Quoi de plus éloigné à priori que le yoga et la survie ? L’un étant par essence "spirituel", et l’autre purement matériel ! Et pourtant, on peut trouver des similitudes entre les 2 et même des intersections. Je vais m’attacher à faire un pont entre les 2 dans cet article, car, comme je l’ai dit parfois, tous les sujets que je traite ici ne sont pas séparés dans mon esprit. J’expliquerais les liens yoga/économie dans un autre post bientôt.
Dans le monde de plus en plus hostile qui nous entoure, il peut être utile de connaître quelques "trucs". Ce qui est étonnant avec le survivalisme ou le yoga, c’est qu’a priori ce sont des choses dont on n’a pas besoin dans la vie courante, et pourtant, ils se révèlent très utile dans les gestes quotidiens. Ils sont en fait tous les 2 une manière de se construire soi même, car ils découlent de principes élémentaires universel qu’on peut appliquer dans tous les domaines. Finalement, le fait de les travailler ces principes dans un cadre particulier nous aide à développer des réflexes qui peuvent être utile dans beaucoup d’autres situations. On le fait sans s’en rendre compte, mais après coup on réalise qu’on a été plus "souple" vis à vis d’un collègue énervé, ou qu’on est allé a l’essentiel pour résoudre un problème ou qu’on se sent plus léger, etc…
Le yoga et la survie ont en commun la recherche de simplicité, d’autonomie, d’efficacité. Certaines techniques de yoga peuvent être directement employé dans le survivalisme.
Dans la survie comme dans le yoga on se s’embarassse pas du superflu, on va a l’essentiel, au plus utile et versatile. Si votre sac à dos de survie est trop chargé, vous ne pourrez pas aller bien loin avec, et du coup, c’est contre productif. Dans le yoga c’est pareil, sauf que la surcharge est mentale, on se débarrasse des idées ou attitudes inutiles ou trop floues. Il ne faut pas s’encombrer.
Pour être un yogi accompli (du moins tant qu’on n’a pas dépassé totalement la condition physique) il faut un corps en parfaite santé. On ne pratique pas la méditation si on est gêné par toutes sortes de douleur dans notre corps. Dans l’absolu, la méditation est "au delà", mais par rapport à notre mental actuel (surtout en occident avec la télé, les gadget, la culture du caprice) il vaut mieux pratiquer avec un corps "calme" (sans douleurs). Donc la santé est primordiale dans les 2 cas.
Et pour cela les yogi ont des techniques aussi efficaces que rudimentaires. Déjà il s’agit de bien nourrir son corps pour qu’il soit fort et résistant. On retrouve les même principes pour le survivalisme. Le yoga étant une discipline très exigeante (et très gratifiante), la science qu’il a développé sur la nourriture peut être ré-utilisée pour la survie.
Les techniques pour apprendre à découvrir, comprendre, et contrôler son mental sont aussi très utiles pour la survie. Après tout, le yoga, quand il est pratiqué avec intensité nous amène à une confrontation intérieure avec la mort. En cela, il rejoint encore la survie dans laquelle la maîtrise de son mental (de ses pensées et de ses émotions) est une qualité primordiale.
De même les techniques de lavement ou de purification peuvent être très utiles. En cas de situation d’urgence, mais dans la vie courante tout aussi bien. Si vous avez une indigestion, plutôt que de courir chez le médecin, vous pouvez tenter de vous faire un lavement d’estomac. Le jeûne peut vous permettre d’éliminer une maladie (et selon le docteur Shelton cette pratique est quasi miraculeuse – son livre est une sorte de bible du jeûne). Les asanas (postures) du yoga vous permettent de garder santé et robustesse du corps de manière préventive et améliorent la récupération de l’organisme après un effort et servent d’auto-diagnostique rudimentaires . L’usage en interne ou en externe de l’urine est a la fois une pratique yogique et survivaliste (pour guérir des plaies infectés ou bien pour obtenir un peu d’eau en cas de manque et comme moyen d’auto diagnostique interne).
A l’inverse le survivalisme peut vous amener à tester, découvrir, renforcer "qui vous êtes" : connaître ses limites et ses capacités est très intéressant et réconfortant (car la plupart du temps on les sous-estime énormément). Le survivalisme permet de mettre en pratique et d’améliorer la pratique du yoga.
Et même en allant plus loin, le yoga autant que la survie nous permet de développer une sensibilité accrue aux dangers, émotions, et sensations plus subtiles. Développer ses chakras c’est ressentir plus de choses, plus intensément. Les 2 sont intimement connectés à la nature, et à notre nature profonde. Le retour vers la nature qu’implique le survivalisme est un rappel de notre propre nature primordiale. On apprends a se "connecter" à ce qui nous entoure dans les 2 cas. On retrouve une sorte d’instinct dans les 2 cas, car il s’agit de s’éloigner du mental et de ses idées toutes faites.
Ce ne sont donc pas 2 pratiques qui s’exclue mutuellement, l’une étant faite pour les matérialistes paranoïaques et l’autre étant faite pour les ascètes détachés du monde. Ce sont deux pratiques complémentaires et même similaires dans une certaine mesure.
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