Blog de Yoananda

Petit anti-manuel de la pensée unique, pour lire entre les lignes

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Le gros fail de la science économique


La vie est parfois cruelle. Les économistes font beaucoup d’efforts, beaucoup de calculs très savants et complexes … pour presque rien au final.

La "science" économique ne fonctionne pas. Vraiment pas.

Beaucoup l’ont plus ou compris intuitivement (un exemple : L’article de Loic Abadie qui refais surface tombe à pic), Je ne suis pas sûr que tout le monde mesure bien l’ampleur des dégâts. Peu savent expliquer pourquoi en revanche. J’ai eu la chance de tomber ce livre véritablement fascinant : "L’origine des richesses".

C’est assez simple à comprendre : il y a environ 1 siècle les économistes ont voulus faire de leur discipline une science, et se sont tournés vers les maths. L’un des grand noms qui a donné ses lettres de noblesse est Walras qui a étudié les équilibres en économie.

Et c’est la qu’est tout le problème. A l’époque, les maths étaient développés pour les systèmes "linéaires", c’est à dire que l’on peut mettre en équation et résoudre.Du genre 3*X-6=0  ==> X=2 ! Bien sûr, en plus complexe, avec des dérivées, des intégrales, et plein d’autres joyeusetés mathématiques. Mais, dans l’ensemble, des équations qui ont une solution.

Du coup, tout ce qu’on connaît de l’économie découle peu ou prou de cette démarche de "mise en équation linéaire". A partir de la, on peut aboutir a des choses comme l’équilibre de marché, le bon taux d’inflation, réduire le chômage, etc…

C’est de la pensée 2D. Et ça suffit largement pour impressionner tout ceux qui sont en 0D/1D et même en 2D.

En dehors de quelques concepts, tels que les rendements décroissants, la destruction créatrice, et d’autres, tout le reste est pratiquement à jeter à la poubelle.

Pourquoi ?

Parce que l’économie est un système "non linéaire", et même plutôt 2X qu’une ! Toutes ces équations sont totalement impuissantes dans ce domaine. Il faut d’autres outils : la systémique dont j’ai pris soin de parler afin que vous puissiez comprendre la différence (pensée 3D). Outils qui n’existaient pas avant les ordinateurs, et donc, pour faire simple, avant les années 90. Ce qui signifie que tous les économistes actuellement au pouvoir sont de la vielle école. Et les nouveaux, ils sont encore en train de balbutier dans leurs recherches.

Je vais vous donner un exemple très simple pour comprendre ce dont il s’agit : Newton à observé une pomme tomber, et en a déduit la loi de la gravitation. Avec cette loi, on peut déterminer l’orbite des planètes, les trajectoires des fusées, mettre des satellites en géo-stationnaire, etc …

Ca marche très bien avec 2 corps : la terre et la lune, ou bien le soleil et la terre. Mais dès qu’on passe à 3, ca devient littéralement insoluble :

On ne sait plus rien prédire. On est dans le non linéaire. Et la, je vous montre le cas le plus simple du plus simple. L’économie c’est beaucoup plus complexe.

Qu’on fait les économistes ? Ils ont simplifié le monde pour que ça rentre dans leurs équations. Ils ont dit "l’homme est parfaitement rationnel". Non pas parce que c’est vrai, mais parce que sinon, ils ne pouvaient rien résoudre.

On s’en rend vraiment compte maintenant parce que la science systémique commence a expliquer plein de choses que l’économie  ne parvenait pas à faire. Jusque la, ils faisaient illusion, car il n’y avait rien de mieux.

Ce n’est pas le seul facteur bien sûr (la démographie, le pic pétrolier, etc…) mais cette impasse dans laquelle l’économie s’est engouffrée pendant plus d’un siècle est clairement l’un des facteurs de la crise actuelle. C’est pourquoi Christine Lagarde, patron du FMI déclare :

Je suis délibérément, désespérément, et de façon décisive, optimiste

On navigue a vue. On n’a pas les instruments pour faire autrement, On n’a pas de boussole, mais on est en pleine traversée de l’atlantique sur des caravelles. Vous ne trouvez pas ça très rassurant ? Moi non plus.

(Ajout 8 juin 2014) : Suite à l’étude de l’économie des jeux virtuels, un économiste conclus lui aussi que les modèles actuels sont totalement inefficients :

“nous les économistes, dit-il, nous fabriquons des modèles où les choix économiques convergent très vite vers un équilibre où offre et demande s’équivalent et où les prix tendent vers leur niveau naturel, et ainsi de suite. Mais, ça n’est du tout comme ça que ça marche en vrai. Et nous aurions dû nous en apercevoir plus tôt. Et, c’est fascinant à voir dans le jeu vidéo : très vite, le comportement collectif converge à l’équilibre puis, de lui-même, se déséquilibre. Un autre équilibre apparaît, puis disparaît. Ce qui est fascinant, c’est la vitesse et l’irrégularité du comportement collectif à l’équilibre et la vitesse à laquelle de nouveaux équilibres se forment”. Pour lui, cela rend caducs tous les modèles économiques courants – ceux de la Réserve fédérale américaine, mais aussi du FMI – qui postulent la possibilité d’un équilibre et la convergence vers cet équilibre. Mais ça ne marche pas comme ça dit l’économiste grec. Et d’ailleurs, il se lance là dans une grande tirade pour expliquer à quel point les modèles économiques sont mauvais, non seulement pour prédire l’avenir (ils n’ont jamais réussi à prévoir un seul des chocs de l’histoire du capitalisme), mais même à modéliser le passé. On n’est pas très loin de l’astrologie, dit l’économiste grec.

 

Revue : Crash Watcher


Attention ça pique.

Je ne vais pas expliquer tous les détails de l’étude, mais vous présenter seulement les résultats. Cependant je précise que la méthodologie est carrée et complète. Elle est aussi très simplifiée et ne rentre pas dans les détails de certaines "variables". En résumé, l’auteur estime que dans une civilisation du pétrole il faut 1 baril par personne et par an pour nourrir quelqu’un. Si un pays ne parvient plus a maintenir ce niveau d’importation/production, sa population devra retourner a des niveaux pré-pétrolier, c’est à dire, environ 1900, soit une population qui revient a 1.8 milliard. Ce sont des approximations mais ça donne un ordre d’idée "dans le meilleur des cas", c’est à dire, sans guerres, ni guerre civile, mais aussi sans nouvelle source d’énergie (et pour l’instant nous n’avons rien sous la main qui puisse remplacer le pétrole et tous ses avantages).

L’analyse projettes les évolution jusqu’en 2065, donc en gros pour les 50 ans à venir.

Pays exportateurs

  • Moyen Orient : en 2014 fin de la croissance économique (par personne). 2020 pic pétrolier. Population qui passe de 212 millions à 341 en 2065.
  • Bloc soviétique : la croissance diminue depuis les années 80 avec une légère amélioration poussive depuis 2001, qui s’arrête en 2011. Entre 2022 et 2027 le bloc Russe perdra plus de la moité de sa population pour passer de 278 millions à 121.
  • Afrique : a partir de l’année dernière la population va passer de 1 milliard à 141 millions en 2026. Cela ne se produit pas encore en partie à cause des aides internationales, et d’autres variables. Mais c’est imminent, c’est le message.
  • Amérique du sud : la population pourra croître de 500 millions à 600 millions. Pas de problème majeur en vue (mais un appauvrissement régulier tout de même).

Pays importateurs

  • Amérique du nord : les américains vont passer de 461 millions à 684 mais la croissance économique est terminée depuis 2008 (les chiffres actuel sont truqués notamment via la dette et du statut du dollar mais ce n’est qu’un artifice). Le maximum de prospérité (globale) date même de 1978 (les USA sont très inégaux, ce qui fait qu’on croit toujours que c’est un pays riche vu d’ici, mais c’est un pays très hétérogène, la on parle de moyenne). Mais avec un appauvrissement de 80% sur 50 ans. Ces chiffres inclue le "boom" des gaz de schiste !
  • Europe : la population atteindra son maximum en 2022 à 603 millions de personnes pour ensuite décliner lentement (pas de gros choc comme en Russie ou Afrique). Le déclin économique à commencé en 2006. En 9 ans, de 2011 à 2020 nous allons perdre 45% de notre niveau de vie, et 73% de plus dans les 20 ans qui suivent. En 50 ans on va perdre 89%. Accrochez vos ceinture, puisque c’est la tendance à l’œuvre depuis 2006 qui ne fera que se poursuivre. Nous sommes en train de devenir un pays du tiers-monde, et dans 50 nous serons au bord de la famine (mais pas dans l’immédiat). Précisons toutes fois que la Russie prendra des mesures pour sauver sa propre population et que ça augmentera nos propres problèmes ici. Je met le graphe pour l’Europe :
  • Japon : L’économie est déjà en déclin depuis 1996, la population à déjà commencé a diminuer (25% en 15 ans). En 2034 le Japon n’a plus de quoi nourrir sa population qui va passer de 111 millions à 43 en 2037.
  • Chine : la croissance économique atteint son maximum en 2016. La population augmente jusqu’à 1.4 milliard en 2026 puis décline lentement. Mais le déclin chinois sera moins rapide qu’ailleurs, et au final, leur poids économique va augmenter. En 2030 la Chine sera plus riche par habitant que l’Europe et le Japon.
  • Asie-Pacifique : l’économie (notamment Indienne) est extrêmement dynamique, au lieu d’avoir décliné dès 2007, elle s’est maintenu, mais devrait décliner dès 2013. En 2031 ils n’auront plus de quoi se nourrir tous, a presque 3 milliards de personnes et devraient revenir a 570 millions d’ici 2065. Pour faire simple, c’est l’Inde qui souffrirait le plus a cause de sa grande population.

Voila ce que l’analyse nous indique. Il faut relativiser : l’Inde s’est nourrie sans avoir beaucoup de pétrole et pourrait y retourner.

Dans les posts suivants, l’auteur affine son analyse et intègre d’autre paramètres pour voir comment on peut repousser les catastrophes. L’Afrique pourrait tenir 10 ans de plus, la Russie pourrait repousser sa catastrophe jusqu’en 2048, Mais l’Europe serait touchée plus tôt en 2036 et perdrait 100 millions de personnes de faim. Le Japon peut gagner 4 ans et repousser les soucis jusqu’en 2038. Pour l’Asie pacifique ça ne change pas grand chose. Pour la Chine c’est encore mieux car il s’appauvrissent moins.

Attention, comprenez bien de ce dont il s’agit : ce sont des maths. On prolonge les tendances actuelles. On regarde jusqu’à quand on peut s’appauvrir sans crever de faim. Mais on se doute bien qu’il y aura des réactions bien avant d’en arriver la. On va pas tous devenir jardinier avec une voiture inutile dans le garage.

Donc voila, admettons que demain on trouve une nouvelle source d’énergie. Il faut compter minimum du minimum 20 a 30 ans pour former les ingénieurs, mettre les infrastructures en place, les filières de maintenance, etc… Hors, dans 20 ans, en Europe, on aura perdu les 2/3 de notre niveau de vie global (bien sûr certains vont continuer de s’enrichir). On va pouvoir en faire du covoiturage. La démocratie sera morte de puis longtemps avant que ça n’arrive, même si pour l’instant on a su relativement gérer notre déclin (au détriment des pays du sud cependant). D’ici 2020 on aura perdu 45% de notre PIB. Et ça, c’est quasi certain car c’est du cour terme.

Ce qu’il faut retenir c’est que toutes les régions du monde vont être affectées, mais de manière diverses. Au sein de chaque région il y aura des disparités. Mais dans l’ensemble tout le monde va s’appauvrir, de manière étalée entre 2006 et 2016 (la Chine en dernier). Ensuite l’Afrique (avant 10 ans), puis la Russie (entre 2022 et 2048), pour l’Asie pacifique (2031) et le Japon (entre 2034 et 2038) vont atteindre un seuil de pauvreté ou il ne sera plus possible de nourrir leur population. Disons qu’on a une 20aine d’année avant ce seuil ou l’on comptera des centaines de millions de morts, dans le meilleur des cas. L’Afrique s’est révolté suite aux émeutes de la faim de 2008 qui n’était qu’un signe annonciateur. La situation a été calmée a coup de milliard (des pays du golfe notamment).

Ça permet de fixer les idées sur les limites du monde pétrolier. Si l’Inde réussit son pari sur le Thorium, il sera sûrement trop tard pour éviter les morts. L’appauvrissement n’étant pas aussi bien partagé que la croissance, même en Europe, ça va être très compliqué de tenir le temps qu’il faudra. Idem pour les USA mais ils s’en sortent mieux, d’autant que leur société supporte beaucoup mieux que nous les inégalités.

Encore une fois, ce n’est pas un exercice de prédiction à prendre au pied de la lettre mais les tendances lourdes.

Donc, je redis, conte tenu de ces tendances et de l’incompétence du président en fonction, je ne suis pas sûr du tout qu’il tienne ses 4 ans restants (env 25% de niveau de vie en mois à gérer, il va en falloir de la fumé pour berner tout le monde), surtout vu la mentalité du pays et vu que personne ne s’attend a ce qui se prépare et espère un retour de la croissance. Et cela sans compter des actions désespérées que certains gouvernement finiront pas tenter.

Les niveaux de pensée


“You cannot solve current problems with current thinking. Current problems are the result of current thinking.”
Albert Einstein

[[vous ne pouvez pas résoudre un problème actuel avec la pensée actuelle. Les problèmes actuels sont les conséquences de la pensée actuelle]]

Dans l’art de convaincre d’Aristote il y a 3 niveaux : ethos, logos, pathos [[éthique, logique, émotionnel]]. Aujourd’hui nous sommes beaucoup plus dans le pathos, à cause de l’appauvrissement du logos. Suite à de nombreuses discussions dans les forums de ci de la, et à la réflexion sur la méthode (pensée) systémique, à force de voir les idées des uns et des autres souvent déformées, et particulièrement simplifiées, caricaturées, il semble que l’on puisse classer les façons de penser.

Ces différents niveau de pensée sont au cœur même des affrontements idéologiques, voire même parfois leur raison. L’article "La réalité en marche" en est une parfaite illustration : on peut avoir différents niveau de lecture d’un même événement.

A priori ce classement que je proposes s’applique uniquement à l’axe "logos", on pourrait éventuellement mettre plusieurs niveaux dans le pathos et l’ethos, mais je n’y ai pas encore réfléchi.

Ce post n’est pas totalement abouti, c’est un sujet assez difficile et délicat, que je n’ai pas vu abordé ailleurs.

Voici une définition des niveaux de pensée :

  1. 0D, binaire : le bien, le mal, tu es terroriste ou tu ne l’es pas, l’immigration c’est bien ou c’est mal (pas de nuance).
    Ici tout le monde sait faire, sur tous les sujets.
  2. 1D, linéaire : mécaniste, si je hausse les impôts, je récole plus, ici on va mesurer, tu es plus ou tu es moins, ton compte en banque est plein ou pas, tu es riche ou pauvre, connu ou inconnu, ou un peu connu, etc…
    Ici tout le monde sait aussi à peu près, faire, mais on va perdre pas mal de monde sur certains sujets, exemple, l’immigration, les chiffres importent peu, ce qui compte c’est "le bien ou le mal" de l’immigration et non pas le  niveau acceptable de l’immigration.
  3. 2D, dynamique : cette fois on va s’intéresser à la dynamique des phénomène : la croissance, la diminution, la vitesse. Ex : le PIB, dette, chômage augmentent ou diminuent.  Du point de vue mathématique on utilise dérivées, intégrales, fonctions a seuil, exponentielles, hyperboles; utilité marginale, rendement décroissants, pourcentages, effet levier.
    La on va perdre pas mal de monde. Exemple : tuer un terroriste, si on en fabrique 2 autres au passage, ça ne sert à rien. Mais pourtant, dans la pratique on n’entends jamais ce genre de raisonnement. Ce qui compte ici ce sont les dynamiques concurrentes. Peu importe si a un moment il y a 1 méchant pour 10 gentil, si les méchants grossissent 2X plus vite ils finiront par être plus nombreux.
  4. 3D, systémique : boucles de rétroaction (ponzi), système organique, systémique, complexité, propriété émergente,
    La on a perdu presque tout le monde sur tous les sujets, sauf exception. Ici on considère les effets rebonds, l’évolution de l’espace des phases dans un système chaotique (imprévisible par essence), les dommages collatéraux, les dynamiques d’ensembles.
  5. 4D, holistique : hologramme (le tout est dans la partie et vice versa), résonance, synchronicité, subtilité cachée, tous les sujets et les acteurs sont liés, effet papillon, les lois structurantes universelles (auxquelles personnes n’échappe jamais)
    Ici il n’y a quasiment plus personne

Il faut bien comprendre une chose. J’emploie de terme de dimensions à dessin, car quand quelqu’un propose une explication, disons 3D, et qu’elle est lu avec une grille de lecture 0D, alors toute la subtilité, en est perdue. Je reprends l’exemple du sujet de l’immigration :

  • en 0D : c’est bien ou c’est mal. Point. Après on peut justifier : "chacun chez soi" ou bien "le racisme c’est mal".
  • en 1D : on regarde les chiffres, il y a trop d’immigrés ou pas assez, sans que ce soit bien ou mal, mais juste nécessaire ou utile, ou l’inverse nuisible
  • en 2D : on regarde l’évolution des chiffres, la dynamique dans le temps, on anticipe les futurs problèmes : la délinquance augmente trop, ils pourraient faire basculer les votes s’ils deviennent trop nombreux, de plus en plus de revendications et de lois communautaristes, balkanisation
  • en 3D : on regarde la dynamique et les répercussions sur l’ensemble de la société, les dommage collatéraux, qui en profite, qui est perdant : les effets sur la chute de niveau de l’école publique, le manque de modernisation, l’image du pays à l’étranger, les effets sur les pays d’émigration, quelle est la fonction de l’immigration, l’homéostasie de la nation, etc…
  • en 4D : on regarde le tableau d’ensemble, en mettant sur un pied d’égalité dans une même dynamique parce que soumis aux même "lois structurantes", l’immigré/nationaliste/gauchiste/élitiste

Évidement, c’est assez pénible pour quelqu’un qui pense en 2D (par exemple) de discuter avec quelqu’un qui se limite à la 0D. C’est pourtant très courant sur les forums.

D’une manière générale, pour résoudre un problème, selon le niveau de pensée, ça donne ce genre de choses :

  • en 0D : on choisi un camp, c’est très simple : c’est toujours celui du bien contre le mal, et on est toujours du bon coté, ce qui est rassurant.
  • en 1D : on renforce tel ou tel aspect, prends une loi, plus de ceci ou de cela : si l’Europe à des problèmes, c’est qu’il faut plus d’Europe. Trop d’insécurité ? plus de prisons ou de propagande anti-"sentiment d’insécurité". Très simple la aussi. Pas de place au doute.
  • en 2D : on doit déterminer un facteur sous-jacent qui guide l’évolution d’une tendance. Avec une analyse poussée ou peu trouver une solution. Les retraites ne seront pas payées ? on fait augmenter la natalité (immigration) plus vite que les retraites ne prennent du poids. Déjà plus compliqué, il a fallu anticiper les évolutions et trouver une solution indirecte.
  • en 3D : on doit trouver comment les variables s’articulent entre elles et sur quels levier jouer simultanément pour influencer le cours des choses, il faut en général des solutions globales (un peu de ceci et un peu de cela de manière coordonnée). Ici le pensée analytique ne suffit plus, il faut une pensée analogique(systémique). Faire baisser le chômage ? ce n’est pas simple, car il faut toucher a la fois les impôts, les cotisations, la compétitivité, les flexécurité et donner un "cap" à la nation, il faut que ça aie un sens a priori.
  • en 4D : il n’y a pas de solution "logique" au problème, il faut le transcender, utiliser son intuition, voir au delà. La solution n’a souvent que peu de rapport avec le problème, mais comme tout est lié … ça fonctionnera. On a l’impression que c’est magique. Le sens est donné à posteriori. Il faut la foi, c’est à dire, avancer sans savoir, sans le mental rationnel, ni même analogique. C’est le supramental d’Aurobindo. C’est la pensée holographique.

Chaque niveau de pensée est utile. Il ne s’agit pas ici de stigmatiser ou de tout voir en 4D parce qu’on est "un saint" (ce qui serait une pensée 1D d’ailleurs). Parfois le 0D est très utile : si vous êtes agressé dans la rue, vous vous préservez, point. Après coup, si ça vous amuse vous pouvez passer en 4D et vous demander qu’est-ce que l’univers à essayé de vous dire, mais pour cela, il faut être vivant. Chaque niveau de pensée demande un effet de plus en plus important, du temps, de l’investissement (cf les biais cognitifs). Donc, il vaut mieux toujours utiliser le niveau de pensée le plus rudimentaire tant qu’ils est suffisant. Mais c’est bien de savoir aussi monter d’un cran si nécessaire.

Aujourd’hui la crise économique nous oblige à passer au minimum en 3D, voire en 4D. (C’est la démarche que ce blog proposes et qui établi petit à petit une sorte de continuum entre la vie de tous les jours,  l’économie et le yoga).

Chaque niveau de pensée s’apprend, et s’enseigne, et dispose d’une méthodologie pour ne pas faire n’importe quoi. La vie se charge du 0D. Le 1D et le 2D, c’est l’école. Le 3D n’est pas vraiment enseigné nulle part. Certains chercheurs et universitaires l’utilisent et le formalisent toute fois. Le 4D, c’est un peu le but (avec des succès très relatifs) des religions. Pour chaque niveau il y a une méthodologie correcte et des sous niveaux de subtilité, même pour le 0D : il y a ce qui est bien et ce qui est mal, mais il y a les bonnes manières de lutter contre et les mauvaises !

Il serait aussi intéressant de voir comment une idée "voyage" entre les différentes dimensions, les chemins qu’elle peut parcourir ou non. Ça, c’est le sujet des sociologues, des neurologues, des psychologues, et surtout des politiciens et des experts de la communication / marketing. C’est le sujet majeur de la guerre cognitive dans laquelle nous sommes plongé, ou G4G [[guerre 4ème génération]], et que les tenants de la conspiration tentent d’analyser. C’est important pour comprendre le monde actuel et sa richesse. J’y reviendrais.

Chypre : La blogosphère s’affole


Nouvel épisode aiguë de la crise avec l’annonce surprise de la Troïka d’aller piocher sans vergogne dans l’épargne des gens. C’est culotté, surtout de la part de gens non élus. Remettre en cause le droit de propriété, le fondement le plus profond de notre société, c’est très très grave. On touche à du sacré la (du point de vue économique).

Sur la blogosphère, c’est l’affolement. Tout le monde crie au bankrun. On verra bien ce qui se passe lundi. Il est bien évident que si bankrun il y a, alors il sera stoppé, c’est à dire "bank holliday", les banques fermeront le temps que la situation se calme.

Mais même s’il ne se passe rien, la méfiance sera la pour longtemps. Le mal est fait.

Est-ce que ce sera le début de la fin de l’Euro ? Nous verrons. J’ai plutôt tendance à croire que ce sera suite à une élection politique qui "tourne mal" (du point de vue européiste) mais il est impossible de savoir ce qui fera basculer la situation. En tout cas, en Grèce, Portugal, Italie, Espagne ils ne doivent pas beaucoup rigoler. En France, pour l’instant l’illusion est encore relativement maintenue. A priori ce devrait être vers l’année prochaine qu’on fera officiellement partie des pays du sud (et donc que nos taux vont monter en flèche).

Toujours est-il que avoir le plein dans la voiture, et un peu de cash pour voir venir et quelques réserve de nourriture pour le pire des cas n’est pas forcément une mauvaise idée. On ne sait pas jusqu’où ça peut aller. La colère, la frustration, la méfiance n’ont pas le temps d’être calmé entre les épisodes, et ils s’accumulent. Si ce n’est pas cette fois, ce sera la suivante. Mais ne vous y trompez pas, d’une manière ou d’une autre, il se passera des choses difficiles.

J’ai expliqué en long en large et en travers pourquoi il n’y a pas de solution simple à cette crise (il faut choisir la moins pire). J’ai expliqué que le problème, ce ne sont pas les banques, mais les dépôts des gens (épargne, assurances vie, retraites, fond de pension, etc…). C’est ni plus ni moins ce qui se passe. C’est le système de rente (au sens large) qui en menacé.

Et c’est loin d’être fini, même si a écouter les politiques, c’est tellement fini que ça n’a jamais commencé ! Quelle bande de charlots, ils ont tout fait pour ne pas être crédible. 5 ans à répéter inlassablement qu’il n’y a pas de crise, qu’elle est derrière nous, que les problèmes qui n’existaient pas hier sont réglé aujourd’hui ! Ils sont dépassé, affolés. C’est tout. Ça craque de tous les cotés. Le Mali c’est pareil, après avoir armé les Lybiens contre Kaddhafi, maintenant, on doit se battre contre nos propres armes au mali. Et que fais-t-on en Syrie ? Exactement la même chose. Donc, la encore, ce sera pareil, ça se retournera contre nous. Parce qu’ils ne comprennent pas ce qui se passe, les enjeux historiques. Ils sont dans le tactique au lieu d’être dans le stratégique. Ils ne voient pas les coups suivants, les conséquences.

Bref, pour faire simple : chaque fois qu’ils vont quelque part résoudre un problème vous pouvez être sûr que ce problème reviendra 2X plus fort quelques temps après. On en est la.

En attendant que …

La complexité – le brouillard cognitif – la réponse citoyenne


Le nouvel avion ultra moderne américain, le F35, dont on pouvait suivre les péripéties sur DeDefensa est un fiasco. Malgré les millions de dollar, ils n’ont pas réussi a concevoir et faire voler cet avion. Incroyable mais vrai. L’avion est trop complexe, mais l’administration militaire et les nombreux sous-traitants aussi !

Nous vivons dans un monde extrêmement complexe. Je pèse mes mots, cette complexité dépasse l’entendement. C’est à dire qu’il n’est plus humainement possible de s’y retrouver. C’est l’un des facteurs structurants de la crise (qui n’est malheureusement que très rarement cité ou analysé). Pour "décomplexifier" je vais prendre quelques exemples, mais on pourrait les multiplier. Je parler d’économie, puisque c’est l’un des sujets du blog, d’informatique car nous sommes sur le net, et donc, tous concernés, et le droit (qui est un domaine non défriché en ce qui me concerne), et je vais esquisser une réponse, en prenant l’angle survivaliste (on pourrait en prendre d’autre).

Pour mieux comprendre, je vous invite à lire l’évolution du métier de comptable dans les multinationales, témoignage publié chez Olivier Berruyer.

L’économie

Sujet que je connais maintenant un peu. J’estime, selon mes critères personnels, avoir atteint le "niveau 1", c’est à dire, disposer des outils conceptuels de base, connaître les grandes lignes de l’histoire de l’économie. Je sais comment fonctionne la création monétaire, a quoi sert une banque, lire un bilan comptable, ce que cache l’endettement d’un état (le problème ce n’est pas la dette en elle même mais ses collatéraux), les facteurs sous-jacents de l’économie (énergie, technologie, compétitivité, mentalité, acquis sociaux). Cela me permet de décrypter l’actualité, d’anticiper les évolutions (pas toutes mais les grandes lignes), de voir les limites des "experts" ou leur parti pris. Mieux, cela me permet de comprendre les luttes et les souffrance d’à peu près toutes les classes sociales, même si je tape parfois sur certaines.

Cela me permet de me rendre compte du niveau déplorable des gens en général (et donc du mien). Ce n’est pas un reproche, c’est juste un constat. J’ai mis beaucoup de temps et d’effort pour comprendre. Mais je vois bien que les gens (chacun son métier) fonctionnent par "idées reçues" (et donc moi aussi dans d’autres domaines). Ils n’ont pas les moyens de réfléchir par eux même sur les sujets économiques. Par exemple, parfois lors des discussions, les gens sont bien sûr inquiets. On a en général deux attitudes : les pessimistes, et les optimistes. Aucun des deux ne peut réellement justifier de son avis, si ce n’est par des idées reçues. Pire, si on leur demande quoi faire, certains vous diront "acheter de l’OR", d’autres "investir dans des terrains", etc… mais aucun ne peut réellement justifier par rapport a un contexte pourquoi tel ou tel choix. C’est le brouillard total.

Du coup, il est facile pour ces personnes d’avoir des certitudes. Parce que quand on réfléchit a tel ou tel placement, refuge, on s’aperçoit très vite qu’ils dépendent de facteurs exogènes (sur lesquels on n’a aucune emprise) dont on ne peut pas anticiper les évolutions. L’OR par exemple va dépendre des choix politiques. L’immobilier c’est bien, sauf s’il y a une guerre, la on peut tout perdre (au contraire du mobilier ou de l’art qui est plus sûr et qui est un refuge traditionnel pour les élites, mais il faut s’y connaître). Etc…

L’informatique

Dans ce domaine tout particulièrement les gens subissent. Ils prennent ce qu’on leur donne. Combien sont capable de s’auto-héberger, monter un LAN, ou programmer ce dont ils ont besoin ? Qui connaît les bases de l’informatique (variables, boucles, fonctions, structures), ou du réseau (les 7 couches ISO) ? Qui sait écrit un script ? Mais pire, qui est capable de faire un choix éclairé de logiciel ou de matériel ? Comment s’y retrouver dans le dédales des licences, et des différentes versions d’un logiciel. La plupart ne connaissent les logiciels libres que par oui-dire. Ils ne savent pas la philosophie qui les sous-tends, ni ce qu’est un hackeur (un vrai), sans parler de l’histoire de ces mouvements et de leur importance. Qui sait par exemple qu’on doit le Wifi aux hackeurs ? La plupart des gens ne savent même pas utiliser correctement les logiciels qu’ils emploient, en dehors de quelques fonctionnalités de base. Typiquement les suites bureautiques sont des outils très puissants que souvent, même les professionnels  de l’informatique maîtrisent mal.

On pourrait se dire "et alors ? on s’en fiche !", pourtant, cette ignorance généralisée profite bien à de nombreuses sociétés qui se font des milliards sur le dos des gens, et qui parfois poussent le bouchon jusqu’à empêcher l’émergence d’alternatives. Si vous saviez le nombre de "saloperies" que Micro$oft à fait pour bloquer les logiciels libres qui le concurrencent, et qu’il continue de faire ! (cf UEFI pour le dernier avatar)

Pire, c’est bien à cause de ce manque de compétence technique et de discernement que la société de la surveillance se met en place. Des société comme facebook jouent sur l’ignorance et la naïveté des gens pour avancer dans ce domaine. Elles tentent de verrouiller le net tout entier (via les boutons likes qui sont une bonne idée, mais aussi un cheval de Troie très habille). Apple est la spécialiste du marché captif sous prétexte de vendre du "luxe" (luxe et masse c’est juste antinomique mais bon, passons).

L’incompétence généralisé laisse la place a des grandes multinationales qui centralisent tout ce qu’ils peuvent, avoir de prendre le contrôle d’un marché. Internet à débuté en France grâce a des associations de hackeurs qui faisaient office de FAI. Il y en avait un myriade. Mais ils ont été progressivement évincés par les gros FAI, qui sont maintenant au nombre de 4 et qui s’entendent entre eux (sauf Free). Du coup, si le gouvernement veut contrôler Internet, c’est très facile, il va voir les patron de SFR, Bouygues, FT et numéricable et leur dit ce qu’il doit faire. Avant, c’était impossible. Voila ce qu’on y perds.

Le droit

Autre exemple, le droit. Sans parler du mille feuille administratif et de la complexité française en la matière qui rends le droit totalement illisible et indigeste, plus personne n’a même les bases. Moi même d’ailleurs je n’ai aucune idée de par ou commencer pour apprendre. Il y a le droit du travail, le droit pénal. On ne sait même pas quels sont nos droits et nos recours en matière de légitime défense. Et ce n’est qu’un aspect. Si vous regardez au niveau du droit international, ça se complique très vite. Mais en fait, sans aller jusque la, on ne sait même pas comment fonctionne précise le droit de la propriété privée… et on n’imagine pas les différences qui existent avec les autres pays. Le droit italien n’est pas le même que le notre sur les principes même.

Un exemple : l’affaire casse toi pauv’ con qui montre comment une simple injure prends des proportions gigantesques et montre la complexité de notre système législatif (Anne-Marie Le Pourhiet):

Droit positif, pyramide des normes, lois organiques, droit de la mer, bloc de conventionnalité, décret, arrêté, circulaire, droit mondialisé

Pourtant ce sont des outils qui peuvent servir dans la vie courante, ne serait-ce que pour négocier, ou pour tous les petits conflits du quotidiens, quels sont nos recours, quelles sont les démarches correctes à faire, comment gérer son patrimoine… et si on veut aller plus loin optimisation fiscale, etc… Des choses très concrètes et bien utiles.

A un autre niveau, nous ne savons quasiment rien des traités internationaux, de leurs enjeux, de leurs impacts sur nos vies. J’ai découvert récement que l’essentiel des lois françaises découlent maintenant du droit européen. Que l’état et les hommes politiques n’ont quasiment plus de pouvoir. Et pourtant nous continuons de les élire alors même qu’ils ne sont plus représentatifs. Et pourtant, quand je discute avec les gens, ils continuent de politiquer sur les élections, les présidents, les partis … comme si ça avait encore la moindre importance. Les enjeux sont ailleurs. Et la dessus nous avons au minimum 30 ans de retard.

Les nouvelles techno

Reste maintenant le pire en terme de complexité : nous sommes en train de nous faire larguer. Par les machines qui font de plus en plus de tâches humaines, par la science qui invente de plus en plus des "truc de ouf". A l’heure d’Internet se développe un prolétariat cognitif, abreuvé d’imbécillités et de futilités, drogué au narcissisme des réseaux sociaux, alors même que les spécialistes explorent des territoires vierges et font des découvertes stupéfiantes. Citons les technologies BANG (bits, atoms, neurons, gènes) ou NBIC (neuro, biologico, informatico, congnitives). Les découvertes sur le cerveau, les manipulations génétiques, les progrès de l’intelligence artificielle, et les nano technologies créent un fossé de plus en plus grand entre la vie courante, les capacités de compréhension du monde et ce qu’on peut faire dans les labos, et demain, dans nos maisons.

Je reprends l’exemple du plastique : il n’est pas un soucis chez nous, car on sait que ce n’est pas bio-dégradable, et qu’on a déjà des infrastructure pour gérer nos déchets, mais en Afrique, c’est une catastrophe car ils sont habitués a jeter dans la nature ce qui ce recule "naturellement".

Conséquences

Cela à deux conséquences majeures : la création d’élites corporatistes. Quand vous maîtrisé tel ou tel domaine, vous avez un avantage concurrentiel sur les autres. Si vous êtes bon en économie, vous pouvez profiter de cet avantage pour mieux investir, gérer votre capital, patrimoine, etc… Si vous êtes bon en informatique, vous aurez quelques avantages en terme de vie privée. Si vous êtes bon dans le deux ? et bien vous serez financier et très riche ! Si en plus vous vous associez avec des gens du droit, alors vous pouvez aller très haut (cf JP Morgan & Golman Sachs). Mais même eux ont des lacunes, des talon d’Achille, dans ce cas précis, ce sera des notions de physique, de géologique (l’entropie par exemple, ou le rendement énergétique).

D’une certaine manière, on pourrait dire "c’est le jeu ma pauvre Lucette". Bien entendu ce coté darwinien peut gêner. D’autant plus qu’une société ne peut pas être trop inégalitaire sous peine d’être disfonctionnelle. C’est la nature humaine.

Mais le plus dangereux, la deuxième conséquence, c’est que dans cette société d’experts, tout le monde "croit savoir", mais personne ne comprends plus rien. On ne peut plus, comme Diderot en son temps, tout connaître, ni même avoir un esquisse générale. Le monde est devenu trop complexe. Non seulement il y a trop de domaines à maîtriser, mais en plus, chaque domaine est une vraie jungle, avec des églises, des controverses, des à priori, des tabous, des angles morts. Il devient quasi impossible de prévoir à l’avance les répercussions de telle ou telle décision. Du coup, on fait du coup par coup, de la politique de l’autruche, du court termisme, car on ne peut pas faire autrement. On s’en remet a des experts, mais il n’y a aucun certitude que l’expert en question soit "le bon expert", celui qui donnera le bon conseil. Il n’y a pas d’expert sur les experts.

Cette situation provoque : confusion, perte du bon sens, méfiance généralisée, sournoiserie, et de nouveaux types de dirigeants qui n’ont plus aucune vision historique. Ils gouvernement a l’applaudimètre. L’exercice du pouvoir est un show permanent. L’enjeu, le vrai, pour eux est unique : maintenir l’illusion qu’ils ont du pouvoir, une influence. Ils n’ont plus aucun autre pouvoir que celui de s’y maintenir. On frôle l’absurde.

Le survivalisme comme réponse ?

Et donc ? Tout ça pour ça ? Tous ces millénaires à construire une civilisation pour en arriver la ? pour que ce soit encore pire ? être face à des prédateurs encore plus dangereux et vicieux que ceux de la nature ?

On peut demander à l’état de nous protéger. Ce qui en soi est un aveu de faiblesse, ou de paresse. Ou bien on peut se prendre en charge soi même, ce qui allégera d’autant le fardeau des autres.

La chose la plus importante que je souhaite dire c’est : selon c’est possible de décomplexifier. A titre personnel du moins, je pense l’avoir fait pour l’économie, qui n’est pas un sujet facile. Donc, je pense qu’on peut le faire. J’ai récemment vu une amie dans un dédale administratif, fiscal, légal pour une question d’héritage qui se passait mal. Hors, elle avait des fondamentaux juridiques (savoir quel sont les principes du droits, les recours, les instances qui peuvent nous aider), et sans être une spécialiste elle a pu tenir tête a des hommes de lois. Je pense donc qu’il existe une sorte de "corpus de connaissance" utiles dont le ROI (retour sur investissement) est maximal. C’est à dire que le gain qu’on en retire est maximal par rapport a l’effort investit.

C’est ce que j’essaye d’établir au fil de l’eau sur ce blog, même si c’est un peu "noyé" dans la masse, car c’est un carnet de bord, pas une synthèse.

A mon sens, la démarche survivaliste découle d’une recherche d’indépendance, d’autonomie et de résilience. Il s’agit donc de se ré-approprier les outils et les moyens de vivre et survivre dans un environnement de plus en plus agressif, mais aussi et surtout, de faire en sorte qu’il ne le devienne pas plus. Le survivalisme à une double optique :

  • être capable de surmonter un épisode d’effondrement, de perte de la normalité
  • assurer (ou rétablir) la continuité d’une société sur des bases solides : le citoyen responsable et libre

Pour cela, c’est a chacun de travailler à s’élever. Car de ce travail naît a la fois la liberté (quand on a les outils pour ne pas dépendre des autres) et la responsabilité (c’est en "faisant" qu’on prends conscience des conséquences).

Il y a quelque chose d’intemporel dans cette démarche, qui vise à déterminer les outils matériels, émotionnels et intellectuels qui peuvent servir quelque soit l’époque et le contexte. Savoir négocier avec une tierce partie, savoir nouer des alliances, savoir se défendre (physiquement, émotionnellement, intellectuellement), savoir se faire partie d’une communauté, savoir se nourrir, connaître son environnement, savoir se loger, etc…

Connaître les principes du droit par exemple, ça peut servir aujourd’hui en situation normale, mais ça peut servir demain, entre BAD (base autonome durable) pour négocier un traité ou une alliance. Les outils du droit international sont très intéressants. Ils n’ont pas été inventés pour rien : comment gérer l’extraterritorialité, etc…

La plus grosse difficulté a mon sens c’est de s’y retrouver dans cette jungle de savoir/connaissance. Il y a très peu de pédagogie dans ce qu’on peut lire sur Internet. Il faut beaucoup chercher, réfléchir, comprendre, comparer, synthétiser pour obtenir quelque chose de vraiment utile.

Le survivalisme peut être une réponse a l’infantilisation que notre société induit. C’est aussi un retour vers la simplicité. Si c’est trop complexe, ce n’est pas gérable, et c’est la qu’on perds tout pouvoir réel. Ce qui est simple peut s’anticiper, se réparer, se partager.

Il y a bien sûr des groupes de survivalistes neuneus paranos qui jouent à la gueguerre en s’imaginant être les rambos d’un futur a la mad max. Il y a des imbéciles partout. Ceci dit, on peut s’amuser aussi un peu. Mais ce quie j’aime dans le survivalisme c’est qu’au contraire du populisme il ne recherche pas de solutions à l’extérieur, il n’exige pas des autres des réponses. On se prends en charge comme un grand au lieu d’aller pleurnicher un peu plus fort que le voisin pour obtenir quelques miettes. Le survivalisme consiste à s’extraire de cette société de mendiants (dont les ponctionnaires sont les champions avec leur morale différenciée).

Assurer son indépendance énergétique est un exercice très formateur par exemple :

  • vous allez devoir trier entre le superflu et le vital
  • vous allez comprendre les difficultés de ceux qui doivent le gérer à votre place
  • vous allez apprendre, et (re)découvrir tout ce qui va avec : les erreurs, l’effort, la persévérance, le discernement, la responsabilité, la gestion du risque
  • vous allez voir le coût réel et comprendre beaucoup de magouilles
  • vous allez rencontrer des gens, découvrir des choses insoupçonnées
  • vous allez voir les limites, le raisonnable, et la différence entre théorie et pratique
  • vous allez cesser de tout attendre des autres, de croire que tout est un dû, et même au final, la joie de partager vos acquis

On pourrait résumer en un mot : humilité.

C’est pareil avec l’indépendance alimentaire, ou l’hygiène, la médecine, le sport, etc… Ces exercices sont très sains pour forger le caractère, pour gagner en assurance.  Et cela ferait le plus grand bien à nos gouvernement d’avoir plus de gens mature. Gérer une immense cour de récré ne doit pas être de tout repos tous les jours.

PS : dernier chose, la complexité n’est pas la même chose que le "facteur tierce". Le facteur tierce est très simple, mais imprévisible. La complexité est au contraire prévisible. Mais les deux sont angoissant pour notre mental rationnel car il lui échappent tous les deux.

Le contrôle


Petit détours pour faire des liens entre le micro et le macro, l’individuel et le collectif, l’économique et le quotidien. Je fais une digression qui sera utile dans les sujets à venir.

"ce qui est en haut est comme ce qui est en bas". Pour comprendre la situation actuelle il faut pouvoir prendre du recul par rapport a notre mentalité collective, par rapport à nos réflexes de pensée les plus profonds.

La plupart des choses que nous construisons servent a contrôler : une maison sert a contrôler la température, une voiture sert a contrôler la vitesse, une arme sert a contrôler une personne. Etc…

La crise actuelle trouve ses racines dans notre besoin maladif de contrôle, de sécurité.J’insiste, besoin maladif. Le contrôle en soi n’est pas mauvais par essence.

Le contrôle et son corollaire le pouvoir est une des caractéristiques de notre société et de nos vies. Le contrôle imprègne tous nos gestes quotidiens, et même nos pensées. Nous dépensons énormément de temps et d’effort a essayer de "contrôler" tout ce qu’on peut. C’est pour cela que somme si friands du CDI, que nous planifions nos WE et nos vacances, que nous élisons des gens, que nous écrivons des lois et fabriquons des prisons, des hôpitaux,etc… Tout cela permet de contrôler la maladie, la violence, l’incertitude, l’insécurité, etc…

Au final, ce sont nos émotions que nous cherchons à contrôler, par le biais de l’emprise sur l’extérieur (en grande partie illusoire), au lieu de la maîtrise de nous même. (Tiens on dirait presque un discours yogique ! lol)

Le contrôle est ancré profondément en nous.

Le contrôle a un rapport avec nos limites propres. Notre soif de contrôle nous aveugle souvent quand à nos limites. J’ai recensé plusieurs sortes de limitations, que je résumerais par ces mots tout simple :

  • je ne sais pas, (ou je ne suis pas sûr)
  • ça me dépasse,
  • je m’en fiche, (je pourrais sûrement mais je n’ai pas envie)
  • je me suis trompé.

Avouer nos limites est tabou notre société du contrôle. Vous remarquerez que rares sont ceux qui disent l’une de ces petites phrases. Pourquoi ? Parce qu’on avouerait qu’on peut perdre le contrôle. Et ça, ça ne rassure pas les gens en face ! D’où la course au contrôle.

Combien de discussions seraient rapidement réglées si nous nous contentions de dire "je ne sais pas vraiment / je me suis peut-être trompé / je crois que, mais sans certitude". On peut aller plus loin et identifier les émotions qui sont derrière (j’ai peur que / je suis angoissé par / j’ai besoin d’être rassuré pour / etc…).

Le contrôle c’est le symptôme du manque de confiance : confiance en l’autre (dimension spatiale), confiance en l’avenir (dimension temporelle).

L’économie a besoin de confiance. Le contrôle donne une forme de confiance. Plus nous nous faisons confiance, plus nous sommes efficace, car la méfiance coûte cher (très cher). La confiance naît des règles collectives que nous nous donnons (et que nous respectons). L’état en tant que garant de ces règles, est le pilier de la confiance. Pilier étatique pourtant attaqué de nos jours : l’Europe se pose en rivale des nations.

L’usure, comme je l’ai expliqué, est un système de contrôle qui naît du manque de confiance mutuel entre agents économiques.

Le pouvoir donne le contrôle. Nous cherchons à contrôler la nature autant que notre nature. Nous supportons mal que les choses nous échappent. Pourtant, elles le font et le feront toujours, comme je l’ai expliqué. Notre propre cerveau nous échappe.

Le yoga nous apprends le lâché prise. Non pas pour abandonner le contrôle, mais pour l’équilibrer. La maîtrise de l’énergie sexuelle n’est rien d’autre que ça : trouver l’équilibre entre contrôle et lâché prise, en l’apprendre par l’intermédiation du corps. L’apprendre à nos cellules même, au niveau le plus profond de notre être !

Je voudrais faire une analogie entre le contrôle au niveau "micro", c’est à dire, cellulaire, et au niveau macro, collectif, l’économie. La sexualité primaire masculine est maniaco-dépressive par essence. Quand l’envie nous tenaille on est en phase maniaque, et si on parvient à se soulager, on passe en phase dépressive. Notre économie fonctionne sur les même cycles, avec alternance de phase manique (la victoire contre le communisme et l’euphorie qui s’en est suivie) et dépressive (la crise actuelle). L’un reflète l’autre, et c’est assez logique en fait.

Dans le yoga nous apprenons à sortir de ces cycles, a les transcender, par la maîtrise de l’énergie sexuelle, ce qu’on va nommer l’homme multi-orgasmique, mais qui en réalité est bien plus que cela. Pour y parvenir, il n’y a pas de secret, c’est ce que qu’enseigne le yoga : la bienveillance, l’honnêteté, la persévérance.

Ce sont les yamas et niyamas (pour ceux que ça intéresse):

  • Yamas (Contrôle, contraintes)
    Ahimsa / Non violence
    Satya / Vérité
    Bramacharya / Continence
    Asteya / Vol
    Aparigraha / Absence de Convoitise-Corruption
  • Niyamas / Observances
    Saucha / Pureté
    Santocha / Contentement
    Tapas / Austérité
    Swadhyaya / Etude
    Ishwara pranidhana / Dévotion

Le bouddhisme propose sensiblement la même chose avec sa voie du milieu, l’octuple sentier :

  • vision juste
  • pensée juste
  • parole juste
  • action juste
  • profession juste
  • effort juste
  • attention juste
  • concentration juste

Il ne s’agit pas de morale religieuse, mais d’efficacité biologique. Le yoga (unité) vise à être en accord avec soi même et en harmonie avec l’environnement. Sans cette unité intérieure, il n’est pas possible de parvenir à sublimer l’énergie sexuelle. Elle s’accumule, provoque des tensions, des conflits intérieurs. Pour qu’elle circule bien il faut être détendu, relaxé, bien dans sa peau. Comment y parvenir en mentant, en trichant, en manipulant ? Le seul moyen c’est d’être celui qu’on est. Ce n’est pas de la morale, il ne s’agit pas de correspondre à une image d’Épinal. Quand on est en colère, on est en colère : Faire semblant d’être tolérant, doux, non violent, c’est juste tricher. Si on n’est pas généreux, on ne l’est pas. Point. Il ne s’agit pas d’aller s’inventer des excuses ou de faire un concours pour battre mère Thérésa. Être ce qu’on est n’est pas facile, c’est s’accepter avec ses qualités et ses défauts, et surtout ses limites.

On comprends aisément que si nous ne parvenons pas à le faire à titre individuel, nous n’y arriverons pas a le faire au niveau collectif. D’ou, toutes les dérives qu’on peut voir actuellement, au niveau économique, politique, sociétal. En même temps, comment reprocher aux autres ce qu’on ne parvient pas à faire soi même ! C’est une leçon d’humilité et de tolérance.

La France, maillon faible de l’Europe


A mon avis, ce n’est pas l’UK qui menace l’Europe avec son référendum, mais la France. Tant que le couple France-Allemagne fait bonne figure, ça ira. L’Allemagne n’est pas le danger pour l’Europe, c’est nous. Car des 2 piliers, on est celui qui est en train de flancher.

GoldmanSachs propose de baisser les salaires de 30% en France. C’est logique, vu que la France ne peut plus dévaluer sa monnaie, elle devrait donc en principe dévaluer les salaires. Faire comme la Grèce en somme.

C’est ça ou finir par tuer l’Euro de toute manière a cause des déficits commerciaux qui s’accumulent de l’endettement insoutenable (d’autant plus que la croissance c’est fini). L’état s’endette à notre place. Même si nous à titre personnel on gère bien notre porte monnaie, l’état dépense, et nous envoies la facture. Et comme en France à s’est laissé aller à une dérive étatique, ou l’état se mêle d’absolument tout sans que le principe même ne choque personne, les fonctionnaires ont les coudées franche pour augmenter tous les impôts qu’ils veulent, faire toutes les règlements débiles pour nous contraindre à payer toujours plus.

On est pas compétitif face à l’Europe du nord. On a le méga boulet de l’immigration qui plombe les comptes (sécurité, social, urbain), la compétitivité, et l’éducation. On n’a pas de pétrole. On a le papyboom et tous les retraités qui se voient déjà avec leur 4 voyages autour du monde payés par les quelques jeunes qui ne sont pas au chômage, et on a des fonctionnaires en lévitation, bien mieux payés que dans le privé, sans compter la garanti de l’emploie (ils doivent être les seuls à pouvoir profiter des taux bas), le droit de grève, et puis sans oublier les syndicats. Plus tous les subventionnés plus ou moins directement (via niches fiscales).

Donc, 2 solutions, soit on casse la solidarité en France, et on baisse les presta sociales, on laisse les boulets a leur triste sort. Soit on fait baisser tout le monde. Soit on sort de l’Euro.

Ou bien on pourrait casser le clientélisme aussi. Mais ce n’est même pas envisageable : tous ces généreux ponctionnaires de gauche avec l’argent public, il ne faut surtout pas toucher à leur privilèges qui coûtent tant à la communauté. Surtout pas pour aider les plus faibles qu’eux ! Il n’y a que les méchants du privé qui doivent trinquer, ces affreux capitalistes qui produisent et polluent dans leurs usines. Bref, c’est pour dire que la mentalité et le niveau de bêtise des gens est trop grand pour que le pays puisse être réformé intelligemment.

Pour moi, il est clair que l’avenir de l’Europe se joue en France, en ce moment. Et je pense que ce sera l’enjeu des prochaines élections présidentielles, si jamais ça tient jusque la. Hollande est en train de tuer le pays. Toutes les forces vives sont en arrêt.
Parce que la, sans le retour de la croissance, avec l’explosion de la bulle immo, plus la politique calamiteuse de la gauche, l’exaspération des partenaires européens, la France devrait être au pieds du mur d’ici peu.

Vu que l’Europe, c’est France+Allemagne. On est le maillon faible.

Personnellement, je n’aime pas le projet Européen. C’est une machine à pondre des texte de lois et à distribuer des subventions qui pervertissent les marchés. Tout ça au nom d’on "c’est ça ou c’est la guerre". Donc, si on finit par sortir de l’Euro, je ne verserai pas de petite larme. Mais il faut bien comprendre que l’Euro n’est pas le véritable problème dans le fond.

Le problème c’est qu’on est en train de devenir un pays du tiers monde, à petit feu. On vit sur notre gloire passée. Sur notre réserve d’or, notre aura nucléaire, la qualité de nos ingénieurs et chefs d’entreprises qui sont prisés dans le monde entier. Mais tout ça est bien fragile.

La perte de transcendance, la nouvelle religion et son clergé


Notre société est malade de sa transcendance. Les autres problèmes finalement n’en sont que le reflet. C’est notre identité même qui est touchée, le sens qu’on donne à nos vies.

Définition

Suite à un article très pertinent (dont je conseille la lecture) comparant les fonctionnaires d’aujourd’hui au clergé d’antan, j’ai réfléchi à ce qu’est la religion (maçonnique) actuelle :

  • son clergé : les fonctionnaires
  • ses missionnaires : les journalistes
  • son paradis : le consumérisme
  • sa morale : l’universalisme
  • son péché originel : la Sh0@h
  • son dogme : le progrès
  • son dieu : l’argent
  • son Satan : le fascisme
  • sa repentance : l’immigration

Le besoin de transcendant, c’est à dire d’un idéal "plus haut" a atteindre semble inhérent à la nature humaine, c’est même le principe qui organise nos sociétés et qui dicte nos lois économiques in fine. Le transcendant est un besoin de l’homme, il lui permet de s’oublier, et surtout de supporter la souffrance. Il permet même de lui donner un sens : on accepte de souffrir pour obtenir un mieux être plus tard.

Chez nous le progrès ne se discute pas, c’est "bon", c’est un fait, c’est une évidence, et nous devons tous le souhaiter, y travailler, nous sacrifier pour lui. Tout ce qui est progrès est bon par nature :

  • la mariage homo est un progrès
  • l’immigration est un progrès
  • l’Europe est un progrès
  • la croissance économique est un progrès
  • l’universalisme est un progrès
  • une voiture avec toujours plus d’électronique et de gadget est un progrès,
  • les acquis sociaux sont un progrès (et non un avantage de caste),
  • etc…

Ce n’est au final qu’une version plus évolué de Totem et Tabou. Le Totem était l’identité symbolique de la tribu. Les tabous sont les lois, les interdits, les 2 premiers étant l’inceste et le cannibalisme. Nos tabous en tant que société sont nombreux. Par tabou j’entends ici que si vous n’en parlez pas en public de la manière attendue, vous risquez de perdre gros, voire votre travail. On ne peut pas être dissident sur les sujets suivants (ou difficilement) :

  • la mort
  • le racisme
  • le 11 septembre
  • la Sh0@h (il y a une loi, c’est dire)
  • le SIDA
  • l’anarchie
  • etc…

Je rajouterais pour faire bonne mesure Tamtam, c’est dire, les rituels qui nous définissent et qui nous servent à nous unir, a socialiser, à nous sentir en harmonie. Nos tamtams modernes sont noël, les match de foot, le 20h, etc…

Historique

Cette notion de transcendance évolue au cours du temps ou des zones géographiques, selon la mentalité locale :

  • Au moyen age la transcendance était représentée par la religion et ses valeurs (sacrifice, pauvreté, vertus, dépassement de la mort) et était probablement adaptée au monde de pénurie et d’ignorance de l’époque.
  • Ensuite avec l’arrivé des "lumières", du cartésianisme et des révolutions industrielles, l’église a été remplacée par "égalité, liberté, fraternité" (égalité de droits, liberté d’entreprendre, solidarité envers les plus démunis) des francs-maçons.
  • Dans le yoga, le transcendant c’est la conscience unitaire, le Samadhi,  et la dissolution de l’Ego. C’est un renoncement (d’où le terme de renonçant : le samyasin qui renonce … a ses propriétés économiques).
  • Dans le Newage, le transcendant c’est l’homme "ascensionné", qui maîtrise les lois de la co-création, qui communique avec les entités cosmiques, qui retrouve ses "pouvoirs" (potentialités latentes)
  • Pour Hitler, c’était la race pure. Pour les nationalistes / socialistes, c’est la nation ou la collectivité. Pour les communistes c’est l’égalité. Pour les africains c’est la tribu.

Perte

Mais aujourd’hui, en occident, en France, nous n’avons plus de transcendant.

Notre société n’a plus vraiment de valeur, elle ère comme un bateau ivre a la recherche d’elle même. Le consumérisme nous fait douter du bien fondé de notre modèle social, la pollution, le réchauffement climatique, la multiplication des cancers, les accidents industriels.

L’écologie est même une transcendance inversée ou il n’est pas question d’aller vers le faut, mais de ne pas chuter trop bas !

Pire, la société actuelle pourrait donner le jour à une nouvelle transcendance complètement déshumanisée. Le darwinisme sociale et économique nous pousse vers l’homo oeconomicus qui n’est qu’un robot froid et calculateur, efficace, mais inutile sans but (sacré). Sauf changement de cap, le mélange capitalisme/libéralisme et technologie moderne est en train de nous amener de la société du confort (eau courante, chauffage, super marché, machine à laver) vers le transhumanisme, ou l’idéal à atteindre est une sorte de sur-homme fusionné avec la machine pour devenir un super-prédateur.

Le risque c’est que cette transcendance perverse nous soit imposée de manière darwinienne. Ça donnerait quelque chose du genre "tu n’a pas l’implant mémoriel, tu n’a pas le boulot ni d’assurance". Peu importe l’implant, peu importe les modifications, on sera "obligé", par les autres de s’équiper, comme on peut déjà le voir en Californie ou ailleurs par la course à la chirurgie esthétique.

J’ai tendance à penser que tant que nous ne trouverons pas de nouveau transcendant, nous ne pourrons pas trouver de solution à la crise, nous ne supporteront pas les sacrifices afin d’en sortir, nous ne serons pas capable de construire une nouvelle économie. C’est un peu le nœud Gordien.

Une piste utopique

Je ne crois pas que nous allons "choisir" ou "inventer" une nouvelle transcendance. Ce serait d’ailleurs antinomique. Qu’est-ce qu’elle aurait de transcendant si elle émanait de nous directement ? Un jour, elle va s’imposer à nous.

Sans me faire trop d’illusions non plus, je pense que la prochaine transcendance pourrait être liée à l’ufologie. En effet, nous sommes à 2 doigts de vivre une nouvelle révolution copernicienne. Nous savons aujourd’hui qu’il y a des planètes partout dans l’univers, que les briques fondamentales de la vie sont présentes aussi, et que la zone d’habitabilité est plus étendue qu’on ne le croyait il y a 20 ans. Il suffirait que la NASA finisse enfin par découvrir de la vie microbienne sur Mars (Curiosity est la bas pour ce but précis) pour qu’ensuite les choses s’enchaînent assez vite. Si la terre n’est plus une exception, alors c’est que la vie apparaît "partout" (ou elle peut), donc potentiellement dans des millions de planètes rien que dans notre galaxie. Et donc ensuite, va se poser la question de la vie intelligente, et forcément, la réponse finira par arriver elle aussi, avec son corollaire : établir la communication. On finira un par "avouer" qu’on a déjà été en contact par le passé, et par le présent.

Alors, le nouveau transcendant sera tout trouvé. Ce serait un moindre mal, car l’humanité sortirait enfin de son autisme.

Petit bilan géoéconomique de fin d’année 2012


Avec le niveau sans précédent historique d’endettement des nations, ça fait longtemps que cela aurait du se finir en guerre. Mais il n’en est rien, car depuis 60 ans, la bombe nucléaire terrorise les dirigeants et les forces à chercher d’autres solutions. Du moins, pour tous ceux qui sont abrités derrière ce parapluie, pour les autres, c’est différents, ils sont le terrain de guerres par procurations.

Le statut-quo perdure alors même que les indicateurs économiques majeurs sont "off the charts", dans des zones inconnues. Combien de temps cela peut-il durer ? difficile à dire, mais la crise continue en sous-marin et les prochains chocs se préparent dans les mois / années qui arrivent.

Les US s’estiment presque hors de danger, comparé au reste du monde : la bulle immo sera dégonflée d’ici quelques mois, les foreclosures (saisies) vont finir par s’arrêter, le gaz de schiste va redonner du souffle à l’économie (notez la dissonance du discours : le manque de pétrole n’est jamais un problème, mais son abondance est toujours une bonne nouvelle), les Quantitative Easing vont se perpétuer et continuer d’exporter la crise, mais les protéger (relativement) eux. Ils ont raison ! Sauf pour les gaz de schiste qui ne les aidera que pendant une poignée d’années, probablement pas au delà de 2015, mais, dans une économie mondialisée ou la psychologie joue pour beaucoup, cela pourrait suffire à faire la différence : si l’Europe s’écroule en premier (comme je le crois) les USA seront comparativement vu comme un refuge, ce qui leur profitera énormément.

L’ASPO (association pour l’étude du pic pétrolier) à rencontré l’AIE (agence internationale de l’énergie, l’agence qui donne les chiffres officiels sur lesquels les états basent leurs politique énergétique). L’AIE est à l’origine notamment des fadaises sur les gaz de schiste et l’indépendance énergétique future des USA. L’ASPO nous révèle (je vous dis la même chose qu’eux mais sans le politiquement correct) qu’ils sont incompétents et mal informés (ils n’ont pas de données fraîches et de qualité, et les experts qu’ils consultent ne viennent que pour les aider en matière de statistiques), et qu’ils vont essayer de les aider. C’est quand même hallucinant, mais au moins, on sait ce qui se passe maintenant.

La prochaine étape de la crise risque de venir du Japon dont les exportations se sont effondrées. Rajouté à cela que la démographie subit à atteint un pic et commence à décroître, et que les exportations s’effondrent. Dans les mois qui arrivent, le Japon pourrait ne plus parvenir à maintenir son "homéostasie" et ne pas lever assez d’impôts pour combler son déficit. Ils sont à plus de 200% d’endettement public rapport au PIB, mais parvenait jusque la à faire illusion. Fukushima aura donné le coup de grâce. A suivre donc dans l’année qui vient.

L’Europe est aussi une zone à fort risque malgré les discours rassurant des politiques. D’ailleurs c’est un critère : plus ils se veulent rassurant, plus on est dans la m…de ! Concrètement, nos banques ne parviennent pas à se recapitaliser (y compris en Allemagne). Chypre est en faillite. L’Espagne va mal. La Grèce au bord de la guerre civile avec (de mémoire) 30% qui votent pour le parti néo-nazi, et peut exploser à tout moment. A priori l’union soviétique Européene va se poursuivre en rendre le GEAB de plus en plus heureux. L’Europe importe 96% de son pétrole. Seuls les pays nordiques ont entamés une vraie transition énergétique (la France préfère faire pédaler ses immigrés pour générer de l’électricité afin d’alimenter les voitures électriques des riches). Bref, la situation est critique.

La Chine inquiète aussi, mais j’ai oublié les raisons et les chiffres. De toute manière, c’est difficile d’y voir clair avec eux, les chiffres sont encore plus truqués, et l’économie est dirigée, ils ne jouent pas selon les même règles. C’est un cas à part.

Mais c’est surtout la France qui inquiète beaucoup. Nous sommes maintenant sur le fil du rasoir. Le chômage monte, les 3% de déficit ne seront pas atteint, d’autant qu’en plus il faudrait faire mieux pour rattraper le retard pris, l’immigration massive plombe le pays, les banques n’ont plus de capitaux (BNP / Ca / Sogen ont plusieurs fois le PIB de la France dans leur bilan – et ça, ça finit toujours très mal), la cure d’austérité va nous amener dans une crise à la grecque, et en plus, Hollande doit s’attaquer au CDI (cf le nouveau contrat qu’ils sont en train de mettre en place), et ensuite aux retraites à nouveau ou bien aux fonctionnaires (56% du PIB, ce qui est juste gigantesque). Dans un pays ou l’on ne cesse de dire "la crise et finie", mais en même temps on demande toujours plus d’efforts à tout le monde, et ou la tradition contestataire est forte.

Les Russes ont lâchés Assad, ce qui m’étonne beaucoup. Qu’on-t-ils négociés en échange ? pour l’instant, difficile d’y voir clair. La Palestine commence à être reconnue comme un état (par l’ONU). A priori, pour l’instant, nous échappons à la guerre avec l’Iran qui aurait probablement eu un effet disruptif. La Grèce ne sera pas poussée hors de l’Euro, du moins pas avant les prochaines élections Allemandes fin 2013.

Donc pas de choc majeur en 2013, du moins, dans les mois qui arrivent. Mais la situation continue de se dégrader partout. C’est peut-être d’ailleurs ça qui fait qu’on évite les gros choc : tout le monde ou presque est mal.

Mais d’ici une poignée d’années, la bulle des gaz de schiste (due à la masse de capitaux qui cherchent à s’investir et qui fabriquent des bulles un peu partout, et due aux allègements fiscaux dont ce domaine fait l’objet) va finir par exploser, comme toutes les bulles. Le pic pétrolier absolu devrait être atteint avant fin 2020 et provoquer un nouveau choc. Nous avons les émeutes de la faim qui reviennent dans les pays fragiles, ce qui devait à nouveau provoquer de l’instabilité dans les pays arabes notamment. Raison pour laquelle les démocraties laissent s’installer les dictatures islamiques des frères musulmans pour "tenir les pays en échange de pétrole" (je simplifie un peu, mais je ne suis pas sûr que ce soit beaucoup plus compliqué).

Rajoutez à cela qu’il y aura toujours plus de catastrophes naturelles (inondations, tempêtes) et industrielles. A terme, je ne vois toujours pas d’issue, ni pour l’Euro, ni pour le Dollar en tant que monnaies uniques, mais la situation est très complexe du fait qu’en même temps les nations s’affaiblissent, rendant le retour aux monnaies nationales d’autant plus compliquées … et à la rigueur on pourrait avoir des monnaies crées par les multinationales, ou par des zones urbaines étendues (le grand Paris par exemple). Pour l’instant, c’est difficile de savoir qui prendre l’initiative (Nantes s’est doté d’un embryon de monnaie locale si je ne m’abuse).

Mais nous avons évité la fin du monde du 21 décembre 2012, et il n’y en a pas d’autre prévue dans l’immédiat, donc … on devrait s’estimer heureux !

Sources :

Logique systémique et crise


Préambule : Pour comprendre et résoudre la crise, je prétends qu’il faut utiliser un autre mode de pensée que celui qui prévaut en occident. Il faut changer notre "logique", notre manière de réfléchir le monde.

Dans cet article, je vous invite à découvrir cet autre manière d’appréhender, ce paradigme qui s’appelle "systémique", mais que tout le monde connaît (intuitivement au moins) déjà.

C’est la logique sous-jacente à de nombreux articles que j’écris sur ce blog, qui peuvent parfois choquer ceux qui se bornent aux raisonnements économiques "classiques". C’est pourquoi il est très important de savoir expliquer en quoi cette logique se différencie et dans quel cas on peut l’utiliser et d’en connaître aussi les limites.

Prenez un muscle, il se contracte, se détend. Si vous essayez de comprendre pourquoi / comment il le fait, vous observez qu’il a besoin d’ATP une molécule énergétique et qu’il répond à des impulsions électriques envoyées par le cerveau, et qu’il peut se développer ou s’atrophier dans certaines circonstances.
Pour savoir pourquoi il se contacte, il faut remonter dans le cerveau, où la on aperçoit qu’il existe différentes conditions pour sa contraction, différents canaux, certaines sont dites "réflexe" automatiques, si par exemple le muscle est étiré trop violemment, ou bien si le circuit "douleur" est activé, et d’autres vont passer par des circuits dans le cortex, qui lui même tire ses informations de perceptions sensorielles. On pourra donc suivre le circuit d’activation et s’apercevoir que certaines zones du cerveau s’activent sous certaines conditions de stress ou selon l’activité d’autres aires, elle même dépendantes de tout un tas d’informations de plus en plus complexes à analyser.

Si on observe l’activité musculaire d’un biceps au cours d’une journée, si on trace le graphe, cela aura tout l’air d’être une courbe aléatoire et si on cherche à l’expliquer avec la logique analytique expliquée ci-dessus on va vite aboutir à des écueils incontournables.

Par contre, si on oublie toute cette "chaîne fonctionnelle" qui remonte du muscle au cerveau puis aux capteurs du corps et qu’on le replace dans son contexte, c’est à dire qu’il fait partie du système "bras" et qu’il sert à plier ce dernier, et si on observe l’activité de l’humain auquel il appartient, il devient très facile de comprendre pourquoi il se contracte ou non : celui-ci a pu saisir une tasse, ou soulever le bras pour atteindre un objet en hauteur, etc…

Ces deux logiques sont valables, mais opposée. L’une est la logique analytique, l’autre est la logique analogique, dite systémique. L’analyse est la logique cartésienne mathématique déductive. L’autre est une logique symbolique inductive. Ces deux logiques peuvent chacune être mal utilisées si on ne sait pas bien s’en servir ou si on leur donnent de mauvaises données à traiter.

La logique systémique est assez bien expliquée ici.

Approche analytique Approche systémique
Isole: se concentre sur le éléments Relie: se concentre sur les interactions entre les éléments.
Considère la nature des interactions. Considère les effets des interactions
S’appuie sur la précision des détails. S’appuie sur la perception globale.
Modifie une variable à la fois. Modifie des groupes de variables simultanément.
Indépendante de la durée:les phénomènes considérés sont réversibles. Intègre la durée et l’irréversibilité.
La validation des faits se réalise par la preuve expérimentale dans le cadre d’une théorie. La validation des faits se réalise par comparaison du fonctionnement du modèle avec la réalité.
Modèles précis et détaillés, mais difficilement utilisables dans l’action (exemple: modèles économétriques). Modèles insuffisamment rigoureux pour servir de base de connaissances, mais utilisables dans la décision et l’action (exemple: modèles du Club de Rome).
Approche efficace lorsque les interactions sont linéaires et faibles. Approche efficace lorsque les interactions sont non linéaires et fortes.
Conduit à un enseignement par discipline (juxta-disciplinaire). Conduit à un enseignement pluridisciplinaire.
Conduit à une action programmée dans son détail. Conduit à une action par objectifs.
Connaissance des détails, buts mal définis. Connaissance des buts, détails flous.

Hors nous vivons dans une société qui refoule la logique systémique, notamment en économie, en particulier depuis Descartes qui a consacré la logique analytique.
Les économistes cherchent a comprendre et analyser l’économie au lieu de voir comme un système et de chercher à savoir à quoi elle sert et les paramètres qui l’influencent.

Les articles économiques que j’écris sont parfois "illogiques" selon l’approche analytique.

Prenons l’exemple de la crise des subprimes. On va chercher à l’expliquer par les prêts excessifs des banques, eux même expliqués par les dérégulations et les taux bas de la FED puis leur brusque remontée dans les années 2000. C’est comme si on cherchait à remonter du muscle jusqu’au cerveau. Ensuite, pourquoi la dérégulation et les taux de la FED ? Là ça se complique un peu puisqu’on va rentrer dans la géoéconomie. Il va falloir invoquer à la fois la chute du communisme et le capitalisme triomphant qui se croit invincible, il va falloir évoquer la bulle des dotcoms de la fin des années 90, et même le bug de l’an 2000, il va falloir invoquer les armées d’agents secrets reconvertis à la guerre économique et devenus financiers ou traders, il va falloir invoquer la récession des années fin 70 suite au choc pétrolier pour expliquer la dérégulation, et on peut remonter très loin et même voir des cycles économiques de création de crédit, ou des supercycles liés aux cycles démographiques, et on peut relier cela aux attentats du 11 septembre (qui ont joués sur les taux de la FED eux aussi), etc…

Bref, on ne s’en sort pas, on est dans les centres décisionnels multiples de la psychologie collective qui veulent s’habiller des oripeaux de la raison.

Alors que si on utilise l’approche systémique, on va avoir une méthode plus simple et plus directe. L’économie est un système thermodynamique visant à transformer de la matière un utilisant de l’énergie. Notre économie est comme une sorte de chandelle qui brûle les matières premières de la planète (Notez que la systémique utilise les analogies). Si on veut comprendre mieux on va regarder les travaux Nicolas Georgescu Roegen, qui a failli obtenir le prix Nobel d’économie pour ses travaux sur l’entropie (notion fondamentale de la thermodynamique qu’il a appliqué a l’économie) et les travaux similaires sur l’EROEI. Mais peu importe. Quand on creuse la question de l’énergie, on s’aperçoit qu’on peut la réduire a son facteur déterminant : le pétrole, car c’est lui qui dicte les conditions pour les autres énergies. Pourquoi ? tout simplement parce que c’est la seule énergie qui combine : haute concentration, transport facile, stockage facile, utilisation multiple, et surtout il est abondant et pas cher.

Maintenant, si on observe l’évolution de la production pétrolière, on va s’apercevoir qu’il y a différentes catégories de qualité de pétrole, et que justement, le pétrole de meilleure qualité est venu à décliner en 2005. J’en ai déjà parlé longuement. Il est assez facile de démontrer que sans pétrole pas cher la croissance n’est pas possible. Non pas dans l’absolu (des utopies économistes), mais dans la réalité de notre monde moderne qui dispose de 100 mille milliard d’infrastructure pétrolière.

On comprends donc aisément que le pari fait par les banques était simple : on peut vendre des maisons à des pauvres qui ne peuvent se les payer dans la mesure ou le prix de l’immobilier ne cesse de monter, et qu’ils peuvent les revendre avec plus-values quelques années plus tard, et utiliser cette plus-value comme apport pour remettre au pot pour s’acheter une nouvelle maison… et ainsi de-suite. C’est une forme de ponzi, mais qui peut durer indéfiniment en réalité s’il se calque sur le rythme de la croissance économique.

Cette logique vertueuse typique de la psychologie américaine s’explique par l’optimisme qui a participé à la création du pays, et aussi par le succès de leur modèle dans la course à la mondialisation !

La FED a remonté les taux dans les années 2005/2006 (de mémoire) pour lutter contre l’inflation. Mais d’où sort cette inflation à la base ? On va devoir rentrer dans les méandres de la psychologie de tout un pays, sans parler de sa perception internationales, et tout un tas d’autres facteurs (délocalisations, guerres, perception de la puissance américaine, opposition des pays non alignés, etc…)

En réalité si on se limite à une analyse monétaire ou financière, on va tourner en rond, même si ces approches peuvent nous éclairer sur certaines mécanismes, comme une forme d’élasticité de l’économie dans certaines conditions de normalité, etc…

L’approche analytique ne peut pas nous aider beaucoup, mais elle est nécessaire pour confirmer / infirmer les résultats de l’approche systémique.

L’approche systémique est simple et directe : moins de pétrole, moins de croissance, début des problèmes. La systémique ne va pas nous dire quel seront les problèmes, elle va juste nous dire que les problèmes vont tomber sur quelqu’un, forcément …

C’est comme une voiture, on ne peut pas dire quelle pièce va céder, ni pourquoi, mais on peut dire avec certitude que la voiture est une machine qui sert à se déplacer, qui est soumise à des contraintes, et qu’elle va s’user, et que peu importe comment elle est fabriquée, une pièce finira par céder quelque part. L’analyse nous permet de savoir que telle ou telle pièce est plus fragile, et que selon les conditions de conduite, il a des chances qu’elle soit touchée en premier.

Les deux approches sont complémentaires. Mais, j’insiste, je le redis, aujourd’hui notre société vit une crise de sa "rationalité".

C’est un aspect fascinant de la pensée humaine. La logique analytique s’intéresse aux liens de cause à effet, alors que la logique systémique va rechercher les synchronicités.

Imaginez une situation : Prenez deux hommes qui se battent et demandez leur pourquoi ?

  • L’un dira "je l’ai frappé parce qu’il m’a poussé",
  • l’autre répondra "je l’ai poussé parce qu’il ma provoqué",
  • le premier : "je l’ai provoqué parce qu’il m’a insulté"
  • le second : "je l’ai insulté parce qu’il m’a manqué de respect"
  • et au final on aboutira a : le regard des deux hommes se sont croisés "par hasard", et, pour on ne sait trop quelle raison, un trop plein de testostérone, une mauvaise journée, une enfance difficile, aucune des deux n’a voulu baisser son regard et "céder".

Il y a eu une synchronicité, il n’y a aucune cause première, il n’y a pas l’un des deux qui a commencé. C’est arrivé pour d’autres "raisons". Pour comprendre il faut dépasser le mur de la causalité, sorte d’horizon indépassable de la logique analytique, comme la vitesse de la lumière ou la constante de Planck (selon qu’on regarde dans l’infiniment grand ou petit)..

Et si on cherche les raisons, on va trouver que par exemple, statistiquement il y a une recrudescence des agressions, et peut-être on va remonter à une augmentation de la criminalité, et donc de la méfiance des gens qui sont tendus, etc…
Mais il n’y a pas de cause "directe" de "raison précise".

Et là, on entre dans un nouvel univers de pensée quand on regarde comment les synchronicités fonctionnent. Imaginez ce que peut donner la systémique appliquée au domaine de la santé par exemple ? C’est quelque chose qui a été évacué/refoulé de nos sociétés.

Pourquoi ?

Il y a des abus, car la pensée systémique et la maturation d’une pensée symbolique, elle même maturation de la pensée magique. Malheureusement ce genre de pensées nous a amené a des superstitions, des guerres, des sectes, de l’inquisition, etc…

Par exemple, pour ne citer qu’un cas parmi les plus connus : l’astrologie. Je ne dis pas que le principe de l’astrologie est faux, je n’en sais rien. Par contre, je dis que c’est clairement un abus de la pensée analogique/systémique, car l’astrologie actuelle n’est pas basée sur une démarche rigoureuse (il faudrait pour cela observer s’il y a des relations statistiques entre les configurations des étoiles et les événement sociologiques pour commencer), sans parler des autres dérives, du genre l’effet Barnum.

Autre exemple très intéressant : la santé. D’ailleurs on retrouve cet affrontement entre les 2 logiques analogique/analytique dans ce domaine, entre la médecine allopathique et les médecines alternatives (l’homéopathie par exemple utilise la logique systémique) … et les mêmes dérives des deux cotés : la médecine pétrochimique ne parvient pas à guérir car elle cible un organe et ne comprends pas les répercussions sur le reste du corps ou même dans la vie du patient, et les médecines alternatives sombrent parfois dans des superstitions idiotes, mais la médecine chinoise par exemple obtient tout de même des résultats.

Il faut donc parvenir à réconcilier les deux approches, à les utiliser a bon escient.

Malheureusement, la pensée Yin (analogique) a été chassée par la pensée Yang (analytique) dans notre société.

Et la, on est en plein yoga, qui consiste à "unir" (les opposés entre autre).

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