Blog de Yoananda

Petit anti-manuel de la pensée unique, pour lire entre les lignes

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Guerre cognitive : introduction


Nous sommes tous enrôlés de force sans le savoir dans une guerre feutrée dont nous sommes tous victime qui plus es. Une guerre dont nos cerveaux sont l’enjeu stratégique, bien plus qu’un territoire ou qu’une ressource naturelle.

Les banquiers par exemple sont nos mercenaires quand nous leur demandons que nos placement rapportent un maximum.

Quand Bush décide de faire la guerre à l’Irak à cause d’armes de destruction massives fictives, on est en plein dans la guerre cognitive. Prendre en otage l’opinion de toute une population est une arme aussi efficace, voire plus qu’une bombe.

Michel Collon à listé quelques exemples. Évidement, les américains sont loin d’être les seuls à procéder ainsi, mais ça permet de planter le décors :

1. VIETNAM (1964-1975) :
MEDIAMENSONGE :
Les 2 et 3 août 1964, le Nord-Vietnam aurait attaqué deux navires US dans la baie du Tonkin.

CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
L’attaque n’a jamais eu lieu. C’est une invention de la Maison-Blanche.

VERITABLE OBJECTIF :
Empêcher l’indépendance du Vietnam et maintenir la domination US sur la région.

CONSEQUENCES :
Millions de victimes, malformations génétiques (Agent Orange), énormes problèmes sociaux.

2. GRENADE (1983) :
MEDIAMENSONGE :
La petite île des Caraïbes est accusée de construire une base militaire soviétique et de mettre en danger la vie de médecins US.

CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Entièrement faux. Le président US Reagan a fabriqué ces prétextes de toutes pièces.

VERITABLE OBJECTIF :
Empêcher les réformes sociales et démocratiques du premier ministre Bishop (qui sera assassiné).

CONSEQUENCES :
Répression brutale et rétablissement de la mainmise de Washington.

3. PANAMA (1989) :
MEDIAMENSONGE :
L’invasion vise à arrêter le président Noriega pour trafic de drogue.

CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Bien que créature de la CIA, Noriega réclamait la souveraineté à la fin du bail du canal. Intolérable pour les USA.

VERITABLE OBJECTIF :
Maintenir le contrôle US sur cette voie de communication stratégique.

CONSEQUENCES :
Les bombardements US ont tué 2.000 à 4.000 civils, ignorés des médias.

4. IRAK (1991) :
MEDIAMENSONGE :
Les Irakiens auraient volé les couveuses de la maternité de Koweït-City.

CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Invention totale par une agence publicitaire payée par l’émir du Koweït,
Hill & Knowlton.

VERITABLE OBJECTIF :
Empêcher que le Moyen-Orient résiste à Israël et acquière son indépendance envers les USA.

CONSEQUENCES :
D’innombrables victimes par la guerre, puis un long embargo y compris sur les médicaments.

5. SOMALIE (1993) :
MEDIAMENSONGE :
Monsieur Kouchner se « met en scène » comme héros d’une intervention humanitaire.

CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Quatre sociétés US avaient acheté un quart du sous-sol somalien riche en pétrole.

VERITABLE OBJECTIF :
Contrôler une région militairement stratégique.

CONSEQUENCES :
Ne parvenant pas à la contrôler, les Etats-Unis maintiendront la région dans un chaos prolongé.

6. BOSNIE (1992 – 1995) :
MEDIAMENSONGE :
La firme US Ruder Finn et Bernard Kouchner mettent en scène de prétendus camps serbes d’extermination.

CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Ruder Finn et Kouchner mentaient. C’étaient des camps de prisonniers en vue d’échanges. Le président musulman Izetbegovic l’a avoué.

VERITABLE OBJECTIF :
Briser la Yougoslavie trop à gauche, éliminer son système social, soumettre la zone aux multinationales, contrôler le Danube et les routes stratégiques des Balkans.

CONSEQUENCES :
Quatre années d’une guerre atroce pour toutes les nationalités (musulmans, serbes, croates). Provoquée par Berlin, prolongée par Washington.

7. YOUGOSLAVIE (1999) :
MEDIAMENSONGE :
Les Serbes commettent un génocide sur les Albanais du Kosovo.

CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Invention pure et simple de l’Otan comme le reconnut Jamie Shea, son porte-parole officiel.

VERITABLE OBJECTIF :
Imposer la domination de l’Otan sur les Balkans, et sa transformation en gendarme du monde. Installer une base militaire US au Kosovo.

CONSEQUENCES :
Deux mille victimes des bombardements OTAN. Nettoyage ethnique du Kosovo par l’UCK, protégée de l’Otan.

8. AFGHANISTAN (2001) :
MEDIAMENSONGE :
Bush prétend venger le 11 septembre et capturer Ben Laden.

CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Aucune preuve que ce réseau existe. De toute façon, les talibans avaient proposé d’extrader Ben Laden.

VERITABLE OBJECTIF :
Contrôler militairement le centre stratégique de l’Asie, construire un pipeline permettant de contrôler l’approvisionnement énergétique de l’Asie du Sud.

CONSEQUENCES :
Occupation de très longue durée, et forte hausse de la production et du trafic d’opium.

9. IRAK (2003) :
MEDIAMENSONGE :
Saddam posséderait de dangereuses armes de destruction, affirme Colin Powell à l’ONU, éprouvette en main.

CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
La Maison-Blanche a ordonné à ses services de falsifier des rapports (affaire Libby) ou d’en fabriquer.

VERITABLE OBJECTIF :
Contrôler tout le pétrole et pouvoir faire chanter ses rivaux : Europe, Japon, Chine…

CONSEQUENCES :
L’Irak plongé dans la barbarie, les femmes ramenées à la soumission et l’obscurantisme.

10 VENEZUELA – EQUATEUR – (2008 ?) :
MEDIAMENSONGE :
Chavez soutiendrait le terrorisme, importerait des armes, serait un dictateur (le prétexte définitif ne semble pas encore choisi).

CE QU’ON SAIT DEJA:
Plusieurs médiamensonges précédents se sont déjà dégonflés : Chavez tirant sur son peuple, Chavez antisémite, Chavez militariste… Mais la diabolisation continue.

VERITABLE OBJECTIF :
Les multinationales US veulent garder le contrôle du pétrole et des autres richesses de toute l’Amérique latine, ils craignent la libération sociale et démocratique du continent.

CONSEQUENCES :
Washington mène une guerre globale contre le continent : coups d’Etat, sabotages économiques, chantages, développement de bases militaires près des richesses naturelles..

Cette guerre imprègne aujourd’hui nos vies quotidiennes d’une manière très pernicieuse, puisque nous croyons souvent être en paix. Nous baissons notre garde. L’Euro par exemple, qui nous a été vendu sous de faux prétextes, se révèle être un instrument très vicieux dans cette guerre de l’ information.

En réalité, en tant que citoyen, nous sommes assailli de toute part. C’est un sujet très vaste et très complexe. La "conspiration" dont j’ai déjà parlé n’en est en fait qu’un aspect assez grossier.

Commençons par établir une définition de ce qu’est la guerre cognitive.

C’est une guerre. Une guerre qui provoque des morts, de la souffrance, mais surtout, de la soumission. La spécificité de la guerre cognitive, c’est que la connaissance et l’information en sont les armes principales et à part entière.

Cette arme n’a rien de nouveau en soi. Ce qui l’est, c’est sa sophistication et son efficacité (même si c’est très difficile à mesurer) et sa prépondérance.

Je dirais que la guerre cognitive à connu quatre grandes étapes pour en arriver à ce que l’on voit aujourd’hui.

  1. L’invention de la démocratie. A partir de ce moment la, ce n’est plus la force militaire pure qui compte, mais la capacité à manipuler l’opinion publique.
  2. L’invention de la télévision. Hitler à probablement été le premier a comprendre le pouvoir de cet outil. Même s’il y a tout un contexte, je pense que cette véritable machine à hypnotiser n’est pas étrangère au pouvoir de fascination que le dictateur avait sur son peuple.
  3. L’invention de la bombe atomique. Avec la démocratie, la confrontation "interne" doit être évitée. La, c’est la confrontation "externe" qui doit l’être à tout prix. L’équilibre de la terreur oblige les belligérants à changer de terrain de jeu.
  4. L’invention d’Internet. Cette phase est différente, car elle est marquée par une explosion de la complexité, qui crée un fossé et profite a ceux qui sont les mieux adaptés à ce nouveau contexte fluctuant.

Aujourd’hui les ordinateurs et les réseaux sont littéralement des armes de manipulation massive des opinions pour ceux qui savent tirer parti de la crédulité des gens. Submergé par le flot incessant des informations nous vivons sous le règne des experts.

Internet est devenu littéralement un champ de bataille, ou il est encore difficile d’y voir clair :

  • l’espionnage industriel est endémique (la Chine étant extrêmement agressive à ce sujet). Le multinationales sont en concurrence entre elles, et s’appuient sur les services secrets des états, tout en essayent de s’en émanciper
  • les joutes politiques s’y déportent, au sein d’un même pays, mais avec des aspects de plus en plus transversaux (notamment du fait d’alliances internationales mais aussi avec des répercussions sur d’autres centres de pouvoir, comme le législatif).
  • encore plus underground, des conflits techniques sur l’architecture en mutation constante du net
  • en plus de cela, Internet est aussi le lieu d’affrontement sur les idéologies religieuses, économiques, médicales, sexuelles, etc…

Pour compléter cet article introductif, il reste à parler de la crise économique. Est-ce que la crise provoque la guerre, ou bien la guerre provoque la crise ? A mon avis, les deux sont vrais.
Tous ces conflits, ces mensonges et ces manipulations de l’information ont des répercussions qui amplifient la crise en provoquant de nombreuses victimes économiques, voire dégâts collatéraux (typiquement la crise des subprimes à consisté a ferrer des poissons pauvres et crédules avec des crédit alléchants. On voit ou ça nous à mené – idem avec la bulle immobilière française).. En inventant des mensonges pour manipuler les peuples afin de les entraîner dans des guerres, cela sape la confiance dans les institutions publiques. Au moment de la crise économique, cela s’est répercuté sur les banques notamment (ce n’est pas le seul facteur bien sûr).
A l’inverse, la crise économique exacerbe les tensions et donc provoque des conflits de plus en plus violent et directs (pour le contrôle des matières premières notamment – exemple récent le Mali) : les pays s’affrontent entre eux, les multinationales s’affrontent entre elles, les pays affrontent les multinationales (les marchés), etc…

La guerre cognitive, ou G4G, c’est presque la guerre de tous contre tous. C’est une sorte de meta-guerre, une guerre entre les moyens de se faire la guerre. Vous l’avez compris, tout le monde ne joue pas dans la même cours de récré. Les premières victimes de cette guerre, sont les gens de ce qu’on nomme le prolétariat cognitif.

En tant que personne, il est important d’être un minimum au courant, car notre société est profondément modelée par ces affrontements. D’apparence si paisible, notre société cache une agressivité dévastatrice, d’autant plus trompeuse qu’elle est invisible. Nous ne sommes même pas agressés au quotidien, mais quasi en permanence. Par exemple, les publicités avec des femmes à moitié nues (leurre d’appel sexuel) en sont un aspect révélateur. Même si c’est légal, le marketing vise quand même rien de mois qu’a manipuler nos cerveaux pour nous conditionner à acheter un produit. Et pour cela, il a besoin qu’on soit plus vulnérables.

Mais ce n’est pas tout. Les sciences du cerveau ont beaucoup progressées, au point que dans cette guerre, c’est de nous même dont il faut se méfier en tout premier lieu. C’est la ou ça se corse, car nous faisons la guerre aux autres sans le savoir, à l’insu de notre plein gré. C’est un peu la spécificité de cette guerre : nous en sommes les pions, et il est très difficile de s’en extraire. J’y reviendrai dans les prochains articles. Les mensonges grossiers comme les opérations sous faux drapeau ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Démonter les mécanismes de la désinformation est important, mais pour se préserver vraiment le yoga (ou toute pratique similaire) semble indispensable.

Revue : la démocratie des crédules


Après être tombé sur une interview de l’auteur j’étais curieux de savoir ce qu’il avait à dire sur le sujet, j’ai donc commandé son livre. Je n’ai pas été déçu. Moi même ayant pris part, par crédulité, à des rumeurs, et ayant fait l’effort d’en démonter certaines, je crois que le sujet est plus qu’essentiel. Il est en effet vital pour nos démocratie, du moins ce qu’il en reste. C’est ce que montre ce livre.

Pour être très alaise avec les nouvelles techno, j’ai la tendance naturelle à voir dans le net une opportunité pour l’humanité. Alors quand quelqu’un arrive et dis "attention danger" avec des arguments, je tends l’oreille. C’est notamment par l’économie que je me suis rendu compte à quel point il est difficile de lutter contre la crédulité des gens. En témoigne un article récent : on sauve les banques mais pas les pauvres.

Le livre nous explique comment les rumeurs se répandent sur Internet, notamment le conspirationisme, que j’ai ici même critiqué. L’originalité du livre, l’approche du sociologue, c’est d’expliquer les mécanisme de construction de ces rumeurs. Nous sommes bourrés de biais cognitifs qui font que malgré nous, nous sommes attirés par des explications séduisantes. Au final le pouvoir d’Internet nous conduit vers une tyrannie de l’émotion, du sentiment, du sensationnalisme.

C’est un véritable retour a des superstitions moyenâgeuse à laquelle nous assistons, même si ce ne sont pas les mots de l’auteur.

  • biais de confirmation (si on cherche des conspirations on va en trouver plein sur le net)
  • biais de motivation : les croyants sont beaucoup plus motivés pour défendre leur thèses que les sceptiques
  • biais de proportionnalités : avec Internet on a l’impression qu’il y a plus de phénomènes, mais c’est juste qu’on est plus au courant
  • bisais monocausal : on s’attache aux explications simples
  • mille feuille argumentatifs : internet permet d’agréger les arguments qui même s’ils sont tous discutable donne une impression de masse, et d’expertise
  • effet othelo, effet rateau, paréidolie, etc…

Ce ne sont pas des effets anecdotiques, mais un vrai terreau pour le règne des croyances. Attention, contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce sont les personnes relativement instruites qui en sont victimes en premier. On pourrait dire, celles qui croient savoir parce qu’elles fait suffisamment d’études pour être au dessus du lot, mais pas assez pour avoir l’humilité d’en reconnaître les limites.

Donc, Internet permet dans certains cas a la sagesse des foules de s’exprimer, et dans d’autres, a leur crédulité, pour ne pas dire, a la connerie. L’effet est tel qu’il peut remettre en question notre fonctionnement démocratique car c’est l’équilibre des pouvoirs qui est chamboulé. Prenons l’exemple de la campagne d’Hollande : il est beaucoup plus difficile de maîtriser la communication présidentielle avec tous les smartphone partout qui filment le moindre incident, alors qu’avant tout cela aurait été soigneusement caché.

Le problème que soulève Bronner c’est que la parole de l’expert est remise en question, et même pire, mise en concurrence avec la vox populi et ses croyances, par principe d’égalité démocratique. C’est la qu’est le danger, car il s’agit bien d’une dictature de la bêtise qui se profile. Si l’auteur à raison ! C’est toute la question.

Mon avis sur la question :

Évidement, ce sociologue à mis le doigt sur un phénomène massif, mais jusque la invisible, ou trop intriqué dans la trame du net pour qu’on la perçoive autrement que par une sorte de malaise diffus. Mais a-t-il pour autant démontré sa thèse de manière irréfutable ? loin de la. Ce phénomène explique en partie le fossé grandissant entre les élites (qui méprisent la crédulité du peuple) et le peuple (qui accuse les élites de ne pas mériter leur place).

D’abord, les contours, les limites du pouvoir de la crédulité de sont pas explorés. Le phénomène existe, mais quelles sont ses limites, ses contre-poids ? Dans quelle mesure les gens vont-ils s’adapter, succomber ou bien au contraire prendre conscience ? Il n’existe pas vraiment d’indicateurs, mais la question n’est même pas abordée.

Viens ensuite la plus grosse lacune du livre selon moi : la raison pour laquelle le gens sombrent dans la crédulité serait en quelque sorte la paresse de notre cerveau, qui ne peut pas chercher la vérité sur tous les sujets, tous les jours dans un monde si complexe. Bien sûr, c’est un facteur, mais ce n’est pas le seul. Si les gens sont si crédule, c’est peut-être aussi parce qu’ils sont devenus méfiants face à l’orthodoxie que l’auteur défends.

Combien de fois les experts se sont trompés, vraiment trompés ? avec des conséquences terribles … Plein de fois.

  • souvenons nous de l’amiante et des dégâts qu’elle a fait
  • plus proche de nous : combien d’expert sont allé jurer a la télé la main sur le coeur qu’il n’y avait pas de crise économique
  • et les armes de destructions massives en Irak
  • et le vote de 2005 sur le traité constitutionnel
  • fukushima (l’accident était impossible, les centrales trop sécurisé)
  • etc…

Les gens sont à mon avis plus méfiants que crédule. En tout cas ils sont crédules parce qu’ils sont méfiants d’abord. Ils cherchent d’autres réponses. Ce sont les élites en tout genre elles même qui ont minés la confiance qu’on leur portait. Il faudrait croire les labos payés par Monsanto quand ils nous disent que les OGM sont sans danger ? Il est notaire maintenant que les lobbys ont une influence majeure sur ces questions.

Alors oui, quand une étude sur les OGM vient dire qu’elle donne des cancers aux rats, tout le monde les croit sans réfléchir, parce que Monsanto nous a donné l’agent orange, le rondup, le gène terminator et d’autres joyeusetés ! Et tout ça l’auteur le passe carrément sous silence. Il est vrai que les scientifiques se sont dotés d’outils performants (le peer reviewing) pour éviter les dérives, mais entre les gentils scientifiques de labos qui font avancer la science et ce qu’on a dans nos assiettes … il y a un gouffre.

Bien sûr, aujourd’hui il y a des choses choquantes : 1/3 des français ne savent pas que la terre tourne autour du soleil. De nombreuses personnes (aux USA surtout) pensent que le monde a été créé il y a 6000 ans et que les dinosaures sont une supercherie, de même que l’évolution. Mais est-ce que pour autant toute les "rumeurs" sont fausses, et si elles le sont, ne sont elles pas justifiées quand même ?

La ou je rejoint l’auteur c’est au sujet des journalistes qui devraient s’élever au dessus de tout ça grâce à la déontologie et la méthodologie.

Ce que j’en retiens, c’est qu’on est toujours le crédule de quelqu’un ! L’humanité mettra quelques dizaines d’années a s’adapter a Internet. Nous sommes en phase "euphorique" et manquons de recul. L’intérêt de ce livre est justement de commencer à en prendre.

La nouvelle politique


Dans la même veine que les articles précédents (nouveaux usages, nouvelle école, nouvelle économie) la politique est aussi actuellement en profonde mutation.

Notre système politique fait preuve de grandes faiblesses. Il n’est clairement pas à la hauteur des enjeux actuels :

  • crise économique,
  • crise écologique,
  • crise énergétique,
  • crise démographique.

Après 5 ans de crise, ça commence à se voir. En même temps, une nouvelle organisation émerge, grâce aux nouveaux outils que nous fournit Internet. Nous sommes en plein coeur d’une mutation historique.

Quels sont les facteurs / symptômes de l’échec du système politique actuel ?

Les politiciens actuel, non seulement ont moins de pouvoir qu’avant, pour ne pas dire presque plus du tout, mais en plus, ils ne représentent plus grand chose ni personne. On élit le moins pire bien plus que quelqu’un qui nous donne espoir. La pression médiatique s’intensifie avec Internet et les réseaux sociaux de sorte qu’ils gouvernement de plus en plus à l’émotion, et en se mettant en scène plutôt qu’avec une vision stratégique et portés par un rêve commun.

Les politiciens ont de moins en moins de pouvoir effectif. Les contre pouvoir sont de plus en plus nombreux (en vrac) :

  • journaux,
  • TV,
  • réseau sociaux,
  • régionalisme (Europe dans notre cas, primauté du droit Européen sur le droit national),
  • mafias,
  • parti d’opposition,
  • ingérence internationale,
  • marchés financiers,
  • gouvernance mondiale,
  • les multinationales,
  • les lobbys,
  • wikileaks, les anonymous (et bientôt Tyler, le wikileaks++).

Mais aussi et surtout, un facteur essentiel est l’échec du modèle de société occidentale, et la perte de leadership des élites (qui n’ont pas de solutions, il faut bien finir par l’admettre. Ce n’est pas un complot. Leurs complots ne sont pas tant pour fabriquer la crise que pour s’en prémunir / en profiter).

Pour faire court, ils sont dépassés. Mais jamais ils ne l’admettront … évidement.

Du coup, plutôt que d’exercer un pouvoir effectif, ils font semblant… histoire de justifier leur places et leurs prérogatives. Les politiciens ne mettent de plus en plus en scène, exemple révélateur de la tendance : Hollande qui prends le train pour un de ses déplacements, mais qui se fait suivre par AirHollande One pour des raisons de sécurité. Cela va de pair avec la gouvernance à l’émotion : une femme perds son bébé sur l’autoroute, c’est indignation nationale et les grand plans de refonte du pays pour que "plus jamais ça". Idem avec l’affaire Merah en son temps. Que je sache le terrorisme est loin d’être la première cause de mortalité dans le pays, pourtant on veut dessuite, tant que le pays est sous le choc,  mettre en place des grandes mesures de surveillances pour que "plus jamais ça".

Les politiciens se plaignent du "pouvoir des marchés" … quand ça les arrange. En ce moment, on ne les entends pas trop s’en plaindre… vous savez pourquoi ? parce que les taux sont bas ! Et du coup, quand les taux sont bas, l’opinion du peuple importe peu. C’est l’inverse quand les taux sont haut, on essaye de mobilier le peuple contre les "méchants marchés". Mais leur pouvoir arrange bien les politiciens le reste du temps. Ils oublient de le mentionner.

Internet les observe et a une mémoire que la télé ou les journaux complaisant  n’avaient pas. La gestion de leur image est beaucoup plus difficile. Hollande n’est probablement pas beaucoup plus mauvais que le discret Chirac, mais il est juste en décalage avec son époque (Sarkozy l’avait compris, mais en faisait trop).

Finalement, les gens commencent à réaliser que la démocratie ce de moins en moins voter, et de plus en plus acheter ou cliquer, (cela dépends d’ailleurs du moyen qu’on utilise pour payer ou épargner). Le citoyen ne peut pas se dédouaner sur les politiciens des choix qu’il fait aux quotidien : Dieu rigole des hommes qui maudissent les effets dont ils chérissent les causes !

La politique traditionnelle ressemble de plus en plus à un show TV distrayant.

A coté de cela, une nouvelle forme d’organisation citoyenne, de politique donc, est en train de naître. Une forme de gouvernance horizontale, collaborative, ouverte. Le contraire de la gouvernance hiérarchique et centralisée actuelle. N’est-il pas choquant que dans une démocratie, si un élu ne vote pas selon la ligne de son parti il s’en fasse exclure ? C’est l’inverse même du principe démocratique, et ça montre à quel point nous en atteignons les limites.

Voici quelques facteurs / symptômes que les plus avant-gardistes sont en train de faire émerger :

  • la mutation des partis politiques, grâce a un réseau social interne qui permet grâce à la curation de faire remonter les idées pertinentes de la base
  • le parti pirate, qui symbolise la prise du conscience citoyenne de l’importance de protéger les nouveaux outils démocratiques
  • wikileaks et bientôt Tyler (le wikileaks amélioré par les anonymous) pour lutter contre les "sales petits secrets"
  • le printemps arabe, le printemps érable, qui se sont diffusés grâce aux réseaux sociaux
  • la tentative de constitution citoyenne en Islande
  • mais la vraie mutation est encore à venir : on peut s’inspirer des outils de travail collaboratif créés par les programmeurs pour eux même ( GIT) pour faire des textes de lois !!!

Finalement les vrais progrès sociaux que l’humanité a connus ont été de nous doter d’outils efficaces pour régler nos conflits (autre que la violence). Les textes de loi publiques ont été un progrès qui nous a soulagé de l’arbitraire d’un roi tout puissant. Nous avons aussi inventé les procès avec jury, le droit de vote, le "peer review" pour les scientifiques. Avec Internet nous inventons toute une nouvelle classe d’outils.

Il n’est pas dit que la république "traditionnelle" y résiste encore longtemps, du moins dans sa version Française. La Suisse semble en avance sur le reste du monde, même sans avoir eu Internet (mais c’est un pays plus petit).

La megahistoire de megaupload


Version courte :

MegaUpload allait proposer une offre légale (MegaBox) de téléchargement (y compris gratuits) de musique qui rémunérait les artistes (beaucoup mieux que les majors). Les majors menacés ont fait appel au FBI qui a prétexté la présence de vidéos Al Qaeda pour faire un raid chez Kim Dotcom et fermer le site sous couvert de loi anti-terroriste !

Version longue :

C’est suite à la publicité TV en décembre 2011 et au soutient d’artistes mondialement connus comme Snoop Dog que les majors ont pris peur et ont fait fermer le site très rapidement début 2012.

Ne vous êtes vous jamais demandé pourquoi Megauplaod a été fermé mais pas les autres sites de téléchargement "illégaux" ? (RapideShare, FileTube, etc…) ?

C’est parce que Kim Dotcom avait réussi à mettre au point un modèle commercial viable, combinant téléchargement gratuit, mais aussi comptes premium payants, etc… et redistribution des revenus aux artistes (en fonction du nombre de visionnage). Depuis le raid du FBI, tous les sites de téléchargement ont supprimé la redistribution de points (prélude à la redistribution monétaire).

Pour qui voter ?


Les élections approchent et beaucoup se demandent pour qui voter. Je ne vais pas choisir à votre place, ni vous conseiller tel ou tel parti ou programme. Chacun est libre de choisir. D’ailleurs, je ne voterai pas.

Ceci dit, je vais quand même vous dire ce que j’en pense.

Je vois beaucoup de désarroi autour de moi concernant ces élections. Beaucoup ne savent vraiment pas qui voter. Et de mon point de vue, c’est tout à fait normal puisque ça ne sert plus à rien. Nous élisons des chefs d’états qui n’ont plus vraiment de pouvoir. Le "programme", le seul, l’unique, c’est que les états doivent plus ou moins disparaître à terme. Le pouvoir, le vrai, étant transféré lentement au niveau supranational, l’Europe, Bruxelles, pour faire simple.

Autre facteur, le pouvoir est aussi transféré "vers le haut" d’une autre manière à travers les multinationales, qui se sont engouffrées dans le vide juridique inter-étatique pour grossir au point de maintenant pouvoir influencer, voire dicter les lois. C’est le lobbying qu’on connaît bien aux USA, mais qui est aussi présent en Europe. Des députés européens avaient d’ailleurs lancé un appel désespéré à ce sujet "aidez nous face à la finance".

Aucun de ces deux pouvoir n’est démocratique.Et d’ailleurs ils sont liés comme cul et chemise, à travers le lobbying, le think tank et le copinage. Il n’y a qu’a voir comment les anciens de Golman Sachs se retrouvent maintenant à diriger certains pays pour s’ôter tout doute résiduel. Ils forment ce qu’on appelle maintenant l’oligarchie. Les Grec font l’amère expérience de ce pouvoir en ce moment, mais ils ne sont pas et ne seront pas les seuls. A franchement parler, leur incompétence n’a d’égal que leur vanité. Ils ne sont l’élite que d’une chose : la triche. Le seul trait commun qu’on puisse retrouver dans ces hautes sphères, c’est la capacité à "fermer les yeux" et le goût prononcé pour l’entourloupe. Et c’est normal, puisque c’est le Frankestein que nous avons nous même créé par nos lois sur les personnes morales, la responsabilité limité et la recherche du profit qui font des multinationales des nids à sociopathes.. Le pouvoir demande à être conquis, et les plus retors sont les mieux armés pour cela par définition.

Les politiciens ne sont, j’insiste, que les VRP de ces pouvoirs qui dominent les états. Fort avec les faibles, faibles avec les puissants. Il ne sert à rien de se voiler la face, on y est. Ce n’est pas pour dans 10 ou 20 ans que les états seront morts. C’est fait. Ils ne servent plus aujourd’hui qu’à collecter les impôts, assurer la sécurité du consommateur. Il reste un reliquat d’état providence, de "modèle social" qui fonds comme neige au soleil.

De plus, la légitimité des dirigeants même élus n’existe plus dans les faits. L’UMP représente environ 8% de la population (si on retranche les abstenions), majoritairement des riches et des vieux. Mais surtout … pire, quand vous élisez quelqu’un vous êtes peut-être d’accord avec certaines de ses mesures/idées, mais pas d’autres … du coup, si l’élu est légitime, ses mesures ne le sont pas forcément.

Je me fiche qu’un tel ou tel autre soit représentatif ou non. Ce n’est pas avec lui que je vis. Je vis avec les lois qu’il fait passer en revanche. Et elles … je n’ai presque aucun contrôle dessus (quand on voit comment la majorité UMP vote), et pire, comme je viens de l’expliquer, elles n’ont aucune légitimité. Le référendum de 2005 l’a bien montré en plus. D’autre part, il faut bien comprendre une chose aussi : les députés ou sénateurs doivent voter des lois sur des sujets de plus en plus techniques et ardus qu’ils ne maîtrisent absolument pas. HADOPI en est la preuve éclatante, mais, même si ça saute moins aux yeux, la gestion de la crise économique est du même ordre. Ils sont paumés. Les élus sont incompétents. Ce sont des acteurs.

La démocratie est morte. Du moins la représentative, la "traditionnelle".

Pour autant est-ce que ça signifie que nous ne votons plus ? que nous n’avons plus de pouvoir ?Non, bien au contraire. Nous n’avons pas de pouvoir tant que nous nous laissons prendre à la diversion électorale. En croyant que les miettes qu’on nous donne sont notre petite part de pouvoir, qu’on a conquis de haute lutte lors de révolutions, on oublie que par ailleurs, nous disposons d’un autre pouvoir.

Quel est-il ? Il y en a 2. Le porte monnaie ! Et le clic.

Nous sommes dans un régime censitaire. Le plus riche dispose de plus de pouvoir. Mais pour être "riche" il faut savoir capter le flux monétaire des masses. Donc chaque fois que nous donnons de l’argent à quelqu’un, nous choisissons de lui donner du pouvoir. L’époque où l’argent n’était qu’un moyen d’échange est terminée (si tant es qu’elle ai jamais existé).

En achetant du Nike chez Carrefour, nous validons un certain modèle de société. Personne ne nous oblige à aller acheter dans un hypermarché des chaussures de mauvaise qualité fabriquées par des enfants chinois ou africains. Idem quand on prend son abonnement Internet chez Orange, on choisi de lui donner le pouvoir, le pouvoir de signer des accords avec Facebook ou Google. Et s’il amasse beaucoup de pouvoir, il pourra modifier les règles du jeu sur Internet (Don’t be evil nous dit Google).

Et c’est la même chose quand on clique … on vote, indirectement, pour un site, pour une information, pour un mode de vie, pour une société. Personne ne nous oblige a aller nous enfermer chez Facebook. On le fait par facilité. Et la facilité se paye, un jour ou l’autre. Vous allez me dire, mais on ne peut pas se passer de banque, de nourriture, etc…

Certes, mais on peut choisir une banque éthique, une banque qui ne joue pas notre argent en bourse, une banque qui ne place pas ses bénéfices dans des paradis fiscaux, une banque qui ne blanchi pas l’argent de la drogue ou des pédophiles !!! Ces choix nous pouvons les faire. De même, nous pouvons exiger d’avoir des étiquettes pour les OGM, exiger que soient affichés aussi les prix "producteur", et plein d’autres choses.

A l’inverse, quand vous allez sur "leboncoin" acheter de l’occasion auprès d’un particulier, vous faites un autre choix… qui a bien plus d’impact qu’on ne le pense. Maintenant les "grands" commencent à s’aligner sur ces pratiques, Décathlon propose depuis peu du troc par exemple.

Alors voila, la démocratie aujourd’hui, s’exerce quand on choisit d’utiliser sa carte bancaire, quand on choisi d’aller mettre son argent dans telle ou telle banque, quand on accepte de ne pas regarder ce qu’elle en fait, quand on achète des produits sans demander d’où ils viennent, comment ils sont fabriqués, etc…

Le pouvoir on l’a. Bien plus qu’au temps de la démocratie. Surtout depuis qu’Internet nous donne accès à toute l’information qu’on veut. On peut enquêter sur tous les sujets avec nos clics … on peut se contenter de la presse pravda et de l’amour est dans le prés, ou bien éplucher les comptes de notre banque qui sont publiés sur son site. Bon c’est moins fun je le reconnais … lol mais le choix est la, le pouvoir est la. A notre portée.

Mais encore faudrait-il en être conscient et savoir l’utiliser.

En vrac : la baston sur le net


C’est de plus en plus la foire d’empoigne sur Internet, ca tire dans tous les sens, entre les criminels, les mafieux, les états, les hackers, les défenseurs et ceci et cela. Les informations sont très floues, car, par nature, les attaques sont difficile à tracer, on ne sait trop ce qui à pu être compromis. On a des attaques politiques, militaires, industrielles, économiques, bancaires, individuelles :

  • AREVA victime d’une intrusion informatique qui aurait durée 2 ans …
  • Le premier fournisseur d’armes Japonais lui aussi victime d’une attaque : Le journal Asahi estime que des plans d’avions de chasse, d’équipements défensifs ou même d’installations nucléaires ont pu être volées.
  • Idem pour le fournisseur d’armes du Pentagone, attaque bénigne apparemment
  • En plein G20 organisé en France, Bercy victime d’une attaque
  • Les membres du parlement Japonais eux aussi attaqués (peut-être par des chinois)
  • L’ONU s’est fait pirater : La Team P0ison, qui s’associe au mouvement Anonymous, a rendu publics environ 1000 emails, logins et mots de passes appartenant à des membres de l’ONU
  • Des hackers divulguent des coordonnées bancaires israéliennes
  • Des hackers attaquent le site Internet de Marine Le Pen
  • Le site Internet de EDF attaqué par DDOS
  • Des hackers dérobent 6.7 millions de dollars dans une banque sud africaine
  • La banque centrale de Lituanie victime d’une attaque bénigne
  • Le site de la modernisation de l’état lui aussi victime d’une attaque
  • Le FMI attaqué par les anonymous qui s’opposent aux plan d’austérité Grec
  • Un réseau d’espionnage "Ghostnet" tissé pour surveiller le Dalaï Lama
  • Des pirates Turcs se vengent sur le site du sénat Français suite à la loi sur le génocide arménien
  • 1 millions de comptes SonyPictures dérobés faisant suite à des attaques sur le site de la Fox, celui de la chaîne de télévision PBS et l’émission américaine de téléréalité X-Factor.
  • 208 000 serveurs compromis à travers le monde
  • 1/4 du net serait compromis par des botnets (petit programmes qui permettent aux pirates de prendre le contrôle de votre ordinateur)
  • Les anonymous interceptent une conversation embarrassante entre le FBI et Scotland Yard
  • Les anonymous diffusent les données personnelles de 541 policiers
  • Les anonymous jouent les Robins des bois en piratant les comptes bancaires d’une société intelligence économique et de renseignement (espionnage) STRATFOR et en leur faisant faire des dons à des œuvres de charités ! lol Wikileaks en rajoute une couche.
  • Les informations personnelles de députés, sénateurs et collaborateurs de l’UMP diffusés
  • Les données personnelles de 16 000 finlandais divulgués sur le net
  • Des hackers (chinois probablement) s’en sont pris à 2 satellites américains
  • Les anonymous s’en prennent à un réseau pédophile
  • L’estonie se fait cyber-attaquer par la Russie, semant la zizanie dans une des pays les plus connectés du monde pendant 3 semaines
  • L’attaque "netstrike" contre les essais nucléaire français en 1995
  • Garry McKinnon pirate l’US Navy et la NASA à la recherche de preuves de l’existence des ET
  • Contre attaque envers les Visa, Mastercard et Paypal qui bloquent le financement de wikileaks
  • Les coordonnées personnelles du policier qui gaze au poivre les manifestant d’OWS diffusés
  • BFMTV piraté pour diffuser une vidéo anti anonymous
  • 10% de la population finlandaise se fait pirater ses emails
  • Les données de 25 000 policiers autrichiens se retrouvent sur le net

Je sais pas vous, mais moi, ça me fait réfléchir quand même. Finalement, personne n’est à l’abri. On voit bien que tout le monde peut être la cible d’un piratage et voir sa vie privée exposée sur le net … que l’on soit noyé dans la masse ou activiste ou serviteur de l’état, etc…

En vrac : censure sur le web


Petite revue de presse de la censure sur le net. Je fais cette revue pour montrer que la censure est maintenant possible, (grâce à la centralisation de quelques acteurs majeurs : les FAI, les réseaux sociaux), et existe, et qu’elle concerne des "crimes", mais pas seulement, elle est aussi politique, voire même commerciale. Pour l’instant, elle est encore anecdotique, et difficile, mais les lois qui arrivent vont la rendre beaucoup plus facile, voire omniprésente :

  • Yahoo censure des emails contenant "Occupy Wall Street"
  • Google censure en partie des sites tels que "The Pirate Bay"
  • L’AFA a fait retirer 432 contenus "odieux" auprès des hébergeurs
    Odieux = pédopornographie, pornographie accessible aux mineurs, provocation à la discrimination ou à la haine raciale, incitation à la violence contre les personnes, violences faites aux femmes, provocation au terrorisme ou à la fabrication de bombes, apologie de crimes de guerre ou contestation de crimes contre l’humanité et provocation au suicide
  • Très sévères punitions si vous critiquez le très susceptible roi de Thaïlande
  • Un juge ordonne la désindexation (google, twiter, bing, yahoo) de centaines de sites de contrefaçons de luxe
  • Blocage du site "CopWatch" qui proposes de rendre la monnaie de leur pièces aux acteurs de la répression : Policiers, nous vous identifierons tous un à un. Que votre impunité trouve une fin.
  • Une site de surveillance de la censure ,la France en fait partie
  • Reporter sans Frontière dresse une liste des ennemis d’Internet, la France est sous surveillance.
  • Le Kazakhstan bloque les blogs
  • La France cherche à se doter d’un outil de censure "industriel"
  • Le site humoristique "JeMeMarre" s’auto censure au cause de la législation trop dangereuse en France
  • La justice force les FAI a filtrer certains sites ce qui peut occasionner des dérives
  • Pékin censure le mouvement des indignés et OWS de peur de la contagion
  • (je n’ai plus les liens) il a été question de censurer les blogs économiques (qui n’adhèrent pas a la doxa de la FED), et les discussions sur les impôts
  • Tout média confondus, quelques exemples de censures répertoriés, pas mal de censure politique dans le lot. Dans le même ordre d’idées : il faut savoir qu’il existe aujourd’hui des sociétés dans le travail est de "nettoyer" le net pour lisser l’image des personnes qui ont les moyens de se payer ce genre de services.
  • Le hamas victime de la censure des médias occidentaux
  • A l’inverse, on a Dieudonné qui est censuré en France et qui peut encore être trouvé sur Internet
  • Les média sociaux en Chine suivent la ligne communiste de censure
  • OpenNet Initiative publie une étude qui montre que la censure est en forte progression sur le net
  • Twitter se dote d’un outil de censure qui pourra être activé par les états qui en font la demande
  • Comme la Chine, l’Inde s’autorise à censurer Google, Facebook, Microsoft, Youtube
  • JotForm censuré par le gouvernement US sous un prétexte étrange
  • A l’inverse, Wikileaks a provoqué une vague de "disclosure" (révélations, l’inverse de la censure)
  • La Turquie souhaite interdire l’usage de 138 mots sur le net… et c’est 236 en Chine, qui dit mieux ?
  • Censure massive du net Tunisien a l’approche des municipales
  • Une BD censurée préfigure de la suite
  • Les sites journalistiques commencent à censurer fortement les commentaires et les blogs
    D’abord, vers la fin de l’année, toutes les plateformes de blogs des médias ont supprimé l’indexation des billets des blogueurs : 20minutes.fr, nouvelobs.fr..
    Ensuite, France Télévisions a supprimé purement et simplement sa plateforme de blogs.  Récemment, lepost.fr a fermé pour laisser la place au Huffington Post : Le post était la dernière plateforme participative (hormis Agoravox) qui était offerte au citoyen pour s’exprimer librement

Quelques questions de fond sur la censure :

  • déjà, il y a la question de "qui" censure : le gouvernement, ou bien le particulier, ou bien une société privée ? et à quelle échelle (un site, un pays, tout le net) ?
  • ensuite il y a la question du comment : est-ce la justice ? est-ce transparent ? est-ce automatique ou au cas par cas ? est-ce via la délation ?
  • quand est-ce qu’on censure ? en amont via un permis (de bloguer par exemple) ou en aval, après coup ?
  • enfin il y a la question de la "punition" : est-ce qu’on élimine le contenu ou bien on va plus loin et on pénalise ?
  • est-ce qu’on censure une personne ou une idée ? est-ce qu’on peut censure les étrangers qui par définition sont soumis à une autre lois ? ou est la limite
  • évidement, quand on censure, en général, on ne le crie pas sur les toits, il n’est pas facile de savoir ce qui a été censuré, ni comment

Enfin (c’est un sujet que je connais moins) on peut se poser la question de le censure des autres médias… historiquement, je crois qu’ils ont tous été mis au pas, les uns après les autres : les journaux, la radio, la TV … selon le même schéma immuable : l’arrivée des acteurs commerciaux, puis le bouclage par les politiques. La différence avec Internet c’est que c’est plus compliqué de part sa nature profonde qui a été justement conçue pour résister aux "attaques" (puisque Internet est née d’un projet militaire, ARPANET, en plus Internet est immense et évolutif).

Dans cette le "droit à l’oubli" qui est présenté comme une avancée pour le citoyen pourrait aussi se transformer et arme ultime pour la censure, car il obligerait à mettre en place tous les moyens techniques pour. Il suffirait que le ticket d’entrée au "droit à l’oubli" soit juste assez élevé, seul ceux qui en ont les moyens pourront l’utiliser. Ce serait un système de censure censitaire ! Une pure merveille en somme.  C’est dire à quel point on est sur une pente glissante.

Revue : l’obsolescence programmée


Ce documentaire est un très bon complément à "The corporation" et "L’homme toxique". Il montre l’une des absurdités dans lesquelles notre système nous conduit :
afin de maximiser les profits et aussi afin de fournir du travail perpétuel aux classes laborieuses, le grand capital à inventé le concept d’obsolescence programmée", c’est à dire que les objets que nous achetons sont plus ou moins habilement rendu fragile de sorte qu’on soit obligé de les changer tous 1 à 3 ans.

Le documentaire nous expliques entre autre :

  • comment les ampoules pourraient durer un siècle si elles n’étaient pas programmées pour 1000 heures
  • comment General Motors s’est imposé face à la Ford T pourtant plus résistante et plus économique en axant sa production sur le renouvellement annuel
  • comment une imprimante contient une puce qui la déconnecte au bout de 5000 pages
  • comment Apple fournissait des iPod avec batteries non changeable à durée de vie limitée
  • comment les communistes eux au contraire n’avaient aucun intérêt à produire des objets de mauvaise qualité et produisaient des réfrigérateurs et machines à laver conçus pour durer 25 ans minimum
  • comment le système s’articule autour de 3 conepts clés : l’obsolescence programmée, la publicité et l’achat à crédit et fait en sorte que les objets soient à jetter au moment ou nous finissons d’en payer le crédiit, nous rendant ainsi locataire même si nous achetons pour être propriétaire
  • comment l’afrique et en particulier le ghana est transformé en poubelle géante et sorte d’atelier archaîque de recyclage pour notre matériel informatique usager

On comprends ainsi comment les industriels passent des accords entre eux ou bien sont poussé par la logique économique et comment cela s’articule avec le concept d’externalités et de personne morale.

La seule touche un peu positive dans cet océan d’absurdité, qui n’a rien à envier au Dr Folamour de Kubrick est l’effort de certains industriel pour re-remplacer leur matières premières non recyclables par des composés bio-dégradables. Maigre consolation si on pense que c’est seulement dans l’objectif de pousser cette logique encore plus loin en la rendant "acceptable".
Alors qu’a l’autre bout de la raison, nous pourrions avoir une société ou nous n’aurions quasiment plus besoin de travailler pour produire, puisque les objets que nous utilisons auraient été fabriqués presque une fois pour toute. Pas besoin de la fuite en avant dans la robotisation des usines puisque chacun d’entre nous pourrait y travailler 1 ou 2 heures par semaines à la place, etc..
Espérons que la révolution de fab@home qui relocalise la fabrication des objets à la maison ou dans le quartier permettra de . De rétablir une industrie plus saine.
On comprends aussi a quel point Internet et la diffusion des information à grande échelle va gêner ces gens la, encore une fois en bouleversant la notion de propriété privée d’une part, et des "petits secrets / accords qui font les grand profits" d’autre part. Si Internet se fait boucler, il est certain que ce genre d’information ne sera pas autorisé : si on muselle internet pour sauvegarder l’industrie du CD, on le fera aussi pour les autres segments de marché.

Voila pourquoi l’espace de liberté qu’est Internet doit être à tout prix préservé, même s’il permet aussi des crimes comme la pédophilie ou le blanchiment d’argent sale. De toute manière, il ne faut pas se faire d’illusions, si les pédophiles courent tranquillement, ce n’est pas parce que Internet est libre, mais parce qu’il n’y a que très peu de policier très mal payés pour les traquer. En fait, ironiquement le système les protège car il a besoin d’épouvantails pour mettre en place ses barrières, frontières, douanes, impôts et contrôle de toutes sortes qui eux même produisent tant d’aliénation que certaines personnes cherchent des exutoires dans l’illégalité.

Bref, on marche sur la tête.

Revue de presse : les hacktivistes


Petite revue de presse indifférenciée (black et white hat) des actes commis par les hackers de tout bord pour prendre conscience à quel point le net devient un champ de bataille :

  • Un ver récupère 45 000 identifiants de Facebook
  • Le parti pirate Allemand fait 9% aux élections
  • Les locaux d’Hadopi taggés "we are legion"
  • Une application Android pour boycotter SOPA
  • Au Kazakhstan ou l’internet à été bloqué, le groupe d’activiste Telecomix l’a rétabli
  • Des hackers tentent de vendre au gouvernement Britannique un logiciel espion sur iTunes.
  • Le site CopWatch et Fafwatch à permis de surveiller les policiers (photos, profil facebook) avant d’être fermé par décision de justice.
  • Un botnet infecte 1/4 du réseau mondial.
  • Une "hackeuse" de 75 ans coupe l’internet de l’Arménie.
  • 208000 ordinateurs infectés par des pirates.
  • Wikileaks qui a dévoilé des milliers de "cables"
  • Ils ont piraté le site de BFMTV pour lancer un mystérieux «Projet Voxel» pour s’attaquer aux anonymous.
  • Des hackers prennent le contrôle de satellites US.
  • Des hackers  menacent le cartel de la drogue mexicaine qui s’en est pris à l’un d’eux.
  • Des anonymous piratent un réseau pédophile.
  • Les informations personnelles de 16 000 finlandais sont divulguées sur la toile.
  • Un milliers de coordonnées de responsables UMP publiées.
  • Les clients de Stratfor font des dons aux ONG malgré eux grâce a quelques robins des bois modernes.
  • Les anonymous annoncent le projet Mayem pour diffuser les données de la corruption et de la fraude grâce à l’outil Tyler (références au cultissime Fight Club). La vidéo a été censurée !!!
  • Des hackers menacent Acelor Mittal après la fermeture d’une usine à Liège.
  • Les données personnelles de 541 policiers diffusées par Anonymous.
  • Les anonymous ripostent à la fermeture de MegaUpload.
  • Areva subit des intrusions informatiques depuis 2 ans.
  • Les membres du parlement Japonais visés par des attaques.
  • La Team P0ison, qui s’associe au mouvement Anonymous, a rendu publics environ 1000 emails, logins et mots de passes appartenant à des membres de l’ONU.
  • Un groupe belge anti pirate s’en prends a "The Pirate Bay".
  • Des programmeurs proposent déjà des solutions de contournement à SOPA/PIPA.
  • Des hackers projettent d’envoyer leurs propres satellites dans l’espace pour contourner la censure.
  • Des hackers (saoudiens) divulguent les coordonnées de 6050 cartes de crédit Israéliennes.
  • Des hackers auraient (il y a des démentis) piratées un réseau ferré.
  • 6.7 millions$ dérobés dans une banque sud africaine.
  • La banque centrale de Lituanie victime d’une attaque.

Dans l’ensemble on peut voir que beaucoup (mais pas tous) sont des défenseurs de la liberté qui agissent pour protester contre les abus d’autorité des gouvernements. Ce phénomène semble prendre de plus en plus d’ampleur à mesure que les gens se rendent compte de toutes ces lois qui viennent "contrôler" le net. C’est une "idée" qui se répands, et les autorités auront beaucoup de mal à l’arrêter :

Privé de propriété


Je suis tombé un peu par "hasard" sur un article un peu long mais passionnant sur l’évolution de la notion de propriété au cours des ages. Aujourd’hui on est tous tellement habitué à la propriété "privée" qu’on en oublie même que c’est une notion récente et… peut être un peu trompeuse aussi !

La notion de propriété a évoluée en fonction de la nécessité … le plus souvent, mais pas toujours. Dans le récit que j’ai lu j’ai été frappé par certains problèmes anciens qui sont toujours d’une actualité frappante. La "mécanique" humaine semble se reproduire inlassablement, comme la recherche de rentabilité qui est derrière de nombreux événements de nos vies quotidiennes.

Je vais essayer d’en retracer les étapes principales. C’est un texte communiste, parfois exagérément virulent à l’encontre du capitalisme, mais n’en étant pas moins très pertinent.

Pourquoi est-ce important ?

D’abord parce que la propriété privée actuelle finit par nous déposséder en permettant l’explosion des inégalités et la concentration dans une poignée de main d’une masse de plus en plus importante de biens et moyens. Ensuite, parce que, comme cela à été systématiquement le cas au cours de l’histoire, les progrès techniques ont toujours provoqués des bouleversements de la notion de propriété. Avec Internet et les logiciels libres, nous sommes probablement a l’aube d’un tel changement.

La propriété est actuellement le socle qui permet l’accumulation du "capital", avec les intérêts et l’héritage. Ces 3 notions ne vont pas l’une sans l’autre :

  • propriété privée
  • intérêts sur prêt
  • héritage

C eux qui savent "jouer" avec ces "outils" mieux que les autres parviennent à accumuler plus du capital : du pouvoir. Par exemple, les familles qui décident que l’héritage ira au premier né peuvent accumuler et concentrer beaucoup plus de bien que les autres. Le communisme a été une tentative de niveler la propriété (en la noyant dans le collectivisme) tellement désastreuse dans la pratique qu’on en vient à soupçonner si elle n’aurait pas été instrumentalisée à son époque, comme l’Islam de nos jours.

Histoire de la propriété

Propriété commune, la tribu

Au départ (néolithique – avant l’agriculture et la domestication) les humains vivent en tribus. Seule la tribu à du sens, seul, c’est la mort assurée. L’exil était d’ailleurs la pire punition à l’époque, synonyme de mort. En toute logique la propriété n’existe que via la tribu. C’est la tribu qui possède, et en son sein, tout est partagé, maison, nourriture, ustensiles. Pas de propriété = pas de monnaie, ni de vol, ni de crime, au sein de la tribu. Les territoires des tribus sont séparés par de vastes étendues n’appartenant à personne. Par contre entre tribus la violence existe. Ce système a pu être généralisé au Pérou avant l’arrivée des conquistadors qui ont découvert un peuple qui ignorait le chômage, la mendicité, le vol, la prostitution.

Propriété d’usage

Afin d’éviter la consanguinité les tribus séparent les hommes et les femmes, qui s’occupent désormais de tâches différentes. L’homme est guerrier et chasseur, pêcheur, et pour le reste, il glande. Les autres tâches sont au mains des femmes. C’est la qu’apparaît l’embryon de la propriété personnelle à travers la consécration de l’usage. On possède ses armes. Avec le développement de l’agriculture, la terre devient aussi une propriété d’usage (avant l’invention de l’écriture c’est difficile de faire autrement), au nom de la femme.

Avec le développement et l’accumulation de bien qu’introduit l’agriculture se développe le brigandage (du fait de ceux qui en sont resté à la chasse/pèche) et… de l’esclavage ! Le vaincu est l’esclave du vainqueur, car il est alors plus utile de le garder pour travailler aux champs que de le tuer. Mais les butins sont partagés équitablement entre tous, ils restent propriété commune.

Propriété familiale

Le père étant d’une autre tribu (parfois de passage), c’est autour de la mère que s’organise les famille, et c’est la mère qui en est la chef. Alors que la terre reste propriété commune de la tribu, la maison devient progressivement propriété foncière de la mère et de ses héritière. Avec l’accroissement démographique et la sédentarisation et l’appropriation de la maison, la famille matriarcale commence à se séparer de la tribu. Propriété qui fini par être disputée puis confisquée par le père. On passe du matriarcat au patriarcat.

Propriété qui s’étend ensuite, non pas à la terre cultivé, mais aux récoltes. L’usage de la terre devient privé. La propriété reste à la tribu qui en organise l’usage. Une fois les récoltes terminées, la propriété redevient commune, notamment pour le pâturage des bestiaux ! L’enclos n’existe pas. Par contre la maison est la limite ultime de la justice commune. Une fois réfugié chez soi, un criminel en est hors d’atteinte (reste la justice du père) ! Mais petit à petit la terre finit par être associé à la maison, par habitude et répétition. On en arrive à la propriété privée. La justice n’apparaît d’ailleurs que pour faire "respecter" par la force la propriété privée !

La monnaie n’existe pas au sein de ces villages autonomes et auto suffisants. Mais un chef de village est désigné (élu pour son habileté) et est seul habilité à faire commerce du superflu avec d’autres village.

Au sein de la propriété commune de famille, le trésor de guerre fut le premier bien à appartenir individuellement. Provoquant déséquilibre au sein des familles, et des villages.

Les métiers tendent à se spécialiser et à se transmettre de père en fils, créant ainsi des artisans et des castes.

Propriété féodale

Les villages grandissent, formant des villes au lieu d’intersection des cours d’eau et voies de transport. On voit apparaître avec la spécialisation des métiers, la sédentarisation, et la croissance démographique différentes couches sociales.

  • les villages deviennent des villes. Les premier résidents et leurs héritiers sont les seuls a pouvoir jouir des terres. Les nouveaux (artisans) étant assimilés difficilement. Les anciens deviennent une aristocratie grâce à ces privilèges séculier.
  • les artisans s’organisent alors en corporations afin d’être moins défavorisés
  • les villages, soumis au pillages incessants des barbares demandent à l’un des leurs d’organiser la défense. Ils lui versent un impôt afin que ce dernier puisse se consacrer uniquement à la guerre. A la longue et par héritage successif de cette lourde tâche, la personne désignée pour la corvée devient le seigneur, garant de la sécurité des terres, aux prix de privilèges de plus en plus nombreux, mais décidés collectivement, démocratiquement.

La noblesse ainsi constituée fini par stopper les attaques. Les nobles dont la seule occupation était la guerre finirent par s’attaquer entre eux. Au point de former des territoires de plus en vastes et de se regrouper de manière hiérarchiques jusqu’à l’apparition du Roi. Roi qui fini par stabiliser le royaume. Les seigneurs ne servant plus à rien devinrent des courtisans, des "nobles", parasites de plus en plus agressifs envers ceux qu’ils étaient censés protéger. Créant ainsi les germes de leur propre destruction à venir (via la révolution de 1789). Je pense qu’on pourrait faire un parallèle tout à fait d’actualité si on se souvient que beaucoup des membres des services secrets se sont reconvertit dans la finance suite à la chute du mur de Berlin !

Propriété bourgeoise

Avec l’artisanat, la croissance de la population et la production, les progrès techniques, nais progressivement le commerce. Du commerce et de la nécessité d’avances pour les salaires ou les matières premières naissent les premières accumulations de "capital" (au sens marxiste). La manufacture spécialise non plus les métiers, mais les tâches, avilissant le travail lui même. Dans les corporations l’innovation est interdite pour ne pas donner d’avantage à un concurrent. Tout est très réglementé (ça ne vous rappelle rien ? HADOPI par exemple pour interdire l’innovation du partage sur le net).

La réforme du droit de propriété de la culture (aboutissement de la révolution de 1789), qui autorise l’enclos permet d’essors de l’innovation (impossible d’innover si les bestiaux viennent tout saccager une fois les récoltes faites). Mettant fin a des siècles d’immobilisme, permettant de nourrir plus de monde, qui se retrouvent a aller travailler dans les usines naissantes en ville, augmentant l’essor du commerce (notamment avec l’ouverture de nouvelles voies de navigation vers les indes ou l’Amérique). Du coup il faut aussi utiliser de plus en plus d’engrais (le guano) pour pallier à l’épuisement de la terre nourricière (la révolution verte des années 50 n’étant finalement qu’une continuation).

La machine prends progressivement le relais des hommes, permettant de mettre fin à l’esclavage. L’industrie se développe, et avec elle le commerce et la finance. Créant de fait une nouvelle aristocratie : la bourgeoisie.

La révolution met fin aux privilèges de l’aristocratie féodale, en principe au profit des paysans, qui se retrouvent finalement lésés : le droit de pâture leur est enlevé, et avec la financiarisation croissance, l’impôt qui leur est demandé devient une rente monétaire fixe, et non plus un pourcentage des récoltes. Ce qui les pousse inexorablement à s’endetter en cas mauvaises récoltes. L’endettement progressif permet l’appropriation par les bourgeois des terrains et au final leur concentration. Ce qui libère la "puissance de frappe" des commerçant, permettant aussi modernisation grâces aux moyens dont ne disposaient pas les paysans (mécanisation).

Conclusion : Les paysans se sont fait habilement spolier leur révolution par les bourgeois. Le démantèlement des états qui suivra plus tard avec la vague de libéralisme n’est finalement que l’aboutissement de cette logique commerciale.

Propriété industrielle

Avec le développement du commerce, de l’or, de la spéculation, de l’industrie et de la finance, nous parvenons à une nouvelle forme de propriété collective, un peu comme au début avec les tribus, mais d’une manière un peu plus complexe. Une société appartient collectivement (avec des droits et des devoirs différents selon chacun) aux employés, patrons, actionnaires. Ces sociétés peuvent (et sont) éclatés sur plusieurs territoires et regroupent plusieurs métiers/spécialités en leur sein, un peu à la manière d’une corporation communiste d’ailleurs.

La finance développe le prêt avec intérêt et les moyens de sécuriser l’investissement : ainsi est créé la dette publique (d’abord en 1522, par le chancelier Duprat, puis elle fût établie définitivement par la révolution de 1789) afin de minimiser le risque. L’état garantissant le remboursement perpétuel du prêt. Le prêt passe ainsi du métier hautement réprouvé et risqué à un statut de plus en plus honorable. Les croisades les ayant d’ailleurs déjà rendu indispensables. L’état à cause des guerres et des dettes se mit à rembourser en vendant les biens publics (ce n’est donc pas nouveau). C’est ainsi que naquit la dynastie Rothschild en 1815.

Avec l’élimination du risque, la finance elle même se réforme en créant la mutualisation du crédit : les disciples de Saint Simon créèrent le crédit mobilier qui s’opposât a la banque de France des Rothschild qui ne travaillait qu’avec ses propres capitaux. Nous avons la naissance, à la fois des banques centrales et des banques privées.

La concentration des moyens et des pouvoirs aidant, la presse à été mise sous coupe réglée, ainsi que les politiciens, et pour finir les états et les révolutions, selon la logique imparable consistant à financer les 2 partis d’une guerre : si le vaincu doit payer des charges de réparations, le vainqueur est d’autant plus redevable a ceux qui l’ont aider à gagner !

Le contrôle de l’information se traduit finalement par un contrôle des masses et donc du vote démocratique qui ne peut plus être la représentation de la volonté du peuple, mais seulement celle de l’oligarchie qui seule a les moyens de faire valoir sa vision. Imperceptiblement, sous couvert de liberté et d’équité on se retrouve avec un gouvernement censitaire (ce n’est plus une voie un vote, mais 1 € un vote). Et ce d’autant plus que les politiciens ont d’un coté de moins en moins de pouvoir effectif et de l’autre se cantonnent de plus en plus à un rôle de VRP pour des décisions qui sont prises en amont de la sphère publique.

Parenthèse personnelle : Cela explique pourquoi le capitalisme à financé a la fois les pays libéraux, et leurs ennemis fascistes ou communistes. Chaque révolution ou guerre étant l’occasion de s’accaparer de vastes territoires et/ou ressources, du moment que les banques restaient en place et sous contrôle (ce qui fût toujours le cas, tous ceux ayant tenté de s’extraire du système l’ayant chèrement payé). C’est ainsi que pendant la guerre contre les USA les nazis recevaient toujours des capitaux de Wall Street ainsi que du pétrole américain, ou que la révolution communiste fût elle aussi financée par Wall Street. Évidement, ce n’est pas écrit dans les livres d’histoire !

Révolution du privé ou privé de révolution ?

Jusque la, j’ai essayé de synthétiser le travail de Paul Lafargue sur l’évolution de la propriété :

  1. propriété tribale, sorte de communisme originel ou la propriété est exclusivement collective
  2. propriété familiale d’usage, la propriété étant commune le reste du temps
  3. propriété privée au sein de la propriété féodale
  4. propriété bourgeoise grâce a l’accumulation via l’héritage et la rente
  5. propriété industrielle, nouvelle forme de collectivisme

Chacune ayant donné naissance à la suivante par la force de l’habitude, devenant hérédité, et de la nécessité (soutenir la croissance démographique en limitant le risque et l’effort).

A partir de la, j’entame une réflexion plus personnelle.

La révolution de 1789 apparaissant dans les livres d’histoire comme une révolution populaire ayant donné naissance a la démocratie (le pouvoir du peuple par le peuple pour le peuple) apparaît, au regard du changement effectif de pouvoir opéré, comme une révolution bourgeoise donnant naissance à une oligarchie financière qui s’est mondialisée progressivement.

Finalement, le capitalisme à presque (ou est en train) mis fin totalement à la propriété individuelle dont l’age d’or était une partie du moyen age. Aujourd’hui les impôts et les dettes empêchent l’accession définitive à la propriété et sa transmission dans le temps. A moins de se lancer soi même dans la course effrénée à l’accumulation. Il ne reste quasiment plus qu’une sorte de propriété collective entre les mains d’une oligarchie qui dispose d’un pouvoir sans cesse grandissant de concentration. D’autant plus qu’avec l’avènement du travail mécanique automatisé le travail rapporte de moins en moins que le capital.

Démarrée en France, cette révolution à connu son aboutissement aussi en France, avec la loi de 1973, presque 2 siècles plus tard. Paradoxalement, cette révolution qui voyait la propriété privée comme le socle de la liberté individuelle à fini par produire son exact opposé, tandis que ces libertés sont justement en train de fondre comme neige au soleil.

Finalement l’évolution du capitalisme ressemble de plus en plus à la révolution internationale voulue par le communisme : L’un et l’autre détruisant l’individu, le choix, et la créativité pour les engloutir dans une technocratie robotisée parasitaire.

Contre-révolution

Paradoxalement, c’est au cœur même du capitalisme financier oligarchique, qu’est né l’outil permettant l’avènement de son inverse (le partage, la gratuité, la distribution au lieu de la concentration, le profit, et l’accaparation). Comme dans le symbole du Yin et du Yang : poussé à l’extrême une force engendre son contraire. C’est pour cela qu’il y a un petit point de Yin au coeur du Yang et inversement.

Une contre-révolution semble naître au même moment à travers Internet (naît officiellement en 1990, dont l’ancêtre militaire Arpanet est né en 1969) et les logiciels libres, révolutionnant les notions de commerce et de partage, et donc de propriété. Ne concernant à la base que des "données purement virtuelles" (programme informatique, musique, film, savoir), cette révolution s’étend progressivement à d’autres domaines (financier, monétaire, matériel, savoir faire, loisir, voyage, etc…) :

  • site de co-voiturage, d’auto partage
  • site de finance ou de production (pour des films) collective
  • site d’hébergement chez l’habitant et d’échange d’appartements
  • site de troc, de récupération, de bricolage/fabrication artisanale, recettes de cuisines
  • médecine "aidée", auto diagnostique
  • etc…

Le tout se faisant hors des circuits commerciaux et monétaires traditionnels. L’humain retrouve le goût du partage, de la communauté, de l’innovation, de la créativité, et de la liberté d’échanger et de choisir sans la contrainte d’une force extérieure qui vient lui dicter quoi faire pour assurer la rente de quelques-uns.

Un combat titanesque s’est engagé entre l’ancien paradigme de propriété qui détient aujourd’hui dans des mains centralisées les clés de :

  • l’énergie,
  • l’alimentation,
  • l’habitation,
  • la fabrication,
  • l’information;

et le nouveau paradigme du libre qui élimine la notion de propriété privée chère au communisme, sans pour autant éliminer le mérite personnel et sa rétribution, faisant ainsi la synthèse du meilleur du communisme et du capitalisme.

Beaucoup de Français sont contre le nucléaire mais continuent d’en acheter, alors qu’aujourd’hui on payer des producteurs de renouvelable (Enercoop par exemple). De la même manière, nous pouvons épargner nos sous dans des banques solidaires et "écolos" (NEF par exemple).

De la même manière, on peut utiliser des ordinateurs disposant exclusivement de logiciels libres, et même se faire rembourser Windows (sachant que Ubuntu par exemple est plus facile d’utilisation pour un néophyte que Windows), etc… Les solutions sont la, dans la mesure ou nous somme capable de nous sevrer des anciennes. L’état lui même est devenu une drogue dure pour certains (à travers les aides sociales ou les niches fiscales), comme la TV ou les anxiolytiques.

La manière dont nous dépensons nos sous devient plus importante que le vote que nous déposons dans l’urne.

Internet est notre chance. Les logiciels libres notre opportunité. Ils nous reste peu de temps avant que les lois et les états ne referment la fenêtre. Car Internet pourrait devenir la prison ultime.

(Ajout 28/04/12) A l’inverse de cette évolution vers une nouvelle forme de propriété libre, nous avons l’apparition d’une nouvelle forme de propriété anarcho-capitalo-communiste (oui lol, je sais !) : le projet EuroVegas est tout à fait fascinant et préfigure de la prochaine ou ultime étape de la révolution bourgeoise. Un milliardaire proposes de créer des nombreux emplois a condition que :

  • on lui donne des terres
  • on ne le taxe pas
  • on le laisse faire sa propre justice

Ce n’est que l’aboutissement de la logique capitaliste et elle débouche sur une forme d’anarcho communisme. C’est amusant de voir, comme le montre le symbole du yin et du yang, comme une force poussée a l’extrême peut générer son contraire.

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