Blog de Yoananda

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Revue : La fabrique de la défiance


De temps à autre, il y un article clé sur le blog, qui conclue de nombreuses recherches, et qui sert pour les suivants de manière récurrente. Celui-ci en est un. Je reparlerais souvent de la "défiance".

A croiser avec les propos de Marie-Françoise Bechtel chez Berruyer : les élites française ont honte de la France. C’est tellement vrai et on voit tous les jours à la TV (pour ceux qui la regardent encore) la morgue des "élites" envers le peuple et la nation. C’est une vraie maladie nationale.

Sale ambiance

Il y a quelques années, un sketch comme celui-ci passait très bien :

Mais maintenant, c’est beaucoup plus compliqué. Il y a un mal-être en France.

Il se voit de mieux en mieux, sous l’effet de la crise. Le pays s’enfonce dans les conflits "de tous contre tous", tellement il y a de lignes de front :

  • vieux vs jeunes
  • privé vs public
  • immigrés vs natifs
  • syndicats vs patrons
  • riches vs pauvres
  • hommes vs femmes
  • droite vs gauche
  • villes vs campagnes
  • humains vs machine
  • élite vs peuple
  • actif vs inactif

Hier, j’ai écrit un article sur l’importance de la confiance dans l’économie : sans un minimum, il n’y a pas d’économie. Et moins il y en a, moins l’économie se porte bien.

Jusqu’ici j’ai toujours considéré qu’avec la crise, les tensions sociétales de toutes sortes allaient s’exacerber. Mais je n’ai jamais pensé que cette défiance pouvait être un moteur de la crise, peut-être même le moteur principal.

Renversement

Ce que proposes ce livre est un renversement total de logique, mais qui devient comme une sorte d’évidence une fois qu’on la lu. C’est difficile de restituer la richesse argumentaire du livre (chaque chapitre détaille un raisonnement détaillé ponctué de nombreuses études sociologiques), mais je vais essayer d’en dégager les grandes lignes.

Comment savoir si c’est la crise qui crée la défiance ou la défiance qui crée la crise ? Et bien on va comparer avec les autres pays "similaires" (pays développés).

La France est un "grand" pays, de part son histoire, mais aussi actuellement.

En France, nous sommes 10X plus riches, travaillons 2X moins, et vivons 30 ans de plus qu’il y a 100 ans.

Même s’il la fin du clip est un peu ridicule, il n’en reste pas moins que la France a marqué l’histoire par ses conquêtes. Et même encore actuellement on reste à la pointe de nombreux domaines.

Malgré cela, avec tout ces atouts (l’un des meilleurs système médical du monde, le pays le plus touristique du monde, la fusée Ariane, on vient d’être les premiers au monde à implanter avec succès un cœur artificiel, etc…) nous sommes les premiers consommateurs d’anti-dépresseur du monde. Toutes les enquêtes sociologiques nous classent parmi les pires en matière de confiance envers les autres : au boulot, envers les institutions, les juges, l’école, nos supérieurs, les syndicats, les élus, etc…

On se croirait dans un pays pauvre.

Et ce n’est pas le cas dans des pays comparables en terme de niveau de vie, comme les pays d’Europe du nord, et même les USA si inégalitaires. C’est bien une spécificité de notre pays. Peut-être que la crise amplifie les choses, mais la défiance généralisée (la sale ambiance en somme) était déjà là bien avant, et mine l’économie du pays (ce qui en retour provoque encore plus de défiance). Une fois le matériel assuré, ce qui rends heureux les gens, c’est le relationnel en priorité : nous ne le sommes pas. Cette défiance se retrouve partout, nous ne vivons plus ensemble. Le livre passe en revue différents domaines :

  • une école qui clive, qui trie les meilleurs et laisse les autres pour compte, les pénalisant pour l’entrée dans le monde du travail
  • des lois censées protégés le salarié mais qui coupent le monde du travail en 2, entre les protégés (CDI) et les précaires (CDD) avec un fossé grandissant
  • un monde syndicaliste moribonds et corrompu et corporatiste
  • des élites incompétentes qui fonctionnent par réseau
  • des politiciens qui vivent dans le conflit d’intérêt permanent

On nous dit "râleurs". C’est peut-être l’explication !

Explication

Mais si ce n’est pas la crise qui provoque ça, si c’était déjà la et que c’est même l’une des causes majeure de la crise chez nous, d’où elle vient cette défiance ?

C’est là où le livre apporte une vraie réponse, il explique, du moins proposes des pistes, pour comprendre et donc pour s’en sortir.

Les pays d’Afriques sub-saharienne ont beaucoup de mal à faire progresser leur économie parce que les gens ne collaborent pas. Ils ne collaborent pas, parce qu’ils se méfient les uns des autres. Et pourquoi ils se méfient ? parce que lors de la traite des esclaves, ils se vendaient les uns les autres aux négriers. Et 300 ans plus tard, ce traumatisme est toujours présent.

Le livre proposes d’autres exemples, mais le principe est clair.

La France à eu son lot de "traumatismes" qui peuvent expliquer cette défiance généralisée de tous envers tous. L’ouvrage esquisse une liste que je me permet de compléter (sans certitudes sur le sujet) :

  • déculottée monumentale suite à la ligne Maginot, humiliation nationale
  • occupation et pays coupé en deux avec les résistants, et les collabos
  • trahison des Harkis ?
  • traité constitutionnel pour outrepasser le vote de 2005
  • terreur révolutionnaire ?
  • commune de paris ?
  • l’affaire Dreyfus qui a coupé profondément la France en 2
  • Waterloo ?
  • Poujadisme ?

Corollaires

Du coup, pour faire tenir le pays debout on achète la paix sociale :

  • 20 milliards de trou de la sécu
  • 60 milliards fraude fiscale
  • 80 milliards de niches fiscales
  • entre 30 et 100 milliard pour l’immigration
  • 40 milliard pour les régimes spéciaux
  • etc…

On se retrouve au final avec quelque chose comme ça :

Sympa non ? Après tout, occuper du fonctionnaire (57% du PIB) c’est une technique comme une autre pour faire baisser le chômage, non ?

Mais demandez à un fonctionnaire de réformer la fonction publique, de dépenser moins, il vous agressera (au moins) verbalement, parce qu’il n’a pas confiance, ni en vous, ni en personne : vous êtes un salaud de libéral qui veut tuer le modèle social, ou un élu corrompu, ou un collègue absentéiste, etc…

Mon expérience personnelle sur les forums économiques/politiques le confirme : les fonctionnaires sont sur la défensive, et c’est peu de le dire. Au point que leurs arguments sont absolument stupide et ridicule. Mais impossible de leur faire entendre raison. C’est ailleurs que ça se joue. Et ce livre en est la clé. Le dialogue est impossible. C’est pareil pour tous les autres domaines et corps de métier qu’il faudrait réformer : les fonctionnaires, les chefs d’entreprises, les juges, les multinationales, les immigrés, le syndicats, les professeurs, etc.. Du coup, quand vient votre tour, vous n’avez envie de rien lâcher vous non plus, puisque personne ne le fait : aucune raison pour que vous soyez le seul couillon à le faire.

C’est la méfiance qui empêche toute réforme. Et comme rien ne bouge, la méfiance s’installe de plus en plus, partout.

Allons plus loin (je dépasse le cadre du livre là) avec cette nouvelle perspective renversée. Ça implique 2 choses sur l’immigration :

  • d’abord les pommes pourries peuvent pourrir le groupe entier et provoquer la défiance généralisée. Les quelques racailles pourrissent les cités. Les quelques cités pourrissent le pays. L’inclusion à la place de l’intégration n’est pas une bonne idée, car elle mine la confiance : elle ne fera que rendre le pays encore plus malade.
  • vu sous cet angle les français ne sont pas plus "raciste" avec les étrangers qu’envers eux même (ce que j’avais pressentit). Ce que les immigrés ressentent comme du racisme, c’est l’hostilité que les français ont envers eux même, c’est l’ambiance pourrie du pays (qui est peut-être pire que celle de leur pays d’origine, ou du moins qui n’est pas justifiée).

Actualité

On touche donc au cœur du mal-être de notre pays sur tous les sujets qui fâchent ! Ce livre, je trouve, propose l’explication le plus intéressante et pertinente que j’ai lue jusqu’ici.

Bien sûr vous aurez compris que le gouvernement Hollande sera un traumatisme de plus dans la défiance généralisée, car si cette thèse est juste cela signifie qu’on ne peut pas résoudre les problèmes un par un, il faut une stratégie globale, voire même un choc. La boite à outil du bricoleur est vouée à l’échec, comme on peut le constater actuellement. Ce n’était pas mieux avec Sarkozy.

J’ai moi même participé à cette défiance en critiquant les absurdités qu’on voit partout et l’immobilisme qui s’installe.

Nous basculons dans une société de la suspicion. Qui a encore confiance en l’Europe et ses institutions ? En l’Euro ? Dans l’armée qui nous espionne "pour notre bien" ? Le peuple n’a plus confiance en son gouvernement, et de moins en moins dans ses institutions (cf Chouard par exemple). Mais les élites ont elles aussi de moins en moins confiance dans le peuple (soupçon de racisme, de populisme, de fascisme et je ne sais quoi d’autre à la moindre opinion divergente, au moindre signe de rébellion).

Vu la tempête économique qui s’annonce, je pense que soit on réagit, soit ça va faire très mal (rien de vraiment nouveau). Quelque part, ce qui nous protège un peu, c’est que la dislocation soit totale, protéiforme et qu’il n’y ai pas de ligne de front nette qui se dégage pour qu’il y ai un véritable affrontement.

L’autre chose qui nous protège, c’est la bombe atomique. Les pays n’osent plus se faire la guerre. Ce qui aurait été la solution préférentielle le siècle dernier pour une situation de ce genre.

Donc, soit on s’en sort en faisant l’effort de dépasser tout ça, soit on finira bien par trouver un moyen de reproduire les erreurs du passé. Mais dans tous les cas, le temps nous es compté.

PS : petit bonus, même si c’est l’Europe

Préambule: de l’importance de la confiance dans l’économie


NDR : Jusque là, j’ai proposé une explication aux soubassements de la crise (par des forces "trans-humaines" – hors de notre contrôle) et ses manifestations spécifiques à la France (selon les lignes de fracture sociale). En fait, il y a un fil conducteur derrière tout ça. Mais avant de passer à l’explication plus "profonde" et à ses conséquences (renversantes – notamment une qui débouche sur une conclusion étonnante concernant l’immigration), il me faut faire un détour par la micro-économie.

La confiance est l’une des bases fondamentale de l’économie (et accessoirement la nouvelle e-économie en bouleverse les codes, mais c’est un autre sujet) :

Le prix Nobel d’économie, Kenneth Arrow, pressé de donner son explication de la richesse des nations, a surpris la plupart de ses interlocuteurs en ne mentionnant aucun des facteurs économiques traditionnels. Sa seule réponse fut la confiance : « Virtuellement tout échange commercial contient une part de confiance comme toute transaction qui s’inscrit dans la durée. On peut vraisemblablement soutenir qu’une bonne part du  retard de développement économique d’une société est due à l’absence de confiance réciproque entre ses citoyens. »

C’est très simple en réalité. Imaginez deux personnes qui veulent échanger quelque chose. Disons, vous voulez acheter un baguette de pain.

Vous allez chez le boulanger, et vous lui dites "je voudrais cette baguette, vous lui tendez quelques pièces, il vous donne la baguette, vous rentrez chez vous la manger". Et basta, fin de l’histoire. On le fait tous les jours.

Mais maintenant, imaginez le même genre d’échanges, mais sans confiance. On l’a tous fait à la cours de récrée : je t’échange des billes, des cartes pokemon ou je ne sais quoi. On a tous été confronté à la situation : si je donne ma bille en premier, qu’est-ce qui empêche l’autre de partir en courant et d’aller la cacher ?

Une solution, c’est d’avoir un intermédiaire neutre à qui les 2 qui veulent échanger donnent les billes, et qui les rends ensuite. Mais ce "tiers de confiance" pourrait tout aussi bien partir avec les billes. Sans confiance, ça se complique très vite. Une autre solution, c’est d’avoir un gang de copains. Mais du coup, l’autre est obligé d’en avoir aussi un sinon il a toutes les chances de se faire dépouiller. Et avoir un gang, ça signifie avoir confiance dans ses pots ! Vous me suivez ? Sans confiance … c’est très très compliqué.

Avec de la confiance, tout est plus simple : Vous demandez un prêt à vos parents/amis sans intérêts pour acheter une maison au lieu du banquier. Pourquoi on ne le fait pas ? par manque de confiance … parce que si vous ne remboursez pas, vos parents/amis ils font quoi ?

Maintenant, imaginons encore plus compliqué : si vous voulez acheter un kg de cocaïne, à 1 million de dollar en cash.

  • vous devez choisir un lieu sans public, en face à face
  • vous allez vous armer et le gars en face aussi
  • au moment de l’échange, vous devez vous assurer que celui en face ne pourra pas partir avec le million et la coke
  • vous devez vous assurer de ne pas vous faire tuer, donc vous devez emmener des hommes de main, avoir un plan de repli, etc…

Pour un geste qui est dans l’absolu aussi simple qu’échanger quelques billes, vous êtes obligé de mobiliser toute une armada. A moins que vous n’ayez déjà fait des échanges avec la même personne, et que vous ayez confiance mutuelle !!!

Donc, moins il y a de confiance, plus il faut de "tiers de confiance":  l’état, les banques, les juges, des scanners aux aéroports, des radars automatiques, des caméras de surveillance, des armes à feu, une armée, etc…

Plus il y a de confiance, moins on à besoin de tous ces intermédiaires. Dans l’absolu, la confiance rapporte gros, et son absence coûte très cher. Avec la confiance on peut se lancer dans des projets qu’on ne pourrait pas envisager sinon.

PS : Il y a plusieurs manières d’aborder la confiance :

  • on peut la construire, pas à pas, entre nous, sans faire appel à d’autres
  • on peut l’externaliser (banques, états, etc…). Plus rapide, moins fatiguant, mais ça pose d’autres problèmes comme la crise le montre.
  • on peut la transcender : il s’agit de considérer que l’univers / Dieu est juste et donc de le laisser s’en charger (c’est la note "yoga" du post ! lol). C’est le karma : tu m’as volé ? tu sera volé à ton tour, et si je suis volé c’est parce que j’ai volé moi aussi. Mais c’est un peu subtil et très peu s’embarquent sur cette voie.

PPS : vous remarquerez que sur le net s’organisent des réseau de confiance, de manière plus ou moins informelle. C’est un vaste sujet.

Les 5 conflits français : génération mai 68, lutte des classes, intégration, régimes spéciaux, vassalisation


Avant de passer à une conclusion renversante (proposée par le livre que je suis en train de lire), je fais un petit récapitulatif global de la situation.

Nous avons 5 causes fondamentales de la crise, qui se manifestent par 5 conflits principaux en France.

Rappel des causes

Pour ainsi dire, la crise actuelle, au niveau mondial, est le résultat de 5 "forces" à l’œuvre :

  • le pic pétrolier : les ressources s’épuisent ou se dégradent, et l’énergie en premier lieu
  • la bombe démographie : c’est le corollaire du premier, vieillissement, immigration, surpopulation augmentent les tensions à tous les niveaux en durcissant la compétition pour les ressources.
  • la faillite des élites : l’Euro, le nouvel ordre mondial, l’ONU, l’UE, la complexité croissante qu’ils ont mis en place les dépasse et ils perdre le contrôle à tous les niveaux
  • l’idiocratie : décadence (foot, télé-réalité, facebook), ragots, vulgarité, crédulité, populisme, agressivité, recherche de bouc-émissaire, élection des pires dirigeants. Les peuples ont leur part dans le merdier actuel.
  • la robolution : technologie qui avance trop vite, la société peine a s’adapter, mais aussi, en devenant "trop intelligent", on crée de l’activité sans emplois, et on exploite la planète de plus en plus

Ces 5 forces agissent partout sur la planète, mais selon l’histoire du pays, selon ses forces et ses faiblesses, la crise se décline d’une manière différente, et avec un timing différent dans chaque pays.

En France, on a plusieurs lignes de fractures qui sont touchées de manière diverse par la crise, et qui nous touchent personnellement de manière diverse, selon notre situation personnelle et professionnelle.

Pour ainsi dire, il y a aussi 5 axes principaux.

Conflit des générations

La génération 68 prends cher. Mais c’est justifié pour le coup. La bulle immobilière est la conséquence de ce conflit des générations, ainsi que le chômage des jeunes. Mais, ce conflit ne fait pas la une, les gens n’en ont pas trop conscience dans l’ensemble. Quand un jeune se plaint de ne plus pouvoir acheter de maison, les vieux voient la valeur de leur patrimoine immobilier doubler. Mais le lien n’est pas vraiment fait.

Conflit de classes

Ici, ce n’est pas vraiment la peine d’insister, je crois que tout le monde est au courant. Mémé Bettencourt et son gode en or. Sarkozy et ses cadeaux aux riches. L"évasion fiscale. Cahuzac. Les banques. Travailler plus pour ganger plus pour payer plus d’impôts pour rembourser la dette. Même si la France reste très égalitaire par rapport au reste du monde, elle est beaucoup plus sensible aux inégalités, et donc, c’est quand même très tendu entre les classes ! Et puis, il y en a qui aiment bien rajouter de l’huile sur le feu : cf les proposition du Medef 2012 sont édifiantes de stupidité.

Conflit ethnico-culturel

J’en ai parlé abondamment: échec de l’intégration, monté du communautarisme, islamisme rampant.

Voici deux illustration de la tension qui monte : Laurent Ozon qui réagit au "toubab fragile" (en gros, c’est le qualificatif de fiote pour les blancs). Et Bedos qui accuse Marine de faire la campagne d’Hitler.

«J’ose le dire, elle a remplacé les Juifs par les arabes et les nègres. Et elle dit à tous ces gens qui vont mal -car nous sommes dans la même crise que dans les années 1930- que si vous êtes chômeurs, si vous souffrez, c’est parce qu’il y a trop d’arabes et de noirs et que ‘si on les fout à la mer’ vous trouverez du travail»

Il "ose", comme si c’était risqué … lol Mais bref, ça traduit le climat.

Conflit privé / public

La encore, j’en ai aussi parlé abondamment. Il n’y a qu’a voir sur le net la virulence des fonctionnaires et syndicats qui défendent leurs privilèges bec et ongles pour comprendre.

Les régimes spéciaux des retraites en sont l’un des symboles les plus criants de l’état obèse.

En face, le tiers-état (le privé des petites entreprises, les salariés, les artisans) est taxé jusqu’à ce que mort économique s’en suive et il commence à se rebeller : pigeons, poussins, sacrifiés, bonnets rouges, etc…

Conflit conservateur / progrès

Mais il y a aussi un conflit entre conservateurs et progressistes.

Que la modernité soit américaine, républicaine, ou européenne… elle s’oppose avec l’enraciné, le traditionnel. C’est le conflit de l’impérialisme avec le citoyen et sa culture. Les villes mondialisées cosmopolites festivistes vs les campagnes laborieuses décentes. C’est ce que Tonio appelle Babel, le progrès forcené, même s’il est devient absurde. Divorce pour tous, bébés en bocal, OGM, gaz de schiste, etc…

Rien à voir avec les vrais progrès techniques ou sociétaux : retraite, congés payés, sécurité sociale, chômage, microprocesseur, buldozer, etc…

Du coup il a un conflit profonds entre les vassaux des champions (il faut le dire vite) du progrès (Bruxelle / USA / Allemagne) et les gens y voient plus une régression qu’autre chose.

La gauche s’occupant du progrès social, la droite du progrès économique.

Prenons du recul

Pour résumer en prenant des symboles de ces conflits, ça nous donne :

  • Mai 68, bulle immo
  • Merah, Bretigny, Trappes, Toubab fragile
  • Mémé Bettencourt, Cahuzac, Kerviel
  • Bonnets rouges, Sacrifiés, Pigeons, régimes spéciaux
  • Le divorce pour tous, l’Euro, l’UE

Il y a peut-être d’autres classement possible de ces lignes de fracture. Par exemple, les tensions autour de l’affaire Dieud0 sont très profondes, mais difficile à classer, c’est un peu transversal. Mais peu importe, ce n’est qu’une grille de lecture qui vaut ce qu’elle vaut, la réalité est toujours plus complexe.

On voit sur le net qu’il est difficile d’aborder ces conflits globalement. La plupart des gens veulent une source unique, un conflit unique. Pour les gens du FN on va se focaliser sur l’immigration. Pour les gauchistes on va se focaliser sur les banquiers. Les financiers/économistes vont se focaliser sur l’état, etc… Et si on leur parle des autres conflits, tout simplement, ils les ignorent, les minimisent, ou mieux, les amalgames, et font diversion.

Exemple : L’immigration. Pour certains l’immigration n’est pas un problème, mais une conséquence du groucho-capitalisme. Le raisonnement est le suivant et tient en un mot clé : instrumentalisation.

Pour faire simple, on pourrait croire que si on règle les problèmes avec les banquiers on va régler les problèmes avec les racailles des cités par contre-coup.
(NB : On pourrait tout aussi bien penser l’inverse et le justifier)
On pourrait même penser que le problème des racailles est une diversions fabriquée par les banquiers pour dévier la légitime colère des peuples à leur encontre.
On peut donc penser que c’est instrumentalisé. Et cette grille de lecture se justifie, les médias jouant un jeu très trouble sur ce sujet.

Tout cela est en partie vrai, et faux aussi. Il faut aller plus loin et prendre du recul pour comprendre la situation globale. Le fait est que tous ces conflits ont AUSSI des existences propres. Le fait qu’ils soient inter-reliés ne veut pas dire qu’ils sont un seul et unique conflit.

J’ai donné dans ce blog des pistes sur les facteurs tectoniques qui expliquent l’élargissement des failles sociétales.

Ces 5 facteurs profonds sont a l’œuvre dans les 5 manifestations des conflits. Ils en sont la source, l’origine, le carburant, tout autant que les solutions.

Notez que si les 5 axes de conflits sont tout à fait "humains", les 5 causes sont "supra humaines". Elles ne sont la faute de personne, concernent toute la planète, personne ne fait mieux que son voisin, etc… En un mot, ils sont systémiques, ou holistiques.

Pour désarmer les conflits, trouver des solutions et minimiser la souffrance collective il me semble important d’avoir cette double démarche :

  • de voir les facteurs qui nous dépassent contre lesquels nous devons nous unir
  • de voir aussi nos propres responsabilités la dedans selon notre position sociale

Pic pétrolier ou pas pic pétrolier, la France s’endette pour payer les retraites grand luxe des fonctionnaires. Que l’état renfloue les banques ou pas, c’est de l’argent qui ne devrait pas être dans leur poches puisque ces retraites ne sont pas autofinancées. Le principe de la répartition veut que les actifs payent pour les non-actifs, et non pas que tout le monde paye pour les fonctionnaires uniquement.

Même chose pour les autres conflits. Si on résous la crise de l’intégration, la bulle immobilière ne sera pas impactée pour autant.

Mais il est vrai que ces crises sont reliées les unes les autres et parfois se nourrissent les unes les autres.

Revue : le manifeste du parti communiste. Même faux et vieux, son influence persiste


Préambule : Ok, devenons tous marxiste, c’est la révolution, la fin des classes, on répartit équitablement. Chiche. 7 milliard de personnes. PIB mondial 70 000 milliard. Soit un revenu annuel de 10 000$, soit 606€ par mois. 606€ par mois pour l’inventeur de la pénicilline, pour Obama, pour les artistes, les drogués, les incapables, les escort girls, pour le balayeur du coin, pour chaque éthiopien, pour les milliards de chinois et indiens. C’est vraiment ce que veulent tous les marxistes, communistes, socialistes, et autres gauchistes français ? mouarf.

Sachant que : sans motivation le PIB va vite diminuer et donc le salaire de tous. Sachant que chaque point de PIB en plus, c’est de la nature dévastée en plus, et chaque enfant en plus, c’est du PIB a se répartir en plus (donc la part de chacun qui diminue).

Au moins comme ça, on sait de quoi on est en train de parler.

Allez savoir si c’est par désœuvrement ou pas lassitude de lire toujours les mêmes âneries, je me suis décidé à lire le manifeste (qui n’est pas très long) en attendant de lire peut-être un jour "Le capital". A priori, vu ce que j’en ai compris, il y a peu de chances que j’aille plus loin.

Cette lecture a été très éclairante. La France, si je ne m’abuse a eu un gros parti communiste par le passé, et, quoi qu’il en soit, son influence dans l’inconscient collectif est encore très présente.

Alors il dit quoi le père Marx ? C’est quand même le gars qui a inspiré ça :

La révolution prolétaire

La première partie est une critique de l’ordre bourgeois qui a supplanté l’ordre féodal. Il dénonce le coté avilissant du commerce qui subordonne tous les rapports humains à l’argent, et est c’est plutôt du bon sens.

Il explique que les anciennes luttes des différentes et nombreuses classes féodales ont été remplacées par une seule lutte unique entre la classe bourgeoise qui s’approprie tout et la classe prolétaire qui se fait paupériser progressivement. Et ce depuis la révolution française. Mais, comme les bourgeois luttent entre eux, et entre différents pays, ils manipulent les prolétaires pour les soumettre à leurs causes politiques. Se faisant ils les éduquent à lutter contre d’autres bourgeois. De plus, en construisant les moyens des échanges commerciaux (voies maritimes, voies ferrées, routes, journaux, radio) ils donnent aux prolétaires les raisons et les moyens de s’unir contre eux.

Marx prophétise donc que "le sens de l’histoire" c’est le renversement des bourgeois par les prolétaires et l’abolissement de la révolution bourgeoise et de ce qui va avec : la propriété privée. Et que tout le monde ne s’en portera que mieux.

Nous avons la l’essence du communisme. Tout le reste découle de ça. Je vais donc me concentrer plus particulièrement sur cette partie.

En quoi a-t-il (tout) faux ?

Et bien on peut donner plusieurs explications :

  • on voit bien aujourd’hui que son union des prolétaires de tous les pays n’a pas eu lieu. On peut toujours se dire que ça sera pour plus tard, comme les chrétiens qui attendent le retour de Djézeus depuis 2000 ans mais c’est simple, la société a cessée de se scinder en 2. Il y a un continuum de classes sociales et d’anciens corporatismes persistants et même des nouveaux. Bref, ça n’a pas donné ce qu’il croyait : des supra riches et les autres qui n’ont que de quoi survivre. Il y a des pauvres bien sûr, mais les classes moyennes ont non seulement perdurés, mais se sont accrues.
  • l’échec de l’expérience Stalinienne avec ses 85 millions de morts, qui s’est soldée par la faillite de l’URSS et la conversion à un capitalisme d’état en est une preuve supplémentaire, et, oserais-je dire, définitive.
  • les bourgeois ont su évoluer et donner de quoi calmer les prolétaires en inventant la société de consommation (qui en plus leur à fournit une masse de clients inépuisables), en déviant leur colère en syndicat corrompus a leurs ordres. Ils ont inventé l’ascenseur sociale, le ruissellement, et l’iPhone.

C’est facile de critiquer après coup me direz vous. Mais même à l’époque, Marx à oublié au moins deux choses fondamentales.

Les bourgeois ne sont pas au sommet de l’échelle sociale pour rien, c’est qu’ils en sont capable. D’une manière ou d’une autre, ils sont plus malin ou plus fort, ou plus vertueux que les autres (le plus méritant ou du moins le plus capable). Si les prolétaires ne se prennent pas en mains, c’est soit qu’ils n’en sont pas capable (personne ne les empêche aujourd’hui de créer leur entreprise, même uni-personnelle ou leur coopérative, mais ils préfèrent râler contre leurs maîtres plutôt que de se prendre en main) ou qu’ils sont trop faignants pour le faire (biais cognitif).

Donc même si a l’époque on ne parlais pas de biais cognitifs, il aurait pu se rendre compte que tout le monde n’a pas les même capacités, tout le monde n’est pas égal (même si tout le monde est égal devant la loi et en dignité). Cf l’idiocracy pour comprendre que le niveau général est vraiment très bas et que c’était grillé d’avance. En groupe, la bêtise à tendance à se multiplier alors que l’intelligence ne fait que s’additionner, semble-t-il.

Deuxième chose, il évacue complètement la compétition pour les ressources. Si les hommes se font la guerre, ce n’est pas parce qu’il y a des classes, c’est parce que les ressources sont dure à acquérir, et que c’est une question de survie de se les approprier. Quand Marx dit qu’une fois que les prolétaires auront aboli la propriété bourgeoise, ce sera la fin des guerres … il rêve … il y aura toujours, à un moment ou à un autre, une compétition pour les ressources.

Imaginons que l’état répartisse équitablement, ou plutôt, égalitairement, toutes les ressources. Tout le monde à la même dose de miam miam, la même surface habitable, la même quantité de bois de chauffage. C’est impossible, mais imaginons. Et bien, tout le  monde il est beau, il est heureux, et il fait plein d’enfants puis la vie est belle. A partir de la, il est facile de prévoir qu’à un moment donné, il y aura trop de monde, et plus assez de nourriture. Car la planète n’est pas aussi infinie que les appétits humains. Et donc, le jour ou l’état devra sélectionner ceux qui seront sacrifiés pour le bien de tous, je doute qu’un simple tirage au sort mette tout le monde d’accord, et la guerre reviendra.

Entre parenthèse, on pourrait soutenir que la démographique finirait par se stabiliser. Mais pour l’instant, ça n’a jamais existé à l’échelle de la planète, et seulement dans quelques niches ou la vie devient aliénante. En tout cas, lui ne le fait pas. Et ce ne serait qu’un prélude à la démonstration complète, car il y a beaucoup d’autres objections pour mettre fin à la compétition pour les ressources. Et même si ce problème était résolu, les hommes se battront toujours pour les plus belles femmes … ou d’autres prétextes.

Bien sûr, dans la réalité, on se fait déjà la guerre rien que parce que le voisin il a du gaz et c’est plus pratique pour se chauffer qu’avec de bois, et c’est donc injuste qu’on ai plus d’effort à faire que lui… vous voyez le genre ?

Le reste du manifeste

A partir de la, Marx joue à la psychohistoire et prétends connaître son sens et donner des leçons aux autres. (Un peu comme moi en somme, je dois donc éliminer promptement ce concurrent désuet).

Dans la 2ème section, il explique que les communistes sont ceux qui anticipe le mouvement révolutionnaire inévitable des prolétaires, et qu’ils se situent à l’échelon ultime, au niveau international. Il explique que cela mettra fin a la prostitution, aux religions, et … a la famille aussi (et donc a l’héritage) !

Dans la partie suivante, il s’attaque aux "faux socialismes". Il critique le pseudo socialisme Allemande, le socialisme réactionnaire, le socialisme petit-bourgeois, le socialisme bourgeois, et le socialisme utopique. Il semblerait qu’au final, ce soit le socialisme bourgeois ou conservateur de Proudhon qui ai gagné la bataille et non pas le socialisme marxiste. Je dis semblerais car je n’ai pas lu Proudhon dans le texte, mais c’est bien clair que la bourgeoisie (qui est devenue "les multinationales") a gagnée.

Il finit enfin son manifeste par un appel violent à la révolution pour renverser l’ordre bourgeois.

Que reste-t-il du communisme aujourd’hui en France ?

A vrai dire, c’est surtout cette question qui nous intéresse et tout ceci n’était qu’un prélude.

Je ne sais pas ailleurs, mais en France, la pensée marxiste est très vivace ! Je la vois à l’œuvre sur nombre de forums ou de blogs. Vous avez Paul Jorion par exemple ou dans un autre registre Alain Soral.

Pour eux, on est en pleine lutte des classes Marxiste. Et la crise actuelle, c’est, selon leur grille de lecture, la confirmation ultime de la pensée de Marx :

Regardez comme les classes moyennes s’appauvrissent par la concentration des richesses au mains de quelques banquiers.

Oublions toute la "science" économique moderne qui leur donne tort avec ses nombreux prix nobels, et qui est, à leur yeux, sûrement autant en faillite que l’économie elle même. Mais ce qu’ils oublient de voir c’est que tout le monde s’est enrichis et pas seulement les bourgeois.

On est tous devenus des bourgeois (ou presque) : eau chaude courante, chauffage, électricité, voiture, smartphone, obstétrique, espérance de vie, soins médicaux, bouffe bien riche et grasse, viande pour tous, maison pour presque tous, etc…

Mais pas toujours au même rythme : si vous vous enrichissez au rythme de 3% par an c’est bien, non ? mais si le voisin s’enrichit au rythme de 5% ou de 15%, alors les inégalités se creusent inéluctablement.

Il faut donc distinguer inégalités et appauvrissement. Chose qu’ils ne font pas.

De plus, il est très aisé de voir que si les inégalités augmentent par périodes, il y a aussi des moments de grande redistribution, ou les inégalités diminuent.

Ils oublient aussi de voir que quelque soit le système qu’on mettra en place il y aura toujours des facteurs d’accroissement des inégalités. Et la dessus d’ailleurs, je rejoint Marx, l’héritage en est un. Mais qui parmi vous est prêt (en particulier chez les Marxistes et les communistes et les syndicalistes) à renoncer à son héritage familial par conviction politique et pour le bien des autres prolétaires ?

On retrouve aussi la racine de la violence gauchiste physique, puisque Marx appelle ostensiblement au combat.

Prolétaires de tous les pays, unissez vous

pour casser la gueules aux bourgeois.

Cette pensée communiste persiste donc à pousser sur le terreau de l’inculture économique et scientifique générale des gens. Plus illettrisme progresse plus elle séduira de monde. Mais elle progresse aussi sur les désirs utopistes de paix, ou de fin de la domination des uns par les autres, et séduit même certains (rares) intellectuels. Cette pensée s’épanouit aussi dans la crise puisqu’elle fournit une explication simple, voire simpliste, et surtout séduisante : c’est la faute à ces salauds de riches.

On s’en fiche si c’est salauds de riches sont des entrepreneurs qui ont sut prendre des risques, innover, et trouver des solutions à des problèmes pour leurs pairs. Ils sont riche. C’est parce qu’ils ont volé les autres et les ont rendu pauvre. Point.

En France il y en a beaucoup qui en sont encore la. Ils sont pauvres oui, mais dans leur mentalité avant tout.

Marx n’a pas pour autant 100% tort. Les forces qu’il décrit de paupérisation existent bel et bien. Il y a des rapports de forces (et donc de classes) liés à l’argent. Et l’augmentation des inégalités sont le ferment de la révolution sociale. Il y a donc un fond de vrai. Mais il réduit l’histoire à quelque chose de linéaire, simple, et prédictible. Ce qu’elle n’est pas.

Exemple : l’éducation des prolétaires a bien eu lieu. Mais au lieu d’en faire une arme contre les bourgeois, ça à simplement créé une nouvelle classe sociale, les couches moyennes, qui se sont hissées au dessus de leur condition de prolétaires et ne défendent plus ses intérêts.

Marx à oublié que si les prolétaires voulaient renverser les bourgeois, c’était uniquement pour prendre leur place. Le caviar, les escorts et les châteaux, c’est trop tentant pour le partager avec les autres !

Tout bêtement.

PS : l’aboutissement du communisme est résumé par ces points : 

  1. Expropriation de la propriété foncière et affectation de la rente foncière aux dépenses de l’Etat.

  2. Impôt fortement progressif.

  3. Abolition de l’héritage.

  4. Confiscation des biens de tous les émigrés et rebelles.

  5. Centralisation du crédit entre les mains de l’Etat, au moyen d’une banque nationale, dont le capital appartiendra à l’Etat et qui jouira d’un monopole exclusif.

  6. Centralisation entre les mains de l’Etat de tous les moyens de transport.

  7. Multiplication des manufactures nationales et des instruments de production; défrichement des terrains incultes et amélioration des terres cultivées, d’après un plan d’ensemble.

  8. Travail obligatoire pour tous; organisation d’armées industrielles, particulièrement pour l’agriculture.

  9. Combinaison du travail agricole et du travail industriel; mesures tendant à faire graduellement disparaître la distinction entre la ville et la campagne.

  10. Education publique et gratuite de tous les enfants. Abolition du travail des enfants dans les fabriques tel qu’il est pratiqué aujourd’hui. Combinaison de l’éducation avec la production matérielle, etc.

D’ou vient l’infantilisme de notre société ? des lumières


Texte un peu long que j’ai mis du temps à "mûrir", mais qui peut se lire chapitre par chapitre. Il est progressif.

Ça craque de partout. Partout sur la planète (Thaïlande, Argentin, Ukraine, France, pays arabes, etc…). Je ne fais pas un récapitulatif mais si vous suivez un peu l’actu, c’est assez flagrant.

La crise, qui continue son œuvre nous oblige à prendre du recul historique et géographique sur notre situation, nos acquis, nos préjugés, nos habitudes, nos mentalités.

L’infantilisme socialiste

Je profite d’un texte très intéressant de Bertez sur l’infantilisme gouvernemental actuel pour rebondir. Extraits (je vous conseille de lire en entier, c’est édifiant) :

Le constructivisme socialiste, c’est la projection de l’illusion de toute-puissance de l’enfant-roi.

L’enfant est impuissant face au monde qui l’entoure. Impuissant, cela ne veut pas dire qu’il n’a aucun pouvoir, cela veut dire qu’il ne peut pas grand-chose par lui-même. Etant impuissant, il obtient ce qu’il veut par les trépignements, par les cris, les pleurs, et surtout par la séduction.

La fonction du père est de séparer l’enfant de la mère pour introduire cet enfant au monde, à la dure réalité. A cette dure réalité où l’autre existe, où la rareté, la finitude, les limites, l’interdit, le deuil existent. Le père en ce sens est celui qui introduit l’enfant au monde, en le libérant de sa mère, le tout par le biais de la Loi.

Le candidat socialiste n’a pas pour obligation de réussir à modifier le réel, non, ce qu’il doit faire, c’est plaire. Comme on plaît à sa mère. Il doit récolter des suffrages, séduire, flatter comme savent le faire les enfants. Le nœud de l’infantilisation est là, dans la disjonction entre le «plaire» et le «faire».

Contrairement aux apparences, le socialisme a absolument besoin du système de l’exploitation de l’homme par l’homme: pour que le monde socialiste vive, il faut que l’on puisse exploiter les uns, leur confisquer ce qu’ils produisent pour le donner aux autres.

Si on regarde le gouvernement au pouvoir comme on regarde des enfants, alors tout s’éclaire. Leur comportement, leurs accusassions, leurs gesticulations, leur incompétence deviennent d’un coup "évidentes". Ils veulent séduire leurs parents (l’électorat et les marchés) pour éviter de se coltiner le réel.

Maintenant allons plus loin. Regardons plus large, et plus loin dans le temps.

D’abord Sarkozy

Sarkozy s’agitait, c’était la technique du moulinet, il parlait tout le temps pour ne rien dire. Hollande, c’est la mollesse, la technique de l’enfumage, il parle peu, mais uniquement pour dire des grosses conneries.

Aucun des deux n’est un chef d’état digne de ce nom. Aucun des deux n’a de vision ni au long terme, ni de la grandeur de la France. L’un s’est pris pour chef d’entreprise (plus ou moins mafieux) qui faisait battre le tambour de la galère au son de ses slogans, l’autre pour un évêque (plus ou moins inquisiteur) qui nous vends sa soupe moraliste dégoulinante de mièvrerie.

Les deux ne sont en réalité que des VRP de politiques décidées ailleurs. Ils sont impuissants, et leur rôle est de faire croire qu’ils ont l’illusion du contrôle, afin de de maintenir un semblant d’ordre social. En gros, ils sont la pour nous endormir et qu’on ne prenne pas conscience des réalités.

Alors que Sarko à désacralisé l’image du président ("casse toi pauv’ con"), Hollande ne fait que mimer la grandeur passé. Il joue au sage qui sait écouter, qui est au dessus de la mêlée, alors qu’en réalité, il n’a aucun charisme (ton de voie robotique, poncifs ennuyeux), ni aucune poigne (cacophonie au gouvernement, aucun cap fixé, aucune anticipation), sans parler des compétences (bourdes de communications, tâtonnement, bricolage).

Bref, pas un pour rattraper l’autre.

Ensuite la virilité

Ce que dit Bertez rejoint ce que j’expliquais sur la perte de virilité. La virilité à été pour ainsi dire détruite au cours du siècle dernier. Avec les armes et les machines, la "force brute" ne sert à rien. Avec les guerres ("plus jamais ça") et le féminisme elle a carrément été bannie, diabolisée. Alors qu’avant c’était la femme (Pandore, Eve, Lilith, Hélène de Troie, les sorcières, etc…) qui était (de manière consensuelle et implicite dans la société) la source des maux du monde, maintenant, les choses ont été renversées, et c’est l’homme qui est devenu le grand coupable du péché originel. Il n’y a pas d’équilibre, on est passé d’une extrême à l’autre.

Alors que Sarko surjouait sa virilité, Hollande assume sa féminité. Mais aucun des deux n’est réellement viril. Au point d’ailleurs que les gens ont maintenant bien du mal à définir ce qu’est une virilité saine … faites l’expérience autour de vous ! lol C’est dire ou en est rendu.

La virilité n’est plus qu’une parodie d’elle même.

Conséquence : sans virilité, il ne reste que la mère et l’enfant, et donc l’infantilisme que Bertez dénonce. Et ce n’est pas une question de droite ou de gauche, de Sarko ou de Hollande. C’est la même chose. Le refus du long terme, de l’effort constant dans le temps, les trépidations, le "tout tout de suite", le clientélisme, les solutions faciles, la mise en scène et le story telling, la pensée magique et les incantations pour faire plier la réalité.

Le fait qu’ils parviennent à se hisser au pouvoir montre que le problème est plus profond, qu’il s’agit d’un mal de la société toute entière, qu’elle est bâtie sur des présupposés qu’ils savent exploiter, mais qu’ils n’ont pas créés. Il y a des partis derrière eux, des gens qui y croient. La droite et la gauche sont symétriques, mais ont aussi des fondements communs (le fameux front républicain).

La gauche et la droite

Vous aurez remarqué que la gauche insiste sur l’entraide, se concentre sur les conditions des pauvres et des défavorisés. En gros, son fond de commerce, c’est la solidarité. C’est la corde sensible qu’elle exploite. Mais dans quel but ? L’objectif est de se défaire des contraintes, quelles qu’elles soit. Que le travailleur ne soit plus soumis au diktats du patronat (qu’ils soient justifiés ou non n’est pas la problème), au darwinisme social, mais aussi à toutes les contraintes que la nature nous impose. L’objectif final en filigrane est simple la jouissance. C’est pour ça qu’un jour ou l’autre elle se posera la question de la légalisation des drogues (douces du moins).

La droite, c’est différent. Son fond de commerce c’est l’entreprise, et elle insiste beaucoup plus sur la récompense du mérite. L’objectif final, c’est la puissance. Puissance qui fournit confort, sécurité, liberté. Car sans puissance, on est "soumis". En cela elle rejoint la gauche qui ne peut jouir sans puissance. La puissance procure une ivresse. Même si en apparence ils sont opposés (par exemple sur la compétition sociale et internationale) ils se rejoignent sur de nombreux points. Par exemple la droite serait in fine aussi d’accord pour légaliser les drogues, dans la mesure ou elle cela rapporterait un impôt (et donc du pouvoir).

Les deux sont copain comme cochon pour la croissance, le remboursement de la dette, l’immigration, la lutte contre le chômage. L’immigration par exemple rapporte des voies et des gens à aider par solidarité pour la gauche, et des travailleurs dociles et à bas coût qui en plus détruisent la cohérence culturelle (et donc le pouvoir des peuples) pour la droite.  Les deux y trouvent leur compte même s’ils exploitent de manière "opposée" cette "matière première".  C’est un peu comme le pétrole : les uns font de l’essence avec, et d’autres font des produits cosmétiques, des plastiques, des médicaments des restes.

Les deux sont aussi pour le progrès. Le progrès social pour la gauche, le progrès technique pour la droite. Dans les deux cas, il s’agit de lutter contre la nature (intérieure dans un cas, extérieur dans l’autre).

La république, les lumières

Remontons encore plus loin.

  • La gauche est jouissance, son outil, la solidarité, introvertie, progrès social. Retour en enfance (pensée magique, illusion).
  • La droite est puissance (confort, sécurité), son outil, le mérite. extravertie, progrès technique. Refus de la mort (impuissance, délire).

La droite et la gauche ont un socle commun : individualiste, rationaliste, moderniste, universaliste, matérialiste.

Les deux sont individualiste. C’est l’individu qui prime. L’inverse de l’individu c’est le collectif. Comme pour la virilité, si vous demandez aux gens autour de vous ce qu’est le "collectif", les gens ne savent même plus, ça à complètement disparu du paysage mental. Le collectif c’est : faire passer l’intérêt du groupe avant le sien. Aujourd’hui c’est l’inverse, d’ou le clientélisme généralisé qui se transforme en concours de pleurnicherie pour celui qui obtiendra le plus d’avantages.

Les deux sont rationalistes. Il n’y a plus de place pour autre chose, comme l’intuition (la encore les gens n’ont plus aucune idée de ce que ça peut-être et confondent avec les instincts, la voyance, etc…), on le raisonnement par analogie. On est dans l’analyse, dans le discours de la méthode de Descartes, dans les chiffres et les statistiques.

Les deux sont modernistes. Je l’ai déjà expliqué. Progrès social ou technique.

Ils sont matérialistes. Les deux sont pour le consumérisme. Pas besoin de faire un dessin la non plus. Le religieux, le transcendant, l’invisible n’a plus sa place. Ce qui ne les exempte pas de dogmes et de superstitions, bien au contraire. Mais en tout cas, tout ce qui est karma, chi, mondes invisibles, ET, synchronicité et autre paranormal ne doit simplement pas exister.

Les deux sont universalistes. C’est à dire qu’ils pensent que leur valeurs / mode de vie / lois doivent s’appliquer sur la terre entière, voire aux races ET si c’était possible. Les différences culturelles véritables sont niées, même s’ils prétendent le contraire et se croient tolérants. Par exemple, ceux qui ne sont pas universalistes ou matérialistes, qui pensent que chaque peuple peut avoir sa culture propre, n’ont pas droit de cité. Pour les musulmans le droit découle du Coran qui découle de Dieu … et ça, quoi qu’on en dise, c’est incompatible avec la république.

Autre exemple : Le FN, et ou le royalisme s’opposent à la "république" (qui n’en a que le nom – ce sera l’objet de mon prochain article) sur des questions de fond. C’est pour ça qu’ils sont diabolisés. Ils sont : collectiviste, non rationaliste (je n’ai pas trouvé le terme exact : ici c’est la recherche du beau qui prime sur l’efficace), traditionaliste (le progrès n’est pas la seule fin en soi – la filiation, le lien à la terre ou à la corporation compte), protectionniste (par opposition a l’universalisme), idéaliste (par opposition à matérialiste, ici les sacrifices sont acceptés au nom d’un idéal. C’est à dire opposé sur les fondamentaux.

Toute cette idéologie qui se confond dans la gauche et la droite nous vient en ligne droite des lumières. Lumières qui postulent, j’insiste sur le mot postulat, que l’homme est un individu, rationnel, conscient.

Malheureusement, l’homme n’est ni un individu, ni rationnel, ni conscient. Nous en avons la preuve scientifique aujourd’hui avec les "biais cognitifs".

  • L’homme n’est pas un individu : il a des sous-personnalités, voire des personnalités multiples. Il est un animal grégaire, qui à donc des comportement de groupe.
  • L’homme n’est pas rationnel : sauf exception, il n’a pas les moyens de réfléchir sur tous les sujets. Il utilise des raccourcis pour raisonner, mémoriser, et il est influencé par ses émotions du moment.
  • L’homme n’est même pas conscient, la plupart du temps. Il vit dans un état hyponoïde plus ou moins profond, avec quelques éclairs de lucidité par ci par là.

C’est homme "illuminé" (des lumières) est un fantasme. Peut être qu’un jour on sera ainsi après des millions d’années d’évolution … peut être que certains le sont un peu plus que d’autres. Mais dans l’ensemble, c’est faux. Les fondements de notre société sont faux.

Pour autant, il ne faut pas tout rejeter. Darwin (évolution au lieu de création), Galilée (fin de l’héliocentrisme), Freud (inconscient au lieu d’anges et de démons), et Marx (matérialisme historique au lieu d’interventions divines) n’ont pas eu tort de s’attaquer aux abus de l’église et aux vieux concepts inadaptés pour expliquer le monde. Mais de la à croire que "ça y est", on en a fini avec les travers humains parce qu’on à enfin trouvé une société juste qui ne le pervertit pas … lol

Retour à l’infantilisme

Cette grille de lecture permet de mieux comprendre l’origine des antagonismes actuels. D’où sortent le mariage gay, la lutte contre le racisme, la république, la laïcité et d’autres sujets actuels ?

Tout ça découle d’une histoire dont l’un des points marquant est notre fameuse révolution française et la république, issue des lumières. Car de cet homme "illuminé" (par les lumières) découle tout un système politique (l’homme doit être instruit et doit pouvoir voter puisqu’il est rationnel), économique (l’homme doit avoir la liberté d’entreprendre et la propriété privée, puisqu’il est un individu), et social (l’homme doit pouvoir exprimer ses opinions, et jouir de sa vie puisqu’il est conscient).

Au nom de ces lumières on a fait le colonialisme raciste (la encore la droite et la gauche étaient comme cul et chemise : la droite allant exploiter les matières premières industrielles, la gauche allant convertir les hommes). Avant de retourner notre veste pour le contre colonialisme et l’anti-racisme. Mais au final, c’est bien de la même entreprise de "ré-éducation" de l’homme qu’il s’agit.

Petit à petit on a glissé. De l’école publique censée nous instruire, on en est arrivé à un outil de propagande qui ne rempli même plus son rôle premier. La chute libre de la France dans la classement PISA (qui tombe à pic, puisqu’il vient d’être publié) en est le meilleur symbole. Et ce n’est qu’un exemple, il en est de même pour les autres institutions. Les lois qui a la base sont censées supprimer l’arbitraire et les passes-droits sont devenues tellement complexe qu’il est devenu (relativement) d’en exploiter les nombreuses failles et subtilités. Recréant ainsi en partie l’ancien ordre féodal.

Ceci nous a progressivement amener à nous couper des réalités, puisque l’objectif initial est de "refaire" cette réalité. Il a bien fallu la nier pour y parvenir. Ce paradoxe consubstantiel ne fait que se dévoiler au fil du temps.

Des beaux idéaux révolutionnaires on est tombé dans la facilité, et dans l’infantilisme le plus total. Nous sommes devenu un pays capricieux d’enfants gâtés. Mais la dure réalité (la compétition pour les ressources de plus en plus rare, la surpopulation, la complexification exponentielle du monde, l’abrutissement et l’avilissement des peuples qui deviennent de plus en plus agressif) va nous contraindre à retoucher le sol.

Petit parenthèse, le yoga, c’est l’unité, c’est l’intégration de toutes ces contradictions. Le transcendant c’est réconcilier les contraires en les dépassant. Exemple : santé/maladie, jouissance/souffrance, effort/laissé faire, connaissance/ignorance, pouvoir/impuissance, collectif/individuel, …  Mais c’est un autre sujet, je ne m’étends pas trop.

Revue : Dédale, un fil vers la démocratie


Reportage intéressant, même s’il ne donne la parole qu’aux gauchistes. Les autres apparemment doivent être trop méchants, ou pas assez humains ! lol

Évidement, pour eux la crise est due aux complots capitalistes, et autres gros bonnets. Mais leur hypocrisie ne trompe qu’eux même (toujours très généreux avec l’argent et le travail des autres) et quand il faut passer à la caisse, ils ne comprennent pas ce qui leur arrive.

Mais passons cet aspect déplaisant et mettons de coté leur baratin. Il y a de très bonnes choses aussi : solidarité, recherche d’alternatives, refus de l’oppression, dialogue au lieu de la violence.

  • la crise pour de vrai chez les Grec : pauvreté, famine, suicide, etc…
  • vers 48 min, l’opposition fondamentale dont découle les autres entre "l’homme est un loup pour l’homme" qui mène au monopole de la violence de Hobbes, ou bien "l’homme est bon" qui mène aux tentatives sur l’anarchisme. J’apprends que c’est le débat aussi nature vs culture entre Voltaire et Rousseau.
  • Ensuite Chouard qui explique sa démocratie par tirage au sort (j’y reviens en dessous). L’idée d’un parti sans chef et sans programme me plaît bien.
  • le démantèlement de l’état Grec. On ne peut pas vraiment l’appeler autrement. Ou disons, la réduction à sa portion minimale. La Grèce, c’est une expérience de minarchisme en direct semble-t-il.
  • Dénonciation (1h02) de la fausse démocratie/république actuelle qui n’est qu’une entreprise d’asservissement par Chouard. +1
  • Commune de paris, Espagne des années 30  qui se sont fait massacrer (de mémoire).

Les propos de Chouard m’ont interpellés. Au départ je n’aime pas l’idée du tirage au sort car on va avoir des incompétents au pouvoir. Puis j’ai réalisé que de toute manière c’est déjà le cas actuellement. Les élus ne peuvent pas être spécialiste de tous les domaines. En général, ils ne sont bon qu’en politique et en séduction, mais incompétents sur les domaines sur lesquels on leur demande de voter (cf le Firewall d’OpenOffice par exemple). Du coup … pourquoi pas ?

Voici le schéma démocratique selon Chouard.

C’est assez intéressant je dois dire, un peu comme le revenu de base, c’est sur ces sujets que se situe la vraie gauche selon moi et non pas dans les progrès frelatés du mariage homo ou le racisme de diversion et de division. Constitution et revenu de base sont les vraies réflexion, les vrais progrès sociétaux dont nous avons besoin et qui devraient être portés par la gauche.

Chouard soutient des concepts qui ont du sens :

  • référendum d’initiative populaire
  • révocabilité
  • amateurisme (l’inverse du professionnalisme) des hommes politiques
  • mandats courts non renouvelables
  • le droit à l’erreur

Mais, j’aurais quelques objections / remarques :

  • comment / pourquoi la démocratie athénienne qui semble si géniale est tombée ? (réponse plus bas)
  • comment assurer la stabilité politique ? (essentielle de nos jours pour des questions commerciales)
  • comment assurer la réactivité de la démocratie ? il faut qu’elle puisse suivre le rythme effréné des changements / défis.
  • que se passe-t-il en case de guerre ? cette dernière question synthétise les autres. Si on sait répondre à une guerre, par extension, on a la réactivité et la stabilité (sans quoi la guerre serait vite perdue).

Parce que si j’en crois wikipedia, c’est bien par l’ennemi extérieur (Sparte) que la "démocratie" à fini par péricliter. Ça fonctionne bien en temps de paix semble-t-il. C’est un peu le coté bisounours que je reproche à Chouard.

J’ai cherché sur son site :

Question : Si la démocratie a pris fin et n’est jamais réapparue, c’est bien la preuve que le système était mauvais…
Réponse : Pas du tout :
la démocratie a pris fin à cause d’une guerre perdue. C’est-à-dire une cause contingente, non nécessaire, accidentelle, et pas à cause de vices propres.

Il n’a pas compris la "profondeur" de la question qui est pourtant la seule vraie qui tienne. Que vaut la vraie démocratie dans un environnement ultra-agressif ? Sparte et son organisation militaire a gagné donnant une leçon "historique" aux futurs peuples qui du coup ont mis de coté la démocratie, non sans raison. Chouard passe à coté. Il se croit à l’abri dans une France pacifiée et ne voit pas le bordel ambiant et le danger qui menace.

Pour ma part, je pense qu’il faut creuser du coté de la démocratie liquide et pas forcément revenir à du "c’était mieux avant" toujours un peu fantasmatique. Du moins il faudrait comparer les deux.

Donc selon moi, l’homme n’est ni bon ni mauvais, bien au contraire. Il s’adapte et il n’aime pas l’effort. Je ne sais pas si on peut trouver un système qui fasse la synthèse des deux. Ce n’est peut-être même pas souhaitable.

Mais en tout cas, je pense que cette question est au cœur de la crise Française actuelle, qui oppose la gauche et la droite, notamment sur la question de l’immigration et du reste.

C’est aussi l’opposition entre les parleux et les faiseux. Entre les scientifiques et les littéraires.

On est en pleine résurgence de la guerre de 30 ans, et je pense qu’on est parti pour une longue période d’affrontement idéologique (et sur le terrain aussi).

En tout cas, c’est très intéressant à observer. En Grèce (et en France) on a à la fois on a une montée du fascisme (ultra-droite, Aube Dorée) et de … l’anarchisme (ultra gauche – à défaut d’un autre nom ?).

Biais cognitif : acheter à crédit ou louer ? Ce qu’il FAUT comprendre


Je refais un article sur le sujet : acheter (à crédit) ou louer ?

J’ai eu l’occasion de refaire les calculs récemment pour des amis (Toulouse, Clermont-Ferrand, Fontainebleau). Je vous en fait profiter.

C’est un sujet important :

  1. parce que c’est de vos sous qu’il s’agit
  2. parce qu’il s’agit de vos chaînes (rembourser un crédit, c’est un sacré boulet dans la vie)
  3. parce que c’est l’un des moteurs de la crise (les subprimes)
  4. parce que la France est encore dedans (bulle immobilière)

Les principes

Les gens pensent qu’il vaut mieux acheter, parce que, une fois qu’on a fini de payer le crédit, on ne paye plus de loyer, et la, c’est jackpot après un "effort initial".

C’est faux. C’est un biais cognitif. C’est à dire, une pensée-illusion, une non-réflexion. Ça a juste l’air vrai.

Payer un crédit, c’est rembourser le capital + payer le loyer de l’argent. Au lieu de payer le loyer d’une maison, vous payez le loyer de l’argent. Bien sûr, le banquier lui est très content.

Acheter, c’est louer de l’argent au lieu de louer une maison. Ni plus, ni moins. Vous êtes quand même locataire.

Donc payer un crédit sur 20 ans, ça coûte plus cher que payer un loyer. Beaucoup plus cher. Si vous louez, vous pouvez placer la différence, et à la fin (des 20 ans) vous avez un capital. Capital qui vous permet d’acheter plus ou moins la même maison en cash !!!

Louer et placer son épargne, c’est être propriétaire d’un capital (équivalent) au lieu d’une maison.

Oui oui oui, ça paraît fou, faux, mais c’est la réalité. La preuve en chiffre.

Les chiffres

Je vais prendre le cas Toulouse.  Je m’appuies sur le simulateur "meilleurstaux" qui est très bien, et que j’ai un tout petit peu amélioré (il y avait 2 erreurs dans le tableau). Je vous explique la démarche de A à Z pour que vous puissiez refaire les calculs pour vous même le cas échéant. Je donne tous les sources.

  • Prix moyen à l’achat au m2 : 2580€
  • Prix moyen à la location au m2 : 11,8€
  • Taxe foncière : 17,64% (plus bas qu’ailleurs)
  • Taux du crédit : 3.23% ce qui est un très bon taux actuellement
  • Un apport "raisonnable" de 10%
  • Taux de placement du capital en assurance vie long terme : 3,4%
  • Frais d’entretien de l’appart, en moyenne 1% du prix d’achat par an

ToulouseImmo5

Avec des hypothèses "raisonnables" ça nous donne ceci (au bout de 20 ans) – maison qui prends peu de valeur

  • prix du bien à l’achat 180 000€
  • mes frais à crédit est de 1301€ mensuel
  • pour la même maison le loyer (taxe d’habitation incluse) serait de 899€, soit 403€ de moins que je peux placer en épargne
  • au bout de 20 ans, si je loue j’ai un capital de 184 000€, la même maison à pris un peu de valeur à 213 000€
  • Donc vous êtes gagnant, de peu (29 000€) si vous achetez et que vous gardez la maison jusqu’au boût
    ToulouseImmo3

Avec des hypothèses optimistes (maison qui prends 2% par an) :

  • même capital final si vous avez loué : 181 000€
  • mais maison qui vaut 268 000€
  • la, ça vaut le coup

Maintenant, on va jouer un peu à être plus réaliste. La France entre en crise. La bulle immobilière qui a été regonflée par Nabot 1er ne va pas pouvoir être renflouée encore une fois par Enfumage 1er, l’état est ruiné. Le Friggit nous montre bien l’état du marché. Les ventes s’effondrent, les prix commencent à baisser (le simulateur débute par défaut par une baisse de 3% d’ailleurs).

  • si la bulle immo explose, -30% elle tombe à 122 000. Maison qui vaut 149 000€ à la fin si ça remonte doucement, ou 175 000 si ça revient à 2% par an, contre 184 000 épargné ! Vous auriez mieux fait de louer.
    ToulouseImmo2
  • si les taux remontent – ce qui est très réaliste vu la situation française une fois le élections passées – (sans que la bulle immo n’explose), disons à 4.5% pour l’emprunt, et 4% pour l’assurance vie : la maison vaut 250 000€ et le capital épargné équivalent est de 242 000€
    ToulouseImmo1
  • Scénario du pire (c’est à dire du plus que probable), taux qui remontent et bulle immo qui explose : maison 175 000€, épargne 242 000€
    ToulouseImmo4

Donc tout ça, c’est pour Toulouse, ça peut être différent ailleurs. Par exemple sur Paris, même en étant dans les hypothèses optimistes, vous êtes perdant si vous achetez. Alors qu’ailleurs (Clermont-Ferrand) il y a plus de marge.

Les leçons

Mais n’oubliez pas si vous achetez à crédit, vous spéculez :

  • si vous revendez avant les 20 ans (divorce / perte de travail / autre raison) vous êtes SUR d’être perdant
  • si la bulle immobilière explose (elle a explosé aux US, et ailleurs) vous êtes SUR d’être perdant
  • si vous prenez un crédit vous êtes SUR que le banquier est gagnant
  • une maison, ça prends ou ça perds de la valeur en fonction : des voisins, de la mairie, des usines qu’il y a coté. Acheter c’est faire un pari sur tout ça. Louer c’est être mobile.

C’est du cas par cas, je ne suis pas en train de dire qu’il ne faut pas acheter. Je dis que réflexe d’acheter, ce n’est pas rationnel, c’est juste une "impression" qu’on va être gagnant a la fin parce qu’on a l’impression que c’est du bon sens "je ne paye plus de loyer alors je suis gagnant" … sauf que ça ne marche pas comme ça. Sinon ça serait trop facile et tout le monde prendrait des crédit et basta. Pire, il suffirait d’acheter une maison et de faire rembourser le crédit par le loyer d’un locataire, et on pourrait racheter des villes entières comme ça. Il y a toujours un "équilibre de marché" … sauf que la l’équilibre a été rompu par les banques-états-centraux.

Par exemple, en ce moment, ou l’état va sûrement pomper dans l’épargne, il vaut peut-être mieux avoir du dur que de l’argent placé. Tout dépends des choix politiques, qui sont très dur à anticiper. Et encore, j’ai  mis l’inflation de coté pour ne pas alourdir la démonstration.

On sort de 10 ans d’euphories Euro, et même de 30 ans d’état qui s’endette pour booster l’économie. Cette période est finie. L’immobilier qui monte éternellement, c’est fini.

Je dis, il faut faire l’effort de prendre un simulateur, calculer, et peser le pour et le contre et ne pas se laisser bercer par des illusions.

France : Est-ce une révolution ? une révolte ? une insurrection ? une guerre civile ? une passade ?


Vidéo de terrain très intéressante qui montre bien l’ambiance actuelle en France.

Prenons du recul :

  • les bonnets rouges sont un symbole
  • les portiques sont un symbole (du système fiscal)
  • Leonarda est devenue un symbole (des problèmes d’intégration)
  • la fillette qui a insulté Taubira un symbole (du racisme de diversion)
  • le 11 novembre est un symbole, c’est Hollande en tant que symbole du (non)pouvoir qui se fait huer

La lutte se fait au niveau des symboles, et ce n’est pas un hasard. C’est souvent ainsi que ça se passe. Quand on s’attaque aux vieux symboles et qu’on en fabrique des nouveaux, c’est le signe d’un changement qui mûri dans l’esprit des gens. Changement qui précède les "gros" bouleversements qui suivent.

Dans cette vidéo, on voit bien comment les médias officiels ont déformés volontairement la réalité en "agitateurs d’extrême droite".

  • Les bonnets rouges contestent les taxes, et seulement les taxes. D’autres les invitent à faire le lien avec la politique d’immigration (que les taxes servent à payer), la soviétisation de l’état, mais ils s’y refusent.
  • Il y a la contestation du mariage contre nature qui perdure aussi et se mélange plus ou moins aux autres.
  • Il y a les relents de guerre civile extrême gauche / extrême droite / racailles.
  • Il y a la contestation Soralienne et ses quenelles, qui est encore un front différent, anti-impérialiste.
  • Il y a la contestation du FN, nationaliste (soit disant anti-euro, anti-immigration)
  • Sans compter toutes les autres contestations "pacifiques" telles que Asselineau, Chouard, et bien d’autres qui sont en embuscade …

Tour à tour, chacune fait la une dans les média ou sur le net. Tous contestent un pouvoir incompétent, crispé (sur l’Euro, l’immigration, la dette, la fiscalité), déboussolé, fébrile, hypocrite (arque bouté sur les soi-disantes valeurs républicaines, à défaut de démocratiques).

On sent bien les médias le cul entre deux chaises, face à un pouvoir qu’ils ne peuvent raisonnablement défendre comme ils le font d’habitude, mais en même temps, sans pouvoir soutenir la contestation non plus.

Qu’est-ce qui nous attends au coin du tournant ? une révolution ? une révolte ? une insurrection ? une guerre civile ? une guerre ?

La révolte n’a pas pour objectif de changer les institutions, contrairement à la révolution. Mais c’est après coup qu’on peut juger. L’insurrection, c’est le cran au dessus de la révolte, mieux organisé, destiné a renverser le pouvoir. Selon l’équilibre des forces en présences ça peut amener à une guerre civile, plus ou moins longue, ou être dévié en guerre.

On voit bien que tout ça est mélangé actuellement. Tout peut arriver.

C’est le chaos qui monte. Partout. Et maintenant la France commence à être touchée elle aussi, alors qu’elle a été protégée de la tempête jusqu’ici. Mais c’était inéluctable si on comprends les causes profondes de la crise.

Si on reprends la terminologie de François Roddier nous sommes en plein "changement de phase".

Il ne semble rien émerger de bon de ces changement dans les autres pays. Du moins du point de vue "macro".

Pourquoi ?

Tout simplement, parce qu’on n’a pas d’idéologie de rechange. Toutes les idéologies ont fait faillites les unes après les autres. Quand je dis "idéologie", je parle de paradigme complet (économique, sociétal, technologique, voire même religieux).

La seule véritable révolution qui s’opère en ce moment en silence, c’est celle dont les logiciels libres sont la figure de proue, et qui porte en elle les graines d’une nouvelle économie. Mais cette révolution, beaucoup ne sont même pas conscient (y compris parmi ses membres) de son importance et de sa profondeur. Donc pour l’instant, cela reste marginal dans l’équation. Il faut compter entre 30 et 50 ans pour qu’elle parvienne à maturité. En gros, une génération.

La France sombre à tour dans le chaos, inexorablement. Et ce dernier va s’installer durablement. Je peux me tromper, mais je pense que notre pays, en tant que maillon faible de la construction Européenne et donc, de la mondialisation va être d’une grande importance pour la suite. Nous sommes un peu à la croisée des chemins, autant géographiques qu’idéologiques puisqu’on est un des derniers pays communistes du monde mais qu’on à aussi une forte composante libérale … à la fois progressiste et traditionalistes, ouvert et protectionniste. On est un pays qui rassemble, plus qu’ailleurs pour ce que j’en sais, différentes tendances. On est très hétérogène, ce qui est notre force et notre faiblesse à la fois.

Nous allons donc probablement entrer dans une phase ou l’ingérence extérieure va s’amplifier, vu les enjeux. Le chaos autour de nous va s’ajouter au chaos intérieur.

Il y a eu un "couac" sur les bons du trésor vendredi dernier, mais il a été "effacé". Pour l’instant, la dette française reste abordable, ce qui laisse encore une marge de manœuvre aux incompétents du gouvernement.

Explication : si les marchés n’attaquent pas la France, c’est à cause de sa forte épargne qui serait ponctionnée en cas de difficulté de remboursement du gouvernement. Vous êtes avertis.

On est, grosso-modo, à 4 mois des municipales. Je ne m’y connais pas assez en politique pour savoir si c’est pertinent de remanier ou dissoudre l’assemblé avant les résultats électoral, à défaut de pouvoir dissoudre le peuple (c’est ce que fait Peillon soit dit en passant, il dissout le peuple, mais par chance ça demande trop de temps pour que ça aie un effet notable sur la situation actuelle).

Difficile de savoir ce que Hollande va faire comme connerie. Il est très opaque, et l’enfumage, c’est sa marque de fabrique, de même que l’agitation était la marque de Sarkozy.

On verra si toute cette agitation n’est qu’un pétard mouillé, mais j’en doute. Le statut quo sera difficile à maintenir après les élections. Il reste donc 4 mois relativement "tranquille" … après, on devrait encore franchir un seuil.

Ajout : Pour Ayrault toute cette contestation, ce ne sont que des trolls :

Ça suffit les attaques racistes, ça suffit les attaques contre la loi, la République, le droit, les destructions de biens publics

Donc à priori la situation va se durcir de part et d’autre.

Revue : les idées de François Roddier


Dans ce post je partage la découverte des travaux d’un scientifique et les liens avec les idées développées sur ce blog. Je ne suis pas sûr d’être compréhensible par tout le monde car c’est un peu plus "technique" que d’habitude.

Quand je vois le spectacle quotidien affligeant de la bêtise, il m’arrive de prendre peur. Surtout dans le contexte difficile actuel.

Notre président est une personne probablement plus intelligente que la moyenne. Pourtant, par la force des choses, il se retrouve à faire des choses totalement stupides, comme devoir réagir aux propos de fillettes, par deux fois. Un président est censé s’occuper d’une nation, et non pas d’un épiphénomène dans la vie d’une seule personne. Cette absurdité montre à quel point "tout" est inversé, y compris la logique élémentaire dans notre société, et donc a quel point nous sommes égarés et en crise.

D’un autre coté, il y a des hommes qui font l’inverse, qui essayent de prendre du recul, de comprendre le contexte, de donner du sens, et qui diffusent de l’intelligence autour d’eux.

François Roddier, un physicien et astronome  est de ceux la. Découvert sur le blog de "Oil Man", j’ai immédiatement commandé son livre que j’ai commencé à lire.

Ses idées sont tout simplement géniales.

Il réussit l’exploit de réunir dans un même cadre conceptuel : la physique, la thermodynamique, l’économie, la biologie, la cosmologie, la sociologie, la politique, l’économie, la mémétique, la cybernétique, etc…

C’est extraordinaire. C’est clair et c’est simple. L’univers produit des structures dissipatives soumises à un processus évolutif qui permet d’en maximiser l’efficacité.

Un être organique dissipe plus d’énergie qu’une étoile par unité de masse. Voila, tout simplement, pourquoi nous existons.

Pire.

Jacques Blamont à été son directeur de thèse (auteur du livre "Introduction au siècle des menaces"). Il aborde aussi les questions d’effondrement de civilisation, sous l’angle de l’entropie (=dissipation d’énergie). Il connaît, et cite, les travaux de Jared Diamond.

Il semblerait que la question des limites de notre technologie, de la quantité de ressources restantes et même d’effondrement commencent à intéresser de plus en plus les scientifiques de haut niveau … Ce qui confirme ce que j’avais constaté dans les conférences TED.

Ouf.

Le club s’agrandit, et ne se limite plus à Jancovici et Azzeneau mais s’enrichit de pointures. Gageons que ça fera tâche d’huile.

Le meilleur dans l’histoire c’est que les idées de Roddier permettent d’expliquer le rôle des biais cognitifs dans un cadre plus large : ce sont des structures dissipatives soumise à un processus évolutif culturel. En allant plus loin on peut recouper ça avec les travaux de Howard Bloom ("le principe de Lucifer", "le cerveau global") ou Eric Beinhocker (l’économie est un processus triplement évolutif).

Et cela donne en plus du sens a la spiritualité au Yoga … et à la vie extra-terrestre !!!

Car si l’univers produit des structures dissipatives et que les meilleurs d’entre elles sont les formes des vies intelligentes … alors … l’univers en fabrique partout ou c’est possible. Même si ce n’est pas une démonstration formelle, les propos de Roddier expliquent clairement pourquoi l’univers produit des formes de vies évoluées … partout. Donc l’univers fabrique des ET un peu partout.

Quand je dis partout, je me comprends, il s’agit d’un processus de "niches" imbriquées de manières fractales. Un peu comme des poupées russes : une galaxie produit des étoiles qui produisent des planètes qui produit de la vie, qui produit de l’intelligence. Partout. Les étoiles existent uniquement au sein d’une galaxie. Les planètes sont fabriquées par les étoiles. La vie par les planètes. L’intelligence par la vie.

Est-ce qu’il y a d’autres étapes ? oui … mais c’est un autre sujet.

J’y reviendrais, car ces travaux sont fondamentaux. Je ferais une revue complète du livre quand je l’aurais terminé.

Dernière chose. Je souhaite bien faire comprendre que toutes ces idées que j’amasse sur ce blog, qui peuvent parfois être très théoriques, ont des répercussions économiques, politiques, spirituelles, et surtout pratiques très concrètes.

Un exemple ?

Prenez un chômeur. Howard Bloom explique que quand on est au chômage, on régresse sur l’échelle sociale, et donc dans "l’ordre de préséance", ce qui déclenche un mécanisme équivalent a l’apoptose cellulaire : la déprime, et dans sa forme extrême, le suicide. L’analogie entre le social et le cellulaire, c’est de la systémique, du raisonnement 3D, soit dit en passant. Bref. Le sachant, il est plus facile de comprendre ce qui nous arrive et ne pas en souffrir, voire même d’inverser le processus. En combinant avec les travaux de Roddier on peut aller plus loin et expliquer la situation en terme de structure dissipative : en tant que chômeur, on dissipe moins d’énergie qu’en tant que travailleur. Donc le processus évolutif nous pousse à disparaître ou évoluer.

C’est peut-être un peu trop abstrait mais j’expliquerais plus en détail au fil de l’eau les idées de François Rodier et leurs implications.

Au fil de l’eau et des recherches je me rends compte qu’il y a vraiment un nouveau paradigme scientifique qui est en train d’émerger, et c’est par la que sera le salut de notre civilisation. Si salut il y a. Comme je l’avais expliqué, notre "rationalité" est en crise tout autant que l’économie. Les travaux de François Roddier sont une réponse à cette crise.

La France raciste ou l’antiracisme de diversion ? alors que l’heure est grave


Harry Roselmack : "La France raciste est de retour"

Il fait références aux insultes dramatiques dont la ministre ultra compétente et aimée de tous à été victime. Que dis-je ! C’est la France toute entière qui est meurtrie.

Un conseil des ministres, et une réunion spéciale du G20 sont en cours de préparation pour savoir comment gérer le cas de cette fillette (de 10 ans) qui a osé insulter une ministre qui n’était pas de la même couleur de peau qu’elle (heureusement, c’était une fille, sinon on aurait accusé le garçon de sexisme en plus). Il se murmure qu’on pourrait faire appel aux casques Bleus. Les USA se proposeraient même de bombarder les campagnes françaises pour régler le problème, par amitié pour la France et pour la démocratie.

Ne riez pas. Cette fillette ne le sait pas, mais elle est en train de devenir zombi-nazi-pédophile sous le regard complice de ses parents et surtout, elle pourrait contaminer d’autres personnes et finir par provoquer la 3ème guerre mondiale. Il faut traiter le mal à la racine. C’est très très grave, de la bouche même de Hollande, la baleine échouée sur la plage présidentielle, qui à du interrompre son épisode de poubelle la vie en toute urgence, 10 jours après les faits. Il choisi des défis à sa hauteur.

  • Que je sache, Taubira n’est pas une race à elle toute seule. Ce n’est pas "les noirs" qui ont été insultés, mais elle et elle seule.
  • Que je sache, Taubira n’a pas levée le petit doigt face au mur des cons ou était notamment inscrit le nom du père d’une victime.

L’hystérisation du racisme est bien pratique pour éviter les débats de fonds (par exemple sur l’immigrationisme, cette idéologie extrémiste, ou bien sur l’Euro et l’ultra-libéralisme financier, ou la transition démographique, ou écologique).

L’hypocrisie moraliste à 2 vitesses et l’hystérie sélective est symptomatique d’une classe dirigeante tellement incompétente qu’elle est obligée de se retrancher derrière des affaires de cours de récrée, faute de savoir gérer le pays.

Taubira en premier lieu avec son divorce pour tous, prélude à l’achat d’enfants pour tous. Elle s’attendait à récolter des louanges de la part de ceux qui ont gardé un peu de bon sens ? Et tous ces délinquants (qui agressent des gens, qui font des victimes, gâchent des vies) qu’elle veut sortir des prisons pour qu’ils aient une chance (de recommencer leurs méfaits) ?

Le message est clair : la couleur de peau peut être différente… mais pas les idées, encore moins les opinions. Heureusement, j’ai la solution qui ne fera que des heureux. Puisqu’on encourage les racailles, laissons les s’amuser un peu avec la fillette dans une cave pour lui donner une bonne leçon de tolérance et de vivre ensemble, afin que plus jamais elle ne soit traversée par des pensées racistes envers Taubira. On ferait d’une pierre 3 coups en montrant l’exemple à tous. Après le mariage pour tous, les tournantes pour tous.

Et si le racisme monte, faudrait peut-être se demander pourquoi … alors que ce sont toujours les même qu’on excuse.

Mais le pire, c’est que les musulmaghrébins accusent eux même l’état d’être raciste ou à la solde des racistes du pays :

Il faudrait savoir … l’état est contre les immigrés ou contre les "racistes" ?

Notons que Valls, le soit disant homme de droite de gauche, annonce 10 000 régularisations de plus qu’en 2012.

Donc, au delà des lois, des insultes, et de l’habillage verbal qu’on met autour de tout ça, c’est le fossé du multiculturalisme qui grandit sous la pression de la crise.

Fossé entre allogènes et allochtones, mais aussi fossé entre vieux et jeunes, riches et pauvres, privé public.

La république vole en éclat face à ce "chacun pour soi" généralisé qui n’est que la conséquence de la culture de l’individualisme (que la gauche promeut pour lutter contre l’enracinement familial) face aux difficultés de la crise.

Oui, le racisme monte, je vais pas le nier non plus. Je m’en suis inquiété bien avant eux dans leur tour d’ivoire. Et ils ont raison d’avoir peur, mais ces réactions infantiles montrent qu’ils ne sauront pas gérer la situation. Pas plus celle la que les autres. Ils sont dépassés, incompétents. Enfermés qu’ils sont dans l’idéologie du "progrès social" à l’heure ou justement la compétition pour les ressources énergétique se fait de plus en plus dure, c’est faire un contresens historique dramatique.

Hollande a fanfaronné avec sa "victoire éclair" au Mali, le seul point positif de son mandat accident électoral, alors que même moi j’avais compris que ce serait un bourbier. La mort des 2 journalistes ramène tout le monde sur terre. "Il va falloir rester" … ha ben zut alors, on m’aurait menti a l’insu de mon plein gré ? Au dernières nouvelles, notre présence militaire la bas nous coûte 1 myard d’euros par an.

Les entrepreneurs prennent peur. Les investisseurs se demandent quel sera le meilleur moment pour quitter le navire. Les experts paniquent. La France est dirigée par un homme qui n’a pas dépassé le stade anal et qui aime touiller le caca national.

Ce qui est vraiment choquant, c’est de voir à la télé tout le monde taxer l’équipe actuelle d’incompétente … ça c’est vraiment grave !!! Bien plus que les insultes d’une fillette. Ce renversement est proprement hallucinant.

Voila ou on en est.

C’est franchement pathétique, car je préférerais de loin parler des vrais problèmes et de comment chercher des solutions. Alors que la, par le pouvoir de nuisance d’un seul homme, c’est tout un pays qui se retrouve entraîné dans des débats médiocres, une actualité superficielle et mondaine.

La changement c’est maintenant … ou ça change, mais en pire. Bien pire.

Le mystère, le vrai, le seul, c’est : qui sont les 25% qui soutiennent encore Hollande ? Les fonctionnaires ? quelques drogués au RSA ? quelques retraités séniles ?

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