Blog de Yoananda

Petit anti-manuel de la pensée unique, pour lire entre les lignes

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Logique systémique et crise


Préambule : Pour comprendre et résoudre la crise, je prétends qu’il faut utiliser un autre mode de pensée que celui qui prévaut en occident. Il faut changer notre "logique", notre manière de réfléchir le monde.

Dans cet article, je vous invite à découvrir cet autre manière d’appréhender, ce paradigme qui s’appelle "systémique", mais que tout le monde connaît (intuitivement au moins) déjà.

C’est la logique sous-jacente à de nombreux articles que j’écris sur ce blog, qui peuvent parfois choquer ceux qui se bornent aux raisonnements économiques "classiques". C’est pourquoi il est très important de savoir expliquer en quoi cette logique se différencie et dans quel cas on peut l’utiliser et d’en connaître aussi les limites.

Prenez un muscle, il se contracte, se détend. Si vous essayez de comprendre pourquoi / comment il le fait, vous observez qu’il a besoin d’ATP une molécule énergétique et qu’il répond à des impulsions électriques envoyées par le cerveau, et qu’il peut se développer ou s’atrophier dans certaines circonstances.
Pour savoir pourquoi il se contacte, il faut remonter dans le cerveau, où la on aperçoit qu’il existe différentes conditions pour sa contraction, différents canaux, certaines sont dites "réflexe" automatiques, si par exemple le muscle est étiré trop violemment, ou bien si le circuit "douleur" est activé, et d’autres vont passer par des circuits dans le cortex, qui lui même tire ses informations de perceptions sensorielles. On pourra donc suivre le circuit d’activation et s’apercevoir que certaines zones du cerveau s’activent sous certaines conditions de stress ou selon l’activité d’autres aires, elle même dépendantes de tout un tas d’informations de plus en plus complexes à analyser.

Si on observe l’activité musculaire d’un biceps au cours d’une journée, si on trace le graphe, cela aura tout l’air d’être une courbe aléatoire et si on cherche à l’expliquer avec la logique analytique expliquée ci-dessus on va vite aboutir à des écueils incontournables.

Par contre, si on oublie toute cette "chaîne fonctionnelle" qui remonte du muscle au cerveau puis aux capteurs du corps et qu’on le replace dans son contexte, c’est à dire qu’il fait partie du système "bras" et qu’il sert à plier ce dernier, et si on observe l’activité de l’humain auquel il appartient, il devient très facile de comprendre pourquoi il se contracte ou non : celui-ci a pu saisir une tasse, ou soulever le bras pour atteindre un objet en hauteur, etc…

Ces deux logiques sont valables, mais opposée. L’une est la logique analytique, l’autre est la logique analogique, dite systémique. L’analyse est la logique cartésienne mathématique déductive. L’autre est une logique symbolique inductive. Ces deux logiques peuvent chacune être mal utilisées si on ne sait pas bien s’en servir ou si on leur donnent de mauvaises données à traiter.

La logique systémique est assez bien expliquée ici.

Approche analytique Approche systémique
Isole: se concentre sur le éléments Relie: se concentre sur les interactions entre les éléments.
Considère la nature des interactions. Considère les effets des interactions
S’appuie sur la précision des détails. S’appuie sur la perception globale.
Modifie une variable à la fois. Modifie des groupes de variables simultanément.
Indépendante de la durée:les phénomènes considérés sont réversibles. Intègre la durée et l’irréversibilité.
La validation des faits se réalise par la preuve expérimentale dans le cadre d’une théorie. La validation des faits se réalise par comparaison du fonctionnement du modèle avec la réalité.
Modèles précis et détaillés, mais difficilement utilisables dans l’action (exemple: modèles économétriques). Modèles insuffisamment rigoureux pour servir de base de connaissances, mais utilisables dans la décision et l’action (exemple: modèles du Club de Rome).
Approche efficace lorsque les interactions sont linéaires et faibles. Approche efficace lorsque les interactions sont non linéaires et fortes.
Conduit à un enseignement par discipline (juxta-disciplinaire). Conduit à un enseignement pluridisciplinaire.
Conduit à une action programmée dans son détail. Conduit à une action par objectifs.
Connaissance des détails, buts mal définis. Connaissance des buts, détails flous.

Hors nous vivons dans une société qui refoule la logique systémique, notamment en économie, en particulier depuis Descartes qui a consacré la logique analytique.
Les économistes cherchent a comprendre et analyser l’économie au lieu de voir comme un système et de chercher à savoir à quoi elle sert et les paramètres qui l’influencent.

Les articles économiques que j’écris sont parfois "illogiques" selon l’approche analytique.

Prenons l’exemple de la crise des subprimes. On va chercher à l’expliquer par les prêts excessifs des banques, eux même expliqués par les dérégulations et les taux bas de la FED puis leur brusque remontée dans les années 2000. C’est comme si on cherchait à remonter du muscle jusqu’au cerveau. Ensuite, pourquoi la dérégulation et les taux de la FED ? Là ça se complique un peu puisqu’on va rentrer dans la géoéconomie. Il va falloir invoquer à la fois la chute du communisme et le capitalisme triomphant qui se croit invincible, il va falloir évoquer la bulle des dotcoms de la fin des années 90, et même le bug de l’an 2000, il va falloir invoquer les armées d’agents secrets reconvertis à la guerre économique et devenus financiers ou traders, il va falloir invoquer la récession des années fin 70 suite au choc pétrolier pour expliquer la dérégulation, et on peut remonter très loin et même voir des cycles économiques de création de crédit, ou des supercycles liés aux cycles démographiques, et on peut relier cela aux attentats du 11 septembre (qui ont joués sur les taux de la FED eux aussi), etc…

Bref, on ne s’en sort pas, on est dans les centres décisionnels multiples de la psychologie collective qui veulent s’habiller des oripeaux de la raison.

Alors que si on utilise l’approche systémique, on va avoir une méthode plus simple et plus directe. L’économie est un système thermodynamique visant à transformer de la matière un utilisant de l’énergie. Notre économie est comme une sorte de chandelle qui brûle les matières premières de la planète (Notez que la systémique utilise les analogies). Si on veut comprendre mieux on va regarder les travaux Nicolas Georgescu Roegen, qui a failli obtenir le prix Nobel d’économie pour ses travaux sur l’entropie (notion fondamentale de la thermodynamique qu’il a appliqué a l’économie) et les travaux similaires sur l’EROEI. Mais peu importe. Quand on creuse la question de l’énergie, on s’aperçoit qu’on peut la réduire a son facteur déterminant : le pétrole, car c’est lui qui dicte les conditions pour les autres énergies. Pourquoi ? tout simplement parce que c’est la seule énergie qui combine : haute concentration, transport facile, stockage facile, utilisation multiple, et surtout il est abondant et pas cher.

Maintenant, si on observe l’évolution de la production pétrolière, on va s’apercevoir qu’il y a différentes catégories de qualité de pétrole, et que justement, le pétrole de meilleure qualité est venu à décliner en 2005. J’en ai déjà parlé longuement. Il est assez facile de démontrer que sans pétrole pas cher la croissance n’est pas possible. Non pas dans l’absolu (des utopies économistes), mais dans la réalité de notre monde moderne qui dispose de 100 mille milliard d’infrastructure pétrolière.

On comprends donc aisément que le pari fait par les banques était simple : on peut vendre des maisons à des pauvres qui ne peuvent se les payer dans la mesure ou le prix de l’immobilier ne cesse de monter, et qu’ils peuvent les revendre avec plus-values quelques années plus tard, et utiliser cette plus-value comme apport pour remettre au pot pour s’acheter une nouvelle maison… et ainsi de-suite. C’est une forme de ponzi, mais qui peut durer indéfiniment en réalité s’il se calque sur le rythme de la croissance économique.

Cette logique vertueuse typique de la psychologie américaine s’explique par l’optimisme qui a participé à la création du pays, et aussi par le succès de leur modèle dans la course à la mondialisation !

La FED a remonté les taux dans les années 2005/2006 (de mémoire) pour lutter contre l’inflation. Mais d’où sort cette inflation à la base ? On va devoir rentrer dans les méandres de la psychologie de tout un pays, sans parler de sa perception internationales, et tout un tas d’autres facteurs (délocalisations, guerres, perception de la puissance américaine, opposition des pays non alignés, etc…)

En réalité si on se limite à une analyse monétaire ou financière, on va tourner en rond, même si ces approches peuvent nous éclairer sur certaines mécanismes, comme une forme d’élasticité de l’économie dans certaines conditions de normalité, etc…

L’approche analytique ne peut pas nous aider beaucoup, mais elle est nécessaire pour confirmer / infirmer les résultats de l’approche systémique.

L’approche systémique est simple et directe : moins de pétrole, moins de croissance, début des problèmes. La systémique ne va pas nous dire quel seront les problèmes, elle va juste nous dire que les problèmes vont tomber sur quelqu’un, forcément …

C’est comme une voiture, on ne peut pas dire quelle pièce va céder, ni pourquoi, mais on peut dire avec certitude que la voiture est une machine qui sert à se déplacer, qui est soumise à des contraintes, et qu’elle va s’user, et que peu importe comment elle est fabriquée, une pièce finira par céder quelque part. L’analyse nous permet de savoir que telle ou telle pièce est plus fragile, et que selon les conditions de conduite, il a des chances qu’elle soit touchée en premier.

Les deux approches sont complémentaires. Mais, j’insiste, je le redis, aujourd’hui notre société vit une crise de sa "rationalité".

C’est un aspect fascinant de la pensée humaine. La logique analytique s’intéresse aux liens de cause à effet, alors que la logique systémique va rechercher les synchronicités.

Imaginez une situation : Prenez deux hommes qui se battent et demandez leur pourquoi ?

  • L’un dira "je l’ai frappé parce qu’il m’a poussé",
  • l’autre répondra "je l’ai poussé parce qu’il ma provoqué",
  • le premier : "je l’ai provoqué parce qu’il m’a insulté"
  • le second : "je l’ai insulté parce qu’il m’a manqué de respect"
  • et au final on aboutira a : le regard des deux hommes se sont croisés "par hasard", et, pour on ne sait trop quelle raison, un trop plein de testostérone, une mauvaise journée, une enfance difficile, aucune des deux n’a voulu baisser son regard et "céder".

Il y a eu une synchronicité, il n’y a aucune cause première, il n’y a pas l’un des deux qui a commencé. C’est arrivé pour d’autres "raisons". Pour comprendre il faut dépasser le mur de la causalité, sorte d’horizon indépassable de la logique analytique, comme la vitesse de la lumière ou la constante de Planck (selon qu’on regarde dans l’infiniment grand ou petit)..

Et si on cherche les raisons, on va trouver que par exemple, statistiquement il y a une recrudescence des agressions, et peut-être on va remonter à une augmentation de la criminalité, et donc de la méfiance des gens qui sont tendus, etc…
Mais il n’y a pas de cause "directe" de "raison précise".

Et là, on entre dans un nouvel univers de pensée quand on regarde comment les synchronicités fonctionnent. Imaginez ce que peut donner la systémique appliquée au domaine de la santé par exemple ? C’est quelque chose qui a été évacué/refoulé de nos sociétés.

Pourquoi ?

Il y a des abus, car la pensée systémique et la maturation d’une pensée symbolique, elle même maturation de la pensée magique. Malheureusement ce genre de pensées nous a amené a des superstitions, des guerres, des sectes, de l’inquisition, etc…

Par exemple, pour ne citer qu’un cas parmi les plus connus : l’astrologie. Je ne dis pas que le principe de l’astrologie est faux, je n’en sais rien. Par contre, je dis que c’est clairement un abus de la pensée analogique/systémique, car l’astrologie actuelle n’est pas basée sur une démarche rigoureuse (il faudrait pour cela observer s’il y a des relations statistiques entre les configurations des étoiles et les événement sociologiques pour commencer), sans parler des autres dérives, du genre l’effet Barnum.

Autre exemple très intéressant : la santé. D’ailleurs on retrouve cet affrontement entre les 2 logiques analogique/analytique dans ce domaine, entre la médecine allopathique et les médecines alternatives (l’homéopathie par exemple utilise la logique systémique) … et les mêmes dérives des deux cotés : la médecine pétrochimique ne parvient pas à guérir car elle cible un organe et ne comprends pas les répercussions sur le reste du corps ou même dans la vie du patient, et les médecines alternatives sombrent parfois dans des superstitions idiotes, mais la médecine chinoise par exemple obtient tout de même des résultats.

Il faut donc parvenir à réconcilier les deux approches, à les utiliser a bon escient.

Malheureusement, la pensée Yin (analogique) a été chassée par la pensée Yang (analytique) dans notre société.

Et la, on est en plein yoga, qui consiste à "unir" (les opposés entre autre).

Retex : le vélo


Retex (retour d’expérience) sur l’utilisation du vélo au quotidien. Avec la fin annoncée du pétrole (à horizon 30 ans), je cherche avec quoi nous pourrions remplacer la voiture. Il existe bien sûr les systèmes de co-voiturage et d’auto-partage. Pour l’instant, je ne crois pas du tout aux voitures électriques, a moins d’une percée dans le domaine de la génération d’électricité ou des batteries, ça fera "plouf" une fois l’effet de mode passé … ces véhicules coûtent beaucoup trop cher pour les performances qu’ils rendent, et une fois les énergies grises comprises, ne sont ni écologiques, ni économiques. Reste le retour de la 2CV qui nous pends au nez !

Conclusion : la voiture individuelle / familiale telle qu’on la connaît aujourd’hui à de fortes chances de disparaître. C’est à dire, ce sera un luxe. L’une des solutions c’est le vélo. Alors bien sûr, le vélo aujourd’hui à pas mal évolué, même si le principe reste le même.

J’utilise le vélo dans les grandes agglomérations depuis des années, qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il neige, et dans ce contexte, je ne vois pas mieux comme moyen de transport urbain. J’avais déjà écrit sur le sujet : La voiture est moins performante que le vélo en ville. Et quand je vois les gens galérer dans les bouchons ça ne fait que confirmer.

Concrètement, en vélo on peut compter sur une vitesse de croisière de 20km/h sans trop se fatiguer ni transpirer. Ce qui fait qu’on peut assez facilement faire un trajet de 10km quotidien. Je me suis essayé aux "longues" distances (40km, 60km), la c’est autre chose : il faut un bon vélo, et de l’entraînement. Mais ça reste tout à fait accessible. Je n’ai pas encore fait le test, mais je pense que 100km par jour en vélo est tout à fait envisageable (c’est ce qu’ils disent sur les forums), s’il fallait, pour se déplacer sur de longues distances à un moment donné (ou bien pour du vélo tourisme).

Sinon, la chose qui me parait la plus importante c’est d’être bien équipé (minimum poncho). Pour les longs trajets par temps froid, on est vite congelé sans coupe vent. Je ne parle pas des shorts moulants que certains mettent pour imiter les coureurs cyclistes. Notamment pour la météo, mais aussi pour être bien signalisé et avoir une lumière (une frontale fait l’affaire et peut servir à d’autres choses) pour la nuit (pour s’éclairer et être vu). Je témoigne que le vélo au quotidien à des effets positifs très net sur la santé ! A contrario, on ne se rends pas compte a quel point le sédentarisme et l’absence d’exercice physique est néfaste. Le sport et l’alimentation devraient être notre première médecine.

Le vélo se décline maintenant de différentes manières qui peuvent en faire un allé économique et versatile pour la vie sans pétrole.

  • On peut rajouter (pour un coût entre 500 et 1000€) un kit d’assistance électrique (la loi limite le kit à 25kmh, mais c’est bien suffisant).
  • Il existe des carrioles, si on souhaite faire des grandes courses ou qu’on à besoin de transport, ou bien les vélo cargo:
  • Le vélomobile permet de pousser le concept vélo encore plus loin et d’obtenir une vitesse de croisière de 40kmh facilement, et une vitesse de pointe aux alentours de 80kmh (le record du monde vitesse lancé sur 200m est de 133kmh). Les pays nordiques sont bien plus avancés dans ce domaine. Ces vélos sont encore cher (5000€ environ), mais avec le temps, ils devraient l’être moins. Le vélo couché (sans coque) permet d’avoir une vitesse de croisière de 30kmh.

Bien sûr le vélo est une solution urbaine. Pour la campagne, et notamment les région montagneuses, c’est différent. Je compte tester le vélo a assistance électrique, mais pour l’instant, je n’ai pas trouvé de solution idéale (et pourtant j’ai cherché, y compris les transport aériens). Mais tant qu’on reste dans le moins de 10km quotidien, c’est plus qu’envisageable, c’est conseillé. Même si on dispose d’une voiture par ailleurs. Ça réduit la facture d’essence.

Le vélo est aussi de mon point de vue un outil survivaliste, puisque c’est le seul moyen de transport autonome, qui ne nécessite pas d’apport extérieur. Pour peu qu’il soit VTC, on peut même l’utiliser hors des routes. A moins d’avoir un cheval, mais ça coûte presque plus cher qu’une voiture a moins d’en avoir une utilisation régulière. Et le cheval n’est pas une solution généralisable à grande échelle. Si la voiture s’est imposée, ce n’est pas pour rien. Dans le cadre survivaliste, on va aller un peu plus loin : on va se procurer de quoi réparer le vélo. Les kits à décathlon valent moins de 50€ et permettent de changer une roue, régler le vélo, réparer une chaîne, une crevaison, etc… Un camelpak aussi est bien utile si on envisage le vélo sur de grandes distances (ça sert aussi pour la randonnée). Les survivalistes parlent peu du vélo (et de l’hygiène autre sujet essentiel qui est très peu traité), pourtant j’ai trouvé très tôt que ça faisait partie de la "panoplie".

Tout va mal – 8 – Les leçons du passé


Ce n’est pas la première fois que nous épuisons nos ressources. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le progrès ne nous à pas toujours sauvé. Nous avons connus des phases de régression très douloureuses par le passé : chute de Rome, guerre de cent ans, et surtout épisode très récent, le déclin du charbon qui s’est soldé par 2 guerres mondiales le temps que le pétrole puisse prendre le relais.

Tout va mal – 7 – Production et consommation


Le manque d’énergie abondante et pas chère et l’épuisement des ressources se faire déjà sentir dans beaucoup de domaines. Nous avons atteint le pic de production de céréales, le pic terre arables, le pic eau, le pic de km parcourus, le pic viande, etc…

Tout va mal – 3 – Les alternatives au pétrole


Il existe de nombreuses alternatives au pétrole, cependant aucune ne permettra la croissance économique exponentielle que celui-ci permet. Ce qui remet en question notre modèle de société. Sans compter que de toute manière même avec du pétrole, nous devrons faire face au réchauffement climatique, et au fait qu’il faut de plus en plus d’énergie pour aller extraire / exploiter les ressources restantes, les meilleures et les moins chère ayant déjà été consommées.

Tout va mal – 2 – Combien reste-t-il de pétrole ?


Si le pétrole est si vital pour notre économie, la question de savoir combien il en reste est d’une importance capitale. Il faut distinguer les ressources (le pétrole total connu sur terre), les réserves (le pétrole qu’on peut extraire ), et la vitesse d’extraction du pétrole (une fois qu’il est brûlé, il faut en extraire d’autre, ce qui compte c’est donc la vitesse d’extraction du pétrole bien plus que les réserves).

Tout va mal – 1 – L’importance du pétrole


Quel rôle joue le pétrole dans le crise ?
Sans énergie, pas d’échange, et sans échange, pas d’économie. Le pétrole est la source d’énergie principale a l’heure actuelle, puisque c’est celle qui nous permet d’exploiter les autres en premier lieu. Son rôle dans la vie quotidienne est parfois méconnu.

La nouvelle économie


Préambule : Ce blog est un voyage. De l’ancien monde capitaliste agonisant, vers un nouveau monde. J’ai beaucoup parlé de l’histoire, du "pourquoi on en est arrivé la", et "pourquoi ça va si mal", mais j’ai peu développé le nouveau paradigme qui remplacera peut-être l’ancien. Il fallait pour cela bien comprendre les racines de notre monde, selon une approche constructiviste (dé-constructiviste pour être plus précis).

De la même manière que l’éducation est bousculée par les nouveaux usages qui naissent avec Internet, une nouvelle forme d’économie est en train de naître. Elle ne remplacera probablement jamais totalement l’ancienne, mais il se pourrait bien qu’une fois atteinte une certaine masse critique elle prenne la première place, car elle à de nombreux avantages. Au point que c’est probablement la seuls porte de sortie qu’on ai pour le monde post-capitaliste qui s’annonce, c’est à dire, après la période de "transition" (comprendre effondrement) pendant laquelle le capitalisme va finir par mourir.

Pour faire simple, si on remonte "a la source", l’économie a plusieurs missions :

  • permettre aux gens qui ne se font pas confiance "a priori" d’échanger en ayant le sentiment d’équité, de justice dans le temps
  • permettre de gérer les prises de risques et de récompenser le mérite, mais aussi de fournir des mécanismes de solidarité et de distribution des richesses
  • se donner des règles communes pour gérer les conflits avec un minimum de violence

Notre sentiment de justice découle de nos conceptions religieuses, ou transcendantales. Les textes religieux sont les sources d’inspiration des fondamentaux légaux, mais aussi économiques. Exemple classique la loi du Talion. Autre exemple : la richesse est considérée comme un signe de la bénédiction de Dieu par les protestants, et à l’inverse comme un obstacle a l’atteinte du royaume des cieux par les catholiques. Cela à de profondes répercussions économiques.

Bref, l’économie est une sorte de boîte à outils ayant comme but de mettre en œuvre ces principes de la manière la plus efficace possible. En occident nous sommes parvenu à certains choix, qui nous semblent maintenant totalement "naturel" mais qui sont totalement arbitraires dans le fond :

  • la propriété privée qui défini une limite a la liberté mais qui est aussi un fondement économique
  • la monnaie comme moyen privilégié d’échange de biens et services
  • l’état de droit pour assurer la justice et le respect des lois, et donc, la confiance mutuelle

(NB : on peut rajouter les lois écrites pour ne plus dépendre de l’arbitraire d’un roi, les jury pour l’impartialité d’un jugement, le droit de vote, et les publications à référé parmi les avancées essentielles de notre économie moderne)

Ces fondamentaux permettent en cas de conflit entre 2 personnes de savoir comment "trancher" pour résoudre le problème, si les personnes n’y parviennent pas par elle même. D’un certain point de vue, on peut considérer que tout cet échafaudage n’est qu’un moyen de régler nos conflits sans (trop de) violence…

Ce qui est extrêmement intéressant, passionnant, c’est que jusqu’à aujourd’hui, le système "démocratie / capitaliste / économie de marché / état de droit" était grosso modo le meilleur moyen qu’on ai trouvé pour faire tourner une économie. Et maintenant, quelque chose de totalement nouveau émerge via les possibilités que nous offre Internet.

Propriété

La nouvelle économie n’est pas basée (que) sur la propriété privé (c’est à dire sur un certain nombre de règles privatives), mais à l’inverse sur une propriété non privée (dont les règles sont au contraire de vous empêcher de privatiser – c’est le copylefft).

Le copyleft est une méthode générale pour rendre libre un programme (ou toute autre œuvre) et obliger toutes les versions modifiées ou étendues de ce programme à être libres également.

Ce sont les logiciels libres.

Mais ce n’est pas tout. Le premier pilier n’est pas le seul à être remis en cause.

Échange

Une monnaie est un moyen de faire des échanges avec réciprocité immédiate. C’est à dire qu’on ne donne quelque chose à quelqu’un que si on reçoit immédiatement une compensation. En général c’est une forme d’argent, soit une promesse qu’on recevra plus tard autre chose d’équivalent. Équivalent selon les prix fixés par les lois du marché. Est-ce que c’est "juste" ? ça en donne l’impression, mais la valeur est quelque chose d’extrêmement subjectif, qui dépends de notre besoin a un moment donné. Au final, l’économie consiste à objectiver une valeur pour qu’on se mette tous d’accord dessus, mais ce n’est qu’un cas très particulier qui dépends de notre manière de concevoir le monde, la vie, le sens de la vie, notre foi, etc…

Revenons à la monnaie : on peut maintenant grâce à Internet s’émanciper de ce moyen d’échange. C’est à dire donner sans chercher un échange immédiat, sans contre partie, sans "espérer" que quelqu’un d’autre nous donnera lui aussi plus tard un équivalent.

Ça peut paraître "fou" au premier abord, cependant :

  • la philosophie du yoga (l’économie prends ses racines dans la religion en définitive) nous enseigne 2 choses relative à l’économie : d’une part, il y a la loi du karma qui fait que quoi qu’il arrive, quoi qu’on fasse, il y a une justice immanente a laquelle on ne peut échapper. D’autre part, le yoga enseigne d’agir sans rien attendre en retour. Selon ces 2 préceptes, on devrait donner sans rien attendre, et recevoir plus tard en vertu de la loi du karma.
  • en réalité ce mode de fonctionnement est précisément celui qui est utilisé par les logiciel libres et qui fait leur succès.

On touche directement a notre notion personnelle de transcendance, c’est à dire "les lois qui régissent le fonctionnement de l’univers, de la vie, et le sens qu’on donne à la vie". L’économie actuelle nous "embrigade" dans une certain manière de voir le monde. Mais on peut s’en émanciper. C’est d’ailleurs pour cela que j’estime que l’étude de l’économie est en fait un travail yogique (jnana yoga pour être plus précis) : cela nous permet de dépasser le "karma collectif" (et donc nous rapproche de la libération).

Il y a déjà des sites qui vont dans ce sens : couchsurfing par exemple. On héberge gratuitement, sans avoir a être hébergé plus tard par celui qui nous reçu. C’est juste de la générosité.

En fait, c’est très important à comprendre, car l’économie actuelle, je crois que n’est un secret pour personne, est fondée (en partie) sur :

  • le manque de confiance en son prochain : et donc on demande aux banques de mettre notre argent en lieu sûr, et de s’occuper de recouvrer les impayés à notre place.
  • l’égoïsme : Adam Smith à expliqué que l’économie pouvait fonctionner si chacun poursuivait la recherche de son intérêt propre exclusivement.

Or, Internet permet à de nouvelles formes d’échange d’exister qui au contraire récompensent la générosité, la confiance, ce qu’il y a de meilleur en l’homme. Au lieu de l’inverse avec l’économie actuelle.

Confiance

Les deux premier piliers (propriété privée et moyen d’échange) sont bousculés. Et le 3ème alors ? Le "tiers de confiance". Dans des tas de situations il est plus simple de passer par un tiers de confiance pour faire un échange. Exemple : vous louez votre maison. Imaginons qu’on retire l’état, les assurances, et qu’il ne reste que 2 personnes. Si le locataire ne peut plus payer, ou met le feu par inadvertance, ou si le propriétaire décide de virer le locataire, etc… on a inventé des contrats, et un tiers pour le faire respecter (l’état). Mais ce n’est qu’un moyen.

Or, sur eBay, couchsurfing et d’autres, les vendeurs sont notés par les utilisateurs. Sur TaskRabbit la personne qui vous rends un service est notée et ceux qui ont la meilleure réputation peuvent le monnayer. La réputation devient un capital. Capital qui peut s’élargir par cooptation aussi. Il n’y a plus (de moins en moins) besoin d’un tiers de confiance, car le web permet de la capitaliser.

On est donc dans un système vertueux, à l’inverse de l’économie actuelle qui encourage à ne pas tricher et tromper son prochain, qui encourage aussi le partage, le don, la confiance, le lâché prise, la collaboration.

Cette économie pourrait très bien devenir l’économie principale (il y a d’autres conditions pour qu’elle puisse s’établir, ça fera l’objet de prochains articles). Et dans ce cas, Richard Stallman, l’homme qui est à la base de tout ça pourrait bien obtenir le statut de saint, et même de e-messie un jour. Car c’est lui en premier, et avec constance qui a ouvert la voie (en créant GNU et la licence libre). Il deviendrait une sorte de prophète des temps modernes.

Cette économie n’est pas de nature capitaliste. Ce n’est pas une amélioration du capitalisme. Elle ne le sauvera pas de son agonie. Les échanges ne sont pas toujours monétisés, vous ne pouvez pas taxer la réputation de quelqu’un. Au contraire même, en offrant une alternative, elle va permettre aux gens d’entrer dans une nouvelle ère, qui pourrait bien ressembler a l’age d’or prédit par les prophètes (tout ne sera pas parfait pour autant, les dangers et dérives seront différents), en tout cas comparé a aujourd’hui.

Age d’or totalement différent de celui appelé par les Attali et consort avec leur gouvernance mondiale centralisée sous l’égide d’une banque unique et d’un système totalement monétaire et numérique qui au contraire entérinerai l’assassinat de la bonté humaine par un système aliénant qui étouffe le meilleur et récompense le vice. Il faudra que je développe ce sujet aussi dans un prochain article.

Revue : l’argent dette 3 de Paul Grignon


[NB: désolé, je n'ai pas trouvé de version sous titrée, mais je pense qu'elle viendra bientôt vu le succès des premières]

Je ne l’aurais pas regardé s’il n’avait pas été mis en valeur sur le blog de DiscoTonio. J’aurais loupé quelque chose ! Le premier "argent dette" à propagé de fausses idées sur la monnaie. Non pas que ce qu’il dit soit faux, mais partiel, et au final, trompeur.

(inutile de lire si vous l’avez déjà compris) Pour rappel, ce que Grignon à loupé, c’est que les intérêts de la dette ne vont pas à la banque, mais au déposant, a l’épargnant, pour l’essentiel. La banque prendre un petit pourcentage, mais ce n’est pas leur source de revenu principale. Et surtout ce n’est pas le "vol" qu’il suggère. Ceux qui ont du capital le prêtent à d’autre via les banques moyennant rétribution. Ça change tout.

Cette fois c’est différent. Mis à part quelques oublis, imprécision, sans conséquences (par exemple le fait que la banque centrale contrôle totalement la masse monétaire via les taux directeurs et les opérations d’open market, et donc, indépendamment des demandes de crédit des gens – mais ça ne change rien à son raisonnement) il pose les bonnes questions sur la nature de la monnaie, et pousse la réflexion jusqu’à son terme (enfin presque, j’explique en dessous ce qui manque).

La monnaie est donc une promesse qui peut être garantie par l’OR ou l’état (in fine sa capacité a lever l’impôt), ou même par des entreprises. Ce qu’il y a de bien c’est que pour une fois, il explique que l‘OR n’est pas une solution (l’achat d’OR est un acte politique), mais qu’aujourd’hui on peut mettre en place un nouveau système monétaire grâce à internet, qui n’aurait pas les défauts du système actuel (qui nous pousse au vice et à la croissance infinie).

Ce qui est exactement la même analyse que la mienne. C’est inévitable quand on commence à se demander comment ils faisaient à l’époque des coquillages et pourquoi on a choisi l’OR, etc… J’ai d’ailleurs commencé a regarder il y a pas mal de temps les monnaies alternatives sur le net : Bitcoin, flattr, ripple. Je n’ai pas encore trouvé exactement ce que je cherche. Donc je n’en ai pas encore vraiment parlé : L’idée est de mettre en place un système monétaire vertueux (qui nous pousse vers la vertu). On y est presque, certains hackers sont a fond dessus.

On peut aller encore plus loin (je le développerais pleinement dans un prochain article qui devrait vous intéresser car on va relier économie et transcendance !) avec l’économie "de la confiance" : celle ou la réputation à une valeur, ainsi que la cooptation, et où les échanges peuvent être sans réciprocité immédiate.

Bref, si vous vous intéressez à l’économie, cette vidéo assez bien faite, pédagogique va au coeur du sujet et pose les bonnes question. Elle va aller dans ma vidéothèque des documentaires les plus importants. Vivement la traduction.

Et s’il n’existait pas de solution à la crise ?


Je vois que souvent les gens refusent tout simplement d’envisager qu’il n’y ai pas de solution à la crise. Il se réfugient alors dans des solutions simplistes ou des postures du genre "quelqu’un va bien trouver".

D’abord, rien ne dit qu’il y ait une solution à la crise. Rien ne dit que la solution soit "facile" et ne demande pas de sacrifice. Rien ne dit même qu’elle existe dans les conditions actuelles sans avoir a détruire certaines choses. Rien ne dit non plus qu’elle soit simple. Rien ne dit qu’elle soit sans risque. Et rien ne dit qu’elle soit dans l’intérêt de toute le monde.

Pas forcément de solution facile, immédiate, sans risque, dans l’intérêt de tous.

L’histoire des effondrements des sociétés (Rome, Rapanui, Russie, moyen age…)  nous montre qu’il n’y a pas toujours de solution quoi qu’on fasse. Il n’y a pas toujours "mieux" sous la main. Parfois on régresse sans pouvoir rien y faire. Avant on accusait les Dieux. Maintenant on ne fais plus ça, alors on accuse "les autres", ou certaines idéologies. Marx à montré avec son approche de matérialisme historique qu’il y a des forces "matérielles" qui nous dépasse souvent.

Il faut parfois une invention technologique, ou parfois il faut avoir le courage de jeter pas mal de choses à la poubelle (ou d’attendre qu’elles meurent) avant de pouvoir faire du nouveau.

Parfois c’est possible, parfois non.

On peut prendre le cas des entreprises.

Prenons PSA. Il n’y a aucune solution a son redressement. Pourquoi ? parce que  c’est un entreprise avec la culture du capitalisme familial, pas assez modernisée, maintenant, c’est trop tard. Ce n’est pas qu’elle a été mal gérée, c’est juste qu’elle doit mourir pour laisser la place a d’autres formes, ou même parce qu’il y a trop de fabricant et trop peu de clients maintenant. Donc, certaines doivent mourir. Non pas qu’elles aient été mal gérées, mais ce qui était un avantage a un moment, ce qui apportait prospérité a un moment, devient un fardeau a un autre moment, et on ne peut pas changer de voie “comme ça” sur un claquement de doigts, car on s’est engagé, on a investi, on a mis en places des machines et des méthodes de travail.

Idem avec le SeaFrance. Le Ferry doit mourir à cause du tunnel sous la manche. Peu importe comment la société est gérée. Elle sera, par définition, a un moment donné mal gérée, parce qu’elle doit disparaître.

C’est la fameuse “destruction créatrice”.

Peut-on dire que PSA a été mal géré si on considère que d’autres s’en sortent mieux ? oui si on veut, mais non car on gère selon un contexte, et si le contexte change, on ne peut pas accuser le gérant. On peut accuser le marché de l’Iran, mais peu importe, il fallait que certaines meurent.

Pour les civilisations il en va de même. On pourrait vouloir croire qu’il y a une forcément une solution, parce qu’on se dit qu’on fait "mal" et donc qu’on peut faire "mieux" et qu’ailleurs d’autres y arrivent bien. Mais c’est pareil. Quand on s’engage sur une voie, on ne sait pas a l’avance si ce sera une impasse plus tard, et on ne peut pas revenir en arrière “comme ça”. Il n’y a pas systématiquement de solution.

Changer la politique, la finance, les banques, réguler, redistribuer, ne changera rien au problème global (d’épuisement des ressources), car si on paye les salariés mieux, on perds en compétitivité. Ça a fonctionné a une époque (cf FORD), car c’était une niche (à l’époque) et qu’il fallait mettre en place ce genre de cercle vertueux. Mais ce n’est pas une recette universelle adaptée à tous les contexte, toutes les époques, toutes les cultures. C’est la même chose pour les autres soit disante solutions. Elles ont pu fonctionner par le passé. Ça ne garantit rien aujourd’hui.

Il faut, a mon avis c’est important, j’insiste, s’ouvrir l’esprit a la possibilité qu’il n’y ai pas de solution. Ca ne sert à rien d’accuser untel ou un tel qui tire la couverture a lui pour essayer de se protéger alors que tout le monde fait pareil a son niveau !

Et s’il n’y a pas de solution, on fait quoi ? voila la vraie question !

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