Blog de Yoananda

Petit anti-manuel de la pensée unique, pour lire entre les lignes

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Résumé du blog mai 2013


Il est temps de refaire un petit point sur le blog, puisqu’il y a de nouveau lecteurs qui ont peut-être loupé le début. Je développe plusieurs arc narratifs en parallèle, et il me semble intéressant de revenir rapidement sur les points clés.

Voici d’abord un historique (très) rapide (que vous pouvez sauter) avant de présenter une vision plus synthétique du travail de prospection effectué pendant presque 5 ans sur le blog :

  • Tout démarre avec l’annonce de la "panique économique" … un peu prématurée certes, mais en 2013, 5 ans plus tard, je crois qu’on y est !
  • Je me suis intéressé au statut du dollar, qui est menacé à terme, ce qui pourrait créer un choc sur l’économie mondiale. Influencé par le GEAB (j’ai compris plus tard qu’ils avaient un biais ultra-pro-européen)
  • Les finances de l’état français montraient dès 2010 qu’on allait vers une crise Grecque … et c’est bien ce qui est en train de se passer actuellement. D’ailleurs nous avons perdu notre AAA comme je l’avais annoncé. Notre système d’imposition est devenu un foutoir. La bulle immobilière menace. Sans oublier le rôle central de nos fonctionnaire dans la déchéances de la France.
  • Quelques articles clairsemés sur les manipulations, la nouvelle société de la surveillance qui se met en place., notre système de santé à la dérive et d’autres choses plus ou moins choquantes qui sont autant de symptômes de la décadence de notre société.
  • Je me suis beaucoup intéressé au "pic pétrolier" en tant que problème central de l’économie, sur l’absence d’alternatives immédiate, sur le rôle de l’énergie dans l’histoire, et les catastrophes qu’on a déjà du traverser (ce n’est pas la première fois qu’on est confronté a un pic énergétique). Nous n’avons toujours pas appris la leçon.
  • Mais j’ai aussi démonté quelques mythes sur l’économie, notamment les banques ou l’inflation. la dette, à qui elle profite, la fameuse loi Rotschild, mais aussi de se rappeler de ce que notre société a accompli. Du coup je me suis éloigné des thèses conspirationistes, et de la diabolisation du NOM.
  • Puis j’ai commencé a m’intéresser aux nouveaux usages (gratuits) qui se répandent sur le net, la nouvelle école, la nouvelle économie,
  • Voyant le "merdier", et l’aveuglement généralisé, j’ai commencé a m’intéresser au survivalisme car je constate qu’on se dirige tout droit vers un effondrement. Effondrement dont l’Europe n’est pas une solution, mais une cause et qui sera peu-être la première zone a sombrer, la France étant le maillon faible.
  • Puis il y a eu la période "immigration". pour réaliser que cette politique est un fléau. Complété par les structures familiales de Todd et du bouquin d’Obertone, pour conclure en expliquant comment tout cela devient très malsain.
  • Autre facteur d’accélération de la crise : l’épidémie de robotisation dans l’industrie qui concurrence le travail ouvrier (provoquant chômage de masse, explosion de la dette).
  • Petit à petit je me suis intéressé aux nouvelles sciences : j’ai expliqué la logique systémique qui est une voie de sortie de la crise, avec les nouvelles possibilités offertes par les nano technos. Ce qui m’a amené doucement vers l’étude de la complexité, et du coup m’a fait revoir notre manière de penser, et remettre en cause la logique analytique à la base de notre société.
  • Combiné avec la remise en cause conspirationiste, et l’observation de la crédulité sur le net, j’ai aboutit à la notion de guerre cognitive, qui me semble un bien meilleur paradigme explicatif, et qui en plus fait le pont avec le yoga.*
  • De temps à autre quelques articles sur l’ufologie, l’exobiologie et les mystères.

Comment résumer tout ça ? Les polarités s’affrontent sur plusieurs plans. D’un coté les malthusiens qui observent l’effondrement, de l’autre les cornucopistes qui voient dans la technologie le sauveur ultime. Mais on a aussi l’affrontement dans le domaine social (progrès sociaux / traditionalisme), ou sur les énergies féminines/masculines. Tout se mélange.

Nous sommes engagé dans une transition entre un vieux monde à base de :

  • pétrole, charbon, énergies fossiles
  • d’immigration, domination, affrontement
  • de centralisation (Europe, NOM, dollar)
  • de fonctionnaires, bulles immobilières
  • démocratie, démagogie

Vers un nouveau monde ou beaucoup de personnes sont larguées à cause du fossé cognitif qui se creuse :

  • robots, BANG (Bits, Atoms, Neurons, Genes)
  • systémique, nouvelle manière de penser et d’agir
  • collaboration, partage, compréhension, leadership, implication personnelle, méritocratie
  • économie ouverte de l’échange et de la transparence; décentralisée
  • nouvelles sources d’énergies (nano ?)

La transition va être selon toute vraisemblance douloureuse :

  • parce que à chaque changement de paradigme énergétique, ça fait mal
  • beaucoup trop de monde sont largués
  • les tensions géo-économiques grandissent partout, sans que rien ne vienne apaiser tout ça
  • il ne manque qu’une étincelle, y compris et surtout en France qui a de gros cadavres dans ses placards
  • guerre

Comment donc franchir les … années merdiques ? (probablement une génération)

  • le yoga ou toute pratique similaire, ne pas diaboliser ou idéaliser
  • une dose de survivalisme et de realpolitik
  • commencer a s’orienter vers des nouvelles pratiques (forêt comestible, permaculture, systèmes électriques intelligents, savoir se soigner simplement, …)
  • se positionner sur la nouvelle e-economie, le capitalisme cognitif
  • résister à toute forme d’oppression, en premier lieu étatique
  • se serrer les coudes, informer, partager
  • se sortir les doigts … lol

Ce nouveau monde à venir est porteur de beaucoup d’espoir pour ceux qui en ont conscience, mais il ne sera pas exempt de défauts, et de dangers :

  • transhumanisme, dénaturation de l’humain et de la biosphère
  • surveillance presque absolue du citoyen
  • technocratie déshumanisée
  • instantanéité qui pousse a l’émotivité comme mode de gouvernance
  • remplacement des nations par les multinationales
  • appropriation de la biosphère et des génomes

Attali vs Mélenchon : la dette toxique


Le choc des titans, une bonne surprise :

Débat de haute volée entre deux adversaires que tout oppose,  Attali le capitaliste et Mélenchon le communiste (anti-capitaliste en somme). La question, c’est la dette irremboursable.

Ce qui est étonnant dans ce débat, c’est qu’ils parlent des vrais sujets qui fâchent, des vrais problèmes, des vrais dilemmes. Étonnant de voir ça à la télé.

Que faire de la dette toxique ? Le dilemme est assez simple : je vous prête de l’argent, vous ne pouvez pas me rembourser, on fait quoi ? Je saisis vos bien et vous met a la rue ? vous travaillez pour moi indéfiniment ? Ou je perds ma mise et c’est comme si j’étais fait voler ? On organise un combat sur un ring, celui qui gagne décide du sort de l’autre ?

Je caricature un peu, mais derrière la complexité infinie de la finance mondiale, les enjeux sont aussi bête que ça. Les banques sont des intermédiaires : un vieux retraité allemand qui prête à un jeune espagnol, la crise arrive, il ne peut plus rembourser. On fait quoi ?

Il y a 4 solutions :

  • la croissance. Mais la croissance c’est fini.
  • la guerre. C’est chiant et compliqué, et surtout avec l’arme atomique, personne n’a vraiment envie
  • l’inflation. Les pauvres vont beaucoup perdre, et l’inflation c’est très dur à contrôler, et ça tue l’économie à petit feu
  • l’austérité. C’est de l’esclavage pour dette, ça ne tue pas l’économie, mais on sacrifie une partie de l’économie et les gens qui en vivent …
  • le défaut. Mentionné par Mélenchon, mais très compliqué et dangereux. Comme l’austérité, on sacrifie une partie de l’économie et des gens qui en vivent.

Voila ou en est. Attali lui veut une sortie par le haut, par le fédéralisme Européen, on met nos dettes en commun. Mélenchon veut tenter un chantage à l’arme atomique financière (la sortie de l’Euro) pour faire plier les Allemands.

Et on en revient toujours à la même chose. Les Allemands. Eux sont les fourmis, ils nous ont prêté beaucoup d’argent, et nous, les cigales, on a bien profité, mais maintenant, l’hiver est venu.

Ils en ont marre d’être vertueux et de payer pour nous qui choisissons la voie de la facilité quasi systématiquement. Leur stratégie, visiblement, c’est de nous pourrir la vie pour qu’on s’éjecte de nous même de l’Euro afin qu’ils ne soient pas tenus pour responsable de ce nouveau cataclysme (après avoir été au cœur des 2 derniers en date, on peut les comprendre).

Voila pour résumer le débat. Attali marque un point en disant que l’inflation n’est pas une solution, et Mélenchon marque un point en comparant la sortie de l’Euro a l’arme dissuasion atomique.

Maintenant, essayons d’aller plus loin : les différences culturelles profondes n’ont pas été évoquées, et sans ça, la question de la solidarité, qui est au cœur du problème de la dette ne peut pas se résoudre. Ensuite la question énergétique est aussi passée sous silence.

Le soucis, c’est que les ennuis ne font que commencer. La crise énergétique démarre tout juste et va s’amplifier, par pallier (le prochain, a vue de nez avant 2020). Je n’ai pas forcément de bonne solution à proposer. Mais au moins il y a un léger progrès dans le débat public, puisque il n’y a pas si longtemps encore, l’Europe était sortie d’affaire, les banques sauvées. Il y a encore tant de chemin à parcourir avant que nos sociétés comprennent que leur problème, c’est le pétrole (la transition énergétique) … on est quand même 8 ans après le choc de 2005, et ça n’affleure toujours pas dans les média main-stream. Évidement, comme ils modifient les statistiques au fur et à mesure, tout le monde croit que la production mondiale augmente et qu’il n’y a pas de soucis de pétrole …

Et quand les gens comprendront le vrai fond du problème, il sera beaucoup trop tard pour trouver des solutions. D’ailleurs, la dernière fois que c’est arrivé, en 1913, avec le charbon, 1 siècle plus tard, "on" n’a toujours pas compris ce qui s’était passé (Enfin, si, c’est pire, on a des explications partielles qui font qu’on ne creuse pas plus loin).

Pourquoi l’usure ? par l’approche systémique


Pourquoi avoir inventé l’usure, et quelles conséquences sur notre vie de tous les jours ? Le système d’usure, l’argent dette est bien au cœur de cette crise, des précédentes, et des suivantes. Je vais vous expliquer simplement pourquoi l’usure provoque la concentration des richesses, ce qu’est un Quantitive Easing (sans math) et ou est l’arnaque, et en quoi l’usure est une réponse (ou non), une cause (ou non) a la crise actuelle.

J’ai déjà expliqué qu’à mon sens nous devons enrichir notre manière de penser l’économie, grâce à l’approche systémique notamment. La systémique va se concentrer sur l’étude des interactions (transfert d’information, d’énergie ou de matière) entre les éléments d’un système complexe, plutôt que d’essayer d’analyser ce système via des équations. Elle permet d’observer l’émergence de propriété ou de comportements.

Entre parenthèse, la systémique n’est pas une nouveauté, la médecine chinoise est systémique par nature, la nouveauté, c’est le formalisme systémique.

L’importance de l’usure

L’économie est comme un système de poupée russes (ici j’utilise une analogie, donc la démarche systémique). Par exemple, que l’on prenne les dérivés, la titrisation, l’effet de levier (LTRO), etc… ils reposent tous sur le principe de monnaie dette. Nos échanges quotidien utilisent maintenant majoritairement de la monnaie dette (chaque fois qu’on utilise la carte bancaire). La dette de l’état c’est la même chose, et les actions d’une entreprise, c’est aussi de la monnaie dette.

Finalement la monnaie dette est le code d’interaction que nous nous sommes donnés, et c’est ce qui explique notre économie en majeure partie, même si nous avons introduit des nuances de ci de la…

Imaginez ces vols d’oiseaux qui forment un ballet. Ce ballet est une propriété émergente d’oiseaux qui suivent des comportements très simple (suivre son voisin le plus proche). La monnaie dette c’est notre interaction économique principale, c’est d’elle que va émerger telle ou telle propriété, comportement global. En gros, c’est d’elle que va émerger ou non les crises économiques.

Nous devons donc d’une part comprendre sa nature profonde et d’autre part regarder ce que cela implique sur les propriétés qui en émergent.

D’où vient l’usure ?

L’usure, le taux d’intérêt, c’est le moyen que nous avons trouvé pour réguler nos échanges. J’ai un champ et un tracteur, tu as du temps et une famille à nourrir. Je te prête mon champs et mon tracteur, en échange, on partage la récolte. Le taux d’intérêt, c’est le pourcentage de la récolte que tu devras me donner chaque année.

Maintenant, quelques subtilités.

Comment va-t-on fixer ce pourcentage ? Le plus simple serait de dire "tu vas me donner 10% de la récolte". C’était la dîme (décimal / 10%). Si une année la récolte est mauvaise, je reçois d’autant moins. Si la récolte est meilleure, je reçois plus. Quelque soit le résultat, le partage est toujours le même. Mais cela pose un problème : comment je sais que tu ne me truande pas ? Si tu caches la moité de la récolte, je ne toucherais que 5% au lieu de 10% comme c’était prévu. Je suis donc obligé de te surveiller, et c’est très compliqué si je dois surveiller beaucoup de personnes. Ce n’est pas vraiment efficace. Mais c’était ainsi que l’église procédait. C’était le système ancien. La dîme était certes un impôt et non pas une rente sur un capital, mais en fait c’est la même chose, l’église étant la dépositaire (à l’époque) du savoir (lire / écrire), c’était une rente sur le capital cognitif (le savoir donc). C’était l’élite de l’époque. Bref.

L’invention de l’usure

D’autres sont arrivés et ont décidé de changer de système. Plutôt que d’avoir un taux fixe, et donc une part de récolte variable et tous les ennuis de surveillance que ça implique, ils ont mis en place un autre système. A la marge au début, en profitant des périodes difficiles, quand les gens n’avaient pas le choix de faire autrement que de venir les voir. Ils ont dit : nous on veut une part de récolte fixe. Donc au lieu de fixer cette part à 10% de ce qui était récolté, ils ont dit "on va donner une valeur au champ, et fixer la part de récolte qui nous revient comme un pourcentage de la valeur de ce champ". Du coup, quelque soit la récolte, bonne ou mauvaise, si la valeur du champ est estimée à produire 100Kg en moyenne par an, ils recevront toujours 10kg, chaque année. Cela évite d’avoir a surveiller les récoltes. Cela a aussi l’avantage de se mettre à l’abri des aléas de la vie. C’est l’usure.

Usure, un trait de génie

L’air de rien ce tout petit changement dans le contrat est, d’abord génial, mais ensuite extrêmement riche de conséquences. Notez au passage une chose importante, quand les économistes parlent de QE (quantitative easing), ce n’est rien d’autre que ça : je donne une valeur a mon capital pour le louer. Ce n’est pas de la création monétaire classique ou je crée des billets pour inonder l’économie et tout racheter. Il s’agit de "donner une valeur d’échange" à ce qui existe (afin de fluidifier l’économie). Bon après, le problème, le vrai, c’est quelle valeur donner a ce qu’on monétise. C’est "la" qu’est toute l’arnaque des banques centrales ! Pour revenir a l’exemple du champ : si je veux récolter tous les ans 10Kg, je peux dire "on fixe la valeur du champs a 100Kg, et tu me verse 10%", ou bien on peut dire "on fixe la valeur du champ à 1000 et tu me verse 1%". Vous commencez à comprendre ?

Donc, cette petite étude systémique donne déjà des résultats intéressants pour comprendre les petits jeux des grands argentier. Évidement, eux ils parlent de QE, de marché secondaire, et tout un blabla compliqué pour masquer des choses très simples et pour faire en sorte qu’on ne fourre pas notre nez dans leur petite cuisine.

Usure et concentration des richesses

C’est le système que les banquiers ont inventés. Il est tellement efficace (pour les banquiers) qu’ils sont rapidement devenu économiquement plus performant que les autres, et donc plus puissants. (Je ne vais pas rentrer dans les détails mais :) combiné avec une structure familiale particulière (famille souche si vous voulez creuser) qui à permis (via l’héritage) la concentration des biens et des richesses, ce système (rappelez vous on est dans une approche systémique) à permis l’émergence des familles ultra puissantes. C’est un système vertueux (au sens qu’il s’auto alimente et non  pas au sens moral du terme) : plus on est puissant, plus on peut imposer le système d’usure, et même imposer des taux d’intérêts intéressants !

Voila pourquoi la concentration des richesses dans les mains de quelque-uns est une propriété émergente du système d’argent dette. D’où la loi de Pareto  que 20% des gens concentrent 80% de la richesse. (C’est une propriété qu’on retrouve partout dans la nature). C’est le 2ème résultat intéressant.

Maintenant, on se rends vite compte que l’enjeu principal réside dans la fixation du taux d’intérêt. S’il est trop faible, celui qui prête son champ est perdant, s’il est trop fort, on fini par use trop celui qui travaille. Bien entendu la position la plus confortable est celle du prêteur, du capitaliste. Le travailleur lui est obligé de lutter en permanence, non seulement pour payer ses intérêts, mais aussi pour fixer au plus bas le taux C’est un autre résultat émergeant intéressant :

Donc les "gaucho" qui luttent contre l’argent dette et les méchants riches capitalistes n’ont pas totalement tort, même s’ils n’ont pas toujours les bon arguments. Les système des "fonctionnaires" que je critique tant est une réponse plutôt maline pour ceux qui ne sont pas du bon coté de l’usure.

Notez que le système des actions / dividende pour les entreprises est l’équivalent du système ancien de la dîme. Il est plus équitable, basé sur la confiance, la coopération, le partage de la propriété. Seulement personne n’en veut, en France tout le monde veut des obligations/assurance vies (basé sur l’usure), car il faut être capable de gérer le risque qu’il représente. C’est le système que défendent les anglo-saxons protestants. Nous (catholiques de tradition en France), sans le savoir nous défendons celui de l’usure (alors même, c’est un comble, que l’usure est interdite chez les catholiques et toléré chez les protestants).

Usure, cause de la crise économique ?

Ce n’est pas le dernier, continuons. Donc, pour fixer ce fameux taux d’intérêt, il a fallu inventer le marché. Le marché va fixer les taux d’intérêts par un système collectif d’enchère. Peu importe. Le problème c’est toujours le même : on ne sait pas à l’avance si on aura de bonnes ou mauvaises récoltes. C’est vrai à un niveau micro, c’est vrai à un niveau macro. On est obligé de deviner, de … (attention mot interdit) spéculer ! Et la, on retombe sur la question du pic pétrolier. A un niveau global, les taux d’intérêts (ainsi que la valeur de capitalisation sur laquelle il sont adossés) déterminent notre anticipation collective de richesse, et donc, notre récolte future de pétrole pour faire tourner l’économie. La justement, le résultat c’est qu’il y a des choses qui nous échappent, l’usure permet d’avoir un système fonctionnel en période de croissance, car c’est un mécanisme rusé de répartition des gains (de productivité, et des surplus notamment pour les réinvestir). Par contre, en période de disette, c’est un système style "loi de la jungle" qui favorise les plus forts. Mais en même temps, cela ne signifie pas que c’est injuste pour autant. C’est un système de "tri social" qui permet de préserver les plus utiles économiquement parlant. Poussé dans des situations extrêmes ça signifie :

  • d’un point de vue humaniste (individualiste) c’est horrible, ça signifie qu’on laisse mourir les moins capable.
  • d’un point de vue utilitariste (collectiviste), ça signifie qu’on préserve les plus capable, ceux à même de permettre au corps collectif de traverser l’épreuve et de "rebondir".

Et notre société est exactement dans ce dilemme actuellement. Avec la fin de la croissance économique due au pétrole pas cher, nous devons nous poser les questions : si nous n’avons pas de quoi nourrir tout le monde, qui va-t-on laisser mourir ? Les vieux, les handicapés, les malades ? ou bien les plus charismatiques, les plus malins, les plus résistants ?

La monnaie dette, l’usure, est une réponse à cette question. L’usure n’est pas la cause de la crise, c’est la réponse. Peut-être que cette réponse ne vous convient pas, mais ce n’en est pas la cause. La cause, c’est la démographie, le fait qu’on ne parvienne pas à trouver un équilibre entre ce que l’on consomme et ce que la terre produit (avec ou sans notre aide technologique).

Tout va mal – 4 – Pourquoi on ne voit rien ?


Si la crise est si grave, si le pétrole va manquer, pourquoi ça ne se voit pas ? pourquoi les magasins sont plein, les villes embouteillées. Il devrait y avoir des signes avant coureurs, ça ne peut pas arriver d’un coup, sans que personne n’ai rien vu venir !

Revue : l’argent dette 3 de Paul Grignon


[NB: désolé, je n'ai pas trouvé de version sous titrée, mais je pense qu'elle viendra bientôt vu le succès des premières]

Je ne l’aurais pas regardé s’il n’avait pas été mis en valeur sur le blog de DiscoTonio. J’aurais loupé quelque chose ! Le premier "argent dette" à propagé de fausses idées sur la monnaie. Non pas que ce qu’il dit soit faux, mais partiel, et au final, trompeur.

(inutile de lire si vous l’avez déjà compris) Pour rappel, ce que Grignon à loupé, c’est que les intérêts de la dette ne vont pas à la banque, mais au déposant, a l’épargnant, pour l’essentiel. La banque prendre un petit pourcentage, mais ce n’est pas leur source de revenu principale. Et surtout ce n’est pas le "vol" qu’il suggère. Ceux qui ont du capital le prêtent à d’autre via les banques moyennant rétribution. Ça change tout.

Cette fois c’est différent. Mis à part quelques oublis, imprécision, sans conséquences (par exemple le fait que la banque centrale contrôle totalement la masse monétaire via les taux directeurs et les opérations d’open market, et donc, indépendamment des demandes de crédit des gens – mais ça ne change rien à son raisonnement) il pose les bonnes questions sur la nature de la monnaie, et pousse la réflexion jusqu’à son terme (enfin presque, j’explique en dessous ce qui manque).

La monnaie est donc une promesse qui peut être garantie par l’OR ou l’état (in fine sa capacité a lever l’impôt), ou même par des entreprises. Ce qu’il y a de bien c’est que pour une fois, il explique que l‘OR n’est pas une solution (l’achat d’OR est un acte politique), mais qu’aujourd’hui on peut mettre en place un nouveau système monétaire grâce à internet, qui n’aurait pas les défauts du système actuel (qui nous pousse au vice et à la croissance infinie).

Ce qui est exactement la même analyse que la mienne. C’est inévitable quand on commence à se demander comment ils faisaient à l’époque des coquillages et pourquoi on a choisi l’OR, etc… J’ai d’ailleurs commencé a regarder il y a pas mal de temps les monnaies alternatives sur le net : Bitcoin, flattr, ripple. Je n’ai pas encore trouvé exactement ce que je cherche. Donc je n’en ai pas encore vraiment parlé : L’idée est de mettre en place un système monétaire vertueux (qui nous pousse vers la vertu). On y est presque, certains hackers sont a fond dessus.

On peut aller encore plus loin (je le développerais pleinement dans un prochain article qui devrait vous intéresser car on va relier économie et transcendance !) avec l’économie "de la confiance" : celle ou la réputation à une valeur, ainsi que la cooptation, et où les échanges peuvent être sans réciprocité immédiate.

Bref, si vous vous intéressez à l’économie, cette vidéo assez bien faite, pédagogique va au coeur du sujet et pose les bonnes question. Elle va aller dans ma vidéothèque des documentaires les plus importants. Vivement la traduction.

Revue de presses en vrac


Sans ordre particulier, sur l’actualité, décodages des signes "profonds". L’actualité étant relativement calme sur certains fronts a cause de l’élections américaines. Certains sujets (comme l’Euro, la Grèce) sont en suspens.

  • Mitt Romney annonce un plan pour l’indépendance énergétique des USA d’ici 2020. En réalité ce sont les pétrolier désespérés qui essayent d’obtenir des crédits et des lois plus laxistes. Ce n’est donc pas du tout une bonne nouvelle, contrairement aux apparences.
  • Le réchauffement arrive beaucoup plus vite et plus fort qu’on ne le pensait. Cette année le Mississippi atteint de niveaux très bas, certains sections sont fermées a la navigation. Très alarmant car cela signifie que les pénuries alimentaires (chaleur + manque d’eau = mauvaise récoltes) deviennent chronique dès maintenant, et non pas dans 50 ans. D’autres signes confirment (fonte des glaces). Je rappelle que famine = révolution ou instabilité politique (de même que chômage à une échelle moindre).
  • Si vous jetez un oeil a ce site de veille technologique très bien fait vous verrez que la technologie fait des progrès immenses, batteries qui se rechargent en quelques secondes, nano lasers, etc… En lisant ça on pourrait se dire "on est sorti d’affaire". Non. Bien au contraire. Aurons nous la chance de découvrir LA bonne voie parmi ces milliers d’expériences coûteuse pour remplacer le pétrole ? Mais cela permet de garnder l’espoir pour un autre monde après l’écroulement de celui du pétrole. L’entre 2 reste une zone de grand dangers. Car même en cas de percée technologique il faudra attendre 30 à 50 ans minimum pour construire la filière complète (usines, ingénieurs, infrastructures). Le pétrole sera rare depuis bien longtemps.
  • Nationalisation larvée de tout le secteur bancaire Européen. C’est dire l’ampleur des dégâts. Sachant que ça ne résoudra rien. Coté US on a des rumeurs de QE3. Et après quand ceci aura aussi échoué ?
  • Dates importantes le 6 et 12 septembre pour la suite en Europe. Soit disant pour sauver l’Euro, mais c’est un coup de poker, et pour ma part, je pense plutôt que ce sera son linceul.

D’une part, il n’est pas exclu que la BCE ne prenne pas de décision le 6 septembre, pour attendre la validation du traité européen et du Mécanisme Européen de Stabilité, en Allemagne par la cour Constitutionnelle, le 12 septembre, le même jour aux Pays-Bas, par les électeurs, qui votent pour leurs élections législatives et quelques jours plus tard, début octobre, en France, par les parlementaires, qui doivent ratifier le nouveau traité européen.

  • La demande d’intervention de l’armée à Marseille par une socialiste (quelle ironie) tombe à pic pour venir appuyer mes propos sur les banlieues / immigration. Ce n’est évidement pas une bonne solution. C’est surtout révélateur du recul de l’état de droit dans certaines zones et des tensions sociales. Ceci dit, d’un certain point de vue, les problèmes d’intégration ont bon dos. Si ce n’était pas ça, ça serait autre chose car le malaise est global.
  • Étonnamment pas beaucoup de news sur Facebook ces dernier temps. Si ce n’est que l’action continue de chuter comme je l’avais annoncé. A surveiller pour savoir si une nouvelle bulle éclate.
  • En parlant de bulle, les prêt étudiants aux USA deviennent les nouveau mini-subprimes, pour 1000 milliards. (10X moins que les subprimes). Révélateur la encore des graves troubles de l’économie, et surtout sur le moyen-long terme.
  • Nouveau scandale sur le nucléaire (8 réacteurs fissurés en France), qui ne fera pas la une, évidement. Avec les problèmes économiques, le nucléaire va nous coûter de plus en plus cher. Un vrai bourbier. Sachant que le pic nucléaire est déjà passé.

La solution ultime à la crise


J’ai eu une épiphanie ce matin: J’ai enfin trouvé la solution à nos problèmes. Pic pétrolier, réchauffement climatique, épuisement des ressources, démographie !

Faisons appel aux mécanismes du marché. Après tout, les marchés ont résolu tous nos problèmes jusque là. Le marché a permis les 2 révolutions industrielles, l’augmentation du niveau de vie, la diminution du chômage, la révolution verte qui a nourri des milliards de personnes, la TV, Internet, la bombe atomique et l’équilibre de la terreur (et donc la paix), etc… tant de bienfaits !

En fait, les problèmes restants sont dû au fait que des forces obscurantistes empêchent encore la pleine application de la logique de marché. De même quand l’Europe a des problèmes, la solution, c’est plus d’Europe, et quand l’Euro a des problèmes, la solution c’est plus d’Euro (union bancaire, eurobonds, impôt européen).

Qu’est-ce qui nous manque au juste ? Pas grand chose à mon avis.

Il suffirait de donner un prix à la vie humaine et d’utiliser les mécanisme de marché pour réguler la population.  Et je pense aussi un prix au travail des machines. De sorte qu’on puisse mettre les 2 en concurrence directe (puisqu’aujourd’hui ce sont les machines qui font le plus gros du travail et que demain elles n’auront même plus besoin de nous) afin de laisser les forces du marché trouver le bon salaire pour les hommes, et le juste prix de la vie humaine.

Nous avons déjà presque tout ce qu’il nous faut pour le faire. Il ne reste que les derniers petits pas pour que l’humanité accomplisse son destin:

  • grâce au système de la dette, on peut savoir à l’avance quel sera le coût d’une vie : élever, éduquer en enfant (les étudiants canadiens nous montrent la voie), payer sa santé, sa retraite, son chômage. Autant officialiser cet état de fait, et chiffrer à la naissance une dette que l’individu devra rembourser tout au long de sa vie. Après tout, s’il est né et s’il vivra, c’est grâce au système.
  • grâce aux assurances vies on peut déterminer le prix d’une mort prématurée. C’est à dire avant que quelqu’un n’ait fini de rembourser ce qu’il coûtera. Les assurances vie sont d’ailleurs le futur eldorado de la finance mondiale qui pourra spéculer sur les accidents et les maladies.
  • pour plus de justice, on va pouvoir grâce aux séquençage ADN à moins de 1000$, repérer les individus avec des tares ou des potentiels et chiffrer le montant des assurances, ou au contraire donner des primes.
  • afin de s’assurer de la bonne marche des remboursements, il suffira d’utiliser les systèmes de surveillance déjà existants ou sur le point d’être mis en place : la base élève pour détecter les déviants dès le plus jeune age (3 ans comme le suggérait Nicolas Sarkozy), et généraliser le fichier ELENA des salariés utilisé en Allemagne. Il suffira aussi de rendre l’utilisation de facebook obligatoire (ce qui ne devrait pas poser de problèmes puisqu’il l’est déjà quasiment – celui qui n’a pas de compte facebook est hasbeen) pour s’identifier sur n’importe quel site web (y compris et surtout les blogs, on peut se logger partout avec son ID facebook de nos jours), mais surtout de rendre les comptes nominatifs (c’est la tendance actuelle de toute manière, annoncée par Mark Zuckerberg). Fini l’anonymat et les perturbateurs de l’ordre public et de la paix mondiale qui se cachent derrière.
  • On pourrait combiner Facebook avec le système très intelligent de censure mis en place en Chine pour les bloggeurs : un permis à point. Si vous dites des choses qui conviennent on vous rajoute des points, et à l’inverse, on vous en enlève. Une sorte de mécanisme de marché la aussi. Il suffirait de remplacer les "points" par des amendes et des subventions. Quoi de mieux pour faire taire l’opposition que de la rendre pauvre ! Une sorte de marché des idées en somme.
  • Dans le même ordre d’idée, il ne faut pas se fermer aux solutions de surveillance/censure plus élaborés que la technologie porte en germe, tels les puces sous cutanées. On pourrait inclure un système de marché pour surveiller les gens et récompenser punir leurs actions, et même émotions (grâce à des décharges électriques ou hormonales, des sortes de glandes endocrines de marché). On a déjà commencé avec les animaux et les voitures. Le dernier sanctuaire (le corps) ne devrait pas être long à tomber, pour notre plus grand bonheur. On pourrait même optimiser les trajets des gens, faire venir des taxis automatiquement, bref, créer des tas de nouveaux emplois.

Avec un tel système, généralisé au cheptel humain mondial, le prix de la vie dissuaderait les plus pauvres d’enfanter. Les meilleurs gènes seraient récompensés, et la collaboration de tous au système serait assuré par un système de récompense / punition.

La population serait naturellement régulée. Les chômeurs définitivement déclassés seraient remplacés par des machines plus performantes ou des humains aux meilleurs gènes. Un système d’assurance leur permettrait de vendre leur capital de dernières années de vie afin d’en faire profiter des proches, s’inspirant ainsi du meilleur de l’islamisme qui a bien compris que ce n’était pas tant les 70 vierges du paradis, mais plutôt l’assurance de voir sa famille à l’abri du besoin qui motivait ses troupes. Ainsi, en se donnant la mort un chômeur gagnerait de l’argent pour ses proches et coûterait moins cher à la société. Idem pour les vieux et les malades en phase terminale, ils pourraient vendre leur espérance de vie restante s’ils n’avaient plus les moyens de payer les frais. Toujours ce fichu tabou sur le prix de la vie qui bloque tout. A l’inverse les riches pourraient se payer les dernières technologies qui nous rapprochent de jour en jour de l’immortalité. Ils l’auraient bien mérité.

Un marché de la peur pourrait être à terme mis en place, une fois le tabou du prix de la vie humaine dépassé. Plus tard, quand la technologie le permettra (mais les prémices sont déjà là) un marché généralisé des émotions, qui fagociterait le marché de la drogue, de la TV, du cinéma, de la musique. Tout est déjà quasiment en place. Il ne manque plus qu’à le graver dans le marbre à l’aide de quelques lois. D’ailleurs on pourrait aussi aboutir à un marché des lois, de l’éthique, de la morale et des valeurs, puisque c’est déjà presque le cas, grâce au système de lobbying. Les lois s’achètent d’ors et déjà. Ce ne serait que généraliser/reconnaître ce qui se fait déjà. D’ailleurs, en matière de justice, Bouygues est un précurseur avec ses prisons privées où les rebuts de la société peuvent être reconvertis en travailleurs lucratifs. De plus aux USA le pentagone fait de plus en plus appel à des intervenants extérieurs (mercenaires tels que Black Rock), déléguant la sécurité du pays à des multinationales. L’état ne servira bientôt plus qu’a collecter des impôts.

En allant un tout petit peu plus loin, les états eux même seraient soumis à concurrence, puisque étant eux même des sortes d’entreprises à pondre des lois sur la base de valeurs communes. C’est déjà le cas grâce à l’Europe comme on peut le voir avec la crise de la dette : l’Allemagne est mise en concurrence avec la Grèce par exemple. On peut aller encore plus loin et mettre les états en concurrence avec les multinationales et que le meilleur gagne, sur le modèle du projet EuroVegas par exemple, ou une entreprise pourrait établir une "zone" en Espagne en fixant ses propres lois, son propre service de sécurité, etc… l’état Espagnol n’y aurait plus court.

Un marché où l’on pourrait acheter et vendre des années de vies permettrait enfin de compléter le marché du travail et d’aboutir à un équilibre qui permettrait de sauver la planète et son écosystème. Ce marché généralisé permettrait un progrès permanent. Les plus riches (et donc les plus efficaces au sens darwinien du terme) finançant ou pénalisant les gens, les idées, les émotions, les valeurs afin d’aller toujours plus loin, plus gros, plus fort.

Il faudrait éventuellement finir d’intégrer le reste de la biosphère dans ce marché : il ne doit plus manquer que de l’air (la taxe carbone n’étant rien d’autre au final)  et de l’eau de mer dedans (les animaux, les terres, les métaux, et autres ressources étant déjà chiffrées), afin que la pollution puisse être chiffrée, via des impôts qui serviraient à payer des entreprises de dépollution et de géo-engineering qui stopperaient le réchauffement climatique. En cas de dommage collatéraux, pas de problème, le marché permettrait de rémunérer des nouvelles entreprises qui nous fourniraient de nouvelles solutions, ce qui serait bon pour le PIB. Un peu comme ce qu’on fait en médecine actuellement. Le marché de la santé n’étant au final qu’un prélude à la fixation d’un prix à la vie humaine. Plus tard le mécanisme pourrait être étendu à la Lune et aux extra-terrestres si un jour on en découvre. Le brevetage du vivant permettrait de donner un prix aux meilleurs gènes. La fusion avec les nano technologies permettrait à terme d’aller encore plus loin en prenant le contrôle total de l’infiniment petit.

On pourrait alors s’endetter pour se payer un gène de l’intelligence ou de l’avidité ou le nano implant mémoriel qui permettrait ensuite au bébé d’avoir les cartes en main pour rembourser l’effort que ses parents auraient consenti pour lui s’ils sont pauvres. (les riches étant dispensés grâce au capital accumulé d’un tel effort).

Le seul frein véritable à la mise en place de cette merveilleuse utopie, c’est de faire tomber le dernier tabou : le prix de la vie humaine.
Tout le reste devrait pouvoir suivre dans problème.

Ainsi peu importe le pic pétrolier, peu importe le vieillissement des populations, peu importe la pollution et le réchauffement. Le marché réglerait tout nos problèmes. Pour toujours.

Il faut donc continuer à libéraliser, il faut privatiser, il faut plus de marchés.

Mario Draghi, président de la BCE

Mais heureusement pour nous, c’est exactement ce que l’Europe et les lobbys américains sont en train de mettre en place… pour notre plus grand bonheur à tous, pour sauver le monde et les petites abeilles ( peu importe si elles disparaissent, grâce au marché, fini les problèmes, on pourrait les remplacer par des nanobots poléniseurs bien plus efficaces), si on relie leur actions et qu’on découvre le fil directeur. Tout est déjà en place.

Éventuellement, on pourrait changer la déclaration des droits de l’homme : les hommes naissent libre et égaux en droits et en dignité, et en soumission aux lois du marché.

En plus, par chance, la crise permet d’accélérer la mise en place de cette merveilleuse solution.

A qui profite la dette ?


Préambule : l’iPhone ou Facebook sont des outils. Je ne les aimes pas personnellement, mais il n’empêche qu’ils peuvent rendre service pour ceux qui s’en servent à bon escient. A l’inverse, ils peuvent être des pièges très coûteux (en terme de temps notamment). Ce sont des outils, c’est à nous qu’il revient d’en faire bon usage. La dette c’est pareil. C’est un outil. Un outil très puissant mais complexe.

Donc a qui profite cet outil ?

La réponse populiste consiste à dire "aux banques". Oui c’est vrai, la dette profite aux banques. Mais seulement en tant qu’intermédiaires. Et elle ne leur profite pas tant que ça, car l’essentiel est redistribué aux créancier, qui sont vous et moi, a travers notre épargne (voulue ou forcée a travers les cotisations).

Qui sont les marchés donc ? (ceux qui nous prêtent) :

  • les banques
  • les assurances
  • les établissements de crédit non bancaires
  • certaines entreprises
  • certaines administrations publiques (des écoles, des universités, des zoos, des hopitaux, des offices de promotion, etc.)
  • les gérants de patrimoine
  • les fonds de retraite / fonds de pension
  • les hedge funds
  • les private equity
  • les fonds souverains
  • tous les particuliers possédant des comptes d’épargne, des assurances-vie, des actions, des obligations, des Sicav, des FCP,  et toute la ribambelle de produits dérivés ou non.

Les méchants marchés, en fait, c’est "nous" par l’intermédiaire des gens qui placent et font fructifier notre argent pour nous, y compris l’état.

La dette profite surtout, par les différents canaux de circulation monétaires et le "ponzi" généralisé :

  • aux retraités au détriment des actifs
  • aux fonctionnaires aux détriment du privé (en dehors probablement des enseignants)
  • aux budgets militaires en temps de guerre
  • aux propriétaires immobiliers au détriment des primo accédant et des locataires
  • aux américains, allemands, japonais au détriment des autres, aux pays riches en général au détriment des pays pauvres (en l’occurrence a la France au détriment des Grecs)
  • aux multinationales au détriment des ménages et petits commerçants
  • aux smicards au détriments des chômeurs
  • aux financiers qui peuvent emprunter aux banques centrales a bas prix au détriment de tous les autres

Mais l’idée (simplifiée), c’est qu’avec l’argent prêté celui qui le reçoit fasse plus de profit que ce qu’il devra payer d’intérêts. Évidement, si on vous prête de l’argent pour aller le dépenser au casino, ça ne fonctionne pas. Donc c’est plutôt sain : je vous prête de l’argent, vous louez un terrain, faites pousser des légumes, que vous revendez, et vous me versez une partie des gains.

Les flux de la dette passent par divers "canaux", les impôts, les cotisations sociales, les assurances vies, les actions, les livret A, etc… a quelques rares exceptions près, la dette est notre monnaie principale, elle circule partout. La dette profite a celui qui prête, donc a celui qui épargne et qui place. La dette pénalise celui qui est en bout de chaîne.

Mais tout cela est "normal", dans la mesure ou les taux d’intérêts sont raisonnables et l’inflation (qui est une sorte de taux d’intérêt négatif compensateur)  aussi et dans la mesure ou le créditeur fait un bon usage de l’argent qu’on lui prête. (Il ne faut pas oublier ce dernier point).

Si on supprime la dette, tout s’effondre. Si on supprime seulement ses intérêts, il ne faut pas croire que tous les problèmes vont être résolus d’un coup. Ça ne changera pas grand chose, si ce n’est que certains transfert d’argent seront annulés. Mais ce qu’on enlève d’une main est repris de l’autre en matière de flux monétaire. Cela changera la répartition mais elle ne sera pas forcément plus juste/égalitaire pour autant  (ce qui est très subjectif en plus). C’est une question de contexte surtout. Vous vous doutez bien qu’en période de pénurie de pétrole, il devient plus difficile de rembourser la dette.

Et surtout sans l’intérêt, il n’y aura plus aucun intérêt (d’où son nom) a prêter son surplus (son épargne), et donc, beaucoup d’échanges seront détruits, chacun restant sur ses positions, et l’économie s’écroulera très vite, mettant tout le monde au chômage.

Pour résumer, la dette nous profite à tous, et surtout pas uniquement aux banquiers (qui prennent leur commission en tant qu’intermédiaire).

Ça ne veut pas non plus dire que tout fonctionne a merveille, qu’il n’y a pas des problèmes ou des abus.

C’est plus subtil.

Si l’on connaît assez bien le fonctionnement de la dette en période de croissance, comme tout ponzi, ça "marche", en revanche, en période de décroissance (et contrairement à ce que pensent les politiciens la croissance ne se décrète pas) c’est la foire à l’empoigne (a laquelle nous assistons déjà soit dit en passant). De toute manière, dette ou pas dette, s’il n’y en a plus assez pour tout le monde, ce serait pareil.

Quand on parle de dette, on oublie souvent de dire qu’elle doit être adossée à des collatéraux (des gages). Le vrai problème de la dette c’est plutôt la valeur des collatéraux et la fixation de ses taux d’intérêts. Les banques centrales sont des armes de la part des rentiers (petits ou grands) qui confient à un expert la protection ultime de leur source de revenus.

C’est un outil très puissant et délicat qui n’est pas forcément adapté a la psychologie un peu aléatoire de l’homme. La dette reflète un peu trop bien (au lieu de lisser) nos turpitudes, voire même les amplifie par moment. Mais elle n’en est pas responsable pour autant en tant qu’outil "neutre".

Au contraire même.S’il y a des abus.ils ne sont pas dû a la dette, mais à la cupidité et au corporatisme, qui lui existera toujours, dette ou pas dette. La dette favorise cependant ceux qui ont un niveau d’étude suffisant pour en tirer pleinement parti ou bien ceux qui ont plus de capital. Elle est donc inégalitaire car élitiste. Mais on peut aussi dire qu’elle récompense le mérite du coup.

Autres problèmes, le financement de prêts au long terme par des emprunts au court terme. Je ne rentre pas dans les détails, mais d’une manière générale, le fait d’avoir un taux fixe dans une économie variable est plus que discutable, car même avec des modèles mathématiques de gestion du risque élaborés, on ne peut pas être certain du résultat. Fukushima était statistiquement improbable mais a eu lieu quand même. A l’inverse la dette a taux variable existe, par exemple, les dividendes d’une action, les prêts "subprimes" … mais ce n’est pas non plus la panacée et ça implique beaucoup plus de responsabilité personnelle.

Pour résumer les "vrai" soucis liés a la dette sont (entre autre) :

  • l’illusion de sécurité des taux fixes, le risque des taux variables
  • le financement du long terme par le court terme
  • la volatilité et la complexité de l’ensemble des outils construits sur la dette

Comme pour l’iPhone, certains savent l’utiliser intelligemment et d’autres se laissent prendre au jeu malsain du consumérisme ou de la mode du dernier gadget qui buzze. Doit-on accuser l’iPhone ou l’infantilisme ? (Dans le cas de l’iPhone, on peut accuser un peu des 2 vu la campagne marketing ! lol)

Guerre ?


Depuis que nous habitons à Bisounoursland, il ne peut plus rien nous arriver de grave. Parler de la guerre, c’est mal, c’est presque la provoquer par une sorte de pensée magique, une prophétie auto-réalisatrice.

Sur la blogosphère rare sont ceux qui abordent le sujet… et pourtant … vu le déroulement des choses, je ne crois pas qu’on puisse en faire l’économie. Je m’étonne que si peu n’osent y penser …

La guerre, si je ne m’abuses, à toujours surpris (les peuples, les dirigeants eux la préparent savamment et discrètement) ! Les peuples ne veulent pas y croire. Les Parisiens ont fuit Paris quand les Allemands ont été a ses portes. La veille, ils étaient encore sur les terrasses de leurs cafés comme si de rien n’était.

Quand on relis l’histoire, on ne peut qu’être frappé par la similarité avec la situation actuelle … qui se tends, comme un string brésilien, inexorablement … Il faut avoir le nez dans le guidon pour ne pas voir la tempête arriver quand on observe l’échiquier géopolitique.

Et puis, à u moment, comme dit Johny, il suffira d’une étincelle !

Les problèmes de dettes, de monté du chômage, de conflits sur les ressources énergétiques, cyberconflits, la guerre monétaire et économique précède la vraie guerre. Et en ce moment, tout le monde s’arme. Sauf les Européens, qui planent à bisounoursland.

Alors, la différence aujourd’hui ? c’est la dissuasion nucléaire. C’est vrai qu’à cause de ça, la guerre ne peut plus prendre la même forme qu’avant. Est-ce que pour autant nous serons encore épargnés maintenant que la fête est finie et qu’il va falloir passer à la caisse ? Rien n’est moins sûr.

Ce n’est pas un hasard si (je ne sais plus quel ministre) parle de Bismarck

Malheureusement, la politique absurde et dogmatique actuelle ne va rien arranger. Et que va-t-il se passer quand les peuples vont réaliser que non, ce n’est pas un mauvais moment à passer avant le retour de la croissance, comme "ils" se plaisent à le dire/croire ?

Pour l’instant, il semblerait qu’on se dirige plutôt vers une implosion (guerre civile) qu’une explosion. Espérons que les politiciens se réveilleront avant. Car rien ne nous oblige à basculer dans l’horreur encore une fois.

Toujours est-il que le silence de la blogosphère à ce sujet n’est pas encourageant. On dirait qu’on touche à un tabou.

Revue : "c’est dans l’air : en attendant Sarko"


Je regarde rarement la télé, mais ce soir je suis tombé sur l’émission "c’est dans l’air" avec l’économiste Elie Cohen. Je ne prétends pas rivaliser avec les "experts", pourtant je suis quasi-sûr d’une chose : ils ont passé sous silence un point plus qu’essentiel du programme de Hollande.

Grosso modo, ils discutaient du "choc fiscal" annoncé par le candidat de la gauche qui émoustille les bobos parisiens  peinant à masquer leurs jappements de joies envers leur futur nouveau éventuel maître. Je suppose que vous avez remarqué comment les médias se focalisent sur l’insignifiant Hollande en ce moment. Le 1/8 des français les plus aisés seraient durement touché par ce nouvel impôt plus redistributif, dans un ce qui est présenté plus ou moins comme un idéal égalitaire de  gauche !

Et aucun des économistes présent n’a soulevé la question fondamentale de cette politique, et franchement, les soupçonne gravement de manipuler le bon petit peuple qui n’y entrave rien à ces questions. De quoi s’agit-il ?

L’argent pris par l’état au classes supérieures n’ira pas aider les classes populaires. Il ira simplement alimenter le rang supérieur du ponzi financier mondiale (je rappelle que 70% de la dette française est détenue par les étrangers) : pour faire simple et caricatural, le gros retraité américain qui roule en 4×4. En gros, les classes moyennes sont rincées, on passe au cran suivant : on rince les classes sup !

Voila le super programme de la gauche pour rétablir les finances de la France et surtout préserver son modèle social de pompe aspirante à fric vers WallStreet (qui est mondiale contrairement à ce que laisse penser l’article qui se focalise sur les USA) … car c’est bien de ça qu’il s’agit au final, aller alimenter l’impôt indirect que les USA prélèvent sur le monde via le dollar.

Et comme l’argent ne va pas revenir, que va-t-il se passer ? les classes sup vont réduire leur consommation, ils vont se passer de la nounou, ils iront moins au ski et au restaurant, et tous les petits jobs saisonniers vont morfler … bref, si les classes sup vont se serrer la ceinture, les classes moyennes et populaires elles, vont encore plus déguster, même si on leur "vends" le contraire.

Vous voyez comment c’est vicieux ? on nous vends une politique de redistribution "socialiste" alors que c’est tout le contraire, et on se garde bien de révéler le pot au rose dans les débats d’experts (experts en quoi ? en enfumage ?) à la télé …

Tiens d’ailleurs, à propos d’expert, vous avez sûrement entendu parler des "nouveaux chien de garde", une enquête qui révèle que la France est "tenue" par une petite trentaine d’experts qui sont invités partout et qui donnent le "la" de la pensée "correcte" (unique ? lol).

Décidément, on se croirait dans une république bananière… juste un peu plus évoluée pour des gens un peu plus éduqués, mais sinon, c’est exactement les même principes à l’œuvre.

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