Blog de Yoananda

Petit anti-manuel de la pensée unique, pour lire entre les lignes

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Guerre cognitive : introduction


Nous sommes tous enrôlés de force sans le savoir dans une guerre feutrée dont nous sommes tous victime qui plus es. Une guerre dont nos cerveaux sont l’enjeu stratégique, bien plus qu’un territoire ou qu’une ressource naturelle.

Les banquiers par exemple sont nos mercenaires quand nous leur demandons que nos placement rapportent un maximum.

Quand Bush décide de faire la guerre à l’Irak à cause d’armes de destruction massives fictives, on est en plein dans la guerre cognitive. Prendre en otage l’opinion de toute une population est une arme aussi efficace, voire plus qu’une bombe.

Michel Collon à listé quelques exemples. Évidement, les américains sont loin d’être les seuls à procéder ainsi, mais ça permet de planter le décors :

1. VIETNAM (1964-1975) :
MEDIAMENSONGE :
Les 2 et 3 août 1964, le Nord-Vietnam aurait attaqué deux navires US dans la baie du Tonkin.

CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
L’attaque n’a jamais eu lieu. C’est une invention de la Maison-Blanche.

VERITABLE OBJECTIF :
Empêcher l’indépendance du Vietnam et maintenir la domination US sur la région.

CONSEQUENCES :
Millions de victimes, malformations génétiques (Agent Orange), énormes problèmes sociaux.

2. GRENADE (1983) :
MEDIAMENSONGE :
La petite île des Caraïbes est accusée de construire une base militaire soviétique et de mettre en danger la vie de médecins US.

CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Entièrement faux. Le président US Reagan a fabriqué ces prétextes de toutes pièces.

VERITABLE OBJECTIF :
Empêcher les réformes sociales et démocratiques du premier ministre Bishop (qui sera assassiné).

CONSEQUENCES :
Répression brutale et rétablissement de la mainmise de Washington.

3. PANAMA (1989) :
MEDIAMENSONGE :
L’invasion vise à arrêter le président Noriega pour trafic de drogue.

CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Bien que créature de la CIA, Noriega réclamait la souveraineté à la fin du bail du canal. Intolérable pour les USA.

VERITABLE OBJECTIF :
Maintenir le contrôle US sur cette voie de communication stratégique.

CONSEQUENCES :
Les bombardements US ont tué 2.000 à 4.000 civils, ignorés des médias.

4. IRAK (1991) :
MEDIAMENSONGE :
Les Irakiens auraient volé les couveuses de la maternité de Koweït-City.

CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Invention totale par une agence publicitaire payée par l’émir du Koweït,
Hill & Knowlton.

VERITABLE OBJECTIF :
Empêcher que le Moyen-Orient résiste à Israël et acquière son indépendance envers les USA.

CONSEQUENCES :
D’innombrables victimes par la guerre, puis un long embargo y compris sur les médicaments.

5. SOMALIE (1993) :
MEDIAMENSONGE :
Monsieur Kouchner se « met en scène » comme héros d’une intervention humanitaire.

CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Quatre sociétés US avaient acheté un quart du sous-sol somalien riche en pétrole.

VERITABLE OBJECTIF :
Contrôler une région militairement stratégique.

CONSEQUENCES :
Ne parvenant pas à la contrôler, les Etats-Unis maintiendront la région dans un chaos prolongé.

6. BOSNIE (1992 – 1995) :
MEDIAMENSONGE :
La firme US Ruder Finn et Bernard Kouchner mettent en scène de prétendus camps serbes d’extermination.

CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Ruder Finn et Kouchner mentaient. C’étaient des camps de prisonniers en vue d’échanges. Le président musulman Izetbegovic l’a avoué.

VERITABLE OBJECTIF :
Briser la Yougoslavie trop à gauche, éliminer son système social, soumettre la zone aux multinationales, contrôler le Danube et les routes stratégiques des Balkans.

CONSEQUENCES :
Quatre années d’une guerre atroce pour toutes les nationalités (musulmans, serbes, croates). Provoquée par Berlin, prolongée par Washington.

7. YOUGOSLAVIE (1999) :
MEDIAMENSONGE :
Les Serbes commettent un génocide sur les Albanais du Kosovo.

CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Invention pure et simple de l’Otan comme le reconnut Jamie Shea, son porte-parole officiel.

VERITABLE OBJECTIF :
Imposer la domination de l’Otan sur les Balkans, et sa transformation en gendarme du monde. Installer une base militaire US au Kosovo.

CONSEQUENCES :
Deux mille victimes des bombardements OTAN. Nettoyage ethnique du Kosovo par l’UCK, protégée de l’Otan.

8. AFGHANISTAN (2001) :
MEDIAMENSONGE :
Bush prétend venger le 11 septembre et capturer Ben Laden.

CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Aucune preuve que ce réseau existe. De toute façon, les talibans avaient proposé d’extrader Ben Laden.

VERITABLE OBJECTIF :
Contrôler militairement le centre stratégique de l’Asie, construire un pipeline permettant de contrôler l’approvisionnement énergétique de l’Asie du Sud.

CONSEQUENCES :
Occupation de très longue durée, et forte hausse de la production et du trafic d’opium.

9. IRAK (2003) :
MEDIAMENSONGE :
Saddam posséderait de dangereuses armes de destruction, affirme Colin Powell à l’ONU, éprouvette en main.

CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
La Maison-Blanche a ordonné à ses services de falsifier des rapports (affaire Libby) ou d’en fabriquer.

VERITABLE OBJECTIF :
Contrôler tout le pétrole et pouvoir faire chanter ses rivaux : Europe, Japon, Chine…

CONSEQUENCES :
L’Irak plongé dans la barbarie, les femmes ramenées à la soumission et l’obscurantisme.

10 VENEZUELA – EQUATEUR – (2008 ?) :
MEDIAMENSONGE :
Chavez soutiendrait le terrorisme, importerait des armes, serait un dictateur (le prétexte définitif ne semble pas encore choisi).

CE QU’ON SAIT DEJA:
Plusieurs médiamensonges précédents se sont déjà dégonflés : Chavez tirant sur son peuple, Chavez antisémite, Chavez militariste… Mais la diabolisation continue.

VERITABLE OBJECTIF :
Les multinationales US veulent garder le contrôle du pétrole et des autres richesses de toute l’Amérique latine, ils craignent la libération sociale et démocratique du continent.

CONSEQUENCES :
Washington mène une guerre globale contre le continent : coups d’Etat, sabotages économiques, chantages, développement de bases militaires près des richesses naturelles..

Cette guerre imprègne aujourd’hui nos vies quotidiennes d’une manière très pernicieuse, puisque nous croyons souvent être en paix. Nous baissons notre garde. L’Euro par exemple, qui nous a été vendu sous de faux prétextes, se révèle être un instrument très vicieux dans cette guerre de l’ information.

En réalité, en tant que citoyen, nous sommes assailli de toute part. C’est un sujet très vaste et très complexe. La "conspiration" dont j’ai déjà parlé n’en est en fait qu’un aspect assez grossier.

Commençons par établir une définition de ce qu’est la guerre cognitive.

C’est une guerre. Une guerre qui provoque des morts, de la souffrance, mais surtout, de la soumission. La spécificité de la guerre cognitive, c’est que la connaissance et l’information en sont les armes principales et à part entière.

Cette arme n’a rien de nouveau en soi. Ce qui l’est, c’est sa sophistication et son efficacité (même si c’est très difficile à mesurer) et sa prépondérance.

Je dirais que la guerre cognitive à connu quatre grandes étapes pour en arriver à ce que l’on voit aujourd’hui.

  1. L’invention de la démocratie. A partir de ce moment la, ce n’est plus la force militaire pure qui compte, mais la capacité à manipuler l’opinion publique.
  2. L’invention de la télévision. Hitler à probablement été le premier a comprendre le pouvoir de cet outil. Même s’il y a tout un contexte, je pense que cette véritable machine à hypnotiser n’est pas étrangère au pouvoir de fascination que le dictateur avait sur son peuple.
  3. L’invention de la bombe atomique. Avec la démocratie, la confrontation "interne" doit être évitée. La, c’est la confrontation "externe" qui doit l’être à tout prix. L’équilibre de la terreur oblige les belligérants à changer de terrain de jeu.
  4. L’invention d’Internet. Cette phase est différente, car elle est marquée par une explosion de la complexité, qui crée un fossé et profite a ceux qui sont les mieux adaptés à ce nouveau contexte fluctuant.

Aujourd’hui les ordinateurs et les réseaux sont littéralement des armes de manipulation massive des opinions pour ceux qui savent tirer parti de la crédulité des gens. Submergé par le flot incessant des informations nous vivons sous le règne des experts.

Internet est devenu littéralement un champ de bataille, ou il est encore difficile d’y voir clair :

  • l’espionnage industriel est endémique (la Chine étant extrêmement agressive à ce sujet). Le multinationales sont en concurrence entre elles, et s’appuient sur les services secrets des états, tout en essayent de s’en émanciper
  • les joutes politiques s’y déportent, au sein d’un même pays, mais avec des aspects de plus en plus transversaux (notamment du fait d’alliances internationales mais aussi avec des répercussions sur d’autres centres de pouvoir, comme le législatif).
  • encore plus underground, des conflits techniques sur l’architecture en mutation constante du net
  • en plus de cela, Internet est aussi le lieu d’affrontement sur les idéologies religieuses, économiques, médicales, sexuelles, etc…

Pour compléter cet article introductif, il reste à parler de la crise économique. Est-ce que la crise provoque la guerre, ou bien la guerre provoque la crise ? A mon avis, les deux sont vrais.
Tous ces conflits, ces mensonges et ces manipulations de l’information ont des répercussions qui amplifient la crise en provoquant de nombreuses victimes économiques, voire dégâts collatéraux (typiquement la crise des subprimes à consisté a ferrer des poissons pauvres et crédules avec des crédit alléchants. On voit ou ça nous à mené – idem avec la bulle immobilière française).. En inventant des mensonges pour manipuler les peuples afin de les entraîner dans des guerres, cela sape la confiance dans les institutions publiques. Au moment de la crise économique, cela s’est répercuté sur les banques notamment (ce n’est pas le seul facteur bien sûr).
A l’inverse, la crise économique exacerbe les tensions et donc provoque des conflits de plus en plus violent et directs (pour le contrôle des matières premières notamment – exemple récent le Mali) : les pays s’affrontent entre eux, les multinationales s’affrontent entre elles, les pays affrontent les multinationales (les marchés), etc…

La guerre cognitive, ou G4G, c’est presque la guerre de tous contre tous. C’est une sorte de meta-guerre, une guerre entre les moyens de se faire la guerre. Vous l’avez compris, tout le monde ne joue pas dans la même cours de récré. Les premières victimes de cette guerre, sont les gens de ce qu’on nomme le prolétariat cognitif.

En tant que personne, il est important d’être un minimum au courant, car notre société est profondément modelée par ces affrontements. D’apparence si paisible, notre société cache une agressivité dévastatrice, d’autant plus trompeuse qu’elle est invisible. Nous ne sommes même pas agressés au quotidien, mais quasi en permanence. Par exemple, les publicités avec des femmes à moitié nues (leurre d’appel sexuel) en sont un aspect révélateur. Même si c’est légal, le marketing vise quand même rien de mois qu’a manipuler nos cerveaux pour nous conditionner à acheter un produit. Et pour cela, il a besoin qu’on soit plus vulnérables.

Mais ce n’est pas tout. Les sciences du cerveau ont beaucoup progressées, au point que dans cette guerre, c’est de nous même dont il faut se méfier en tout premier lieu. C’est la ou ça se corse, car nous faisons la guerre aux autres sans le savoir, à l’insu de notre plein gré. C’est un peu la spécificité de cette guerre : nous en sommes les pions, et il est très difficile de s’en extraire. J’y reviendrai dans les prochains articles. Les mensonges grossiers comme les opérations sous faux drapeau ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Démonter les mécanismes de la désinformation est important, mais pour se préserver vraiment le yoga (ou toute pratique similaire) semble indispensable.

La nouvelle politique


Dans la même veine que les articles précédents (nouveaux usages, nouvelle école, nouvelle économie) la politique est aussi actuellement en profonde mutation.

Notre système politique fait preuve de grandes faiblesses. Il n’est clairement pas à la hauteur des enjeux actuels :

  • crise économique,
  • crise écologique,
  • crise énergétique,
  • crise démographique.

Après 5 ans de crise, ça commence à se voir. En même temps, une nouvelle organisation émerge, grâce aux nouveaux outils que nous fournit Internet. Nous sommes en plein coeur d’une mutation historique.

Quels sont les facteurs / symptômes de l’échec du système politique actuel ?

Les politiciens actuel, non seulement ont moins de pouvoir qu’avant, pour ne pas dire presque plus du tout, mais en plus, ils ne représentent plus grand chose ni personne. On élit le moins pire bien plus que quelqu’un qui nous donne espoir. La pression médiatique s’intensifie avec Internet et les réseaux sociaux de sorte qu’ils gouvernement de plus en plus à l’émotion, et en se mettant en scène plutôt qu’avec une vision stratégique et portés par un rêve commun.

Les politiciens ont de moins en moins de pouvoir effectif. Les contre pouvoir sont de plus en plus nombreux (en vrac) :

  • journaux,
  • TV,
  • réseau sociaux,
  • régionalisme (Europe dans notre cas, primauté du droit Européen sur le droit national),
  • mafias,
  • parti d’opposition,
  • ingérence internationale,
  • marchés financiers,
  • gouvernance mondiale,
  • les multinationales,
  • les lobbys,
  • wikileaks, les anonymous (et bientôt Tyler, le wikileaks++).

Mais aussi et surtout, un facteur essentiel est l’échec du modèle de société occidentale, et la perte de leadership des élites (qui n’ont pas de solutions, il faut bien finir par l’admettre. Ce n’est pas un complot. Leurs complots ne sont pas tant pour fabriquer la crise que pour s’en prémunir / en profiter).

Pour faire court, ils sont dépassés. Mais jamais ils ne l’admettront … évidement.

Du coup, plutôt que d’exercer un pouvoir effectif, ils font semblant… histoire de justifier leur places et leurs prérogatives. Les politiciens ne mettent de plus en plus en scène, exemple révélateur de la tendance : Hollande qui prends le train pour un de ses déplacements, mais qui se fait suivre par AirHollande One pour des raisons de sécurité. Cela va de pair avec la gouvernance à l’émotion : une femme perds son bébé sur l’autoroute, c’est indignation nationale et les grand plans de refonte du pays pour que "plus jamais ça". Idem avec l’affaire Merah en son temps. Que je sache le terrorisme est loin d’être la première cause de mortalité dans le pays, pourtant on veut dessuite, tant que le pays est sous le choc,  mettre en place des grandes mesures de surveillances pour que "plus jamais ça".

Les politiciens se plaignent du "pouvoir des marchés" … quand ça les arrange. En ce moment, on ne les entends pas trop s’en plaindre… vous savez pourquoi ? parce que les taux sont bas ! Et du coup, quand les taux sont bas, l’opinion du peuple importe peu. C’est l’inverse quand les taux sont haut, on essaye de mobilier le peuple contre les "méchants marchés". Mais leur pouvoir arrange bien les politiciens le reste du temps. Ils oublient de le mentionner.

Internet les observe et a une mémoire que la télé ou les journaux complaisant  n’avaient pas. La gestion de leur image est beaucoup plus difficile. Hollande n’est probablement pas beaucoup plus mauvais que le discret Chirac, mais il est juste en décalage avec son époque (Sarkozy l’avait compris, mais en faisait trop).

Finalement, les gens commencent à réaliser que la démocratie ce de moins en moins voter, et de plus en plus acheter ou cliquer, (cela dépends d’ailleurs du moyen qu’on utilise pour payer ou épargner). Le citoyen ne peut pas se dédouaner sur les politiciens des choix qu’il fait aux quotidien : Dieu rigole des hommes qui maudissent les effets dont ils chérissent les causes !

La politique traditionnelle ressemble de plus en plus à un show TV distrayant.

A coté de cela, une nouvelle forme d’organisation citoyenne, de politique donc, est en train de naître. Une forme de gouvernance horizontale, collaborative, ouverte. Le contraire de la gouvernance hiérarchique et centralisée actuelle. N’est-il pas choquant que dans une démocratie, si un élu ne vote pas selon la ligne de son parti il s’en fasse exclure ? C’est l’inverse même du principe démocratique, et ça montre à quel point nous en atteignons les limites.

Voici quelques facteurs / symptômes que les plus avant-gardistes sont en train de faire émerger :

  • la mutation des partis politiques, grâce a un réseau social interne qui permet grâce à la curation de faire remonter les idées pertinentes de la base
  • le parti pirate, qui symbolise la prise du conscience citoyenne de l’importance de protéger les nouveaux outils démocratiques
  • wikileaks et bientôt Tyler (le wikileaks amélioré par les anonymous) pour lutter contre les "sales petits secrets"
  • le printemps arabe, le printemps érable, qui se sont diffusés grâce aux réseaux sociaux
  • la tentative de constitution citoyenne en Islande
  • mais la vraie mutation est encore à venir : on peut s’inspirer des outils de travail collaboratif créés par les programmeurs pour eux même ( GIT) pour faire des textes de lois !!!

Finalement les vrais progrès sociaux que l’humanité a connus ont été de nous doter d’outils efficaces pour régler nos conflits (autre que la violence). Les textes de loi publiques ont été un progrès qui nous a soulagé de l’arbitraire d’un roi tout puissant. Nous avons aussi inventé les procès avec jury, le droit de vote, le "peer review" pour les scientifiques. Avec Internet nous inventons toute une nouvelle classe d’outils.

Il n’est pas dit que la république "traditionnelle" y résiste encore longtemps, du moins dans sa version Française. La Suisse semble en avance sur le reste du monde, même sans avoir eu Internet (mais c’est un pays plus petit).

La nouvelle école


L’un des piliers de la démocratie est l’école, notamment républicaine, gratuite et obligatoire instituée par Jules Ferry en 1882 (Charlemagne aurait été un simple précurseur). En effet, pour que le vote aie un sens, il faut un minimum d’éducation.

Aussi bien la démocratie que l’école sont en train de mourir (sous leur forme actuelle) en même temps que le capitalisme pétrolier. La démocratie meurt parce que ses élus ont de moins en moins de pouvoir, et qu’ils ne parviennent pas à résoudre les problèmes de la société (pour faire court). L’école décline parce que le niveau des élèves baisse (immigration massive et non intégration amènent trop d’élèves perturbateurs), parce que la motivation est de moins en moins la (à quoi bon étudier pour être chômeur), mais aussi à cause d’Internet, le professeur est mis en concurrence avec les informations souvent plus poussées du net et perds son statut de référent et son autorité.

Mais mettons de coté la crise systémique. Une nouvelle forme d’école est en train de naître. Décentralisée, collaborative, virtuelle, elle permet de nouveaux usages. N’étant plus limité par le nombre d’élèves dans une salle, ni par un tableau noir, ou par un cursus linéaire figé, cette approche permet par exemple :

  • a des indiens, des pauvres, des gens coincés chez eux de suivre des cours, comme ceux du MIT ou d’autres universités prestigieuses, et même d’obtenir des diplômes
  • de se former tout au long de sa vie
  • de compléter sa formation par des modules additionnels selon ses propres envies
  • de construire les cours "tout ensemble" (professeurs, chercheurs, professionnels et élèves)
  • aux élèves de transmettre eux aussi (meilleur moyen d’apprendre c’est d’enseigner)
  • d’utiliser des tests en ligne pour valider ses connaissances
  • d’avoir une nouvelle pédagogie grâces aux interactions possibles avec les tablettes (sur lesquelles ont peut manipuler des objets virtuels)
  • permet des formats plus variés que le cours magistral d’une heure. On a des sessions de 15 ou même 3 minutes (micro learning) qui sont plus efficaces et ludiques

Évidement, l’apprentissage en ligne à des limites. On ne fais pas d’expériences de chimie en ligne (du moins pas encore, rien n’interdit de faire des simulateurs, mais a un moment ou un autre il faut bien passer au réel), on n’apprends pas à opérer quelqu’un à distance, il faut une bonne connexion Internet, en général il faut une bonne "auto motivation" (et auto discipline). Il y a une risque de désocialisation. L’e-learning ou co-learning est en plein foisonnement.

Il existe des plateformes pour fabriquer des cours en ligne. La plus connue étant Moodle, mais on peut aussi citer Dokeos et atutor. Ces outils vont sortir de leur niche avec l’arrivée de l’HTML5 qui va permettre une évolution radicale (du même que pour les réseau sociaux d’ailleurs – on n’a encore rien vu ! ;-) ). Il existe des accadémies en ligne qui fournissent des enseignements (gratuits) : la khan accademy (vidéos google et tests en ligne dans lesquels on picore d’après ce que j’ai pu en voir), coursera (qui proposes des cursus avecs des profs qui font des cours court de 15min régulièrement avec une interrogation à la fin). Citons aussi les outils de conférence en ligne tels que BigBlueButton et openmeetings.

Ne nous y trompons pas, si tout ça est balbutiant (après tout le web 2.0 à tout juste 10 ans), l’engouement, du moins dans le monde anglo saxon est réel. Porté par leur enthousiasme ils sont en train de révolutionner l’éducation, et chaque nouvel outil vient enrichir l’éco-système autant que chaque nouvel utilisateur.

Apprendre depuis n’importe ou, durant toute sa vie,  de manière collaborative et participative, des choses utiles, monnayables et reconnues, selon nos besoins et envies, de manière quasi gratuites, a un potentiel disruptif en terme sociétal. On parle de société de la connaissance, de capitalisme cognitif (on capitalise non pas seulement sur les bien matériels, mais sur les connaissances et savoirs).

Il y a déjà eu des tentatives d’écoles différentes : les écoles Steiner, Montessori, Freinet déçue par l’éducation nationale et les écoles privées, ont cherchées une école plus "humaine", moins "moulante". Mais elles n’ont jamais vraiment eu de succès de grande ampleur. Probablement parce qu’elles souffrent des même limites que les autres : une salle de classe, un établissement. Il y a a prendre et à jeter partout, alors pourquoi se risquer dans ces aventures si on n’est même pas certain de comprendre / adhérer avec ce qui est proposé.

Internet fait sauter certaines limitations. Je gage qu’il va en sortir une nouvelle génération de citoyens bien mieux formés, informés, et impliqués que les précédents. Le simple fait que les gens choisissent et s’investissent dans leur domaine de compétence plutôt que de déléguer un peu au hasard (il faut bien le dire) via des élections selon des affinités idéologiques va obliger les prochaines génération à revoir complètement le fonctionnement de la démocratie.

Aujourd’hui nos textes de lois sont rédigés par des experts d’une manière assez opaque. Ils n’ont pas encore utilisés les outils modernes de collaboration tels que GIT (qui sert essentiellement à coordonner un travail collectif de rédaction en permettant la réconciliation, l’historisation, la transparence et la décentralisation). Ce qui est un peu normal car ils perdraient de leur pouvoir (tout le monde pourrait y fourrer son nez), mais ils seront obligés d’y venir.

Certains partis politiques sont d’ailleurs déjà en train de se transformer. La constitution Islandaise est écrite grâce à ces outils. Le parti pirate à fait 9% en Allemagne. Etc…

Cette nouvelle approche de l’éducation fait partie de tous un tas de nouveaux usages. Il faut bien comprendre une chose toutefois. Ces nouveaux usages ne sont pas des "nouveautés" comme le nouvel iPHone5, c’est à dire, la même chose qu’avant, un peu améliorée. Ce sont de vraies nouveautés. Le mode de fonctionnement global n’est pas celui du capitalisme/démocratique/libéral/de marché/bancaire qu’on connaît. Je reviendrai dessus au fil de l’eau, mais il est important de comprendre dès maintenant que ça ne "sauvera" pas le monde actuel de son agonie.

Cette nouvelle éducation ne produit pas de bon citoyens stupides et malléables (politiquement parlant) qui feront des travailleurs dociles et des consommateurs moutonniers. C’est la génération "Z" qui interagit différemment et qui va réclamer sa place dans le monde. Tout n’est pas parfait et idéal pour autant, il y a des dérives chez les accro aux technologies, des nouveaux défis, de nouveaux "mensonges collectifs", de nouvelles manières de tricher et de s’affronter. Mais l’espoir est permis.

Références :

Revue : les experts


Tout d’abord les points positifs :

  • débat de très bon niveau, avec des réflexions très intéressantes, et des intervenants de qualité
  • dans l’ensemble discussion respectueuse et constructive

maintenant les points négatifs. Olivier Berruyer est à peu près le seul à poser les vraies questions, montrer les vrais problèmes. Ce qui, par comparaison montre à quel point les "experts" vivent dans un moule de pensée. Un moule qui leur a sûrement été très utile pendant des années pour gagner leur vie !

De mon point de vue, les vraies questions de fond n’ont pas vraiment été abordées, mais sont la en filigrane, comme si les intervenants n’en étaient pas eux même conscients :

  • ils critiquent les banques, les politiques, les banques centrales, les marchés, les épargnants … mais pourtant chacun fait (plus ou moins) ce qu’il doit faire, dans le cadre défini. Les politiciens sont la pour gagner des élections, les épargnants pour récupérer une rente, etc… Et pourtant ils manquent de voir que c’est le système entier qui est défaillant. On ne peut pas reprocher aux politiciens de vouloir gagner les élections, et de ne pas être des experts de la finance. Idem pour les autres.
  • ils évoquent les pôle de croissance, notamment les nouvelles énergies sans aller au fond du sujet : quelles énergies pour remplacer le pétrole, d’où va sortir la croissance sans énergie ? comment rembourser la dette sans croissance ? Ni même le fait que les robots remplacent les hommes au travail (un beau lol pour le gars qui propose de mettre les vieux au travail alors qu’il n’y a pas de boulot et qu’on est obligé d’inventer des jobs occupationnels tous les jours, comme les fameuses agences d’état qui nous coûtent au moins 25 milliards de trop)

Après plus de 5 ans de crise, voila ou en est. Des "experts" relativement impartiaux peinent à y voir clair. Notre système est devenu trop complexe, trop intriqué, trop confus et opaque. Sans compter que le pouvoir s’est dilué dans tous les sens. Autre soucis, les dirigeants ne jurent plus que par les statistiques, les moyennes, et oublient le "vécu". On ne sait plus quoi faire, ni comment l’expliquer au gens.

Les expert ne parviennent pas à voir ce qui crève pourtant les yeux, pour un observateur "extérieur" (c’est plus facile pour les gens comme moi qui sont un peu hors système … un autre intérêt du survivalisme, on peut se débarrasser d’œillères plus facilement quand on n’en à pas besoin pour "manger" – en simplifiant) :

  • le système démocratique est en faillite (politique, conseillers, institutions, circulation de l’information …)
  • la technologie carbonée atteint ses limites (rendements décroissants vs croissance exponentielle)

Conclusion ?

Je ne vois pas comment l’effondrement pourra être évité ? Autre chose renaîtra des cendres, mais le capitalisme libéral de marché  n’est plus adapté au contexte actuel (je ne dis pas qu’il est mauvais, juste obsolète). Les solutions du système sont :

  • le géo enginering
  • les OGM, les algues, et les insectes
  • les gaz de schistes
  • accaparation des ressources

On voit bien que ça ne pourra plus durer très longtemps. D’ou les tensions militaires et culturelles qui se multiplient. Ventre creux n’a point d’oreille.

Pour qui voter ?


Les élections approchent et beaucoup se demandent pour qui voter. Je ne vais pas choisir à votre place, ni vous conseiller tel ou tel parti ou programme. Chacun est libre de choisir. D’ailleurs, je ne voterai pas.

Ceci dit, je vais quand même vous dire ce que j’en pense.

Je vois beaucoup de désarroi autour de moi concernant ces élections. Beaucoup ne savent vraiment pas qui voter. Et de mon point de vue, c’est tout à fait normal puisque ça ne sert plus à rien. Nous élisons des chefs d’états qui n’ont plus vraiment de pouvoir. Le "programme", le seul, l’unique, c’est que les états doivent plus ou moins disparaître à terme. Le pouvoir, le vrai, étant transféré lentement au niveau supranational, l’Europe, Bruxelles, pour faire simple.

Autre facteur, le pouvoir est aussi transféré "vers le haut" d’une autre manière à travers les multinationales, qui se sont engouffrées dans le vide juridique inter-étatique pour grossir au point de maintenant pouvoir influencer, voire dicter les lois. C’est le lobbying qu’on connaît bien aux USA, mais qui est aussi présent en Europe. Des députés européens avaient d’ailleurs lancé un appel désespéré à ce sujet "aidez nous face à la finance".

Aucun de ces deux pouvoir n’est démocratique.Et d’ailleurs ils sont liés comme cul et chemise, à travers le lobbying, le think tank et le copinage. Il n’y a qu’a voir comment les anciens de Golman Sachs se retrouvent maintenant à diriger certains pays pour s’ôter tout doute résiduel. Ils forment ce qu’on appelle maintenant l’oligarchie. Les Grec font l’amère expérience de ce pouvoir en ce moment, mais ils ne sont pas et ne seront pas les seuls. A franchement parler, leur incompétence n’a d’égal que leur vanité. Ils ne sont l’élite que d’une chose : la triche. Le seul trait commun qu’on puisse retrouver dans ces hautes sphères, c’est la capacité à "fermer les yeux" et le goût prononcé pour l’entourloupe. Et c’est normal, puisque c’est le Frankestein que nous avons nous même créé par nos lois sur les personnes morales, la responsabilité limité et la recherche du profit qui font des multinationales des nids à sociopathes.. Le pouvoir demande à être conquis, et les plus retors sont les mieux armés pour cela par définition.

Les politiciens ne sont, j’insiste, que les VRP de ces pouvoirs qui dominent les états. Fort avec les faibles, faibles avec les puissants. Il ne sert à rien de se voiler la face, on y est. Ce n’est pas pour dans 10 ou 20 ans que les états seront morts. C’est fait. Ils ne servent plus aujourd’hui qu’à collecter les impôts, assurer la sécurité du consommateur. Il reste un reliquat d’état providence, de "modèle social" qui fonds comme neige au soleil.

De plus, la légitimité des dirigeants même élus n’existe plus dans les faits. L’UMP représente environ 8% de la population (si on retranche les abstenions), majoritairement des riches et des vieux. Mais surtout … pire, quand vous élisez quelqu’un vous êtes peut-être d’accord avec certaines de ses mesures/idées, mais pas d’autres … du coup, si l’élu est légitime, ses mesures ne le sont pas forcément.

Je me fiche qu’un tel ou tel autre soit représentatif ou non. Ce n’est pas avec lui que je vis. Je vis avec les lois qu’il fait passer en revanche. Et elles … je n’ai presque aucun contrôle dessus (quand on voit comment la majorité UMP vote), et pire, comme je viens de l’expliquer, elles n’ont aucune légitimité. Le référendum de 2005 l’a bien montré en plus. D’autre part, il faut bien comprendre une chose aussi : les députés ou sénateurs doivent voter des lois sur des sujets de plus en plus techniques et ardus qu’ils ne maîtrisent absolument pas. HADOPI en est la preuve éclatante, mais, même si ça saute moins aux yeux, la gestion de la crise économique est du même ordre. Ils sont paumés. Les élus sont incompétents. Ce sont des acteurs.

La démocratie est morte. Du moins la représentative, la "traditionnelle".

Pour autant est-ce que ça signifie que nous ne votons plus ? que nous n’avons plus de pouvoir ?Non, bien au contraire. Nous n’avons pas de pouvoir tant que nous nous laissons prendre à la diversion électorale. En croyant que les miettes qu’on nous donne sont notre petite part de pouvoir, qu’on a conquis de haute lutte lors de révolutions, on oublie que par ailleurs, nous disposons d’un autre pouvoir.

Quel est-il ? Il y en a 2. Le porte monnaie ! Et le clic.

Nous sommes dans un régime censitaire. Le plus riche dispose de plus de pouvoir. Mais pour être "riche" il faut savoir capter le flux monétaire des masses. Donc chaque fois que nous donnons de l’argent à quelqu’un, nous choisissons de lui donner du pouvoir. L’époque où l’argent n’était qu’un moyen d’échange est terminée (si tant es qu’elle ai jamais existé).

En achetant du Nike chez Carrefour, nous validons un certain modèle de société. Personne ne nous oblige à aller acheter dans un hypermarché des chaussures de mauvaise qualité fabriquées par des enfants chinois ou africains. Idem quand on prend son abonnement Internet chez Orange, on choisi de lui donner le pouvoir, le pouvoir de signer des accords avec Facebook ou Google. Et s’il amasse beaucoup de pouvoir, il pourra modifier les règles du jeu sur Internet (Don’t be evil nous dit Google).

Et c’est la même chose quand on clique … on vote, indirectement, pour un site, pour une information, pour un mode de vie, pour une société. Personne ne nous oblige a aller nous enfermer chez Facebook. On le fait par facilité. Et la facilité se paye, un jour ou l’autre. Vous allez me dire, mais on ne peut pas se passer de banque, de nourriture, etc…

Certes, mais on peut choisir une banque éthique, une banque qui ne joue pas notre argent en bourse, une banque qui ne place pas ses bénéfices dans des paradis fiscaux, une banque qui ne blanchi pas l’argent de la drogue ou des pédophiles !!! Ces choix nous pouvons les faire. De même, nous pouvons exiger d’avoir des étiquettes pour les OGM, exiger que soient affichés aussi les prix "producteur", et plein d’autres choses.

A l’inverse, quand vous allez sur "leboncoin" acheter de l’occasion auprès d’un particulier, vous faites un autre choix… qui a bien plus d’impact qu’on ne le pense. Maintenant les "grands" commencent à s’aligner sur ces pratiques, Décathlon propose depuis peu du troc par exemple.

Alors voila, la démocratie aujourd’hui, s’exerce quand on choisit d’utiliser sa carte bancaire, quand on choisi d’aller mettre son argent dans telle ou telle banque, quand on accepte de ne pas regarder ce qu’elle en fait, quand on achète des produits sans demander d’où ils viennent, comment ils sont fabriqués, etc…

Le pouvoir on l’a. Bien plus qu’au temps de la démocratie. Surtout depuis qu’Internet nous donne accès à toute l’information qu’on veut. On peut enquêter sur tous les sujets avec nos clics … on peut se contenter de la presse pravda et de l’amour est dans le prés, ou bien éplucher les comptes de notre banque qui sont publiés sur son site. Bon c’est moins fun je le reconnais … lol mais le choix est la, le pouvoir est la. A notre portée.

Mais encore faudrait-il en être conscient et savoir l’utiliser.

Notre démocratie est en train de disparaître


Sous ce titre un peu provoc, je souhaite parler de 2 facteurs antinomiques (du moins au premier abord) qui sont en train de changer radicalement la démocratie telle que nous la connaissons.

Les marchés prennent le pouvoir par le haut

D’abord, la plus visible : les marchés. Ils sont en train de prendre le pouvoir "par le haut", en imposant, via la dette, dirigeants et réformes politiques. Si les marchés sont contents, on obtient du crédit pas cher, sinon, on ne peut plus emprunter. C’est une forme de "démocratie" censitaire : le pouvoir de l’argent. Ce n’est pas une personne un vote, mais un euro (ou un dollar) un vote.

A la rigueur, mais c’est un autre débat, idéalement parlant, ça pourrait être un choix de société : les plus méritants réussissent mieux, donc gagnent plus d’argent, et on leur donne un droit de regard plus important sur les choix politiques. Pourquoi pas … mais on sait bien que le seul point commun des élites est leur propension à "fermer les yeux" plutôt que le mérite pur qui caractérise l’entrepreneur.

Toujours est-il que pour l’instant, on dénombre 6 cadavres politiques :

  • Berlusconi pour l’Italie
  • Papandreou pour la Grèce
  • Radicova pour la Slovaquie
  • Zapatero pour l’Espagne
  • Socrates pour le Portugal
  • Cowen pour l’Irelande
  • Et la Belgique (qui s’en tire mieux sans dirigeant apparemment) vient de recevoir un ultimatum pour présenter un budget
  • (ajout 21/12/11) bienvenue à l’ancien président de Leman Brothers en tant que ministre de l’économie espagnole. Leman Brother’s, vous vous souvenez ? la banque qui a fait faillite et précipité la crise mondiale …

Et remplacé par qui par quoi ? Les marchés eux mêmes, ceux qui ont provoqué la crise se retrouvent maintenant au "pouvoir" (c’est une idéologie plus que des hommes qui sont concernés) :

Mon premier s’appelle Mario Draghi. Il est diplômé d’économie du Massachussetts Institute of Technology (MIT). Il a été chargé des privatisations italiennes de 1993 à 2001. Il est devenu gouverneur de la Banque d’Italie en 2006. De 1993 à 2006, il a siégé dans divers conseils d’administration de banques. De 2002 à 2006 il a été vice-président pour l’Europe de Goldman Sachs, la sulfureuse banque d’affaires américaine. Il vient d’être nommé président de la Banque centrale européenne (BCE).

Mon second s’appelle Loukas Papadimos. Lui aussi est diplômé du Massachussetts Institute of Technology (MIT). Il a été professeur à l’Université américaine de Columbia avant de devenir conseiller économique de la Banque de réserve fédérale de Boston. De 1994 à 2002, il a été gouverneur de la Banque de Grèce : poste qu’il occupait quand la Grèce s’est « qualifiée » pour l’euro, grâce à des comptes falsifiés par Goldman Sachs. Puis, il a été vice-président de la Banque centrale européenne (BCE). Il vient d’être nommé, sur pression de l’Union européenne et du G20, premier ministre de Grèce avec le soutien des deux partis dominants.

Mon troisième s’appelle Mario Monti. Il est diplômé de l’Université de Yale. Il a étudié le comportement des banques en régime de monopole. Puis il a été durant dix ans commissaire européen, de 1994 à 2004. D’abord « au marché intérieur et aux droits de douane » (ou plutôt à leur suppression) puis à la concurrence. Membre de la Trilatérale et du groupe de Bilderberg – selon Wikipédia – il a été nommé conseiller international de Goldman Sachs en 2005. Il vient d’être nommé sénateur à vie et l’Union européenne et le G20 tendent de l’imposer comme président du conseil italien.

L’eDemocratie fait entendre sa voie par le bas

De l’autre coté, nous avons Internet qui s’invite dans le débat politique, "par le bas" cette fois, de bien des manières différentes :

  • Internet est difficile a contrôler, et Internet a une mémoire. Difficile pour un politique de mentir, alors que tout est enregistré sur le web.
  • Internet permet plus de dénonciations et de surveillance des "petites affaires en col blanc", d’où les nombreux scandales qui éclatent.
  • Internet permet aux peuples de faire entendre leur voix : sur le 11 septembre par exemple, mais aussi pacte2012 pour la justice (attention, voir le commentaire de Camille sur ce sujet), ou bien la révolution fiscale.
  • Internet permet une nouvelle pédagogie politique : cf révolution fiscale
  • Internet permet une remontée bottom-up réellement démocratique directe. cf la mutation des parti politiques.
  • Internet permet la contestation : printemps arabe, OccupyWallStreet, même si on se doute que c’est récupéré et instrumentalisé, du moins en partie.
  • Internet permet le Buzz, autant pour les politiques "mainstream" que pour les alternatifs, et permet de contourner parfois la censure officielle. La diabolisation devient plus difficile quand l’interlocuteur a un droit de réponse.
  • Internet propose des outils : pour les pétitions, pour la curation, pour les rencontres, pour la réflexion collective et individuelle, pour le journalisme citoyen, pour la diffusion rapide.

Les initiatives sont tellement nombreuses qu’il est impossible des les énumérer. Cette tentative de classification est bien sommaire. Mais la tendance de fond est là. L’internet, qui est la voix du peuple par excellence, s’invite, bon gré, malgré, dans le débat politique.

Les 2 tendances s’affrontent : la démocratie directe citoyenne et la démocratie censitaire indirecte. Dans le premier cas les citoyens proposent des moyens, des solutions, dans le second cas, les financiers demandent des résultats, des objectifs. Peut-être que les 2 pourront se réconcilier un jour, mais il faudrait que l’argent redeviennent un moyen d’échange (a somme nulle) et non un moyen de profit uniquement (on sait toutes les dérives que ça entraîne).

Mais il est clair qu’à moyen terme (1 génération maximum) la démocratie sous sa forme actuelle aura disparue. Est-ce que les 2 modèles vont cohabiter ? je ne sais pas, mais en ce moment, ils s’affrontent.

La démocratie, ça fonctionne vraiment ?

Notre démocratie souffre de toute manière de problèmes structurels, qui jusque là, sont passés "inaperçus", mais qui maintenant deviennent handicapants :

  • la démocratie "par essence" consiste à imposer par la force les décisions de la "majorité" (votante) aux minorités … et finalement on peut en arriver à l’effet inverse de celui escompté.
  • la démocratie, on le voit dans la pratique, a tendance à provoquer une sorte de "pensée" unique un peu molle
  • la démocratie à tendance à nous forcer à être tous d’accord … sur tout !!!! Je veux bien qu’on se mette d’accord sur quelques points essentiels et vitaux, mais sur tout …
  • la démocratie (à la Française) est représentative et non pas participative. Nous élisons des gens, qui portent des "programmes", au lieu de voter pour des lois ou des mesures (comme cela se fait en Suisse). Programmes avec lesquels nous ne sommes peut-être d’accord qu’en petite partie. En général les gens votent pour 1 ou 2 mesures.
  • la démocratie provoque comme une tendance au "mensonge", ha non, il faut dire "promesse".
  • les élus, sénateurs ou députés sont obligés bien souvent de voter pour des lois auxquelles ils ne comprennent rien, comme le faisait remarquer Tim Geithner à propos des lois votées suite à la crise financière. Cf Hadopipar exemple :

    « Arrêtons de dire que nos dirigeants sont bêtes…
    Ils sont parfaitement conscients de la situation »
    Je ne suis pas complètement d’accord.
    Je suis consultant en informatique (avec lien finance). Quand je vais voir un film ou il y a des parties liées à l’informatique, je trouve cela souvent ridicule. Alors que quand je regarde un film avec des histoires d’avocats, médecins, je n’ai pas cette même réaction surement par manque de connaissance des domaines.

    Avec la mise en place d’Hadopi, j’ai pu me rendre compte que cela se transposait aussi à la politique.
    Hadopi est une loi ridicule et complètement dépassée dès les débuts de son application.
    Vu que c’est mon domaine, cela m’a vraiment sauté aux yeux.

    Et en fait, c’est la même chose dans les autres domaines et c’est amplifié en économie vu que ça n’a rien d’une science exacte.

    Ce qui est intéressant, c’est que lors de discussion, souvent quand une solution proposée par des politiques est contestée, beaucoup vont répondre « mais ils sont conseillés par des experts du domaine ».
    Cela m’est arrivé avec des collègues. Je leur ai fait remarqué que pour Hadopi, ce sont aussi des experts qui ont proposés des solutions.
    Et autant pour Hadopi ils voient bien le problème, autant pour le domaine qui leur est moins familier, ils arrivent à conserver une confiance dans les décisions prises.

    A chaque solution politique qui me touche de prêt, j’ai l’impression que ces politiques ne sont jamais conscients des effets pervers (le non vu de Bastiat) et la plupart du temps, la solution est déjà dépassée lors de son application.

    Et quand on voit Barroso dire qu’un rejet du plan européen pars les grecs aurait des conséquences « imprévisibles ». les politiques qu’ils ont menés jusqu’à ajourd’hui si elles n’ont eu des conséquences « prévisibles » (par eux, d’autres avaient bien prévu), alors ils ont créés volontairement cette crise.

    Pour ma part, je n’ai plus aucune doute, les politques ne sont bons qu’en politique.

  • Enfin regardez ce graphique :

On est loin d’un système idéal. Et Internet est en train de bouleverser tout ça, puisque maintenant, les gens s’emparent des sujets qu’ils maîtrisent et font entendre leur voie. Grâce à internet il est maintenant possible pour tous ceux qui ont une cause à défendre de le faire.

(Ajout 23/11/12) Superbe article sur la "non démocratie" qui complète très bien le mien :

  • les représentants élus sont en concurrence avec d’autres non élus qui ont plus de pouvoir qu’eux : industriels, média, marchés, judicaires)
  • candidats eux même financés
  • en dehors des conformistes la liberté d’expression n’existe pas
  • l’éducation nécessaire au libre choix est une chimère, surtout pour tous ceux dont la lutte pour la survie les empêche de s’informer correctement
  • la complexité administrative et juridique excluent une grande partie de la population de la démocratie
  • l’organisation centralisée ne permet pas la démocratie a l’échelle du territoire français

Le mur


Je ne reviens pas sur le pic pétrolier, sur lequel je me suis abondamment exprimé. Mais je reviens quand même sur un aspect un peu différent et méconnu.

La terre est un gâteau qu’on se partage (plus ou moins équitablement il est vrai). Ce gâteau, on peut le résumer à la production de pétrole. Pourquoi ? je l’ai déjà expliqué : parce que du pétrole, il y en a partout : véhicules, plastiques, nourriture, routes, médicaments, etc… Quand on construit une centrale électrique au charbon, on le fait avec du pétrole. Ce qui détermine sa rentabilité, c’est le coût du pétrole. Le pétrole est la substance qui contient le plus d’énergie (facilement exploitable), stockable, et transportable (l’électricité ça serait génial mais ça ne stocke pas bien et ça ne se transporte pas bien non plus).

Bref, la terre est un gâteau au pétrole :

  • Tant que la production augmente, le gâteau augmente. Si on reste le même nombre de personnes, alors la part de chacun augmente. Et on serait bien bête de ne pas augmenter la taille de sa propre part, puisque sinon, ca voudrait dire qu’on en reçoit moins que les autres.
  • Si la taille augmente, mais que ne le nombre de personnes augmentent, et disons que, les 2 augmentent à la même vitesse, alors, la part de chacun devrait rester la même, sinon, celui qui augmente sa part, le fait obligatoirement au détriment d’un autre.
  • Si la taille du gâteau diminue, alors il faut qu’on diminue tous en même temps, sinon même le fait de garder la taille de sa part intacte, ça revient à la voler a quelqu’un d’autre.
  • Si la taille du gâteau diminue et le nombre de personne augmente, alors, il faut diminuer les parts très vite.

Regardons les chiffres de la production de pétrole par personne :

Que vois-t-on ?

  • Jusqu’en 1973 (1er choc pétrolier … tiens c’est étrange ;-) ) la taille du gâteau augmente. C’est les trente glorieuses. Celui dont la "richesse" n’augmente pas est à la traine.
  • En 1979, violent décrochage (tiens… ca ne serait pas le 2ème choc pétrolier par hasard ?) puis, la taille du gâteau reste constante. A partir des années 80, quand une personne s’enrichit, elle le fait au détriment d’une autre. Elle lui "vole" sa part de gâteau en somme. Bon, dans la réalité, c’est un peu moins vrai, parce que d’autres sources d’énergies ont légèrement pris le relais. Mais disons que depuis les années 1980 … la donne a changé, c’est beaucoup plus difficile de s’enrichir. Il faut, aurait fallu, économiser.

Qu’en est-il de 2011 ?

Ha tiens ! depuis 2005, la part de consommation américaine diminue. Hong Kong augmente, la Korée du sud aussi, la Chine aussi (légèrement). Cela s’explique facilement, les chinois travaillent a bas prix, et les gras américains regardent des séries TV. C’est la crise des subprimes.L’occident décroche. Sa part de gâteau diminue. Évidement, une société qui fonctionne selon un darwinisme social, ce sont d’abord les faibles (les pauvres) qui payent (leur part de gâteau diminue). Comme chez les animaux, c’est l’animal le plus fort qui se nourrit en premier, les autres prennent ce qui reste, dans l’ordre de leur rang social (droit de préemption).Voila pourquoi depuis 1979 la capital rapporte plus que le travail (c’est aussi lié au fait que l’augmentation de la productivité due aux machines et ordinateurs est accaparée par les élites sociales) :


1973; 1979, 2005, toujours les même dates qui reviennent.

Maintenant prenons un peu de hauteur historique pour voir on en est.

Que vois-t’on sur ce graphique ? et bien entre 1930 et 2000, 70 ans, une vie humaine, le nombre de personnes sur la planète à triplé. On ne pourra pas tenir ce rythme la.

Il est clair que la sacro sainte croissance … ca ne va pas pouvoir s’éterniser. On est déjà 7 milliards, avec tous les problèmes que ça suppose. Du point de vue strictement "nourriture" on pourrait bien sûr nourrir tout le monde. Mais on voit bien que le rythme n’est pas raisonnable sur le long terme. La croissance économique et démographique va s’arrêter … d’une manière ou d’une autre.

Attention, ce graphe nous indique combien de temps il nous reste avant qu’il n’y ait plus rien … ce qui signifie que la date avant laquelle la production va diminuer est encore plus proche !

Le pic "or" est déjà dépassé. Ca… c’est fait !

Heu … on voit bien qu’il va y avoir un souci dans pas très longtemps la, non ?

En réalité, on a déjà probablement dépassé le pic charbon aussi, car le charbon restant, il est plus difficile a extraire et de moins bonne qualité calorifique !

Même les métaux vont commencer à manquer. Et des métaux il en faut plein pour les éoliennes, les batteries, les aimants, etc…

Pour en savoir plus : le peak everything aux infos du nain et le "how much is left" du scientific american (animation très bien faite).

Nous avons déjà atteint la plupart des "pics" (les autres ne vont pas tarder) :

  • Pic pétrolier : le pétrole pas cher c’est fini, y compris le charbon
  • Pic métaux : les métaux, il n’y en a plus pour longtemps avant que la production ne décline, ou s’arrête carrément
  • Pic eau : on ne cesse de nous dire que le XXIème siècle sera la guerre de l’eau
  • Pic santé : elle décline depuis 30 ans et 2005 ca s’accélère
  • Pic éducation : le niveau du bac régresse, les recherches piétinent
  • Pic richesse : derrière l’effet richesse de la bulle immo, c’est la pauvreté
  • Pic démocratie : depuis le Nabot, et l’Europe, on régresse
  • Pic sécurité : la criminalité augmente en même temps que les problèmes économiques
  • Pic agriculture, pic halieutique (pic de la pèche)
  • Pic judiciaires : trop de lois tue la lois on dérive vers une justice de classe

(Ajout 01/09/11) Le rapport du club de Rome de 1972, dont les prévisions sont visiblement en train de se réaliser (un chercheur a mis leur données a jours 30 après) avait produit un modèle du monde qui permet d’anticiper ce "mur". On s’achemine vers un pic de population d’ici 10 à 30 ans (donnée piffométrique), mais il se peut que les tensions économiques et géopolitiques qui vont résulter du "patinage" de la croissance économique produisent des effets plus rapidement. En gros pour être clair, la crise de 2008 n’est que les prémices. Ca pourrait aller beaucoup plus vite, ça pourrait avoir déjà commencé.

(Ajout 13/04/2012) le MIT confirme, catastrophe économique et déclin démographique en vue pour 2030 si rien n’est fait (et étant donné notre société et sa psychologie, rien ne sera fait) … donc il reste peu de temps pour se préparer, 2030 c’est la limite maximale a mon sens. 18 ans, vous verrez que c’est extrêmement court. Moi qui me prépare depuis 2008, 4 ans déjà, je peux vous dire que c’est loin d’être gagné.

Résumé du blog juin 2011


Pour les faignants, les intermittents, les nouveaux du blog, et donc, pour moi, je vous fais un résumé du chemin parcouru depuis son lancement. Car il ne s’agit pas juste d’une chronique, mais d’un développement qui prends forme.

J’ai commencé début 2008 à parler de la crise sur internet. Je m’y étais intéressé après avoir failli gâcher ma vie (littéralement) en cédant aux sirènes d’un conseiller financier en 2007. J’ai donc voulu comprendre. Sans savoir les détails, j’avais prévenu que quelque chose de gros se préparait. Septembre 2008, Leman Brother, 5ème banque d’affaire mondiale, fait faillite, et AIG le plus assureur mondial est nationalisé. BOUM. C’est le choc. Mais dès 2009, c’est les pousses vertes, c’est la reprise ! Qui m’a bien fait rigoler d’ailleurs. J’ai prévenu les gens que les politiciens n’avaient rien compris et rien changé, et qu’il n’avaient fait qu’acheter du temps a crédit. Ce qu’on est en train de constater en ce moment même avec la Grèce et les difficultés budgétaires des USA… entre autre.

J’ai donc expliqué que les sous-jacents de la crise sont le pic pétrolier, et le papy boom. Pic pétrolier qui a été officiellement confirmé par la suite. Cela signifie qu’on rentre dans une ère d’énergie de plus en plus chère, car il n’y a pas d’alternative du même ordre de grandeur. Il n’y aura pas de croissance verte, sauf pour quelques riches bobos qui peuvent se payer des gadgets hors de prix. Pour les masses, ce sera l’inflation et les révolutions. En fait, (a ma connaissance je suis le seul a avoir réalisé ce lien) la crise du pétrole a même débuté en 1979, l ors du second choc pétrolier. C’est à partir de la qu’on a commencé a empiler les dettes pour faire de la croissance et pallier a rareté croissante de l’énergie pas chère. Depuis cette date, progressivement, toutes les boucles vertueuses dans notre société sont devenues vicieuses. Au point de mettre en danger notre santé, notre liberté, notre avenir.

Ensuite, j’ai approfondi la question en regardant la situation française et comment ça se passerait pour nous potentiellement : nos comptes sont truqués comme les grecs, l’état est en faillite, les impôts deviennent absurdes, la bulle immobilière est prête a craquer, l’armée de papyboomer sous médicaments pétrochimique est prête a déferler. Les banques ont soit disant remboursés leur sauvetage … sauf qu’on oublie de dire qu’elle ont été dispensées d’impôts et de charges sociales a la place ! Bref, pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que la situation de tient qu’a un fil. D’autre part, si on élargit les perspectives en prenant une certaine hauteur historique, on se rends compte que cette crise n’est pas, ne sera pas comme les autres. C’est une crise terminale ou initiale comme on veut qui aura un impact global.

Et pourtant, fondamentalement, la France dispose d’un potentiel énorme si elle sait surfer sur la vague des transformations qui sont en cours. Je parle bien de surfer, et non pas de gesticuler et brasser du vent pour faire semblant de "réformer" alors que le seul objectif, c’est "la croissance", comme maux a tous les remèdes … ou l’inverse, on ne sait plus trop bien. Oui, la France à une histoire, une culture, un enseignement de qualité, des chercheurs (qui s’expatrient), des sols riches, une industrie de pointe, et est même leader de l’Open Source en Europe. Aujourd’hui nous sommes face au défi de moderniser notre nation "pour de vrai" avec la démocratie 2.0 qui permettra de connaître la véritable opinion du peuple. Mais pour cela il faudra tuer toutes les aberrations qui plombent notre pays : tous les cadeaux électoraux qui ont été distribués sous forme de privilèges et qui font que peut-être la moitié des 1/4 de la population active ont des jobs fantoches, et que les 2/3 vivent grassement de la rente de ces cadeaux (sous forme de bulle immobilière, de retraite plus grosse que le salaire moyen du travailleur, de niches fiscales, d’aides sociales fraudées). Il reste 1/6 se fait dépouiller et une jeunesse qui étouffe (même si on est pas les pire) : 20% de chômage des jeunes en France, 44% en Espagne. Après on s’étonne !

J’ai donc au fil de l’eau glané quelques bonnes idées que j’ai compilées sous forme d’un programme politique virtuel. Le point commun de ces propositions sont la liberté et l’équilibre, et la continuité. L’idée n’est pas de tout casser, mais d’essayer de préserver ce qui fonctionne. L’idée c’est de profiter des outils modernes (informatique) pour simplifier l’administration, la démocratie, le travail, et ainsi les rendre plus efficaces, et a notre service. Nous nous devons de faire mieux si nous ne voulons finir dans les poubelles de l’histoire (wow on dirait un vrai politicien, je me fais peur ! lol). Car cette crise pourrait être une chance pour le peuple, au lieu d’en être une seulement pour l’oligarchie. Mais pour cela il faut sortir de l’Euro en priorité. Et fixer certaines limites. Que ceux qui ont failli ruiner le monde se retrouvent avec des bonus doublés au lieu de la prison n’est pas normal. La course au profit ne doit plus être "trop vitale pour être ralentie". Et pour ça il nous changer le système et se donner les moyen de le changer. Car l’Europe n’est plus actuellement qu’une espèce de dictature marchande, et l’Euro surévalué saborde les chances de la France et la condamne à court terme a la tiers-mondialisation. C’est le peuple contre l’état. L’état doit mourir … l’état tel qu’on le connaît aujourd’hui. Soit il disparaîtra dans l’Europe du commerce, soit il disparaîtra pour laisser place a la démocratie directe. C’est l’un ou l’autre.

Donc ces propositions (à discuter) sont une sorte d’aboutissement, et l’occasion de faire un bilan d’étape !

J’me présente


A force de lire des bonnes idées de ci de la, j’ai fini par les compiler en une sorte de mini programme politique. Alors voila, je me présente aux élections présidentielles pour sauver la France, et le monde par la même occasion. Et plus si on m’y autorise, bien sûr. Rien que pour le premier point, je suis a peu près sur que j’aurai un accident de moto avant les élections, même si je n’ai ni moto, ni permis. lol

Je reviendrai compléter et améliorer au fur et a mesure des occasions.

Si vous m’élisez, voici mon programme :

Les 7 points principaux ("libre" = décentralisé, redistributif, ouvert)

  • Politique libre (Démocratie directe) : pour mettre fin au cirque politique, 6ème république
  • Monnaie libre  (Sortir de l’Euro) : pour tuer la rente-ponzi et restaurer la compétitivité, alléger la dette et la fiscalité, installer une commission d’évaluation de illégitimité de la dette
  • Emploi libre (Revenu minimum distributif, TVA sociale, révolution fiscale) : pour la justice sociale, le chômage, le pouvoir d’achat
  • Commerce libre (Reaganomics modérés) : pour moderniser l’état, favoriser le commerce international, attirer l’innovation
  • Sécurité (Nationalisation/Plan d’urgence des domaines vitaux) : agriculture, défense, énergie
  • Internet libre  (Open Source, Open Data et neutralité du net) : pour la liberté d’expression, la transparence administrative
  • Énergies libres (Renouvelables, locales, et rationalisée) : Favoriser l’écologie et la résilience au pic pétrolier, l’économie d’énergie

Le détail et les explications :

  • Libre = local, décentralisé, partageable, ouvert, transparent, redistributif. C’est un idéal qu’on cherche à atteindre, sur le modèle des logiciels libres.
  • Instauration d’une démocratie directe, avec une nouvelle constitution, référendum d’initiative populaire. Réformer le financement des partis par un système à la Flattr sous forme de crédit d’impôts. Attention à préserver la stabilité politique. Le plus gros changement sera qu’on ne votera plus pour un président, d’ailleurs ,il n’y aura plus de président, plus besoin, mais pour des "mesures" uniquement. J’en ai marre, a chaque programme de chaque parti, y a des trucs bien et d’autres non. Je voudrais pouvoir choisir à la carte les mesures et ne pas élire un gugus qui après se croit tout permis, alors qu’il a été élu pour 1 ou 2 points et que sur le reste, s’il faut, personne n’est d’accord. C’est la fin de l’oligarchie. Je suis mort. Si je ressuscite, voici la suite du programme :
  • Revenu minimum distributif. Je vous laisse lire l’article, j’ai pas mieux comme explication. Si, juste un détail : il restera toujours le chômage structurel d’environ 4%. (A réfléchir) Revenu de base universel mais payé uniquement en ticket resto et chèque logement (à inventer).
  • Reaganomics restreints. Les reganomics sont des règles économiques "presque" (a quelques nuances près) de bon sens qui ont fait la grandeur des USA dans les années 80/90, mais qui ont aussi donné la crise économique des subprimes. Ceci dit, on ne peut pas l’appliquer dans tous le domaines. Par exemple la SNCF, si on privatise, on va se retrouver avec le système anglais et …plein d’accidents et de morts. Donc oui, on prends les bonnes idées, mais revue d’une manière plus "contextuelle" (donc, a ne pas appliquer dans tous le domaines). Argent saint OK. Impôts minimum OK, mais avec une TVA sociale. Dérégulation ? non, déréglementation oui, mais surtout simplification administrative, pour éviter les dérives du style foire a l’empoigne et les méfaits de la finance (et encadrer ses bienfaits). Mondialisation ? oui, mais pas pour les domaines vitaux : agriculture, défense, énergie. Pour le reste, mondialisez autant que vous voulez.
  • Tolérance pour l’économie grise, les monnaies locales (cf le WIR à Nantes) : ça servira de variable d’ajustement, de coussin amortisseur, et de toute manière, l’idée c’est surtout de rendre l’économie officielle attractive plutôt que de punir ceux qui ne sont pas convaincus …
  • Révolution fiscale pour un impôt juste et progressif. Mettre fin aux privilèges fiscaux : taxe tobin et pétrolière.
  • Lois favorisant et protégeant l’Open Source, Open Data et la neutralité du net (dans la constitution), mettre internet comme droit fondamental du citoyen. Abroger HADOPI.
  • Mise en place d’une économie qui supporte autant la croissance que la décroissance (de toute manière c’est une donnée exogène essentiellement) et donc, pour ça il faut sortir de la BCE, et de l’Euro. Avantage : dévaluation de fait. Diminution du fardeau de la dette, retour a la compétitivité, fin de l’illusion de richesse due a une monnaie surévaluée pour la France. On reste dans l’UE, pas besoin de remettre des frontières, des taxes et du protectionnisme : c’est coûteux et dangereux.
  • Revalorisation des métiers essentiels : enseignement, recherche
  • Abandon progressif du nucléaire,  Développement (et mise au pas des lobbys industriel) de sources d’énergies locales, propres et intelligentes (renouvelables/vertes/connectées en réseau/consommées au bon moment), énergies libres, mais surtout : mise en place d’un programme d’économie d’énergie avant de penser comment en dépenser plus, avec mise en place d’une commission "pic pétrolier" pour faire face a l’inévitable a court terme et trouver des solutions pérennes au long terme, impliquer les industriels
  • Autorisation de l’euthanasie, mise en place d’un comité de surveillance éthique dans les maisons de retraites pour limiter les abus de médicalisation en fin de vie
  • Pour les 750 et quelques zones de non droit en France ou la police ne va plus : je ne sais pas. Je cherche encore. Je proposes d’asphyxier économiquement (3 modes principaux de financement) : supprimer les subventions aux familles de délinquants, supprimer les financement du Qatar, légaliser et encadrer (temporairement) la drogue. Ainsi ils seront forcés de se financer comme les autres, par le travail !
  • Pour la monté du communautarisme et l’échec du multiculturalisme, je sais pas non plus, je cherche encore une solution élégante. Il se peut que les autres mesures aient un effet positif indirect dessus (avec la fin du chômage)
  • Immigration choisie et de travail, fin du regroupement familial, du droit du sol. Programme de modernisation des usines par la robotique de pointe. Développement des nano-techno.
  • Réflexion à mener sur les conditions de vies du 3ème age, sur la retraite oisive, l’exclusion sociale, et l’aide à la personne. Euthanasie passive.
  • Dégonflement progressif de la bulle immo par la taxation du revenu locatif dont le produit pourrait être reversé en tant qu’aide aux primo accédant ?
  • Mise en place d’une dictature communiste – je taquine- (économie planifiée dirigée par un conseil collégial) pour les domaines vitaux : nourriture, énergie, militaire. Sur ces sujets, pas de référendum possible. Pour le reste, c’est la fête du slip.
  • Mise en place du service civique obligatoire de quelques mois pour remplacer le service militaire
  • Modernisation de l’enseignement a l’aide des outils informatique, enseignement ouvert et a distance
  • Mise en place de l’Open Data, et Open Knowldege : favorise l’émulation, l’innovation, le partage
  • Favoriser l’émergence du télétravail par une législation encadrante
  • Démédicalisation de la France : si on est malade il faut chercher pourquoi on tombe malade au lieu de chercher a cacher les symptômes pour rester productif. Donc pour ça il faut commencer par dépolluer .. et virer le conseil de l’ordre des médecins. Ouste les papys de la médecine, place a une nouvelle éthique moins lucrative : le critère ne sera plus les progrès (marketing) de la médecine (ou n’en fou) mais le recul de maladies (ca c’est du concret, du tangible, de la mesure de l’efficacité réelle et non pas publicitaire !)
  • Interdiction des paris sur les fluctuations des prix : voir le blog de Jorion, son inventeur pour ça. A voir s’il ne faut pas carrément une taxe Tobin ou un Glass Steagal Act même ?
  • Révélation sur les OVNI ! lol (ca me fait gagner combien de vote ça ? j’en perds – on me dit a l’oreille  …. tant pis !)
  • Détaxation de la proximité !
  • (Imposer le service militaire ou civil de quelques mois pour obtenir la nationalité Française.)
  • Évaluons dans quelle part notre dette est odieuse (selon la jurisprudence internationale) et aussi celle des autres pays qui nous doivent des sous : 
    • la dette a été contractée a l’insu du plein gré du peuple
    • le peuple n’en a pas profité
    • le créancier était au courant
  • (Tuteur bénévole pour les petits délinquants et armée pour les plus dur)
  • Refonder les statistiques avec des critères qualitatifs et non quantitatifs. Exemple : être pauvre ce n’est pas gagner tant d’argent, c’est : manger à sa faim, se chauffer, avoir accès a des soins, de l’éducation, et pouvoir inviter ses amis. Bref le seuil de la pauvreté c’est le seuil de blocage de l’insertion sociale, de soi et sa descendance. C’est un seuil "psychologique" et non pas une certaine quantité d’argent.
  • retirer le droit de vote des fonctionnaires pour compenser les autres avantages (travail à vie, droit de grève) et surtout pour éviter les conflits d’intérêts
  • Casier judiciaire voire "prison virtuelle" (interdiction de vente) pour les personnes morales (multinationales)

Infowar, la guerre de l’information


Avec Internet la guerre de l’information (qui n’est pas vraiment nouvelle dans le fond) prends une nouvelle dimension dans nos "démocraties" et prends à leur propre piège les puissants qui avant étaient un peu seul sur l’arène, et donc, n’avaient pas trop de mal à gagner la partie.

D’un coté

Notamment en France qui a régressé en 44ème place du classement de Reporter sans Frontières, alors qu’elle était 11ème avant l’arrivée du nain en 2002. C’est quand même la honte dans le pays de la "révolution" censé être à la pointe de la démocratie. Demandez aux journalistes dans quel climat ils travaillent maintenant. C’est une catastrophe. La Nabot fait régner la terreur dans les rédactions.

Les statistiques, outils de "transparence" sont en permanence trafiqués, c’est important de le comprendre :

  • souvenez vous en 2006 l’INSEE n’avait pas pu publier les chiffres du chômage juste avant les élections présidentielles, car ils n’étaient pas favorable au "candidat". Il faut savoir que les méthodologies de calcul varient au cours du temps. Par exemple aux états unis (mais c’est pareil ici), le taux officiel de chômage est de presque 10%. Mais si on inclus les travailleurs précaires on est à 17%. Et si on va plus loin s’il était calculé la méthodologie pré 1994, il serait plutôt de 23% !!!  Et qu’est-ce qu’il y a de spécial avec cette méthodologie ? elle inclus ceux qui sont sortis des stats parce qu’ils ne touchent plus de chômage (au bout de quelques mois) …
  • L’institut de sondage du CSA est maintenant dirigé par Bolloré un ami de notre président. D’ailleurs juste après ce changement de tète, la cotte du président était remontée, comme par magie ! lol
  • Autre cas : les statistiques "criminelles" sont largement trafiquées en France. La méthode est simple : il s’agit d’une part de décourager l’enregistrement des délits graves (s’il n’est pas enregistré il n’est pas comptabilisé) et d’autre part, d’augmenter les résolutions de cas simples. En gros, on demande aux policiers de faire du chiffre au lieu de faire leur métier. Au point que la profession vit un véritable malaise, pris entre deux feux : les banlieues de plus en plus violentes, et les ministres qui leur demandent de masquer la réalité. Quand le gouvernement communique (ou pas : le chiffre des voitures brulées ne sera pas communiqué cette année) il triche systématiquement dorénavant. En réalité les crimes avec violence sont en forte augmentation. Peut être qu’au fond la seule différence c’est que maintenant, avec internet, ca se voit … ?
  • Encore un autre sujet important : l’inflation. Elle est largement sous estimée. En principe l’inflation mesure le coût de la vie, dans la réalité, c’est le coût de la survie. Quand un produit devient trop cher dans panier utilisé pour calculer l’indice, il est remplacé par un autre moins cher. Mais ce faisant, on fait fi de la "qualité". Imaginez qu’on vous remplace une bonne baquette de bon pain par du pain dégueulasse et pas nourrissant tel qu’on le trouve en ville. Le prix est peut-être le même, donc "pas d’inflation" en apparence, mais dans la réalité, votre vie se dégrade. Donc l’inflation est trafiquée. Et pourquoi ? parce que les salaires minimaux sont indexés sur l’inflation d’une part, et le remboursement de nos dettes aussi. Donc c’est un moyen très simple et sournois de faire payer les peuples.

Chômage, insécurité, pouvoir d’achat. Ça ne vous rappelle rien ? On se croirait en pleine campagne électorale. Ce n’est pas un hasard si ces chiffres particulièrement sensibles sont passés sous la coupe de "directives" venues d’en haut. Ne soyons pas dupe.

Inutile de rappeler aussi à quel point la réalité a été en permanence minimisée, masquée, déformée au sujet de la crise économique. Et cela continue à l’heure actuelle. Elles sont loin les "pousses vertes" de l’été 2009.

Ceci dit, la vérité transpire, suinte. On peut la deviner cachée derrière l’écran de fumé, car nous sommes censé être en démocratie, règne de la transparence. Alors tout ne peut pas être totalement faussé. Et c’est à cause de cette hypocrisie qu’il est possible de savoir un peu mieux ce qui se passe en coulisses et surtout de ne pas être dupe, de ne pas prendre tout au pied de la lettre.

De l’autre

Et maintenant, en plus, il y a le phénomène wikileaks qui modifie encore plus la donne. La guerre de l’information n’est plus a sens unique, Internet réplique. Les anonymous se joignent à la bataille. Voila pourquoi il est si important pour les puissants de contrôler internet pour que le citoyen cesse de se mêler de ce qui le regarde. Comme toutes ces lois qui sont votées en tout discrétion (exemple parmi tant d’autres : la LOPPSI 2 a été votée le 15 décembre à 22h20 par 27 députés sur 577) pendant qu’une polémique quelconque est alimentée pour distraire le peuple (genre l’identité nationale, la neige, etc…). L’année 2010 a été chargée, et ce n’est que le début.

Si on fait un parallèle avec la chronologie star wars, Wikileaks est "a new hope" (un nouvel espoir), et on est en plein "empire strikes back" (l’empire contre attaque). Il ne nous reste plus que le retour du Jedi avant la conclusion ! lol

Je rappelle a toutes fins utiles que l’invention de l’imprimerie à eu un impact similaire à l’époque en mettant (en partie) à bas le pouvoir de l’église (via la réforme protestante dans un premier temps, puis via l’éducation des masses et l’essor des sciences dans un second temps). Mais ce pouvoir a été récupéré dans le temps par les politiciens qui ont fini par museler la presse ou du moins la tenir en laisse.

Aujourd’hui Internet amène un nouveau contre pouvoir à l’establishment et le fait vaciller. La petite minorité qui non seulement dispose d’internet mais qui en plus ne l’utilise pas uniquement pour ses loisirs ou pour du commerce lui met de sérieux battons dans les roues. Comme quoi ce sont toujours les minorités motivées qui font bouger les choses. Les autres ne sont finalement que spectateurs ou victimes collatérales. C’est leur choix.

Cette guerre est de la première importance car si nous laissons faire les dirigeants ils vont nous imposer une technocratie capitaliste libérale transhumaniste totalement déshumanisante. Si la mafia affairiste en haut de la pyramide du pouvoir parvient à se fins le système perverti actuel va finir par s’imposer et avec les nouvelles technologies de surveillance et de contrôle, il ne sera plus possible de s’en libérer. Tout tournera autour du profit, des rendements, du chiffre, sur fond d’illusion progressiste alors qu’en réalité tout se dégrade (je prends la santé comme indicateur ultime le plus objectif possible du "bonheur").

(ajout 07/01/11) qui sont les premiers visés en Tunisie pour réprimer la révolution : les blogueurs !  C’est bien la confirmation de l’importance (nouvelle) d’Internet dans cette guerre de l’information. En tout cas les gouvernements ne le prennent pas à la légère. Notez que la Tunisie interdit les reporters internationaux, dans la même optique. Les anonymous s’en mêlent aussi.

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