Blog de Yoananda

Petit anti-manuel de la pensée unique, pour lire entre les lignes

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La politique immigratoire de la France


Toujours dans la série pour y voir clair sur l’immigration et savoir si le discours ambiant tient la route ou non. Pour faire simple : les immigrés sont violents/criminels parce qu’ils sont pauvres, ils sont pauvres parce qu’ils sont au chômage, ils sont au chômage parce que les français sont raciste et leur refusent le travail… ha oui et ils refusent de leur donner du travail parce que le FN prétends qu’ils volent le travail au français. D’où la nécessité de faire des lois pour empêcher les français d’obéir au FN. D’où la nécessité d’aider les immigrés.

C’est peut-être un facteur qui joue, mais est-ce le seul ?

La politique immigratoire est largement laxiste (certains diront humaniste) en France :

  • droit du sol,
  • regroupement familial,
  • double nationalité

font qu’on se retrouve avec une immigration majoritairement familiale africaine musulmane au lieu d’une immigration de travail (comme dans la plupart des autres pays).

Mais en plus d’être laxiste sur les flux, elle l’est aussi en interne sur la gestion. Concrètement, ce n’est plus secret pour personne que pour que la situation n’explose pas, on « laisse faire ». Ce qui se traduit par :

  • aides sociales accrues (cf la suite)
  • laxisme policier qui ne vont plus dans les « citées », ZUS/ZUP et qui dont laissent couler l’argent de la drogue et des armes
  • subvention du Qatar (50 millions€)

La pauvreté des immigrés

CAF (RSA, APL, PAJE) : En 2009, les prestations sociales atteindraient 597,5 milliards d’euros, soit 32 % du PIB, contre 19,2 % en moyenne dans les pays de l’OCDE. Les aides ne manquent pas en France.

Certains sites aident à toucher des allocations :

Aide ou allocation

Où s’adresser

Aide à la mobilité pour la reprise d’emploi Pôle emploi
Aide différentielle de reclassement Pôle emploi
Aide financière pour la fourniture de l’électricité Fournisseur d’électricité
Aide financière pour la fourniture du gaz Fournisseur de gaz
Aide ménagère aux personnes âgées Mairie ou Caisse de retraite
Aide personnalisée au logement (APL) Caisse d’allocations familiales
Aide sociale à l’hébergement pour personnes âgées Centre communal d’Action sociale
Allocation aux adultes handicapés (AAH) Maison départementale des personnes handicapées
Allocation de garde d’enfant à domicile Caisse d’allocations familiales
Allocation de logement à caractère familial (ALF) Caisse d’allocations familiales
Allocation de logement à caractère social (ALS) Caisse d’allocations familiales
Allocation de rentrée scolaire Caisse d’allocations familiales
Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) Caisse de retraite
Allocation de solidarité spécifique (ASS) Pôle Emploi
Allocation de soutien familial Caisse d’allocations familiales
Allocation d’éducation de l’enfant handicapé Maison départementale des personnes handicapées
Allocation équivalent retraite (AER) Pôle emploi
Allocation journalière de présence parentale Caisse d’allocations familiales
Allocation personnalisée à l’autonomie (APA) Conseil général ou Centre communal d’action sociale
Allocation veuvage Caisse de retraite du conjoint défunt
Allocations familiales Caisse d’allocations familiales
Bourses de l’enseignement supérieur Centre régional des oeuvres universitaires et scolaires
Bourses de lycée et collège Secrétariat du Chef d’établissement
Complément familial Caisse d’allocation familiale
Coupon sport Comité d’entreprise, Mairie, Département, Région ou Direction départemental de la jeunesse et des sports
Fourniture de l’eau Service social du département ou Centre communal d’action sociale ou  Caisse d’allocations familiales
Frais de garde à domicile pour personnes âgées Caisse régionale d’assurance maladie
Prime à la naissance ou à l’adoption Caisse d’allocations familiales
Prime de retour à l’emploi Pôle emploi
Revenu de solidarité active (RSA) Caisse d’allocations familiales, Conseil général ou centre communal d’action sociale

21% des revenus des immigrés proviennent des prestations sociales selon l’INSEE. On pourrait dire : « c’est normal ils sont pauvre, c’est le but des aides sociales ».

Mais est-ce qu’un pauvre originaire d’Afrique touche autant d’aides sociales qu’un pauvre non immigré ?

Il faut fouiller un peu les chiffres de l’INSEE pour trouver la réponse à cette question. Si le calcul est rébarbatif sautez la section en vert.

[CALCUL]

Selon l’INSEE les immigrés originaires d’Afrique touchent beaucoup plus d’aides sociales qu’un autochtone (cf p42 1. Composition du revenu disponible des ménages immigrés en 2008 selon l’origine géographique et 3. Caractéristiques de la distribution des niveaux de vie selon l’origine géographique).

INSEENiveauDeVieMoyenParDecile INSEERevenuDisponibleParDecile INSEENiveauDeVieImmigres

INSEEPrestasocialeParDecile

  • (attention il faut jongler entre « revenu disponible moyen » et « niveau de vie moyen ») pour un même revenu, un immigré a un niveau de vie inférieur a un non immigré a cause du nombre d’enfants :
    Du revenu disponible au niveau de vie
    Deux ménages ayant le même revenu total n’ont évidemment pas le même niveau de vie si l’un est
    constitué d’une famille nombreuse, l’autre d’une personne seule. Il y a plusieurs méthodes pour tenir compte de la composition du ménage et tenter d’approcher son niveau de vie. On peut diviser le revenu par le nombre de personnes du ménage et comparer le « revenu par personne ». On peut utiliser la notion de « part » servant au calcul du « quotient familial » dans l’impôt français sur le
    revenu (1 part par adulte, 0,5 pour chacun des deux premiers enfants, 1 pour les enfants suivants) et comparer le « revenu par part ».
  • Prestations sociales immigré d’Afrique : 22% de 24350€ du revenu, soit 5357€ pour un niveau de vie moyen de 13530€, qui correspond approximativement à la tranche D2D3 du niveau de vie (p8 3. Revenu disponible par ménage selon la tranche de revenu en 2008) et la tranche D4D5 du revenu disponible.
  • Non immigré : 4,4% de 35110, soit 1545€ pour un niveau de vie moyen de 22680
  • les immigrés touchent donc 3,5X plus que les non immigrés de prestation sociales. Maintenant il faut comparer a niveau de vie équivalent, on peut prendre le revenu (24350) ou le niveau de vie (13530) comme point de comparaison.
  • les pauvres français touchent 5% de prestation sociale dans le décile D4D5 qui a un revenu moyen de 26350 (pour le décile équivalent en terme de revenu), soit 1317 d’aide sociale.
  • Pour un niveau de vie moyen de 14190 nous sommes dans D2D3 (p10 3. Niveau de vie moyen selon la tranche de niveau de vie en 2008) et donc un revenu moyen de 18370 (p8 3. Revenu disponible par ménage selon la tranche de revenu en 2008) pour le même décile, avec 11,3% de prestation sociales (p12 2. Composition du revenu disponible par grands agrégats en 2007 et 2008) soit 2075€.
  • Qu’on prenne 1317€ ou 2075€ cela fait (rapporté au 5357€) X4 ou X2.5.

En gros, un pauvre immigré africain touche environ 3X plus d’aides sociales qu’un pauvre non immigré (à rapprocher en partie du fait qu’ils font plus d’enfants), selon les chiffres de l’INSEE.

[FIN DU CALCUL]

Ça semble cohérent avec les donnés qu’on à par ailleurs.

CAFImmigres

On voit bien que les africains font plus d’enfants et touchent plus d’aide sociales. Le chiffres ne disent pas si c’est culturel, si c’est abusif, mais ils sont clair quand à la disparité selon les origines.

Ce qui est corroboré par les observations de terrain dans les bureau de la CAF. Selon ce rapport (PDF) commandé par le ministère du Travail et publié en juillet 2010, les immigrés sont,

par rapport aux individus nés en France, « environ 1,6 fois plus nombreux à recevoir des allocations chômage, 3,8 fois plus représentés parmi les bénéficiaires du RMI, et en moyenne 2,5 fois plus dépendants des aides au logement ».

Rajoutons que le taux de fécondité des françaises de  naissance est de 1.8, des immigrées de 2.6, des étrangères de 3.3.

Conclusion : un pauvre immigré Africain, a revenu équivalent touche 3X plus d’aides sociales qu’un non immigré. Principalement a cause de la natalité.

Ce n’est pas Kadidiatou qui nous dira le contraire. C’est un peu démagogique de poster cette vidéo, mais elle illustre parfaitement ce que les statistiques nous racontent :

Le fait qu’ils soient pauvre provient plus du fait qu’ils étaient déjà pauvre avant de venir et qu’ils ne viennent pas pour travailler. (Rappel : 5% ou 10% selon les sources des immigrés viennent pour travailler, le reste c’est du familial)

De plus, en France, il ne fait pas bon travailler si on gagne en dessous de 2000€ de revenu net par mois.

Voila pour la pauvreté, maintenant, examinons la violence.

La violence des pauvres

La France est loin d’être un pays inégalitaire, et ne le devient pas. La pauvreté relative à du mal a expliquer à elle seul le facteur violence :

  • Les zones pauvres en France sont le cantal, Ariège, creuse et non pas les banlieues qui au contraire sont relativement a ces zones plus riches. Se lever à 6h du matin pour prendre le bus pour aller dans les derniers lycée de France, c’est dans les zones rurales, pas dans le 9 3. Xavier Raufer docteur en criminologie nous l’explique clairement :
  • Les tests sur les CV anonymes (qui marche pour les femmes et les séniors) montrent qu’ils 2X moins choisis si on enlève leurs noms, preuve que c’est le CV qui est mauvais et non le nom étranger qui est discriminatoire :

    mais le CV anonyme pénalise les candidats issus de l’immigration ou résidant en Zone Urbaine Sensible (ZUS) ou dans une ville en Contrat Urbain de Cohésion Social (CUCS)En revanche, le CV anonyme ne permet pas de réduire l’écart de chances entre les candidats issus de l’immigration et/ou résidant ZUS-CUCS et les autres candidats. L’écart de taux d’entretien devient encore plus défavorable à ces candidats potentiellement discriminés lorsque leur CV est anonymisé. Avec des CV nominatifs, les candidats issus de l’immigration et/ou résidant en ZUS-CUCS ont 1 chance sur 10 d’obtenir un entretien, tandis que le reste des candidats a 1 chance sur 8. Lorsque les CV sont anonymisés, l’écart s’accroît : 1 chance sur 22 pour le premier groupe contre 1 chance sur 6 pour le second.

  • Réussite scolaire moindre, chômage plus important selon le rapport « immigrés et descendants d’immigrés » de l’INSEE!

    Globalement, le taux de chômage s’élevait à 16 % pour les immigrés, alors qu’il n’était que de 9 % pour les non-immigrés, pour 2009, année de référence de l’étude.. Hors Union européenne, le taux de chômage des immigrés varie fortement en fonction du pays d’origine, de 18 % pour les immigrés venus d’Afrique (hors Maghreb) à 26 % pour ceux venus de Turquie.Si le taux d’activité des immigrés varie selon le pays d’origine, les hommes et les femmes venus du Portugal et d’Afrique Subsaharienne sont les plus actifs sur le marché du travail (80%). Leur participation dépasse même celle des non-immigrés (78%). A l’opposé, les immigrés issus du Maghreb (66%), de L’Espagne (66%), de l’Italie (61%) ou de Turquie (58%) sont les immigrés les moins actifs.

  • La France dépense beaucoup pour ses immigrés, quelques dizaines de milliards.
  • (Chiffres à vérifier et sourcer mais plausibles) D’après l’OCDE, les deux tiers des immigrés arrivant en France ont un niveau d’éducation inférieur au premier cycle des collèges (la moitié ne dépassent pas le primaire),  En 2005, il n’y a eu que 11.500 cartes de séjours délivrées au titre de l’emploi, soit 7% des flux.

Les causes de la violence seraient donc plutôt ou aussi culturelles. La pauvreté étant un 2ème facteur. Le sociologue Hugues Lagrange parle de « déni des cultures » et explique que la violence est influencée (très logiquement) par des facteurs culturels : polygamie, soumission des mères, autoritarisme des pères. Nicolaï Sennels nous explique les différences psychologiques des musulmans qui expliquent la violence dans son livre « Parmi les criminels musulmans. L’expérience d’un psychologue à Copenhague », publié en 2008. Il y a bien un effet de victimisation les concernant.

Les immigrés se plaignent du racisme, qui serait la cause de leur pauvreté et donc de leur violence. C’est peut-être en partie vrai, mais ce n’est pas prouvé. Ce qui est clair, c’est que d’autres facteurs sont à l’oeuvre.

De plus, le racisme n’a jamais été un obstacle historique à l’intégration (cf le vagues d’immigrations d’Italiens qui ont fini par s’intégrer), et puis … le racisme ça n’existe pas que dans un seul sens :

(oubliez la fin de la vidéo, c’est le témoignage qui est intéressant et pas la propagande finale).

La cause des problèmes

Si on peut accuser la France, c’est bien de trop en faire sur le sujet. D’être laxiste à tous les niveaux, et de laisser se développer cette culture de l’assistanat qui évolue en culture du cancre, soit disant « anti système » qui se réfugie dans l’Islam.

Les immigrés ne sont pas la cause des problèmes de la France. C’est l’immigration massive qui l’est. La nuance est importante.

La France fait venir en masse des immigrés sous éduqués et ne les incites pas à s’en sortir car sous prétexte de lutter contre le racisme elle les incite même à ne pas chercher du travail et les laisser se détourner de la vie en société. C’est le manque d’attractivité du travail français qui repousse les immigrés vers d’autres « solutions » (islam / aides sociales).

C’est bien la politique française qui est source de problème, pour les autochtones et les immigrés. On peut tout à fait comprendre qu’en période de crise ils soient les première victimes du marasme économique et du chômage endémique et qu’ils n’ont pas plus envie que les autres d’être exclus de la vie « normale ». La France est donc responsable de sa politique immigratoire et de ses effets. Rajoutez à cela la dissonance cognitive induite par les messages de la télé ou tout est beau et facile (l’argent et les femmes chaudes coulent à flot) et la vie réelle. La France avec son histoire soit disant progressiste de mariage homo, donne une image de totale décadence qui sert de repoussoir à ceux qui n’ont déjà plus d’espoir envers le modèle républicain capitaliste. D’où le replis communautaire.

Par contre, à charge des immigrés d’utiliser toutes les chances que la France leur donne pour se sortir de la pauvreté au lieu de toujours accuser « l’autre » de leurs propres échecs. Ils ont les même écoles que les autres, le même enseignement, aucune loi ne les discrimine et ne les empêche de créer leurs propres emplois, ni d’accéder aux crédits des banques ou aux capitaux bien au contraire. Ce n’est pas la faute des français s’ils construisent des mosquées avec les sous du Qatar plutôt que des entreprises de pointe ! Les faits nous disent plutôt qu’ils sont découragés / qu’ils n’ont pas envie / qu’ils s’en contente. Et ce n’est pas un critère qui favorise l’embauche. Le monde du travail est difficile par nature. On est donc dans un cercle vicieux, car comment avoir envie si on sait « d’avance » qu’on aura moins de chances et qu’en plus on sera aidé à ne pas travailler. Mais la seule manière pour eux de s’en sortir c’est « d’en vouloir » au lieu de se plaindre. Et ça, ce n’est pas du ressort de la France qui fait déjà beaucoup. Après tout, par rapport a leur pays d’origine, sans se fatiguer, ils ont vu leur niveau de vie augmenter, alors, pourquoi se priver ?

Conclusion : la France à une politique beaucoup trop laxiste à tous les niveaux, aux frontières et vis à vis des immigrés. Les immigrés eux même ont en partie sombré dans la facilité, l’assistanat : a quoi bon travailler chez les racistes du privé puisque l’état nounous s’occupe d’eux.

Infowar, la guerre de l’information


Avec Internet la guerre de l’information (qui n’est pas vraiment nouvelle dans le fond) prends une nouvelle dimension dans nos « démocraties » et prends à leur propre piège les puissants qui avant étaient un peu seul sur l’arène, et donc, n’avaient pas trop de mal à gagner la partie.

D’un coté

Notamment en France qui a régressé en 44ème place du classement de Reporter sans Frontières, alors qu’elle était 11ème avant l’arrivée du nain en 2002. C’est quand même la honte dans le pays de la « révolution » censé être à la pointe de la démocratie. Demandez aux journalistes dans quel climat ils travaillent maintenant. C’est une catastrophe. La Nabot fait régner la terreur dans les rédactions.

Les statistiques, outils de « transparence » sont en permanence trafiqués, c’est important de le comprendre :

  • souvenez vous en 2006 l’INSEE n’avait pas pu publier les chiffres du chômage juste avant les élections présidentielles, car ils n’étaient pas favorable au « candidat ». Il faut savoir que les méthodologies de calcul varient au cours du temps. Par exemple aux états unis (mais c’est pareil ici), le taux officiel de chômage est de presque 10%. Mais si on inclus les travailleurs précaires on est à 17%. Et si on va plus loin s’il était calculé la méthodologie pré 1994, il serait plutôt de 23% !!!  Et qu’est-ce qu’il y a de spécial avec cette méthodologie ? elle inclus ceux qui sont sortis des stats parce qu’ils ne touchent plus de chômage (au bout de quelques mois) …
  • L’institut de sondage du CSA est maintenant dirigé par Bolloré un ami de notre président. D’ailleurs juste après ce changement de tète, la cotte du président était remontée, comme par magie ! lol
  • Autre cas : les statistiques « criminelles » sont largement trafiquées en France. La méthode est simple : il s’agit d’une part de décourager l’enregistrement des délits graves (s’il n’est pas enregistré il n’est pas comptabilisé) et d’autre part, d’augmenter les résolutions de cas simples. En gros, on demande aux policiers de faire du chiffre au lieu de faire leur métier. Au point que la profession vit un véritable malaise, pris entre deux feux : les banlieues de plus en plus violentes, et les ministres qui leur demandent de masquer la réalité. Quand le gouvernement communique (ou pas : le chiffre des voitures brulées ne sera pas communiqué cette année) il triche systématiquement dorénavant. En réalité les crimes avec violence sont en forte augmentation. Peut être qu’au fond la seule différence c’est que maintenant, avec internet, ca se voit … ?
  • Encore un autre sujet important : l’inflation. Elle est largement sous estimée. En principe l’inflation mesure le coût de la vie, dans la réalité, c’est le coût de la survie. Quand un produit devient trop cher dans panier utilisé pour calculer l’indice, il est remplacé par un autre moins cher. Mais ce faisant, on fait fi de la « qualité ». Imaginez qu’on vous remplace une bonne baquette de bon pain par du pain dégueulasse et pas nourrissant tel qu’on le trouve en ville. Le prix est peut-être le même, donc « pas d’inflation » en apparence, mais dans la réalité, votre vie se dégrade. Donc l’inflation est trafiquée. Et pourquoi ? parce que les salaires minimaux sont indexés sur l’inflation d’une part, et le remboursement de nos dettes aussi. Donc c’est un moyen très simple et sournois de faire payer les peuples.

Chômage, insécurité, pouvoir d’achat. Ça ne vous rappelle rien ? On se croirait en pleine campagne électorale. Ce n’est pas un hasard si ces chiffres particulièrement sensibles sont passés sous la coupe de « directives » venues d’en haut. Ne soyons pas dupe.

Inutile de rappeler aussi à quel point la réalité a été en permanence minimisée, masquée, déformée au sujet de la crise économique. Et cela continue à l’heure actuelle. Elles sont loin les « pousses vertes » de l’été 2009.

Ceci dit, la vérité transpire, suinte. On peut la deviner cachée derrière l’écran de fumé, car nous sommes censé être en démocratie, règne de la transparence. Alors tout ne peut pas être totalement faussé. Et c’est à cause de cette hypocrisie qu’il est possible de savoir un peu mieux ce qui se passe en coulisses et surtout de ne pas être dupe, de ne pas prendre tout au pied de la lettre.

De l’autre

Et maintenant, en plus, il y a le phénomène wikileaks qui modifie encore plus la donne. La guerre de l’information n’est plus a sens unique, Internet réplique. Les anonymous se joignent à la bataille. Voila pourquoi il est si important pour les puissants de contrôler internet pour que le citoyen cesse de se mêler de ce qui le regarde. Comme toutes ces lois qui sont votées en tout discrétion (exemple parmi tant d’autres : la LOPPSI 2 a été votée le 15 décembre à 22h20 par 27 députés sur 577) pendant qu’une polémique quelconque est alimentée pour distraire le peuple (genre l’identité nationale, la neige, etc…). L’année 2010 a été chargée, et ce n’est que le début.

Si on fait un parallèle avec la chronologie star wars, Wikileaks est « a new hope » (un nouvel espoir), et on est en plein « empire strikes back » (l’empire contre attaque). Il ne nous reste plus que le retour du Jedi avant la conclusion ! lol

Je rappelle a toutes fins utiles que l’invention de l’imprimerie à eu un impact similaire à l’époque en mettant (en partie) à bas le pouvoir de l’église (via la réforme protestante dans un premier temps, puis via l’éducation des masses et l’essor des sciences dans un second temps). Mais ce pouvoir a été récupéré dans le temps par les politiciens qui ont fini par museler la presse ou du moins la tenir en laisse.

Aujourd’hui Internet amène un nouveau contre pouvoir à l’establishment et le fait vaciller. La petite minorité qui non seulement dispose d’internet mais qui en plus ne l’utilise pas uniquement pour ses loisirs ou pour du commerce lui met de sérieux battons dans les roues. Comme quoi ce sont toujours les minorités motivées qui font bouger les choses. Les autres ne sont finalement que spectateurs ou victimes collatérales. C’est leur choix.

Cette guerre est de la première importance car si nous laissons faire les dirigeants ils vont nous imposer une technocratie capitaliste libérale transhumaniste totalement déshumanisante. Si la mafia affairiste en haut de la pyramide du pouvoir parvient à se fins le système perverti actuel va finir par s’imposer et avec les nouvelles technologies de surveillance et de contrôle, il ne sera plus possible de s’en libérer. Tout tournera autour du profit, des rendements, du chiffre, sur fond d’illusion progressiste alors qu’en réalité tout se dégrade (je prends la santé comme indicateur ultime le plus objectif possible du « bonheur »).

(ajout 07/01/11) qui sont les premiers visés en Tunisie pour réprimer la révolution : les blogueurs !  C’est bien la confirmation de l’importance (nouvelle) d’Internet dans cette guerre de l’information. En tout cas les gouvernements ne le prennent pas à la légère. Notez que la Tunisie interdit les reporters internationaux, dans la même optique. Les anonymous s’en mêlent aussi.

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