • Piti bonus, photo de la tornade a Rodez dans l’Ardèche :
    Quand le ciel ruthénois ressemble à celui du Texas.
  • 6ème extinction massive de la vie sur terre en cours. L’homme fait disparaître de nombreuses espèces (dernière en date : le couguar).

Economie

(ce ne sont que quelques exemples qui se veulent parlant, la liste est quasi infinie)

  • Baisse de 80% des investissements étrangers en France
  • baisse de 2.9% du PIB américain, malgré le QE3
  • liste des pays soutenus par le FMI en Europe
  • banques zombies en Europe, nouvelles règles comptables pour tricher aux USA
  • L’économie est sous perfusion depuis 2008 : les banques centrales soutiennent les banques, le cours de l’OR est biaisé, les banques centrales achètent des actions, des obligations, les chiffres du chômage, inflation, PIB, dette sont trafiqués. La régulation est une farce, les paradis fiscaux et autres dark pools se portent à merveille.
  • Les BRICS créent leur propre FMI, fin du pétrodollar, et donc du dollar : dédollarisation en marche forcée (accords bilatéraux, méfiance après l’affaire Iran/Swift, BNP)
  • L’Or allemand gardé au US ne sera pas rapatrié
  • 18 signes que l’économie va très mal.

Géopolitique

  • Nouveau Califat : le barrage le plus dangereux du monde + le détroit d’Ormuz.
  • afrique sub-saharienne et islamisme, 6 pays touchés
  • Internet : la Russie veut rapatrier ses données, va construire ses propres puces électroniques, l’Iran construit son propre Internet, la Chine continue son isolement et interdit l’iPhone
  • Inversion de la logique partout (laffer généralisé) : l’immigration ne rapporte plus, la justice redevient un système de domination de classe avec passe droits, la médecine soigne les riches et entretient les pauvres dans la maladie chronique
  • La montée de la surveillance généralisée, big brother en pire : surveillance des communications, des paramètres vitaux, des émotions, déplacements, des maisons, mais aussi, de la biosphère (jardins par exemple, entre autre).

Quelques liens supplémentaires :

 

J’ai déjà critiqué les soit disant progrès de la médecine moderne. Je constate que les gens ont le réflexe programmé, dès qu’ils ont un bobo, d’aller demander une pilule magique à un médecin. Même les plus « bio » ou natures se précipitent sur des plantes.

Pour ma part, sauf cas extrême, je fais confiance à mon corps. Quand vous prenez un produit quelconque opur guérir, qu’est-ce qui vous dit que c’est ce produit qui vous a guéri et non pas votre corps qui se soigne tout seul ? et qu’est-ce qui vous garanti que vous n’aurez pas d’effet secondaire …

Tout un système s’est bâtit sur l’illusion de l’efficacité des ces pilules magiques. A la base, on retrouve pour étayer ce système 2 choses : la méthode scientifique (notamment le test en double aveugle) et quelques gros succès comme les antibiotiques, ou les vaccins.

Tout n’est pas forcément à jeter. Sans antibiotiques, on peut dire adieu a la chirurgie.

Bonus : tiré de l’excellent blog d’Olivier Berruyer, une bonne « prise de température » :

  • Même si depuis l’effondrement de Bretton Woods, le monde a déjà connu des crises bancaires et des faillites étatiques, la situation actuelle est unique (9), car jamais le monde financier et économique n’a été aussi interdépendant, jamais le niveau global de l’endettement n’a été aussi élevé, jamais le « shadow banking » n’a été aussi important (10), jamais les produits dérivés n’ont à ce point cimenté les institutions financières mondiales, jamais nos économies n’ont été aussi dépendantes du gaz, du pétrole et de l’électricité, jamais les décideurs économiques et financiers n’ont à ce point basé leur décision sur des modèles mathématiques inadaptés face à la multitude de variables qui entrent en jeu.
  • Aux États-Unis on observe une baisse constante du taux de participation de la population active sur le marché du travail, la bourse atteint des sommets principalement parce que des sociétés rachètent leurs propres actions (et certaines empruntent même massivement pour le faire) (11), les assurances anti-crash boursier deviennent de plus en plus chères (12), les classes moyennes désertent même les commerces « low cost » (13), 70% des Américains pensent que la crise n’est pas terminée ou que le pire est à venir (14), les ventes de Caterpillar qui représente bien l’économie réelle, sont constamment en baisse (15), la bulle des prêts étudiants n’en finit pas de gonfler (16), mis à part quelques niches il n’y a pas de reprise sérieuse de l’immobilier commercial ou pour particuliers (17) et même l’investissement pour le marché locatif qui a largement contribué à amortir la chute (18) montre des signes de faiblesse (eh oui, depuis 2008 les investisseurs savent qu’un Américain sans revenu ne peut pas payer son emprunt hypothécaire, mais ils découvrent maintenant qu’il est tout autant incapable de payer son loyer !) (18), le gouvernement américain ne montre aucun signe de sevrage de sa dépendance à la dette (19), la côte Est est frappée par une sècheresse catastrophique (20), étonnamment (!)  les prêts automobiles subprime qui ont contribué à donner une illusion de relance du marché automobile américain donnent des signes de faiblesse (21), la Fed qui doit se douter que l’avenir n’est pas aussi rose qu’elle veut le faire croire, s’apprête à imposer des restrictions sur les retraits d’argent de certains fonds obligataires (22), … etc.
  • En Chine, il y a principalement 6 domaines essentiels qui soulèvent de très grosses inquiétudes: la plus grande bulle de crédit au monde (23), la bulle immobilière astronomique qui aurait fait pâlir d’envie Dubaï, Londres (23a) et les États-Unis réunis (24), l’importance colossale du shadow banking avec toutes ses dérives, illustrées par exemple par le dernier scandale de la multiple réutilisation de stocks de matières premières pour garantir plusieurs prêts différents (25), la volonté de la Chine d’étendre sa zone d’influence maritime (26), l’état réel de l’économie chinoise qui est bien plus malade qu’il n’y paraît (28), le traficotage permanent des statistiques officielles (29), …etc.
  • La situation en Europe est probablement bien connue des lecteurs,  il est donc inutile de faire une longue liste de ce qui va mal. Allemagne (30), Italie (31), etc. la situation est fragile. J.Stark, ancien vice-président de la Banque Centrale allemande déclarait en mai dernier que le système économique actuel est une pure fiction (32) ! À titre d’exemple, citons simplement le récent dépeçage, suivi d’une nationalisation des « bons morceaux restants» de la première banque portugaise, le tout en un week-end (33). Les taux souverains sont ultra-bas pour le moment, il faut bien que la monnaie de banque centrale distribuée généreusement serve à quelque chose. En plus les titres souverains offrent bien des avantages: pas besoin de mettre de capital en réserve pour les conserver, ils sont souvent très liquides et représentent un très bon collatéral dans un monde financier qui subit une pénurie de collatéral. Fin octobre, la Banque Centrale Européenne (BCE) terminera son analyse de la qualité des actifs de 130 banques (34). Bien entendu cet exercice dépend grandement de la bonne volonté des banques auditées, mais il se murmure que cette fois, les résultats ne seront pas aussi roses …
    Les soldes des comptes Target 2 auprès de la BCE(35) (à ce niveau, ne devrait-on pas parler de chambre de compensation) témoignent de la méfiance dans le secteur interbancaire.
  • En Amérique du Sud, on peut se demander quel vont être l’impact et le risque de contagion lié au défaut de paiement de l’Argentine et de l’hyperinflation qui se développe ? (36)
  • Le statut du dollar comme monnaie de réserve mondiale est de plus en plus attaqué (37)
  • Ebola: un danger qui pourrait potentiellement devenir très grave  (38)
  • Au niveau mondial, les prix de la nourriture sont repartis à la hausse (39)
  • L’indice Baltic Dry (40) qui reflète le commerce maritime international ne cesse de baisser depuis le début de l’année
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