Blog de Yoananda

Petit anti-manuel de la pensée unique, pour lire entre les lignes

Archives de Tag: crise

Tout va mal – 8 – Les leçons du passé


Ce n’est pas la première fois que nous épuisons nos ressources. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le progrès ne nous à pas toujours sauvé. Nous avons connus des phases de régression très douloureuses par le passé : chute de Rome, guerre de cent ans, et surtout épisode très récent, le déclin du charbon qui s’est soldé par 2 guerres mondiales le temps que le pétrole puisse prendre le relais.

Tout va mal – 7 – Production et consommation


Le manque d’énergie abondante et pas chère et l’épuisement des ressources se faire déjà sentir dans beaucoup de domaines. Nous avons atteint le pic de production de céréales, le pic terre arables, le pic eau, le pic de km parcourus, le pic viande, etc…

Tout va mal – 6 – Pic énergie


La course à l’énergie nous fait prendre de plus en plus de risque. D’ou les catastrophes de Fukushima, Deepwater entre autre.

Tout va mal – 3 – Les alternatives au pétrole


Il existe de nombreuses alternatives au pétrole, cependant aucune ne permettra la croissance économique exponentielle que celui-ci permet. Ce qui remet en question notre modèle de société. Sans compter que de toute manière même avec du pétrole, nous devrons faire face au réchauffement climatique, et au fait qu’il faut de plus en plus d’énergie pour aller extraire / exploiter les ressources restantes, les meilleures et les moins chère ayant déjà été consommées.

La nouvelle politique


Dans la même veine que les articles précédents (nouveaux usages, nouvelle école, nouvelle économie) la politique est aussi actuellement en profonde mutation.

Notre système politique fait preuve de grandes faiblesses. Il n’est clairement pas à la hauteur des enjeux actuels :

  • crise économique,
  • crise écologique,
  • crise énergétique,
  • crise démographique.

Après 5 ans de crise, ça commence à se voir. En même temps, une nouvelle organisation émerge, grâce aux nouveaux outils que nous fournit Internet. Nous sommes en plein coeur d’une mutation historique.

Quels sont les facteurs / symptômes de l’échec du système politique actuel ?

Les politiciens actuel, non seulement ont moins de pouvoir qu’avant, pour ne pas dire presque plus du tout, mais en plus, ils ne représentent plus grand chose ni personne. On élit le moins pire bien plus que quelqu’un qui nous donne espoir. La pression médiatique s’intensifie avec Internet et les réseaux sociaux de sorte qu’ils gouvernement de plus en plus à l’émotion, et en se mettant en scène plutôt qu’avec une vision stratégique et portés par un rêve commun.

Les politiciens ont de moins en moins de pouvoir effectif. Les contre pouvoir sont de plus en plus nombreux (en vrac) :

  • journaux,
  • TV,
  • réseau sociaux,
  • régionalisme (Europe dans notre cas, primauté du droit Européen sur le droit national),
  • mafias,
  • parti d’opposition,
  • ingérence internationale,
  • marchés financiers,
  • gouvernance mondiale,
  • les multinationales,
  • les lobbys,
  • wikileaks, les anonymous (et bientôt Tyler, le wikileaks++).

Mais aussi et surtout, un facteur essentiel est l’échec du modèle de société occidentale, et la perte de leadership des élites (qui n’ont pas de solutions, il faut bien finir par l’admettre. Ce n’est pas un complot. Leurs complots ne sont pas tant pour fabriquer la crise que pour s’en prémunir / en profiter).

Pour faire court, ils sont dépassés. Mais jamais ils ne l’admettront … évidement.

Du coup, plutôt que d’exercer un pouvoir effectif, ils font semblant… histoire de justifier leur places et leurs prérogatives. Les politiciens ne mettent de plus en plus en scène, exemple révélateur de la tendance : Hollande qui prends le train pour un de ses déplacements, mais qui se fait suivre par AirHollande One pour des raisons de sécurité. Cela va de pair avec la gouvernance à l’émotion : une femme perds son bébé sur l’autoroute, c’est indignation nationale et les grand plans de refonte du pays pour que "plus jamais ça". Idem avec l’affaire Merah en son temps. Que je sache le terrorisme est loin d’être la première cause de mortalité dans le pays, pourtant on veut dessuite, tant que le pays est sous le choc,  mettre en place des grandes mesures de surveillances pour que "plus jamais ça".

Les politiciens se plaignent du "pouvoir des marchés" … quand ça les arrange. En ce moment, on ne les entends pas trop s’en plaindre… vous savez pourquoi ? parce que les taux sont bas ! Et du coup, quand les taux sont bas, l’opinion du peuple importe peu. C’est l’inverse quand les taux sont haut, on essaye de mobilier le peuple contre les "méchants marchés". Mais leur pouvoir arrange bien les politiciens le reste du temps. Ils oublient de le mentionner.

Internet les observe et a une mémoire que la télé ou les journaux complaisant  n’avaient pas. La gestion de leur image est beaucoup plus difficile. Hollande n’est probablement pas beaucoup plus mauvais que le discret Chirac, mais il est juste en décalage avec son époque (Sarkozy l’avait compris, mais en faisait trop).

Finalement, les gens commencent à réaliser que la démocratie ce de moins en moins voter, et de plus en plus acheter ou cliquer, (cela dépends d’ailleurs du moyen qu’on utilise pour payer ou épargner). Le citoyen ne peut pas se dédouaner sur les politiciens des choix qu’il fait aux quotidien : Dieu rigole des hommes qui maudissent les effets dont ils chérissent les causes !

La politique traditionnelle ressemble de plus en plus à un show TV distrayant.

A coté de cela, une nouvelle forme d’organisation citoyenne, de politique donc, est en train de naître. Une forme de gouvernance horizontale, collaborative, ouverte. Le contraire de la gouvernance hiérarchique et centralisée actuelle. N’est-il pas choquant que dans une démocratie, si un élu ne vote pas selon la ligne de son parti il s’en fasse exclure ? C’est l’inverse même du principe démocratique, et ça montre à quel point nous en atteignons les limites.

Voici quelques facteurs / symptômes que les plus avant-gardistes sont en train de faire émerger :

  • la mutation des partis politiques, grâce a un réseau social interne qui permet grâce à la curation de faire remonter les idées pertinentes de la base
  • le parti pirate, qui symbolise la prise du conscience citoyenne de l’importance de protéger les nouveaux outils démocratiques
  • wikileaks et bientôt Tyler (le wikileaks amélioré par les anonymous) pour lutter contre les "sales petits secrets"
  • le printemps arabe, le printemps érable, qui se sont diffusés grâce aux réseaux sociaux
  • la tentative de constitution citoyenne en Islande
  • mais la vraie mutation est encore à venir : on peut s’inspirer des outils de travail collaboratif créés par les programmeurs pour eux même ( GIT) pour faire des textes de lois !!!

Finalement les vrais progrès sociaux que l’humanité a connus ont été de nous doter d’outils efficaces pour régler nos conflits (autre que la violence). Les textes de loi publiques ont été un progrès qui nous a soulagé de l’arbitraire d’un roi tout puissant. Nous avons aussi inventé les procès avec jury, le droit de vote, le "peer review" pour les scientifiques. Avec Internet nous inventons toute une nouvelle classe d’outils.

Il n’est pas dit que la république "traditionnelle" y résiste encore longtemps, du moins dans sa version Française. La Suisse semble en avance sur le reste du monde, même sans avoir eu Internet (mais c’est un pays plus petit).

Revue : le Soral du mois


Soral n’y comprends rien en économie. Et cela fausse beaucoup ses analyses. Comme il fait de plus en plus de buzz, j’en profite pour essayer de voir ce qu’on peut tirer ou non de ses analyses.

Le reproche principal qu’on pourrait lui faire c’est de ramener toute sa dialectique à un seul facteur sociologique, qu’on pourrait appeler … au hasard, l’empire. L’empire semble être pour lui l’alpha et l’omega de la crise, et tout est vu / interprété à travers ce prisme. D’où les thèmes récurrents sur les aspects majeurs qui articulent sa vision de l’empire : les conflits culturels, choc des civilisations, la communauté qu’on ne nomme pas, les problèmes d’intégration des musulmans. Il fait un très bon travail d’analyse de certains courants d’agressivités sociales et de mise en perspective du rôle des communautés. Sa solutions, pour simplifier, consiste en l’union sacrée entre les opprimés, de toutes confessions, contre les oppresseurs. On est en plein marxisme.

Quel sont les biais de ce raisonnement ?

  • Il n’y a pas "un" empire mais plusieurs, qui sont en concurrence, et un qui est l’actuel "vainqueur".  Déjà, les autres empires ne sont pas meilleurs, il sont juste les challengers. Ensuite, si l’empire actuel est celui qui domine les autres, ce n’est pas parce qu’il est le plus agressif, c’est parce que c’est celui qui nous apporté le plus de bienfaits, à un moment donné. Ok, aujourd’hui la démocratie sert aujourd’hui de prétexte pour aller voler le pétrole des autres, mais à une autre époque c’était un vrai progrès. Le capitalisme à apporté une meilleure santé, confort, niveau de vie, liberté, sécurité, épanouissement, comme on n’en a jamais eu dans l’histoire auparavant ! C’est par la séduction bien plus que par l’intimidation que l’empire à gagné ses galons !
  • l’empire est un facteur (sociologique et géopolitique)  expliquant la crise, mais est loin d’être le seul. Il y a le problème énergétique (raréfaction des ressources, pic pétrolier), écologique (réchauffement, dégradation de la biosphère), technologique (la robotisation qui met de plus en plus de monde au chômage), démographique (flux migratoires, vieillissement de la population, hétérogénéité des classes sociales, inculture d’une partie de la population, difficultés d’intégration).

Soral fait des erreurs grossières sur les sujets économique. Il parle par exemple de la dette, et du fait que les états empruntent auprès des banques privées à taux de 3%. Il oublie de dire que les 3% ne vont pas dans les poches des Rotschilds, mais dans celle de mamie michu qui a placé son épargne en assurance vie. Et ce simple fait complique beaucoup l’analyse de la crise, car les banquiers ne sont plus les principaux responsables, mais c’est nous tous …

Mais il fait illusion. Et c’est d’ailleurs l’un des facteurs explicatifs de la crise : L’inculture généralisée(et surtout les différences de niveau d’instruction) qui permettent à des fausses idées de se propager (et qui créent au final de la violence sociale). Voici un autre exemple (qui fait aussi le buzz) d’attitude qui est autant responsable de la crise, autant que les dérives des financiers :

De Gaule disait "les français sont des veaux", et c’est aussi l’un des facteurs qui expliquent la crise (le fait que les Français soient vraiment des veaux, le fait que les dirigeants aient du mal à nous gérer, le fait que la fracture entre eux et nous grandisse).

Par voie de conséquences Soral tombe dans les travers conspirationistes : la vision monolithique, monochromatique de la crise. C’est séduisant, facile et ça plaît. Ça lui permet de faire des "joutes" et d’obtenir de l’audience auprès d’un public ignorant. La solution est simple, compréhensible par tout le monde. Et les autres, ceux qui ne sont pas d’accord, sont soit des imbéciles, soit des méchants, des lâches, des vendus. On retrouve un mécanisme bien connu des mouvements sectaires ou la persécution du gourou devient finalement la justification même du "je vous l’avais bien dit, je dérange, c’est la preuve que j’ai plus raison, que je suis plus intègre".

Ceci dit, tout n’est pas à jeter non plus chez Soral. Il fait beaucoup d’analyses extrêmement pertinentes, soulève pas mal de lièvres et remet des choses à leur place dans leur contexte. Mais il faut savoir faire le tri, et chez lui, étant donné son habileté oratoire et son charisme, ce n’est pas toujours chose facile !

La crise est une dynamique plus complexe, avec plusieurs facteurs antagonistes ou synergiques. Et surtout les solutions ne sont pas simples, car, on tombe souvent sur des dilemmes insolubles. Au final la vision Soralienne est très confortable pour le mental, car elle nous incite à croire que la situation pourrait être sous notre contrôle. Hors elle ne l’est pas, certaines forces historiques à l’œuvre nous échappent complètement.

J’en reviens pour conclure au Yoga qui nous apprends à accepter qu’on ne contrôle pas tout, pour justement ne pas tomber dans ce genre de travers. Enfin, quand je dis que la situation n’est pas sous contrôle … c’est un peu plus compliqué : les solutions existent, mais ne sont pas a notre portée actuellement. Le delta entre les 2 … le yoga appelle ça le "karma". C’est la force qui nous aveugle, et nous empêche de voir les vraies solutions. Bouddha disait que l’origine ultime de la souffrance humaine, c’est l’ignorance. C’est une autre manière de dire "karma" (le karma est aussi la loi de cause a effet).

Et s’il n’existait pas de solution à la crise ?


Je vois que souvent les gens refusent tout simplement d’envisager qu’il n’y ai pas de solution à la crise. Il se réfugient alors dans des solutions simplistes ou des postures du genre "quelqu’un va bien trouver".

D’abord, rien ne dit qu’il y ait une solution à la crise. Rien ne dit que la solution soit "facile" et ne demande pas de sacrifice. Rien ne dit même qu’elle existe dans les conditions actuelles sans avoir a détruire certaines choses. Rien ne dit non plus qu’elle soit simple. Rien ne dit qu’elle soit sans risque. Et rien ne dit qu’elle soit dans l’intérêt de toute le monde.

Pas forcément de solution facile, immédiate, sans risque, dans l’intérêt de tous.

L’histoire des effondrements des sociétés (Rome, Rapanui, Russie, moyen age…)  nous montre qu’il n’y a pas toujours de solution quoi qu’on fasse. Il n’y a pas toujours "mieux" sous la main. Parfois on régresse sans pouvoir rien y faire. Avant on accusait les Dieux. Maintenant on ne fais plus ça, alors on accuse "les autres", ou certaines idéologies. Marx à montré avec son approche de matérialisme historique qu’il y a des forces "matérielles" qui nous dépasse souvent.

Il faut parfois une invention technologique, ou parfois il faut avoir le courage de jeter pas mal de choses à la poubelle (ou d’attendre qu’elles meurent) avant de pouvoir faire du nouveau.

Parfois c’est possible, parfois non.

On peut prendre le cas des entreprises.

Prenons PSA. Il n’y a aucune solution a son redressement. Pourquoi ? parce que  c’est un entreprise avec la culture du capitalisme familial, pas assez modernisée, maintenant, c’est trop tard. Ce n’est pas qu’elle a été mal gérée, c’est juste qu’elle doit mourir pour laisser la place a d’autres formes, ou même parce qu’il y a trop de fabricant et trop peu de clients maintenant. Donc, certaines doivent mourir. Non pas qu’elles aient été mal gérées, mais ce qui était un avantage a un moment, ce qui apportait prospérité a un moment, devient un fardeau a un autre moment, et on ne peut pas changer de voie “comme ça” sur un claquement de doigts, car on s’est engagé, on a investi, on a mis en places des machines et des méthodes de travail.

Idem avec le SeaFrance. Le Ferry doit mourir à cause du tunnel sous la manche. Peu importe comment la société est gérée. Elle sera, par définition, a un moment donné mal gérée, parce qu’elle doit disparaître.

C’est la fameuse “destruction créatrice”.

Peut-on dire que PSA a été mal géré si on considère que d’autres s’en sortent mieux ? oui si on veut, mais non car on gère selon un contexte, et si le contexte change, on ne peut pas accuser le gérant. On peut accuser le marché de l’Iran, mais peu importe, il fallait que certaines meurent.

Pour les civilisations il en va de même. On pourrait vouloir croire qu’il y a une forcément une solution, parce qu’on se dit qu’on fait "mal" et donc qu’on peut faire "mieux" et qu’ailleurs d’autres y arrivent bien. Mais c’est pareil. Quand on s’engage sur une voie, on ne sait pas a l’avance si ce sera une impasse plus tard, et on ne peut pas revenir en arrière “comme ça”. Il n’y a pas systématiquement de solution.

Changer la politique, la finance, les banques, réguler, redistribuer, ne changera rien au problème global (d’épuisement des ressources), car si on paye les salariés mieux, on perds en compétitivité. Ça a fonctionné a une époque (cf FORD), car c’était une niche (à l’époque) et qu’il fallait mettre en place ce genre de cercle vertueux. Mais ce n’est pas une recette universelle adaptée à tous les contexte, toutes les époques, toutes les cultures. C’est la même chose pour les autres soit disante solutions. Elles ont pu fonctionner par le passé. Ça ne garantit rien aujourd’hui.

Il faut, a mon avis c’est important, j’insiste, s’ouvrir l’esprit a la possibilité qu’il n’y ai pas de solution. Ca ne sert à rien d’accuser untel ou un tel qui tire la couverture a lui pour essayer de se protéger alors que tout le monde fait pareil a son niveau !

Et s’il n’y a pas de solution, on fait quoi ? voila la vraie question !

Revue : les experts


Tout d’abord les points positifs :

  • débat de très bon niveau, avec des réflexions très intéressantes, et des intervenants de qualité
  • dans l’ensemble discussion respectueuse et constructive

maintenant les points négatifs. Olivier Berruyer est à peu près le seul à poser les vraies questions, montrer les vrais problèmes. Ce qui, par comparaison montre à quel point les "experts" vivent dans un moule de pensée. Un moule qui leur a sûrement été très utile pendant des années pour gagner leur vie !

De mon point de vue, les vraies questions de fond n’ont pas vraiment été abordées, mais sont la en filigrane, comme si les intervenants n’en étaient pas eux même conscients :

  • ils critiquent les banques, les politiques, les banques centrales, les marchés, les épargnants … mais pourtant chacun fait (plus ou moins) ce qu’il doit faire, dans le cadre défini. Les politiciens sont la pour gagner des élections, les épargnants pour récupérer une rente, etc… Et pourtant ils manquent de voir que c’est le système entier qui est défaillant. On ne peut pas reprocher aux politiciens de vouloir gagner les élections, et de ne pas être des experts de la finance. Idem pour les autres.
  • ils évoquent les pôle de croissance, notamment les nouvelles énergies sans aller au fond du sujet : quelles énergies pour remplacer le pétrole, d’où va sortir la croissance sans énergie ? comment rembourser la dette sans croissance ? Ni même le fait que les robots remplacent les hommes au travail (un beau lol pour le gars qui propose de mettre les vieux au travail alors qu’il n’y a pas de boulot et qu’on est obligé d’inventer des jobs occupationnels tous les jours, comme les fameuses agences d’état qui nous coûtent au moins 25 milliards de trop)

Après plus de 5 ans de crise, voila ou en est. Des "experts" relativement impartiaux peinent à y voir clair. Notre système est devenu trop complexe, trop intriqué, trop confus et opaque. Sans compter que le pouvoir s’est dilué dans tous les sens. Autre soucis, les dirigeants ne jurent plus que par les statistiques, les moyennes, et oublient le "vécu". On ne sait plus quoi faire, ni comment l’expliquer au gens.

Les expert ne parviennent pas à voir ce qui crève pourtant les yeux, pour un observateur "extérieur" (c’est plus facile pour les gens comme moi qui sont un peu hors système … un autre intérêt du survivalisme, on peut se débarrasser d’œillères plus facilement quand on n’en à pas besoin pour "manger" – en simplifiant) :

  • le système démocratique est en faillite (politique, conseillers, institutions, circulation de l’information …)
  • la technologie carbonée atteint ses limites (rendements décroissants vs croissance exponentielle)

Conclusion ?

Je ne vois pas comment l’effondrement pourra être évité ? Autre chose renaîtra des cendres, mais le capitalisme libéral de marché  n’est plus adapté au contexte actuel (je ne dis pas qu’il est mauvais, juste obsolète). Les solutions du système sont :

  • le géo enginering
  • les OGM, les algues, et les insectes
  • les gaz de schistes
  • accaparation des ressources

On voit bien que ça ne pourra plus durer très longtemps. D’ou les tensions militaires et culturelles qui se multiplient. Ventre creux n’a point d’oreille.

Censuré chez Jorion, encore et encore


Je suis régulièrement censuré chez Jorion. En général je m’en fiche. Je sais que ce n’est pas facile de maintenir un bon niveau dans les posts. Mon but n’a jamais été de les faire baisser, bien au contraire. Si je joue un peu la provocation c’est parce que ça ronronne pas mal aussi. Je crois aussi que je ne suis pas le seul à être censuré pour venir parler du pic pétrolier et autres réalités un peu "crues".

Alors je publie ici mon dernier commentaire qui a été censuré (tel que – a quelques fautes de frappe près- le ton est plus libre puisque c’est un commentaire):

J’ai quand même un peu du mal avec l’attitude désinvolte de cette chronique "nous on va construire le monde demain pendant que celui ci s’écroule" …
Je me demande si vous vous rendez bien compte Paul de ce que vous dites.
Vous croyez que ça va être une partie de plaisir ? que tranquillement au chaud derrière son ordinateur on va théoriser l’économie de demain alors que les autres se battent pour survivre dehors ?
La planète atteint ses limites, elle ne supportera pas les 8 milliards annoncés de personnes, et les centaines de millions de nouveaux consommateurs qui se sortent de la pauvreté (tant mieux pour eux soit dit en passant).

Je sais, Malthus a eu le tort d’avoir raison trop tôt.
Mais enfin, il va falloir commencer à se réveiller un peu la !

+2°C de réchauffement acquis, en trajet direct vers le +6°C, sachant que +4°C signifie déjà la fin de la civilisation.
On a atteint le pic pétrolier conventionnel, le pic céréales, le pic terre arables, le pic eau, le pic viande, le pic électricité, le pic Km parcourus.
D’ici peu de temps (10 ans environ) on atteindra le pic population tout court. Et vu le nombre de nouvelles naissances, il va bien falloir faire de la place d’une manière ou d’une autre.

Interdire les paris sur la fluctuation des prix sera le dernier des soucis de la population d’ici une poignée d’années. Ni même refonder une économie.
Sur quoi d’ailleurs vous voulez la refonder ? sur une constitution ? des beaux idéaux et des principes ?
soit.
Mais après, qu’est-ce qui va faire le job ? sans carburant pour nos machines, il n’y a pas d’économie. Alors pas la peine de se prendre le chou sur des sujets qui auront disparu d’eux même d’ici quelques années. La spéculation et la finance auront disparu sans pétrole pour faire tourner l’économie qu’elles sont censés gérer.

6% de déplétion par an, ça vous parle ? ça veut dire moitié mois de pétrole en 10/15 ans …
je me demande si les gens qui lisent ce blogs et s’amusent réfléchir sur des concepts savants se rendent bien compte de ce qui se passe …
Écrire et penser c’est bien, mais faudrait un peu mettre les mains dans le cambouis parfois. Allez construire une maison ou cultiver un champ de temps a autre pour vous rendre compte de la difficulté de la vie réelle !

Parce que les solutions que le système nous proposes ce sont :

  • les OGM de monstanto pour faire pousser des plantes avec moins d’engrais et de pesticides
  • le géoenginiring pour calmer le réchauffement en larguant des tas de produits dans l’atmosphère sans savoir comment on réglera les dommages collatéraux ensuite
  • les gaz de schistes qui dévastent des régions entières pour quelques gouttes de plus
  • le pétrole arctique (merci la fonte des banquises)

Bref, vous pensez que les riches vont se bunkériser avec quelques robots sur des îles ? et que les autres vont faire quoi … regarder les nuages passer ????

Je ne comprends pas cette désinvolture.
Ce ne sont pas uniquement des problèmes monétaires passager que nous affrontons, ni même des problèmes de répartition : oui, il y a des riches, mais un pauvre en France est mieux loti qu’un roi d’il y a 2 siècles alors … qui se soucie vraiment des inégalités ??? mis à part les grévistes de la CGT.

Pour moi vos combat intellectuels sont des batailles d’arrière garde, digne de la fin du moyen age et n’ont rien a voir avec les défis de l’ère moderne.

5 ans de crise !


A peu près à cette époque la, en 2007 débutait la "crise de subprimes".

5 ans déjà.

A l’époque je n’étais pas assez renseigné sur la crise, ni sur l’économie ou l’histoire, mais je pressentais que ce n’était pas une crise "standard", et des lectures comme le GEAB m’avaient convaincu du sérieux de ce qui nous attendait.

Nous avons donc eu la crise des subprimes, les faillites en cascades (AIG, Freddy Mac et Fannie Mae et d’autres), la hausse du pétrole, les émeutes de la faim,  jusqu’au choc Lehman Brother. Pour beaucoup de monde, c’est "la" que la crise à vraiment commencé. Ensuite, nous avons eu différentes phases, avec les "pousses vertes" de la reprise en 2009, puis en 2010, re-patatra avec la Grèce dans laquelle l’Europe s’embourbe depuis ! La Grèce a fait défaut. On au eu les révolutions arabes. Plusieurs scandales ont éclatés, Maddof, Kerviel et d’autres. On nous a promis monts et merveilles, on allait voir ce qu’on allait voir. On n’a eu que Fukushima et Deepwater. En attendant les gaz de schistes.

5 ans.

En 5 ans que s’est-il passé ? Les politiciens ont nié la crise. Quand ils n’ont plus pu décemment la nier, ils l’ont minimisée. Quand ils n’ont plus la minimiser, ils ont dit qu’ils avaient la solution et que la fin était proche. Quand leurs solutions ont échouées, ils ont été remplacés par d’autres … le plus souvent, des clones des premiers pour l’essentiel.

En 5 ans, rien n’a changé. Rien.

Le système bancaire n’a pas été réformé. La finance est toujours plus "too big to fail" que jamais. Aucun diagnostique correct et profond n’a été posé. Ni la crise énergétique, ni la crise démographique, ni la crise "robotique" n’ont été ne serait-ce qu’évoqués dans les grands médias … Elles sont a peine esquissées dans la blogosphère, sur quelques sites de ci de la qui font un travail remarquable soit dit en passant. Et ces crises sont sous-jacentes à la finance même. On aurait beau refonder notre système financier que ça ne changerait rien. On aurait beau annuler les dettes ou redistribuer la richesse que ça ne changerait (presque) rien.

5 ans d’aveuglement et de mensonges qui s’accumulent.

En attendant, les politiciens ne trouvent rien de mieux à faire que sauver leur "joujou" : l’Euro. Parce qu’il favoriser le business des multinationales, les lobbys et donc indirectement le travail et le chômage. Aux USA le pentagone est en crise. Des vétérans jettent leur médailles, l’Afghanistan est un nouveau Vietnam, l’Irak a été dévoilé comme un mensonge, les intervention armée finissent toujours en dictature pire que la précédente, les guerres coûtent trop cher et ne rapportent plus assez, la version officielle du 11 septembre n’est plus vraiment crédible, ni même défendue, a peine est-elle passée sous silence. Le dollar devient un paria quoi qu’on en dit (de plus en plus d’accord commerciaux hors dollar sont signés partout). Les révolutions arabes tournent au vinaigre (de ce que j’entends on est en train de passer de dictature laïques a des dictatures religieuses).

Pendant tout ce temps, je n’ai pas vu une seule décision politique aller dans le bon sens. Du moins en France, Europe ou USA. Ailleurs, je ne sais pas. Les économistes sont perdus. Les conseillers des politiciens enfoncés dans leurs dogmes (marchands le plus souvent).

La colère, la frustration, la peur, l’angoisse montent partout, quand ce n’est pas tout simplement la misère, la maladie ou le désespoir.

Les élites peinent à masquer leur incompétence. Je ne sais pas s’il reste encore beaucoup de monde pour continuer à se faire enfumer, mais vu le nombre de gens qui votent pour eux, je pense qu’il y a encore un bon réservoir. En tout cas en France le brainwash sur l’Europe a une bonne emprise. (Je ne suis pas contre l’Europe dans l’absolu, mais il ne faut pas confondre l’Europe idéalisée qui est dans la tête des gens et l’EURSS qui se met actuellement en place)

En fait, la crise est devenue une sorte de "routine", on commence a s’y faire. Après 3 sauvetages de la Grèce, la 4ème n’étonne plus personne, même si à chaque fois les montants sont multipliés par 10.

5 ans c’est long tout de même.

Lemhan Brothers a été un point de rupture. La Grèce a été un point de rupture. Je pense, vu ce que je lis dans la presse et les blog que nous sommes proche du prochain point de rupture. Est-ce que ce sera l’Euro ou autre chose ? je ne sais pas. Est-ce que ce point de rupture sera amorti ou sera une vrai cassure, je ne sais pas. Est-ce qu’il sera pour cet été, cet hivers ou l’année prochaine ? je ne sais pas.

Mais ce que je sais, c’est qu’on ne prends pas les bonnes décisions pour l’éviter. Ce que je sais, c’est que les "forces" sous-jacentes qui nous y amènent sont toujours à l’œuvre, et s’amplifient. Ce que je sais, c’est que le prochain choc fera encore plus mal que les précédents.

Et c’est juste du bon sens. Pas besoin d’être un grand économiste pour le comprendre. Il suffit de lire entre les lignes. Et ça c’est problématique. La perte de confiance systémique va se rajouter aux autres problèmes structurels.

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