Blog de Yoananda

Petit anti-manuel de la pensée unique, pour lire entre les lignes

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Petit bilan géoéconomique de fin d’année 2012


Avec le niveau sans précédent historique d’endettement des nations, ça fait longtemps que cela aurait du se finir en guerre. Mais il n’en est rien, car depuis 60 ans, la bombe nucléaire terrorise les dirigeants et les forces à chercher d’autres solutions. Du moins, pour tous ceux qui sont abrités derrière ce parapluie, pour les autres, c’est différents, ils sont le terrain de guerres par procurations.

Le statut-quo perdure alors même que les indicateurs économiques majeurs sont "off the charts", dans des zones inconnues. Combien de temps cela peut-il durer ? difficile à dire, mais la crise continue en sous-marin et les prochains chocs se préparent dans les mois / années qui arrivent.

Les US s’estiment presque hors de danger, comparé au reste du monde : la bulle immo sera dégonflée d’ici quelques mois, les foreclosures (saisies) vont finir par s’arrêter, le gaz de schiste va redonner du souffle à l’économie (notez la dissonance du discours : le manque de pétrole n’est jamais un problème, mais son abondance est toujours une bonne nouvelle), les Quantitative Easing vont se perpétuer et continuer d’exporter la crise, mais les protéger (relativement) eux. Ils ont raison ! Sauf pour les gaz de schiste qui ne les aidera que pendant une poignée d’années, probablement pas au delà de 2015, mais, dans une économie mondialisée ou la psychologie joue pour beaucoup, cela pourrait suffire à faire la différence : si l’Europe s’écroule en premier (comme je le crois) les USA seront comparativement vu comme un refuge, ce qui leur profitera énormément.

L’ASPO (association pour l’étude du pic pétrolier) à rencontré l’AIE (agence internationale de l’énergie, l’agence qui donne les chiffres officiels sur lesquels les états basent leurs politique énergétique). L’AIE est à l’origine notamment des fadaises sur les gaz de schiste et l’indépendance énergétique future des USA. L’ASPO nous révèle (je vous dis la même chose qu’eux mais sans le politiquement correct) qu’ils sont incompétents et mal informés (ils n’ont pas de données fraîches et de qualité, et les experts qu’ils consultent ne viennent que pour les aider en matière de statistiques), et qu’ils vont essayer de les aider. C’est quand même hallucinant, mais au moins, on sait ce qui se passe maintenant.

La prochaine étape de la crise risque de venir du Japon dont les exportations se sont effondrées. Rajouté à cela que la démographie subit à atteint un pic et commence à décroître, et que les exportations s’effondrent. Dans les mois qui arrivent, le Japon pourrait ne plus parvenir à maintenir son "homéostasie" et ne pas lever assez d’impôts pour combler son déficit. Ils sont à plus de 200% d’endettement public rapport au PIB, mais parvenait jusque la à faire illusion. Fukushima aura donné le coup de grâce. A suivre donc dans l’année qui vient.

L’Europe est aussi une zone à fort risque malgré les discours rassurant des politiques. D’ailleurs c’est un critère : plus ils se veulent rassurant, plus on est dans la m…de ! Concrètement, nos banques ne parviennent pas à se recapitaliser (y compris en Allemagne). Chypre est en faillite. L’Espagne va mal. La Grèce au bord de la guerre civile avec (de mémoire) 30% qui votent pour le parti néo-nazi, et peut exploser à tout moment. A priori l’union soviétique Européene va se poursuivre en rendre le GEAB de plus en plus heureux. L’Europe importe 96% de son pétrole. Seuls les pays nordiques ont entamés une vraie transition énergétique (la France préfère faire pédaler ses immigrés pour générer de l’électricité afin d’alimenter les voitures électriques des riches). Bref, la situation est critique.

La Chine inquiète aussi, mais j’ai oublié les raisons et les chiffres. De toute manière, c’est difficile d’y voir clair avec eux, les chiffres sont encore plus truqués, et l’économie est dirigée, ils ne jouent pas selon les même règles. C’est un cas à part.

Mais c’est surtout la France qui inquiète beaucoup. Nous sommes maintenant sur le fil du rasoir. Le chômage monte, les 3% de déficit ne seront pas atteint, d’autant qu’en plus il faudrait faire mieux pour rattraper le retard pris, l’immigration massive plombe le pays, les banques n’ont plus de capitaux (BNP / Ca / Sogen ont plusieurs fois le PIB de la France dans leur bilan – et ça, ça finit toujours très mal), la cure d’austérité va nous amener dans une crise à la grecque, et en plus, Hollande doit s’attaquer au CDI (cf le nouveau contrat qu’ils sont en train de mettre en place), et ensuite aux retraites à nouveau ou bien aux fonctionnaires (56% du PIB, ce qui est juste gigantesque). Dans un pays ou l’on ne cesse de dire "la crise et finie", mais en même temps on demande toujours plus d’efforts à tout le monde, et ou la tradition contestataire est forte.

Les Russes ont lâchés Assad, ce qui m’étonne beaucoup. Qu’on-t-ils négociés en échange ? pour l’instant, difficile d’y voir clair. La Palestine commence à être reconnue comme un état (par l’ONU). A priori, pour l’instant, nous échappons à la guerre avec l’Iran qui aurait probablement eu un effet disruptif. La Grèce ne sera pas poussée hors de l’Euro, du moins pas avant les prochaines élections Allemandes fin 2013.

Donc pas de choc majeur en 2013, du moins, dans les mois qui arrivent. Mais la situation continue de se dégrader partout. C’est peut-être d’ailleurs ça qui fait qu’on évite les gros choc : tout le monde ou presque est mal.

Mais d’ici une poignée d’années, la bulle des gaz de schiste (due à la masse de capitaux qui cherchent à s’investir et qui fabriquent des bulles un peu partout, et due aux allègements fiscaux dont ce domaine fait l’objet) va finir par exploser, comme toutes les bulles. Le pic pétrolier absolu devrait être atteint avant fin 2020 et provoquer un nouveau choc. Nous avons les émeutes de la faim qui reviennent dans les pays fragiles, ce qui devait à nouveau provoquer de l’instabilité dans les pays arabes notamment. Raison pour laquelle les démocraties laissent s’installer les dictatures islamiques des frères musulmans pour "tenir les pays en échange de pétrole" (je simplifie un peu, mais je ne suis pas sûr que ce soit beaucoup plus compliqué).

Rajoutez à cela qu’il y aura toujours plus de catastrophes naturelles (inondations, tempêtes) et industrielles. A terme, je ne vois toujours pas d’issue, ni pour l’Euro, ni pour le Dollar en tant que monnaies uniques, mais la situation est très complexe du fait qu’en même temps les nations s’affaiblissent, rendant le retour aux monnaies nationales d’autant plus compliquées … et à la rigueur on pourrait avoir des monnaies crées par les multinationales, ou par des zones urbaines étendues (le grand Paris par exemple). Pour l’instant, c’est difficile de savoir qui prendre l’initiative (Nantes s’est doté d’un embryon de monnaie locale si je ne m’abuse).

Mais nous avons évité la fin du monde du 21 décembre 2012, et il n’y en a pas d’autre prévue dans l’immédiat, donc … on devrait s’estimer heureux !

Sources :

Logique systémique et crise


Préambule : Pour comprendre et résoudre la crise, je prétends qu’il faut utiliser un autre mode de pensée que celui qui prévaut en occident. Il faut changer notre "logique", notre manière de réfléchir le monde.

Dans cet article, je vous invite à découvrir cet autre manière d’appréhender, ce paradigme qui s’appelle "systémique", mais que tout le monde connaît (intuitivement au moins) déjà.

C’est la logique sous-jacente à de nombreux articles que j’écris sur ce blog, qui peuvent parfois choquer ceux qui se bornent aux raisonnements économiques "classiques". C’est pourquoi il est très important de savoir expliquer en quoi cette logique se différencie et dans quel cas on peut l’utiliser et d’en connaître aussi les limites.

Prenez un muscle, il se contracte, se détend. Si vous essayez de comprendre pourquoi / comment il le fait, vous observez qu’il a besoin d’ATP une molécule énergétique et qu’il répond à des impulsions électriques envoyées par le cerveau, et qu’il peut se développer ou s’atrophier dans certaines circonstances.
Pour savoir pourquoi il se contacte, il faut remonter dans le cerveau, où la on aperçoit qu’il existe différentes conditions pour sa contraction, différents canaux, certaines sont dites "réflexe" automatiques, si par exemple le muscle est étiré trop violemment, ou bien si le circuit "douleur" est activé, et d’autres vont passer par des circuits dans le cortex, qui lui même tire ses informations de perceptions sensorielles. On pourra donc suivre le circuit d’activation et s’apercevoir que certaines zones du cerveau s’activent sous certaines conditions de stress ou selon l’activité d’autres aires, elle même dépendantes de tout un tas d’informations de plus en plus complexes à analyser.

Si on observe l’activité musculaire d’un biceps au cours d’une journée, si on trace le graphe, cela aura tout l’air d’être une courbe aléatoire et si on cherche à l’expliquer avec la logique analytique expliquée ci-dessus on va vite aboutir à des écueils incontournables.

Par contre, si on oublie toute cette "chaîne fonctionnelle" qui remonte du muscle au cerveau puis aux capteurs du corps et qu’on le replace dans son contexte, c’est à dire qu’il fait partie du système "bras" et qu’il sert à plier ce dernier, et si on observe l’activité de l’humain auquel il appartient, il devient très facile de comprendre pourquoi il se contracte ou non : celui-ci a pu saisir une tasse, ou soulever le bras pour atteindre un objet en hauteur, etc…

Ces deux logiques sont valables, mais opposée. L’une est la logique analytique, l’autre est la logique analogique, dite systémique. L’analyse est la logique cartésienne mathématique déductive. L’autre est une logique symbolique inductive. Ces deux logiques peuvent chacune être mal utilisées si on ne sait pas bien s’en servir ou si on leur donnent de mauvaises données à traiter.

La logique systémique est assez bien expliquée ici.

Approche analytique Approche systémique
Isole: se concentre sur le éléments Relie: se concentre sur les interactions entre les éléments.
Considère la nature des interactions. Considère les effets des interactions
S’appuie sur la précision des détails. S’appuie sur la perception globale.
Modifie une variable à la fois. Modifie des groupes de variables simultanément.
Indépendante de la durée:les phénomènes considérés sont réversibles. Intègre la durée et l’irréversibilité.
La validation des faits se réalise par la preuve expérimentale dans le cadre d’une théorie. La validation des faits se réalise par comparaison du fonctionnement du modèle avec la réalité.
Modèles précis et détaillés, mais difficilement utilisables dans l’action (exemple: modèles économétriques). Modèles insuffisamment rigoureux pour servir de base de connaissances, mais utilisables dans la décision et l’action (exemple: modèles du Club de Rome).
Approche efficace lorsque les interactions sont linéaires et faibles. Approche efficace lorsque les interactions sont non linéaires et fortes.
Conduit à un enseignement par discipline (juxta-disciplinaire). Conduit à un enseignement pluridisciplinaire.
Conduit à une action programmée dans son détail. Conduit à une action par objectifs.
Connaissance des détails, buts mal définis. Connaissance des buts, détails flous.

Hors nous vivons dans une société qui refoule la logique systémique, notamment en économie, en particulier depuis Descartes qui a consacré la logique analytique.
Les économistes cherchent a comprendre et analyser l’économie au lieu de voir comme un système et de chercher à savoir à quoi elle sert et les paramètres qui l’influencent.

Les articles économiques que j’écris sont parfois "illogiques" selon l’approche analytique.

Prenons l’exemple de la crise des subprimes. On va chercher à l’expliquer par les prêts excessifs des banques, eux même expliqués par les dérégulations et les taux bas de la FED puis leur brusque remontée dans les années 2000. C’est comme si on cherchait à remonter du muscle jusqu’au cerveau. Ensuite, pourquoi la dérégulation et les taux de la FED ? Là ça se complique un peu puisqu’on va rentrer dans la géoéconomie. Il va falloir invoquer à la fois la chute du communisme et le capitalisme triomphant qui se croit invincible, il va falloir évoquer la bulle des dotcoms de la fin des années 90, et même le bug de l’an 2000, il va falloir invoquer les armées d’agents secrets reconvertis à la guerre économique et devenus financiers ou traders, il va falloir invoquer la récession des années fin 70 suite au choc pétrolier pour expliquer la dérégulation, et on peut remonter très loin et même voir des cycles économiques de création de crédit, ou des supercycles liés aux cycles démographiques, et on peut relier cela aux attentats du 11 septembre (qui ont joués sur les taux de la FED eux aussi), etc…

Bref, on ne s’en sort pas, on est dans les centres décisionnels multiples de la psychologie collective qui veulent s’habiller des oripeaux de la raison.

Alors que si on utilise l’approche systémique, on va avoir une méthode plus simple et plus directe. L’économie est un système thermodynamique visant à transformer de la matière un utilisant de l’énergie. Notre économie est comme une sorte de chandelle qui brûle les matières premières de la planète (Notez que la systémique utilise les analogies). Si on veut comprendre mieux on va regarder les travaux Nicolas Georgescu Roegen, qui a failli obtenir le prix Nobel d’économie pour ses travaux sur l’entropie (notion fondamentale de la thermodynamique qu’il a appliqué a l’économie) et les travaux similaires sur l’EROEI. Mais peu importe. Quand on creuse la question de l’énergie, on s’aperçoit qu’on peut la réduire a son facteur déterminant : le pétrole, car c’est lui qui dicte les conditions pour les autres énergies. Pourquoi ? tout simplement parce que c’est la seule énergie qui combine : haute concentration, transport facile, stockage facile, utilisation multiple, et surtout il est abondant et pas cher.

Maintenant, si on observe l’évolution de la production pétrolière, on va s’apercevoir qu’il y a différentes catégories de qualité de pétrole, et que justement, le pétrole de meilleure qualité est venu à décliner en 2005. J’en ai déjà parlé longuement. Il est assez facile de démontrer que sans pétrole pas cher la croissance n’est pas possible. Non pas dans l’absolu (des utopies économistes), mais dans la réalité de notre monde moderne qui dispose de 100 mille milliard d’infrastructure pétrolière.

On comprends donc aisément que le pari fait par les banques était simple : on peut vendre des maisons à des pauvres qui ne peuvent se les payer dans la mesure ou le prix de l’immobilier ne cesse de monter, et qu’ils peuvent les revendre avec plus-values quelques années plus tard, et utiliser cette plus-value comme apport pour remettre au pot pour s’acheter une nouvelle maison… et ainsi de-suite. C’est une forme de ponzi, mais qui peut durer indéfiniment en réalité s’il se calque sur le rythme de la croissance économique.

Cette logique vertueuse typique de la psychologie américaine s’explique par l’optimisme qui a participé à la création du pays, et aussi par le succès de leur modèle dans la course à la mondialisation !

La FED a remonté les taux dans les années 2005/2006 (de mémoire) pour lutter contre l’inflation. Mais d’où sort cette inflation à la base ? On va devoir rentrer dans les méandres de la psychologie de tout un pays, sans parler de sa perception internationales, et tout un tas d’autres facteurs (délocalisations, guerres, perception de la puissance américaine, opposition des pays non alignés, etc…)

En réalité si on se limite à une analyse monétaire ou financière, on va tourner en rond, même si ces approches peuvent nous éclairer sur certaines mécanismes, comme une forme d’élasticité de l’économie dans certaines conditions de normalité, etc…

L’approche analytique ne peut pas nous aider beaucoup, mais elle est nécessaire pour confirmer / infirmer les résultats de l’approche systémique.

L’approche systémique est simple et directe : moins de pétrole, moins de croissance, début des problèmes. La systémique ne va pas nous dire quel seront les problèmes, elle va juste nous dire que les problèmes vont tomber sur quelqu’un, forcément …

C’est comme une voiture, on ne peut pas dire quelle pièce va céder, ni pourquoi, mais on peut dire avec certitude que la voiture est une machine qui sert à se déplacer, qui est soumise à des contraintes, et qu’elle va s’user, et que peu importe comment elle est fabriquée, une pièce finira par céder quelque part. L’analyse nous permet de savoir que telle ou telle pièce est plus fragile, et que selon les conditions de conduite, il a des chances qu’elle soit touchée en premier.

Les deux approches sont complémentaires. Mais, j’insiste, je le redis, aujourd’hui notre société vit une crise de sa "rationalité".

C’est un aspect fascinant de la pensée humaine. La logique analytique s’intéresse aux liens de cause à effet, alors que la logique systémique va rechercher les synchronicités.

Imaginez une situation : Prenez deux hommes qui se battent et demandez leur pourquoi ?

  • L’un dira "je l’ai frappé parce qu’il m’a poussé",
  • l’autre répondra "je l’ai poussé parce qu’il ma provoqué",
  • le premier : "je l’ai provoqué parce qu’il m’a insulté"
  • le second : "je l’ai insulté parce qu’il m’a manqué de respect"
  • et au final on aboutira a : le regard des deux hommes se sont croisés "par hasard", et, pour on ne sait trop quelle raison, un trop plein de testostérone, une mauvaise journée, une enfance difficile, aucune des deux n’a voulu baisser son regard et "céder".

Il y a eu une synchronicité, il n’y a aucune cause première, il n’y a pas l’un des deux qui a commencé. C’est arrivé pour d’autres "raisons". Pour comprendre il faut dépasser le mur de la causalité, sorte d’horizon indépassable de la logique analytique, comme la vitesse de la lumière ou la constante de Planck (selon qu’on regarde dans l’infiniment grand ou petit)..

Et si on cherche les raisons, on va trouver que par exemple, statistiquement il y a une recrudescence des agressions, et peut-être on va remonter à une augmentation de la criminalité, et donc de la méfiance des gens qui sont tendus, etc…
Mais il n’y a pas de cause "directe" de "raison précise".

Et là, on entre dans un nouvel univers de pensée quand on regarde comment les synchronicités fonctionnent. Imaginez ce que peut donner la systémique appliquée au domaine de la santé par exemple ? C’est quelque chose qui a été évacué/refoulé de nos sociétés.

Pourquoi ?

Il y a des abus, car la pensée systémique et la maturation d’une pensée symbolique, elle même maturation de la pensée magique. Malheureusement ce genre de pensées nous a amené a des superstitions, des guerres, des sectes, de l’inquisition, etc…

Par exemple, pour ne citer qu’un cas parmi les plus connus : l’astrologie. Je ne dis pas que le principe de l’astrologie est faux, je n’en sais rien. Par contre, je dis que c’est clairement un abus de la pensée analogique/systémique, car l’astrologie actuelle n’est pas basée sur une démarche rigoureuse (il faudrait pour cela observer s’il y a des relations statistiques entre les configurations des étoiles et les événement sociologiques pour commencer), sans parler des autres dérives, du genre l’effet Barnum.

Autre exemple très intéressant : la santé. D’ailleurs on retrouve cet affrontement entre les 2 logiques analogique/analytique dans ce domaine, entre la médecine allopathique et les médecines alternatives (l’homéopathie par exemple utilise la logique systémique) … et les mêmes dérives des deux cotés : la médecine pétrochimique ne parvient pas à guérir car elle cible un organe et ne comprends pas les répercussions sur le reste du corps ou même dans la vie du patient, et les médecines alternatives sombrent parfois dans des superstitions idiotes, mais la médecine chinoise par exemple obtient tout de même des résultats.

Il faut donc parvenir à réconcilier les deux approches, à les utiliser a bon escient.

Malheureusement, la pensée Yin (analogique) a été chassée par la pensée Yang (analytique) dans notre société.

Et la, on est en plein yoga, qui consiste à "unir" (les opposés entre autre).

FAQ Economie


Je vois que beaucoup ne parviennent pas a comprendre comment l’économie fonctionne. Et visiblement, ce n’est pas une qu’une impression puisqu’un étude vient de rendre compte du niveau "lamentable" des Français en la matière. Il est très clair dans mon esprit que s’il y a une crise économique aujourd’hui, c’est en partie a cause des financiers d’une part, mais en grande partie a cause de cette ignorance crasse des gens : c’est beaucoup plus facile de manipuler quelqu’un qui n’y connaît rien, et en plus, c’est beaucoup plus difficile de diriger une économie "proprement" s’il faut en plus anticiper les "mauvais" comportements des gens.

Je vais expliquer avec des mots simples. Parce que ca l’est. Et parce que quand on prends un cours d’économie, il faut toujours qu’il nous pondent des explications improbables ou pour comprendre ce qu’est un billet de banque il faut comprendre ce qu’est un CDS et la topologie stochastique intrinsèque de la monade ontologique banco-jubilatoire (ca ne veut rien, ne cherchez pas) et vice versa !

Attention, pour l’instant ce sont des notes. Il manque pas mal d’explications "intermédiaires". Posez vos questions, ça m’aidera a rédiger plus clairement.

Mathématiquement parlant il n’y a que 3 outils a maîtriser :

  • [indispensable] la règle de trois
  • [indispensable] la boucle de rétroaction
  • [important] l’effet levier ou démultiplicateur
  • [option] conceptuellement les fractales peuvent aussi aider beaucoup, et la théorie du chaos (attracteurs étranges)

L’économie c’est quoi ?

L’économie, c’est une manière de gérer les échanges entre humains. On souhaite que ces échanges soient équitables, que celui qui donne reçoivent aussi. Finalement, c’est une manière de compter pour assurer la "confiance" (en soi et en la vie). D’ou l’idée de monnaie fiduciaire (fidus / confiance).

L’économie c’est l’outil qui sert à gérer :

  • la récompense sociale du mérite (à travers le salaire, l’investissement, le dividendes, etc…)
  • la solidarité (a travers les retraites, le chômage, les assurances, etc…)
  • la liberté (a travers la propriété privée, le droit, la sécurité et la confiance, etc…)
  • l’équité, la justice et l’harmonie sociale

Elle se base (en occident) sur l’état de droit, qui assure que les règles sont respectées, ce qui permet d’avoir la confiance dans le système économique, et dans le droit et la propriété.

Les 4 piliers de l’économie sont donc :

  • la propriété (garantie chez nous par l’état de droit) – c’est un moyen de règlement de litiges
  • la monnaie (qui est aujourd’hui de la dette pour l’essentiel) – c’est un moyen d’échange avant tout
  • le patrimoine (culturel, cognitif, le savoir faire, l’innovation, les biens matériels et infrastructures) – ce dont on peut disposer
  • la confiance (efficacité, gestion du risque et des litiges) qui est le ciment du reste – le reflet de notre subjectivité, adossé a une certaine rationalité

L’économie ça sort d’où ?

Je vais faire très rapide. Au début on a "rien", même pas de troc, mais des tribus. Puis viens le troc. Puis viennent les coquillages pour compter le troc. Puis viens l’or, qui ne s’abîme pas, qui est trop mou pour servir, et qui est joli ! Puis viens les banques pour ne pas se faire piquer son or. Puis viens le chèque pour ne pas se faire piquer son or quand il circule.

Puis viennent les lumières, et c’est la que naît l’économie moderne. D’abord, on défini les bases du capitalisme : la propriété privée garantie par l’état de droit (=la loi est la même pour tous). La liberté est limitée par cette propriété privée. On crée la libre entreprise, les salaires. On crée au passage la démocratie basée sur le consentement à l’impôt qui doit être progressif (ce qui met fin au privilèges féodaux).

Tout ce "package" est le fondement de notre économie moderne. L’économie ce n’est pas juste "faire du profit", c’est tout un système idéologique, auquel on ne penses plus tellement ça nous parait "évident".

L’argent, la monnaie ?

A quoi ça sert l’argent ?

A comptabiliser les échanges, pour faire en sorte que ce qu’on donne d’un coté, on le récupère de l’autre. L’avantage de l’argent, c’est qu’il permet des échanges sur des objets de nature différente, et des échanges dans le temps. L’argent, c’est généralement ce qu’on a en poche.

La monnaie est un terme plus général pour désigner tous les moyens d’échange. On confond souvent les 2 dans le langage courant.

Mais rappelons en introduction qu’on réserve le nom de monnaie aux actifs qui présentent deux caractères particuliers :

  • ils sont “liquides”, c’est-à-dire qu’ils peuvent être utilisés instantanément,
  • ils sont “sans risque” de perte ou de gain en capital lorsqu’ils sont mobilisés (c’est-à-dire transformés pour être la contrepartie de l’échange).

Pourtant ils sont très différents l’un de l’autre, l’argent c’est un chiffre, la monnaie, c’est un vecteur à 4 dimensions :

  • sa masse (sa valeur faciale)
  • sa vitesse de circulation (plus il y a d’échanges dans un temps donné, plus l’argent circule vite)
  • sa durée de vie (la dette est une monnaie qui a une durée de vie définie)
  • sa liquidité (la facilité avec laquelle on peut l’échanger contre autre chose) – a voir si c’est la même chose que la vitesse de circulation

La dette ?

C’est de l’argent créé temporairement. Il sert a faire des échanges et à s’assurer qu’au final, ils sont équilibrés. La dette assure que le jeu comptable soit a somme nulle, au bout d’un certain temps. Nous avons (selon l’échéance de la dette) plus ou moins de temps pour résoudre les déséquilibres. L’avantage de la dette, c’est qu’elle permet des échanges dans le temps.

Il y a 2 manières (à ma connaissance) de faire un emprunt : en donnant un gage (Hypothèque, CDI, …) ou en utilisant les dépôts d’un autre (l’argent est prêté et les intérêts reversés à l’épargnant). L’intérêt d’avoir un gage c’est que la personne a "tendance" (euphémisme) a venir rembourser à échéance pour retrouver ses bien hypothéqué ! C’est ce que l’on nomme "monétisation".

Les USA auraient pu rembourser leur dette, mais ne l’ont pas fait pour garder un actif financier sûr.

Le quantitative easing ?

Le QE (quantitaive easing) n’est rien d’autre que ça : vous allez chez un préteur sur gage, vous lui filez votre montre en or, et il vous donne du cash. Si vous le remboursez, il vous rends votre montre (qui en principe vaut plus que l’argent qu’on vous a prêté … car le cash est plus liquide qu’un objet, qu’il faut se débrouiller pour revendre chez un receleur ensuite, et les 2 vont prendre une marge, négocier, etc…, donc il faut que ça rapporte, sachant qu’en plus, il faut être spécialiste des montres et de l’or pour connaître son vrai prix, il y a donc un risque à gérer).

Le QE sert à injecter de l’agent "frais" dans l’économie, pour la liquidifier (c’est un avance de trésorerie en somme). C’est un pari sur le retour de la croissance, sinon, c’est une perte sèche.

Le QE n’est pas de la création monétaire (mais il en a les même effets inflationnistes) :

Un quantitative easing retire du portefeuille global mondial une masse d’assets qui offrent un rendement et en contrepartie émet un asset à maturité zéro, de la monnaie, qui ne rapporte rien. Donc on retire du rendement en injectant des liquidités.

L’intérêt ?

Disons que je vous prête ma hache. Cette hache peut couper 100 arbres, ensuite, elle se casse. Si je vous la prête et que je m’en suis servi 30 fois, si vous l’utilisez 50 fois, alors il ne me reste que 20 utilisation. L’intérêt, c’est le comptabilisation de cette perte : je réclame une contre partie.

Mais les taux d’intérêts rendent la dette non remboursable ? oui, et au final, c’est la représentation mathématique de notre effort permanent pour lutter contre l’usure de la vie, et notre propre usure personnelle (manger quoi !).

Dans son livre "La révolution fiscale" Pikkety nous apprends d’ailleurs que l’usure est d’environ 14% du PIB, soit 2 mois de boulot, juste pour l’usure des infrastructures (sans parler de manger):

soustraire du PIB la dépréciation du capital qui a permis de réaliser ces productions, c’est-à-dire l’usure des bâtiments, équipements, ordinateurs, ampoules, etc., utilisés au cours d’une année. Cette masse considérable, évaluée à 280 milliards d’euros en 2010 (soit 14 % du PIB)

L’usure ?

L’intérêt et l’usure étaient la même chose "avant" et étaient condamnée par l’église. De nos jours, l’intérêt est autorisé, mais l’usure est toujours interdite. Par contre il n’y a pas de définition "fixe" de l’usure. On fixe grosso modo le seuil a 1/3 de plus que le taux moyen. C’est pour éviter les exagérations en somme.

La spéculation ?

La spéculation est autant nécessaire a l’économie que la météo de demain a l’agriculteur. Par contre, il y a spéculation et casino. Aujourd’hui ce n’est pas toujours facile de différencier les 2.

Le PIB ?

C’est une mesure plus ou moins bonne de l’activité économique d’une nation. Plus il y a d’échange, plus on comptabilise de "richesse" crée, et donc, de capacité a rembourser la dette. C’est un chiffre essentiellement politique plus que réel. Il sert a calculer beaucoup d’autres choses. Aujourd’hui la mesure du PIB est cassée.

L’inflation ?

La, c’est un sujet plus difficile a appréhender. L’inflation c’est la mesure de la hausse "générale" des coût. Mais on devrait plutôt parler de l’inflation de quoi par rapport a quoi … Au final, ce qui compte, c’est le temps qu’on passe a travailler, et le temps dont on dispose pour nos loisirs. La, on aurait une vraie mesure de l’inflation. Car si les prix de la nourriture coûte 3X plus cher, mais que votre salaire fais X5 … en réalité, les prix diminuent pourtant l’inflation va vous dire "200% d’augmentation" … d’où le "bug" dans l’esprit des gens qui n’arrivent plus a savoir de quoi on parle. Calculez combien d’années de travail va vous coûter votre maison, combien d’heures de boulot pour vous payer une voiture. Et la vous saurez vraiment s’il  a inflation ou pas et dans quel domaine.

La loi Rotschild de 1973 ?

C’est la loi qui dit que la France ne peut plus emprunter a la banque de France (à taux 0), mais doit emprunter aux marchés. En gros, cela revient à interdire la planche a billet (qui a été la cause de l’hyperinflation a d’autres époques).

Cette loi est indissociable de la loi de 1982 qui a mis fin a l’indexation (des salaires sur l’inflation). Le but étant de limiter l’inflation.

D’un point de vue strictement mathématique cette loi est neutre. D’un point de vue politique par contre, cette loi oblige les dirigeants à passer par les marchés. C’est une loi libérale qui vise a réduire le pouvoir "nocif" de l’état. En réalité l’état n’a aucun pouvoir ni nocif ni bénéfique, tout dépends des dirigeants qu’on met ! Donc parfois cette loi sera "bonne", d’autres fois elle sera "mauvaise". En tout cas, elle est aujourd’hui au profit des banquiers.

Comment une banque gagne de l’argent ?

  • Grâce au différentiel des taux d’intérêts entre les emprunts et les placements
  • Grâces aux frais bancaires
  • En jouant au casino boursier

La titrisation c’est quoi ?

J’ai plein de gâteaux cerise/chantilly a refourguer, mais la plupart des acheteurs ne veulent que des cerises ou que de la chantilly ! Je regroupe tous mes gâteaux, je sépare les cerises, la chantilly et la patte à gâteaux, et je les revends séparément en grossiste : un gros paquet avec que de la cerise, un gros paquet avec que de la chantilly et un gros paquet avec que de la patte.

C’est pareil pour les subprimes : j’ai un gros paquets d’emprunts pour des maisons. Chaque emprunt est plus ou moins risqué selon si c’est un clodo ou un immigré clandestin ou un artiste ou un dealer. Mais on est aux USA, tout le monde a droit à sa chance, et en plus, c’est l’économie la plus forte du monde (lol). Bref, tout le monde à droit a son prêt. Ces prêts sont regroupés, puis redécoupés : a certains je vends la partie "la plus sûre" (la cerise), a d’autres la partie un peu moins sure (la chantilly) et a d’autres, la partie la plus risquée (la patte a gâteau). L’idée, c’est de revendre le risque et de ne garder qu’une commission au passage. Argent facilement gagné du coup puisque a servir d’intermédiaire, on ne risque pas de perdre, mais on gagne quand même une commission. Enfin … en théorie ! lol

Une banque centrale ca sert a quoi ?

En Europe, ca sert a réguler la masse monétaire (de dettes essentiellement) grâce a des taux d’intérêts directeurs. S’ils sont haut, personne n’emprunte, il y a moins d’argent, ca ralenti l’économie. S’ils sont bas, beaucoup d’emprunts et donc beaucoup d’argent qui circule, et donc, plus d’activité économique. Mais des taux trop bas provoquent l’inflation ou des bulles et des taux trop haut la récession ou le chômage. Il faut donc trouver le juste milieu.

Aux USA la banque centrale a pour rôle de juguler l’inflation, mais aussi de maintenir le chômage bas. En Europe il n’y a que l’inflation qui compte.

Et les autres (systèmes économiques) ?

Bien entendu un système économique n’est qu’une convention entre nous. On pourrait fonctionner avec d’autres conventions, et même sans … Il existe d’autres systèmes économiques, plus ou moins différent de celui qui est en oeuvre chez nous. D’ailleurs, il y a des (grosses) nuances d’un pays a l’autre :

  • économie solidaire
  • économie distributive
  • monnaies fondantes
  • communisme (on a vu ce que ça a donné)
  • la mafia (système économique archaïque mais pas inefficace pour autant)

Et on peut aussi faire un lien entre système économique et système politique, les 2 sont souvent liées. La démocratie allant avec le libéralisme par exemple. Souvent ces systèmes sont des utopies. Ils ne sont jamais mis en oeuvre "parfaitement". Pourquoi ?

  • parce que l’homme n’est pas parfait
  • parce que la nature n’est pas parfaite
  • parce que l’adhésion de l’homme a ces système n’est pas parfaite
  • parce que l’histoire n’est pas parfaite (en gros : on part d’un système déjà existant et il faut assurer la transition)

L’effet levier c’est quoi ?

Pour gagner 1 000 euros, je peux jouer en bourse et placer 10 000€, en espérant un gain de 10%. Mais je peux aussi placer 100 000€ et espérer un gain de 1%. Ça revient strictement au même, d’un point de vue mathématique. Mais un gain de 1% est plus facile a obtenir. Donc,  toute la question est : comment se procurer les 100 000€ initiaux, si on ne les a pas. Ces 1000€ vous pouvez les obtenir en demandant 100€ a 10 personnes ou bien 1€ à 100 personnes, ou bien vous pouvez demander 10€ à 10 personnes pendant 10 mois d’affilés. L’effet levier consiste a jouer sur ces paramètres pour démultiplier vos gains. Ce qui peut provoquer des effets papillons, bien entendu.

Concrètement, c’est ce qui se passe, quand la banque centrale baisse ses taux, alors on peut jouer sur le différentiel de taux (avec ceux d’une autre banque centrale par exemple) en emprunter des fortunes, pour faire des tous petits gains (mais au final vous aurez amassé plusieurs millions d’euros !). C’est aussi ce qui se passe avec les "robots boursiers" : ils gagnent très peu (quelques fractions de dollar), mais très souvent (a la milliseconde près), et donc, beaucoup … Ou bien encore, si vous prenez une commission de 1€ a chaque transaction bancaire, vous gagnerez 10 fois plus si vous parvenez a faire "éclater" cette transaction en 10 transactions plus petites. Etc… les exemples sont infinis, et croyez moi, les financier se cassent la tête tous les jours pour en trouver de nouveaux !

CDS mon amour ?

comment j’ai arrêté de m’en faire et j’ai commencé à aimer les CDS. Les CDS c’est un truc fabuleux. Si vous avez une voiture vous allez voir votre assureur, et en cas d’accident, il prends en charge les dégâts (dans un monde idéal du moins). Le CDS permet de s’assurer contre les accidents du voisin. Malin non ? vous prenez une assurance, vous dégonflez ses  pneus pour augmenter vos chances et … Jackpot !

Ne croyez pas que ça ne se fait pas ! Goldman Sachs a permis à la Grèce de rentrer dans l’Euro en traficotant ses comptes. En même elle avait parié dans son dos qu’elle se ferait piquer pour fraude plus tard ! Pas mal non ?

Bon les CDS c’est un peu dépassé maintenant … le prochain produit miracle des financiers ? les assurances vies… Je vous laisse imaginer la suite.

L’économie ça sert à quoi ?

  • a savoir ce qui se passe quand on confie notre argent à un banquier
  • a savoir ce qu’il en fait
  • a comprendre que si on a du mal a boucler la fin du mois, c’est pas forcément parce qu’on s’y prends mal
  • a comprendre aussi qu’on peut pas vivre éternellement au dessus de ses moyens

Pourquoi les économistes se trompent autant ?

  • les modèles mathématiques répondent à des critères plus politique qu’autre chose
  • ce sont des mathématiciens et il n’y comprennent rien aux gens
  • les gens n’y comprennent rien aux maths (et ne font pas ce que les économistes avaient prévus)
  • les modèles économiques ne sont bon qu’a une chose : prédire le passé
  • les politiciens changent sans cesse les règles du jeu
  • les économistes vivent dans un monde infini, le pic pétrolier "s’trop ringuard"
  • les économistes répondent aux questions qu’on leur pose : comment faire de la croissance. Dit autrement : ils sont la pour nous faire rêver, et pas pour nous faire revenir sur terre.
  • les économistes sont eux aussi payés (et donc, ce sont d’autres qu’eux qui décident qu’elle théorie doit être mise sur le devant de la scène)
  • a cause de biais cognitifs et parce qu’ils confondent corrélation et causalité (a leur avantage)

Le capitalisme c’est quoi ?

Il ne faut pas confondre capitalisme, économie de marché, libéralisme, qui sont souvent mélangés dans l’esprit des gens sous le vocable "capitalisme". Le capitalisme c’est :

  • la propriété privée
  • la libre entreprise
  • le droit d’accumuler du capital
  • le salariat

Il est né de la réforme protestante qui déculpabilisait l’enrichissement personnel qui devient un signe des faveurs divines et non plus un obstacle au royaume des cieux, c’est pour cela que les USA en sont les champions. Le capitalisme est aujourd’hui associé a l’économie de marché (mécanisme de fixation des prix) et du libéralisme (amoindrir le rôle de l’état et garantir la liberté individuelle). Il est à noter que le capitalisme ne parvient pas a s’implanter sans état de droit : en effet, la maison (propriété d’usage) ne peut pas être mise en hypothèque sans papier prouvant se propriété, et la pompe économique ne peut être amorcée.

La propriété privée

C’est une notion assez complexe en définitive qui remonte jusqu’à notre conception même du "moi" (c’est à moi). Elle sert à régler les litiges de manière consensuelle au lieu d’utiliser la violence. C’est donc un pouvoir consenti (par approbation ou soumission) qui peut être transféré.

Le droit de propriété comporte trois attributs :

  • l’usus qui est le droit d’utilisation du bien ;
  • le fructus qui est le droit de percevoir les fruits et les produits ; un fruit est un revenu qui se renouvelle (une récolte, un loyer…), un produit est un revenu qui amoindrit la valeur du bien (une carrière, une mine) ;
  • l’abusus qui est le droit de disposer de sa propriété comme on l’entend : donation, vente, transformation voire destruction…

Et 5 caractères :

  • le caractère exclusif : en principe une chose appartient à un seul propriétaire ;
  • le caractère absolu : le propriétaire peut faire ce qu’il veut de la chose ;
  • le caractère perpétuel : le droit subsiste autant que la chose.
  • Autonome : depends-t-il d’une autre entité (religieuse, communautaire, état, famille, mafia)
  • Universel : Est-il un droit pour tout le monde, selon quel critère ? (appartenance ? Censitaire? Application normative ou pragmatique/contextuelle)

La propriété sert a l’efficacité économique, l’utilité collective … et la justice (individuelle).

Formes de propriétés "communes" : libéralisme (on possède son corps et son travail), socialisme (l’intérêt général prime sur l’individu), anarchisme (propriété d’usage), communisme (propriété collective des moyens de production).

C’est de la notion de propriété que découle : la justice, l’impôt, l’enclos, l’héritage, la personne morale, le monopole de la violence par l’état, le patrimoine, etc.

Le droit de propriété moderne individuel, universel, "naturel", trouve sa source dans l’encyclique intitulée Quia Vir Reprobus et publiée en 1329 par Jean XXII dans une querelle qui l’oppose au Fransicains bien avant la Déclaration des droits de l’homme de 1789 et à notre Code civil de 1804.

Actif/Passif

Merci à Patrick Luder pour m’avoir donné l’explication la plus simple que j’ai pu trouvée :

  • Actif = utilisation du patrimoine
  • Passif = provenance du patrimoine
  • Charges = Activités déficitaires mais nécessaires au fonctionnement de l’activité.
  • Produits = Activités bénéficiaires de l’activité.

Aller plus loin

  • Le panurgisme chez les traders : explique quelques concepts fondamentaux dans le trading
  • La finance ca sert a quoi ? du moins en principe …
  • Les produits dérivés par Olivier Berruyer

Les maîtres du monde


BAM, coup de tonnerre (ca ne fera pas la une, mais croyez moi, c’est du lourd et ça va changer les discussion radicalement dans la blogosphère, et peut-être même remonter jusqu’au média mainstream un jour).

Jorion vient de publier un billet intitulé "les maîtres du monde" qui nous parle d’une publication universitaire scientifique récente (traduction partielle ici) qui à pris pour objet d’étude le réseau des multinationales disséminées sur la planète.

Ce document est une pierre angulaire, à la fois pour comprendre la crise systémique et aussi pour la conspirologie (étude de la conspiration). Il nous révèle que suite a l’étude (selon la théorie des réseau) de la base de donnée de l’OCDE sur 30 millions d’acteurs économiques : les 43060 multinationales totales recensées sont en fait contrôlées par un coeur de 147 d’entre elles.

Ce "coeur" est un réseau très étroit de compagnies qui sont toutes reliées fortement les unes aux autres. Ce qui en fait une sorte de super-société. Une sorte de WorldCompany en fait. Les scientifiques se sont aperçus que les sociétés détiennent du capital les unes des autres, ce qui leur assure de facto un certain contrôle. Ils ont découvert que les 4/10 du contrôle est concentré dans ces 147 entités, et qu’elles sont au 3/4 financières. Ils nous disent que ce coeur est tellement "serré" que ca explique que la crise se propage mondialement très rapidement et que ça s’apparente au phénomène du "club de riche". Puis ils donnent la liste des 50 plus grosses sociétés, ou l’on retrouve AXA en 4ème place, BNP, et d’autres bien connues.

Tout ceci appelle plusieurs commentaires, puisque j’ai déjà soulevé ce sujet ici.

  • (je ne sais plus si c’était ici ou ailleurs) j’avais dit que la crise allait changer quelque chose de fondamental : la finance a besoin de l’opacité, hors, depuis la crise, les spots sont tournées vers elle. Nous en avons la la démonstration éclatante. Et beaucoup d’autres révélations passées et futures en sont la preuve. Ce qui est sûr c’est que ca ne va pas leur plaire, et que ce genre d’études vont avoir beaucoup de mal à être financées dans l’avenir !
  • il faut prendre acte de la mort de la démocratie
  • nulle part dans l’article il n’est fait mention de plusieurs choses pourtant essentielles : derrière ces 147, il y a un noyau encore plus petit, la FED, le FMI, et quelques autres, et quelques "think thank", et autres groupes d’influence (Bilderberg, Le siècle, …) qui assurent une unité de décision et de moyens au bloc des 147. Et derrière cette "strate" il y a les 8 familles dont j’ai déjà parlé.

Je ne crois pas que la crise aie été planifiée par cette oligarchie. Je crois au contraire que l’oligarchie est en partie la cause de la crise (une seule des 147 TBTF en crise touche toutes les autres directement, cette entité globale est trop fragile et propage les problèmes trop vite). En effet pour que la crise ai pu être planifiée il aurait fallu prévoir et contrôler la concomitance de :

  • le pic pétrolier
  • le papyboom
  • des erreurs de modèle mathématique dans l’évaluation des risques financiers
  • la chute du mur de Berlin (et la victoire "finale" du capitalisme sur le communisme et le national socialisme, les 2 ennemis mortel du 20ème siècle) qui provoqua une vague d’euphorie se traduisant par la bulle internet et la bulle des subprimes
  • internet (et donc le HFT, le MERS, etc…)

Coordonner tout ca pour faire exprès de provoquer une crise mondiale pour instaurer le "NOM" selon la stratégie du choc de Naomi Klein … ??? Si c’est le cas, ce n’est pas le fait d’humain ou de groupes d’humains, aussi puissant soient-ils. De toute manière, il n’y a qu’a voir que les élites n’ont (comme le dit Jorion) qu’un seul trait en commun : ce n’est pas l’intelligence ou la compétence, c’est "la tolérance a l’erreur" pour comprendre qu’ils en sont incapables. Par contre, c’est leur fond de commerce de faire croire au peuple qu’ils maîtrisent la situation !

Pour conclure (il y aurait beaucoup plus à dire, mais je souhaite garder l’article pas trop long), je vous invite fortement à lire ce commentaire tiré du blog de Jorion en réponse à cette étude :

Dans ce contexte, on peut imaginer que ces transnationales héritent du droit régalien non pas de frapper monnaie, mais au contraire de détruire monnaie.
Au bout de 5 ans de pressions incommensurables, les Etats pourraient tomber à genoux face à ses transnationales. Entre le désir d’être réélus aux prochaines élections et le réel pouvoir qu’ont les institutions financières à faire la pluie et le beau temps sur l’humeur des gens de par le monde devenus entièrement matérialistes, les élites politiques -quelles qu’elles soient- pourraient laisser tomber l’éponge. C’est-à-dire ne plus être les protecteurs du peuple, si elles ne l’ont jamais été…
Le but des transnationales ne serait plus alors de faire du bénéfice puisque l’argent serait sous contrôle. L’argent devenant la propriété du réseau transnational. Le but serait seulement de contrôler les gens selon des normes.
Dans ce contexte, on pourrait imaginer que l’argent se dote d’une nouvelle valeur. Non pas celle du travail accompli ou de la richesse créée, mais celle du contrôle total des transnationales sur la vie des gens.
Ces derniers qu’on appellera par la même occasion dans quelques années les « transnationaliens nouveaux ». En référence aux « hommes nouveaux » des années soviet’.
Vous riez? Rira bien qui rira le dernier! Le monde se reconfigure. D’ici 10 ans, voilà ce qui pourrait advenir…
L’Europe bureaucratique deviendrait l’exemple même d’appareil étatique globalisé. Appareil de gestion sociale et nationale traitant juste de l’économie selon les directives du réseau des transnationales.
Après la tempête économique dévastatatrice de l’automne 2011, en janvier 2013 précisément, il se murmure que les transnationales auraient proposé aux Etats de remettre les compteurs de la dette à zéro. Les Etats -épuisés par les crises à répétition- acceptent secrètement l’offre.
A l’époque, on disait que les Transnationales avaient toujours rêvé de s’affranchir de la politique étatique. En janvier 2015, dans certains magazines libertaires, on écrira qu’ils avaient réussi à la phagocyter!
Mais vite le vent de la tyrannie commence à souffler, les magazines libertaires commencent à se faire plus discret.
On se souvient qu’en 2011-2012, les armées du monde entier étaient toute sur le pied de guerre, mais qu’elles se rendaient bien compte qu’elles avaient trop à perdre à jouer leur rôle devant l’infinie force de feu disséminée sur le globe tout entier. La guerre mondiale ne devait plus se faire l’ancienne comme celle de 40-45. Le jeu d’alliances qui en découlerait était jugé trop dangereux. Alors, on préférait continuer à piller les plus faibles comme en Lybie.
L’autre pan militaire existant, pas celui de l’OTAN, lui, devait servir à autre chose:protéger les Etats de leurs propres citoyens devenus insurgés car appauvris de mille façons différentes depuis 2007. Il y avait un accord tacite à ce propos qui se résumait ainsi dès le printemps 2012: « Oui, mon Général, oui mon Président ». Les deux hommes ne s’aimaient pas, mais ils se respectaient pour leur bravoure.
On se souvient aussi que la Bourse et le Forex étaient devenus eux pendant ce temps-là les vrais champs de bataille. Les actionnaires mourraient les uns après les autres (surtout durant la tempête financière d’automne 2011), les spéculateurs aussi. S’ils ne mourraient, ils avaient la chance de guérir d’avoir voulu toujours gagner plus durant toute leur vie. Les cupides devenaient les grands sages d’un seul coup! Ceux qui le pouvaient encore s’achetaient des lingots d’or en guise de souvenir d’une époque bénie pour le capitalisme
Entre temps, les altermondialistes trépignaient déjà comme des fous, ils n’attendaient plus qu’une chose: que cet ancien système s’écroule. Selon eux, le capitalisme ne respectait rien, ni les humains ni la nature. Il fallait que qu’il dégage une bonne fois pour toute! En même temps, les PDG des entreprises déjà mises au « vert » (les bons élèves du marketing écologique) eux et leurs managers n’en croyaient pas leurs yeux quant à l’incompétence des politiques à relancer l’économie, ça les agaçait profondément de devoir dégraisser et restructurer sans cesse leurs entreprises et d’un point de vue philanthropique, ils auraient préféré mieux, c’est peu de le dire. Ce sera donc après 5 ans de cris et de douleur atroce, de révolte populaire, de récession, d’inflation, de renvoi d’immigrés et de répression populaire que le beau bébé naitra. Naissance inespérée pour tous les naufragés et presque morts de l’ancien système, ce bébé sera l’Espoir incarné.
Il sera accueilli dans des larmes de joie. Les peuples chanteront sa naissance. Mais vite, ce nouveau bébé s’avèrera assez capricieux. Il ressemblera comme deux gouttes d’eau à ses parents. Le portrait craché de papa: entrepreneur décidé et charismatique et la sensibilité de maman: « écophile » maternante. C’est drôle à dire, mais déjà embryon, il voulait un « autre monde », un monde plus doux. En grandissant, on se rendra vite compte que cet enfant si prometteur était en fait un nouvelle tyrannie, un hybride « bolchévico-capitaliste bio ». Pour le dire franchement, une dictature des altermondialistes.
Car les multinationales et les entreprises les plus résistantes avaient résisté à la tempête et là où elles demandaient encore poliment aux consommateurs d’acheter leurs produits par toutes sortes de manipulations marketing, elles avaient vite compris qu’elles pourraient désormais obliger à manger, boire, dormir, penser, baiser, faire du sport, lire, penser à l’environnement en un mot: vivre, selon leur façon de voir les choses. Nous y voilà! L’ordre! Il sera mis en application concrète dès 2017 par la population elle-même car les altermondialistes et les multinationales auront pactisé pour leur meilleur et pour le pire (du courant libertaire). Les firmes, entreprises, multi- et transnationales auront su s’adapter définitivement à la demande forte de nouvelles normes « éthique et responsable pour une symbiose parfaite entre l’homme et la nature ». provenant des altermondialistes depuis des années en premier et acceptée passivement par toutes les personnes sensibilisées à la question environnementale dès leur plus jeune âge. D’ailleurs, à ce propos, l’énorme buzz qu’avait crée le film « Home » de Yann-Arthus Bertrand sera considéré comme l’acte fondateur qui aura « mis sur la bonne voie » des centaines de milliers d’enfants dans le monde. Les bénéfices n’auront plus lieu d’être, c’est la symbiose homme-nature désormais qui obsède! L’écologisme comme seul prisme pour découvrir le monde sera la clé et surtout la clé de la réussite pour les apparatchiks du nouveauSystème Transnational Globalisé et Démocratique. Ces derniers auront enfin pris le droit de traiter les citoyens du monde comme on les a toujours traités. Mal, grossièrement, de façon humiliante et de toutes façons de manière complètement partiale. Ils deviendront les pires éducateurs de normes d’après-demain, ils s’autoproclameront les « garants du bien-être et de la symbiose parfaite avec la nature » et protègeront les gros, les vieux, les laids, les bordéliques, les négligents, les paresseux et les timides d’eux-mêmes. Faut-il encore qu’on sache ce qu’est exactement tout cela… Le droit et la justice auront été sabordé depuis longtemps. Complètement manipulés et travestis par le grand réseau transnational. Les « apparatchi-coatchs » auront toute l’autorité de ce réseau derrière eux pour faire appliquer leur vision du monde.
Jogging et fitness seront la norme. Cigarettes interdites évidemment. Tout cela sera très bénéfique pour toute personne et pour l’Etat qui aura ,de cette façon, moins de frais de santé à prévoir puisque les gens seront sains. L’argent circulera de façon rapide et efficace grâce à de nouvelles politiques ambitieuses!
Vêtements, objets, portables, tout sera scrupuleusement distribués selon l’empreinte carbone. L’Objectif parmi les objectifs. Officiellement, personne ne méritera une empreinte carbone plus grande qu’un autre, chacun sera sur un pied d’égalité. Officieusement, seuls les plus dévoués à la cause pourront polluer comme des porcs.
Manger librement sera un vague souvenir, la composition de notre assiette s’élaborera au plus haut niveau dans les bureaux de l’Europe Incorporation rebaptisée « My Sustainable and Responsible Berlaymont ». Allusion aux deux termes très en vogue avant la naissance du beau bébé: : durabilité et responsabilité Celui qui ne voudra pas manger de cette nourriture ne mangera pas, le « coach-pion » transnationalien pourra se prémunir d’une éventuelle culpabilité en se disant qu’il nourrit ses « enfants ».
Pour finir, j’aimerais aller au bout des choses car ça ira jusque-là avant que le Système ne s’autodétruise (la Planète aura pris un sacré coup de vieux malgré tout parce que l’hypocrisie du système atteindra des sommets, rien à voir avec aujourd’hui!)
Surveiller les objets, les meubles, les vêtements, le portable de ton voisin pour voir s’il les a bien entretenus comme ce sera partout prescrit (La propagande affichée partout dira « Prenez soin de vos objets, la planète vous remercie ») relèvera de la survie personnelle.
Naturellement, Internet, le savoir accessible à tous, vous l’aurez presque oublié, c’était dix fois trop dangereux… La Boétie et les archives de Jorion un vague souvenir, secret Transnationalien oblige!

Pyramide, Ponzi, Maddof : notre beau système


Le système pyramidal de l’argent dette est le coeur même de notre système économique, social et politique.

La démocratie, le système capitaliste, contrairement aux dictatures, c’est censé (entre autre) être un système "au mérite personnel". Bon, il l’est sûrement plus qu’ailleurs, et surtout, il l’a peut-être été … mais il ne l’est plus. La méritrocratie, ou ça ?

Nous sommes dans un système pyramidal. Le seul "mérite" aujourd’hui c’est de savoir prendre le train en marche. Il n’y a plus ou presque de mérite réellement personnel. Du moins, pas à faire le "bien" autour de soi. Il reste un peu de place pour quelques "inventeurs" et "leader" (tel les PDG de Google, Facebook et Apple), mais juste assez pour donner l’illusion. Le seul mérite possible c’est de comprendre comment ça marche et d’en tirer parti par la ruse. Donc, de profiter du système pyramidal.

En 2 mots pour ceux qui ne connaissent pas (sinon sautez la paragraphe) : pour participer à la pyramide, tu dois me donner 100€ et 50% de tes bénefs sur les adhérants que tu coopteras et qui pourront faire de même. Du coup, si le nouveau recrute 10 personnes, ça me fait 100+100*10*0,5 = 600€ et 500€ pour le nouveau. Si les 10 recrutent à leur tour 10 autres, ça me fait : 100+100*10*0,5+100*10*10*0,5*0,5=3100€ etc… Si j’en ai recruté 10, ça me fait 31000€ pour des sommes échangées de seulement 100€, si on joue avec 1000€ ça me fait 310000€ … dont une moitié va a celui qui m’a coopté ! reste 155000€ tout de même ! lol.

Notre système de dette et de taux d’intérêt, c’est la même chose, mais en "légal", avec une différence de taille, le système n’est pas exponentiel, il est linéaire, et à pente variable (alors que le système précédent va très vite manquer de personnes car on va dépasser les 10 milliards au niveau 10 de la pyramide). D’ou la propagande constante de la croissance qui est censé nous enrichir et nous faire baisser le chômage (ce qui est lié à d’autres facteurs, comme l’abondance de pétrole pas cher, et la souplesse du système de travail, et à la masse monétaire).

L’argent-dette est donc plus "rusé", mais de nature similaire. Ce sont ceux qui arrivent en premier qui sont en haut de la pyramide qui profitent le plus, ou bien ceux qui misent le plus (cf exemple précédent). La différence avec notre "système" c’est le risque. C’est qu’on "investit" avec la possibilité de perdre au lieu de toujours gagner. On risque de perdre. Mais si la perte est couverte par l’état, il n’y a plus de différence. Il suffit de jouer toujours plus gros pour gagner toujours. Et si on perds ? ce n’est pas grave, l’état dira "travailler plus pour gagner plus" (pour alimenter la pyramide en réalité, dont l’état n’est qu’un rouage, avec les banques privées, et les banques centrales). Et si l’état couvre des pertes massives sur des paris accumulés depuis des années, alors, il transforme "a rebours" les dernières années en système pyramidal. Pour le coup, on peut remonter la "filière" en 1979. C’est la date ou il y a eu un point d’inflexion dans la courbe des dettes, lié au choc pétrolier.

Donc, a qui profite ce système d’argent-dette ?

  • Les vieux, forcément, sont arrivés plus tôt que les jeunes. Qui dit avant, dit "plus haut". (En l’occurrence le mécanisme est celui de la bulle immobilière, les primo accédant sont les nouveaux gogo entrants de la pyramide)
  • Les riches, les héritiers, rentrent "plus tard" mais misent "plus" dans la pyramide. Ce qui revient au même que le cas précédent.
  • Les pays au centre de la pyramide (USA) grâce a leur monnaie sont encore un cran au dessus.
  • Si on combine le tout, on a au sommet : la FED, et les 8 familles qui la contrôlent qui sont ceux qui profitent le plus de la pompe aspirante globale.

N.M. Rothschild of London, Rothschild Bank of Berlin, Warburg Bank of Hamburg, Warburg Bank of Amsterdam, Lehman Brothers of New York, Lazard Brothers of Paris, Kuhn Loeb Bank of New York, Israel Moses Seif Bank of Italy, Goldman Sachs of New York and JP Morgan Chase Bank of New York

NB : concernant ces familles derrière la FED, la réalité est peut être légèrement différente. Il se peut que ce soient d’autres qui profitent. Attention aussi à ne pas exagérer leur "pouvoir", ce sont des profiteurs, des opportunistes, mais ce ne sont pas eux qui sont derrière le pic pétrolier, ni le "slow bank run" qui est en cours (les gens retirent leur sous des banques, c’est visible sur les courbes, et les banquiers ont perdu la confiance du peuple). Ce sont pas eux non plus qui sont a l’origine des inventions qui peuvent changer le monde.

Tout en bas, on a les jeunes pauvres des pays vassaux : jeunesses arabes, espagnoles, grecques sont les grands perdants … (je parle de ceux qui ont des pays avec des "vraies" banques modernes – les pays encore plus pauvres ne sont même pas dans la pyramide, c’est l’armée de réserve). Bref, ceux qui se révoltent. A juste titre, même s’ils ne comprennent pas vraiment pourquoi, et même si leur seul souhait serait probablement d’être plus haut sur la pyramide si on leur en donnait l’opportunité ! lol

Pourquoi la Grèce s’est retrouvée entrainée malgré elle dans ce système pyramidal (en arrivant en dernier) : en passant à l’Euro, les prix ont explosés en Grèce. Les grecs ont donc du emprunter pour "vivre" et suivre le mouvement car les salaires eux, n’ont pas bougés.  La seule solution pour eux aurait été de trouver (comme la France l’a fait avec eux) d’autres gogos dans le ponzi mondial pour spéculer à la hausse et "faire de la plus-value".  Moderniser un pays ne se fait pas en 1 an avec un plan d’austérité, ni en 10 ans d’ailleurs. Il faut bâtir des infrastructures et surtout il faut éduquer, créer des nouvelles filliaires d’emplois et donc universitaires, etc… Et maintenant, on leur demande de rembourser l’argent dont ils n’ont même pas vu la couleur. Les grecs, dans leur ensemble, en dehors des riches grecs qui ont pu profiter de la pompe aspirante en rentant plus haut dans la pyramide, donc les grec eux, sont juste les dindons de la farce ! Rien de moins, rien de plus.

Donc la perception de s’être fait totalement arnaqué par la jeunesse est une réalité et pas une vue de l’esprit.

La France s’en tire mieux ? oui, pour l’instant. Elle est situé plus "haut" dans la pyramide. Mais une fois que ses recrues seront sortie du système, elle se retrouve  elle aussi en slip au dernier rang et devra donc subir les mêmes problèmes. C’est juste une question de dominos qui tombent. Quand la Grèce fera défaut (soit parce que le peuple se révoltera, soit parce qu’il y aura un coup d’état militaire, soit parce que "on" — le FMI, la BCE, l’Eurogoup –  ne voudra plus leur prêter), la France fera défaut juste après (car nous n’avons pas beaucoup de marge). Évidement, nous aurons aussi droit à un tentative d’austérité (ou de "rilance" lol), aux diminutions des retraites et autres prestations sociales, à la cure d’amaigrissement des services des l’état (sous couvert de modernisme – on remplace les hommes par des machines qui coûtent moins cher — à l’état en tout cas !!!).

Rajoutez à cela une pincée peak oil qui fait qu’en plus de s’écrouler par sa base démographique (moins de nouveaux entrants), le ponzi s’écroule par sa base "salariale" (moins de boulot pour ceux qui sont dedans), et maintenant par sa base idéologique (les gens en n’ont plus envie de participer a ce système parce qu’ils ont compris à quoi ils jouaient). En dehors de son aspect injuste et pas du tout méritoire, ce système d’argent dette est anachronique (pas adapté au contexte). Et j’en reviens au fait qu’on est dans une crise terminale et non pas une énième crise économique de plus.

Voila pourquoi, la seule solution, c’est de sortir de ce système d’argent dette ! Il nous faut partager plus équitablement, et faire de vraies progrès, notamment en matière énergétique. Je crains que nos dirigeants, qui ne savent même pas faire une simple règle de trois (niveau CM2) ne nous aident pas beaucoup dans cette tâche ardue. Ils font partie de ceux qui profitent le plus du Ponzi pour l’instant. Alors pourquoi le détruiraient-ils volontairement ? Le parti unique de la France (UMP+PS = UMPS) n’a comme seul programme électoral que … la croissance, le ponzi. Et la seule manière de faire de la croissance en France, c’est l’immigration, soit dit en passant. Voila pourquoi "l’immigration est une chance". Il n’y a pas d’autres raisons. Il faut sans cesse des nouveaux gogos pour alimenter la pyramide. Il n’y aura non plus jamais d’écologie véritable possible dans ce système.

En dehors de son aspect injuste et pas du tout méritoire, ce système d’argent dette est anachronique (pas adapté au contexte).

(Ajout 09/06/11) Quand est-ce que tout à commencé ? La date qu’on pourrait retenir, a la fois symboliquement, mais aussi concrètement, ce serait le 16 janvier 1979. C’est le jour de la chute du Shah en Iran et le jour ou les problèmes ont commencés. C’est à ce jour que remonte le ponzi.

  • 1979 et les problème en Iran sont la conséquence de l’atteinte du pic de pétrole "onshore" (sur la terre).
  • C’est le jour ou l’Iran a été "perdu" pour l’occident, et ou le pétrole est (une première fois) devenu définitivement plus cher
  • C’est la fin des trente glorieuses, le début des 30 piteuses (et maintenant on rentre dans les 30 calamiteuses)
  • C’est l’époque on ont démarré les périodes de "dérégulation" (Tatcher et Reagan) et donc… de la croissance par la dette. Pour faire simple, avant, on investissait 1$ qui en rapportait 2 (chiffre imaginaire), maintenant, on en investit 8$ pour en avoir 1 (le vrai chiffre est de 7 et quelque).
  • C’est l’époque aussi ou les problèmes d’environnement ont commencés à visible. Et finalement, tous les cercles vertueux se sont convertis progressivement en cercles vicieux à partir de ce jour la.

L’autre jour ou tout à basculé, c’est celui de la faillite de Leman Brother, le 15 septembre 2008.  IL y a eu aussi juin 2010, mais c’est une autre histoire.

(Ajout 13/06/11) D’ailleurs, tout ce que je viens de dire est résumé dans le schéma global sur la dette totale des USA :

On voit très clairement deux point d’inflexions :

  • 1979, la courbe de la dette augmente sa pente
  • 2008 la faillite de Leman Brother

Ajout 02/09/11 : toujours la même date qui revient pour le début des dérives. La fin des années 70, 1979, le choc pétrolier et les moyens mis en oeuvre par les états pour solutionner les problèmes de croissance : les niches fiscales … la dette, la dérégulation, etc…

C’est dingue. Cette crise qui démarre c’est vraiment 1 génération plus tard, on est arrivé au point ou on demande aux jeûnes de payer la dette que les vieux ont pris sur leur dos ! C’est vraiment ca qui se passe, caché derrière toute la complexité de l’actu. Dette contracté parce qu’à l’époque on voulait croire a la croissance pétrolière infinie : tu m’étonnes, c’était un super argument de campagne électorale.

La crise sous-marine


Les bourses montent ou reste assez stable, et on pourrait presque être tenté de croire que la crise s’essouffle… Il n’en est rien, bien au contraire. Discrètement, elle s’approfondit et ce qui s’annonce n’est pas rassurant du tout. Un peu en vrac, comme un tableau impressionniste, voila une synthèse de ce qui se passe :

  • violences en Europe tandis que la crise des PIGS s’approfondit
  • fuite du marché des actions de la part des particuliers
  • remontée inopportune des taux aux USA contre toute attente, qui va étrangler les économies USA/Europe/Japon
  • crack obligataire sur les bons municipaux aux USA et des collectivités locales
  • pour la première fois, on entends parler de "recapitalisation de banque centrale", c’est à dire que virtuellement, elles sont en faillite (la BCE est concernée, mais d’autres aussi)
  • un rapport de l’OIT qui indique que les salaires stagnent en occident et s’envolent en Asie
  • inflation inquiétante en Chine, avec bulle immobilière difficile à maîtriser
  • en France, la bulle immo qui reprends, la traite des jeûnes pour engraisser les vieux retraités a des fins électorales (pour acheter leurs votes), les taux (obligataires) qui montent se répercutent sur l’immo qui va entrer en crise aigue cette fois si la situation se prolonge
  • dégradation des notes des pays/banques notamment l’Espagne, l’Irlande et la Belgique
  • les états américains virtuellement en faillite
  • partout les inégalités se creusent, les riche plus riche, les pauvres plus pauvres, la classe moyen qui fonds comme neige au soleil
  • nouveau plan de relance "sournois" aux USA en prolongeant leur bouclier fiscal (Sarko s’est inspiré des "tax cuts" de Bush comme un bon toutou américain qu’il est) en échange de la prolongation des aides aux chômeurs (le tout pour plus de 800 milliards de dollars).
  • Obama perds le contrôle de la maison blanche, Ben Bernake de l’économie, l’Europe piétine et ne proposes toujours pas de solution véritable à la crise (mais contrairement à ce que les médias laissent penser, l’Europe n’est pas en aussi mauvaise posture que les USA, pourquoi ? deux choses : parce que nos villes sont moins étalées et notre mode de vie dépends moins du pétrole, ensuite parce que nos banques ne pratiquent pas le "fair value", c’est à dire, donner une valeurs fictives a leurs actifs comme le font les américains a l’aide du FAS 157)
  • Mais les bourses montent, alors … tout va bien !

Bref, ca craque de partout en même temps, la navire prends l’eau à tous les niveaux, en colmatant la brèche sans faire diminuer la pression (en l’augmentant même) maintenant ce n’est plus seulement une voie d’eau dans les soutes, c’est tout le navire qui se fissure.

Souvenez vous la crise des subprimes a été déclenchée par la remontée des taux (décidée par la FED à l’époque, alors que cette fois elle est subie par la FED, ce qui est beaucoup plus grave).

Donc, on a, en gros une explosion des dettes que les classes laborieuses ne peuvent plus payer : ni aux riches, ni aux vieux, ni aux chinois. (Je caricature mais en gros, c’est à peu près ça). Le tout sur fond de peak oil, de papy boom, et d’insolvabilité.

2011 s’annonce difficile pour la France avec le début de l’austérité. 2012 sera je pense l’année de la "révélation" dans le sens ou il ne sera plus possible de faire croire que tout va bien. Ce sera l’année des vraies mesures, après avoir tergiversé pendant 5 ans.

(ajout 06/01/11)

  • L’inflation arrive en Europe (2,2%) en principe la BCE est censée garantir une inflation en dessous de 2%. En réalité, c’est le résultat de la guerre monétaire déclenché par les USA qui exportent leurs problèmes au reste de la planète. Donc cela risque de forcer la BCE a stopper ses mesures d’aides. En tout cas, les tensions s’accroissent.
  • autour de 1000 milliards d’euros à refinancer en Europe en 2011 alors que les taux se tendent, alourdissant le poids de la dette
  • les USA endettés a hauteur de 419% de leur PIB (dette brute privée + publique). A titre de comparaison, en Europe on serait autour de 220%. Pourquoi une telle différence ? a cause du dollar.
  • QE3 (quantitavie easing) déjà évoqué. Rappelons que guerre monétaire = QE. Donc la guerre va s’intensifier encore d’un cran.
  • Le pétrole durablement au dessus des 90$, sachant qu’a 100$ on rentre dans la zone des tempêtes. On est déjà dans la zone d’alerte.

(Ajout du 07/01/11) La dette des USA est tellement énorme qu’ils sont encore obligés, une fois de plus de ré-hausser le plafond de cette dernière (actuellement 13.950 sur 14.290 milliards de dollars !! dépassement prévu entre le 31 mars et le 16 mai)

(Ajout du 20/01/11) La dette américaine : une décision doit être prise rapidement pour boucler le budget début février. Pendant que l’Europe tergiverse. Je ne serais pas étonné que les USA trouvent un ènième moyen d’exporter leurs problèmes, ce qui ne ferait au final qu’accélérer la crise Européenne. Avec la crise Tunisienne, les choses se précisent un peu. Bref, la crise s’approfondit loin du regard des médias Français qui ne font plus de liens entre tous ces évènements… comme s’il n’y avait aucune logique de fond dans tout ça… mais bon, faut pas affoler le bon peuple pour qu’il continue à consommer comme si de rien n’étais. Dormez bien tout va bien dans la matrice.

Journée et semaine décisive pour l’économie des USA et du monde


Je reviendrais modifier l’article au fur et à mesure de l’avancement des résultats dans la journée. Aujourd’hui se jouent à la fois une importante élection aux USA ainsi qu’une annonce de "création monétaire" par la FED. Les conséquences seront très importantes pour la suite des événements car il se peut (c’est ce qui se dessine en ce moment) que les états-unis soient ingouvernables pendant 2 ans. De même la décision de la FED va avoir un impact sur les autres économies du monde, il faudra scruter la réaction de la Chine, du Japon et de l’Europe.
Je vous tiens au courant.

Premier résultats : les USA sont bloqués politiquement parlant. Ca c’est fait ! La première puissance est devenue ingouvernable avec un président dépressif (y a franchement de quoi ! je ne le blâme pas).

Deuxième point : et voila, la FED va injecter 600 milliards de dollar. Le dollar va baisser, le prix du pétrole augmenter (à combiner avec le prochain pic, et la spéculation, on devrait avoir bientôt un nouveau choc pétrolier), de même que l’or. L’Euro, le Yen et les autre monnaies vont monter. En fait, les USA profitent du statut de leur monnaie pour exporter leurs problèmes internes (subprime et foreclosuregate). Il ne reste plus qu’a connaître la réaction de la Chine (prioritairement car c’est elle le "nexus", elle qui détermine la direction que prendront tous les autres), Japon, Europe mais on à déjà des indices. La guerre monétaire va pouvoir continuer de plus belle.

Ajout 04/11/10 : et voila, le lendemain même, 1,42$ pour 1€, et baril a 86$. Évidement il faut regarder sur le moyen terme, mais cela préfigure bien les tendances. Prochain RDV le G20 le 11 et 12 novembre à Séoul, Corée du Sud. Il faudra surveiller la réaction de la Chine.

J’en était arrivé à la même conclusion que Jorion, en 1971, quand Nixon à révoqué les accords de Bretton Woods, du point de vue économique, on pourrait comparer ça à un couple qui se dispute depuis quelque temps, et la, l’homme cède et donne sa première baffe. Soit la femme dit non à ce moment la, soit … on sait que l’homme recommencera. En 71 les USA ont donné leur première baffe. Voila pourquoi depuis cette époque on fait tout de travers (mondialement parlant).

Ajout du 06/11/10 : Et voila, la décision américaine à provoqué un tollé à l’international.

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