Blog de Yoananda

Petit anti-manuel de la pensée unique, pour lire entre les lignes

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Revue : "retour au standard or" d’Antal Fekete


Je ne peux pas conseiller la lecture de ce livre. Pourtant, je suis plutôt un partisan de l’OR. Mais je n’ai pas été satisfait par cette lecture.

D’abord, je n’ai pas apprécié le ton légèrement condescendant du genre "si on m’avait écouté à l’époque, on n’en serait pas la" qui fait un peu Mr. JeSaisMieuxQueLesAutres. Mais ce n’est qu’un détail et si les arguments proposés étaient pertinents, je ne me formaliserais pas.

Pourtant, difficile d’y trouver des vraies justifications pour un retour au standard OR tant l’auteur abuse de l’argument d’autorité. Il ne semble s’appuyer que sur des convictions sorties d’on ne sait ou et ne fait jamais référence à un travail quelconque pour appuyer ses théories.

A la rigueur, si les arguments étaient découlaient d’une certaine évidence, pourquoi pas. Mais ce n’est pas le cas. Au lieu de scander que le retour a l’OR serait la panacée ultime et de dénoncer les théories actuelles (le monétarisme de Friedman) il aurait fallu déjà répondre aux objections concernant l’OR :

  • pourquoi l’OR a déjà échoué à de multiples reprises (sous Rome, l’étalon OR, le standard OR, Bretton Woods, etc…) en tant que monnaie internationale ?
    • Il ne parle pas des problèmes que l’OR à posé à l’époque ou l’Espagne dominait le monde parce qu’elle s’appropriait l’OR du nouveau monde et tous les soucis qui en ont découlé.
    • Il ne parle pas des pièces d’OR "diluées" par les romains.
  • pourquoi d’autres solutions non OR ne peuvent être envisagées (telle le Rentenmark qui était gagé sur un hypothèque de 6% des biens industriels, ou les monnaies locales ou même les DTS du FMI, les monnaies virtuelles ou libres telles qu Flattr ou Bitcoin)

Cependant il y a quelques bonnes idées et quelques pistes à creuser. L’auteur est un amoureux de l’OR, ça se sent, mais, a mon avis, il reste enfermé dans son dogmatisme. Il y a quelques bons passages notamment sur les guerres de l’Opium : les anglais commerçaient avec la Chine et étaient en train de perdre tout leur OR quand ils ont décidé de "vendre" de l’Opium aux chinois pour rééquilibrer leur finances et récupérer leur OR. La Chine tenta une riposte qui mena aux 2 guerre de l’Opium qui détruisit le pays, et donna naissance a Hon Kong (entre autre).

Pour conclure, je dirais que ce livre manque de perspective, il faudrait replacer l’OR dans un contexte plus global de guerre monétaire, et voir quel rôle il pourrait jouer.

Dernière chose, l’auteur se limite au problème monétaire, alors que c’est l’ensemble du paradigme économique qui vacille (y compris la notion de propriété), y compris l’approche "Top-Down" (c’est à dire : as-t-on vraiment besoin qu’une entité étatique plus ou moins supranationale nous impose telle ou telle manière de faire ?) qui se justifie de moins en moins à l’heure de d’Internet.

Polémique : la loi Rothschild -Pompidou de 1973


Et voila ! Si j’ai écrit plusieurs long articles sur la finance c’était pour en arriver à cette fameuse loi qui fait tant de bruit en ce moment, mais dont je discutais déjà depuis longtemps sur des forums ou en privé. Mais pour expliquer ma position, il me fallait déjà préciser "pourquoi", car sur le net, il y a beaucoup d’âneries qui traînent sur le sujet, et même parfois de la part d’économiste ou de profs …

Et ça tombe très bien puisque la polémique est devenue un débat public. Post un peu long, mais c’est un sujet crucial, et qui à des répercussions dans tellement de domaines qu’il est normal qu’il viennent sur le devant de la scène.

J’ai du donc faire des recherches plus poussées pour savoir qui disait vrai ou pas, d’ou mes articles préliminaires :

Ces articles montrent deux choses : la dette est un outil de création monétaire tout à fait "normal" (dans un monde capitaliste du moins) qui suit les lois du marché qui fixent les taux d’intérêts. Les banques sont des intermédiaires de la création monétaire pour le compte des états, des entreprises et des ménages. J’insiste bien la dessus, les banques sont des intermédiaires. Elles se rémunèrent sur le différentiel de taux d’intérêts.

Les fadaises

Sachant ce que je viens d’expliquer, les vidéos suivantes qui font partie de la polémique sont à évacuer :

L’argent dette de Paul Grignon :

Grignon explique le ration de Cooke, qui est obsolète aujourd’hui et fait la même erreur que tous les autres : il oublie que les banques sont des intermédiaires. Il croit que tous les intérêts vont dans les coffres de Rothschild, ce qui est faux. C’est un argument fallacieux.

Dans le même genre :

Il est dit que la loi n’a pas jugulé l’inflation. C’est faux. Pourquoi ? car il faut séparer l’inflation intérieure de l’inflation importée. En l’occurrence, l’inflation à cette époque est forte à cause des taux d’intérêts élevés pratiqués par les USA juste après avoir abandonné le standard OR. La France n’a pas le pouvoir de décider des taux mondiaux. Et en ce qui concerne l’inflation intérieure, ce n’est pas une chimère de dire que l’état français créait (avant cette loi) de l’inflation, puisque c’était le cas … l’état créait de la monnaie pour … ne pas rembourser ses dettes !!! On peut discuter sur l’opportunité de le faire ou pas, et sur comment on le fait ou pas, mais il  n’empêche que cette vidéo est aussi fallacieuse. Et puis il faut rajouter que pour juguler l’inflation il faut aussi juguler les salaires, et c’est la loi de désindexation qui à fait ça en 1982 (l’effet de 2ème tour ca se nomme dans le jargon).

Et André Jacques Holbecq tombe aussi dans le panneau en nous disant sans les intérêts la dette serait resté constante (ce qui est presque une tautologie).

Soit, ce n’est pas faux dans l’absolu, mais ce qui importe, c’est que les intérêts sont reversés : aux possesseurs d’assurance vie, ou bien a des retraités américaines qui ont investît via un fond de pension… ce genre de choses et d’autres.

Moi je veux bien qu’on remette en cause le principe de l’assurance vie ou les marchés internationaux… mais c’est un autre débat dans ce cas. La question est : les banques nous volent-elles ?

  • OUI, mais ce n’est pas a cause de cette loi.

Attention !

Le vrai problème, concernant cette loi, c’est : qui crée la monnaie, et pourquoi ! Et le problème se posait déjà il y a bien longtemps, puisqu’on n’est toujours dans les même question qu’au néolithique avec les coquillages. Mais même en 1355 ils en étaient conscient :

Convoquer un traité monétaire de 1355 au chevet de la crise? L’exercice prête à sourire. Il vise à souligner «l’importance des choix d’architectures du système de création monétaire et leurs impacts sur les crises économiques au cours des siècles», tempère Yves Reichenbach, consultant en finance à Genève.

L’idée? La monnaie n’étant plus convertible en or, les Etats ont pu se livrer aux délices de la vie à crédit sans crainte de perdre leur précieux métal. «C’est une défaillance de l’éthique publique – le fait que les Etats transgressent les limites du juste droit régalien de battre monnaie – qui est le point de départ des dérives financières contemporaines, comme le Traité des monnaies de Nicole Oresme permet de le comprendre», explique l’économiste de banque Bernard Cherlonneix.

Pourrait-il assez rougir?

«La monnaie a été de par sa nature instituée et inventée pour le bien de la communauté», écrit ainsi Oresme dans ce texte clé de la pensée scolastique, qui lui valut la protection du roi Charles V. C’est au Prince «qu’il incombe de condamner les faux-monnayeurs; comment pourrait-il assez rougir si l’on trouve en lui, ce qu’il devrait chez un autre punir», poursuit Nicole Oresme. A l’époque, le souci était la fiabilité du sceau apposé sur la monnaie métallique. Aujourd’hui, ne serait-il pas d’empêcher les Etats d’abuser du pur nominalisme de la monnaie, qui leur donne un pouvoir de création monétaire illimité? «Au fur et à mesure qu’il se prolonge, cet abus se transforme en fait de la nature», prévient Bernard Cherlonneix. Avec, pour conséquence, l’hypertrophie du secteur financier. Et la crise actuelle.

J’insiste bien la dessus. Abolir cette loi de 1973, soit, mais pour mettre quoi à la place ? Que l’état reprenne ce droit ? Pour que Talonette 1er dispose en plus du pouvoir d’imprimer de la monnaie pour financer ses campagnes sans même devoir faire appel à mémé Bettencourt ? Et qu’il puisse payer la presse pravda avec ? et aussi tant qu’on y est financer des guerres contre tous les dictateurs de la planète pour amener de force la démocratie à ces peuples barbares !!!!

Regardez ce qu’il fait sans planche à billet, et imaginez avec :

En voilà une belle idée pour planquer la dette ! Depuis 2008. le père la rigueur Sarko a mis le turbo sur les chantiers public-privé : des facs, des prisons ou des hôpitaux sont payés non par l’État mais par un poids lourd du BTP auquel l’État verse ensuite un loyer. “Une bombe à retardement” qui coûtera “60 milliards d’ici à 2020” estime Le Parisien (9/1). La palme du plus beau fiasco revient au nouvel hôpital Sud Francilien de Corbeil-Essonnes un monstre de 1000 lits et 20 blocs opératoires construit avec une rare dextérité par Eiffage. Comme “Le Canard” l’a déjà raconté (16/3), ce champion a trouvé le moyen de livrer un service de néonatologie sans biberonnerie, des meubles en agglo – véritables nids à microbes – dans un service de réanimation ou des plafonniers branlants au-dessus des tables d’opération. Un audit a relevé 8000 malfaçons ! Du coup, l’hôpital, livré depuis un an, n’a toujours pas vu l’ombre d’un patient. Mais l’ État paie déjà son énorme loyer : 40 millions par an! La chambre régionale des comptes a fait le calcul : sur trente ans, l’État versera 1,2 milliard de loyer à Eiffage. Alors que s’il l’avait payé lui même en empruntant à 4,5 %, l’hosto lui aurait coûté 757 millions.

Au zoo de Vincennes, note “Le Parisien”, le loyer atteint aussi des niveaux “himalayens” : le Muséum d’histoire naturelle allongera 12 millions pendant vingt-cinq ans, soit-là encore, à l’arrivée deux fois le coût du chantier… Quant au “Balardgone”, le Pentagone : à la française, il est évalué à “745 millions hors maintenance“. Mais l’État versera 3,5 milliards de loyer au veinard qui a remporté cette martingale, un certain groupe Bouygues.

Vous voulez la lui donner ? Moi non. Très peu pour moi.

Actuellement, le pouvoir de création monétaire est entre nos mains !!! C’est nous qui décidons quand nous allons faire un crédit (en tant que ménage, banque ou état) avec les taux d’intérêts pour nous calmer un peu et ne pas que ça soit trop la fête du slip. C’est un pouvoir collectif, à l’échelle mondiale, puisque un américain peut prêter de l’argent à la France. Alors, peut-être qu’aujourd’hui on veut faire défaut sur nos paiements aux américains parce qu’ils sont trop gourmands ? Soit. Mais c’est un autre débat.

Cette loi a été votée pour donne confiance aux marchés. Sans pouvoir de rembourser en monnaie de singe, alors les étrangers sont plus enclins à nous prêter de l’argent. Imaginez en sens inverse. Vous vous investir en Argentine, mais demain, le président décide de lancer la planche a billet … pour vous payer en monnaie de singe, alors que vous, vous comptiez la dessus pour votre retraite ! Sans cette loi, les échanges mondiaux seraient beaucoup plus limités. Et les pays émergents en bénéficient aussi (s’ils l’appliquent) car cela leur permet d’avoir du crédit pour entreprendre ! (et donc travailler, gagner un salaire, épargner, se payer une retraite, le chômage, la sécu … tous ces trucs dont on disposes ici, sans savoir d’ou ils viennent).

Le vrai problème

Le problème des banques est ailleurs. Le problème c’est qu’elles jouent avec notre argent en bourse, qu’elles font du Shadow Banking, et qu’elles se font renflouer discrètement par nos impôts quand elles perdent. Le problème c’est qu’elles nous incitent à créer trop de monnaie (cartes de crédit et crédit revolving), parce que c’est leur fond de commerce : en tant qu’intermédiaires, elles touchent un petit comme, et comme les petits ruisseaux font les grandes rivières …

Mais le problème n’est pas cette loi.

Abolir cette loi ne résoudra pas le pic pétrolier, ni le vieillissement de nos populations, ni les tensions internationales, ni le fait qu’on est trop cher payé par rapport a des chinois, ni le fait que les machines font du travail mieux que nous pour moins cher, etc…

Selon moi, la chose la plus importante à faire serait de simplifier "le bousin" qui nous sert de système économique. Je crois pouvoir affirmer que plus personne n’y comprends rien, il est trop opoque. Les économistes ne prédisent plus rien et se perdent en conjonctures, les politiques sont toujours 1 ou 2 trains en retard, les peuples ont le sentiment (justifié) de se faire arnaquer.

Par contre, on peut se poser la question de la rémunération de l’intermédiation. Pourquoi un pourcentage plutôt qu’un prix forfaitaire ? on peut se poser la question de pourquoi les transactions financières ne sont pas imposées alors que toutes les autres transactions le sont … (et je suis très favorable a une taxe tobin).

Si on supprime cette loi (pourquoi pas, moi je m’en fiche) il faut quand même trouver des moyens de limiter l’usage de la planche a billet par l’état. L’OR était ce moyen à une époque. Il faudrait donc rétablir la standard OR. L’un ne va pas sans l’autre. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si cette loi a été créée l’année ou la convertibilité dollar/OR a été annulée. Si on revient à l’OR, on aura d’autres problèmes … le Chinois vont très vite disposer de tout l’OR du monde, puisque leurs excédents commerciaux seront directement convertit. Idem pour les Allemands. Et on sera à leur merci !

Il ne faut pas oublier les aspect internationaux dans cette histoire. Et c’est un sujet plus que ultra sensible, puisqu’on fait des guerres pour les remboursement de dette !!! Remettre en cause cette loi c’est remettre en cause la mondialisation (qui, quoi qu’on en dise à apporté beaucoup de bienfaits aux peuples, en améliorant l’EROEI global – la répartition des gains est une autre question). Mondialisation qui est de toute manière remise en question… la TVA sociale est une mesure de protectionnisme déguisé soit dit en passant. La mondialisation est déjà sur le déclin d’elle même de toute manière.

Conclusion bien ambiguë

Il me reste une dernière chose à dire sur cette loi de 1973. Nous parlons de création monétaire, et entre les mains de qui il faut les remettre.

Actuellement, la création monétaire est entre les mains des peuples. On peut revenir a l’ancien système et la remettre entre les mains des dirigeants. On peut inventer de nouvelles solutions, par exemple, demander aux ordinateurs de gérer la création monétaire. On peut revenir a l’OR. On peut utiliser les monnaies virtuelles telles que Bitcoin ou d’autres.

Ma position est la suivante :

  • je suis pour l’abolition de la loi 1973 si on a un dirigeant adéquat au pouvoir qui saura utiliser intelligemment ce pouvoir "régalien"
  • je suis contre l’abolition de cette loi si c’est un "mauvais" dirigeant (genre UMPS par exemple, Sarkollande)

C’est une question de confiance. C’est une question de projet de société au long terme (chose qui manque cruellement de nos jours). Un dirigeant éclairé utilisera ce pouvoir dans une optique juste. A l’inverse, c’est trop de pouvoir pour un mauvais dirigeant.

Toute la question est donc de savoir si le peuple fait/fera mieux que les dirigeants ;-)

Comme le dit Maurice Allais (prix nobel d’économie), l’argent dette dans le système actuel est un système instable. Très performant, mais instable, surtout en période de pic pétrolier.  La, avec du pétrole en abondance, on était sur l’autoroute, on pouvait rouler en Formule 1 (la dette c’est la F1 des monnaies) mais maintenant on passe sur des pistes cabossées, il va nous falloir un 4×4. Il faudra de toute manière le réformer :

Toutes les grandes crises du XIXème et du XXème siècle ont résulté du développement excessif des promesses de payer et de leur monétisation.

Particulièrement significative est l’absence totale de toute remise en cause du fondement même du système de crédit tel qu’il fonctionne actuellement, savoir la création de monnaie ex nihilo par le système bancaire et la pratique généralisée de financements longs avec des fonds empruntés à court terme.

Une telle organisation du système bancaire et financier permettrait la réalisation simultanée de conditionstout à fait fondamentales :

1 – l’impossibilité de toute création monétaire et de pouvoir d’achat en dehors de celle de la monnaie de base par les autorités monétaires ;

2 – la suppression de tout déséquilibre potentiel résultant du financement d’investissements à long terme à partir d’emprunts à court ou à moyen terme ;

3 – l’expansion de la masse monétaire globale, constituée uniquement par la monnaie de base, au taux souhaité par les autorités monétaires[21] ;

4 – une réduction majeure, sinon totale, de l’amplitude des fluctuations conjoncturelles[22] ;

5 – l’attribution à l’État, c’est-à-dire à la collectivité, des gains provenant de la création monétaire, et l’allègement en conséquence des impôts actuels ;

6 – un contrôle aisé par l’opinion publique et par le Parlement de la création monétaire de la création monétaire et de ses implications.

Epilogue

Poussons le débat un poil plus loin. Mettre la création monétaire entre les mains du peuple, des machines, des dirigeants plus ou moins éclairés … soit … comme le fait remarquer Gidmoz en commentaire, et je suis tout à fait d’accord avec lui, le problème vient de n’avoir qu’une seule source de création monétaire. En fait la banque centrale à le monopole de création monétaire. Le mieux serait de mettre toutes les monnaies en concurrence et que la meilleure gagne !!!

Pour moi le vrai scandale il est la : dans le monopole d’émission monétaire. Et remplacer un monopole par un autre ne résoudra pas grand chose. Le pire est que dans le système capitaliste, les monopoles et les "abus de positions dominante" sont interdits en vertu de la loi antitrust ! Ce qui est quand même un comble. Merci a Gidmoz de m’avoir permis de faire aboutir ma réflexion à sa conclusion "naturelle".

Imaginez donc, une monnaie étatique, une monnaie or/argent, une monnaie régionale, l’Euro, une monnaie facebook, une monnaie internet (paypal), un monnaie pour la nourriture, etc… l’avantage c’est que si l’une flanche on peut se rabattre sur les autres, et on n’aurait plus de "too big too fail" qui tienne, et les états pourraient comme l’Espagne et la Grèce pourraient gérer leur dette avec les autres monnaies, etc…

D’autre part, le fait par exemple d’avoir une monnaie pour la nourriture (ticket resto généralisé) permet d’isoler ce circuit et de garantir a tous un revenu "nourriture" dissocié du reste et donc d’éliminer la faim du pays. Etc… le fait d’avoir plusieurs monnaies permettrait beaucoup de souplesse économique et fiscale, tout en restant avec des mécanismes simples que les gens comprennent, plutôt que le bousin actuel auquel plus personne ne comprends rien. Ainsi une bulle dans l’immobilier ne pourrait pas contaminer les prix de la nourriture … et si c’était le cas, on pourrait agir dessus simplement. Évidement, il faut plus qu’une idée lancée en l’air, mais détruire un monopole ne peut pas être une mauvaise chose en soi.

Il faudrait apprendre à jongler avec les taux de change, mais ce serait un bien petit inconvénient somme toute ! De toute manière, c’est le cours de l’histoire. C’est uniquement parce que certains le contrarient pour avoir plus de pouvoir qu’on à des tas d’ennuis.

Le dollar pour les nuls


On ne peut pas comprendre ce qui se passe dans le monde et la crise sans comprendre ce qu’est le dollar. Car le dollar n’est pas une monnaie comme les autres. C’est une monnaie bénie par Dieu … je rigole ! lol

C’est très simple en réalité : le dollar est "la" monnaie d’échanges international ! Qu’est-ce que cela signifie ? Ca veut dire que si vous voulez acheter du pétrole à un producteur, vous devez le lui payer en dollar, et non pas en Euros. Tout ce qui concerne le commerce entre les pays doit utiliser le dollar.

Concrètement, si vous voulez acheter du pétrole, vous avez besoin d’avoir des dollars. Mais comment est-ce qu’on s’en procure ? Et bien en vendant quelque chose aux américains. Par exemple, au hasard, les autoroutes du sud de la France. Ensuite, avec ces dollars, vous pouvez les utiliser pour acheter du pétrole, fabriquer des choses avec, que vous revendez à la Chine par exemple (au hasard des centrales nucléaires, des avions) et vous récupérez des dollars venant d’ailleurs. Mais pour amorcer la pompe, il vous faut un achat de la part des américains. Vos dollars, si vous en accumulez comme la Chine, vous pouvez les retourner aux américains en achetant des actions d’entreprises américaines ou des bons au trésor. Mais dans ce cas, il risque de vous falloir d’autres nouveaux dollars pour refaire des échanges si vous avez tout renvoyé, et donc de revendre votre patrimoine aux américains.

C’est la ou c’est très intéressant pour eux, tant que les dollars restent hors des USA, c’est comme s’ils avaient acheté gratuit (via la planche à billet). C’est ce qui explique la richesse des USA, et pourquoi ils peuvent consommer beaucoup plus que le reste du monde, puisqu’ils peuvent acheter sans travailler, dans la mesure ou le dollar circule hors du pays. Voila pourquoi ils peuvent se permettre d’être obèses et d’avoir des villes tellement étalées et de prendre leur 4×4 pour aller acheter un pizza et la manger dans le jaccuzzi de leur maison à 10 pièces.

Voila pourquoi le dollar est un "privilège exhorbitant" ou "le dollar c’est notre monnaie, c’est votre problème". Voila pourquoi 1 mois après avoir déclaré vouloir vendre son pétrole en Euro était déclenché la première guerre d’Irak contre Saddam Hussein.

Comment en est-on arrivé la ? Cet "accord" remonte a la fin de la seconde guerre mondiale. C’est l’accord de Bretton Woods. Mais il faut remonter a Karl Marx, qui déclenche la révolution communiste en Russie, en souhaitant mettre fin à la lutte des classe en éliminant la notion de propriété privée. Evidement, cela n’a pas été vu d’un bon oeil par les capitalistes. C’est pour cela qu’Hitler, à la tête d’un pays ruiné a facilement trouvé des crédit, après des Rockfeller, banquier américain et magna du pétrole notamment, pour construire son armée, car il avait promis aux USA d’attaquer leur ennemi mortel : la Russie communiste. Il s’agissait de contrer la révolution communiste dans l’oeuf. C’est pour cela que Ford, et IBM ont beaucoup aidés les Nazis aussi. C’est pour cela que même en 1938 l’allemagne recevait du pétrole américain pour faire la guerre contre la France et l’Angleterre. Et donc, a un moment Hitler se retrouve face à la Russie, et comme tant d’autres avant lui, se heurte à la rudesse du pays et finalement les Russes prennent le dessus. C’est à ce moment la, et pas avant, que les américains s’engagent dans la guerre, devant le risque que la Russie ne convertisse l’Europe entière. Donc les américains débarques, s’attribuent les lauriers d’avoir sauvé l’Europe, et face à des pays ruinés, ils se retrouvent avec presque tout l’or du monde, et le seul pays non dévasté. C’est à ce moment la qu’ils imposent le dollar comme monnaie d’échange international en échange du plan Marshall pour reconstruire l’Europe.

Mais cet accord est bancal comme on l’a vu en introduction, car il "permet" / "oblige" les USA a acheter plus qu’ils ne vendent, pour innonder le monde de dollars. Cela les oblige a avoir un déficit de la balance commerciale, qui, s’il est trop important, paradoxalement, affaibli le dollar, le rendant, a un moment ou un autre, inutilisable pour les échanges, car trop dévalué. C’est la paradoxe de Triffin. C’est cette tension qui crée la guerre monétaire à la longue. Et c’est ce qui s’est passé, car au départ, le dollar était indexé sur l’or. Mais le général DeGaule a décidé de convertir tous les dollars Français en or, et il enclencha un mouvement international qui provoqua la décision de Nixon en 1971 de ne plus indexer le dollar sur l’or. Le dollar devenant complètement virtuel, il devient possible d’en imprimer autant qu’on voulait, et c’est ce qui à permis depuis ce temps de fabriquer des bulles économiques à la chaine et de ruiner, via la spéculation, des pays entier en jouant sur la valeur de leur monnaie. C’est à cette époque que prends son essor la mondialisation, les politiques libérales (Reagon, Tatcher) et ce n’est pas un hasard. Et ce n’est pas un hasard non plus si le mouvement s’accélère encore après la chute de l’URSS en 1991 et voit en 1999 l’abolition du Class Steagall Act qui permet une spéculation financière encore plus débridée. Mais le dollar, structurellement s’affaibli.

Pourtant, ce sont bien les américains qui ont "inventés" et forcé la mondialisation (via leur vassal Européen construit de toute pièces par eux), car l’idée étant d’augmenter le commerce international, et donc, les dollars exportés, et donc, leur propre "effet richesse gratuite".

C’est pour cela que les américains ont la première armée du monde. C’est pour cela qu’ils dépensent autant que le reste de la planète réunie pour leur armée. Il s’agit d’assurer, par la force, que le dollar reste la monnaie principale (et aussi de protéger l’approvisionnement en pétrole dont ils dépendent de manière vitale). Et, c’est la ou c’est magique, il peuvent justement compter sur le dollar pour payer leurs dépenses militaires.

Sauf que depuis quelques temps,les choses changent. D’abord, sournoisement ou ouvertement, tous les autres pays de la planète sont contre le dollar, puisque au final, ca revient à payer une taxe pour les américains. Le dollar permet tous les excès américains, mais la crise des subprimes est une opportunité pour les autres pays, notamment la Chine, qui en profite pour multiplier les accords commerciaux hors dollars. La réaction unanime du reste du monde face au QE2 est aussi révélatrice de ce changement de mentalité. De plus les échecs de l’armée américaine en Afganistan et en Irak fragilisent l’édifice. Et enfin le déficit commercial est tellement énorme qu’il fait exploser la dette des USA. Plus le reste du monde se développe et plus il demande des dollars.

Et on en arrive aujourd’hui a la crise "finale" du dollar, car tout s’inverse, et le dollar devient un fardeau pour le monde.

Voila pourquoi Naboléon 1er veut que le G20 Français soit consacré a la réforme du SMI (Système monétaire International) en conjonction avec la Chine. Mais vous comprenez bien que les américains ne peuvent pas se le permettre. Toute leur organisation sociale dépends du dollar. Contrairement aux Russes avant leur effondrement, ils n’ont aucune résilience. La fin du dollar signifierait la fin de leur richesse, la fin de leur hégémonie, la fin de leur empire. De toute manière, venant du nain, chien qui aboie ne mord pas, ça sera comme pour les paradis fiscaux ou la régulation de la finance, de l’esbrouffe. De toute manière il n’est que le chef d’entreprise d’une petite succursale en Europe ! Ceci dit, le temps est compté pour le dollar.

Je n’ai pas parlé des aspect "pétoliers" de l’affaire, mais ils sont intrinsèquement liés au dollar et aux USA. Dollar=pétrole=USA. Et de la même manière on a un parallèle avec les dates. L’industrie du pétrole, les premiers puits, ont été inventés la-bas. La pétro-chimie, la révolution verte, la voiture prennent leur essor après la 2ème guerre mondiale. En 1971, les USA atteignent leur pic pétrolier interne, en même temps que Bretton Woods prends fin. Et actuellement nous atteignons le pic pétrolier mondial, en pleine crise des subprimes. Tout est relié. La fin du pétrole "facile" signe la fin du dollar (pétro-dollar, monnaie d’échange du dollar), la fin du capitalisme américain, et la fin du budget démentiel de l’armée américaine (le coût des guerres au moyen orient doit approcher les 10 000 milliards de dollars). Enfin pour être exact, de n’est pas la "fin", mais l’insoutenabilité.

(Ajout 17/01/11) "le système monétaire est un produit du passé" la Chine persiste dans son intention d’abandonner le dollar a terme. Je rappelle en passant que la président de la France à aussi fait une tentative en profitant de sa présidence au G20 pour essayer de rentrer dans les livres d’histoire, mais il a échoué lamentablement car il n’a pas la stature pour cela.

(Ajout du 18/01/11) Le mouvement de fuite du dollar continue lentement sa progression. D’abord l’échec du G20 et l’émergence du BRICS ou l’hégémonie du dollar est ouvertement critiquée. Autre front, des contrats de trading du pétrole en Euros. Rien de bien méchant, mais une tendance de fond qui se confirme et s’affirme et qui pourrait s’accélérer à la faveur d’une actualité ou d’une autre. 

Points clés

  • le dollar est LA monnaie utilisée pour les échanges internationnaux
  • la valeur du dollar n’est basé que sur l’idée de la puissance américaine (et non pas une richesse réelle)
  • le dollar est lié intrinsèquement au pétrole (et la sécurisation des approvisionnement par l’armée américaine)
  • le dollar est un privilège gigantesque qui donne un avantage aux USA
  • ce privilège est de plus en plus contesté et de plus en plus difficile à maintenir avec le temps

La guerre monétaire pour les nuls


La guerre monétaire pourrait sembler un concept compliqué, pourtant, au contraire c’est très simple et archaïque ! En définitive c’est la même guerre qu’il 10 a 12 mille ans, avec les coquillages du néolithique ! Et oui, on en est la ! Je vous explique.

D’abord il faut comprendre ce qu’est la monnaie et son histoire. Pour simplifier, on peut distinguer 3 grandes périodes : le coquillage, l’or, et l’argent virtuel (fiduciaire). Mais les principes sous-jacents sont similaires. Revenons donc au coquillage. C’est très révélateur.

A la base, il s’agit de faciliter les échanges selon une dimension spatio-temporelle. Concrètement, vous voulez échanger votre boeuf contre de la 3 sacs de riz, une roue, une après midi d’aide à récolter des pommes à l’automne, et 10 jarres d’eau le printemps prochain pour votre jardin. Pour comptabiliser les échanges, on a trouvé pratique de fixer une valeur (en coquillages) a chaque "bien" ou "service", ce qui permet de simplifier la circulation de biens de natures différentes ou décalés dans le temps. Sans monnaie, c’est vite très compliqué. Ceux qui veulent revenir au troc devraient y penser.

Le coquillage est facile a transporter, et à conserver (comme l’or). Pourtant il y a des objections évidentes à son utilisation. S’il est plus facile de se procurer des coquillages en allant les "cueillir" à la plage, plutôt que de travailler, alors autant ne plus travailler. Et du coup, l’économie périclite. Les coquillages perdent alors de leur valeur (c’est l’inflation). A la rigueur, à un moment donné, les choses s’équilibreront car il faudra tellement de coquillages pour payer une baguette de pain qu’il redeviendra plus intéressant de faire du pain que d’aller à la plage.
A l’inverse, si les coquillages sont trop peu nombreux, alors il devient difficile de faire circuler les bien/services. Ce qui va empêcher la "croissance" économique. Du coup la monnaie va prendre de la valeur, et celui qui en dispose pourra obtenir beaucoup avec (d’ou la spéculation sur la rareté des biens). Sauf a avoir des moyens pour accélérer sa circulation, comme les chèques (qui représentent une certaine somme de coquillages).

Si l’activité économique ralentie (à masse monétaire constante), par exemple en hivers, la valeur relative de la monnaie prends de l’importance au début, du fait de sa facilité a utiliser et à stocker, mais à la longue, si l’activité ne repars pas, on a trop de monnaie pour peu d’échange, et l’argent perds de sa valeur.  D’ou la sacro-sainte croissance dont on nous rabâche les oreilles nuit et jour. Au passage, il y a 2 croissances : celle qui permet à l’argent de garder sa valeur, et celle qui permet de donner du travail aux "nouveaux" de la croissance démographique, et même une troisième croissance qui nous permet en principe de nous enrichir.

Autre cas, imaginons que votre économie-coquillage fonctionne bien, et a atteints un stade d’équilibre, et que d’un coup une autre tribu qui a accès à un plage pleine de coquillage rentre en contact avec la votre (qui elle doit plonger pour se procurer les coquillages)… elle peut tout racheter et vous ruiner en 2 temps 3 mouvements.

Qu’est-ce que cela révèle : l’argent, la monnaie, doit être transportable, conservable et "relativement" rare. Tout est dans le "relativement". Cela est autant valable pour les coquillages, l’or ou la monnaie fiduciaire (virtuelle). De nos jours la masse monétaire est gérée par les banques centrales en fonction de l’inflation et la croissance du PIB. L’or dispose de ces qualités : il ne se corrode pas, il se transporte facilement, et en plus il est inutile (comme les coquillages) sauf pour des question d’arts, car il est trop mou (et en plus sa couleur/brillance rappelle les attributs divins du soleil).

Bref, vous voyez, les problèmes de coquillage sont exactement les même que les notre. On peut se poser la question sur la rareté de la monnaie actuelle vu que justement, il suffit de mettre des zéros dans un ordinateur. Ce qui gère cette rareté c’est le taux d’intérêt en fait ! Par contre… ce qui compte, c’est qui "produit" la monnaie et à qui elle le donne. C’est la banque centrale qui régule la création "monétaire" (argent-dette). C’est la FED aux USA, et (grosso modo – en simplifiant) elle le donne a Wall Street (qui est censé "investir") … d’ou les 144 milliards de bonus en 2010 alors que l’économie agonise. On est en plein dans la crise actuelle : est-ce qu’il manque de l’argent ? est-ce qu’il y en a en trop ? En fait, a cause du pétrole on est dans le cas "trop d’argent" … ce qui nous donne la réponse à la question faut-il plus d’argent ? plus de dette ? la réponse est non … sauf si c’est pour inonder de coquillages la tribu voisine et tout racheter ! Voila pourquoi il y a "guerre monétaire". C’est très exactement ce que fait la FED en imprimant des billets avec son QE2 (quantitative easing). Chose prévue dès 1960 par le paradoxe de Triffin. La "ruse", c’est qu’elle la seule a pouvoir le faire à cause des accords de Bretton Woods de 1944 (à la sortie de la guerre les USA disposaient de presque tout l’or du monde et on pu imposer leur monnaie pour les échanges internationaux du fait de sa convertibilité en or), parce que le dollar est la seule monnaie internationale qui est acceptée par les autres tribus. Sauf que l’Euro menace ce statut. Et c’est pour cela que la Chine multiplie les accords de "swaps" pour que le Yuan puisse faire de même. C’est très archaïque en réalité sous des dehors très savant et des discours très alambiqués des banquiers centraux.

Les vraies questions sont la : comment on gère la masse de monnaie, a qui on donne de l’argent et pourquoi ? Comment il circule ? quand est-ce qu’on le détruit ?
Pourquoi est-ce qu’un seul organisme à la charge de créer la monnaie à l’exclusion de tout autre ? [c'est en définitive la seule véritable question] est-ce qu’on peut/doit faire cohabiter des monnaies ?
Ce sont des vraies question. C’est pour cela que les hommes se sont battus pour l’or. C’est pour cela que les rois ont utilisé la planche a billet pour financer leurs guerres. Aujourd’hui les "banques centrales indépendantes" sont censées résoudre ces problèmes vieux comme le monde. Est-ce le cas d’après vous ?

On en est la. Il y a trop d’argent, donc il devient plus facile de le "capter" (capital) que de travailler pour le gagner. Les circuits de redistribution de l’argent sont grippés, il ne descend plus dans l’économie. Il n’est plus équitablement répartit, entre les travailleurs et les retraités (entre autre). De plus, comment voulez vous faire avec un taux d’intérêt central et unique pour accélérer tel pan de l’économie (tout ce qui est "vert") et décélérer tel autre (immobilier) ? Ce n’est pas possible. Il faut donc des "niches fiscales" qui vont inciter les acteurs à investir ici plutôt qu’ailleurs. Mais ensuite les niches fabriquent des bulles qu’il faut résorber, et il devient plus intéressant de faire la chasse au niche que de travailler, et on entre dans un système de plus en plus compliqué, instable, entropique.

Voila ou en est. Au néolithique. Avec des ordinateurs. Mais on n’a pas résolu les problèmes de l’époque.

(Ajout 28/01/11) Conséquences du QE2 : les troubles dans les pays arabes. La guerre monétaire consiste a exporter ses difficultés via la politique monétaire. Seul les USA peuvent le faire étant donné le statut particulier du dollar :

Et la Fed monétise à tour de bras en achetant des bons du Trésor, sur un rythme de 75 milliards de dollars par mois (soit 900 milliards par an, plus de la moitié du déficit), une création de monnaie qui ne correspond à aucune contrepartie économique réelle, qui fait enfler la masse des dollars dans le monde, donc baisser sa valeur, donc augmenter le prix des matières premières (libellées en dollars, donc leur détenteurs veulent préserver leur pouvoir d’achat), donc étrangle les pays pauvres et fait de l’inflation importée dans les pays développés, etc, etc (+ bulle sur le marché actions également), la crise n’est pas finie, on vous l’a suffisamment dit.

(Ajout 03/03/11) La Chine bouge : "La Chine veut se passer du dollar pour son commerce international et veut permettre que le yuan serve de monnaie de réserve". Et en plus l’Inde lui emboîtes le pas. Les jours du mur du dollar sont comptés. Visiblement les remous dans le monde arabe précipitent le calendrier chez ceux qui comprennent vraiment ce qui se passe. Pendant ce temps l’Europe plane totalement alors que l’histoire avance à grand pas. On ne sait même pas comment on va payer nos retraites avec des bulles immobilières qui n’en finissent pas d’être gonflés à l’argent public. Le choc va être terrible.

GEAB 48 – bulletin d’anticipation Européen


Le GEAB 48 vient de sortir. Comme d’habitude, une des meilleures analyses disponible sur la crise. Depuis le temps que je les lis (3 ans env) je pu prendre un peu de recul. Au début, je dois avouer que je prenais ça un peu comme parole d’évangile. Une réflexion structurée par une vraie démarche, une analyse profonde et qui se vérifie dans le temps. Sauf parfois. Ils se sont trompés sur le dollar notamment. Ils voyaient une parité a 1,7$ pour l’euro. Et c’est l’Euro qui a chuté.

J’ai alors compris une chose. Leur analyse est bonne. Mais partiale. Ils sont pro-européens. Ils ont donc tendance a minimiser les problèmes ici, et à prendre certains de leurs "désirs" pour des anticipations. Ce qui fausse en partie leurs prédictions. C’est toujours plus facile de détecter les biais cognitif chez les autres ! Je ne m’en prive donc pas ! lol

En attendant ils avaient prévu la phase de dislocation géo-politique que l’on voit aujourd’hui sous forme de guerre monétaire (dont j’ai parlé il y a peu).

Cette guerre peut sembler abstraite, mais ne vous y trompez pas ! Les pénuries de gasoil par exemple ne sont qu’un avant goût. Il n’y pas de véritable pénurie, mais, c’est tout comme. C’est ce qui nous attends avec les plans d’austérités (qui sont les conséquences des tensions sur les marchés et donc de la guerre monétaire), la spéculation sur les matières premières, le peak oil, le papy boom. On est déjà en train de se battre pour savoir qui va payer les pots cassés (quel pays, quelle couche sociale) de l’explosion de la dette occidentale.

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