Blog de Yoananda

Petit anti-manuel de la pensée unique, pour lire entre les lignes

Archives de Tag: écologie

Revue : Think Tank Nicolas Hulot


Nicolas Hulot lance un Think Tank dédié a l’écologie.

Je me suis dit "super", bonne idée. Quand j’écoute N. Hulot j’oscille entre éco-tartuffe et homme sincère et inquiet. Mais en tout cas, il agit, il met de sa personne.

Pourtant son Think Tank, je le met à la poubelle. Je ne le lirais pas.

Pourquoi ?

Parce que ce qui m’aurais plus, c’est un Think Tank citoyen, ou du moins mixte, ou le citoyen concerné puisse donner son avis et discuter avec les "experts". Experts qui n’inspirent plus confiance il faut bien le dire, tant le fossé entre les élites et le "petit peuple" s’est creusé.

Je n’ai trouvé aucun moyen pour même leur proposer de rajouter des outils moderne de dialogue. Même pas un email pour les contacter, même pas une page de contact ou un endroit ou laisser un commentaire. Venir parler d’écologie c’est une démarche en principe de respect de la nature, d’ouverture, complètement en contradiction avec cette fermeture. Pire, c’est en opposition avec tous ce qui se passe sur Internet ou justement, les gens se ré-approprient leur vie et les enjeux.

Alors c’est site va servir à quoi ? a faire du lobbying pour oublier l’échec politique de Mr Hulot ? Alors qu’il pourrait servir pour aider les citoyens à se prendre en charge aussi bien qu’a peser sur les politiques.

Dommage.

Retex : le vélo


Retex (retour d’expérience) sur l’utilisation du vélo au quotidien. Avec la fin annoncée du pétrole (à horizon 30 ans), je cherche avec quoi nous pourrions remplacer la voiture. Il existe bien sûr les systèmes de co-voiturage et d’auto-partage. Pour l’instant, je ne crois pas du tout aux voitures électriques, a moins d’une percée dans le domaine de la génération d’électricité ou des batteries, ça fera "plouf" une fois l’effet de mode passé … ces véhicules coûtent beaucoup trop cher pour les performances qu’ils rendent, et une fois les énergies grises comprises, ne sont ni écologiques, ni économiques. Reste le retour de la 2CV qui nous pends au nez !

Conclusion : la voiture individuelle / familiale telle qu’on la connaît aujourd’hui à de fortes chances de disparaître. C’est à dire, ce sera un luxe. L’une des solutions c’est le vélo. Alors bien sûr, le vélo aujourd’hui à pas mal évolué, même si le principe reste le même.

J’utilise le vélo dans les grandes agglomérations depuis des années, qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il neige, et dans ce contexte, je ne vois pas mieux comme moyen de transport urbain. J’avais déjà écrit sur le sujet : La voiture est moins performante que le vélo en ville. Et quand je vois les gens galérer dans les bouchons ça ne fait que confirmer.

Concrètement, en vélo on peut compter sur une vitesse de croisière de 20km/h sans trop se fatiguer ni transpirer. Ce qui fait qu’on peut assez facilement faire un trajet de 10km quotidien. Je me suis essayé aux "longues" distances (40km, 60km), la c’est autre chose : il faut un bon vélo, et de l’entraînement. Mais ça reste tout à fait accessible. Je n’ai pas encore fait le test, mais je pense que 100km par jour en vélo est tout à fait envisageable (c’est ce qu’ils disent sur les forums), s’il fallait, pour se déplacer sur de longues distances à un moment donné (ou bien pour du vélo tourisme).

Sinon, la chose qui me parait la plus importante c’est d’être bien équipé (minimum poncho). Pour les longs trajets par temps froid, on est vite congelé sans coupe vent. Je ne parle pas des shorts moulants que certains mettent pour imiter les coureurs cyclistes. Notamment pour la météo, mais aussi pour être bien signalisé et avoir une lumière (une frontale fait l’affaire et peut servir à d’autres choses) pour la nuit (pour s’éclairer et être vu). Je témoigne que le vélo au quotidien à des effets positifs très net sur la santé ! A contrario, on ne se rends pas compte a quel point le sédentarisme et l’absence d’exercice physique est néfaste. Le sport et l’alimentation devraient être notre première médecine.

Le vélo se décline maintenant de différentes manières qui peuvent en faire un allé économique et versatile pour la vie sans pétrole.

  • On peut rajouter (pour un coût entre 500 et 1000€) un kit d’assistance électrique (la loi limite le kit à 25kmh, mais c’est bien suffisant).
  • Il existe des carrioles, si on souhaite faire des grandes courses ou qu’on à besoin de transport, ou bien les vélo cargo:
  • Le vélomobile permet de pousser le concept vélo encore plus loin et d’obtenir une vitesse de croisière de 40kmh facilement, et une vitesse de pointe aux alentours de 80kmh (le record du monde vitesse lancé sur 200m est de 133kmh). Les pays nordiques sont bien plus avancés dans ce domaine. Ces vélos sont encore cher (5000€ environ), mais avec le temps, ils devraient l’être moins. Le vélo couché (sans coque) permet d’avoir une vitesse de croisière de 30kmh.

Bien sûr le vélo est une solution urbaine. Pour la campagne, et notamment les région montagneuses, c’est différent. Je compte tester le vélo a assistance électrique, mais pour l’instant, je n’ai pas trouvé de solution idéale (et pourtant j’ai cherché, y compris les transport aériens). Mais tant qu’on reste dans le moins de 10km quotidien, c’est plus qu’envisageable, c’est conseillé. Même si on dispose d’une voiture par ailleurs. Ça réduit la facture d’essence.

Le vélo est aussi de mon point de vue un outil survivaliste, puisque c’est le seul moyen de transport autonome, qui ne nécessite pas d’apport extérieur. Pour peu qu’il soit VTC, on peut même l’utiliser hors des routes. A moins d’avoir un cheval, mais ça coûte presque plus cher qu’une voiture a moins d’en avoir une utilisation régulière. Et le cheval n’est pas une solution généralisable à grande échelle. Si la voiture s’est imposée, ce n’est pas pour rien. Dans le cadre survivaliste, on va aller un peu plus loin : on va se procurer de quoi réparer le vélo. Les kits à décathlon valent moins de 50€ et permettent de changer une roue, régler le vélo, réparer une chaîne, une crevaison, etc… Un camelpak aussi est bien utile si on envisage le vélo sur de grandes distances (ça sert aussi pour la randonnée). Les survivalistes parlent peu du vélo (et de l’hygiène autre sujet essentiel qui est très peu traité), pourtant j’ai trouvé très tôt que ça faisait partie de la "panoplie".

Tout va mal – 8 – Les leçons du passé


Ce n’est pas la première fois que nous épuisons nos ressources. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le progrès ne nous à pas toujours sauvé. Nous avons connus des phases de régression très douloureuses par le passé : chute de Rome, guerre de cent ans, et surtout épisode très récent, le déclin du charbon qui s’est soldé par 2 guerres mondiales le temps que le pétrole puisse prendre le relais.

Tout va mal – 7 – Production et consommation


Le manque d’énergie abondante et pas chère et l’épuisement des ressources se faire déjà sentir dans beaucoup de domaines. Nous avons atteint le pic de production de céréales, le pic terre arables, le pic eau, le pic de km parcourus, le pic viande, etc…

Tout va mal – 3 – Les alternatives au pétrole


Il existe de nombreuses alternatives au pétrole, cependant aucune ne permettra la croissance économique exponentielle que celui-ci permet. Ce qui remet en question notre modèle de société. Sans compter que de toute manière même avec du pétrole, nous devrons faire face au réchauffement climatique, et au fait qu’il faut de plus en plus d’énergie pour aller extraire / exploiter les ressources restantes, les meilleures et les moins chère ayant déjà été consommées.

Les clés essentielles pour comprendre la crise


La crise actuelle réside dans la mise en place de boucles de réactions négatives (cercles vicieux) dans à peu près tous les domaines de la vie, les uns renforçant les autres. Si on se limite à un angle d’approche (du genre la finance, ou la gouvernance), on va tomber sur une explication simpliste (du style la cupidité, ou un complot quelconque) et des solutions inadéquates.

En quelques mots clés ça donne, classé par grand thèmes :

  • énergie : pétrole, exponentielle, ressources disponibles/réserves, plafond de verre du rendement énergétique
  • écologie : pollution, privatisation du vivant, perte de la biodiversité, changement climatique
  • entropie : complexification, robolution, invasion technologique, dette et effet levier, titrisation
  • démographie : immigration, vieillissement, surpopulation, inégalités (sociales, culturelles)
  • politique : crise de sens, de gouvernance, de leadership, contestation croissante, protectionnisme, repli sur soi, course à l’armement

Voici un résumé des clés essentielles que je retiens pour décoder l’actualité, voir au delà des discours et même des actions des officiels :

  1. le pétrole, et d’une manière plus large l’énergie qui sous-tends la production industrielle. Le pétrole étant l’énergie directrice. Le pétrole pas cher a passer son pic, mais il n’est pas le seul : terres arables, eau, halieutique (poissons), céréales, viande, électricité, nucléaire, km parcourus, ont tous passé leur pics. Donc tout le monde se bat pour ce qu’il reste, et les tensions vont devenir insupportables d’ici moins de 10 ans quand on aura passé le pic pétrole tout court. Les famines reviendront, le chômage de masses, les épidémies, et les révolutions/révoltes et donc la répression, les régimes autoritaires.
  2. la complexification : met en danger la démocratie (par incompétence), l’économie (effet de bords non voulus), la science (trop de domaines de recherches ont été ouvert). Gérer un pays devient très compliqué, les hommes de lois ont eux même de mal a suivre ainsi que les comptables. Ça laisse de la place à toute sorte de mafia pour se cacher dans les coins. Ça empêche d’y voir clair et de gérer les vrais problèmes. Ça décourage, et ça éloigne même les plus talentueux.
  3. la pollution : déclenche le réchauffement climatique, provoque de nombreuses maladies (chroniques, cancers), dégradation de la biosphère dont nous dépendont, et féminisation a travers la flot d’hormones féminines de la pilule déversés dans l’eau qui a un impact sur le comportement humain (féminisation de l’homme, hystrionisme pour la femme)
  4. la robolution, qui inclus internet : les robots font de plus en plus le travail des hommes, rendant le chômage structurel, ils deviennent intelligents et reliés et sont peut-être les précurseurs de la 3ème révolution industrielle. L’ère informatique modifie le flux d’information et déstabilise et même rends obsolète nos démocraties. La société de la surveillance se met en place avec la fin des libertés individuelles. Les politiques ne peuvent plus prendre de "vrai" décisions, étant constamment sous les feux des projecteurs ils ne peuvent plus décider ou négocier, ni changer d’avis. Ils deviennent de pur produits marketing.
  5. la dette, qui est de la monnaie fiduciaire, qui repose in fine sur la confiance (et non plus l’OR) : confiance dans les mécanismes du marchés (qui ont faillis en 2009), confiance en la croissance économie (qui ne peut exister sans pétrole), confiance dans le pouvoir de l’état de prélever des impôts. Confiance donc qui disparaît progressivement. La dette est aussi devenue une arme dans la guerre économique que se livrent les nations, mais aussi les multinationales contre les peuples (via la privatisation du vivant). La dette et ses intérêts se remboursent par : l’inflation, la croissance, le défaut de paiement…
  6. la démographie : les vieux rentiers des pays riches face a l’afflux massif des jeûnes immigrés des pays pauvres, la relative facilité avec laquelle on manipule les foules (du pain et des jeux), le besoin de se regrouper par affinités, la recherche d’égalité (et son corollaire, la lutte contre les inégalités), les incompatibilités culturelles. La surpopulation. Les structures familiales (Todd).

Ces 6 clés bien comprises permettent dans une démarche de matérialisme historique de comprendre quasiment toutes les informations et de replacer l’actualité dans un contexte qui permet du lui donner du sens. Ils permettent de savoir si une décision pour sauver l’Euro sera "bonne" ou "mauvaise" par exemple.

L’ajout par exemple du MES, du FESF, ou d’autre mécanismes : rajout de complexité + espoir de restaurer la confiance SI la croissance revient = échec assuré. Après rien n’empêche de replacer tout ça dans un contexte eschatologique, d’y voir une apocalypse ou des prophéties, de se dire que Jésus va venir nettoyer tout ça ou le messie remettre de l’ordre.

Si on découpe les dernières décennies en tranches de 30 ans, environ 1 génération on a traversé plusieurs périodes assez nettement tranchées:

  • 1880-1913 (les 30 joyeuses) : on sort de la guerre de sécession (1865), de la guerre franco-prusse (1871), on a l’étalon OR (1871) et l’apogée de la première mondialisation avec le charbon (trains/bateaux).
  • 1913-1945 (les 30 affreuses) : Mais en 1913, c’est le pic charbon (dont la crise démarre en 1907), et le début de la phase de transition vers le pétrole : 2 guerres mondiale, la crise de 1929, et la victoire des américains.
  • 1945-1979 (les 30 glorieuses): la guerre froide, le développement exponentiel du pétrole, la révolution verte, le dollar/or. Pic du pétrole onshore. Décolonisation.
  • 1980-2008 (les 30 piteuses) : endettement massifs, bulles à répétition, stagnation du pétrole per capita, guerres du pétrole, augmentation des inégalités. Symboliquement la faillite de Leman Brother marque le grand tournant, la changement d’ère. Immigration massive.
  • 2009-2040 (les 30 calamiteuses) : crise de l’Euro, crise du dollar, pic "pétrole conventionnel" (=pas cher), retour des grandes famines, retour des révolutions, retour des épidémies, réchauffement climatique avéré et visible. Phase de transition vers "quelque chose" de post-industriel, post-capitaliste, et post-démocratique. Émergence de la génération Z : lucides et créatifs, mais (cyber)poissons rouges aussi (au niveau de la mémoire).

Revue : le Soral du mois


Soral n’y comprends rien en économie. Et cela fausse beaucoup ses analyses. Comme il fait de plus en plus de buzz, j’en profite pour essayer de voir ce qu’on peut tirer ou non de ses analyses.

Le reproche principal qu’on pourrait lui faire c’est de ramener toute sa dialectique à un seul facteur sociologique, qu’on pourrait appeler … au hasard, l’empire. L’empire semble être pour lui l’alpha et l’omega de la crise, et tout est vu / interprété à travers ce prisme. D’où les thèmes récurrents sur les aspects majeurs qui articulent sa vision de l’empire : les conflits culturels, choc des civilisations, la communauté qu’on ne nomme pas, les problèmes d’intégration des musulmans. Il fait un très bon travail d’analyse de certains courants d’agressivités sociales et de mise en perspective du rôle des communautés. Sa solutions, pour simplifier, consiste en l’union sacrée entre les opprimés, de toutes confessions, contre les oppresseurs. On est en plein marxisme.

Quel sont les biais de ce raisonnement ?

  • Il n’y a pas "un" empire mais plusieurs, qui sont en concurrence, et un qui est l’actuel "vainqueur".  Déjà, les autres empires ne sont pas meilleurs, il sont juste les challengers. Ensuite, si l’empire actuel est celui qui domine les autres, ce n’est pas parce qu’il est le plus agressif, c’est parce que c’est celui qui nous apporté le plus de bienfaits, à un moment donné. Ok, aujourd’hui la démocratie sert aujourd’hui de prétexte pour aller voler le pétrole des autres, mais à une autre époque c’était un vrai progrès. Le capitalisme à apporté une meilleure santé, confort, niveau de vie, liberté, sécurité, épanouissement, comme on n’en a jamais eu dans l’histoire auparavant ! C’est par la séduction bien plus que par l’intimidation que l’empire à gagné ses galons !
  • l’empire est un facteur (sociologique et géopolitique)  expliquant la crise, mais est loin d’être le seul. Il y a le problème énergétique (raréfaction des ressources, pic pétrolier), écologique (réchauffement, dégradation de la biosphère), technologique (la robotisation qui met de plus en plus de monde au chômage), démographique (flux migratoires, vieillissement de la population, hétérogénéité des classes sociales, inculture d’une partie de la population, difficultés d’intégration).

Soral fait des erreurs grossières sur les sujets économique. Il parle par exemple de la dette, et du fait que les états empruntent auprès des banques privées à taux de 3%. Il oublie de dire que les 3% ne vont pas dans les poches des Rotschilds, mais dans celle de mamie michu qui a placé son épargne en assurance vie. Et ce simple fait complique beaucoup l’analyse de la crise, car les banquiers ne sont plus les principaux responsables, mais c’est nous tous …

Mais il fait illusion. Et c’est d’ailleurs l’un des facteurs explicatifs de la crise : L’inculture généralisée(et surtout les différences de niveau d’instruction) qui permettent à des fausses idées de se propager (et qui créent au final de la violence sociale). Voici un autre exemple (qui fait aussi le buzz) d’attitude qui est autant responsable de la crise, autant que les dérives des financiers :

De Gaule disait "les français sont des veaux", et c’est aussi l’un des facteurs qui expliquent la crise (le fait que les Français soient vraiment des veaux, le fait que les dirigeants aient du mal à nous gérer, le fait que la fracture entre eux et nous grandisse).

Par voie de conséquences Soral tombe dans les travers conspirationistes : la vision monolithique, monochromatique de la crise. C’est séduisant, facile et ça plaît. Ça lui permet de faire des "joutes" et d’obtenir de l’audience auprès d’un public ignorant. La solution est simple, compréhensible par tout le monde. Et les autres, ceux qui ne sont pas d’accord, sont soit des imbéciles, soit des méchants, des lâches, des vendus. On retrouve un mécanisme bien connu des mouvements sectaires ou la persécution du gourou devient finalement la justification même du "je vous l’avais bien dit, je dérange, c’est la preuve que j’ai plus raison, que je suis plus intègre".

Ceci dit, tout n’est pas à jeter non plus chez Soral. Il fait beaucoup d’analyses extrêmement pertinentes, soulève pas mal de lièvres et remet des choses à leur place dans leur contexte. Mais il faut savoir faire le tri, et chez lui, étant donné son habileté oratoire et son charisme, ce n’est pas toujours chose facile !

La crise est une dynamique plus complexe, avec plusieurs facteurs antagonistes ou synergiques. Et surtout les solutions ne sont pas simples, car, on tombe souvent sur des dilemmes insolubles. Au final la vision Soralienne est très confortable pour le mental, car elle nous incite à croire que la situation pourrait être sous notre contrôle. Hors elle ne l’est pas, certaines forces historiques à l’œuvre nous échappent complètement.

J’en reviens pour conclure au Yoga qui nous apprends à accepter qu’on ne contrôle pas tout, pour justement ne pas tomber dans ce genre de travers. Enfin, quand je dis que la situation n’est pas sous contrôle … c’est un peu plus compliqué : les solutions existent, mais ne sont pas a notre portée actuellement. Le delta entre les 2 … le yoga appelle ça le "karma". C’est la force qui nous aveugle, et nous empêche de voir les vraies solutions. Bouddha disait que l’origine ultime de la souffrance humaine, c’est l’ignorance. C’est une autre manière de dire "karma" (le karma est aussi la loi de cause a effet).

Savoir se prémunir, quels sont les risques ?


Le survivalisme dans la pratique consiste à se préparer, individuellement, et parfois dans certains pays qui ont gardé cette culture (comme la Suisse) collectivement.

Les animaux se préparent pour l’hiver. Pour nous c’est un peu plus complexe. J’ai déjà largement parlé ici d’un possiblement effondrement sociétal. Ce qui ne veut pas dire qu’il faut se préparer à la "fin du monde" (quoique ! lol). En "temps normal" (si tant es que cela existe) ce n’est de toute manière pas une mauvaise idée d’être conscient des risques qui nous entourent. Alors à fortiori dans notre époque troublée.

En me renseignant sur le nucléaire, j’ai réalisé qu’il y a tout un tas de risques qui nous entourent quotidiennement auxquels nous oublions de penser. Nous nous reposons sur l’état, les pompier, les gendarmes, les assurances,  pour assurer notre sécurité. Mais rien ne dit qu’ils seront la à temps. Et surtout, rien ne nous empêche de ne pas leur compliquer la tâche, voire même de les aider.

D’autant plus qu’aujourd’hui, tous les facteurs de risques sont exacerbés.

Concrètement, il ne me semble pas aberrant d’être un peu au courant de ce qui nous entoure. Dans notre société infantilisante, c’est même une sorte de retour au bon sens.

Avant de savoir comment se prémunir (la plupart du temps avec du bon sens) il faut déjà savoir contre quoi …

Quels sont les risques ?

  • Risque terroriste : (Au passage, l’actualité tombe à pic, il semblerait qu’un frère Merah puisse avoir été impliqué dans l’explosion d’AZF) Probablement le plus difficile à appréhender. Demande beaucoup d’effort pour un résultat incertain. De toute manière, en pourcentage, peu de personnes sont vraiment touchées, même si c’est très traumatisant.
  • Risque nucléaire : comme je l’ai expliqué précédent, nos centrales vieillissent, on ne sait pas les démanteler, et nous allons avoir de moins en moins de moyens pour le faire. Il y a la menace Stuxnet et terroriste (la vidéo explique les risques et les gestes à faire pour survivre en cas d’explosion). Voici un carte du risque nucléaire.
  • Risque électrique : en général il suffit de patienter. Cependant, la situation pourrait se compliquer dans un futur proche. Notre réseau est très vieux. Un électricien nous avertît que nous pourrions connaître des défaillances en cascade (à lire absolument). Orlov nous explique que les coupures de courant sont de plus en plus fréquentes et importantes. Ce qui  me semble inévitable avec l’arrivée du pic électrique.
  • Risque environnemental : selon les régions, nous pouvons être exposés aux inondations, coulées de boues, tremblement de terre, feu de forêt. Voici un carte des zones a risques en France. Avec le réchauffement et l’érosion des sols, ces risques augmentent d’année en année.
  • Risque industriel : peut-être un des plus sous-estimé, mais aussi des plus répandus. Sans compter que ce n’est peut-être pas une mauvaise idée d’être au courant si vous avez une usine pas loin, en amont de votre source d’eau par exemple. Il existe en France une base de donnée ou tout un chacun peut se renseigner pour savoir par quoi il est entouré et quels risques il encours.
  • Risque militaire :La Syrie a abattu un F4 Turc. Si la Turquie (l’ancienne Arménie est un territoire partagé entre la Syrie et la Turquie) décide d’entrer en guerre, elle entraîne l’OTAN d’un coté, et l’Iran, la Chine, la Russie et le Venezuela de l’autre (grosso modo). L’Iran pourrait facilement fermer le détroit d’Ormuz par ou transite 40% du pétrole mondial. Je vous laisse imager les dégâts.
  • Risque épidémique : les abus industriels d’une part, le retour de la pauvreté et la malnutrition d’autre part, la surmédicalisation nous exposent au retour des pandémies. Nous l’avons échappé belle à plusieurs reprises. L’abus d’antibiotiques les rends inefficaces sur le long terme. Nous avons des souches multi-résistantes qui apparaissent. Les affaire récurrentes d’épidémies animales (grippe aviaire, porcine, fièvre aphteuse, vache folle) pourraient finir par déboucher sur une mutation létale pour nous aussi.
  • Risque ethnico-culturel : malheureusement il existe aujourd’hui en France des zones ou l’état de droit n’a plus court. Certaines banlieues et certains quartiers sont hautement armés et hostiles. Je n’ai pas de carte sur le sujet (tabou), mais je pense que tout le monde est plus ou moins au courant. Si (comme je le pense) la crise s’amplifie, ces zones sensibles sont de vraies bombes à retardement. Les centre ville sont très exposés. Piero San Giorgio en parle, il dit que Paris, potentiellement, c’est le Rwanda. Pour l’instant la situation est maintenue a coup de subventions et de trique, mais demain ?
  • Risques domestiques : bien sûr, a ne pas négliger.

Ces risques ne sont pas mutuellement exclusifs. Au contraire. L’un pouvant déclencher l’autre (c’est souvent ce qui arrive, ils sont tous interdépendants).

Il me semble important de comprendre que nous vivons dans une société extrêmement fragile. A tout point de vue.

  • notre approvisionnent en nourriture est fait en flux tendu, il n’y a aucune réserve nulle part. En une journée les magasins seraient vide en cas de gros pépin. Nos terres sont "mortes" et les plantes n’y poussent que grâce aux engrais pétrolier. Sans eux la production s’effondrerait.
  • psychologiquement, notre environnement douillet et infantilisant ne nous prépare pas à ce genre de situation, bien au contraire. Il est difficile d’anticiper la réaction des gens, mais des paniques, crises hystériques, ou des chocs de sidération ne sont pas à exclure au niveau familial ou collectif. Presque 1/4 des français sont sous anti-dépresseur (peut être que l’action leur ferait du bien ?). Donc a priori nous sommes très fragile sur ce plan la aussi.
  • nos infrastructures et notre matériel est pour l’ensemble très fragile et à simplement du mal a résister au temps, alors en cas de situation difficile, n’en parlons pas ! Nos voitures toutes électroniques ne peuvent être guère malmenées.
  • nos institutions ne me semblent pas non plus en très bonne forme. Les fonctionnaires sont très malalaise. Le nombre de policier se réduit (proportionnellement) de jours en jours ainsi que la qualité du service rendu.
  • notre société contient beaucoup de personnes assistées a tous les niveau (médical, social, financier, psychologique, psychiatrique) qui dépendant du bon fonctionnement du système. C’est tout a fait normal de soulager la souffrance des gens et de les aider par solidarité, mais si la situation se dégrade, il faudra s’attendre a d’autant plus de drames cruels (ce que je n’espère pas)…

La société Russe par exemple était beaucoup plus résiliente que la notre. Dmitry Orlov fait une comparaison très avisée entre les USA et la Russie et montre a quel point nous ne sommes pas correctement préparés, et donc très fragiles. Ce qui augmente d’autant plus les chances de risques en cascade.

Les animaux disparaissent


Un petit billet pour rappeler que nous vivons la 6ème extinction massive en ce moment même sur terre.

Demain, dans quelques moins ou années tout au plus, sur la terre, n’existeront plus : tigre, baleine, dauphin, l’éléphant, crocodile, rhinocéros, pingouin, aigles royaux, gorilles, et bien d’autres. Ils seront au coté des dinosaures dans les espèces disparues.

Notez que si les espèces disparaissent, la biomasse elle augmente. Ce n’est pas la vie qui disparaît, mais sa diversité. Pour faire simple et imagé, nous remplaçons tous les animaux sauvage par des animaux domestiques : vaches, moutons, porcs… Idem pour les plantes, nous remplaçons les (je ne me souviens plus du chiffre) les centaines de variété de riz par une poignée. En fait, nous remplaçons petit à petit tout le règne du vivant animal et végétal par des OGM, du maïs monsanto, etc… Non pas parce que c’est "mieux", mais parce que ça rapporte, qu’on peut le privatiser. Les tigres et les baleines ne sont que des "dommages collatéraux" somme toute.

Mini-épisode de survivalisme involontaire


Avec le grand froid j’ai quelques soucis d’eau. Par moment aucune arrivée et à d’autres aucune évacuation. Selon l’ensoleillement. C’est très instructif et révélateur.

Premièrement (même si après coup c’est évident), le plus gros soucis c’est les WC. On peut se débrouiller avec peu d’eau pour se laver et se nourrir, mais  pas pour les toilettes. Il a fallu faire fondre de la neige pour s’en tirer. Du coup j’ai pris conscience a quel point on gaspille de l’eau (potable qui plus est) juste pour ce simple confort  d’avoir les fesses au chaud.

En fait, c’est plus profond que ça, comme le fait remarquer Orlov (dont la publication de l’article tombe à pic), les WC, servent à cacher nos mauvaises odeurs, odeurs qui viennent de notre thanatos, de nos tendances morbides (il faut lire son article pour comprendre – c’est un peu long mais ça vaut le coup), qui se manifestent dans le choix absurde de la voiture et du pavillon de banlieue (Orlov parle des USA mais la tendance est aussi présente en Europe).

A l’heure ou l’eau devient une denrée rare je me dit que c’est clairement un des aspects ou on peut faire un effort bien plus conséquent que d’arrêter l’eau du robinet pendant qu’on se brosse les dents. Rien que pour les WC on utilise en moyenne plus d’une tonne d’eau part mois (1500l par mois et par personne). Et je ne parle même pas de réduire la consommation de viande : 100gr de boeuf demandent 25T d’eau. D’ailleurs la mauvaise odeur de nos corps est liée à notre alimentation aussi…

Que d’efforts pour se compliquer la vie !

Ensuite, il y a eu le chauffage. Le grand froid oblige à se retrancher dans la chambre avec un brûleur d’appoint au gaz, car, comme le répète souvent Patrick Reymond, le chauffage électrique est une aberration. Ma note d’électricité confirme.

Comme vous vous en doutez, le point positif dans tout ça c’est de refaire un peu de lien avec le voisinage. Au final ça nous donne une excuse pour s’entraider et se soutenir mutuellement, voire même faire connaissance. Un peu comme dans l’excellent film "collision" on finit par se demander si ce n’est pas fait exprès.

Tout est lié, c’est un des thèmes qui sont développés au fil de l’eau sur blog : Survivalisme, simplicité volontaire, économie, hygiène, alimentation, écologie.

Je pense qu’une des erreurs fondamentales de notre société est d’avoir tout séparé, tout cloisonné, tout spécialisé. Même si j’en comprends l’utilité dans une usine, ou dans un laboratoire, cela provoque des "contrecoups". D’abord parce que ça enlève du "sens" à nos actes et nos pensées, ensuite, parce que la séparation se traduit dans le tissu social et provoque beaucoup de malaises, dont le fameux communautarisme qui défraye la chronique.

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