Blog de Yoananda

Petit anti-manuel de la pensée unique, pour lire entre les lignes

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Revue : Crash Watcher


Attention ça pique.

Je ne vais pas expliquer tous les détails de l’étude, mais vous présenter seulement les résultats. Cependant je précise que la méthodologie est carrée et complète. Elle est aussi très simplifiée et ne rentre pas dans les détails de certaines "variables". En résumé, l’auteur estime que dans une civilisation du pétrole il faut 1 baril par personne et par an pour nourrir quelqu’un. Si un pays ne parvient plus a maintenir ce niveau d’importation/production, sa population devra retourner a des niveaux pré-pétrolier, c’est à dire, environ 1900, soit une population qui revient a 1.8 milliard. Ce sont des approximations mais ça donne un ordre d’idée "dans le meilleur des cas", c’est à dire, sans guerres, ni guerre civile, mais aussi sans nouvelle source d’énergie (et pour l’instant nous n’avons rien sous la main qui puisse remplacer le pétrole et tous ses avantages).

L’analyse projettes les évolution jusqu’en 2065, donc en gros pour les 50 ans à venir.

Pays exportateurs

  • Moyen Orient : en 2014 fin de la croissance économique (par personne). 2020 pic pétrolier. Population qui passe de 212 millions à 341 en 2065.
  • Bloc soviétique : la croissance diminue depuis les années 80 avec une légère amélioration poussive depuis 2001, qui s’arrête en 2011. Entre 2022 et 2027 le bloc Russe perdra plus de la moité de sa population pour passer de 278 millions à 121.
  • Afrique : a partir de l’année dernière la population va passer de 1 milliard à 141 millions en 2026. Cela ne se produit pas encore en partie à cause des aides internationales, et d’autres variables. Mais c’est imminent, c’est le message.
  • Amérique du sud : la population pourra croître de 500 millions à 600 millions. Pas de problème majeur en vue (mais un appauvrissement régulier tout de même).

Pays importateurs

  • Amérique du nord : les américains vont passer de 461 millions à 684 mais la croissance économique est terminée depuis 2008 (les chiffres actuel sont truqués notamment via la dette et du statut du dollar mais ce n’est qu’un artifice). Le maximum de prospérité (globale) date même de 1978 (les USA sont très inégaux, ce qui fait qu’on croit toujours que c’est un pays riche vu d’ici, mais c’est un pays très hétérogène, la on parle de moyenne). Mais avec un appauvrissement de 80% sur 50 ans. Ces chiffres inclue le "boom" des gaz de schiste !
  • Europe : la population atteindra son maximum en 2022 à 603 millions de personnes pour ensuite décliner lentement (pas de gros choc comme en Russie ou Afrique). Le déclin économique à commencé en 2006. En 9 ans, de 2011 à 2020 nous allons perdre 45% de notre niveau de vie, et 73% de plus dans les 20 ans qui suivent. En 50 ans on va perdre 89%. Accrochez vos ceinture, puisque c’est la tendance à l’œuvre depuis 2006 qui ne fera que se poursuivre. Nous sommes en train de devenir un pays du tiers-monde, et dans 50 nous serons au bord de la famine (mais pas dans l’immédiat). Précisons toutes fois que la Russie prendra des mesures pour sauver sa propre population et que ça augmentera nos propres problèmes ici. Je met le graphe pour l’Europe :
  • Japon : L’économie est déjà en déclin depuis 1996, la population à déjà commencé a diminuer (25% en 15 ans). En 2034 le Japon n’a plus de quoi nourrir sa population qui va passer de 111 millions à 43 en 2037.
  • Chine : la croissance économique atteint son maximum en 2016. La population augmente jusqu’à 1.4 milliard en 2026 puis décline lentement. Mais le déclin chinois sera moins rapide qu’ailleurs, et au final, leur poids économique va augmenter. En 2030 la Chine sera plus riche par habitant que l’Europe et le Japon.
  • Asie-Pacifique : l’économie (notamment Indienne) est extrêmement dynamique, au lieu d’avoir décliné dès 2007, elle s’est maintenu, mais devrait décliner dès 2013. En 2031 ils n’auront plus de quoi se nourrir tous, a presque 3 milliards de personnes et devraient revenir a 570 millions d’ici 2065. Pour faire simple, c’est l’Inde qui souffrirait le plus a cause de sa grande population.

Voila ce que l’analyse nous indique. Il faut relativiser : l’Inde s’est nourrie sans avoir beaucoup de pétrole et pourrait y retourner.

Dans les posts suivants, l’auteur affine son analyse et intègre d’autre paramètres pour voir comment on peut repousser les catastrophes. L’Afrique pourrait tenir 10 ans de plus, la Russie pourrait repousser sa catastrophe jusqu’en 2048, Mais l’Europe serait touchée plus tôt en 2036 et perdrait 100 millions de personnes de faim. Le Japon peut gagner 4 ans et repousser les soucis jusqu’en 2038. Pour l’Asie pacifique ça ne change pas grand chose. Pour la Chine c’est encore mieux car il s’appauvrissent moins.

Attention, comprenez bien de ce dont il s’agit : ce sont des maths. On prolonge les tendances actuelles. On regarde jusqu’à quand on peut s’appauvrir sans crever de faim. Mais on se doute bien qu’il y aura des réactions bien avant d’en arriver la. On va pas tous devenir jardinier avec une voiture inutile dans le garage.

Donc voila, admettons que demain on trouve une nouvelle source d’énergie. Il faut compter minimum du minimum 20 a 30 ans pour former les ingénieurs, mettre les infrastructures en place, les filières de maintenance, etc… Hors, dans 20 ans, en Europe, on aura perdu les 2/3 de notre niveau de vie global (bien sûr certains vont continuer de s’enrichir). On va pouvoir en faire du covoiturage. La démocratie sera morte de puis longtemps avant que ça n’arrive, même si pour l’instant on a su relativement gérer notre déclin (au détriment des pays du sud cependant). D’ici 2020 on aura perdu 45% de notre PIB. Et ça, c’est quasi certain car c’est du cour terme.

Ce qu’il faut retenir c’est que toutes les régions du monde vont être affectées, mais de manière diverses. Au sein de chaque région il y aura des disparités. Mais dans l’ensemble tout le monde va s’appauvrir, de manière étalée entre 2006 et 2016 (la Chine en dernier). Ensuite l’Afrique (avant 10 ans), puis la Russie (entre 2022 et 2048), pour l’Asie pacifique (2031) et le Japon (entre 2034 et 2038) vont atteindre un seuil de pauvreté ou il ne sera plus possible de nourrir leur population. Disons qu’on a une 20aine d’année avant ce seuil ou l’on comptera des centaines de millions de morts, dans le meilleur des cas. L’Afrique s’est révolté suite aux émeutes de la faim de 2008 qui n’était qu’un signe annonciateur. La situation a été calmée a coup de milliard (des pays du golfe notamment).

Ça permet de fixer les idées sur les limites du monde pétrolier. Si l’Inde réussit son pari sur le Thorium, il sera sûrement trop tard pour éviter les morts. L’appauvrissement n’étant pas aussi bien partagé que la croissance, même en Europe, ça va être très compliqué de tenir le temps qu’il faudra. Idem pour les USA mais ils s’en sortent mieux, d’autant que leur société supporte beaucoup mieux que nous les inégalités.

Encore une fois, ce n’est pas un exercice de prédiction à prendre au pied de la lettre mais les tendances lourdes.

Donc, je redis, conte tenu de ces tendances et de l’incompétence du président en fonction, je ne suis pas sûr du tout qu’il tienne ses 4 ans restants (env 25% de niveau de vie en mois à gérer, il va en falloir de la fumé pour berner tout le monde), surtout vu la mentalité du pays et vu que personne ne s’attend a ce qui se prépare et espère un retour de la croissance. Et cela sans compter des actions désespérées que certains gouvernement finiront pas tenter.

Hollande finira-t-il son mandat ?


Chaque président à eu ses scandales. Pourquoi ce serait différent cette fois ?

J’ai abondamment critiqué Moulinet 1er, mais je n’ai jamais pensé qu’il n’irait pas jusqu’au bout. La j’ai des doutes pour pépère.

Nous sommes face à la pire crise depuis au moins 200 ans : pic pétrolier, allongement massif de la durée de vie, robotisation accélérée voire exponentielle de l’industrie, immigration qui se radicalise, bulle immobilière qui éclate, administration kafkaïene qui paralyse l’économie, bouleversement des codes sociaux a cause d’Internet, dérèglement climatique, crise écologique mondiale majeure, euro qui exacerbe les tensions économiques, pour ne citer que les plus importants.

Et face à cela, le gouvernement cumule les bourdes. Un seul mot peut le définir : incompétence.

Ce n’est pas un mauvais bougre dans le fond, mais il n’a pas compris en quoi consistait son boulot. Ses réactions sont aussi artificielles que sa posture corporelle et sa communication surjouée.

Je crois que c’est au final le seul crime vraiment impardonnable par les citoyens. Je parle d’un point de vue "realpolitik".

Nous savons tous que les dirigeants ne sont pas des oies blanches. Et d’ailleurs, personne ne leur demande vraiment. Au fond de nous, on leur demande de donner le change, mais surtout de résoudre nos problèmes, de nous protéger de la jungle internationale. Nous sommes quand même dans une guerre G4G (guerre de 4ème génération, sur tous les fronts), voire même une guerre cognitive. Je ne traduit pas mon sentiment personnel, mais j’essaye de me placer au niveau de l’inconscient collectif, du cerveau reptilien en quelque sorte, qui réagit face au danger. Je peux me tromper, mais je pense que notre partie animale veut encore un chef qui sait se faire craindre, parce que au final, on préfère un salaud fort pour affronter la tempête qu’un mou respectueux.

Critiquer c’est toujours plus facile, proposer c’est beaucoup plus dur, et je reconnais que pépère n’arrive pas dans une situation facile. Non seulement il n’y pas de solutions évidentes, en plus elles seraient loin de plaire à tout le monde. Mais le problème, c’est qu’il n’a même pas l’air au courant de la situation. On dirait qu’il s’informe sur TF1 le pauvre.

Le tableau n’est pas réjouissant :

  • "La crise est derrière nous" qu’il disait il y a peu à propos de l’Euro
  • il a signé le pacte de stabilité TSCG (certes avec le "choc" tout mou de compétitivité) abandonnant la souveraineté budgétaire de la France, pour obtenir encore un peu d’argent facile
  • il s’est faire élire sur le mensonge "la finance est mon ennemi" (oui autant qu’un maître puisse l’être) alors que son trésorier place son argent aux îles caïman
  • le (futur) bourbier malien et l’incohérence avec la Syrie (armer les djihadiste d’un coté, les combattre de l’autre)
  • affaire Cahuzac : il n’avait pas le droit de ne pas savoir dans sa position. Il devrait remanier ou dissoudre pour montrer qu’il a en dans le pantalon
  • l’Ayraultport
  • la mariage contre nature qui déclenche une vive opposition et qui n’est qu’une distraction de "riche" en temps de crise
  • erreurs de com monumentales (le fiasco de sa tournée française, Mr Bricolage)
  • tentatives un peu minables de sauvetage des emplois de maréchal ferrant et de chauffeur de diligence (kem one pétroplus florange sanofi goodyear  psa valéo etc…) [[ce ne sont pas les industries qui sont vielles, mais les procédés industriels]]
  • cote de popularité en chute libre, dissensions dans son propre camps : difficultés de plus en plus grande a gouverner (cela va provoquer de la résistance passive) – alors qu’après les élections les gens de gauche étaient fiers, maintenant ils ont honte d’avouer qu’ils ont voté pour !
  • Hollande : "torpillage économique et irresponsabilité climatique"

Je note aussi quelques bonnes initiatives :

  • simplification administrative, mais c’est loin d’être un "choc" comme annoncé
  • diminution du nucléaire (qui a passé son pic je le rappelle)
  • pour l’instant les gaz de schistes semblent bel et bien stoppés

Pas grand chose à se mettre sous la dents qui redonne une lueur d’espoir. Au rythme ou vont les choses, la situation sera tellement catastrophique d’ici p eu qu’elle pourrait finir par produire un choc salutaire, et peut-être permettre de mettre fin a la Vème république ?

N’oublions pas une chose : l’Allemagne signe des chèques en blanc jusqu’à ses prochaines élections (septembre 2013) pour ne pas que la situation dégénère trop en Europe, mais après, ou juste avant, cela risque d’être différent. Je ne crois pas que Allemands vont supporter longtemps la mentalité de syndicaliste à la Française : obtenir ses avantages à coup d’excellemment, pourquoi pas, mais la vocifération en tant que cache misère de la médiocrité ne les trompera pas très longtemps. Sans compter les futurs problèmes d’insolvabilité, notamment la grosse épine dans le pieds de l’euro : l’Italie. Italie qui serait un trop gros morceau pour la BCE. Hollande le conseiller général est perdu et isolé. Il ne sait même pas gérer ses femmes, comment va-t-il gérer la prochaine crise de l’Euro, alors même que la presse internationale le ridicule à tours de bras.

Entre parenthèse, la presse, même maintenant que Cahuzac à avoué reste quand même pleine de complaisance ou d’aveuglement. Ce qui n’aide pas.

De plus, pour l’instant l’économie mondiale a un répit à cause de la bulle du gaz de schiste aux US (bulle d’investissement du a de la défiscalisation massive, mais qui durera difficilement plusieurs années) qui pourrait provoquer, avec les autres bulles de crédit facile de nouvelles crises avant la fin du mandat présidentiel.

Tout cela combiné fait que j’ai de plus en plus de doutes sur la capacité de Hollande a se maintenir au pouvoir par les temps qui courent. Peut-être qu’il y parviendra quand même, mais je ne suis pas sûr que sa technique du consensus mou l’aide à aller bien loin. Il sera peut-être obligé de cohabiter, ce qui serait un moindre mal. Il a de la chance d’être très protégé par la 5ème république.

La facteur tierce et son emprise


Comme je l’ai déjà expliqué, selon moi la crise actuelle est une crise de civilisation, une crise systémique. C’est aussi une crise de la pensée, de notre manière de concevoir et percevoir le monde. Encore une fois, nous allons voir comment économie et spiritualité sont liés.

Nous voulons ou croyons contrôler nos vies. Les anciens savaient qu’ils ne maîtrisaient pas grand chose et comblaient ce vide par des superstitions. Finalement, la "magie" était une manière de "communiquer" a les Dieux qui président nos destinées, afin d’essayer de les influencer, de les amadouer. Sommes nous si différent ? Nous incantons l’Euro et l’Europe à la place de Zeus et Chronos … mais au fond …

« Il n’existe pas d’autre activité humaine où autant de foi est basée sur aussi peu de science que la finance ». Scientific American, le 26 octobre 2011

Pourquoi ce sujet est important ? Parce que comprendre ce qui est entre nos mains et ce qui ne l’est pas permet 2 choses :

  • comprendre les vrais facteurs qui influencent le cours des événements et jouer dessus
  • ne pas tomber dans les pièges de ce qui n’est finalement que le brouhaha qu’on rajoute dessus.

Plus précisément, permettre de se détacher des discours des politiques qui nous vendent de fausses solutions, une illusion de pouvoir et aller au delà, voir au travers, et trouver le vrai pouvoir. La plus grande peur des hommes politiques est qu’on se rendre compte qu’ils n’ont en fait aucun pouvoir (si ce n’est celui de nuire).

Nous occidentaux, avec le scientisme, nous pensons contrôler nos vies, de nos société, décider de nos sort. Pourtant, au contraire la science confirme que n’avons pas beaucoup d’emprise, à tous les niveaux.

Voici une liste (non exhaustive), un peu en vrac de facteurs hors de notre "contrôle", un mini catalogue :

  • l’inconscient : 90% de nos actes se font à notre insu.
  • l’inspiration, l’intuition : D’où naissent les pensées ? Actuellement on ne sait pas vraiment, et finalement, quand une personne à une nouvelle idée, d’où vient-elle ? qui sait si des "Dieux" ne nous l’ont pas soufflée ? La plupart des économistes par exemple ne restent dans les livres d’histoire que pour une seule idée nouvelle.
  • le pic pétrolier + croissance démographique qui façonnent l’économie bien plus que les choix budgétaire, la politique monétaire et autres grigri d’économistes
  • progrès technos : imprimerie, pilule, bombe A ont eu un impact sociétal bien plus grand que n’importe quel politicien
  • les structures familiales qui façonnent les structures politiques. Selon Todd si le communisme (par exemple) a pu s’implanter dans certaines zones et pas d’autres c’est parce qu’il pré-existait sous forme de familles communautaires. Idem pour le capitalisme et les démocraties.
  • les biais cognitifs qui influencent nos pensées,
  • les "mêmes" sortes de virus des pensées animés d’une vie propre et qui nous contrôlent autant que les gènes peuvent vouloir le faire afin de se reproduire (cf le principe de Lucifer d’Howard Bloom)
  • notre cerveau rationnel est plus fait pour convaincre que pour la vérité : la raison est une arme bien plus qu’un chemin vers la vérité
  • nos limites avouées ou non (je ne sais pas, etc…) + incapacité a les reconnaître ont une influence sur nos vies : certaines scientifiques montrent que nous ne sommes pas assez intelligents pour la démocratie
  • les astres qui influencent notre humeur (cycle de 11 ans du soleil + cycle de 28 jours pour la lune). Il est avéré qu’en cas de tempête solaire les crimes augmentent, et pareil en cas de pleine lune.
  • on ne décide pas qui on aime, ce qui nous plaît ou nous déplaît, on le constate simplement
  • nos traumatismes d’enfance (psychogénèse) peuvent avoir une grande influence sur le cours de nos vies, et on ne souvent pas y faire grand chose (mis à part l’EMDR qui semble une des rares méthodes qui guérissent vraiment)
  • complexité du monde : plus on doit gérer le monde de "haut" (hautes sphères mondiales), plus on doit trouver des moyens de "comprendre" un monde complexe : les dirigeants et les élites font appel à des outils intellectuels qui s’apparentent plus à des superstitions (qu’elles soient économiques, politiques, religieuses, ésotériques, etc…)
  • interactions entre 2 personnes : comme s’il y avait une vie propre, cf le langage non verbal, nos corps parlent d’eux même au dela des mots, sans que nous n’y puissions grande chose (même si certaines essayent de tricher avec la PNL)
  • l’environnement (tempêtes, accidents, météo, récoltes) qui peuvent faire basculer nos vies
  • film : la vague, qui montre comment les choses peuvent nous échapper, comment un symbole, une idée peut prendre vie, comme si elle avait une existence propre (cf les égrégores des ésotéristes)
  • influence de l’argent (mini docu)
  • une erreur mathématique s’est glissée dans le calcul des probabilités et est en partie à l’origine de la crise financière
  • notre besoin de croyance qui dépasse parfois/souvent l’acceptation des faits
  • contagion émo décisionnelle (gustave le bon)
  • Edouard Bernay le père de la propagande: celui qui s’est illustré en amenant les femmes à fumer disait "il est plus facile de manipuler l’opinion des foules que celle d’une personne"
  • effet de second tour, la encore montre comment une situation peut nous échapper. Par exemple le protectionnisme, celui en le pratique le déclenche chez les autres, et ça annule les gains initiaux en provoquant en surenchère de protectionnisme
  • le besoin d’égalité/homogénéité sociale (critère déterminant pour l’espérance de vie, la santé)
  • nous avons 3 cerveaux (crane, coeur, ventre)
  • apparemment on ne peut pas être empathique et analytique en même temps
  • expérience de Milgram montre le pouvoir de l’autorité, et l’expérience de Ash sur le conformisme
  • autre exemple : si on regarde à quoi s’est joué la 2ème guerre mondiale, on se rends compte que les Nazis auraient très bien pu gagner, et que ce qui a fait pencher la balance est quasiment de l’ordre de l’effet papillon
  • nos pulsions : nous avons tellement de mal à les contrôler que tout un tas d’institutions et d’artifices y sont dédiées. Nous sommes notamment le pays qui consomme le plus d’antidépresseurs au monde. Nous ne contrôlons pas plus eros que thanatos.

Au mieux nous pouvons influencer le cours de choses… souvent au prix d’un effort constant et soutenu. Au pire, même avec beaucoup de travail, nous n’avons aucune emprise sur le déroulement.

J’espère avoir montré a quel point nous croyons "construire" le monde, alors qu’en fait, nous ne nous contrôlons pas nous même.

Énormément de choses que nous croyons décider sont en fait de simples résultats de facteurs sous-jacent structurels. C’est vrai dans nos vies, c’est vrai au niveau géo-économique.

Et il n’y a rien à faire. La science nous dit en substance que beaucoup de choses nous échappent, et nous échapperons toujours. C’est paradoxal alors que la science est notre meilleur outil pour justement gagner plus de contrôle.

Je termine par une note plus yogique. Dans le bouddhisme il est dit que la vie est souffrance (cf les 4 nobles vérités). La souffrance à une cause. Cette cause c’est l’ignorance. Nous pouvons faire cesser la souffrance.

Hors de quoi s’agit il ? L’ignorance dont il est question, c’est l’ignorance de notre propre nature : nous ne savons pas réellement ce que nous sommes. Dans le yoga il est dit que les pensée, et même les émotions ne sont pas notre "soi", qu’elles sont extérieure. Finalement, la science ne l’infirme pas, bien au contraire. Elles nous confirme que nous faisons partie d’un tout qui nous dépasse et nous englobe. Dans l’Hindouïsme il est dit que nous sommes "sat chit ananda", c’est à dire "existence, conscience, félicité". En effet si nous acceptons nos limites, si nous acceptons de ne pas être isolé du tout (l’illusion suprême de l’ego), si nous réalisons que nous n’avons pas le contrôle, que nous ne sommes pas ces émotions, ces pensées … que reste-t-il au final ? …

La félicité. Je le redis, la voie de la continence, de la maîtrise sexuelle, c’est la voie de la félicité.

Selon moi, la crise actuelle ne pourra se résoudre sans changer notre manière de penser. Einstein disait

"on ne résous pas un problème avec le même niveau de conscience que celui qui la créé" (“You cannot solve current problems with current thinking. Current problems are the result of current thinking.”).

L’Europe et sa politique de l’Autruche nous mène a la guerre interne


Je n’ai pas fini de mûrir ma réflexion sur l’Europe, qui est un sujet complexe, mais je vous proposes quand même un état des lieux qui fait la synthèse de tout ce qu’on peut lire à droite et à gauche sur l’Europe. J’essaye de relier tout ça en un fil directeur cohérent. Vous allez voir, ce n’est pas triste !

En somme, je finis par conclure que la crise, loin d’être provoquée par l’Europe, va provoquer à une guerre interne assez spéciale. L’UE et l’euro pour survivre vont devoir tuer les nations. Je ne suis pas certain que la situation soit très différente des tentatives précédentes qui nous ont menées aux 2 guerres mondiales. Actuellement l’Europe est en difficulté, mais elle va riposter.

Pour bien comprendre il faut garder en tête 3 choses au sujet de l’Europe :

  • le nucléaire militaire français,
  • la puissance industrielle allemande,
  • la peur de la guerre industrielle.

Tout ce qui se passe en France, ou en Allemagne sont important pour l’avenir de l’avenir.

L’économie

La bulle immobilière explose plongeant la France dans la récession l’année prochaine.

Les Allemands s’éloignent du nucléaire et s’autonomisent dans le renouvelable.

La Grèce va refaire défaut, l’Irlande vient de le faire, Chypre c’est pareil. La dette de l’Espagne explose. La France ne tiendra aucun de ses engagements (les 3% ont été abandonnés, la croissance ne reviendra pas en Europe – je vais expliquer pourquoi, le chômage monte).

La Chine depuis le QE2, depuis que l’Iran a été banni de SWIFT a décidé de se ré-orienter vers son marché interne. Et ça, c’est peut-être la news la plus importante de toutes. Si on a été sauvé jusque ici, c’est parce que la Chine avait besoin de nous (les USA aussi, mais ils sont aussi ruiné que nous). La Chine est en train de nous rattraper voire dépasser.

Le budget européen s’effrite. L’Europe met fin a ses subventions : aide alimentaire pour les plus démunis, renouvelable. J’avais déjà expliqué que l’aide alimentaire était finie, l’Allemagne l’avait annoncée, elle avait accepté de sauver l’Euro a condition de mettre fin a l’Europe sociale.

En même temps la gabegie continue au point que certains sites s’amusent à recenser les "grand projet inutiles imposés" par ou dans l’Europe, dont on ne compte plus les subventions pour projet débiles (piscine olympique dans un vieux bled remplis de retraités, rénovation d’anciennes mines pour en faire un lieu touristique) alors qu’il y a des vrais enjeux cruciaux énergétiques et même monétaires en ce moment.

Le traité de libre échange, évidement, nous serons les grands perdants. Les USA sont des requins en matière économique. De plus ce traité fait partie intégrante du plan de vassalisation de l’Europe, on le connaît depuis 20 ans (pour ma part depuis au moins 5 ans). Les journalistes feignent la surprise.

Maintenant concernant l’énergie, nous n’avons plus de pétrole. Nous avons passé notre pic en Europe, nous importons de moins en moins. Si c’est censé être une bonne nouvelle pour le climat, c’est simplement qu’ici nous n’avons plus les moyens d’en acheter autant, que la part du lion c’est les USA et la Chine. Nous n’avons pas de quoi compenser, d’où que l’Europe est le seul bloc en récession en ce moment. Nous n’avons ni gaz de schiste (possible uniquement dans les zones très peu peuplées), ni thorium, ni rien pour relancer la machine. Notre naïveté ne suffira pas à nous sortir d’affaire, pas plus que l’UE et ses incompétents qui rêvent du meilleur des mondes.

La psychologie

Ce que révèle cette vidéo qui est assez caractéristique des débats qu’on peut voir en Europe, c’est l’aveuglement.

Sur la réforme bancaire qui est censé nous prévenir, non pas des futures crises, mais de payer avec l’argent public. Ce qui n’est qu’une farce bien entendu, car les TBTF (Too Big Too Fail, trop gros pour tomber) sont toujours la.

Plusieurs biais cognitifs ou angles morts de l’analyse :

  • la guerre économique n’est pas prise en compte, elle explique notamment la course au gigantisme des banques
  • le pic pétrolier évidement
  • la robotisation du travail qui explique que le capital est de plus en plus rémunérateur par rapport au travail
  • le coté psycohologie (neuroéconomie) de la crise suite a la chute de l’URSS et la vague de "triomphe" consacrant le libéralisme et nous ayant conduit aux excès actuel

Bref l’Europe est aveugle à ce qui se passe réellement. Par contre elle n’est pas aveugle a la contestation qui gronde contre elle : l’administration Bruxeloise prends peur et veut troller les élections de 2014 et surveiller le net. Les mesures de rétorsion vont se multiplier à tous les niveaux. En France ils veulent rendre le vote obligatoire. Les paiement en cash sera limités à 1000€.

L’Europe du point de vue international c’est has been. On n’est même pas au courant qu’on est en guerre économique. L’Europe du nord s’en tire mieux, mais l’Europe dans son ensemble ne fait plus rêver. Loin de la.

A coté de ça, Attali nous dit qu’on est sorti d’affaire et que maintenant ce sont les USA qui sont en faillite et que leur tour est venu. Le GEAB pareil. Seulement voila, ce sont des Eurobéats. Attali pense que l’UE est une étape vers son nouvel ordre mondial centralisé avec la BRI et l’ONU qui décident de tout pour tous de manière éclairée (y compris la sexualité des enfants). Et le GEAB … ben c’est le GEAB quoi.

En France les tensions sociales s’exacerbent, notamment avec les gens qui s’immolent par le feu !

Maintenant Cameron propose un référendum pour sortir de l’Europe et ne veut pas d’un état centralisé, mais de nations qui coopèrent librement. Ce qui fragilise clairement l’UE.

En même temps les gens ne comprennent plus à quoi sert l’Europe, ni ce qu’elle leur rapporte, si ce n’est une inflation de textes de lois et de contraintes, de dépenses captées pour des projets inutiles. L’Eruope est une machine technocratique à dilapider. L’Europe c’était la prospérité, la fin du chômage, la fin des attaques spéculatives, etc… L’Europe ne tient pas ses promesse et n’apporte plus rien aux peuples sauf des ennuis. Le seul avantage perçu c’est la liberté de circulation et le fait, 1 fois par an de pouvoir acheter dans un autre pays. En gros pour le tourisme, donc pour du superflu.

Ou va l’Europe ?

Ce qui est très difficile de savoir c’est comment les "élites" vont réagir. Pour sauver l’Euro ils ont inventé le MES et il est clair que dans leur esprit et leur religion du progrès, il ne faudra reculer devant rien pour sauver ce Frankenstein.

Je peux dire qu’il y aura une guerre, mais je ne peux pas dire qui la gagnera. Il y a actuellement une guerre de l’Europe pour en finir avec les nations. C’est la contradiction profonde de l’Europe. Les nations construisent une entité censés au final les détruire. Car il viendra un moment ou il faudra choisir entre l’Europe et les nations. Pour parvenir à ses fins (survivre) l’Europe devra au minimum :

  • saper les fondements nationaux (d’où l’acculturation et l’immigration notamment, les attaques contre tout ce qui est "traditionnel")
  • se créer une armée propre (elle existe déjà plus ou moins avec l’Eurocorp)
  • surtout et avant tout avoir ses propres impôts. Vu que le budget européen a été diminué, il est clair que Bruxelle va mettre le paquet sur cette question déterminante
  • les eurobonds. Ça viendra même si les nations, notamment les Allemands y sont opposés.
  • L’éclatement des pays en régions (d’où les projets de "grand paris", "grand Berlin", "grand Toulouse", etc…). Il est clair que les tendances régionalistes ne sont pas combattues ou diabolisées comme les nationalisme !

Je ne sais pas comment ça finira. L’Euro est menacé, l’UE aussi. Peut-être que l’Europe se scindera. Les pays du nord en ont de plus en plus marre de financer les "neuneus" du sud. Peut-être que petit à petit l’Europe parviendra a dissocier les régions des pays, en s’appuyant sur ce qui se passe en Belgique. Il se peut que l’Europe joue la carte du régionalisme, de l’atomisation des états nations. Ils pourraient encourager les séparatismes, indépendantisme. Par exemple la catalogne a des revendications dans ce sens. Elle pourrait donner des idées à nos basques, corses, bretons (pour commencer), et même aux régions françaises à majorité musulmanes, comme Lille, ou Marseille.

Ou bien peut-être tout simplement que l’Euro et l’UE seront abandonnées face à la monté des nationalismes, mais les élites feront tout pour que ça n’arrive pas. Tout. Car cela signifierait littéralement leur mort. Elles ne peuvent se prétendre élite que parce qu’elles portent la construction européenne. Sans cela, elles n’ont aucun projet, aucune légitimité. Le sens de l’histoire est peut-être celui de l’Europe, comme les rois ont finis par s’imposer aux seigneurs pour construire un "pays". La même lutte semble se rejouer à un cran supérieur, plus complexe, mais au fond de même nature. Il n’est pas facile non plus de savoir quel rôle les américains et la finance apatride va jouer dans tout ça, mais ils vont interférer, c’est sûr.

Confirmation

Pour les systémiciens l’Europe est vouée a l’échec :

L’Union européenne est-elle un système intelligent et viable? Une analyse détaillée, une réponse négative: "Le «déficit démocratique » de la construction européenne est aujourd’hui chose admise par les européistes les plus ardents, qui se proposent d’y remédier. La thèse défendue ici est que ce déficit est consubstantiel au dispositif de l’Union européenne, et que faire « plus de la même chose » en intensifiant la marche vers le fédéralisme ne peut qu’accroître son caractère non démocratique. Pour l’évaluer, on recourra à la notion de bien commun, qui, au cœur de notre conception républicaine, est la plus ancienne de la philosophie politique, et bénéficie de l’apport des sciences de la complexité ."

La France, maillon faible de l’Europe


A mon avis, ce n’est pas l’UK qui menace l’Europe avec son référendum, mais la France. Tant que le couple France-Allemagne fait bonne figure, ça ira. L’Allemagne n’est pas le danger pour l’Europe, c’est nous. Car des 2 piliers, on est celui qui est en train de flancher.

GoldmanSachs propose de baisser les salaires de 30% en France. C’est logique, vu que la France ne peut plus dévaluer sa monnaie, elle devrait donc en principe dévaluer les salaires. Faire comme la Grèce en somme.

C’est ça ou finir par tuer l’Euro de toute manière a cause des déficits commerciaux qui s’accumulent de l’endettement insoutenable (d’autant plus que la croissance c’est fini). L’état s’endette à notre place. Même si nous à titre personnel on gère bien notre porte monnaie, l’état dépense, et nous envoies la facture. Et comme en France à s’est laissé aller à une dérive étatique, ou l’état se mêle d’absolument tout sans que le principe même ne choque personne, les fonctionnaires ont les coudées franche pour augmenter tous les impôts qu’ils veulent, faire toutes les règlements débiles pour nous contraindre à payer toujours plus.

On est pas compétitif face à l’Europe du nord. On a le méga boulet de l’immigration qui plombe les comptes (sécurité, social, urbain), la compétitivité, et l’éducation. On n’a pas de pétrole. On a le papyboom et tous les retraités qui se voient déjà avec leur 4 voyages autour du monde payés par les quelques jeunes qui ne sont pas au chômage, et on a des fonctionnaires en lévitation, bien mieux payés que dans le privé, sans compter la garanti de l’emploie (ils doivent être les seuls à pouvoir profiter des taux bas), le droit de grève, et puis sans oublier les syndicats. Plus tous les subventionnés plus ou moins directement (via niches fiscales).

Donc, 2 solutions, soit on casse la solidarité en France, et on baisse les presta sociales, on laisse les boulets a leur triste sort. Soit on fait baisser tout le monde. Soit on sort de l’Euro.

Ou bien on pourrait casser le clientélisme aussi. Mais ce n’est même pas envisageable : tous ces généreux ponctionnaires de gauche avec l’argent public, il ne faut surtout pas toucher à leur privilèges qui coûtent tant à la communauté. Surtout pas pour aider les plus faibles qu’eux ! Il n’y a que les méchants du privé qui doivent trinquer, ces affreux capitalistes qui produisent et polluent dans leurs usines. Bref, c’est pour dire que la mentalité et le niveau de bêtise des gens est trop grand pour que le pays puisse être réformé intelligemment.

Pour moi, il est clair que l’avenir de l’Europe se joue en France, en ce moment. Et je pense que ce sera l’enjeu des prochaines élections présidentielles, si jamais ça tient jusque la. Hollande est en train de tuer le pays. Toutes les forces vives sont en arrêt.
Parce que la, sans le retour de la croissance, avec l’explosion de la bulle immo, plus la politique calamiteuse de la gauche, l’exaspération des partenaires européens, la France devrait être au pieds du mur d’ici peu.

Vu que l’Europe, c’est France+Allemagne. On est le maillon faible.

Personnellement, je n’aime pas le projet Européen. C’est une machine à pondre des texte de lois et à distribuer des subventions qui pervertissent les marchés. Tout ça au nom d’on "c’est ça ou c’est la guerre". Donc, si on finit par sortir de l’Euro, je ne verserai pas de petite larme. Mais il faut bien comprendre que l’Euro n’est pas le véritable problème dans le fond.

Le problème c’est qu’on est en train de devenir un pays du tiers monde, à petit feu. On vit sur notre gloire passée. Sur notre réserve d’or, notre aura nucléaire, la qualité de nos ingénieurs et chefs d’entreprises qui sont prisés dans le monde entier. Mais tout ça est bien fragile.

Petit bilan géoéconomique de fin d’année 2012


Avec le niveau sans précédent historique d’endettement des nations, ça fait longtemps que cela aurait du se finir en guerre. Mais il n’en est rien, car depuis 60 ans, la bombe nucléaire terrorise les dirigeants et les forces à chercher d’autres solutions. Du moins, pour tous ceux qui sont abrités derrière ce parapluie, pour les autres, c’est différents, ils sont le terrain de guerres par procurations.

Le statut-quo perdure alors même que les indicateurs économiques majeurs sont "off the charts", dans des zones inconnues. Combien de temps cela peut-il durer ? difficile à dire, mais la crise continue en sous-marin et les prochains chocs se préparent dans les mois / années qui arrivent.

Les US s’estiment presque hors de danger, comparé au reste du monde : la bulle immo sera dégonflée d’ici quelques mois, les foreclosures (saisies) vont finir par s’arrêter, le gaz de schiste va redonner du souffle à l’économie (notez la dissonance du discours : le manque de pétrole n’est jamais un problème, mais son abondance est toujours une bonne nouvelle), les Quantitative Easing vont se perpétuer et continuer d’exporter la crise, mais les protéger (relativement) eux. Ils ont raison ! Sauf pour les gaz de schiste qui ne les aidera que pendant une poignée d’années, probablement pas au delà de 2015, mais, dans une économie mondialisée ou la psychologie joue pour beaucoup, cela pourrait suffire à faire la différence : si l’Europe s’écroule en premier (comme je le crois) les USA seront comparativement vu comme un refuge, ce qui leur profitera énormément.

L’ASPO (association pour l’étude du pic pétrolier) à rencontré l’AIE (agence internationale de l’énergie, l’agence qui donne les chiffres officiels sur lesquels les états basent leurs politique énergétique). L’AIE est à l’origine notamment des fadaises sur les gaz de schiste et l’indépendance énergétique future des USA. L’ASPO nous révèle (je vous dis la même chose qu’eux mais sans le politiquement correct) qu’ils sont incompétents et mal informés (ils n’ont pas de données fraîches et de qualité, et les experts qu’ils consultent ne viennent que pour les aider en matière de statistiques), et qu’ils vont essayer de les aider. C’est quand même hallucinant, mais au moins, on sait ce qui se passe maintenant.

La prochaine étape de la crise risque de venir du Japon dont les exportations se sont effondrées. Rajouté à cela que la démographie subit à atteint un pic et commence à décroître, et que les exportations s’effondrent. Dans les mois qui arrivent, le Japon pourrait ne plus parvenir à maintenir son "homéostasie" et ne pas lever assez d’impôts pour combler son déficit. Ils sont à plus de 200% d’endettement public rapport au PIB, mais parvenait jusque la à faire illusion. Fukushima aura donné le coup de grâce. A suivre donc dans l’année qui vient.

L’Europe est aussi une zone à fort risque malgré les discours rassurant des politiques. D’ailleurs c’est un critère : plus ils se veulent rassurant, plus on est dans la m…de ! Concrètement, nos banques ne parviennent pas à se recapitaliser (y compris en Allemagne). Chypre est en faillite. L’Espagne va mal. La Grèce au bord de la guerre civile avec (de mémoire) 30% qui votent pour le parti néo-nazi, et peut exploser à tout moment. A priori l’union soviétique Européene va se poursuivre en rendre le GEAB de plus en plus heureux. L’Europe importe 96% de son pétrole. Seuls les pays nordiques ont entamés une vraie transition énergétique (la France préfère faire pédaler ses immigrés pour générer de l’électricité afin d’alimenter les voitures électriques des riches). Bref, la situation est critique.

La Chine inquiète aussi, mais j’ai oublié les raisons et les chiffres. De toute manière, c’est difficile d’y voir clair avec eux, les chiffres sont encore plus truqués, et l’économie est dirigée, ils ne jouent pas selon les même règles. C’est un cas à part.

Mais c’est surtout la France qui inquiète beaucoup. Nous sommes maintenant sur le fil du rasoir. Le chômage monte, les 3% de déficit ne seront pas atteint, d’autant qu’en plus il faudrait faire mieux pour rattraper le retard pris, l’immigration massive plombe le pays, les banques n’ont plus de capitaux (BNP / Ca / Sogen ont plusieurs fois le PIB de la France dans leur bilan – et ça, ça finit toujours très mal), la cure d’austérité va nous amener dans une crise à la grecque, et en plus, Hollande doit s’attaquer au CDI (cf le nouveau contrat qu’ils sont en train de mettre en place), et ensuite aux retraites à nouveau ou bien aux fonctionnaires (56% du PIB, ce qui est juste gigantesque). Dans un pays ou l’on ne cesse de dire "la crise et finie", mais en même temps on demande toujours plus d’efforts à tout le monde, et ou la tradition contestataire est forte.

Les Russes ont lâchés Assad, ce qui m’étonne beaucoup. Qu’on-t-ils négociés en échange ? pour l’instant, difficile d’y voir clair. La Palestine commence à être reconnue comme un état (par l’ONU). A priori, pour l’instant, nous échappons à la guerre avec l’Iran qui aurait probablement eu un effet disruptif. La Grèce ne sera pas poussée hors de l’Euro, du moins pas avant les prochaines élections Allemandes fin 2013.

Donc pas de choc majeur en 2013, du moins, dans les mois qui arrivent. Mais la situation continue de se dégrader partout. C’est peut-être d’ailleurs ça qui fait qu’on évite les gros choc : tout le monde ou presque est mal.

Mais d’ici une poignée d’années, la bulle des gaz de schiste (due à la masse de capitaux qui cherchent à s’investir et qui fabriquent des bulles un peu partout, et due aux allègements fiscaux dont ce domaine fait l’objet) va finir par exploser, comme toutes les bulles. Le pic pétrolier absolu devrait être atteint avant fin 2020 et provoquer un nouveau choc. Nous avons les émeutes de la faim qui reviennent dans les pays fragiles, ce qui devait à nouveau provoquer de l’instabilité dans les pays arabes notamment. Raison pour laquelle les démocraties laissent s’installer les dictatures islamiques des frères musulmans pour "tenir les pays en échange de pétrole" (je simplifie un peu, mais je ne suis pas sûr que ce soit beaucoup plus compliqué).

Rajoutez à cela qu’il y aura toujours plus de catastrophes naturelles (inondations, tempêtes) et industrielles. A terme, je ne vois toujours pas d’issue, ni pour l’Euro, ni pour le Dollar en tant que monnaies uniques, mais la situation est très complexe du fait qu’en même temps les nations s’affaiblissent, rendant le retour aux monnaies nationales d’autant plus compliquées … et à la rigueur on pourrait avoir des monnaies crées par les multinationales, ou par des zones urbaines étendues (le grand Paris par exemple). Pour l’instant, c’est difficile de savoir qui prendre l’initiative (Nantes s’est doté d’un embryon de monnaie locale si je ne m’abuse).

Mais nous avons évité la fin du monde du 21 décembre 2012, et il n’y en a pas d’autre prévue dans l’immédiat, donc … on devrait s’estimer heureux !

Sources :

Revue : GEAB n°70


Le GEAB 70 est sorti. Toujours aussi pro-européen. Cependant cette fois ils marquent un point. Ils font remarquer que comparé au reste du monde, l’Europe ressemble à un havre de paix et attirera les investisseurs. Je suis assez d’accord (pour l’Europe du nord, c’est à dire au dessus de la France, qui ne fera pas illusion longtemps). Le monde arabe est très instable, et l’Asie n’est pas beaucoup mieux. L’Amérique du sud reste pour les téméraires semble-t-il. Les USA sont paralysés en effet.

Pour le reste je n’achète pas. Les "progrès" de l’Euroland (à ne pas confondre avec l’UE) ressemble pour moi plus à une union soviétoïde (l’union bancaire par exemple) qu’a une vrai solution. Pour GEAB après 2013 ce sera la reprise et le temps du retour de la démocratie qui se fait un peu oublier dans le processus "d’urgence".

Il n’y aura pas de reprise, mais au mieux une simple pause dans la crise. Pas de reprise tant qu’il n’y aura pas de vrai pôle de croissance, et donc de solution au problème énergétique, c’est à dire, quelque chose qui aie un rendement total (EROEI) meilleur que le pétrole. Pour l’instant les bio carburants de 2 ou 3ème génération, les gaz de schiste ou autres solutions sont loin de cet objectif. Au mieux on aura des solutions plus économes, c’est à dire des voitures plus petites, des vélo, etc… mais on ne fait pas de croissance du PIB et du remboursement de dette avec ça.

Quand à l’Allemagne, je ne suis pas spécialiste, mais je sais qu’ils ne supporteront pas éternellement qu’on s’assoie sur les traités qu’on a signé avec eux.

Il est vrai que l’Euroland apparaît pour l’instant comme la seule issue en Europe : l’UE est en berne, les pays sont inefficaces, irréformables et ingouvernables. L’Euroland est le seul espace politique qui permet encore "l’innovation". Cependant c’est un système bancal, qui nous force a une union contre nature entre pays.

Pour eux la Grèce est "sauvée" alors que le pays s’enfonce vers la guerre civile, ou le retour de la dictature … Le fait que les partis politiques se disloquent, je ne vois pas ça comme une chance pour l’Euroland contrairement à eux, mais comme une gangrène qui se propage.

Nous verrons bien, il est trop tôt pour juger, et en plus c’est un sujet complexe et technique que celui de la gouvernance Européene. Je n’ai pas encore toutes les billes. Mais, l’Europe du nord s’en sort bien, c’est vrai, tandis que l’Europe du sud s’enfonce. Je peux comprendre que cette Europe (du nord) soit porteuse d’espoir aux yeux de certains.

L’unité, l’économie, et le reste …


Un petit article pour tisser des liens, entre économie et "spiritualité". En préliminaire je souhaite rappeler que les fondements de l’économie sont religieux. Les protestants considèrent que l’enrichissement est signe de la bénédiction de Dieu, au contraire des catholiques. D’où pour les un l’accent mis sur le mérite personnel ou pour les autres sur la solidarité. Ça n’a l’air de rien, mais historiquement parlant, les choix de systèmes économiques découlent de querelles religieuses ou philosophiques (sur la liberté, la notion d’état, etc …). Peut-être que l’économie s’est émancipée en partie de son passé religieux, mais l’histoire est l’histoire. Voila pourquoi l’usure était autorisée par les protestant, mais pas par les catholiques, a la base.

Mais creusons encore plus profond.

Le monde semble chercher l’unité a tout prix, partout.

L’unité Européenne. La monnaie unique. Le marché unique. Et la loi du marché comme mécanisme unique et universel pour l’économie et même le reste. Une république unique et indivisible. La loi unifiée de la physique. L’unité mondiale (via l’ONU). L’unité des religions (par l’œcuménisme ou la disparition des concurrents). Une langue unique (espéranto). Même les sectes répondent a un fort besoin d’unité : le charisme du gourou et la soumission des adeptes est un garant de l’unité, a une petite échelle du moins.

L’unicité est une sorte de Graal que tous recherchent, à leur manière. L’unité, c’est la paix, nous le pressentons. C’est la fin de la division, et donc du conflit. Le diable, étymologiquement, c’est la division, celui qui divise.

Nous cherchons l’unité dans la relation amoureuse, plus ou moins consciemment; Nous cherchons l’harmonie avec nos amis et la nature. Ce qui est aussi une forme d’unité.

Bref, la recherche d’unité est partout.

Pourtant, il y a quelque chose qui ne va pas. La monnaie unique ne remplis pas ses promesses L’Islam ne se mélange pas avec la culture autochtone. Les multinationales s’opposent aux intérêts directs des peuples, la démocratie se décompose, et même l’unité familiale n’est plus ce qu’elle était, etc…

On se dit alors, il faut plus d’unité : unité fiscale, unité réglementaire, plus de tolérance, plus de respect, revenir aux traditions, etc… Mais l’unité ne se décrète pas vraiment. Pas plus que la croissance. Pas plus que l’amour.

Il se pourrait bien qu’on soit en train de confondre unité et uniformisation. Du moins en ce qui concerne l’économie, la politique, et l’Europe. Tout ce qui dépasse doit être coupé : le nationalisme est diabolisé par exemple.

L’unité est transcendantale. C’est à dire qu’elle existe au delà des différences apparentes. Nous n’avons rien à faire pour qu’elle existe. Elle est déjà la, immanente.

Le problème vient peut être alors de nous. Si nous ne parvenons pas à l’unité intérieure, cela se reflète à l’extérieur. On essaye d’imposer l’unité au dehors, parce qu’on ne parvient pas l’atteindre à l’intérieur. Il faudrait donc peut-être commencer par la. Peut-être qu’après, l’unité viendra toute seule, ou même, peut-être que nous n’en aurons pas vraiment besoin (puisque nous la vivrons à l’intérieur). Ultimement nous seront l’unité.

Je crois que cette recherche frénétique d’unité nous aveugle. Son absence nous torture et nous trouble l’esprit : L’Euro (pour parler d’un sujet d’actualité), je dirais même l’acharnement thérapeutique envers l’Euro est, jusqu’à un certain point, le reflet de notre psychologie, de notre soif d’unité. Pourquoi nous accrochons nous a des idées ou des règles qui visiblement ne fonctionnent pas ? Parce qu’elles semblent nous rapprocher de l’unité qui nous fait défaut a l’intérieur. Voila pourquoi, contre toutes évidences, les Grec continuent d’être pour l’Euro alors qu’il est l’instrument de leur malheur, de toute évidence.

Les bouddhistes disent qu’il faut abandonner son ego pour trouver l’unité. Abandonner son ego n’est pas chose facile. On peut déjà commencer par abandonner ses pré-jugés, en essayent de réfléchir par soi même, en essayant de voir ce qui marche et ce qui ne marche pas, en abandonnant toute idéologie, toute velléité d’unité. Car à trop vouloir l’unité, on fini par la perdre.

Au fait, saviez vous que "Yoga" signifie unité ?

L’Europe ne sert à rien !


http://www.les-crises.fr/non-aux-30-douloureuses/#comment-20936

Cette Europe telle que je la comprends n’a pas apporté grand chose a mon avis.
Construite pour éviter un nouveau bain de sang et faire contre poids au 2 super puissances de l’époque, c’est un assemblage très disparate. On a la France et son arme nucléaire associés avec son ancien ennemi Allemagne industrielle. L’Europe n’a finalement profité qu’aux multinationales et aux mondialistes apatrides du big business. Les peuples ont eu quelques miettes.
Elle a été construite (en grande partie) par et sur le modèle américain, qui n’est pas vraiment transposable, du moins tel quel. Les USA sont une nation d’émigrés, donc le multiculturalisme est consubstantiel. Mais ici c’est tout l’inverse. Les protestants ont été chassé d’ici et pris leur revanche sur les catholiques restés sur place.
En attendant, maintenant, c’est elle l’Europe qui fait la loi, au mains de lobbys. Pourtant elle n’a rien de démocratique. Si tant est que la démocratie soit la panacée qu’on veut nous vendre (du moins c’est le moins pire qu’on ai trouvé jusque la).
Si l’Europe voulait vraiment exister et proposer un vrai projet de société il faudrait qu’elle réponde au moins a 3 points :

  • la crise énergétique, doublée de la crise environnementale (trouver comment vivre sans bousiller la planète)
  • proposer un modèle social post démocratique et post capitaliste (autre que le modèle du tout marchand actuel)
  • proposer un cadre pour l’innovation technologique sécurisée (vu toutes les découvertes et les potentiels actuels de la science qui dépassent ce qu’on voyait dans les films de science fiction il y a quelques années il est URGENTISSIME de pouvoir favoriser la recherche, mais aussi l’éthique)

Bref,
nous sommes dans une crise existentielle, notre civilisation est menacée a tous les niveaux (ça peut paraître grandiloquent pour qui n’est pas trop au courant de tout ce qui se passe mais c’est la réalité). Et même au delà, c’est la vie tout court qui est menacée par cette logique de fuite en avant (géo-enginiring, gaz de schistes, pétrole polaire, sables bitumeux, nano particules, OGM…)
L’urgence n’est pas de sauver les banques, ni un modèle économique en passe d’être obsolete (avec toutes les technologies disruptives qui traînent a droite et à gauche). L’urgence n’est pas non plus de combler le retard avec les USA.
L’Europe actuelle ne propose rien de tout cela. Pour moi elle est totalement déconnectée de la réalité : celle des gens communs, celle des scientifiques, celle de la biosphère.
Cette pseudo élite est un cancer technocratique dopé aux statistiques, mais qui ne sait plus ce que c’est que de “vivre” tout simplement, de fabriquer une maison ou une miche de pain, d’aller cueillir des fruits ou des légumes. Ils tiennent plus du robot que de l’humain et sont nourris de palace, de putes et de champagne.
Chaque jour qui passe je ne peux que constater leur incompétence et leur impuissance et leur lâcheté. Je le vois a cause des lois qu’ils font passer. Je le vois a cause des gens a qui ils donnent de l’argent. Je le vois a cause de la fausseté sur leur visage, leurs émotions ou leur absence. Je le vois qui se reflète sur les gens qui sont en contact avec eux, qui sont leur conseillés ou leurs portes paroles. Je le vois au monde factice qu’ils essayent de vendre, notamment via les programmes TV.
Je comprends leur logique et leur fascination pour la rationalité et le pouvoir. Mais … ils font fausse route. Tout, absolument tout le leur montre. Les peuples qui se révoltent, les accidents (industriel, naturels, humains)  qui se multiplient, les banques en déroute, et même leurs précieux statistiques.
Et pourtant, jamais au grand jamais ils ne dévient de leur dogmes, de leur route stupide et délirante, malsaine et dangereuse, et contre nature.
Je ne dis pas que c’est facile. Diriger des hordes de buveurs de bières plantés devant les match de foot et de ménagères qui courent de l’esthéticienne a la dernière télé réalité bien sordide, et des scientifiques fous qui jouent aux apprentis sorciers sous l’oeil diabolique des banquiers qui se frottent les mains en fermant les yeux sur le commerce des photos pédophiles …
Les scientifiques sont sur le point de rendre l’homme immortel, de décupler ses capacités, de créer la vie artificielle et intelligente, si ce n’est de la découvrir ailleurs.
Va-t-on laisser tout ça aux mains des marchands et du profit comme le fait l’Europe actuelle dont tout, absolument tout, chaque action chaque jour est faite pour leur plaire a eux (les marchands) ? Va-t-on les laisser tout monétiser et privatiser jusqu’à l’air qu’on respire et notre génome ? Car c’est ce qu’il feront. L’argent doit il être l’alpha et l’oméga de toute chose ? le seul moyen de résoudre un problème, quel qu’il soit ?
Ils ne sont pas a la hauteur. Tout ça n’est que pure folie. Et pourtant qui s’en soucie vraiment ? a part quelques écolos et farfelus qu’on se hâte de mettre en prison dès qu’ils dépassent les bornes.
Mais d’ici peu, il faudra bien faire des choix. Les non choix nous amènent tout droit vers la catastrophe irréversible.

L’Euro va-t-il survivre ?


Les débats technocratiques sur le sort de l’Europe, l’union bancaire, les Eurobonds ou Eurobills, ne sont pas toujours facile à comprendre pour les gens "normaux".

Les objectifs annoncés de l’Euro sont pourtant un échec total. Pour sauver l’Euro on nous parle du fédéralisme. Mais en France, nous sommes dans la 5ème république, et le fédéralisme n’est pas notre culture, alors que c’est le modèle le plus répandu ailleurs. Notre république "une et indivisible" est plutôt une exception. Du coup, c’est assez confus ici de savoir ce quoi on parle. Concrètement, le fédéralisme dont il est question ici implique la solidarité.

Au final, la question fédéraliste revient à se poser la question des transferts fiscaux. Pour sauver la Grèce, il faut, non pas leur prêter de l’argent comme on le fait actuellement, mais le leur donner (au final le défaut de paiement Grec revient à dire qu’on transforme les prêts en dons !).

Donc la question fédéraliste revient à demander aux Allemands qui n’ont pas de SMIC, pas de CDI, la retraite a 67 ans si ils veulent bien financer les grasses retraites françaises à 60 ans, notre CDI, et notre SMIC et tous nos fonctionnaires surpayés, par leur travail et leur épargne et les excédents commerciaux !

Ça peut paraître dingue dit comme ça, mais si on élimine la langue de bois et le technocratisme, c’est ça la question que les politiques essayent de résoudre en ce moment pour "sauver" l’Euro. Pour l’instant il n’y a dans la pratique aucune solidarité européenne. Ce qui est compréhensible, car il n’y a pas de culture européenne, ni même de modèle social, ni de sentiment de destin commun (en dehors de se faire la guerre), ni de langue commune, etc… Les politiques essayent donc de consolider le "merdier" avec leur union bancaire, qui ne fait que rajouter des intermédiaires à la dette et donc de la complexité, de l’opacité, et de l’aléa moral. Bref, pour changer, ils gagnent du temps.

Il n’y aura que 2 alternatives pour sauver l’Euro :

  • soit l’Allemagne accepte de payer
  • soit la France accepte de mettre fin au CDI/SMIC/Retraite a 60 ans

Pour l’instant, il n’y a pas solidarité (et je comprends que les pays "vertueux" n’aient pas envie de payer pour le gaspillage des autres). C’est pour "forcer" le fédéralisme qu’ils essayent de faire l’union bancaire, Eurobonds, etc…

Pour ma part, je ne pense pas que l’Euro puisse être sauvé dans le contexte actuel de crise de la dette. Les pays, les cultures sont trop différentes, et les économies divergentes (de nombreux blog en parlent, et même les économistes le reconnaissent maintenant qu’ils ne peuvent plus le cacher). Il faudrait encore des décennies pour harmoniser tout ça avant de faire le saut fédéral. La crise provoque un "chacun pour soi" et les fédéralistes prennent peur et essayent de lutter contre le courant, mais je ne vois pas comment ils pourraient finir par s’imposer contre la volonté des peuples.

Dernière chose à savoir sur l’Euro : il y a eu un concours réalisé pour obtenir la meilleure stratégie pour démanteler l’Euro. Les vainqueurs suggèrent de bien préparer dans le secret la sortie et de l’annoncer 3 jours avant la sortie effective !

La Finlande a dit qu’elle quitterait l’Euro si on la forçait à collaborer au "bousin" pour payer les dettes des autres. Le président de l’Allemagne a demandé à Merkel d’expliquer pourquoi il fallait absolument sauver l’Euro. Bref, il y a de l’eau dans le gaz comme on dit.

Pour comprendre l’Euro, il faut comprendre le "projet Européen". Ce sera l’objet d’un autre post.

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