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Petit anti-manuel de la pensée unique, pour lire entre les lignes

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Revue : le manifeste du parti communiste. Même faux et vieux, son influence persiste


Préambule : Ok, devenons tous marxiste, c’est la révolution, la fin des classes, on répartit équitablement. Chiche. 7 milliard de personnes. PIB mondial 70 000 milliard. Soit un revenu annuel de 10 000$, soit 606€ par mois. 606€ par mois pour l’inventeur de la pénicilline, pour Obama, pour les artistes, les drogués, les incapables, les escort girls, pour le balayeur du coin, pour chaque éthiopien, pour les milliards de chinois et indiens. C’est vraiment ce que veulent tous les marxistes, communistes, socialistes, et autres gauchistes français ? mouarf.

Sachant que : sans motivation le PIB va vite diminuer et donc le salaire de tous. Sachant que chaque point de PIB en plus, c’est de la nature dévastée en plus, et chaque enfant en plus, c’est du PIB a se répartir en plus (donc la part de chacun qui diminue).

Au moins comme ça, on sait de quoi on est en train de parler.

Allez savoir si c’est par désœuvrement ou pas lassitude de lire toujours les mêmes âneries, je me suis décidé à lire le manifeste (qui n’est pas très long) en attendant de lire peut-être un jour "Le capital". A priori, vu ce que j’en ai compris, il y a peu de chances que j’aille plus loin.

Cette lecture a été très éclairante. La France, si je ne m’abuse a eu un gros parti communiste par le passé, et, quoi qu’il en soit, son influence dans l’inconscient collectif est encore très présente.

Alors il dit quoi le père Marx ? C’est quand même le gars qui a inspiré ça :

La révolution prolétaire

La première partie est une critique de l’ordre bourgeois qui a supplanté l’ordre féodal. Il dénonce le coté avilissant du commerce qui subordonne tous les rapports humains à l’argent, et est c’est plutôt du bon sens.

Il explique que les anciennes luttes des différentes et nombreuses classes féodales ont été remplacées par une seule lutte unique entre la classe bourgeoise qui s’approprie tout et la classe prolétaire qui se fait paupériser progressivement. Et ce depuis la révolution française. Mais, comme les bourgeois luttent entre eux, et entre différents pays, ils manipulent les prolétaires pour les soumettre à leurs causes politiques. Se faisant ils les éduquent à lutter contre d’autres bourgeois. De plus, en construisant les moyens des échanges commerciaux (voies maritimes, voies ferrées, routes, journaux, radio) ils donnent aux prolétaires les raisons et les moyens de s’unir contre eux.

Marx prophétise donc que "le sens de l’histoire" c’est le renversement des bourgeois par les prolétaires et l’abolissement de la révolution bourgeoise et de ce qui va avec : la propriété privée. Et que tout le monde ne s’en portera que mieux.

Nous avons la l’essence du communisme. Tout le reste découle de ça. Je vais donc me concentrer plus particulièrement sur cette partie.

En quoi a-t-il (tout) faux ?

Et bien on peut donner plusieurs explications :

  • on voit bien aujourd’hui que son union des prolétaires de tous les pays n’a pas eu lieu. On peut toujours se dire que ça sera pour plus tard, comme les chrétiens qui attendent le retour de Djézeus depuis 2000 ans mais c’est simple, la société a cessée de se scinder en 2. Il y a un continuum de classes sociales et d’anciens corporatismes persistants et même des nouveaux. Bref, ça n’a pas donné ce qu’il croyait : des supra riches et les autres qui n’ont que de quoi survivre. Il y a des pauvres bien sûr, mais les classes moyennes ont non seulement perdurés, mais se sont accrues.
  • l’échec de l’expérience Stalinienne avec ses 85 millions de morts, qui s’est soldée par la faillite de l’URSS et la conversion à un capitalisme d’état en est une preuve supplémentaire, et, oserais-je dire, définitive.
  • les bourgeois ont su évoluer et donner de quoi calmer les prolétaires en inventant la société de consommation (qui en plus leur à fournit une masse de clients inépuisables), en déviant leur colère en syndicat corrompus a leurs ordres. Ils ont inventé l’ascenseur sociale, le ruissellement, et l’iPhone.

C’est facile de critiquer après coup me direz vous. Mais même à l’époque, Marx à oublié au moins deux choses fondamentales.

Les bourgeois ne sont pas au sommet de l’échelle sociale pour rien, c’est qu’ils en sont capable. D’une manière ou d’une autre, ils sont plus malin ou plus fort, ou plus vertueux que les autres (le plus méritant ou du moins le plus capable). Si les prolétaires ne se prennent pas en mains, c’est soit qu’ils n’en sont pas capable (personne ne les empêche aujourd’hui de créer leur entreprise, même uni-personnelle ou leur coopérative, mais ils préfèrent râler contre leurs maîtres plutôt que de se prendre en main) ou qu’ils sont trop faignants pour le faire (biais cognitif).

Donc même si a l’époque on ne parlais pas de biais cognitifs, il aurait pu se rendre compte que tout le monde n’a pas les même capacités, tout le monde n’est pas égal (même si tout le monde est égal devant la loi et en dignité). Cf l’idiocracy pour comprendre que le niveau général est vraiment très bas et que c’était grillé d’avance. En groupe, la bêtise à tendance à se multiplier alors que l’intelligence ne fait que s’additionner, semble-t-il.

Deuxième chose, il évacue complètement la compétition pour les ressources. Si les hommes se font la guerre, ce n’est pas parce qu’il y a des classes, c’est parce que les ressources sont dure à acquérir, et que c’est une question de survie de se les approprier. Quand Marx dit qu’une fois que les prolétaires auront aboli la propriété bourgeoise, ce sera la fin des guerres … il rêve … il y aura toujours, à un moment ou à un autre, une compétition pour les ressources.

Imaginons que l’état répartisse équitablement, ou plutôt, égalitairement, toutes les ressources. Tout le monde à la même dose de miam miam, la même surface habitable, la même quantité de bois de chauffage. C’est impossible, mais imaginons. Et bien, tout le  monde il est beau, il est heureux, et il fait plein d’enfants puis la vie est belle. A partir de la, il est facile de prévoir qu’à un moment donné, il y aura trop de monde, et plus assez de nourriture. Car la planète n’est pas aussi infinie que les appétits humains. Et donc, le jour ou l’état devra sélectionner ceux qui seront sacrifiés pour le bien de tous, je doute qu’un simple tirage au sort mette tout le monde d’accord, et la guerre reviendra.

Entre parenthèse, on pourrait soutenir que la démographique finirait par se stabiliser. Mais pour l’instant, ça n’a jamais existé à l’échelle de la planète, et seulement dans quelques niches ou la vie devient aliénante. En tout cas, lui ne le fait pas. Et ce ne serait qu’un prélude à la démonstration complète, car il y a beaucoup d’autres objections pour mettre fin à la compétition pour les ressources. Et même si ce problème était résolu, les hommes se battront toujours pour les plus belles femmes … ou d’autres prétextes.

Bien sûr, dans la réalité, on se fait déjà la guerre rien que parce que le voisin il a du gaz et c’est plus pratique pour se chauffer qu’avec de bois, et c’est donc injuste qu’on ai plus d’effort à faire que lui… vous voyez le genre ?

Le reste du manifeste

A partir de la, Marx joue à la psychohistoire et prétends connaître son sens et donner des leçons aux autres. (Un peu comme moi en somme, je dois donc éliminer promptement ce concurrent désuet).

Dans la 2ème section, il explique que les communistes sont ceux qui anticipe le mouvement révolutionnaire inévitable des prolétaires, et qu’ils se situent à l’échelon ultime, au niveau international. Il explique que cela mettra fin a la prostitution, aux religions, et … a la famille aussi (et donc a l’héritage) !

Dans la partie suivante, il s’attaque aux "faux socialismes". Il critique le pseudo socialisme Allemande, le socialisme réactionnaire, le socialisme petit-bourgeois, le socialisme bourgeois, et le socialisme utopique. Il semblerait qu’au final, ce soit le socialisme bourgeois ou conservateur de Proudhon qui ai gagné la bataille et non pas le socialisme marxiste. Je dis semblerais car je n’ai pas lu Proudhon dans le texte, mais c’est bien clair que la bourgeoisie (qui est devenue "les multinationales") a gagnée.

Il finit enfin son manifeste par un appel violent à la révolution pour renverser l’ordre bourgeois.

Que reste-t-il du communisme aujourd’hui en France ?

A vrai dire, c’est surtout cette question qui nous intéresse et tout ceci n’était qu’un prélude.

Je ne sais pas ailleurs, mais en France, la pensée marxiste est très vivace ! Je la vois à l’œuvre sur nombre de forums ou de blogs. Vous avez Paul Jorion par exemple ou dans un autre registre Alain Soral.

Pour eux, on est en pleine lutte des classes Marxiste. Et la crise actuelle, c’est, selon leur grille de lecture, la confirmation ultime de la pensée de Marx :

Regardez comme les classes moyennes s’appauvrissent par la concentration des richesses au mains de quelques banquiers.

Oublions toute la "science" économique moderne qui leur donne tort avec ses nombreux prix nobels, et qui est, à leur yeux, sûrement autant en faillite que l’économie elle même. Mais ce qu’ils oublient de voir c’est que tout le monde s’est enrichis et pas seulement les bourgeois.

On est tous devenus des bourgeois (ou presque) : eau chaude courante, chauffage, électricité, voiture, smartphone, obstétrique, espérance de vie, soins médicaux, bouffe bien riche et grasse, viande pour tous, maison pour presque tous, etc…

Mais pas toujours au même rythme : si vous vous enrichissez au rythme de 3% par an c’est bien, non ? mais si le voisin s’enrichit au rythme de 5% ou de 15%, alors les inégalités se creusent inéluctablement.

Il faut donc distinguer inégalités et appauvrissement. Chose qu’ils ne font pas.

De plus, il est très aisé de voir que si les inégalités augmentent par périodes, il y a aussi des moments de grande redistribution, ou les inégalités diminuent.

Ils oublient aussi de voir que quelque soit le système qu’on mettra en place il y aura toujours des facteurs d’accroissement des inégalités. Et la dessus d’ailleurs, je rejoint Marx, l’héritage en est un. Mais qui parmi vous est prêt (en particulier chez les Marxistes et les communistes et les syndicalistes) à renoncer à son héritage familial par conviction politique et pour le bien des autres prolétaires ?

On retrouve aussi la racine de la violence gauchiste physique, puisque Marx appelle ostensiblement au combat.

Prolétaires de tous les pays, unissez vous

pour casser la gueules aux bourgeois.

Cette pensée communiste persiste donc à pousser sur le terreau de l’inculture économique et scientifique générale des gens. Plus illettrisme progresse plus elle séduira de monde. Mais elle progresse aussi sur les désirs utopistes de paix, ou de fin de la domination des uns par les autres, et séduit même certains (rares) intellectuels. Cette pensée s’épanouit aussi dans la crise puisqu’elle fournit une explication simple, voire simpliste, et surtout séduisante : c’est la faute à ces salauds de riches.

On s’en fiche si c’est salauds de riches sont des entrepreneurs qui ont sut prendre des risques, innover, et trouver des solutions à des problèmes pour leurs pairs. Ils sont riche. C’est parce qu’ils ont volé les autres et les ont rendu pauvre. Point.

En France il y en a beaucoup qui en sont encore la. Ils sont pauvres oui, mais dans leur mentalité avant tout.

Marx n’a pas pour autant 100% tort. Les forces qu’il décrit de paupérisation existent bel et bien. Il y a des rapports de forces (et donc de classes) liés à l’argent. Et l’augmentation des inégalités sont le ferment de la révolution sociale. Il y a donc un fond de vrai. Mais il réduit l’histoire à quelque chose de linéaire, simple, et prédictible. Ce qu’elle n’est pas.

Exemple : l’éducation des prolétaires a bien eu lieu. Mais au lieu d’en faire une arme contre les bourgeois, ça à simplement créé une nouvelle classe sociale, les couches moyennes, qui se sont hissées au dessus de leur condition de prolétaires et ne défendent plus ses intérêts.

Marx à oublié que si les prolétaires voulaient renverser les bourgeois, c’était uniquement pour prendre leur place. Le caviar, les escorts et les châteaux, c’est trop tentant pour le partager avec les autres !

Tout bêtement.

PS : l’aboutissement du communisme est résumé par ces points : 

  1. Expropriation de la propriété foncière et affectation de la rente foncière aux dépenses de l’Etat.

  2. Impôt fortement progressif.

  3. Abolition de l’héritage.

  4. Confiscation des biens de tous les émigrés et rebelles.

  5. Centralisation du crédit entre les mains de l’Etat, au moyen d’une banque nationale, dont le capital appartiendra à l’Etat et qui jouira d’un monopole exclusif.

  6. Centralisation entre les mains de l’Etat de tous les moyens de transport.

  7. Multiplication des manufactures nationales et des instruments de production; défrichement des terrains incultes et amélioration des terres cultivées, d’après un plan d’ensemble.

  8. Travail obligatoire pour tous; organisation d’armées industrielles, particulièrement pour l’agriculture.

  9. Combinaison du travail agricole et du travail industriel; mesures tendant à faire graduellement disparaître la distinction entre la ville et la campagne.

  10. Education publique et gratuite de tous les enfants. Abolition du travail des enfants dans les fabriques tel qu’il est pratiqué aujourd’hui. Combinaison de l’éducation avec la production matérielle, etc.

D’ou vient l’infantilisme de notre société ? des lumières


Texte un peu long que j’ai mis du temps à "mûrir", mais qui peut se lire chapitre par chapitre. Il est progressif.

Ça craque de partout. Partout sur la planète (Thaïlande, Argentin, Ukraine, France, pays arabes, etc…). Je ne fais pas un récapitulatif mais si vous suivez un peu l’actu, c’est assez flagrant.

La crise, qui continue son œuvre nous oblige à prendre du recul historique et géographique sur notre situation, nos acquis, nos préjugés, nos habitudes, nos mentalités.

L’infantilisme socialiste

Je profite d’un texte très intéressant de Bertez sur l’infantilisme gouvernemental actuel pour rebondir. Extraits (je vous conseille de lire en entier, c’est édifiant) :

Le constructivisme socialiste, c’est la projection de l’illusion de toute-puissance de l’enfant-roi.

L’enfant est impuissant face au monde qui l’entoure. Impuissant, cela ne veut pas dire qu’il n’a aucun pouvoir, cela veut dire qu’il ne peut pas grand-chose par lui-même. Etant impuissant, il obtient ce qu’il veut par les trépignements, par les cris, les pleurs, et surtout par la séduction.

La fonction du père est de séparer l’enfant de la mère pour introduire cet enfant au monde, à la dure réalité. A cette dure réalité où l’autre existe, où la rareté, la finitude, les limites, l’interdit, le deuil existent. Le père en ce sens est celui qui introduit l’enfant au monde, en le libérant de sa mère, le tout par le biais de la Loi.

Le candidat socialiste n’a pas pour obligation de réussir à modifier le réel, non, ce qu’il doit faire, c’est plaire. Comme on plaît à sa mère. Il doit récolter des suffrages, séduire, flatter comme savent le faire les enfants. Le nœud de l’infantilisation est là, dans la disjonction entre le «plaire» et le «faire».

Contrairement aux apparences, le socialisme a absolument besoin du système de l’exploitation de l’homme par l’homme: pour que le monde socialiste vive, il faut que l’on puisse exploiter les uns, leur confisquer ce qu’ils produisent pour le donner aux autres.

Si on regarde le gouvernement au pouvoir comme on regarde des enfants, alors tout s’éclaire. Leur comportement, leurs accusassions, leurs gesticulations, leur incompétence deviennent d’un coup "évidentes". Ils veulent séduire leurs parents (l’électorat et les marchés) pour éviter de se coltiner le réel.

Maintenant allons plus loin. Regardons plus large, et plus loin dans le temps.

D’abord Sarkozy

Sarkozy s’agitait, c’était la technique du moulinet, il parlait tout le temps pour ne rien dire. Hollande, c’est la mollesse, la technique de l’enfumage, il parle peu, mais uniquement pour dire des grosses conneries.

Aucun des deux n’est un chef d’état digne de ce nom. Aucun des deux n’a de vision ni au long terme, ni de la grandeur de la France. L’un s’est pris pour chef d’entreprise (plus ou moins mafieux) qui faisait battre le tambour de la galère au son de ses slogans, l’autre pour un évêque (plus ou moins inquisiteur) qui nous vends sa soupe moraliste dégoulinante de mièvrerie.

Les deux ne sont en réalité que des VRP de politiques décidées ailleurs. Ils sont impuissants, et leur rôle est de faire croire qu’ils ont l’illusion du contrôle, afin de de maintenir un semblant d’ordre social. En gros, ils sont la pour nous endormir et qu’on ne prenne pas conscience des réalités.

Alors que Sarko à désacralisé l’image du président ("casse toi pauv’ con"), Hollande ne fait que mimer la grandeur passé. Il joue au sage qui sait écouter, qui est au dessus de la mêlée, alors qu’en réalité, il n’a aucun charisme (ton de voie robotique, poncifs ennuyeux), ni aucune poigne (cacophonie au gouvernement, aucun cap fixé, aucune anticipation), sans parler des compétences (bourdes de communications, tâtonnement, bricolage).

Bref, pas un pour rattraper l’autre.

Ensuite la virilité

Ce que dit Bertez rejoint ce que j’expliquais sur la perte de virilité. La virilité à été pour ainsi dire détruite au cours du siècle dernier. Avec les armes et les machines, la "force brute" ne sert à rien. Avec les guerres ("plus jamais ça") et le féminisme elle a carrément été bannie, diabolisée. Alors qu’avant c’était la femme (Pandore, Eve, Lilith, Hélène de Troie, les sorcières, etc…) qui était (de manière consensuelle et implicite dans la société) la source des maux du monde, maintenant, les choses ont été renversées, et c’est l’homme qui est devenu le grand coupable du péché originel. Il n’y a pas d’équilibre, on est passé d’une extrême à l’autre.

Alors que Sarko surjouait sa virilité, Hollande assume sa féminité. Mais aucun des deux n’est réellement viril. Au point d’ailleurs que les gens ont maintenant bien du mal à définir ce qu’est une virilité saine … faites l’expérience autour de vous ! lol C’est dire ou en est rendu.

La virilité n’est plus qu’une parodie d’elle même.

Conséquence : sans virilité, il ne reste que la mère et l’enfant, et donc l’infantilisme que Bertez dénonce. Et ce n’est pas une question de droite ou de gauche, de Sarko ou de Hollande. C’est la même chose. Le refus du long terme, de l’effort constant dans le temps, les trépidations, le "tout tout de suite", le clientélisme, les solutions faciles, la mise en scène et le story telling, la pensée magique et les incantations pour faire plier la réalité.

Le fait qu’ils parviennent à se hisser au pouvoir montre que le problème est plus profond, qu’il s’agit d’un mal de la société toute entière, qu’elle est bâtie sur des présupposés qu’ils savent exploiter, mais qu’ils n’ont pas créés. Il y a des partis derrière eux, des gens qui y croient. La droite et la gauche sont symétriques, mais ont aussi des fondements communs (le fameux front républicain).

La gauche et la droite

Vous aurez remarqué que la gauche insiste sur l’entraide, se concentre sur les conditions des pauvres et des défavorisés. En gros, son fond de commerce, c’est la solidarité. C’est la corde sensible qu’elle exploite. Mais dans quel but ? L’objectif est de se défaire des contraintes, quelles qu’elles soit. Que le travailleur ne soit plus soumis au diktats du patronat (qu’ils soient justifiés ou non n’est pas la problème), au darwinisme social, mais aussi à toutes les contraintes que la nature nous impose. L’objectif final en filigrane est simple la jouissance. C’est pour ça qu’un jour ou l’autre elle se posera la question de la légalisation des drogues (douces du moins).

La droite, c’est différent. Son fond de commerce c’est l’entreprise, et elle insiste beaucoup plus sur la récompense du mérite. L’objectif final, c’est la puissance. Puissance qui fournit confort, sécurité, liberté. Car sans puissance, on est "soumis". En cela elle rejoint la gauche qui ne peut jouir sans puissance. La puissance procure une ivresse. Même si en apparence ils sont opposés (par exemple sur la compétition sociale et internationale) ils se rejoignent sur de nombreux points. Par exemple la droite serait in fine aussi d’accord pour légaliser les drogues, dans la mesure ou elle cela rapporterait un impôt (et donc du pouvoir).

Les deux sont copain comme cochon pour la croissance, le remboursement de la dette, l’immigration, la lutte contre le chômage. L’immigration par exemple rapporte des voies et des gens à aider par solidarité pour la gauche, et des travailleurs dociles et à bas coût qui en plus détruisent la cohérence culturelle (et donc le pouvoir des peuples) pour la droite.  Les deux y trouvent leur compte même s’ils exploitent de manière "opposée" cette "matière première".  C’est un peu comme le pétrole : les uns font de l’essence avec, et d’autres font des produits cosmétiques, des plastiques, des médicaments des restes.

Les deux sont aussi pour le progrès. Le progrès social pour la gauche, le progrès technique pour la droite. Dans les deux cas, il s’agit de lutter contre la nature (intérieure dans un cas, extérieur dans l’autre).

La république, les lumières

Remontons encore plus loin.

  • La gauche est jouissance, son outil, la solidarité, introvertie, progrès social. Retour en enfance (pensée magique, illusion).
  • La droite est puissance (confort, sécurité), son outil, le mérite. extravertie, progrès technique. Refus de la mort (impuissance, délire).

La droite et la gauche ont un socle commun : individualiste, rationaliste, moderniste, universaliste, matérialiste.

Les deux sont individualiste. C’est l’individu qui prime. L’inverse de l’individu c’est le collectif. Comme pour la virilité, si vous demandez aux gens autour de vous ce qu’est le "collectif", les gens ne savent même plus, ça à complètement disparu du paysage mental. Le collectif c’est : faire passer l’intérêt du groupe avant le sien. Aujourd’hui c’est l’inverse, d’ou le clientélisme généralisé qui se transforme en concours de pleurnicherie pour celui qui obtiendra le plus d’avantages.

Les deux sont rationalistes. Il n’y a plus de place pour autre chose, comme l’intuition (la encore les gens n’ont plus aucune idée de ce que ça peut-être et confondent avec les instincts, la voyance, etc…), on le raisonnement par analogie. On est dans l’analyse, dans le discours de la méthode de Descartes, dans les chiffres et les statistiques.

Les deux sont modernistes. Je l’ai déjà expliqué. Progrès social ou technique.

Ils sont matérialistes. Les deux sont pour le consumérisme. Pas besoin de faire un dessin la non plus. Le religieux, le transcendant, l’invisible n’a plus sa place. Ce qui ne les exempte pas de dogmes et de superstitions, bien au contraire. Mais en tout cas, tout ce qui est karma, chi, mondes invisibles, ET, synchronicité et autre paranormal ne doit simplement pas exister.

Les deux sont universalistes. C’est à dire qu’ils pensent que leur valeurs / mode de vie / lois doivent s’appliquer sur la terre entière, voire aux races ET si c’était possible. Les différences culturelles véritables sont niées, même s’ils prétendent le contraire et se croient tolérants. Par exemple, ceux qui ne sont pas universalistes ou matérialistes, qui pensent que chaque peuple peut avoir sa culture propre, n’ont pas droit de cité. Pour les musulmans le droit découle du Coran qui découle de Dieu … et ça, quoi qu’on en dise, c’est incompatible avec la république.

Autre exemple : Le FN, et ou le royalisme s’opposent à la "république" (qui n’en a que le nom – ce sera l’objet de mon prochain article) sur des questions de fond. C’est pour ça qu’ils sont diabolisés. Ils sont : collectiviste, non rationaliste (je n’ai pas trouvé le terme exact : ici c’est la recherche du beau qui prime sur l’efficace), traditionaliste (le progrès n’est pas la seule fin en soi – la filiation, le lien à la terre ou à la corporation compte), protectionniste (par opposition a l’universalisme), idéaliste (par opposition à matérialiste, ici les sacrifices sont acceptés au nom d’un idéal. C’est à dire opposé sur les fondamentaux.

Toute cette idéologie qui se confond dans la gauche et la droite nous vient en ligne droite des lumières. Lumières qui postulent, j’insiste sur le mot postulat, que l’homme est un individu, rationnel, conscient.

Malheureusement, l’homme n’est ni un individu, ni rationnel, ni conscient. Nous en avons la preuve scientifique aujourd’hui avec les "biais cognitifs".

  • L’homme n’est pas un individu : il a des sous-personnalités, voire des personnalités multiples. Il est un animal grégaire, qui à donc des comportement de groupe.
  • L’homme n’est pas rationnel : sauf exception, il n’a pas les moyens de réfléchir sur tous les sujets. Il utilise des raccourcis pour raisonner, mémoriser, et il est influencé par ses émotions du moment.
  • L’homme n’est même pas conscient, la plupart du temps. Il vit dans un état hyponoïde plus ou moins profond, avec quelques éclairs de lucidité par ci par là.

C’est homme "illuminé" (des lumières) est un fantasme. Peut être qu’un jour on sera ainsi après des millions d’années d’évolution … peut être que certains le sont un peu plus que d’autres. Mais dans l’ensemble, c’est faux. Les fondements de notre société sont faux.

Pour autant, il ne faut pas tout rejeter. Darwin (évolution au lieu de création), Galilée (fin de l’héliocentrisme), Freud (inconscient au lieu d’anges et de démons), et Marx (matérialisme historique au lieu d’interventions divines) n’ont pas eu tort de s’attaquer aux abus de l’église et aux vieux concepts inadaptés pour expliquer le monde. Mais de la à croire que "ça y est", on en a fini avec les travers humains parce qu’on à enfin trouvé une société juste qui ne le pervertit pas … lol

Retour à l’infantilisme

Cette grille de lecture permet de mieux comprendre l’origine des antagonismes actuels. D’où sortent le mariage gay, la lutte contre le racisme, la république, la laïcité et d’autres sujets actuels ?

Tout ça découle d’une histoire dont l’un des points marquant est notre fameuse révolution française et la république, issue des lumières. Car de cet homme "illuminé" (par les lumières) découle tout un système politique (l’homme doit être instruit et doit pouvoir voter puisqu’il est rationnel), économique (l’homme doit avoir la liberté d’entreprendre et la propriété privée, puisqu’il est un individu), et social (l’homme doit pouvoir exprimer ses opinions, et jouir de sa vie puisqu’il est conscient).

Au nom de ces lumières on a fait le colonialisme raciste (la encore la droite et la gauche étaient comme cul et chemise : la droite allant exploiter les matières premières industrielles, la gauche allant convertir les hommes). Avant de retourner notre veste pour le contre colonialisme et l’anti-racisme. Mais au final, c’est bien de la même entreprise de "ré-éducation" de l’homme qu’il s’agit.

Petit à petit on a glissé. De l’école publique censée nous instruire, on en est arrivé à un outil de propagande qui ne rempli même plus son rôle premier. La chute libre de la France dans la classement PISA (qui tombe à pic, puisqu’il vient d’être publié) en est le meilleur symbole. Et ce n’est qu’un exemple, il en est de même pour les autres institutions. Les lois qui a la base sont censées supprimer l’arbitraire et les passes-droits sont devenues tellement complexe qu’il est devenu (relativement) d’en exploiter les nombreuses failles et subtilités. Recréant ainsi en partie l’ancien ordre féodal.

Ceci nous a progressivement amener à nous couper des réalités, puisque l’objectif initial est de "refaire" cette réalité. Il a bien fallu la nier pour y parvenir. Ce paradoxe consubstantiel ne fait que se dévoiler au fil du temps.

Des beaux idéaux révolutionnaires on est tombé dans la facilité, et dans l’infantilisme le plus total. Nous sommes devenu un pays capricieux d’enfants gâtés. Mais la dure réalité (la compétition pour les ressources de plus en plus rare, la surpopulation, la complexification exponentielle du monde, l’abrutissement et l’avilissement des peuples qui deviennent de plus en plus agressif) va nous contraindre à retoucher le sol.

Petit parenthèse, le yoga, c’est l’unité, c’est l’intégration de toutes ces contradictions. Le transcendant c’est réconcilier les contraires en les dépassant. Exemple : santé/maladie, jouissance/souffrance, effort/laissé faire, connaissance/ignorance, pouvoir/impuissance, collectif/individuel, …  Mais c’est un autre sujet, je ne m’étends pas trop.

Revue : Dédale, un fil vers la démocratie


Reportage intéressant, même s’il ne donne la parole qu’aux gauchistes. Les autres apparemment doivent être trop méchants, ou pas assez humains ! lol

Évidement, pour eux la crise est due aux complots capitalistes, et autres gros bonnets. Mais leur hypocrisie ne trompe qu’eux même (toujours très généreux avec l’argent et le travail des autres) et quand il faut passer à la caisse, ils ne comprennent pas ce qui leur arrive.

Mais passons cet aspect déplaisant et mettons de coté leur baratin. Il y a de très bonnes choses aussi : solidarité, recherche d’alternatives, refus de l’oppression, dialogue au lieu de la violence.

  • la crise pour de vrai chez les Grec : pauvreté, famine, suicide, etc…
  • vers 48 min, l’opposition fondamentale dont découle les autres entre "l’homme est un loup pour l’homme" qui mène au monopole de la violence de Hobbes, ou bien "l’homme est bon" qui mène aux tentatives sur l’anarchisme. J’apprends que c’est le débat aussi nature vs culture entre Voltaire et Rousseau.
  • Ensuite Chouard qui explique sa démocratie par tirage au sort (j’y reviens en dessous). L’idée d’un parti sans chef et sans programme me plaît bien.
  • le démantèlement de l’état Grec. On ne peut pas vraiment l’appeler autrement. Ou disons, la réduction à sa portion minimale. La Grèce, c’est une expérience de minarchisme en direct semble-t-il.
  • Dénonciation (1h02) de la fausse démocratie/république actuelle qui n’est qu’une entreprise d’asservissement par Chouard. +1
  • Commune de paris, Espagne des années 30  qui se sont fait massacrer (de mémoire).

Les propos de Chouard m’ont interpellés. Au départ je n’aime pas l’idée du tirage au sort car on va avoir des incompétents au pouvoir. Puis j’ai réalisé que de toute manière c’est déjà le cas actuellement. Les élus ne peuvent pas être spécialiste de tous les domaines. En général, ils ne sont bon qu’en politique et en séduction, mais incompétents sur les domaines sur lesquels on leur demande de voter (cf le Firewall d’OpenOffice par exemple). Du coup … pourquoi pas ?

Voici le schéma démocratique selon Chouard.

C’est assez intéressant je dois dire, un peu comme le revenu de base, c’est sur ces sujets que se situe la vraie gauche selon moi et non pas dans les progrès frelatés du mariage homo ou le racisme de diversion et de division. Constitution et revenu de base sont les vraies réflexion, les vrais progrès sociétaux dont nous avons besoin et qui devraient être portés par la gauche.

Chouard soutient des concepts qui ont du sens :

  • référendum d’initiative populaire
  • révocabilité
  • amateurisme (l’inverse du professionnalisme) des hommes politiques
  • mandats courts non renouvelables
  • le droit à l’erreur

Mais, j’aurais quelques objections / remarques :

  • comment / pourquoi la démocratie athénienne qui semble si géniale est tombée ? (réponse plus bas)
  • comment assurer la stabilité politique ? (essentielle de nos jours pour des questions commerciales)
  • comment assurer la réactivité de la démocratie ? il faut qu’elle puisse suivre le rythme effréné des changements / défis.
  • que se passe-t-il en case de guerre ? cette dernière question synthétise les autres. Si on sait répondre à une guerre, par extension, on a la réactivité et la stabilité (sans quoi la guerre serait vite perdue).

Parce que si j’en crois wikipedia, c’est bien par l’ennemi extérieur (Sparte) que la "démocratie" à fini par péricliter. Ça fonctionne bien en temps de paix semble-t-il. C’est un peu le coté bisounours que je reproche à Chouard.

J’ai cherché sur son site :

Question : Si la démocratie a pris fin et n’est jamais réapparue, c’est bien la preuve que le système était mauvais…
Réponse : Pas du tout :
la démocratie a pris fin à cause d’une guerre perdue. C’est-à-dire une cause contingente, non nécessaire, accidentelle, et pas à cause de vices propres.

Il n’a pas compris la "profondeur" de la question qui est pourtant la seule vraie qui tienne. Que vaut la vraie démocratie dans un environnement ultra-agressif ? Sparte et son organisation militaire a gagné donnant une leçon "historique" aux futurs peuples qui du coup ont mis de coté la démocratie, non sans raison. Chouard passe à coté. Il se croit à l’abri dans une France pacifiée et ne voit pas le bordel ambiant et le danger qui menace.

Pour ma part, je pense qu’il faut creuser du coté de la démocratie liquide et pas forcément revenir à du "c’était mieux avant" toujours un peu fantasmatique. Du moins il faudrait comparer les deux.

Donc selon moi, l’homme n’est ni bon ni mauvais, bien au contraire. Il s’adapte et il n’aime pas l’effort. Je ne sais pas si on peut trouver un système qui fasse la synthèse des deux. Ce n’est peut-être même pas souhaitable.

Mais en tout cas, je pense que cette question est au cœur de la crise Française actuelle, qui oppose la gauche et la droite, notamment sur la question de l’immigration et du reste.

C’est aussi l’opposition entre les parleux et les faiseux. Entre les scientifiques et les littéraires.

On est en pleine résurgence de la guerre de 30 ans, et je pense qu’on est parti pour une longue période d’affrontement idéologique (et sur le terrain aussi).

En tout cas, c’est très intéressant à observer. En Grèce (et en France) on a à la fois on a une montée du fascisme (ultra-droite, Aube Dorée) et de … l’anarchisme (ultra gauche – à défaut d’un autre nom ?).

Biais cognitif : acheter à crédit ou louer ? Ce qu’il FAUT comprendre


Je refais un article sur le sujet : acheter (à crédit) ou louer ?

J’ai eu l’occasion de refaire les calculs récemment pour des amis (Toulouse, Clermont-Ferrand, Fontainebleau). Je vous en fait profiter.

C’est un sujet important :

  1. parce que c’est de vos sous qu’il s’agit
  2. parce qu’il s’agit de vos chaînes (rembourser un crédit, c’est un sacré boulet dans la vie)
  3. parce que c’est l’un des moteurs de la crise (les subprimes)
  4. parce que la France est encore dedans (bulle immobilière)

Les principes

Les gens pensent qu’il vaut mieux acheter, parce que, une fois qu’on a fini de payer le crédit, on ne paye plus de loyer, et la, c’est jackpot après un "effort initial".

C’est faux. C’est un biais cognitif. C’est à dire, une pensée-illusion, une non-réflexion. Ça a juste l’air vrai.

Payer un crédit, c’est rembourser le capital + payer le loyer de l’argent. Au lieu de payer le loyer d’une maison, vous payez le loyer de l’argent. Bien sûr, le banquier lui est très content.

Acheter, c’est louer de l’argent au lieu de louer une maison. Ni plus, ni moins. Vous êtes quand même locataire.

Donc payer un crédit sur 20 ans, ça coûte plus cher que payer un loyer. Beaucoup plus cher. Si vous louez, vous pouvez placer la différence, et à la fin (des 20 ans) vous avez un capital. Capital qui vous permet d’acheter plus ou moins la même maison en cash !!!

Louer et placer son épargne, c’est être propriétaire d’un capital (équivalent) au lieu d’une maison.

Oui oui oui, ça paraît fou, faux, mais c’est la réalité. La preuve en chiffre.

Les chiffres

Je vais prendre le cas Toulouse.  Je m’appuies sur le simulateur "meilleurstaux" qui est très bien, et que j’ai un tout petit peu amélioré (il y avait 2 erreurs dans le tableau). Je vous explique la démarche de A à Z pour que vous puissiez refaire les calculs pour vous même le cas échéant. Je donne tous les sources.

  • Prix moyen à l’achat au m2 : 2580€
  • Prix moyen à la location au m2 : 11,8€
  • Taxe foncière : 17,64% (plus bas qu’ailleurs)
  • Taux du crédit : 3.23% ce qui est un très bon taux actuellement
  • Un apport "raisonnable" de 10%
  • Taux de placement du capital en assurance vie long terme : 3,4%
  • Frais d’entretien de l’appart, en moyenne 1% du prix d’achat par an

ToulouseImmo5

Avec des hypothèses "raisonnables" ça nous donne ceci (au bout de 20 ans) – maison qui prends peu de valeur

  • prix du bien à l’achat 180 000€
  • mes frais à crédit est de 1301€ mensuel
  • pour la même maison le loyer (taxe d’habitation incluse) serait de 899€, soit 403€ de moins que je peux placer en épargne
  • au bout de 20 ans, si je loue j’ai un capital de 184 000€, la même maison à pris un peu de valeur à 213 000€
  • Donc vous êtes gagnant, de peu (29 000€) si vous achetez et que vous gardez la maison jusqu’au boût
    ToulouseImmo3

Avec des hypothèses optimistes (maison qui prends 2% par an) :

  • même capital final si vous avez loué : 181 000€
  • mais maison qui vaut 268 000€
  • la, ça vaut le coup

Maintenant, on va jouer un peu à être plus réaliste. La France entre en crise. La bulle immobilière qui a été regonflée par Nabot 1er ne va pas pouvoir être renflouée encore une fois par Enfumage 1er, l’état est ruiné. Le Friggit nous montre bien l’état du marché. Les ventes s’effondrent, les prix commencent à baisser (le simulateur débute par défaut par une baisse de 3% d’ailleurs).

  • si la bulle immo explose, -30% elle tombe à 122 000. Maison qui vaut 149 000€ à la fin si ça remonte doucement, ou 175 000 si ça revient à 2% par an, contre 184 000 épargné ! Vous auriez mieux fait de louer.
    ToulouseImmo2
  • si les taux remontent – ce qui est très réaliste vu la situation française une fois le élections passées – (sans que la bulle immo n’explose), disons à 4.5% pour l’emprunt, et 4% pour l’assurance vie : la maison vaut 250 000€ et le capital épargné équivalent est de 242 000€
    ToulouseImmo1
  • Scénario du pire (c’est à dire du plus que probable), taux qui remontent et bulle immo qui explose : maison 175 000€, épargne 242 000€
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Donc tout ça, c’est pour Toulouse, ça peut être différent ailleurs. Par exemple sur Paris, même en étant dans les hypothèses optimistes, vous êtes perdant si vous achetez. Alors qu’ailleurs (Clermont-Ferrand) il y a plus de marge.

Les leçons

Mais n’oubliez pas si vous achetez à crédit, vous spéculez :

  • si vous revendez avant les 20 ans (divorce / perte de travail / autre raison) vous êtes SUR d’être perdant
  • si la bulle immobilière explose (elle a explosé aux US, et ailleurs) vous êtes SUR d’être perdant
  • si vous prenez un crédit vous êtes SUR que le banquier est gagnant
  • une maison, ça prends ou ça perds de la valeur en fonction : des voisins, de la mairie, des usines qu’il y a coté. Acheter c’est faire un pari sur tout ça. Louer c’est être mobile.

C’est du cas par cas, je ne suis pas en train de dire qu’il ne faut pas acheter. Je dis que réflexe d’acheter, ce n’est pas rationnel, c’est juste une "impression" qu’on va être gagnant a la fin parce qu’on a l’impression que c’est du bon sens "je ne paye plus de loyer alors je suis gagnant" … sauf que ça ne marche pas comme ça. Sinon ça serait trop facile et tout le monde prendrait des crédit et basta. Pire, il suffirait d’acheter une maison et de faire rembourser le crédit par le loyer d’un locataire, et on pourrait racheter des villes entières comme ça. Il y a toujours un "équilibre de marché" … sauf que la l’équilibre a été rompu par les banques-états-centraux.

Par exemple, en ce moment, ou l’état va sûrement pomper dans l’épargne, il vaut peut-être mieux avoir du dur que de l’argent placé. Tout dépends des choix politiques, qui sont très dur à anticiper. Et encore, j’ai  mis l’inflation de coté pour ne pas alourdir la démonstration.

On sort de 10 ans d’euphories Euro, et même de 30 ans d’état qui s’endette pour booster l’économie. Cette période est finie. L’immobilier qui monte éternellement, c’est fini.

Je dis, il faut faire l’effort de prendre un simulateur, calculer, et peser le pour et le contre et ne pas se laisser bercer par des illusions.

France : Est-ce une révolution ? une révolte ? une insurrection ? une guerre civile ? une passade ?


Vidéo de terrain très intéressante qui montre bien l’ambiance actuelle en France.

Prenons du recul :

  • les bonnets rouges sont un symbole
  • les portiques sont un symbole (du système fiscal)
  • Leonarda est devenue un symbole (des problèmes d’intégration)
  • la fillette qui a insulté Taubira un symbole (du racisme de diversion)
  • le 11 novembre est un symbole, c’est Hollande en tant que symbole du (non)pouvoir qui se fait huer

La lutte se fait au niveau des symboles, et ce n’est pas un hasard. C’est souvent ainsi que ça se passe. Quand on s’attaque aux vieux symboles et qu’on en fabrique des nouveaux, c’est le signe d’un changement qui mûri dans l’esprit des gens. Changement qui précède les "gros" bouleversements qui suivent.

Dans cette vidéo, on voit bien comment les médias officiels ont déformés volontairement la réalité en "agitateurs d’extrême droite".

  • Les bonnets rouges contestent les taxes, et seulement les taxes. D’autres les invitent à faire le lien avec la politique d’immigration (que les taxes servent à payer), la soviétisation de l’état, mais ils s’y refusent.
  • Il y a la contestation du mariage contre nature qui perdure aussi et se mélange plus ou moins aux autres.
  • Il y a les relents de guerre civile extrême gauche / extrême droite / racailles.
  • Il y a la contestation Soralienne et ses quenelles, qui est encore un front différent, anti-impérialiste.
  • Il y a la contestation du FN, nationaliste (soit disant anti-euro, anti-immigration)
  • Sans compter toutes les autres contestations "pacifiques" telles que Asselineau, Chouard, et bien d’autres qui sont en embuscade …

Tour à tour, chacune fait la une dans les média ou sur le net. Tous contestent un pouvoir incompétent, crispé (sur l’Euro, l’immigration, la dette, la fiscalité), déboussolé, fébrile, hypocrite (arque bouté sur les soi-disantes valeurs républicaines, à défaut de démocratiques).

On sent bien les médias le cul entre deux chaises, face à un pouvoir qu’ils ne peuvent raisonnablement défendre comme ils le font d’habitude, mais en même temps, sans pouvoir soutenir la contestation non plus.

Qu’est-ce qui nous attends au coin du tournant ? une révolution ? une révolte ? une insurrection ? une guerre civile ? une guerre ?

La révolte n’a pas pour objectif de changer les institutions, contrairement à la révolution. Mais c’est après coup qu’on peut juger. L’insurrection, c’est le cran au dessus de la révolte, mieux organisé, destiné a renverser le pouvoir. Selon l’équilibre des forces en présences ça peut amener à une guerre civile, plus ou moins longue, ou être dévié en guerre.

On voit bien que tout ça est mélangé actuellement. Tout peut arriver.

C’est le chaos qui monte. Partout. Et maintenant la France commence à être touchée elle aussi, alors qu’elle a été protégée de la tempête jusqu’ici. Mais c’était inéluctable si on comprends les causes profondes de la crise.

Si on reprends la terminologie de François Roddier nous sommes en plein "changement de phase".

Il ne semble rien émerger de bon de ces changement dans les autres pays. Du moins du point de vue "macro".

Pourquoi ?

Tout simplement, parce qu’on n’a pas d’idéologie de rechange. Toutes les idéologies ont fait faillites les unes après les autres. Quand je dis "idéologie", je parle de paradigme complet (économique, sociétal, technologique, voire même religieux).

La seule véritable révolution qui s’opère en ce moment en silence, c’est celle dont les logiciels libres sont la figure de proue, et qui porte en elle les graines d’une nouvelle économie. Mais cette révolution, beaucoup ne sont même pas conscient (y compris parmi ses membres) de son importance et de sa profondeur. Donc pour l’instant, cela reste marginal dans l’équation. Il faut compter entre 30 et 50 ans pour qu’elle parvienne à maturité. En gros, une génération.

La France sombre à tour dans le chaos, inexorablement. Et ce dernier va s’installer durablement. Je peux me tromper, mais je pense que notre pays, en tant que maillon faible de la construction Européenne et donc, de la mondialisation va être d’une grande importance pour la suite. Nous sommes un peu à la croisée des chemins, autant géographiques qu’idéologiques puisqu’on est un des derniers pays communistes du monde mais qu’on à aussi une forte composante libérale … à la fois progressiste et traditionalistes, ouvert et protectionniste. On est un pays qui rassemble, plus qu’ailleurs pour ce que j’en sais, différentes tendances. On est très hétérogène, ce qui est notre force et notre faiblesse à la fois.

Nous allons donc probablement entrer dans une phase ou l’ingérence extérieure va s’amplifier, vu les enjeux. Le chaos autour de nous va s’ajouter au chaos intérieur.

Il y a eu un "couac" sur les bons du trésor vendredi dernier, mais il a été "effacé". Pour l’instant, la dette française reste abordable, ce qui laisse encore une marge de manœuvre aux incompétents du gouvernement.

Explication : si les marchés n’attaquent pas la France, c’est à cause de sa forte épargne qui serait ponctionnée en cas de difficulté de remboursement du gouvernement. Vous êtes avertis.

On est, grosso-modo, à 4 mois des municipales. Je ne m’y connais pas assez en politique pour savoir si c’est pertinent de remanier ou dissoudre l’assemblé avant les résultats électoral, à défaut de pouvoir dissoudre le peuple (c’est ce que fait Peillon soit dit en passant, il dissout le peuple, mais par chance ça demande trop de temps pour que ça aie un effet notable sur la situation actuelle).

Difficile de savoir ce que Hollande va faire comme connerie. Il est très opaque, et l’enfumage, c’est sa marque de fabrique, de même que l’agitation était la marque de Sarkozy.

On verra si toute cette agitation n’est qu’un pétard mouillé, mais j’en doute. Le statut quo sera difficile à maintenir après les élections. Il reste donc 4 mois relativement "tranquille" … après, on devrait encore franchir un seuil.

Ajout : Pour Ayrault toute cette contestation, ce ne sont que des trolls :

Ça suffit les attaques racistes, ça suffit les attaques contre la loi, la République, le droit, les destructions de biens publics

Donc à priori la situation va se durcir de part et d’autre.

Revue : les idées de François Roddier


Dans ce post je partage la découverte des travaux d’un scientifique et les liens avec les idées développées sur ce blog. Je ne suis pas sûr d’être compréhensible par tout le monde car c’est un peu plus "technique" que d’habitude.

Quand je vois le spectacle quotidien affligeant de la bêtise, il m’arrive de prendre peur. Surtout dans le contexte difficile actuel.

Notre président est une personne probablement plus intelligente que la moyenne. Pourtant, par la force des choses, il se retrouve à faire des choses totalement stupides, comme devoir réagir aux propos de fillettes, par deux fois. Un président est censé s’occuper d’une nation, et non pas d’un épiphénomène dans la vie d’une seule personne. Cette absurdité montre à quel point "tout" est inversé, y compris la logique élémentaire dans notre société, et donc a quel point nous sommes égarés et en crise.

D’un autre coté, il y a des hommes qui font l’inverse, qui essayent de prendre du recul, de comprendre le contexte, de donner du sens, et qui diffusent de l’intelligence autour d’eux.

François Roddier, un physicien et astronome  est de ceux la. Découvert sur le blog de "Oil Man", j’ai immédiatement commandé son livre que j’ai commencé à lire.

Ses idées sont tout simplement géniales.

Il réussit l’exploit de réunir dans un même cadre conceptuel : la physique, la thermodynamique, l’économie, la biologie, la cosmologie, la sociologie, la politique, l’économie, la mémétique, la cybernétique, etc…

C’est extraordinaire. C’est clair et c’est simple. L’univers produit des structures dissipatives soumises à un processus évolutif qui permet d’en maximiser l’efficacité.

Un être organique dissipe plus d’énergie qu’une étoile par unité de masse. Voila, tout simplement, pourquoi nous existons.

Pire.

Jacques Blamont à été son directeur de thèse (auteur du livre "Introduction au siècle des menaces"). Il aborde aussi les questions d’effondrement de civilisation, sous l’angle de l’entropie (=dissipation d’énergie). Il connaît, et cite, les travaux de Jared Diamond.

Il semblerait que la question des limites de notre technologie, de la quantité de ressources restantes et même d’effondrement commencent à intéresser de plus en plus les scientifiques de haut niveau … Ce qui confirme ce que j’avais constaté dans les conférences TED.

Ouf.

Le club s’agrandit, et ne se limite plus à Jancovici et Azzeneau mais s’enrichit de pointures. Gageons que ça fera tâche d’huile.

Le meilleur dans l’histoire c’est que les idées de Roddier permettent d’expliquer le rôle des biais cognitifs dans un cadre plus large : ce sont des structures dissipatives soumise à un processus évolutif culturel. En allant plus loin on peut recouper ça avec les travaux de Howard Bloom ("le principe de Lucifer", "le cerveau global") ou Eric Beinhocker (l’économie est un processus triplement évolutif).

Et cela donne en plus du sens a la spiritualité au Yoga … et à la vie extra-terrestre !!!

Car si l’univers produit des structures dissipatives et que les meilleurs d’entre elles sont les formes des vies intelligentes … alors … l’univers en fabrique partout ou c’est possible. Même si ce n’est pas une démonstration formelle, les propos de Roddier expliquent clairement pourquoi l’univers produit des formes de vies évoluées … partout. Donc l’univers fabrique des ET un peu partout.

Quand je dis partout, je me comprends, il s’agit d’un processus de "niches" imbriquées de manières fractales. Un peu comme des poupées russes : une galaxie produit des étoiles qui produisent des planètes qui produit de la vie, qui produit de l’intelligence. Partout. Les étoiles existent uniquement au sein d’une galaxie. Les planètes sont fabriquées par les étoiles. La vie par les planètes. L’intelligence par la vie.

Est-ce qu’il y a d’autres étapes ? oui … mais c’est un autre sujet.

J’y reviendrais, car ces travaux sont fondamentaux. Je ferais une revue complète du livre quand je l’aurais terminé.

Dernière chose. Je souhaite bien faire comprendre que toutes ces idées que j’amasse sur ce blog, qui peuvent parfois être très théoriques, ont des répercussions économiques, politiques, spirituelles, et surtout pratiques très concrètes.

Un exemple ?

Prenez un chômeur. Howard Bloom explique que quand on est au chômage, on régresse sur l’échelle sociale, et donc dans "l’ordre de préséance", ce qui déclenche un mécanisme équivalent a l’apoptose cellulaire : la déprime, et dans sa forme extrême, le suicide. L’analogie entre le social et le cellulaire, c’est de la systémique, du raisonnement 3D, soit dit en passant. Bref. Le sachant, il est plus facile de comprendre ce qui nous arrive et ne pas en souffrir, voire même d’inverser le processus. En combinant avec les travaux de Roddier on peut aller plus loin et expliquer la situation en terme de structure dissipative : en tant que chômeur, on dissipe moins d’énergie qu’en tant que travailleur. Donc le processus évolutif nous pousse à disparaître ou évoluer.

C’est peut-être un peu trop abstrait mais j’expliquerais plus en détail au fil de l’eau les idées de François Rodier et leurs implications.

Au fil de l’eau et des recherches je me rends compte qu’il y a vraiment un nouveau paradigme scientifique qui est en train d’émerger, et c’est par la que sera le salut de notre civilisation. Si salut il y a. Comme je l’avais expliqué, notre "rationalité" est en crise tout autant que l’économie. Les travaux de François Roddier sont une réponse à cette crise.

La France raciste ou l’antiracisme de diversion ? alors que l’heure est grave


Harry Roselmack : "La France raciste est de retour"

Il fait références aux insultes dramatiques dont la ministre ultra compétente et aimée de tous à été victime. Que dis-je ! C’est la France toute entière qui est meurtrie.

Un conseil des ministres, et une réunion spéciale du G20 sont en cours de préparation pour savoir comment gérer le cas de cette fillette (de 10 ans) qui a osé insulter une ministre qui n’était pas de la même couleur de peau qu’elle (heureusement, c’était une fille, sinon on aurait accusé le garçon de sexisme en plus). Il se murmure qu’on pourrait faire appel aux casques Bleus. Les USA se proposeraient même de bombarder les campagnes françaises pour régler le problème, par amitié pour la France et pour la démocratie.

Ne riez pas. Cette fillette ne le sait pas, mais elle est en train de devenir zombi-nazi-pédophile sous le regard complice de ses parents et surtout, elle pourrait contaminer d’autres personnes et finir par provoquer la 3ème guerre mondiale. Il faut traiter le mal à la racine. C’est très très grave, de la bouche même de Hollande, la baleine échouée sur la plage présidentielle, qui à du interrompre son épisode de poubelle la vie en toute urgence, 10 jours après les faits. Il choisi des défis à sa hauteur.

  • Que je sache, Taubira n’est pas une race à elle toute seule. Ce n’est pas "les noirs" qui ont été insultés, mais elle et elle seule.
  • Que je sache, Taubira n’a pas levée le petit doigt face au mur des cons ou était notamment inscrit le nom du père d’une victime.

L’hystérisation du racisme est bien pratique pour éviter les débats de fonds (par exemple sur l’immigrationisme, cette idéologie extrémiste, ou bien sur l’Euro et l’ultra-libéralisme financier, ou la transition démographique, ou écologique).

L’hypocrisie moraliste à 2 vitesses et l’hystérie sélective est symptomatique d’une classe dirigeante tellement incompétente qu’elle est obligée de se retrancher derrière des affaires de cours de récrée, faute de savoir gérer le pays.

Taubira en premier lieu avec son divorce pour tous, prélude à l’achat d’enfants pour tous. Elle s’attendait à récolter des louanges de la part de ceux qui ont gardé un peu de bon sens ? Et tous ces délinquants (qui agressent des gens, qui font des victimes, gâchent des vies) qu’elle veut sortir des prisons pour qu’ils aient une chance (de recommencer leurs méfaits) ?

Le message est clair : la couleur de peau peut être différente… mais pas les idées, encore moins les opinions. Heureusement, j’ai la solution qui ne fera que des heureux. Puisqu’on encourage les racailles, laissons les s’amuser un peu avec la fillette dans une cave pour lui donner une bonne leçon de tolérance et de vivre ensemble, afin que plus jamais elle ne soit traversée par des pensées racistes envers Taubira. On ferait d’une pierre 3 coups en montrant l’exemple à tous. Après le mariage pour tous, les tournantes pour tous.

Et si le racisme monte, faudrait peut-être se demander pourquoi … alors que ce sont toujours les même qu’on excuse.

Mais le pire, c’est que les musulmaghrébins accusent eux même l’état d’être raciste ou à la solde des racistes du pays :

Il faudrait savoir … l’état est contre les immigrés ou contre les "racistes" ?

Notons que Valls, le soit disant homme de droite de gauche, annonce 10 000 régularisations de plus qu’en 2012.

Donc, au delà des lois, des insultes, et de l’habillage verbal qu’on met autour de tout ça, c’est le fossé du multiculturalisme qui grandit sous la pression de la crise.

Fossé entre allogènes et allochtones, mais aussi fossé entre vieux et jeunes, riches et pauvres, privé public.

La république vole en éclat face à ce "chacun pour soi" généralisé qui n’est que la conséquence de la culture de l’individualisme (que la gauche promeut pour lutter contre l’enracinement familial) face aux difficultés de la crise.

Oui, le racisme monte, je vais pas le nier non plus. Je m’en suis inquiété bien avant eux dans leur tour d’ivoire. Et ils ont raison d’avoir peur, mais ces réactions infantiles montrent qu’ils ne sauront pas gérer la situation. Pas plus celle la que les autres. Ils sont dépassés, incompétents. Enfermés qu’ils sont dans l’idéologie du "progrès social" à l’heure ou justement la compétition pour les ressources énergétique se fait de plus en plus dure, c’est faire un contresens historique dramatique.

Hollande a fanfaronné avec sa "victoire éclair" au Mali, le seul point positif de son mandat accident électoral, alors que même moi j’avais compris que ce serait un bourbier. La mort des 2 journalistes ramène tout le monde sur terre. "Il va falloir rester" … ha ben zut alors, on m’aurait menti a l’insu de mon plein gré ? Au dernières nouvelles, notre présence militaire la bas nous coûte 1 myard d’euros par an.

Les entrepreneurs prennent peur. Les investisseurs se demandent quel sera le meilleur moment pour quitter le navire. Les experts paniquent. La France est dirigée par un homme qui n’a pas dépassé le stade anal et qui aime touiller le caca national.

Ce qui est vraiment choquant, c’est de voir à la télé tout le monde taxer l’équipe actuelle d’incompétente … ça c’est vraiment grave !!! Bien plus que les insultes d’une fillette. Ce renversement est proprement hallucinant.

Voila ou on en est.

C’est franchement pathétique, car je préférerais de loin parler des vrais problèmes et de comment chercher des solutions. Alors que la, par le pouvoir de nuisance d’un seul homme, c’est tout un pays qui se retrouve entraîné dans des débats médiocres, une actualité superficielle et mondaine.

La changement c’est maintenant … ou ça change, mais en pire. Bien pire.

Le mystère, le vrai, le seul, c’est : qui sont les 25% qui soutiennent encore Hollande ? Les fonctionnaires ? quelques drogués au RSA ? quelques retraités séniles ?

Chronologie de la crise 2005-2013 : jusqu’ici tout va bien, vous pouvez continuer à dormir


Le temps passe vite quand on s’amuse autant ! Je pense qu’il n’est pas inutile de faire un petit retour en arrière sur la chronologie de la crise, afin de bien mettre en perspective tout ce qui s’est passé, et de voir quels sont les liens entre tous ces éléments disparates. Car leur traitement dans les média est toujours biaisé pour rentrer dans les rouages d’une machine à propagande bien huilée.

Exemple : les révoltes arabes sont un présentées comme soulèvement pour la démocratie … et non pas simplement comme une révolte contre la pauvreté grandissante. L’accident de Deepwater et Fukushima sont présentés comme des accidents et non pas comme des tentatives de plus en plus risquées d’aller chercher de l’énergie. Etc…

Si l’on adopte une autre grille de lecture, alors tout devient "logique" Mr Spock !

Rappelons les faits, avant de passer à leur interprétation (Si vous êtes pressé, l’essentiel est en rouge).

2005

  • pic du pétrole conventionnel, du pétrole "pas cher" en somme, ce qui condamne la croissance indirectement, et donc les dettes qui en dépendent, donc les banques et les dettes d’états qui alimentent leurs plans sur la comète
  • Mai 2005 : Non français au traité de Lisbonne, symbole du divorce élite technocratiques / peuple

2006

  • Mars 2006 arrêt de la publication du M3 par la FED. A cette époque le GEAB avait été un des rares à relever ce premier cassage de thermomètre, très louche.
  • fin 2006 explosion des subprimes juste après que les prix du pétrole ne montent et ne fassent ralentir l’économie US prise par surprise

2007

  • assèchement du marché de la titrisation en réaction à la perte de confiance dans la solidité des banques
  • Eté : crise des subprimes, faillite de Northern Rock en GB, les gens font la queue pour retirer leurs sous
  • bulle des obligations pour éviter l’explosion de la bulle immobilière
  • Juillet : blocage sur les CDO-titristation (les banques ne se font plus confiance)

2008

  • Janvier : crise boursière, crach
  • Février : la banque Northern Rock est nationalisée
  • flambée des matières premières, pétrole a 150$, contre 20$ 5 ans auparavant
  • émeutes de la faim prélude aux révoltes arabes, suite a la flambée du prix du pétrole
  • Septembre : Freddie Mac et Fannie Mae sont mis sous tutelle (nationalisé)
  • Septembre : Lehman Brothers dépose le bilan, AIG est nationalisé, Fortis est renflouée Le plan de sauvetage américain de 700 milliards de dollars est rejeté, Dexia est nationalisée
  • Octobre panique:
    • Le plan Paulson (TARP, 750 milliard $)est finalement adopté
    • BNP Paribas reprend Fortis
    • Londres annonce son plan de sauvetage
    • L’Eurogroupe se met d’accord sur un plan de sauvetage
    • la France débloque 360 millards d’euros pour les banques
    • La Caisse d’Epargne perd 751 millions d’euros en Bourse
    • L’Islande en quasi-faillite
  • Novembre : le G20 se réunit à Washington pour trouver un plan d’action
  • Décembre : Maddof taux 0 a la FED
  • Faillite de l’Islance, 15% chomage en espagne, Irelande abandonnée, notation de plusieurs pays baissé

2009

  • Janvier : état d’urgence fiscale en Californie
  • La chine demande une nouvelle monnaie au G20, stoppe ses achats de bons aux trésors
  • Mars : QE1. Distribution d’argent gratuit pour les gros poissons voraces de la finance, début de la guerre du dollar.
  • Avril FAS 157 : changement de norme comptable pour masquer les pertes Fair value au lieu de Mark to market : Malgré l’argent gratuit QE1 il faut truquer les comptes pour les banques ne fassent pas faillite.
  • Eté : c’est la reprise (soit disant), les pousses vertes, les bourses montent
  • Dubaï fait faillite
  • Octobre  : crise Grecque. Changement de gouvernement en Grèce et début de la crise Européenne.
  • Novembre :  la SoGé envois en doc pour se préparer au « global collapse » + Pimco qui recommande la dette allemande et pas USA ou Angleterre
  • Fin 2009 la chine réduit ses achats de bons aux trésors, inaugure le plus grand centre de libre échange du monde

2010

  • Janvier 2010 plan d’austérité en espagne
  • Déclenchement de la crise Européen : La Grèce et les PIIGS
  • Mars : les Islandais rejettent le remboursement de la dette par referendum
  • Avril : explosion de Deepwater
  • Mai 2010 FESF, qui perds sa note AAA en janvier 2012 et perds son utilité
  • Tea Party prennent de l’ampleur et fait parler de lui
  • La chine augmente son SMIC (10%)
  • Crise immobilière espagnole
  • La chine intervient pour sauver la Grèce et l’Europe, rachète le port du Pirée
  • Juillet : plan d’austérité en Italie
  • Juillet : Wikileaks.
  • Aout : canicule Russe historique
  • Fin aout  : plongée de l’immobilier aux USA, fin de l’engagement de la fin envers les GSE.
  • Septembre  : conflit des iles senkaku disputées par la Chine et le Japon
  • Octobre : Grève pour les retraites en France suite au plan d’austérité, blocage des pompes
  • Octobre : scandale du foreclosure (des saisies immobilières)
  • Novembre QE2 (et hystérie autour du plafond de la dette US): début de la guerre monétaire ouverte
  • Novembre: faillite d’AMBAC et fiasco du G20, encore
  • Décembre : révolution tunisienne, début du "printemps arabe".
  • Fin 2010 : pétrole a nouveau a 90$, cote d’alerte, à 100$ c’est problématique

2011

  • G20 Français, Sarkozy veut réformer le système monétaire international (qui ne tient en définitive qu’a un fil : le droit de véto des USA au FMI … sinon la réforme aurait déjà eu lieue)
  • Janvier : départ de Ben Ali de la Tunisie
  • Février : départ de Moubarak de l’Egypte
  • Février, guerre civile Lybienne.
  • Mars : Fukushima
  • Mars : début de la guerre civile Syrienne
  • Mai : mort de Ben Laden
  • Mai : affaire Strauss Khan
  • Mai : mouvement des indignés en Espagne
  • Juillet :  stress test bancaire, presque toutes les banques le passent, mais il va quand même falloir les sauver.
  • Aout : S&P dégrade le AAA américain
  • Septembre : OWS, Occupy Wall Street, l’équivalent US des indignés
  • Décembre  : LTRO1 de la BCE pour sauver les banques, l’équivalent européen des QE de la FED US

2012

  • Janvier : Embargo de l’UE sur l’IRAN
  • Janvier : crise Chypriote (janvier 2012 à juillet 2013)
  • Février : LTRO2 comme ça a tellement bien marché, on continue en attendant le 3 (c’est l’équivalent local du QE)
  • Mars : TSCG (vigueur janvier 2013), les états abdiquent leur souveraineté budgétaire
  • Mars : affaire Merah, montée de l’Islamisme en réaction aux abus bancaires
  • Septembre 2012 QE3, pour 1000 milliard par ans
  • Septembre 2012 : création du MES
  • pétrole en moyenne sur l’année à plus de 100$ le baril !

2013

  • Janvier : Guerre au Mali,
  • Avril : Attentat de Boston, des musulmans impliqués en représailles des crimes américains
  • Mai : Mariage contre nature en application
  • Juin : Fermeture TV publique en Grèce,
  • juin : PRISM, révélation sur l’espionnage a l’échelle mondiale
  • Juin : François Noguier mort pour une blague qui n’a pas plu à un maghrébin, dont les médias se gardent bien de parler
  • Juin : Affaire Meric, l’antifa dont la mort fait la une
  • Juillet : Train de Bretigny, les morts sont dépouillés par les racailles
  • Juillet : Émeutes de Trappes
  • juillet : l’ union bancaire, qui stipule qu’on peut piocher dans le compte des épargnants sur le modèle Chypriote
  • juillet : dernier AAA perdu par la France (début janvier 2012 pour le premier)
  • Août : Crise égyptienne, limite guerre civile, nombreux morts, destitution de Morsi (frères musulmans)
  • Août : les islandais stoppent les négociations pour entrer dans l’Euro

Pour l’instant que faut-il retenir ?

Ca fait 5 ans que la crise est sur le point de se terminer. Mais l’économie est toujours sous perfusion et les comptes des états qui ont pris la main pour sauver les banques sont si mal en point qu’on est obligé de faire des cures d’austérités à répétition.

Chaque année la crise est censé se terminer, alors même que son existance a été niée tant qu’il a été possible de le faire. Le déni est permanent encore aujourd’hui puisque les causes de la crise ne sont toujours pas véritablement analysées. On reste en surface.

  • En 2007, Crise des subprimes. En France, à l’époque, seuls quelques allumés dont je faisais partie parlaient de crise mondiale.
  • En 2008, il n’était censé pas y avoir de crise (il y avait pourtant les subprimes depuis 1 an) jusqu’à la faillite de Leman Brother. Et la, c’est la panique.
  • En 2009 la crise était déjà finie (c’est les pousses vertes). Mais au cas ou, on lance le QE1, on casse les normes comptables pour sauver les banques (alors même qu’on nous répète que tout va bien)
  • En 2010 c’était enfin la reprise, c’est sûr, mais manque de bol, la crise Grecque est survenue.
  • En 2011 la crise est toujours finie, puis c’était les révoltes arabes.
  • En 2012 l’Euro est enfin sauvé. Manque de bol il y a la crise Chypriote. L’IRAN met la pression. Et au cas ou on distribue plein d’argent gratuit au banques qui vont bien.
  • En 2013 à la crise au Mali, en Égypte, et ensuite à la crise Syrienne (qui à l’air de bien se terminer). A chaque fois la crise change de forme et reviens et les gens oublient que l’économie est toujours sous perfusion (QE3 pour 1000 milliard de dollar par an).

Évidement, on peut se dire que c’est la faute à pas de chance, et que toutes ces crises qui s’enchaînent ne sont pas reliées si on ne suit pas l’actualité financière / géo-économique de près. Pourtant, chaque crise bancaire provoque des contre-coups sur les populations qui s’agitent, plus ou moins selon la fragilité du pays qui est impacté.

Ce qui est inquiétant n’est pas tant la crise en elle même qui serait une bonne occasion de faire évoluer nos sociétés dans des directions plus saines, mais son traitement :

  • jusqu’ici tout va bien, continuez de dormir
  • on traite les symptômes, jamais on ne touche au causes, au risque de tout casser
  • solution "kick the can", on gagne du temps en espérant que ça se résolve tout seul

Ce qui fait qu’on fabrique un monde de plus en plus instable et imprévisible, et fragile en même temps. C’est ça qui est inquiétant. Et ce n’est pas la faute des élites, c’est la faute à tout le monde.

Je re-explique les causes profondes (Je suis passé de 5 à 4 facteurs, car j’ai fusionné le nouvel ordre mondial que j’assimile à une forme de décadence des élites).

Cette crise unique protéiforme est causée par des facteurs sous-jacents à l’économie. On pourrait régler tous les problèmes bancaires, donner de l’argent gratuit aux pauvres que ça ne changerait rien. Quand il n’y a plus assez de poisson pour tout le monde, on ne peut pas convertir les yacht de Saint Tropez, ni en poisson, ni en bateau de pêche, ça ne changera rien :

  • le pic pétrolier (2005 pic du pétrole conventionnel, pas cher) et tout ce qui s’en suit au niveau de la rareté des ressources qui devient exponentielle
  • la robolution qui entraîne un fossé cognitif et chômage de masse (presque la moitié des jobs américains sont menacés d’être automatisés dans les 20 prochaines années) mais aussi une accélération de l’exploitation quand c’est possible
  • la décadence des peuples (foot, ragôts, vulgarité), et des élites (nouvel ordre mondial mêlant kafka, big brother, meilleur des mondes)
  • la surpopulation (vieillissement et sa contre partie la ponzimmigration, ou bien trop de jeûnes en déshérences)

Comme les problèmes de fonds ne pas traités, ils s’amplifient. Il suffit d’observer les petits signes avant coureurs pour (selon une logique holmesienne) en déduire les tendances futures. Des faits, grâce à la systémique on en fait une "théorie", qu’on valide ensuite par la confrontation de l’anticipation avec le réel.

Le réel c’est ce qui se passe en ce moment avec la montée, partout, de la violence, de la paupérisation, de l’instabilité politique. La France a eu son été ramadan-orange-mécanique mais le mal est plus profond, c’est à tous les niveaux que ça se joue :

  • fonctionnaires contre privé,
  • vieux contre jeunes,
  • immigrés contre autochtones,
  • réactivation de la lutte des classes, pauvres contre riches (alors qu’on est un pays super égalitaire)

Pour résumer :

  • on a eu les 30 glorieuses, ou les politiciens se croient encore
  • on vient de terminer les 30 piteuses, ou on a fait semblant que tout allait bien, en cachant la poussière sous les tapis
  • on commence les 30 calamiteuses, la fête est finie

L’Intelligence Artificielle, ou en est on ?


Je vous proposes un petit point sur les dernières avancées en matière d’intelligence artificielle (IA).

Il y a eu deux vagues : un age d’or dans les années 60, et beaucoup de fantasmes dans les années 80. Mais depuis on n’en entends plus beaucoup parler. La systémique dont je parle ici est née de la cybernétique et des recherches sur l’IA notamment.

Pourtant l’IA avance bel et bien.

Je parle souvent de la "robolution" mais c’est peut-être un peu abstrait pour certains. Aujourd’hui les machines commencent à dépasser l’homme dans de plus en plus de domaines.

L’IA continue de faire des progrès, lentement mais sûrement, en faisant tomber les barrières les une après les autres

Petite revue de presse des annonces récentes (ou un peu moins récentes) :

  • annoncé récemment, un ordinateur a passé un test de QI, il a l’intelligence d’un enfant de 4 ans.
  • Watson a gagné au Jéopardy, un jeu télévisé (il lui faut donc comprendre les questions posées, ce qui est un exploit pour les ordinateurs actuels)
  • pour calculer les trajectoires interplanétaires, les ordinateurs font maintenant mieux que les experts
  • bientôt grâce a une forme "rudimentaire" d’IA nos voitures se conduiront toutes seules (google car)
  • le MIT a demandé a un programme de reprogrammer TCP/IP (le protocole réseau qui est a la base d’Internet) et ils se sont aperçu que les machines ferait environ 2X mieux en terme de performance que ce que les humains ont programmés
  • un programme "Entropica" montre… comment dire … que l’intelligence pourrait être "fabriquée" automatiquement par un ordinateur qui chercherait à faire diminuer l’entropie.
  • Deep Blue a vaincu Kasparov aux échecs
  • depuis 2011 la société D-Wave commercialise des ordinateurs quantique (pour l’instant ça coûte extrêmement cher) et Google notamment en à acheté un. Si vous ne savez pas ce que c’est, comprenez qu’en accédant au monde quantique on peut décupler la puissance de calcul des ordinateurs, par un facteur 1000. (En fait, ce n’est pas tout à fait vrai, ce sont des ordinateurs différents, mais je ne vais pas rentrer dans les détails).
  • les puces neuromorphiques qui miment le cerveau humain et vont permettre de donner de l’autonomie aux machines. Je n’ai pas bien compris si c’était la même chose ou différent en terme de technologies de puces cognitives d’IBM :

    Les circuits électroniques développés par l’équipe de chercheurs de l’Université de Zurich et de l’Ecole polytechnique fédérale de la ville, sont comparables à un vrai cerveau en termes de taille, de vitesse et de consommation d’énergie, indique l’Université dans un communiqué.

La nouvelle tendance aux machines autonomes va se répercuter dans la vie de tous les jours un peu plus

Voila ce qui se passe "en pointe" de l’IA. Ce sont des exploits. Mais l’industrie se reconfigure aussi petit à petit avec tout un tas de nouveaux robots "intelligents", qui sont de plus en plus autonomes et qui remplacent le travail humain non qualifié.

Petit à petit, jour après jour, l’homme est déclassé par la machine, pas à pas, domaine par domaine. Nous en voyons les effets quand Foxconn annonce qu’elle va remplacer 500 000 travailleurs non qualifiés dans ses usines par 1 millions de robots. Nous en voyons les effets quand les USA annoncent qu’ils se réindustrialisent (et font de profits), mais … ne créent pas d’emplois. Nous en verront d’ici peu les effet quand tous les conducteurs de trains, de bus, de taxi, de poids lourds seront mis au chômage par une nouvelle génération de véhicules autonomes qui conduisent mieux, sans jamais se fatiguer, sans faire de pause que les gens, et qui communiquent entre eux ce qui évitera de créer des bouchon. Puis les traducteurs et interprètes y passeront aussi. Etc…

Mais, comme cette petite revue de presse le montre, tous les domaines sont ou vont être impactés. Même les ingénieur en programmation vont finir par laisser leur place a des ordinateurs qui programmeront des ordinateurs à leur place. Les ordinateurs font la compétitions aux humains aujourd’hui, et quand ils les auront dépassés, ils se feront la compétition entre eux.

Ce qui nous amène à plusieurs questions d’importances :

  • que va-t-il se passer quand les ordinateurs seront plus intelligents que nous ?
  • que va-t-il se passer quand les ordinateurs vont eux même s’occuper d’améliorer leur propre intelligence ? est-ce qu’elle va croître de manière exponentielle ? (c’est ce qu’on appelle "LA singularité" – Ray Kurzveil un transhumaniste connu la situe en 2045, dans 32 ans seulement)
  • que va-t-on faire de toutes les personnes sous qualifiées remplacées par des robots ? passer tardivement un diplôme du MIT ? d’autant plus que nous allons tous finir par l’être…

Il va nous falloir trouver des solutions sociétales pour gérer ces bouleversements profonds

L’une des composantes de la crise est la robolution. Je l’ai dit. Nous sommes en concurrence darwinienne avec les robots. Jusque la, quand les machines prenaient nos emplois, nous avons toujours su nous reconvertir pour faire des choses qu’elles ne savaient pas faire. Mais cette logique n’est plus garantie actuellement. Ça devient de plus en plus difficile, et ça va de plus en plus vite.

De plus, quand vous lisez "le travail est moins rémunéré que le capital", il faut lire "les humains sont moins rémunérés que les robots" en réalité. Le capital c’est les bâtiments, le terrain, les ressources, mais aussi, les robots. Et ce sont eux qui font pencher la balance. Ces robots, pour l’instant, ils appartiennent a des multinationales, ou des grandes entreprises, qui elles même appartiennent a des familles, des fonds de pensions, et … un peu à tous ceux qui ont une épargne qui rapporte via divers circuits financiers.

Mais ils n’appartiennent pas a tout le monde, ni de manière égale. Et les fruits du travail des machines sont répartis de manière de plus en plus inégalitaire.

Si cette logique se poursuit, on va avoir un gros problème. Beaucoup de monde va être laissé (économiquement parlant) sur le carreau. Et, comme je l’ai expliqué, si aujourd’hui seules les personnes peu qualifiées sont touchées, demain, ce sera tout le monde. Personne n’est a l’abri, ce n’est qu’une question de temps.

Voila pourquoi la robolution est un des facteurs principal de la crise, et indépendant des autres. Il va nous falloir réfléchir sérieusement à comment résoudre ce problème de répartition des richesses, parce que avec le système actuel, je crains qu’on ne fabrique un véritable génocide à terme.

Il y a déjà de quoi bien réfléchir, et pourtant je n’ai pas parlé de la fusion homme/machine qui balbutie mais qui posera des problèmes encore plus complexes.

Le libéralisme est-il le mal incarné en France ?


Je ne suis pas particulièrement libéral (sans état de droit le libéralisme ne fonctionne simplement pas, sans redistribution le libéralisme n’est plus qu’un système d’exploitation quasi féodal). Mais j’en ai un peu mare de voir partout la propagande gauchiste "tout nos problèmes viennent du libéralisme prédateur et des méchants marchés". Il y a un fond de vrai dans ces critiques, essayons de faire le tri.

Il faut trouver un équilibre en le libéralisme (récompenser le mérite) et le socialisme (assurer une forme de solidarité). Selon moi les 2 ne s’opposent pas, bien au contraire, ils sont complémentaires.

Notre époque troublée nous oblige a sortir des schéma de pensée simpliste, et il faut creuser plus loin que de simples slogans électoraux.

Pour commencer, le libéralisme serait la source des inégalités, pourtant : "L’Allemagne : plus libérale, plus riche et moins inégalitaire !".

Le libéralisme a fortement augmenté notre niveau de vie

Les marchés d’abord, ce sont quelques spéculateurs, mais ce sont surtout des investisseurs. Derrière il y a des gens qui ont gagné des sous honnêtement pour la plupart (vous et moi, des américains, des chinois, des arabes, etc…), et qui cherchent à les rentabiliser via les banques (et pour certains cette rente leur paye leur retraite, ou leur système de santé, etc…).

Le libéralisme, c’est la libre entreprise avant tout (+ le travail salarié, et les marchés). Pour qu’une entreprise fonctionne, il faut qu’elle ai des clients. Donc, ça limite un peu le pouvoir de nuisance d’une part (si on ne paye pas un salaire décent, personne ne peut rien acheter), et ça oblige à servir un minimum l’intérêt général (sinon les clients vont acheter ailleurs) ! Et ce, sans faire appel à un bon gros dictateur ou à un politburo censé être omniscient qui va vous dire quoi faire. C’est vous même qui décidé de votre activité économique. Et personnellement, je trouve ça plutôt bien !

Le libéralisme n’est pas porteur que de mauvaises choses, même s’il y a de nombreuses dérives (multinationales, aliénation, consumérisme, pollution, surexploitation, appropriation, concentration, etc…)

Il à permis de nombreux progrès techniques et sociaux (en favorisant l’investissement, la prise de risque, la récompense du mérite et donc l’innovation technologique qui permet de dégager des surplus qui sont la base de tous nos systèmes sociaux). J’en remet un petite couche  (source wikipedia):

  • 1960 : 3 milliards d’habitants, 2 milliards souffrant de malnutrition (soit 66 %).
  • 2000 : 6 milliards d’habitants, 800 millions souffrant de malnutrition (soit 13,3 %)

En 100 ans nous avons connu (selon Peter Diamandis) :

  • Guerrier Masai : téléphone mobile a meilleure connexion que Reagan en 90, accès plus d’informations que Clinton il y a 15 ans.
  • Espérance de vie X2
  • Niveau de vie X3
  • Mortalité infantile /10
  • Prix nourriture /10
  • Prix électricité /20
  • Prix transport /100
  • Prix communication /1000
  • Alphabétisation 30 % → 80 %

Sans compter que vu la surpopulation actuelle, on ne s’est jamais fait aussi peu la guerre :

Sans compter aussi qu’on eu quelques progrès purement "secondaires" :

  • confort : eau chaude courante, électricité, voiture
  • système social : sécurité sociale, chômage, retraite, assurances
  • liberté d’opinion et d’entreprendre
  • on est allé sur la lune, et on a construit internet

Quand aux inégalités soit disant si terribles en France que tous les bobos du pays pleurent tous les soir à cause du sort des pauvres dans notre pays (les pays les plus bas au niveau inégalités sont Danemark, Suède, Japon, Norvège avec un indice Gini à 25, et les pires sont à plus de 50 avec seulement 6 pays à plus de 60, dont l’Afrique du Sud):

Durant les 30 glorieuse, le libéralisme n’a pas empêché la diminution des inégalités. La loi de 1973 ne les a pas faites remonter non plus, ni les délocalisations, ni les privatisations, etc…

Pourquoi est-il si critiqué dans ce cas ?

D’où viennent donc ces critiques ?  Plusieurs raisons :

  • le "libéralisme" a la Tatcher a fortement augmenté les inégalités en Angleterre
  • les privatisations mal digérées en France par tous les privilégiés et planqués
  • l’échec de l’Euro et de l’EU face aux défis actuels
  • la culture catholique (France fille aînée de l’église) qui est viscéralement antilibérale (qui est matérialiste et inégalitaire par essence)

La France à privatisé à reculons et au final s’y prends mal sans qu’on puisse remettre en cause les principes libéraux. Prenons l’exemple des télécommunications. La seule vraie concurrence dans le domaine est apportée par Free, qui a cassé les ententes des autres "copains" et fait baisser le prix des communications. Du coup, la privatisation fonctionne au sein des entreprises, avec la pression accrue sur les employés, mais on n’en récolte que rarement les fruits coté clients (concurrence censée provoquer baisse des prix et plus grande efficacité des entreprises). Au contraire, on parvient à marier le pire des deux mondes (aux détriment des employés et des clients). Mais on ne peut pas accuser le libéralisme du suicide des employés de FT : c’est aussi à cause des résistances socialistes et de la culture de connivence des grandes écoles françaises qui se serrent les coudes face à la mondialisation.

Concernant Tatcher, nos bobos gaucho nationo aiment bien noircir le tableau. S’il est indéniable que les pauvres ont été les perdants de cette politique (et c’est clairement dégueulasse de trimer dans les mines pour ne même pas voir son niveau de vie augmenter au final), il ne faut pas oublier qu’elle est parvenue à redresser le pays qui a connu 15 années de croissance, alors que ce dernier avait dû faire appel au FMI suite au choc pétrolier. A l’inverse, on lui oppose souvent Chavez dont la  politique (aide aux pauvres, nationalisations, socialisme pur et dur avec musellement de l’opposition) semble avoir fonctionné puisque le pays à connu une forte croissance du PIB sous sa direction. Mais on ne peut pas comparer l’introduction de l’école gratuite dans un pays qui essaye de s’en sortir et l’assistanat d’un pays à la Française qui refuse tout effort pour faire face aux défis de notre époque (pic pétrolier, surpopulation,  robolution).

L’Euro et l’UE sont des échec indéniables.. Je suis le premier à critiquer ce monstre technocratique et son pseudo-libéralisme (qui n’en est pas un car l’édiction maladive de normes introduit un ticket d’entrée trop cher pour les petites entreprises, ce qui constitue de fait une barrière protectrices pour les grosses sociétés monopolisantes).

Si le socialisme est un succès au Venezuela, c’est une plaie qui contamine les bonnes idées du libéralisme en France !

Peut-être que la encore, la cause de nos problèmes est plus profonde

Nous ne sommes pas (en France) dans une période ou il faut répartir les fruits de la croissance équitablement (rôle traditionnel du socialisme), mais dans une période  ou il faut faire des sacrifices pour se dépatouiller de nombreuses crises (énergétique et démographique en premier lieu).

Revenons à la France, depuis 2008, c’est vrai, on n’est pas sur une bonne trajectoire du coté des inégalités. De la à tout de suite incriminer le libéralisme … alors que c’est un problème de ressources primaires avant tout !

Une chose est sûre, si une solution peut-être trouvée, c’est grâce au mécanisme de destruction-créatrice (= la capacité d’innovation de l’entrepreneur) du libéralisme. Sinon on va repartir au moyen age : le socialisme français a tout d’un nouveau féodalisme bureaucratique d’ailleurs.

A mon avis, si le libéralisme est coupable d’une chose, c’est d’être victime de son succès. Il a enrichi trop de monde trop vite, au point d’arriver à saturation. Si le socialisme à quelque chose à redistribuer, c’est la richesse crée par le libéralisme. Mais en même temps, il y a des problèmes que ni l’un ni l’autre ne peuvent résoudre. L’homme à oublié qu’il est soumis à des forces qui le dépassent, il croît être maître de tout alors qu’il n’est même pas maître de son propre cerveau.

La crise ne peut pas s’expliquer uniquement par les excès du libéralisme (que je ne nie pas, je le redis). Il y a d’autres facteurs en jeu : pic pétrolier, surpopulation, nouvel ordre mondial (promoteur du libéralisme), robolution, décadence. Si on en reste à cette explication simpliste, on va s’enfoncer dans les conflits sociaux à n’en plus finir.

Épilogue : j’ai écrit cet article pour dé-diaboliser le libéralisme qui en a bien besoin en France ou pullule la mentalité syndicaliste. Par contre, si on me dit, et qu’on me prouve que le "peuple français" n’est pas culturellement porté sur le libéralisme et qu’un autre système lui serait mieux adapté, pourquoi pas ! Je pense qu’on ne doit pas tous partager la même culture, et qu’en France on n’est pas américain, allemand, africain ou chinois et qu’on peut décider que quelque chose d’autre nous convient mieux. Mais c’est une question plus complexe que le simple rejet de libéralisme pour cause de lutte des classes ou pour sortir de l’aliénation salariale.

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