Il est temps de refaire un petit point sur le blog, puisqu’il y a de nouveau lecteurs qui ont peut-être loupé le début. Je développe plusieurs arc narratifs en parallèle, et il me semble intéressant de revenir rapidement sur les points clés.
Voici d’abord un historique (très) rapide (que vous pouvez sauter) avant de présenter une vision plus synthétique du travail de prospection effectué pendant presque 5 ans sur le blog :
Tout démarre avec l’annonce de la "panique économique" … un peu prématurée certes, mais en 2013, 5 ans plus tard, je crois qu’on y est !
Je me suis intéressé au statut du dollar, qui est menacé à terme, ce qui pourrait créer un choc sur l’économie mondiale. Influencé par le GEAB (j’ai compris plus tard qu’ils avaient un biais ultra-pro-européen)
Les finances de l’état français montraient dès 2010 qu’on allait vers une crise Grecque … et c’est bien ce qui est en train de se passer actuellement. D’ailleurs nous avons perdu notre AAA comme je l’avais annoncé. Notre système d’imposition est devenu un foutoir. La bulle immobilière menace. Sans oublier le rôle central de nos fonctionnaire dans la déchéances de la France.
Quelques articles clairsemés sur les manipulations, la nouvelle société de la surveillance qui se met en place., notre système de santé à la dérive et d’autres choses plus ou moins choquantes qui sont autant de symptômes de la décadence de notre société.
Je me suis beaucoup intéressé au "pic pétrolier" en tant que problème central de l’économie, sur l’absence d’alternatives immédiate, sur le rôle de l’énergie dans l’histoire, et les catastrophes qu’on a déjà du traverser (ce n’est pas la première fois qu’on est confronté a un pic énergétique). Nous n’avons toujours pas appris la leçon.
Mais j’ai aussi démonté quelques mythes sur l’économie, notamment les banques ou l’inflation. la dette, à qui elle profite, la fameuse loi Rotschild, mais aussi de se rappeler de ce que notre société a accompli. Du coup je me suis éloigné des thèses conspirationistes, et de la diabolisation du NOM.
Voyant le "merdier", et l’aveuglement généralisé, j’ai commencé a m’intéresser au survivalisme car je constate qu’on se dirige tout droit vers un effondrement. Effondrement dont l’Europe n’est pas une solution, mais une cause et qui sera peu-être la première zone a sombrer, la France étant le maillon faible.
Puis il y a eu la période "immigration". pour réaliser que cette politique est un fléau. Complété par les structures familiales de Todd et du bouquin d’Obertone, pour conclure en expliquant comment tout cela devient très malsain.
Autre facteur d’accélération de la crise : l’épidémie de robotisation dans l’industrie qui concurrence le travail ouvrier (provoquant chômage de masse, explosion de la dette).
Petit à petit je me suis intéressé aux nouvelles sciences : j’ai expliqué la logique systémique qui est une voie de sortie de la crise, avec les nouvelles possibilités offertes par les nano technos. Ce qui m’a amené doucement vers l’étude de la complexité, et du coup m’a fait revoir notre manière de penser, et remettre en cause la logique analytique à la base de notre société.
Combiné avec la remise en cause conspirationiste, et l’observation de la crédulité sur le net, j’ai aboutit à la notion de guerre cognitive, qui me semble un bien meilleur paradigme explicatif, et qui en plus fait le pont avec le yoga.*
Comment résumer tout ça ? Les polarités s’affrontent sur plusieurs plans. D’un coté les malthusiens qui observent l’effondrement, de l’autre les cornucopistes qui voient dans la technologie le sauveur ultime. Mais on a aussi l’affrontement dans le domaine social (progrès sociaux / traditionalisme), ou sur les énergies féminines/masculines. Tout se mélange.
Nous sommes engagé dans une transition entre un vieux monde à base de :
pétrole, charbon, énergies fossiles
d’immigration, domination, affrontement
de centralisation (Europe, NOM, dollar)
de fonctionnaires, bulles immobilières
démocratie, démagogie
Vers un nouveau monde ou beaucoup de personnes sont larguées à cause du fossé cognitif qui se creuse :
économie ouverte de l’échange et de la transparence; décentralisée
nouvelles sources d’énergies (nano ?)
La transition va être selon toute vraisemblance douloureuse :
parce que à chaque changement de paradigme énergétique, ça fait mal
beaucoup trop de monde sont largués
les tensions géo-économiques grandissent partout, sans que rien ne vienne apaiser tout ça
il ne manque qu’une étincelle, y compris et surtout en France qui a de gros cadavres dans ses placards
guerre
Comment donc franchir les … années merdiques ? (probablement une génération)
le yoga ou toute pratique similaire, ne pas diaboliser ou idéaliser
une dose de survivalisme et de realpolitik
commencer a s’orienter vers des nouvelles pratiques (forêt comestible, permaculture, systèmes électriques intelligents, savoir se soigner simplement, …)
se positionner sur la nouvelle e-economie, le capitalisme cognitif
résister à toute forme d’oppression, en premier lieu étatique
se serrer les coudes, informer, partager
se sortir les doigts … lol
Ce nouveau monde à venir est porteur de beaucoup d’espoir pour ceux qui en ont conscience, mais il ne sera pas exempt de défauts, et de dangers :
transhumanisme, dénaturation de l’humain et de la biosphère
surveillance presque absolue du citoyen
technocratie déshumanisée
instantanéité qui pousse a l’émotivité comme mode de gouvernance
Voici un petit document bien sympa, par l’institut du post-carbonne, qui synthétise bien les problèmes énergétiques actuels. Des solutions, il y en a plein. Mais des solutions de remplacement avec tous les avantages du pétrole conventionnel, la, c’est une autre histoire. Chaque alternative à des défauts qui font qu’on ne peut compter sur elle à grande échelle. Voici un résumé des points clés :
Pétrole conventionnel : en déplétion rapide
Pétrole Offshore : défi des environnements extrêmes, complexité technologique
Pétrole non conventionnel : extrèmement gourmand en eau, énergie, investissements
Gaz naturel : pour usage régional uniquement, transport maritime difficile
Gaz de schiste : grosse incertitudes sur l’avenir
Charbon : le pire pollueur des énergies fossiles
Nucléaire : pas de solution pour les déchets, pas viable sans les subventions gouvernementales
Hydroélectricité : les meilleurs sites déjà utilisés, détruit des ecosystèmes
Géothermie : niche, prendrait des dizaines d’années à développer a une large échelle
Biofuels : demande autant d’énergie a fabriquer qu’il n’en fournit, en compétition avec la nourriture
Électricité à partir de la biomasse : a large échelle, détruirait les forêts
Eolien : Intermittent, demande beaucoup de batteries, grosse empreinte au sol
Photovoltaïque solaire : intermittent, difficile à grande échelle car nécessite des matériaux rare ou chers
Solaire a concentration : intermittent, nécessite beaucoup d’eau
Hydrogène : nécessite des investissements d’infrastructure massifs
Micro-cogénération : barrières des industriels, pas de réseau de revente
Notez que les 30 glorieuses ont été possible grâce a l’EROEI de 100 du pétrole conventionnel. Nous n’avons rien dans les cartons qui puisse atteindre ce niveau la. Sachez qu’a partir d’un EROEI de 10 la civilisation s’effondre, purement et simplement. Mais entre 10 et 20 on n’a pas de quoi tenir le rythme de la croissance démographique. Je ne cesse de le dire, mais on va au devant de gros gros soucis. En fait, ils ont déjà commencé, sauf que pour l’instant, c’est resté relativement tranquille à cause de nombreux amortisseurs sociaux.
Addendum : l’Arabie Saoudite à prolongé la vie de ses champs géants de pétrole, mais la chute n’en sera que plus dure, car si en effet on peut augmenter la production de "vieux" puits, leur déclin n’en sera que plus rapide quand il s’enclenchera. En raison de quoi, d’ici peu, l’Arabie saoudite prévoies d’avoir des difficultés pour nourrir sa population. Rien de nouveau en soi, mais ça se confirme de plus en plus dans la presse.
Enfin quelques bonnes idées pour les villes de demain. Les solutions existent, mais pour cela, il faut un minimum de vision politique et de libre entreprise.
Demain, voire même hier pour certains, le pétrole va se raréfier. En Europe, notamment en France, il se raréfie déjà (parce que les prix relatif du pétrole par rapport au SMIC montent). Pourtant des solutions simples ont toujours existé. Maintenant qu’on est au pied du mur elles commencent à pouvoir émerger. Vieux motard que jamais !
La ville de demain pourrait ressembler à ça, grâce aux vielles nouvelles technologies :
beaucoup, beaucoup moins de voitures
des téléphériques urbains (coûte 10X moins cher qu’une autoroute, 45kmh en vitesse de pointe en ville, ce qui est pas mal vu que la vitesse moyenne en voiture est de 20kmh) combiné a des tramways, moins cher que le métro ou les autoroutes
vélo ou vélo électriques ou mini voitures électriques en libre service
services de location ou d’autopartage pour tout ce qui peri ou extra urbain
isolation des bâtiments, immeubles passifs
C’est ce qui se développe en ce moment d’ailleurs. Sauf que ça demande des investissements massifs, et que le retour sur investissement est beaucoup moins important qu’il ne l’a été pour les autoroutes / voiture thermique !
Il faut bien comprendre que les politiques ont subventionné le merdier actuel et empêché l’émergence de ces solutions en leur temps (il y a 20 ou 30 ans). Ils ont préféré se faire construire des aéroports inutiles à la place, et des autoroutes pour leur 4×4, dépenser des milliards dans la fusion nucléaire.
Les entrepreneurs eux avaient ces solutions dans leurs cartons. Maintenant il est trop tard, on n’a plus le choix, mais, cela met en exergue l’importance du libre marché. Importance que l’Europe du nord et les anglo saxons ont bien compris. Mais en France, c’est inutile de rêver, trop de ponctionnaires pour ça.
Bref.
Déjà, si vous regardez la maison passive, vous comprenez que c’est génial, mais qui va pouvoir se le payer ? Même en terme locatif, il ne faut pas se dire qu’on va payer moins de charges (c’est vrai) mais que le loyer sera beaucoup plus important. Donc réservé a une "élite", a des bobos. D’où le fameux fossé dont je parlais précédemment, d’une génération perdue. De plus le fossé et la jalousie va augmenter par rapport a ceux qui vont vivre dans des épaves thermiques et qui connaîtrons des hivers rude (c’est toujours quand il fait le plus froid que la chaudière lâche ou qu’il y a de coupures d’électricité).
Donc, pour ces raisons et bien d’autres, les villes vont se sécuriser de plus en plus, caméras de surveillance, drones, armes non létales. Certains ont bien compris ou se situent les marchés de demain. Poussé a l’extrême, les villes vont devenir un mix entre ghetto pour riche bunkerisé, et zone urbaine ultra violente (drogue, commerce du sexe et des femmes, jeux, armes – bref la mafia quoi) et décrépie. Un peu a la judge dreed. C’est déjà le cas dans certains pays du tiers-monde. Nous somme déjà en train de les rejoindre. Donc la ville, soit vous serrez un requin qui gagne bien sa vie et qui peut se payer la haute techno, vous aurez le dernier iGadget pour pouvoir travailler même pendant votre sommeil, vous aurez des drogues pour être ultra productif, des extensions robotiques (le transhumain en somme), et vous vivrez entouré par un sous prolétariat : des gens moches, peureux, bête et méchants.
C’est un peu caricatural, il ne faut pas prendre ça a la lettre, mais ce sont les tendances. D’ici 50 ans ce sera beaucoup plus net.
Reste les campagnes. C’est aussi une opposition à rajouter à la liste dont j’ai peu parlé. Nous avons déjà plusieurs antagonismes qui s’exacerbent :
vieux vs jeunes
immigrés vs de souche
gauche(égalitarisme) vs droite(libre entreprise)
occident vs orient, nord vs sud
machines vs naturel
riches vs pauvres vs classes moyennes
fonctionnaires vs privé
régions/communes vs états vs multinationales/mondialistes
Revenons aux campagnes. Déjà, impossible d’y vivre sans voiture, voire un pickup, pour transporter son bois/matériel (du moins avec les standards actuels, si on veut retourner à l’age de pierre, on peut se contenter d’un cheval suffisamment costaud, mais le rendement énergétique d’un cheval est moins bon qu’une voiture, l’avantage, c’est que c’est de l’énergie renouvelable).
La question énergétique va devenir capitale. Si vous voulez être indépendant en énergie (la ville sera prioritaire pour l’approvisionnement) et en nourriture, ça à un coût et il n’y a pas 50 solutions. Soit du photovoltaïque/éolien, avec batteries, régulateur, modulateur, soit micro-cogénération au bois (compter 30 000€), soit STEP et hydroélectrique. L’investissement initiale est assez important vous pouvez le constater (autour de 30 000€ pour être confortable). Les autres solutions ne sont pas vraiment faisables (par exemple le biogaz très compliqué a purifier). Sans compter les compétences qu’il va falloir pour maintenir tout ça. Il va falloir ruser et bien anticiper les tendances, ne pas se planter de techno, avoir des assurances (je ferais un post bientôt la dessus).
La grande chance pour les campagnes selon moi c’est Internet le DIY (do it yourself) qui va permettre un vrai partage des connaissances, compétences, solutions efficaces. Les imprimantes 3D pourraient permettre l’émergence d’une industrie rurale auto alimentée, et donc l’indépendance vis à vis des grosses usines nécessaires aux villes. La difficulté, c’est d’être capable : par exemple, sauf exception, être capable de se soigner soi même, les hôpitaux seront réservé aux vrai urgences, idem dans tous les domaines.
Par contre, il y aura la liberté, la nature … et l’insécurité. Reste à savoir si la démocratie survivra a la fin du pétrole, comment les villes s’approvisionneront sans camion (trains ?), ce que le bois deviendra (c’est la seule chose qui permette de stocker de l’énergie condensée de manière simple), ce que les nano techno vont permettre ou pas et qui pourra en profiter.
Je commence à discerner certaines tendances de fond, mais il est difficile de voir leur rythme d’évolution pour l’instant. De plus, ce que je décris sera une phase de transition, a terme (50 ans environ) un nouvel équilibre sera trouvé. Il se peut qu’une guerre (sous une forme ou une autre) viennent bouleverser/accélérer certaines tendances. Il est difficile de déterminer les seuils de tolérance des gens… jusqu’où peut-on aller ? C’est même très probable. Par contre, il nous faudra tous choisir ce que nous voulons comme vie. Aucune des 3 grande tendances que je cite n’est parfaite, chacune a des avantages et des inconvénients. D’ailleurs, si vous regardez bien, je n’anticipe pas grand chose, on y est déjà, sauf que les frontières ne sont pas aussi nettes :
coeur de ville élitiste plongé dans la compétition mondialiste
zone péri-urbaine prolétaire, violente
campagnes système D
Il se peut que la zone péri-urbaine, comme je le dis précédemment, soit amenée à beaucoup réduire en population a cause des pénuries de ressources primaires. Simplement pour nourrir tout ce monde, ça va être compliqué. Nous sommes déjà en zone de stress pour le pétrole et l’eau. N’oubliez pas qu’il faut énormément d’eau pour le gaz de schiste, et pour les pétroles non conventionnels, et qu’a un moment il pour cultiver on n’aura plus ce qu’il faut.
PS : si on pousse la logique a son terme, ça pourrait donner quelque chose comme ça :
Le film n’est pas encore sorti, mais c’est l’un des thèmes de Neil Blomkamp (le ségrégationnisme – il est sud africain) et ça ressemble un peu à ce que j’ai dans l’idée du futur si on continue sur cette voie.
Retex (retour d’expérience) sur l’utilisation du vélo au quotidien. Avec la fin annoncée du pétrole (à horizon 30 ans), je cherche avec quoi nous pourrions remplacer la voiture. Il existe bien sûr les systèmes de co-voiturage et d’auto-partage. Pour l’instant, je ne crois pas du tout aux voitures électriques, a moins d’une percée dans le domaine de la génération d’électricité ou des batteries, ça fera "plouf" une fois l’effet de mode passé … ces véhicules coûtent beaucoup trop cher pour les performances qu’ils rendent, et une fois les énergies grises comprises, ne sont ni écologiques, ni économiques. Reste le retour de la 2CV qui nous pends au nez !
Conclusion : la voiture individuelle / familiale telle qu’on la connaît aujourd’hui à de fortes chances de disparaître. C’est à dire, ce sera un luxe. L’une des solutions c’est le vélo. Alors bien sûr, le vélo aujourd’hui à pas mal évolué, même si le principe reste le même.
J’utilise le vélo dans les grandes agglomérations depuis des années, qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il neige, et dans ce contexte, je ne vois pas mieux comme moyen de transport urbain. J’avais déjà écrit sur le sujet : La voiture est moins performante que le vélo en ville. Et quand je vois les gens galérer dans les bouchons ça ne fait que confirmer.
Concrètement, en vélo on peut compter sur une vitesse de croisière de 20km/h sans trop se fatiguer ni transpirer. Ce qui fait qu’on peut assez facilement faire un trajet de 10km quotidien. Je me suis essayé aux "longues" distances (40km, 60km), la c’est autre chose : il faut un bon vélo, et de l’entraînement. Mais ça reste tout à fait accessible. Je n’ai pas encore fait le test, mais je pense que 100km par jour en vélo est tout à fait envisageable (c’est ce qu’ils disent sur les forums), s’il fallait, pour se déplacer sur de longues distances à un moment donné (ou bien pour du vélo tourisme).
Sinon, la chose qui me parait la plus importante c’est d’être bien équipé (minimum poncho). Pour les longs trajets par temps froid, on est vite congelé sans coupe vent. Je ne parle pas des shorts moulants que certains mettent pour imiter les coureurs cyclistes. Notamment pour la météo, mais aussi pour être bien signalisé et avoir une lumière (une frontale fait l’affaire et peut servir à d’autres choses) pour la nuit (pour s’éclairer et être vu). Je témoigne que le vélo au quotidien à des effets positifs très net sur la santé ! A contrario, on ne se rends pas compte a quel point le sédentarisme et l’absence d’exercice physique est néfaste. Le sport et l’alimentation devraient être notre première médecine.
Le vélo se décline maintenant de différentes manières qui peuvent en faire un allé économique et versatile pour la vie sans pétrole.
On peut rajouter (pour un coût entre 500 et 1000€) un kit d’assistance électrique (la loi limite le kit à 25kmh, mais c’est bien suffisant).
Il existe des carrioles, si on souhaite faire des grandes courses ou qu’on à besoin de transport, ou bien les vélo cargo:
Le vélomobile permet de pousser le concept vélo encore plus loin et d’obtenir une vitesse de croisière de 40kmh facilement, et une vitesse de pointe aux alentours de 80kmh (le record du monde vitesse lancé sur 200m est de 133kmh). Les pays nordiques sont bien plus avancés dans ce domaine. Ces vélos sont encore cher (5000€ environ), mais avec le temps, ils devraient l’être moins. Le vélo couché (sans coque) permet d’avoir une vitesse de croisière de 30kmh.
Bien sûr le vélo est une solution urbaine. Pour la campagne, et notamment les région montagneuses, c’est différent. Je compte tester le vélo a assistance électrique, mais pour l’instant, je n’ai pas trouvé de solution idéale (et pourtant j’ai cherché, y compris les transport aériens). Mais tant qu’on reste dans le moins de 10km quotidien, c’est plus qu’envisageable, c’est conseillé. Même si on dispose d’une voiture par ailleurs. Ça réduit la facture d’essence.
Le vélo est aussi de mon point de vue un outil survivaliste, puisque c’est le seul moyen de transport autonome, qui ne nécessite pas d’apport extérieur. Pour peu qu’il soit VTC, on peut même l’utiliser hors des routes. A moins d’avoir un cheval, mais ça coûte presque plus cher qu’une voiture a moins d’en avoir une utilisation régulière. Et le cheval n’est pas une solution généralisable à grande échelle. Si la voiture s’est imposée, ce n’est pas pour rien. Dans le cadre survivaliste, on va aller un peu plus loin : on va se procurer de quoi réparer le vélo. Les kits à décathlon valent moins de 50€ et permettent de changer une roue, régler le vélo, réparer une chaîne, une crevaison, etc… Un camelpak aussi est bien utile si on envisage le vélo sur de grandes distances (ça sert aussi pour la randonnée). Les survivalistes parlent peu du vélo (et de l’hygiène autre sujet essentiel qui est très peu traité), pourtant j’ai trouvé très tôt que ça faisait partie de la "panoplie".
La crise actuelle réside dans la mise en place de boucles de réactions négatives (cercles vicieux) dans à peu près tous les domaines de la vie, les uns renforçant les autres. Si on se limite à un angle d’approche (du genre la finance, ou la gouvernance), on va tomber sur une explication simpliste (du style la cupidité, ou un complot quelconque) et des solutions inadéquates.
En quelques mots clés ça donne, classé par grand thèmes :
énergie : pétrole, exponentielle, ressources disponibles/réserves, plafond de verre du rendement énergétique
écologie : pollution, privatisation du vivant, perte de la biodiversité, changement climatique
entropie : complexification, robolution, invasion technologique, dette et effet levier, titrisation
politique : crise de sens, de gouvernance, de leadership, contestation croissante, protectionnisme, repli sur soi, course à l’armement
Voici un résumé des clés essentielles que je retiens pour décoder l’actualité, voir au delà des discours et même des actions des officiels :
le pétrole, et d’une manière plus large l’énergie qui sous-tends la production industrielle. Le pétrole étant l’énergie directrice. Le pétrole pas cher a passer son pic, mais il n’est pas le seul : terres arables, eau, halieutique (poissons), céréales, viande, électricité, nucléaire, km parcourus, ont tous passé leur pics. Donc tout le monde se bat pour ce qu’il reste, et les tensions vont devenir insupportables d’ici moins de 10 ans quand on aura passé le pic pétrole tout court. Les famines reviendront, le chômage de masses, les épidémies, et les révolutions/révoltes et donc la répression, les régimes autoritaires.
la complexification : met en danger la démocratie (par incompétence), l’économie (effet de bords non voulus), la science (trop de domaines de recherches ont été ouvert). Gérer un pays devient très compliqué, les hommes de lois ont eux même de mal a suivre ainsi que les comptables. Ça laisse de la place à toute sorte de mafia pour se cacher dans les coins. Ça empêche d’y voir clair et de gérer les vrais problèmes. Ça décourage, et ça éloigne même les plus talentueux.
la pollution : déclenche le réchauffement climatique, provoque de nombreuses maladies (chroniques, cancers), dégradation de la biosphère dont nous dépendont, et féminisation a travers la flot d’hormones féminines de la pilule déversés dans l’eau qui a un impact sur le comportement humain (féminisation de l’homme, hystrionisme pour la femme)
la robolution, qui inclus internet : les robots font de plus en plus le travail des hommes, rendant le chômage structurel, ils deviennent intelligents et reliés et sont peut-être les précurseurs de la 3ème révolution industrielle. L’ère informatique modifie le flux d’information et déstabilise et même rends obsolète nos démocraties. La société de la surveillance se met en place avec la fin des libertés individuelles. Les politiques ne peuvent plus prendre de "vrai" décisions, étant constamment sous les feux des projecteurs ils ne peuvent plus décider ou négocier, ni changer d’avis. Ils deviennent de pur produits marketing.
la dette, qui est de la monnaie fiduciaire, qui repose in fine sur la confiance (et non plus l’OR) : confiance dans les mécanismes du marchés (qui ont faillis en 2009), confiance en la croissance économie (qui ne peut exister sans pétrole), confiance dans le pouvoir de l’état de prélever des impôts. Confiance donc qui disparaît progressivement. La dette est aussi devenue une arme dans la guerre économique que se livrent les nations, mais aussi les multinationales contre les peuples (via la privatisation du vivant). La dette et ses intérêts se remboursent par : l’inflation, la croissance, le défaut de paiement…
la démographie : les vieux rentiers des pays riches face a l’afflux massif des jeûnes immigrés des pays pauvres, la relative facilité avec laquelle on manipule les foules (du pain et des jeux), le besoin de se regrouper par affinités, la recherche d’égalité (et son corollaire, la lutte contre les inégalités), les incompatibilités culturelles. La surpopulation. Les structures familiales (Todd).
Ces 6 clés bien comprises permettent dans une démarche de matérialisme historique de comprendre quasiment toutes les informations et de replacer l’actualité dans un contexte qui permet du lui donner du sens. Ils permettent de savoir si une décision pour sauver l’Euro sera "bonne" ou "mauvaise" par exemple.
L’ajout par exemple du MES, du FESF, ou d’autre mécanismes : rajout de complexité + espoir de restaurer la confiance SI la croissance revient = échec assuré. Après rien n’empêche de replacer tout ça dans un contexte eschatologique, d’y voir une apocalypse ou des prophéties, de se dire que Jésus va venir nettoyer tout ça ou le messie remettre de l’ordre.
Si on découpe les dernières décennies en tranches de 30 ans, environ 1 génération on a traversé plusieurs périodes assez nettement tranchées:
1880-1913 (les 30 joyeuses) : on sort de la guerre de sécession (1865), de la guerre franco-prusse (1871), on a l’étalon OR (1871) et l’apogée de la première mondialisation avec le charbon (trains/bateaux).
1913-1945 (les 30 affreuses) : Mais en 1913, c’est le pic charbon (dont la crise démarre en 1907), et le début de la phase de transition vers le pétrole : 2 guerres mondiale, la crise de 1929, et la victoire des américains.
1945-1979 (les 30 glorieuses): la guerre froide, le développement exponentiel du pétrole, la révolution verte, le dollar/or. Pic du pétrole onshore. Décolonisation.
1980-2008 (les 30 piteuses) : endettement massifs, bulles à répétition, stagnation du pétrole per capita, guerres du pétrole, augmentation des inégalités. Symboliquement la faillite de Leman Brother marque le grand tournant, la changement d’ère. Immigration massive.
2009-2040 (les 30 calamiteuses) : crise de l’Euro, crise du dollar, pic "pétrole conventionnel" (=pas cher), retour des grandes famines, retour des révolutions, retour des épidémies, réchauffement climatique avéré et visible. Phase de transition vers "quelque chose" de post-industriel, post-capitaliste, et post-démocratique. Émergence de la génération Z : lucides et créatifs, mais (cyber)poissons rouges aussi (au niveau de la mémoire).
Soral n’y comprends rien en économie. Et cela fausse beaucoup ses analyses. Comme il fait de plus en plus de buzz, j’en profite pour essayer de voir ce qu’on peut tirer ou non de ses analyses.
Le reproche principal qu’on pourrait lui faire c’est de ramener toute sa dialectique à un seul facteur sociologique, qu’on pourrait appeler … au hasard, l’empire. L’empire semble être pour lui l’alpha et l’omega de la crise, et tout est vu / interprété à travers ce prisme. D’où les thèmes récurrents sur les aspects majeurs qui articulent sa vision de l’empire : les conflits culturels, choc des civilisations, la communauté qu’on ne nomme pas, les problèmes d’intégration des musulmans. Il fait un très bon travail d’analyse de certains courants d’agressivités sociales et de mise en perspective du rôle des communautés. Sa solutions, pour simplifier, consiste en l’union sacrée entre les opprimés, de toutes confessions, contre les oppresseurs. On est en plein marxisme.
Quel sont les biais de ce raisonnement ?
Il n’y a pas "un" empire mais plusieurs, qui sont en concurrence, et un qui est l’actuel "vainqueur". Déjà, les autres empires ne sont pas meilleurs, il sont juste les challengers. Ensuite, si l’empire actuel est celui qui domine les autres, ce n’est pas parce qu’il est le plus agressif, c’est parce que c’est celui qui nous apporté le plus de bienfaits, à un moment donné. Ok, aujourd’hui la démocratie sert aujourd’hui de prétexte pour aller voler le pétrole des autres, mais à une autre époque c’était un vrai progrès. Le capitalisme à apporté une meilleure santé, confort, niveau de vie, liberté, sécurité, épanouissement, comme on n’en a jamais eu dans l’histoire auparavant ! C’est par la séduction bien plus que par l’intimidation que l’empire à gagné ses galons !
l’empire est un facteur (sociologique et géopolitique) expliquant la crise, mais est loin d’être le seul. Il y a le problème énergétique (raréfaction des ressources, pic pétrolier), écologique (réchauffement, dégradation de la biosphère), technologique (la robotisation qui met de plus en plus de monde au chômage), démographique (flux migratoires, vieillissement de la population, hétérogénéité des classes sociales, inculture d’une partie de la population, difficultés d’intégration).
Soral fait des erreurs grossières sur les sujets économique. Il parle par exemple de la dette, et du fait que les états empruntent auprès des banques privées à taux de 3%. Il oublie de dire que les 3% ne vont pas dans les poches des Rotschilds, mais dans celle de mamie michu qui a placé son épargne en assurance vie. Et ce simple fait complique beaucoup l’analyse de la crise, car les banquiers ne sont plus les principaux responsables, mais c’est nous tous …
Mais il fait illusion. Et c’est d’ailleurs l’un des facteurs explicatifs de la crise : L’inculturegénéralisée(et surtout les différences de niveau d’instruction) qui permettent à des fausses idées de se propager (et qui créent au final de la violence sociale). Voici un autre exemple (qui fait aussi le buzz) d’attitude qui est autant responsable de la crise, autant que les dérives des financiers :
De Gaule disait "les français sont des veaux", et c’est aussi l’un des facteurs qui expliquent la crise (le fait que les Français soient vraiment des veaux, le fait que les dirigeants aient du mal à nous gérer, le fait que la fracture entre eux et nous grandisse).
Par voie de conséquences Soral tombe dans les travers conspirationistes : la vision monolithique, monochromatique de la crise. C’est séduisant, facile et ça plaît. Ça lui permet de faire des "joutes" et d’obtenir de l’audience auprès d’un public ignorant. La solution est simple, compréhensible par tout le monde. Et les autres, ceux qui ne sont pas d’accord, sont soit des imbéciles, soit des méchants, des lâches, des vendus. On retrouve un mécanisme bien connu des mouvements sectaires ou la persécution du gourou devient finalement la justification même du "je vous l’avais bien dit, je dérange, c’est la preuve que j’ai plus raison, que je suis plus intègre".
Ceci dit, tout n’est pas à jeter non plus chez Soral. Il fait beaucoup d’analyses extrêmement pertinentes, soulève pas mal de lièvres et remet des choses à leur place dans leur contexte. Mais il faut savoir faire le tri, et chez lui, étant donné son habileté oratoire et son charisme, ce n’est pas toujours chose facile !
La crise est une dynamique plus complexe, avec plusieurs facteurs antagonistes ou synergiques. Et surtout les solutions ne sont pas simples, car, on tombe souvent sur des dilemmes insolubles. Au final la vision Soralienne est très confortable pour le mental, car elle nous incite à croire que la situation pourrait être sous notre contrôle. Hors elle ne l’est pas, certaines forces historiques à l’œuvre nous échappent complètement.
J’en reviens pour conclure au Yoga qui nous apprends à accepter qu’on ne contrôle pas tout, pour justement ne pas tomber dans ce genre de travers. Enfin, quand je dis que la situation n’est pas sous contrôle … c’est un peu plus compliqué : les solutions existent, mais ne sont pas a notre portée actuellement. Le delta entre les 2 … le yoga appelle ça le "karma". C’est la force qui nous aveugle, et nous empêche de voir les vraies solutions. Bouddha disait que l’origine ultime de la souffrance humaine, c’est l’ignorance. C’est une autre manière de dire "karma" (le karma est aussi la loi de cause a effet).
Le pétrole va manquer ? qu’a cela ne tienne, nos industriels vont nous trouver des solutions, non ? Ils en ont plein dans les cartons, d’ailleurs, c’est à cause du lobby pétrolier que la voiture électrique n’a pas percée … c’est ce qu’on entends ici ou la sur les blogs ou ailleurs chez les scientistes, les continuistes, et autres économistes qui s’en tiennent a certains chiffres sans rien connaître des difficultés de la science et de la technique. Non, la voiture électrique n’est pas rentable, et ne le sera pas. Sauf percée technologique sur les batteries ou les panneaux solaires, mais ce n’est pas à l’ordre du jour.
J’essaye souvent d’expliquer qu’entre la découverte en laboratoire et le procédé domestique dans nos maisons, il y a un gouffre, qui souvent n’est pas rempli. Nous avons exploité un "filon" depuis la première révolution industrielle, celui de l’énergie "carbone" (que ce soit sous forme de pétrole, gaz ou charbon). Ce filon arrive à sa fin. Qu’est-ce que nous avons d’autre en stock au niveau scientifique ?
Pas grand chose en réalité. Ou en fait trop de choses … Nous cherchons une aiguille dans une meule de foin. Quel sera le prochain procédé énergétique miracle ? il est peut-être caché la quelque part parmi les millions de sujets que les scientifiques explorent, il y en a peut-être un ou 2 qui vont déboucher sur quelque chose dans … 10, 20 ou 50 ans ? pas facile de savoir. Pourtant les tentatives (et par conséquent les échecs) ne manquent pas.
Des solutions existent, c’est sûr. Mais des solutions au manque de pétrole ? des solutions rapide à mettre en place pour tout le monde ? ca c’est beaucoup moins sûr. Changer la structure énergétique d’un pays, ca ne se fait pas juste parce qu’on le décide. Il faut compter entre 30 et 50 ans. On ne pas passer des pompes à essence à des prises électriques juste par un coup de crayon. Il faut mettre en place toute une industrie de masse, des usines, des savoir faire, des réparateurs, des ingénieurs, des vendeurs, il faut former des gens, créer des écoles, des filières, etc…
La déplétion pétrolière constatée est de l’ordre de 6% par an, et sera suivi de peu par le charbon et le gaz (car pour les exploiter on utilise du pétrole). L’intensité énergétique s’améliore de l’ordre de 1% par an (au mieux) au niveau mondial. Ça signifie que chaque année on est capable de faire la même chose que l’année précédente avec 1% d’énergie en moins. Mais on a déjà mangé notre pain blanc, et les progrès suivant seront plus difficile. La croissance de la population et de 1.14% par an, ce qui compense nos gains. Donc, pour l’instant, on compense le déclin du pétrole "facile d’accès" par du pétrole "difficile d’accès". Mais cela ne durera tout au plus qu’une dizaine d’années maximum avant d’atteindre le pic définitif. Et à ce moment la, il faudra "être prêt"… car les choses iront très vite, contrairement à ce qu’on pourrait croire, la fin du pétrole ne sera pas une pente douce.
Quelles sont les solutions pour continuer à "progresser" ? (et pour ne pas revenir à l’age de pierre)
Il y a tout un tas de procédés carbonés intéressants, mais qui ne permettent qu’un gain à la marge. Je fais un rapide survol, je ne rentre pas dans les chiffres. C’est juste pour montrer les axes de recherches … qui ne marchent pas. Attention, il faut faire la part des choses entre les solutions "simplistes" (et irréalistes) que nous vendent les politiciens, et parfois certains industriels en recherche de crédit, et le "la réalité économique" et industrielle. Ce n’est pas toujours facile de faire la part des choses, surtout a l’heure actuelle avec la sur-information. Il faut un minimum de bagage scientifique pour s’y retrouver. Du genre les kWh, les TEP, et quelques notions de rendement énergétique…
Après nous essayeront de voir ce qui pourrait marcher, et surtout, à quelle échéance. J’ai cherché déjà pour moi même des solutions "viables". Je n’explique pas tous ce que j’ai testé en détail, je fais juste un résumé :
La gazéification ? utilisé pendant la guerre, abandonné ensuite. Moteur stirling ? abandonné pas assez rentable.
Le solaire, éolien, sont soutenus par le pétrole, l’hydrolique déjà exploité. Le géothermique ? pour l’instant très marginal et le restera (pas dispo partout, compliqué).
Le renouvelable ? bois ? non. Algue bleues ? non. Biofuel ? non.
Nucléaire ? trop dangereux. Thorium ? premier prototype prévus dans 30 ans en Chine/Inde. Iter (fusion) ? pour la fin du siècle.
Ce qui est confirmé par divers chercheurs : compenser le déclin rapide du pétrole avec ce qu’on sait déjà faire, ce sera insuffisant :
Avec deux fois plus de centrales nucléaires, tous les toits de France couverts de panneaux photovoltaïques et thermiques, des centaines de milliers d’éoliennes, l’exploitation des forêts il n’y a plus que 30% de l’énergie à trouver.
Notez que même en poussant tout ce qu’on peut au maximum, il manque quand même 30% de l’énergie a l’appel. Et en plus, cette conversion il faudrait la faire très vite, en 10 ou 30 ans, pendant qu’il reste encore un peu de pétrole pour le faire.
Sur "TED", une plate-forme pour faire tourner les meilleures idées de la planète, j’ai regardé bon nombre de vidéos. Je vous garantie que les scientifiques sont tous très très inquiets. Ils parlent tous d’urgence, de changement radical et vital. Beaucoup viennent vendre leurs idées avec enthousiasme, cependant, les difficultés sont nombreuses. Les élites (scientifiques, pas politiques) sont conscientes du problème, et ils se creusent la tête, pour de vraie, pour éviter la catastrophe.
Qu’est-ce qu’on a sous le coude ?
Hydrogène ? trop compliqué (pression, étanchéité). Ce n’est de toute manière qu’une pile améliorée.
Batteries nouvelle génération ? trop coûteux pour l’instant sauf percée (batteries metal/air par exemple). Mais a base de métaux rares et très cher. Ça restera niche pendant un long moment.
Exploitation minière de la lune ? trop risqué, mais théoriquement possible, d’ici quelques décennies.
Reste pour l’instant : les OGM pour nourrir plus de monde avec moins d’engrais, pesticides, machines. Le terraforming pour contrer le réchauffement (déployer des nanoparticules dans l’air) mais très risqué. Trop.
Les nano énergies ? il y a du potentiel. Les batteries qu’on cultive, peut-être. Les films transparents solaire, peut-être.
A quoi allons nous être confrontés ? Il faut bien comprendre, sans rentrer dans les détails, qu’entre une découverte en laboratoire et un procédé industriel rentable économiquement il y a tout un chemin de croix qui n’aboutit pas toujours. On a l’impression que c’est souvent le cas, parce que simplement, tout est basé sur la facilité que nous procure le pétrole et qui nous permet des milliers d’applications. Mais la, on remet en cause ce fondement …
Dans tous les cas, même s’il y a quelques avancées de ci de la, il reste, et même Attali le souligne, que nous n’avons pas de solution pour la voiture, et le transport en général.
Je laisse la parole au directeur de la R&D d’EDF (a priori le gugus assez sérieux et pas la pour faire peur au gens) :
VI. — CONCLUSION: UNE PRISE DE CONSCIENCE DIFFICILE, MAIS NÉCESSAIRE ET URGENTE
Pour nous, la ressource la plus rare du monde énergétique, c’est le temps dont nous disposons pour assurer les nécessaires transitions vers une meilleure efficacité énergétique, et vers un nouveau système énergétique où seront développés les usages finals de l’électricité, y compris dans les transports, via les ENR et le nucléaire.
Nous avons vu que ces transitions coûteuses ne seront toutefois mises en place que dans le cadre de plans d’urgence qui supposent des efforts conséquents (2 % du PIB environ). Une réelle sobriété énergétique sera nécessaire dans les pays les plus consommateurs pour arriver à boucler le bilan. Ces plans d’urgence ne porteront leurs premiers effets visibles qu’au bout de 15 ans, et il faudra 30 à 50 ans pour les développer pleinement et reconfigurer l’ensemble du monde énergétique. Si les décisions sont prises rapidement, nous avons une chance de réussir à structurer une réelle coopération mondiale et d’éviter que les tensions énergétiques qui se profilent autour de 2015-2020 ne dégénèrent en conflits mondiaux et autres effondrements économiques, pour un coût qui dépassera
très largement 2 % du PIB. Nous avons aussi une chance de préserver la viabilité de la planète en contrôlant nos émissions de CO2 et en évitant d’aggraver le changement climatique qui se dessine.
Mais ces décisions sont impossibles à prendre tant que les choix politiques ne resteront conditionnés que par le seul souci du pouvoir d’achat à court terme. Jusqu’à quand le consommateur d’aujourd’hui dictera-t-il sa loi au citoyen, au politique… et au consommateur de demain?
L’ensemble de ces analyses est assez facile à comprendre intellectuellement, mais beaucoup plus difficile à croire et à réellement intégrer dans nos schémas de pensées. Pour construire le nouveau monde énergétique, il reste à dénouer deux difficultés, qui ne seront pas les plus faciles. L’une concerne le consommateur: « il n’est pas contraire à la raison de préférer la destruction du monde entier à une égratignure de mon doigt » (23). L’autre concerne le citoyen: « tout le problème vient de ce que nous ne croyons pas ce que nous savons » (24)
Il n’y a pas de solution "immédiate", de porte de sortie à portée… le problème est pour dans moins de 10 ans, et entre le labo et la maison il faut compter 30 ans minimum pour un procédé industriel. D’ou la question du timing soulignée par le directeur de recherche d’EDF.
Pour l’instant nous n’avons RIEN pour conserver les voitures, et avions au niveau actuel. On peut faire du co-voiturage, réserver l’avion pour les militaires et utiliser plutôt des bateaux et trains pour les transports de marchandise, mais clairement les transports sont a moins de 10 ans d’un gros changement. C’est la fin des voitures lourdes, et rapides et probablement des camions. La petite voiture de ville en libre service "autolib" pourra peut-être survivre, et pendant un temps l’autopartage.
Pour les maisons on peut mieux s’isoler, utiliser le chauffage solaire. C’est faisable. Il reste la question : le ferons nous ? qui a les moyens de refaire l’isolation de sa maison ? qui peut se payer des panneaux solaires pour chauffer son eau ?
Les inconnues :
comment les mentalités vont elles s’adapter ?
les retraites, le chômage, la sécu ?
nourrir tout le monde ? (quel pays pourra faire la transition a temps ?)
la finance mondiale et le système de dette ?
Le problème c’est qu’une société a une grosse inertie. On ne change pas tout de fond en comble juste par un trait de plume, en allouant des crédits ici ou la.
Pour moi le plus gros point noir dans l’histoire … c’est que le prochain président ne va pas du tout s’occuper de tout ça. Et quand la situation deviendra intenable, il sera trop tard. Le plus gros sujet d’inquiétude est bien la. Si la politique est un miroir de la société, alors nous sommes aveugles, collectivement parlant. Rien ne sera fait dans les 5 prochaines années qui sont pourtant notre dernière chance en la matière. Après, il sera trop tard. En fait, il est déjà trop tard. On a déjà dépassé le seuil de la transition "douce", mais on pourrait encore s’en tirer avec un gros effort de dernière minute.
Il faut bien comprendre que depuis le premier choc pétrolier, les gouvernement et les industriels sont très actifs dans le domaine "alternative au pétrole". La voiture électrique a été tentée dès les années 80. Depuis ces années la on réduit notre gaspillage d’énergie. Mais nous sommes pris dans une logique qui nous pousse toujours plus loin dans la fuite en avant. Et depuis 30 ans, nos meilleurs scientifiques n’ont pas trouvé de solution. Maintenant, il va falloir changer de modèle de société, celle ci ne peut plus se perpétuer.
Mais notre société est malade, fragile et lourde, ca va être compliqué de faire un 100m dans ces conditions.
Je ne sais pas si vous avez vu passer les news concernant l’annonce faramineuse de 100 ans de gaz disponible aux USA. Le tout avec un prix du gaz en chute libre qui confirme l’annonce. C’est la nouvelle ruée vers l’or aux USA.
Qu’en est-il vraiment ? Les analystes de "TheOilDrum" un blog spécialisé sur l’énergie avec des très bonnes infos nous donne son avis :
Résumé : les 100 ans concernent les "ressources", les réserves, c’est à dire les ressources commercialement exploitables, il y en a au mieux pour 25 ans. Ensuite, il faut bien comprendre que ce gaz, c’est du gaz de schiste, donc très très coûteux en termes environnementaux. Pour avoir un dernier "shoot" les USA saccagent des vastes territoires. Peut-être que eux peuvent se le permettre vu qu’ils ont une densité de populations moindre, mais il n’en reste pas moins que ces terres sont sacrifiées. Ensuite, ce gaz est actuellement vendu à perte, car en fait, c’est une bulle d’investissement du a des prix élevés il y a peu (on est passé de 13$ a 3$).
Les puits horizontaux et la fracturation coûtent beaucoup plus cher, et les puits déclinent plus vite :
Donc, rien n’a vraiment changé. L’énergie pas chère, c’est fini. Et d’ici peu la réalité va revenir en force. Les USA se sont acheté 5 ou 10 ans d’énergie, et probablement dès l’année prochaine il y aura une correction assez violente.
Au contraire même ce qui se passe est symptomatique de la peur croissante liée aux pénuries d’énergies, "on" se jette sur le premier espoir qui passe, on s’y accroche, on veut y croire … en dépit du bon sens. La chute n’en sera que plus dure, Parce que en réalité, ça dit bien ce que ça veut dire : il n’y a pas d’alternative sinon des mauvaises solutions !!!
Ajout 17/01/13 : il semblerait qu’en fait les gaz de schistes profitent d’une fiscalité généreuse, ce qui explique le boom des investisseurs dans ce domaine, puisque, sans croissance, le meilleur de gagner de l’argent, c’est la defiscalisation.
(Ajout 28/04/12) Thierry Gaudin, auteur du libre "2100, récit du prochain siècle" et ingénieur des mines confirme la période difficile de fin du moyen age. Cette thèse aurait été démontrée. Nous ne sommes pas d’accord sur la vitesse de déclin pétrolière, mais sa vision du siècle à venir n’en reste pas moins plausible et intéressante à tout point de vue.
Le déclin annoncé serait-il une première historique ?
Le progrès est éternel, de tout temps, l’homme n’a cessé de progresser. Les civilisations ne disparaissant que pour donner naissance à d’autres. C’est ce qu’on nous apprends à l’école. Si l’accumulation des connaissances et savoir faire est indéniable, il n’est pas dit qu’il n’y ai pas eu quelques "loupés" en cours de route. Loupés qui peuvent durer plus ou moins longtemps, le temps qu’on trouve une solution de remplacement.
J’ai déjà abondamment parlé du pic pétrolier, et de l’absence de solution immédiate. Notre système s’essouffle et la crise économique n’est pas un hasard. 1979 est un tournant, c’est le pic mondial de production du pétrole conventionnel onshore (sur terre), vous le constaterez dans les commentaires économiques, comme par hasard, tout le monde dit "les dérives ont commencées il y a 30 ans", qu’on parle de corruption, de déficit public, de dette, de bulles, et de tout ce que vous voudrez comme problèmes. Le pétrole abondant en croissance exponentielle c’était pour les 30 glorieuses.Depuis nous avons eu les 30 piteuses, et maintenant nous entamons les 30 calamiteuses.
Depuis 1979 on remplace le pétrole "pas cher, de bonne qualité et facile d’accès", par du pétrole difficile à exploiter, de moins bonne qualité, pour lequel on détruit la nature massivement(je n’exagère pas). Pour l’instant la production augmente encore. Cependant, nous avons déjà passé plusieurs pics : le pic halieutique (du poisson), le pic uranium, le pic calorifique du charbon, le pic du pétrole conventionnel (en 2005, comme par hasard, juste avant la crise des subprimes), le pic santé, etc… J’ai expliqué que nous avons même passé le pic électrique. C’est la loi des rendements décroissants bien connue en économie.
Alors la question naturelle qui se pose : est-ce que c’est déjà arrivé ? est-ce que le développement de la civilisation a déjà butté sur un problème insurmontable ? Quand je dis insurmontable, je parle de le surmonter suffisamment rapidement pour qu’il n’y ai pas trop de morts, car bien sûr, un jour ou l’autre quelqu’un trouvera une solution.
C’est déjà arrivé ! oui oui
Et la réponse est certainement oui. Il y a quelques cas plus ou moins connus, mais relativement anecdotiques :
la disparition mystérieuse des mayas. L’effondrement de surexploitation est une hypothèse, mais sans certitude.
L’île de Pâques, semble elle aussi avoir connu des déboires. Mais ce n’est qu’une petite île.
L’île de Nauru pourrait préfigurer ce qui nous attend : surexploitation, effondrement, maladies
Mais il y a un cas, Européen, qui montre que le progrès n’a pas toujours été une croissance infinie. Bien au contraire. La fin du Moyen Age a été un long tunnel noir de régression/stagnation pendant plus d’un siècle (4 ou 5 générations) avant qu’une solution ne soit trouvée suite à une crise de surexploitation. Nous pourrions connaître exactement la même chose avec la fin du pétrole.
La crise démarre en 1314. Sur la courbe de population, on ne voit qu’un petit "bump" :
Pourtant d’un point de vue humain, cela a été bien plus terrible qu’il n’y paraît. En 1314 meurt le dernier des capétiens directs et commence la "grande crise" de la fin du Moyen Age qui voit mise en place d’un état "moderne" en 1498.
Tout démarre par une crise de surexploitation, probablement aggravée par le mini age glaciaire (en 1275) déclenché par une série d’explosions volcaniques. La biomasse a connu un pic, comme le pétrole en connaît un aujourd’hui :
At the end of the 13th century, Europe’s forest coverage, as historic data sources show and isotopic analyses of sediments confirm, was as low as approximately 10% of its total land mass. Today, 38% of the EU countries’ surface is covered with forests, up from 25% only 50 years ago. At the same time, today’s population in the EU-27 countries stands at close to 500 million, whereas at the peak in medieval times (between the years 1300 and 1350), Europe was inhabited by 70-100 million people.
Back then, the continent was reaching its biophysical limits for supporting humans in a biomass-based economy, and after the last marginal spots of land were put to use for farming, there was little that could provide any more sources for food, fire and construction wood for a thriving and quickly growing society. The discovery of fossil fuels and the New World were still things of the future. A few poor harvests led to famines in the 14th century all across Europe, and when an already undernourished and thus weakened population was exposed to the black plague, Europe’s population shrank by 35-50% (depending on sources) within less than a century. Things only improved once untapped resources in America were discovered, and new trade routes opened. So clearly, back then, there wasn’t enough sustainably growing biomass for a fraction of the people living today.
La crise de fin du moyen age était une crise technologique similaire à la notre, suite à développement de la forge et de nouvelles techniques d’exploitation de la terre (la charrue) qui avaient permis une augmentation rapide de la production agricole, et donc de la démographie :
Ma première réaction : la démographie. Il faut avoir en tête la courbe du Moyen-âge. Entre 1100 et 1300, la population européenne triple, jusqu’à 40 habitants au km2, grâce à d’importants progrès techniques : les socs de charrue en fer, la sélection des semences, les premières proto-usines utilisant l’énergie hydraulique (moulins), etc. Le gouvernail arrière arrive de Chine – on le voit la première fois en 1242 dans les villes de la Ligue hanséatique, mais c’est le Portufais Henri le Navigateur qui va généraliser son usage sur les Caravelles, depuis l’Algarve, d’où sortiront Vasco de Gama, Christophe Colomb et compagnie – dans l’idée de la traversée transatlantique. Jean Guimpel décrit tout ça fort bien dans « La révolution industrielle au Moyen-âge » (Seuil, 2002). Donc explosion démographique et grande prospérité… ce qui est notamment du aussi au fait que la classe dirigeante était partie aux croisades ! Privés du bras séculier qui obligeait les impôts à rentrer, les monastères avaient dû se tourner vers la technologie pour ne pas dépérir. Stimulant les copistes, ils s’étaient mis à échanger leurs expériences, notamment sur la sélection des semences. D’où une augmentation de la productivité et, en dépit des Capitulaires de l’an 900 qui interdisaient le marché, un début de grenouillage monétaire… avec de « petites pièces d’argent noir », comme dit très bien Georges Duby. Et donc, l’activité économique s’est développée et la population a triplé en deux siècles. Si bien que, vers 1300, on a l’impression d’être dans un monde plein, Pierre Chaunu le dit assez bien : la technologie de l’époque donne le maximum de ce qu’elle peut donner, elle ne peut pas nourrir plus de 40 habitants au km2. En 1316, après un aléa climatique, arrivent les premières famines. Et en 1348, la grande peste tombe sur une population déjà affaiblie. Ce fléau sera récurrent jusqu’en 1475. C’est le grand déclin et la population va être divisée par deux. Ce qu’on appelle la Renaissance, c’est la sortie du tunnel, la fin du grand déclin de la fin du Moyen Age ! Or, nous ne sommes pas du tout dans ce profil démographique aujourd’hui, puisque, depuis 1900, la population a été multipliée par six ! On est en haut de la courbe. Par ailleurs, pourquoi la Renaissance a-t-elle été possible aux XV°-XVI° siècles ? Parce que le rapport entre ressources naturelles et population avait été rééquilibré. Les forêts avaient repoussé – par jachère obligée. Et on avait conservé le know how des techniques du XII° siècle. Les techniques que les fameux ingénieurs de la Renaissance, Brunelleschi, Valturio, Francesco di Giorgio Martini ou Léonard de Vinci, vont mettre en forme sont celles du XII°.
Les famines qui s’en suivirent ont débouché sur la Peste noire (1347-1352, 35 a 50% de la population en moins) et sur une guerre célèbre : la Guerre de Cent Ans qui couvre une période de 116 ans (1337 à 1453). Peu importe les raisons ou les justifications que se sont données les hommes à l’époque ou celles des historiens, je pense que c’était avant tout dû au fait qu’il n’y en avait plus assez pour tout le monde, tout simplement. Les guerres n’étant finalement qu’un moyen de régulation, avec les pandémies.
La crise de surexploitation a été précédée par une crise financière, qui ressemble beaucoup à la notre. Les banques qui spéculent et s’en mettent plein les poches et sont accusées de tous les malheurs. Mais s’il n’y a plus de quoi nourrir tout le monde, les banques ont bon dos même s’il est vrai que les inégalités exacerbent les choses. Tout comme aujourd’hui en fait. Si les ressources étaient mieux réparties, il y aurait moins de misère et de révoltes. Cependant, ça ne changerait pas la donne au final. La crise s’est finalement arrêtée avec le développement de nouveau savoirs et techniques qui ont permis de découvrir un nouveau continent à exploiter :
1492 Christophe Colomb découvre l’Amérique, 1434 la caravelle permet de nouvelles explorations, et l’introduction de la patate en europe
Et depuis ce temps, nous profitons d’un progrès quasi-ininterrompu (même les guerres mondiales passent quasi inaperçue sur les courbes démographiques) : le charbon (train) puis le pétrole (voiture).
Quel rapport avec aujourd’hui ?
Alors ou en sommes nous aujourd’hui ? Le club de Rome confirme l’imminence du désastre. La population n’a pas commencé a décliner. Mais pourtant son taux de croissance lui décline fortement déjà :
Ça c’est en valeur absolue, et valeur relative (en pourcentage de l’année précédente) ça nous donne :
Mais, tel que, ça pourrait simplement vouloir dire que la population mondiale se stabilise et pas du tout qu’elle est au bord du gouffre. Et bien il n’en est rien : la production de céréale par personne diminue depuis 1985 :
On pourrait croire qu’on à de la marge, et que revenir aux années 1960 ne serait pas mortel, mais les sols sont épuisés comme nous l’explique Claude Bourguignon :
Ce qui est confirmé par le pic de production de phosphore qui plus est :
Plutôt que d’utiliser intelligemment la nature nous nous substituons à elle, un peu comme pour les abeilles qui disparaissent, nous polenisons à leur place maintenant. Mais cela coûte cher. De plus en plus cher.Et nous sommes à la limite. Le retour de manivelle risque d’être très violent, car nous avons abîmé beaucoup de choses et compensé grâce au pétrole. Pétrole qui vient à manquer. D’ici 10 ou 20 ans la situation risque d’être beaucoup plus grave qu’un simple retour en arrière …
Tout ceci vous montre que les émeutes de la faim de 2007-2008 ne sont pas du tout un accident, un hasard, mais bien au contraire, des signes annonciateurs. De même que les révolutions arabes. Les Arabes ont supporté leurs dictateurs tant qu’ils avaient du travail et à manger. Mais la hausse du prix du pétrole et les biocarburants ont changé la donne.
Vous l’avez compris, ce n’est que le début. La guerre mondiale qui se profile avec l’Iran, risque d’être une longue guerre de contrôle des ressources. Les pandémies n’ont pas encore commencé, mais l’OMS les craint et ce n’est pas pour rien. Quand les gens sont mal nourris, les corps résistent moins bien aux agressions et les épidémies peuvent se répandre. D’ailleurs la ré-apparition de la tuberculose en région parisienne n’est qu’un signe de plus.
A ce stade vous vous classez soit parmi les optimistes qui se disent "le génie humain trouvera une solution", et vous pensez à la pile à hydrogène, aux algues bleues ou autres reportages que vous avez vu sur TF1 pour vous endormir, soit vous êtes pessimiste, les animaux disparaissent, on est foutu, etc…
Et toutes les inventions qui n’attendent que leur tour alors ?
Je vais essayer d’ouvrir un peu les perspectives. Il y a des solutions à la crise énergétique. Pour simplifier je les classerais en 2 grand types :
les énergies centralisées : les centrales au thorium, les algues bleues, ITER, l’hydrogène
les décentralisées : les nano-énergies, les virus producteurs d’électricité, etc…
Dans le premier cas, les recherches se heurtent à des difficultés de coût et de scalabilité et de faisabilité. Aucune solution n’est envisageable à grande échelle dans l’immédiat, comme je l’ai montré ici plusieurs fois. Par exemple, les voitures électriques utilisent des "terres rares" pour les batteries hautes performances, et comme leur nom l’indique, les terres rares sont … rares. Tout le monde ne pourra pas rouler en électrique, loin s’en faut ! Ou bien, les recherches aboutirons peut-être dans 50 ou 100 ans … (ou peut-être on trouvera un moyen d’exploiter la Lune ?) quand il sera trop tard, d’ici là les crédits recherches n’existeront plus (ils ont déjà commencé à diminuer). Le peu de ressource qu’il restera seront gardées pour la survie. Entre temps on sera retourné dans un "âge des ténèbres", avec 20 ou 50% de population en moins.
Dans le 2ème cas, la difficultés majeure réside dans le modèle commercial (inventing is the easy part). La plupart des solutions qui existent, une fois mises sur le marché, ne sont pas "contrôlables". Le virus qui produit de l’électricité, il est très facile de le reproduire dans une éprouvette et d’en donner "un peu" au voisin qui aura lui même son propre producteur d’énergie sans acheter quoi que ce soit. Aucun industriel ne voudra vraiment investir la dedans, car il ne pourra en tirer aucun profit. Du coup, ce sont les universitaires et quelques fondus (geeks) de science qui s’occuperont de ceci de celà , sans vraiment avoir de crédits. Je garde un oeil sur ces inventeurs fous, mais il ne faut pas se faire d’illusions.
Donc les solutions sont à notre portée, mais je crains, très sérieusement, qu’elles ne verront pas le jour avant l’effondrement (quelque soit la forme qu’il prenne)… peut-être après si nous avons de la chance et que nous avons su préserver les bons savoirs …
Je crains fort que l’épisode 1314 ne soit déjà en train de se renouveler.
Spiritualité, économie, informatique, écologie, astrophysique, ufologie, paranormal, yoga, science, technolgoie, société...,
contrairement à beaucoup de blogs qui sont spécialisés dans un domaine particulier, j’ai choisi à l’inverse d’aborder toutes sortes de sujets. Ce qui relie le tout c’est la soif de connaissance, le fait que tout est relié (du moins dans mon esprit), et aussi l’utilité pragmatique des information réunies pour la vie de tous les jours. En découvrant l'envers du décors de notre société on prends conscience qu'on est dans une sorte de Matrice qui à finalement plusieurs points communs avec celle du film, sans être similaire pour autant.
Pour faciliter votre lecture ou la découverte du blog vous pouvez consulter le Résumé du blog ainsi que l'aide mémoire dans les points clés.
"Bienvenu dans le monde réel". (Morphéus)
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