Blog de Yoananda

Petit anti-manuel de la pensée unique, pour lire entre les lignes

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La nouvelle économie


Préambule : Ce blog est un voyage. De l’ancien monde capitaliste agonisant, vers un nouveau monde. J’ai beaucoup parlé de l’histoire, du "pourquoi on en est arrivé la", et "pourquoi ça va si mal", mais j’ai peu développé le nouveau paradigme qui remplacera peut-être l’ancien. Il fallait pour cela bien comprendre les racines de notre monde, selon une approche constructiviste (dé-constructiviste pour être plus précis).

De la même manière que l’éducation est bousculée par les nouveaux usages qui naissent avec Internet, une nouvelle forme d’économie est en train de naître. Elle ne remplacera probablement jamais totalement l’ancienne, mais il se pourrait bien qu’une fois atteinte une certaine masse critique elle prenne la première place, car elle à de nombreux avantages. Au point que c’est probablement la seuls porte de sortie qu’on ai pour le monde post-capitaliste qui s’annonce, c’est à dire, après la période de "transition" (comprendre effondrement) pendant laquelle le capitalisme va finir par mourir.

Pour faire simple, si on remonte "a la source", l’économie a plusieurs missions :

  • permettre aux gens qui ne se font pas confiance "a priori" d’échanger en ayant le sentiment d’équité, de justice dans le temps
  • permettre de gérer les prises de risques et de récompenser le mérite, mais aussi de fournir des mécanismes de solidarité et de distribution des richesses
  • se donner des règles communes pour gérer les conflits avec un minimum de violence

Notre sentiment de justice découle de nos conceptions religieuses, ou transcendantales. Les textes religieux sont les sources d’inspiration des fondamentaux légaux, mais aussi économiques. Exemple classique la loi du Talion. Autre exemple : la richesse est considérée comme un signe de la bénédiction de Dieu par les protestants, et à l’inverse comme un obstacle a l’atteinte du royaume des cieux par les catholiques. Cela à de profondes répercussions économiques.

Bref, l’économie est une sorte de boîte à outils ayant comme but de mettre en œuvre ces principes de la manière la plus efficace possible. En occident nous sommes parvenu à certains choix, qui nous semblent maintenant totalement "naturel" mais qui sont totalement arbitraires dans le fond :

  • la propriété privée qui défini une limite a la liberté mais qui est aussi un fondement économique
  • la monnaie comme moyen privilégié d’échange de biens et services
  • l’état de droit pour assurer la justice et le respect des lois, et donc, la confiance mutuelle

(NB : on peut rajouter les lois écrites pour ne plus dépendre de l’arbitraire d’un roi, les jury pour l’impartialité d’un jugement, le droit de vote, et les publications à référé parmi les avancées essentielles de notre économie moderne)

Ces fondamentaux permettent en cas de conflit entre 2 personnes de savoir comment "trancher" pour résoudre le problème, si les personnes n’y parviennent pas par elle même. D’un certain point de vue, on peut considérer que tout cet échafaudage n’est qu’un moyen de régler nos conflits sans (trop de) violence…

Ce qui est extrêmement intéressant, passionnant, c’est que jusqu’à aujourd’hui, le système "démocratie / capitaliste / économie de marché / état de droit" était grosso modo le meilleur moyen qu’on ai trouvé pour faire tourner une économie. Et maintenant, quelque chose de totalement nouveau émerge via les possibilités que nous offre Internet.

Propriété

La nouvelle économie n’est pas basée (que) sur la propriété privé (c’est à dire sur un certain nombre de règles privatives), mais à l’inverse sur une propriété non privée (dont les règles sont au contraire de vous empêcher de privatiser – c’est le copylefft).

Le copyleft est une méthode générale pour rendre libre un programme (ou toute autre œuvre) et obliger toutes les versions modifiées ou étendues de ce programme à être libres également.

Ce sont les logiciels libres.

Mais ce n’est pas tout. Le premier pilier n’est pas le seul à être remis en cause.

Échange

Une monnaie est un moyen de faire des échanges avec réciprocité immédiate. C’est à dire qu’on ne donne quelque chose à quelqu’un que si on reçoit immédiatement une compensation. En général c’est une forme d’argent, soit une promesse qu’on recevra plus tard autre chose d’équivalent. Équivalent selon les prix fixés par les lois du marché. Est-ce que c’est "juste" ? ça en donne l’impression, mais la valeur est quelque chose d’extrêmement subjectif, qui dépends de notre besoin a un moment donné. Au final, l’économie consiste à objectiver une valeur pour qu’on se mette tous d’accord dessus, mais ce n’est qu’un cas très particulier qui dépends de notre manière de concevoir le monde, la vie, le sens de la vie, notre foi, etc…

Revenons à la monnaie : on peut maintenant grâce à Internet s’émanciper de ce moyen d’échange. C’est à dire donner sans chercher un échange immédiat, sans contre partie, sans "espérer" que quelqu’un d’autre nous donnera lui aussi plus tard un équivalent.

Ça peut paraître "fou" au premier abord, cependant :

  • la philosophie du yoga (l’économie prends ses racines dans la religion en définitive) nous enseigne 2 choses relative à l’économie : d’une part, il y a la loi du karma qui fait que quoi qu’il arrive, quoi qu’on fasse, il y a une justice immanente a laquelle on ne peut échapper. D’autre part, le yoga enseigne d’agir sans rien attendre en retour. Selon ces 2 préceptes, on devrait donner sans rien attendre, et recevoir plus tard en vertu de la loi du karma.
  • en réalité ce mode de fonctionnement est précisément celui qui est utilisé par les logiciel libres et qui fait leur succès.

On touche directement a notre notion personnelle de transcendance, c’est à dire "les lois qui régissent le fonctionnement de l’univers, de la vie, et le sens qu’on donne à la vie". L’économie actuelle nous "embrigade" dans une certain manière de voir le monde. Mais on peut s’en émanciper. C’est d’ailleurs pour cela que j’estime que l’étude de l’économie est en fait un travail yogique (jnana yoga pour être plus précis) : cela nous permet de dépasser le "karma collectif" (et donc nous rapproche de la libération).

Il y a déjà des sites qui vont dans ce sens : couchsurfing par exemple. On héberge gratuitement, sans avoir a être hébergé plus tard par celui qui nous reçu. C’est juste de la générosité.

En fait, c’est très important à comprendre, car l’économie actuelle, je crois que n’est un secret pour personne, est fondée (en partie) sur :

  • le manque de confiance en son prochain : et donc on demande aux banques de mettre notre argent en lieu sûr, et de s’occuper de recouvrer les impayés à notre place.
  • l’égoïsme : Adam Smith à expliqué que l’économie pouvait fonctionner si chacun poursuivait la recherche de son intérêt propre exclusivement.

Or, Internet permet à de nouvelles formes d’échange d’exister qui au contraire récompensent la générosité, la confiance, ce qu’il y a de meilleur en l’homme. Au lieu de l’inverse avec l’économie actuelle.

Confiance

Les deux premier piliers (propriété privée et moyen d’échange) sont bousculés. Et le 3ème alors ? Le "tiers de confiance". Dans des tas de situations il est plus simple de passer par un tiers de confiance pour faire un échange. Exemple : vous louez votre maison. Imaginons qu’on retire l’état, les assurances, et qu’il ne reste que 2 personnes. Si le locataire ne peut plus payer, ou met le feu par inadvertance, ou si le propriétaire décide de virer le locataire, etc… on a inventé des contrats, et un tiers pour le faire respecter (l’état). Mais ce n’est qu’un moyen.

Or, sur eBay, couchsurfing et d’autres, les vendeurs sont notés par les utilisateurs. Sur TaskRabbit la personne qui vous rends un service est notée et ceux qui ont la meilleure réputation peuvent le monnayer. La réputation devient un capital. Capital qui peut s’élargir par cooptation aussi. Il n’y a plus (de moins en moins) besoin d’un tiers de confiance, car le web permet de la capitaliser.

On est donc dans un système vertueux, à l’inverse de l’économie actuelle qui encourage à ne pas tricher et tromper son prochain, qui encourage aussi le partage, le don, la confiance, le lâché prise, la collaboration.

Cette économie pourrait très bien devenir l’économie principale (il y a d’autres conditions pour qu’elle puisse s’établir, ça fera l’objet de prochains articles). Et dans ce cas, Richard Stallman, l’homme qui est à la base de tout ça pourrait bien obtenir le statut de saint, et même de e-messie un jour. Car c’est lui en premier, et avec constance qui a ouvert la voie (en créant GNU et la licence libre). Il deviendrait une sorte de prophète des temps modernes.

Cette économie n’est pas de nature capitaliste. Ce n’est pas une amélioration du capitalisme. Elle ne le sauvera pas de son agonie. Les échanges ne sont pas toujours monétisés, vous ne pouvez pas taxer la réputation de quelqu’un. Au contraire même, en offrant une alternative, elle va permettre aux gens d’entrer dans une nouvelle ère, qui pourrait bien ressembler a l’age d’or prédit par les prophètes (tout ne sera pas parfait pour autant, les dangers et dérives seront différents), en tout cas comparé a aujourd’hui.

Age d’or totalement différent de celui appelé par les Attali et consort avec leur gouvernance mondiale centralisée sous l’égide d’une banque unique et d’un système totalement monétaire et numérique qui au contraire entérinerai l’assassinat de la bonté humaine par un système aliénant qui étouffe le meilleur et récompense le vice. Il faudra que je développe ce sujet aussi dans un prochain article.

Revue : l’argent dette 3 de Paul Grignon


[NB: désolé, je n'ai pas trouvé de version sous titrée, mais je pense qu'elle viendra bientôt vu le succès des premières]

Je ne l’aurais pas regardé s’il n’avait pas été mis en valeur sur le blog de DiscoTonio. J’aurais loupé quelque chose ! Le premier "argent dette" à propagé de fausses idées sur la monnaie. Non pas que ce qu’il dit soit faux, mais partiel, et au final, trompeur.

(inutile de lire si vous l’avez déjà compris) Pour rappel, ce que Grignon à loupé, c’est que les intérêts de la dette ne vont pas à la banque, mais au déposant, a l’épargnant, pour l’essentiel. La banque prendre un petit pourcentage, mais ce n’est pas leur source de revenu principale. Et surtout ce n’est pas le "vol" qu’il suggère. Ceux qui ont du capital le prêtent à d’autre via les banques moyennant rétribution. Ça change tout.

Cette fois c’est différent. Mis à part quelques oublis, imprécision, sans conséquences (par exemple le fait que la banque centrale contrôle totalement la masse monétaire via les taux directeurs et les opérations d’open market, et donc, indépendamment des demandes de crédit des gens – mais ça ne change rien à son raisonnement) il pose les bonnes questions sur la nature de la monnaie, et pousse la réflexion jusqu’à son terme (enfin presque, j’explique en dessous ce qui manque).

La monnaie est donc une promesse qui peut être garantie par l’OR ou l’état (in fine sa capacité a lever l’impôt), ou même par des entreprises. Ce qu’il y a de bien c’est que pour une fois, il explique que l‘OR n’est pas une solution (l’achat d’OR est un acte politique), mais qu’aujourd’hui on peut mettre en place un nouveau système monétaire grâce à internet, qui n’aurait pas les défauts du système actuel (qui nous pousse au vice et à la croissance infinie).

Ce qui est exactement la même analyse que la mienne. C’est inévitable quand on commence à se demander comment ils faisaient à l’époque des coquillages et pourquoi on a choisi l’OR, etc… J’ai d’ailleurs commencé a regarder il y a pas mal de temps les monnaies alternatives sur le net : Bitcoin, flattr, ripple. Je n’ai pas encore trouvé exactement ce que je cherche. Donc je n’en ai pas encore vraiment parlé : L’idée est de mettre en place un système monétaire vertueux (qui nous pousse vers la vertu). On y est presque, certains hackers sont a fond dessus.

On peut aller encore plus loin (je le développerais pleinement dans un prochain article qui devrait vous intéresser car on va relier économie et transcendance !) avec l’économie "de la confiance" : celle ou la réputation à une valeur, ainsi que la cooptation, et où les échanges peuvent être sans réciprocité immédiate.

Bref, si vous vous intéressez à l’économie, cette vidéo assez bien faite, pédagogique va au coeur du sujet et pose les bonnes question. Elle va aller dans ma vidéothèque des documentaires les plus importants. Vivement la traduction.

La solution ultime à la crise


J’ai eu une épiphanie ce matin: J’ai enfin trouvé la solution à nos problèmes. Pic pétrolier, réchauffement climatique, épuisement des ressources, démographie !

Faisons appel aux mécanismes du marché. Après tout, les marchés ont résolu tous nos problèmes jusque là. Le marché a permis les 2 révolutions industrielles, l’augmentation du niveau de vie, la diminution du chômage, la révolution verte qui a nourri des milliards de personnes, la TV, Internet, la bombe atomique et l’équilibre de la terreur (et donc la paix), etc… tant de bienfaits !

En fait, les problèmes restants sont dû au fait que des forces obscurantistes empêchent encore la pleine application de la logique de marché. De même quand l’Europe a des problèmes, la solution, c’est plus d’Europe, et quand l’Euro a des problèmes, la solution c’est plus d’Euro (union bancaire, eurobonds, impôt européen).

Qu’est-ce qui nous manque au juste ? Pas grand chose à mon avis.

Il suffirait de donner un prix à la vie humaine et d’utiliser les mécanisme de marché pour réguler la population.  Et je pense aussi un prix au travail des machines. De sorte qu’on puisse mettre les 2 en concurrence directe (puisqu’aujourd’hui ce sont les machines qui font le plus gros du travail et que demain elles n’auront même plus besoin de nous) afin de laisser les forces du marché trouver le bon salaire pour les hommes, et le juste prix de la vie humaine.

Nous avons déjà presque tout ce qu’il nous faut pour le faire. Il ne reste que les derniers petits pas pour que l’humanité accomplisse son destin:

  • grâce au système de la dette, on peut savoir à l’avance quel sera le coût d’une vie : élever, éduquer en enfant (les étudiants canadiens nous montrent la voie), payer sa santé, sa retraite, son chômage. Autant officialiser cet état de fait, et chiffrer à la naissance une dette que l’individu devra rembourser tout au long de sa vie. Après tout, s’il est né et s’il vivra, c’est grâce au système.
  • grâce aux assurances vies on peut déterminer le prix d’une mort prématurée. C’est à dire avant que quelqu’un n’ait fini de rembourser ce qu’il coûtera. Les assurances vie sont d’ailleurs le futur eldorado de la finance mondiale qui pourra spéculer sur les accidents et les maladies.
  • pour plus de justice, on va pouvoir grâce aux séquençage ADN à moins de 1000$, repérer les individus avec des tares ou des potentiels et chiffrer le montant des assurances, ou au contraire donner des primes.
  • afin de s’assurer de la bonne marche des remboursements, il suffira d’utiliser les systèmes de surveillance déjà existants ou sur le point d’être mis en place : la base élève pour détecter les déviants dès le plus jeune age (3 ans comme le suggérait Nicolas Sarkozy), et généraliser le fichier ELENA des salariés utilisé en Allemagne. Il suffira aussi de rendre l’utilisation de facebook obligatoire (ce qui ne devrait pas poser de problèmes puisqu’il l’est déjà quasiment – celui qui n’a pas de compte facebook est hasbeen) pour s’identifier sur n’importe quel site web (y compris et surtout les blogs, on peut se logger partout avec son ID facebook de nos jours), mais surtout de rendre les comptes nominatifs (c’est la tendance actuelle de toute manière, annoncée par Mark Zuckerberg). Fini l’anonymat et les perturbateurs de l’ordre public et de la paix mondiale qui se cachent derrière.
  • On pourrait combiner Facebook avec le système très intelligent de censure mis en place en Chine pour les bloggeurs : un permis à point. Si vous dites des choses qui conviennent on vous rajoute des points, et à l’inverse, on vous en enlève. Une sorte de mécanisme de marché la aussi. Il suffirait de remplacer les "points" par des amendes et des subventions. Quoi de mieux pour faire taire l’opposition que de la rendre pauvre ! Une sorte de marché des idées en somme.
  • Dans le même ordre d’idée, il ne faut pas se fermer aux solutions de surveillance/censure plus élaborés que la technologie porte en germe, tels les puces sous cutanées. On pourrait inclure un système de marché pour surveiller les gens et récompenser punir leurs actions, et même émotions (grâce à des décharges électriques ou hormonales, des sortes de glandes endocrines de marché). On a déjà commencé avec les animaux et les voitures. Le dernier sanctuaire (le corps) ne devrait pas être long à tomber, pour notre plus grand bonheur. On pourrait même optimiser les trajets des gens, faire venir des taxis automatiquement, bref, créer des tas de nouveaux emplois.

Avec un tel système, généralisé au cheptel humain mondial, le prix de la vie dissuaderait les plus pauvres d’enfanter. Les meilleurs gènes seraient récompensés, et la collaboration de tous au système serait assuré par un système de récompense / punition.

La population serait naturellement régulée. Les chômeurs définitivement déclassés seraient remplacés par des machines plus performantes ou des humains aux meilleurs gènes. Un système d’assurance leur permettrait de vendre leur capital de dernières années de vie afin d’en faire profiter des proches, s’inspirant ainsi du meilleur de l’islamisme qui a bien compris que ce n’était pas tant les 70 vierges du paradis, mais plutôt l’assurance de voir sa famille à l’abri du besoin qui motivait ses troupes. Ainsi, en se donnant la mort un chômeur gagnerait de l’argent pour ses proches et coûterait moins cher à la société. Idem pour les vieux et les malades en phase terminale, ils pourraient vendre leur espérance de vie restante s’ils n’avaient plus les moyens de payer les frais. Toujours ce fichu tabou sur le prix de la vie qui bloque tout. A l’inverse les riches pourraient se payer les dernières technologies qui nous rapprochent de jour en jour de l’immortalité. Ils l’auraient bien mérité.

Un marché de la peur pourrait être à terme mis en place, une fois le tabou du prix de la vie humaine dépassé. Plus tard, quand la technologie le permettra (mais les prémices sont déjà là) un marché généralisé des émotions, qui fagociterait le marché de la drogue, de la TV, du cinéma, de la musique. Tout est déjà quasiment en place. Il ne manque plus qu’à le graver dans le marbre à l’aide de quelques lois. D’ailleurs on pourrait aussi aboutir à un marché des lois, de l’éthique, de la morale et des valeurs, puisque c’est déjà presque le cas, grâce au système de lobbying. Les lois s’achètent d’ors et déjà. Ce ne serait que généraliser/reconnaître ce qui se fait déjà. D’ailleurs, en matière de justice, Bouygues est un précurseur avec ses prisons privées où les rebuts de la société peuvent être reconvertis en travailleurs lucratifs. De plus aux USA le pentagone fait de plus en plus appel à des intervenants extérieurs (mercenaires tels que Black Rock), déléguant la sécurité du pays à des multinationales. L’état ne servira bientôt plus qu’a collecter des impôts.

En allant un tout petit peu plus loin, les états eux même seraient soumis à concurrence, puisque étant eux même des sortes d’entreprises à pondre des lois sur la base de valeurs communes. C’est déjà le cas grâce à l’Europe comme on peut le voir avec la crise de la dette : l’Allemagne est mise en concurrence avec la Grèce par exemple. On peut aller encore plus loin et mettre les états en concurrence avec les multinationales et que le meilleur gagne, sur le modèle du projet EuroVegas par exemple, ou une entreprise pourrait établir une "zone" en Espagne en fixant ses propres lois, son propre service de sécurité, etc… l’état Espagnol n’y aurait plus court.

Un marché où l’on pourrait acheter et vendre des années de vies permettrait enfin de compléter le marché du travail et d’aboutir à un équilibre qui permettrait de sauver la planète et son écosystème. Ce marché généralisé permettrait un progrès permanent. Les plus riches (et donc les plus efficaces au sens darwinien du terme) finançant ou pénalisant les gens, les idées, les émotions, les valeurs afin d’aller toujours plus loin, plus gros, plus fort.

Il faudrait éventuellement finir d’intégrer le reste de la biosphère dans ce marché : il ne doit plus manquer que de l’air (la taxe carbone n’étant rien d’autre au final)  et de l’eau de mer dedans (les animaux, les terres, les métaux, et autres ressources étant déjà chiffrées), afin que la pollution puisse être chiffrée, via des impôts qui serviraient à payer des entreprises de dépollution et de géo-engineering qui stopperaient le réchauffement climatique. En cas de dommage collatéraux, pas de problème, le marché permettrait de rémunérer des nouvelles entreprises qui nous fourniraient de nouvelles solutions, ce qui serait bon pour le PIB. Un peu comme ce qu’on fait en médecine actuellement. Le marché de la santé n’étant au final qu’un prélude à la fixation d’un prix à la vie humaine. Plus tard le mécanisme pourrait être étendu à la Lune et aux extra-terrestres si un jour on en découvre. Le brevetage du vivant permettrait de donner un prix aux meilleurs gènes. La fusion avec les nano technologies permettrait à terme d’aller encore plus loin en prenant le contrôle total de l’infiniment petit.

On pourrait alors s’endetter pour se payer un gène de l’intelligence ou de l’avidité ou le nano implant mémoriel qui permettrait ensuite au bébé d’avoir les cartes en main pour rembourser l’effort que ses parents auraient consenti pour lui s’ils sont pauvres. (les riches étant dispensés grâce au capital accumulé d’un tel effort).

Le seul frein véritable à la mise en place de cette merveilleuse utopie, c’est de faire tomber le dernier tabou : le prix de la vie humaine.
Tout le reste devrait pouvoir suivre dans problème.

Ainsi peu importe le pic pétrolier, peu importe le vieillissement des populations, peu importe la pollution et le réchauffement. Le marché réglerait tout nos problèmes. Pour toujours.

Il faut donc continuer à libéraliser, il faut privatiser, il faut plus de marchés.

Mario Draghi, président de la BCE

Mais heureusement pour nous, c’est exactement ce que l’Europe et les lobbys américains sont en train de mettre en place… pour notre plus grand bonheur à tous, pour sauver le monde et les petites abeilles ( peu importe si elles disparaissent, grâce au marché, fini les problèmes, on pourrait les remplacer par des nanobots poléniseurs bien plus efficaces), si on relie leur actions et qu’on découvre le fil directeur. Tout est déjà en place.

Éventuellement, on pourrait changer la déclaration des droits de l’homme : les hommes naissent libre et égaux en droits et en dignité, et en soumission aux lois du marché.

En plus, par chance, la crise permet d’accélérer la mise en place de cette merveilleuse solution.

Polémique : la loi Rothschild -Pompidou de 1973


Et voila ! Si j’ai écrit plusieurs long articles sur la finance c’était pour en arriver à cette fameuse loi qui fait tant de bruit en ce moment, mais dont je discutais déjà depuis longtemps sur des forums ou en privé. Mais pour expliquer ma position, il me fallait déjà préciser "pourquoi", car sur le net, il y a beaucoup d’âneries qui traînent sur le sujet, et même parfois de la part d’économiste ou de profs …

Et ça tombe très bien puisque la polémique est devenue un débat public. Post un peu long, mais c’est un sujet crucial, et qui à des répercussions dans tellement de domaines qu’il est normal qu’il viennent sur le devant de la scène.

J’ai du donc faire des recherches plus poussées pour savoir qui disait vrai ou pas, d’ou mes articles préliminaires :

Ces articles montrent deux choses : la dette est un outil de création monétaire tout à fait "normal" (dans un monde capitaliste du moins) qui suit les lois du marché qui fixent les taux d’intérêts. Les banques sont des intermédiaires de la création monétaire pour le compte des états, des entreprises et des ménages. J’insiste bien la dessus, les banques sont des intermédiaires. Elles se rémunèrent sur le différentiel de taux d’intérêts.

Les fadaises

Sachant ce que je viens d’expliquer, les vidéos suivantes qui font partie de la polémique sont à évacuer :

L’argent dette de Paul Grignon :

Grignon explique le ration de Cooke, qui est obsolète aujourd’hui et fait la même erreur que tous les autres : il oublie que les banques sont des intermédiaires. Il croit que tous les intérêts vont dans les coffres de Rothschild, ce qui est faux. C’est un argument fallacieux.

Dans le même genre :

Il est dit que la loi n’a pas jugulé l’inflation. C’est faux. Pourquoi ? car il faut séparer l’inflation intérieure de l’inflation importée. En l’occurrence, l’inflation à cette époque est forte à cause des taux d’intérêts élevés pratiqués par les USA juste après avoir abandonné le standard OR. La France n’a pas le pouvoir de décider des taux mondiaux. Et en ce qui concerne l’inflation intérieure, ce n’est pas une chimère de dire que l’état français créait (avant cette loi) de l’inflation, puisque c’était le cas … l’état créait de la monnaie pour … ne pas rembourser ses dettes !!! On peut discuter sur l’opportunité de le faire ou pas, et sur comment on le fait ou pas, mais il  n’empêche que cette vidéo est aussi fallacieuse. Et puis il faut rajouter que pour juguler l’inflation il faut aussi juguler les salaires, et c’est la loi de désindexation qui à fait ça en 1982 (l’effet de 2ème tour ca se nomme dans le jargon).

Et André Jacques Holbecq tombe aussi dans le panneau en nous disant sans les intérêts la dette serait resté constante (ce qui est presque une tautologie).

Soit, ce n’est pas faux dans l’absolu, mais ce qui importe, c’est que les intérêts sont reversés : aux possesseurs d’assurance vie, ou bien a des retraités américaines qui ont investît via un fond de pension… ce genre de choses et d’autres.

Moi je veux bien qu’on remette en cause le principe de l’assurance vie ou les marchés internationaux… mais c’est un autre débat dans ce cas. La question est : les banques nous volent-elles ?

  • OUI, mais ce n’est pas a cause de cette loi.

Attention !

Le vrai problème, concernant cette loi, c’est : qui crée la monnaie, et pourquoi ! Et le problème se posait déjà il y a bien longtemps, puisqu’on n’est toujours dans les même question qu’au néolithique avec les coquillages. Mais même en 1355 ils en étaient conscient :

Convoquer un traité monétaire de 1355 au chevet de la crise? L’exercice prête à sourire. Il vise à souligner «l’importance des choix d’architectures du système de création monétaire et leurs impacts sur les crises économiques au cours des siècles», tempère Yves Reichenbach, consultant en finance à Genève.

L’idée? La monnaie n’étant plus convertible en or, les Etats ont pu se livrer aux délices de la vie à crédit sans crainte de perdre leur précieux métal. «C’est une défaillance de l’éthique publique – le fait que les Etats transgressent les limites du juste droit régalien de battre monnaie – qui est le point de départ des dérives financières contemporaines, comme le Traité des monnaies de Nicole Oresme permet de le comprendre», explique l’économiste de banque Bernard Cherlonneix.

Pourrait-il assez rougir?

«La monnaie a été de par sa nature instituée et inventée pour le bien de la communauté», écrit ainsi Oresme dans ce texte clé de la pensée scolastique, qui lui valut la protection du roi Charles V. C’est au Prince «qu’il incombe de condamner les faux-monnayeurs; comment pourrait-il assez rougir si l’on trouve en lui, ce qu’il devrait chez un autre punir», poursuit Nicole Oresme. A l’époque, le souci était la fiabilité du sceau apposé sur la monnaie métallique. Aujourd’hui, ne serait-il pas d’empêcher les Etats d’abuser du pur nominalisme de la monnaie, qui leur donne un pouvoir de création monétaire illimité? «Au fur et à mesure qu’il se prolonge, cet abus se transforme en fait de la nature», prévient Bernard Cherlonneix. Avec, pour conséquence, l’hypertrophie du secteur financier. Et la crise actuelle.

J’insiste bien la dessus. Abolir cette loi de 1973, soit, mais pour mettre quoi à la place ? Que l’état reprenne ce droit ? Pour que Talonette 1er dispose en plus du pouvoir d’imprimer de la monnaie pour financer ses campagnes sans même devoir faire appel à mémé Bettencourt ? Et qu’il puisse payer la presse pravda avec ? et aussi tant qu’on y est financer des guerres contre tous les dictateurs de la planète pour amener de force la démocratie à ces peuples barbares !!!!

Regardez ce qu’il fait sans planche à billet, et imaginez avec :

En voilà une belle idée pour planquer la dette ! Depuis 2008. le père la rigueur Sarko a mis le turbo sur les chantiers public-privé : des facs, des prisons ou des hôpitaux sont payés non par l’État mais par un poids lourd du BTP auquel l’État verse ensuite un loyer. “Une bombe à retardement” qui coûtera “60 milliards d’ici à 2020” estime Le Parisien (9/1). La palme du plus beau fiasco revient au nouvel hôpital Sud Francilien de Corbeil-Essonnes un monstre de 1000 lits et 20 blocs opératoires construit avec une rare dextérité par Eiffage. Comme “Le Canard” l’a déjà raconté (16/3), ce champion a trouvé le moyen de livrer un service de néonatologie sans biberonnerie, des meubles en agglo – véritables nids à microbes – dans un service de réanimation ou des plafonniers branlants au-dessus des tables d’opération. Un audit a relevé 8000 malfaçons ! Du coup, l’hôpital, livré depuis un an, n’a toujours pas vu l’ombre d’un patient. Mais l’ État paie déjà son énorme loyer : 40 millions par an! La chambre régionale des comptes a fait le calcul : sur trente ans, l’État versera 1,2 milliard de loyer à Eiffage. Alors que s’il l’avait payé lui même en empruntant à 4,5 %, l’hosto lui aurait coûté 757 millions.

Au zoo de Vincennes, note “Le Parisien”, le loyer atteint aussi des niveaux “himalayens” : le Muséum d’histoire naturelle allongera 12 millions pendant vingt-cinq ans, soit-là encore, à l’arrivée deux fois le coût du chantier… Quant au “Balardgone”, le Pentagone : à la française, il est évalué à “745 millions hors maintenance“. Mais l’État versera 3,5 milliards de loyer au veinard qui a remporté cette martingale, un certain groupe Bouygues.

Vous voulez la lui donner ? Moi non. Très peu pour moi.

Actuellement, le pouvoir de création monétaire est entre nos mains !!! C’est nous qui décidons quand nous allons faire un crédit (en tant que ménage, banque ou état) avec les taux d’intérêts pour nous calmer un peu et ne pas que ça soit trop la fête du slip. C’est un pouvoir collectif, à l’échelle mondiale, puisque un américain peut prêter de l’argent à la France. Alors, peut-être qu’aujourd’hui on veut faire défaut sur nos paiements aux américains parce qu’ils sont trop gourmands ? Soit. Mais c’est un autre débat.

Cette loi a été votée pour donne confiance aux marchés. Sans pouvoir de rembourser en monnaie de singe, alors les étrangers sont plus enclins à nous prêter de l’argent. Imaginez en sens inverse. Vous vous investir en Argentine, mais demain, le président décide de lancer la planche a billet … pour vous payer en monnaie de singe, alors que vous, vous comptiez la dessus pour votre retraite ! Sans cette loi, les échanges mondiaux seraient beaucoup plus limités. Et les pays émergents en bénéficient aussi (s’ils l’appliquent) car cela leur permet d’avoir du crédit pour entreprendre ! (et donc travailler, gagner un salaire, épargner, se payer une retraite, le chômage, la sécu … tous ces trucs dont on disposes ici, sans savoir d’ou ils viennent).

Le vrai problème

Le problème des banques est ailleurs. Le problème c’est qu’elles jouent avec notre argent en bourse, qu’elles font du Shadow Banking, et qu’elles se font renflouer discrètement par nos impôts quand elles perdent. Le problème c’est qu’elles nous incitent à créer trop de monnaie (cartes de crédit et crédit revolving), parce que c’est leur fond de commerce : en tant qu’intermédiaires, elles touchent un petit comme, et comme les petits ruisseaux font les grandes rivières …

Mais le problème n’est pas cette loi.

Abolir cette loi ne résoudra pas le pic pétrolier, ni le vieillissement de nos populations, ni les tensions internationales, ni le fait qu’on est trop cher payé par rapport a des chinois, ni le fait que les machines font du travail mieux que nous pour moins cher, etc…

Selon moi, la chose la plus importante à faire serait de simplifier "le bousin" qui nous sert de système économique. Je crois pouvoir affirmer que plus personne n’y comprends rien, il est trop opoque. Les économistes ne prédisent plus rien et se perdent en conjonctures, les politiques sont toujours 1 ou 2 trains en retard, les peuples ont le sentiment (justifié) de se faire arnaquer.

Par contre, on peut se poser la question de la rémunération de l’intermédiation. Pourquoi un pourcentage plutôt qu’un prix forfaitaire ? on peut se poser la question de pourquoi les transactions financières ne sont pas imposées alors que toutes les autres transactions le sont … (et je suis très favorable a une taxe tobin).

Si on supprime cette loi (pourquoi pas, moi je m’en fiche) il faut quand même trouver des moyens de limiter l’usage de la planche a billet par l’état. L’OR était ce moyen à une époque. Il faudrait donc rétablir la standard OR. L’un ne va pas sans l’autre. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si cette loi a été créée l’année ou la convertibilité dollar/OR a été annulée. Si on revient à l’OR, on aura d’autres problèmes … le Chinois vont très vite disposer de tout l’OR du monde, puisque leurs excédents commerciaux seront directement convertit. Idem pour les Allemands. Et on sera à leur merci !

Il ne faut pas oublier les aspect internationaux dans cette histoire. Et c’est un sujet plus que ultra sensible, puisqu’on fait des guerres pour les remboursement de dette !!! Remettre en cause cette loi c’est remettre en cause la mondialisation (qui, quoi qu’on en dise à apporté beaucoup de bienfaits aux peuples, en améliorant l’EROEI global – la répartition des gains est une autre question). Mondialisation qui est de toute manière remise en question… la TVA sociale est une mesure de protectionnisme déguisé soit dit en passant. La mondialisation est déjà sur le déclin d’elle même de toute manière.

Conclusion bien ambiguë

Il me reste une dernière chose à dire sur cette loi de 1973. Nous parlons de création monétaire, et entre les mains de qui il faut les remettre.

Actuellement, la création monétaire est entre les mains des peuples. On peut revenir a l’ancien système et la remettre entre les mains des dirigeants. On peut inventer de nouvelles solutions, par exemple, demander aux ordinateurs de gérer la création monétaire. On peut revenir a l’OR. On peut utiliser les monnaies virtuelles telles que Bitcoin ou d’autres.

Ma position est la suivante :

  • je suis pour l’abolition de la loi 1973 si on a un dirigeant adéquat au pouvoir qui saura utiliser intelligemment ce pouvoir "régalien"
  • je suis contre l’abolition de cette loi si c’est un "mauvais" dirigeant (genre UMPS par exemple, Sarkollande)

C’est une question de confiance. C’est une question de projet de société au long terme (chose qui manque cruellement de nos jours). Un dirigeant éclairé utilisera ce pouvoir dans une optique juste. A l’inverse, c’est trop de pouvoir pour un mauvais dirigeant.

Toute la question est donc de savoir si le peuple fait/fera mieux que les dirigeants ;-)

Comme le dit Maurice Allais (prix nobel d’économie), l’argent dette dans le système actuel est un système instable. Très performant, mais instable, surtout en période de pic pétrolier.  La, avec du pétrole en abondance, on était sur l’autoroute, on pouvait rouler en Formule 1 (la dette c’est la F1 des monnaies) mais maintenant on passe sur des pistes cabossées, il va nous falloir un 4×4. Il faudra de toute manière le réformer :

Toutes les grandes crises du XIXème et du XXème siècle ont résulté du développement excessif des promesses de payer et de leur monétisation.

Particulièrement significative est l’absence totale de toute remise en cause du fondement même du système de crédit tel qu’il fonctionne actuellement, savoir la création de monnaie ex nihilo par le système bancaire et la pratique généralisée de financements longs avec des fonds empruntés à court terme.

Une telle organisation du système bancaire et financier permettrait la réalisation simultanée de conditionstout à fait fondamentales :

1 – l’impossibilité de toute création monétaire et de pouvoir d’achat en dehors de celle de la monnaie de base par les autorités monétaires ;

2 – la suppression de tout déséquilibre potentiel résultant du financement d’investissements à long terme à partir d’emprunts à court ou à moyen terme ;

3 – l’expansion de la masse monétaire globale, constituée uniquement par la monnaie de base, au taux souhaité par les autorités monétaires[21] ;

4 – une réduction majeure, sinon totale, de l’amplitude des fluctuations conjoncturelles[22] ;

5 – l’attribution à l’État, c’est-à-dire à la collectivité, des gains provenant de la création monétaire, et l’allègement en conséquence des impôts actuels ;

6 – un contrôle aisé par l’opinion publique et par le Parlement de la création monétaire de la création monétaire et de ses implications.

Epilogue

Poussons le débat un poil plus loin. Mettre la création monétaire entre les mains du peuple, des machines, des dirigeants plus ou moins éclairés … soit … comme le fait remarquer Gidmoz en commentaire, et je suis tout à fait d’accord avec lui, le problème vient de n’avoir qu’une seule source de création monétaire. En fait la banque centrale à le monopole de création monétaire. Le mieux serait de mettre toutes les monnaies en concurrence et que la meilleure gagne !!!

Pour moi le vrai scandale il est la : dans le monopole d’émission monétaire. Et remplacer un monopole par un autre ne résoudra pas grand chose. Le pire est que dans le système capitaliste, les monopoles et les "abus de positions dominante" sont interdits en vertu de la loi antitrust ! Ce qui est quand même un comble. Merci a Gidmoz de m’avoir permis de faire aboutir ma réflexion à sa conclusion "naturelle".

Imaginez donc, une monnaie étatique, une monnaie or/argent, une monnaie régionale, l’Euro, une monnaie facebook, une monnaie internet (paypal), un monnaie pour la nourriture, etc… l’avantage c’est que si l’une flanche on peut se rabattre sur les autres, et on n’aurait plus de "too big too fail" qui tienne, et les états pourraient comme l’Espagne et la Grèce pourraient gérer leur dette avec les autres monnaies, etc…

D’autre part, le fait par exemple d’avoir une monnaie pour la nourriture (ticket resto généralisé) permet d’isoler ce circuit et de garantir a tous un revenu "nourriture" dissocié du reste et donc d’éliminer la faim du pays. Etc… le fait d’avoir plusieurs monnaies permettrait beaucoup de souplesse économique et fiscale, tout en restant avec des mécanismes simples que les gens comprennent, plutôt que le bousin actuel auquel plus personne ne comprends rien. Ainsi une bulle dans l’immobilier ne pourrait pas contaminer les prix de la nourriture … et si c’était le cas, on pourrait agir dessus simplement. Évidement, il faut plus qu’une idée lancée en l’air, mais détruire un monopole ne peut pas être une mauvaise chose en soi.

Il faudrait apprendre à jongler avec les taux de change, mais ce serait un bien petit inconvénient somme toute ! De toute manière, c’est le cours de l’histoire. C’est uniquement parce que certains le contrarient pour avoir plus de pouvoir qu’on à des tas d’ennuis.

La banque pour les nuls


On lit tout et son contraire sur les banques (sur le net et même à la télé). Création ex-nihilo, effet levier, taux d’intérêts, les banques nous arnaquent-elles ?

J’ai voulu comprendre, et j’ai mené ma petite enquête, je vais essayer de faire le plus simple possible. Je laisse de coté les activités "hors bilan" et autres exotismes de la finance "créative", juste pour comprendre le métier de base, qui est prêter de l’argent a l’économie (les entreprises) pour investir (et consommer).

Une banque peut gagner de l’argent de différentes manières :

  • vous faire payer des frais (agios, gestion, conseil),
  • jouer son argent en bourse, et …
  • vous prêter de l’argent. C’est cette partie qui fait polémique et que je me proposes d’expliquer.

Certains disent les dépôts font les dettes, d’autres le contraire, que l’argent est créé ex-nihilo, etc…

Concrètement ? Pour comprendre il faut savoir lire un bilan bancaire. Heureusement, tout est expliqué sur le net. Et je vais prendre un vrai bilan d’une vraie banque que tout le monde connaît, et que tout le monde peut consulter et vérifier par lui même.

Que vois-t-on ?

Les actifs, c’est ce qui est "actif" (ce que l’entreprise possède et qu’elle peut utiliser) c’est à dire l’argent qui est actif dans l’économie, qui circule. Ce qui passif, c’est ce qui représente ce qui est "immobile" dans la banque elle même (ce que l’entreprise doit, donc ce qu’on déposé chez elle). Les 2 doivent être égaux (comptabilité en partie double) par "construction". (C’est un peu perturbant au début, mais après on s’y fait).

Alors, "on" lit souvent que les banques prêtent 30X plus que les dépôts et que l’argent sort de nulle part, et qu’elles touchent des intérêts dessus.Ce qui évidement serait "trop facile", je crée de l’argent à partir de rien, je le prête, et je demande des intérêts … trop facile.

Est-ce vrai ? Oui et non.

  • Oui : les banques prêtent plus que l’argent dont elles disposent. Dans ce cas la, il y a différentes manières de compter (plus ou moins sévères selon les réglementations, par exemple certains considèrent que les bonds du trésor AAA sont "sûr et certains" et d’autre pas). Pour faire simple on prends les capitaux propres, et on regarde combien elles prêtent avec : (1890,6-73,7)/73,7=24,7. Donc le CA prête 25 fois ses capitaux !!! En cas de bank run ou de faillite d’une filiale Grecque (au hasard), c’est une banque ultra fragile (beaucoup plus que les grosse banques américaines dont les mêmes ratios tournent autour de 9)
  • Non :  elles ne touchent pas l’intégralité des intérêts dessus. Les capitaux prêtés sont redéposés (vous empruntez pour une maison, mais le maçon va déposer l’argent du chèque sur son compte qui rapporte), comme on le voit sur leur bilan. Si on enlève les intermédiaires (vous empruntés au CA, et le maçon dépose à la BNP) les sommes sont quasi équivalentes : (111,7+798,2)909,9 qui sont prêtés et (134,4+641,8)776,2 qui sont en dépôts.

Prêt et créances sur la clientèle (vous et moi quand on va emprunter pour acheter une maison) + prêts et crédits aux autres établissements bancaires (les autres banques ont trop prêtés et donc re-empruntent) sont sensiblement égaux aux dettes envers la clientèle et autres établissement de crédits !

Une banque se rémunère donc sur le différentiel de taux d’intérêts entre les prêts et les dépôts : c’est le taux d’intermédiation (source de PNB – produit net bancaire). Mais la concurrence fait que ça rapporte de moins en moins.

La part de la marge d’intermédiation dans le PNB est passée de 80,8% à 53 % entre 1988 et 1996

Si on élimine les intermédiaires, ca revient à : vous empruntez auprès de votre banque 100 000€ à 4,5% et pour le déposez à 4% dans la même banque, qui gagne donc 0,5% … et non pas 4,5% + effet levier comme le prétendent certains.

Les banques sont soumises à la concurrence, au sein d’un pays, mais aussi a l’international. Sauf accord entre elles, elles ne peuvent pas faire ce qu’elles veulent. Pour attirer les meilleurs professionnels (qui vont leur faire du trading informatique par exemple) elles leur donnent des gros salaires/bonus.

Donc concrètement, puisque les banques disposent du droit de seigneuriage (prendre une rente sur la création monétaire) :

  • les banques (dites de second rang, les banques normales quoi) créent ex-nihilo de la monnaie dette, c’est vrai,
  • mais les intérêts de cette création monétaire est essentiellement reversée a "nous", elles ne prennent qu’une "petite" (tout est relatif) commission au passage

Concrètement, c’est nous les plus gros bénéficiaires de l’intérêt sur la création monétaire et non pas les banques, contrairement à toutes les affirmations fallacieuses qu’on trouve sur le net à ce sujet.

Par contre, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne à ce sujet, puisque certains en profitent, et d’autre pas. Il existe un autre moyen de profiter de ce droit de seigneuriage pour soi même : investir dans des actions bancaires.

Donc au final, peut-on le reprocher aux banques ? non !

On peut éventuellement leur reprocher de prendre un pourcentage au lieu d’un frais fixe. Mais c’est un autre débat. Pourquoi nous passons par les banques pour nous prêter au lieu de le faire directement est aussi un autre débat.

La guerre monétaire pour les nuls


La guerre monétaire pourrait sembler un concept compliqué, pourtant, au contraire c’est très simple et archaïque ! En définitive c’est la même guerre qu’il 10 a 12 mille ans, avec les coquillages du néolithique ! Et oui, on en est la ! Je vous explique.

D’abord il faut comprendre ce qu’est la monnaie et son histoire. Pour simplifier, on peut distinguer 3 grandes périodes : le coquillage, l’or, et l’argent virtuel (fiduciaire). Mais les principes sous-jacents sont similaires. Revenons donc au coquillage. C’est très révélateur.

A la base, il s’agit de faciliter les échanges selon une dimension spatio-temporelle. Concrètement, vous voulez échanger votre boeuf contre de la 3 sacs de riz, une roue, une après midi d’aide à récolter des pommes à l’automne, et 10 jarres d’eau le printemps prochain pour votre jardin. Pour comptabiliser les échanges, on a trouvé pratique de fixer une valeur (en coquillages) a chaque "bien" ou "service", ce qui permet de simplifier la circulation de biens de natures différentes ou décalés dans le temps. Sans monnaie, c’est vite très compliqué. Ceux qui veulent revenir au troc devraient y penser.

Le coquillage est facile a transporter, et à conserver (comme l’or). Pourtant il y a des objections évidentes à son utilisation. S’il est plus facile de se procurer des coquillages en allant les "cueillir" à la plage, plutôt que de travailler, alors autant ne plus travailler. Et du coup, l’économie périclite. Les coquillages perdent alors de leur valeur (c’est l’inflation). A la rigueur, à un moment donné, les choses s’équilibreront car il faudra tellement de coquillages pour payer une baguette de pain qu’il redeviendra plus intéressant de faire du pain que d’aller à la plage.
A l’inverse, si les coquillages sont trop peu nombreux, alors il devient difficile de faire circuler les bien/services. Ce qui va empêcher la "croissance" économique. Du coup la monnaie va prendre de la valeur, et celui qui en dispose pourra obtenir beaucoup avec (d’ou la spéculation sur la rareté des biens). Sauf a avoir des moyens pour accélérer sa circulation, comme les chèques (qui représentent une certaine somme de coquillages).

Si l’activité économique ralentie (à masse monétaire constante), par exemple en hivers, la valeur relative de la monnaie prends de l’importance au début, du fait de sa facilité a utiliser et à stocker, mais à la longue, si l’activité ne repars pas, on a trop de monnaie pour peu d’échange, et l’argent perds de sa valeur.  D’ou la sacro-sainte croissance dont on nous rabâche les oreilles nuit et jour. Au passage, il y a 2 croissances : celle qui permet à l’argent de garder sa valeur, et celle qui permet de donner du travail aux "nouveaux" de la croissance démographique, et même une troisième croissance qui nous permet en principe de nous enrichir.

Autre cas, imaginons que votre économie-coquillage fonctionne bien, et a atteints un stade d’équilibre, et que d’un coup une autre tribu qui a accès à un plage pleine de coquillage rentre en contact avec la votre (qui elle doit plonger pour se procurer les coquillages)… elle peut tout racheter et vous ruiner en 2 temps 3 mouvements.

Qu’est-ce que cela révèle : l’argent, la monnaie, doit être transportable, conservable et "relativement" rare. Tout est dans le "relativement". Cela est autant valable pour les coquillages, l’or ou la monnaie fiduciaire (virtuelle). De nos jours la masse monétaire est gérée par les banques centrales en fonction de l’inflation et la croissance du PIB. L’or dispose de ces qualités : il ne se corrode pas, il se transporte facilement, et en plus il est inutile (comme les coquillages) sauf pour des question d’arts, car il est trop mou (et en plus sa couleur/brillance rappelle les attributs divins du soleil).

Bref, vous voyez, les problèmes de coquillage sont exactement les même que les notre. On peut se poser la question sur la rareté de la monnaie actuelle vu que justement, il suffit de mettre des zéros dans un ordinateur. Ce qui gère cette rareté c’est le taux d’intérêt en fait ! Par contre… ce qui compte, c’est qui "produit" la monnaie et à qui elle le donne. C’est la banque centrale qui régule la création "monétaire" (argent-dette). C’est la FED aux USA, et (grosso modo – en simplifiant) elle le donne a Wall Street (qui est censé "investir") … d’ou les 144 milliards de bonus en 2010 alors que l’économie agonise. On est en plein dans la crise actuelle : est-ce qu’il manque de l’argent ? est-ce qu’il y en a en trop ? En fait, a cause du pétrole on est dans le cas "trop d’argent" … ce qui nous donne la réponse à la question faut-il plus d’argent ? plus de dette ? la réponse est non … sauf si c’est pour inonder de coquillages la tribu voisine et tout racheter ! Voila pourquoi il y a "guerre monétaire". C’est très exactement ce que fait la FED en imprimant des billets avec son QE2 (quantitative easing). Chose prévue dès 1960 par le paradoxe de Triffin. La "ruse", c’est qu’elle la seule a pouvoir le faire à cause des accords de Bretton Woods de 1944 (à la sortie de la guerre les USA disposaient de presque tout l’or du monde et on pu imposer leur monnaie pour les échanges internationaux du fait de sa convertibilité en or), parce que le dollar est la seule monnaie internationale qui est acceptée par les autres tribus. Sauf que l’Euro menace ce statut. Et c’est pour cela que la Chine multiplie les accords de "swaps" pour que le Yuan puisse faire de même. C’est très archaïque en réalité sous des dehors très savant et des discours très alambiqués des banquiers centraux.

Les vraies questions sont la : comment on gère la masse de monnaie, a qui on donne de l’argent et pourquoi ? Comment il circule ? quand est-ce qu’on le détruit ?
Pourquoi est-ce qu’un seul organisme à la charge de créer la monnaie à l’exclusion de tout autre ? [c'est en définitive la seule véritable question] est-ce qu’on peut/doit faire cohabiter des monnaies ?
Ce sont des vraies question. C’est pour cela que les hommes se sont battus pour l’or. C’est pour cela que les rois ont utilisé la planche a billet pour financer leurs guerres. Aujourd’hui les "banques centrales indépendantes" sont censées résoudre ces problèmes vieux comme le monde. Est-ce le cas d’après vous ?

On en est la. Il y a trop d’argent, donc il devient plus facile de le "capter" (capital) que de travailler pour le gagner. Les circuits de redistribution de l’argent sont grippés, il ne descend plus dans l’économie. Il n’est plus équitablement répartit, entre les travailleurs et les retraités (entre autre). De plus, comment voulez vous faire avec un taux d’intérêt central et unique pour accélérer tel pan de l’économie (tout ce qui est "vert") et décélérer tel autre (immobilier) ? Ce n’est pas possible. Il faut donc des "niches fiscales" qui vont inciter les acteurs à investir ici plutôt qu’ailleurs. Mais ensuite les niches fabriquent des bulles qu’il faut résorber, et il devient plus intéressant de faire la chasse au niche que de travailler, et on entre dans un système de plus en plus compliqué, instable, entropique.

Voila ou en est. Au néolithique. Avec des ordinateurs. Mais on n’a pas résolu les problèmes de l’époque.

(Ajout 28/01/11) Conséquences du QE2 : les troubles dans les pays arabes. La guerre monétaire consiste a exporter ses difficultés via la politique monétaire. Seul les USA peuvent le faire étant donné le statut particulier du dollar :

Et la Fed monétise à tour de bras en achetant des bons du Trésor, sur un rythme de 75 milliards de dollars par mois (soit 900 milliards par an, plus de la moitié du déficit), une création de monnaie qui ne correspond à aucune contrepartie économique réelle, qui fait enfler la masse des dollars dans le monde, donc baisser sa valeur, donc augmenter le prix des matières premières (libellées en dollars, donc leur détenteurs veulent préserver leur pouvoir d’achat), donc étrangle les pays pauvres et fait de l’inflation importée dans les pays développés, etc, etc (+ bulle sur le marché actions également), la crise n’est pas finie, on vous l’a suffisamment dit.

(Ajout 03/03/11) La Chine bouge : "La Chine veut se passer du dollar pour son commerce international et veut permettre que le yuan serve de monnaie de réserve". Et en plus l’Inde lui emboîtes le pas. Les jours du mur du dollar sont comptés. Visiblement les remous dans le monde arabe précipitent le calendrier chez ceux qui comprennent vraiment ce qui se passe. Pendant ce temps l’Europe plane totalement alors que l’histoire avance à grand pas. On ne sait même pas comment on va payer nos retraites avec des bulles immobilières qui n’en finissent pas d’être gonflés à l’argent public. Le choc va être terrible.

Pourquoi j’ai retiré mes sous des banques ?


J’ai retiré toute mon épargne des banques (PEL+assurance vie). On me demande parfois pourquoi ?

Les banksters ont du pouvoir parce qu’on le leur donne. Ni plus ni moins. Retirer ses sous, c’est leur retirer ce pouvoir et c’est envoyer un message clair et sans ambiguïté aux "dirigeants". Cela signifie "vous avez trahi ma confiance". C’est plus efficace qu’aller manifester (pour ceux qui y croient encore). Au moins cet argent la ne servira pas à spéculer sur le prix  de la nourriture, ou a gonfler les prix de l’immobilier.

D’autre part, c’est une manière de protester contre les abus du capitalisme. Je ne suis pas contre le capitalisme (du mois son idéal), mais aujourd’hui, c’est devenu n’importe quoi. Et en plus, je ne crois pas que la version qu’on met en pratique actuellement (a base de banques centrales notamment) peut nous aider a sortir de la crise, au contraire, ca participe du problème.

De plus, les assurances vies, en période de "défaut sur la dette d’état"comme en ce moment, vous m’excuserez, mais je préfère prendre mes dispositions avant qu’il ne soit trop tard. La crise argentine est très édifiante. Et de toute manière historiquement il vient toujours un moment ou les dettes ne sont pas remboursées.

La garantie d’état qui monte à 100 000€ ca devrait vous mettre la puce à l’oreille au contraire. Pourquoi font-ils ça d’après vous ? pour rassurer. Et s’ils veulent rassurer c’est qu’il y a problème. Ils n’auront pas les moyens de garantir massivement de toute manière.

Enfin l’argent perds de la valeur ??? pas en période de déflation comme en ce moment. C’est une question de timing. Si on entre en hyperinflation alors oui, c’est mauvais. Sinon, pour le temps d’y voir plus clair et vu que l’immobilier a toutes la chances de chuter quand les taux remonteront … au contraire, on y gagne.

De toute manière, je me fiche de grapiller quelques pourcentages ici ou la, c’est ces fichus pourcents qui rendent le monde malade. La course au retour sur investissement. Si je perds un peu, je m’en fiche.

Je prends l’exemple du site "leboncoin" … on peut y revendre pas mal de truc, mais pas cher. Parfois ca fait mal au coeur de vendre un meuble presque neuf 1/3 du prix ou du matériel pour presque rien. J’ai l’impression d’y perdre, et je me dis que j’aurais mieux fait de garder ce qui aurait pu m’être utile encore, au cas ou. Puis après je réalise que si j’ai vendu par cher, j’ai aidé quelqu’un. Qui n’aura pas a payer le prix fort dans un supermarché. Ca fait diminuer d’autant la consommation et la sur-consommation. Et puis en fait, moi aussi je profite des bas prix d’un autre. Au final, tout le monde y gagne.

La c’est pareil. Je renonce a mes petits "intérêts", mais je les récupérerait ailleurs.

Post initial sur le forum "oleocène" pour voir la discussion d’origine.

(Ajout 24/11/10) : une enquête sur l’utilisation de l’argent des épargnants par les banques confirme que l’objectif de rendement les faits investir dans des opérations destructrices pour la planète.

(Ajout 04/01/11) : après l’appel spectaculaire et symtomatique d’Eric Cantona nous découvrons qu’il y a bien un bank run en cours en Grèce, qui précèdera celui d’Irlande et du reste de l’Europe ensuite. Il n’y aura pas d’argent pour tout le monde. Il faut "savoir" que d’ici 2013 il est prévu de mettre en place un mécanisme de décote sur les obligations en Europe. Cela signifie que les obligations n’en seront plus (lol), et surtout que vos assurances vies ou autres placements "sûrs" pourront être sabrés à volonté par les politiques. Mais bon, je dis ça, je dis rien ;-) . Les besoins de recapitalisation des banques en Europe sont estimés a mille milliard d’Euros selon la BRI. C’est vous qui allez les leurs donner ? pas moi en tout cas.

La guerre monétaire est confirmée


Le 19 mars 2009 sur mon ancien blog j’avais annoncé le début de la guerre monétaire. A l’époque je pensais que les choses iraient plus vite. Mais 1 an et demi plus tard, la chose est confirmée.
DSK a annoncé qu’il n’y avait pas de guerre monétaire. Ce qui est la meilleure confirmation qu’on puisse espérer qu’il y a bien guerre monétaire.
De plus le Brésil l’a confirmé aussi.
La BoJ n’était pas intervenue depuis les accords du plaza.
La Chine annonce qu’elle ne cédera pas aux menaces votées par le congrès américain.
La Chine continue de placer ses pions commerciaux à un rythme soutenu.
Le blog de Paul Jorion confirme.

La chine se désengage des bons aux trésors américains

Ajout tardif (1er octobre 2010) confirmant encore ce nouvel avatar de la crise :

Alerte : la fin du dollar à sonnée


Attention, depuis le 17 mars 2009, le crash de l’économie est devenu inévitable en raison des décisions prises par les USA. Les conséquences vont être désastreuses pour les USA, mais aussi pour le reste du monde étant donné comment tout est inter-relié maintenant. Cet article un peu technique explique pourquoi, et aussi "comment". Bien sur, les média n’ont pas compris la portée de leurs propres annonces. Bien sur les économistes se veulent rassurant, mais souvenez vous qu’ils n’ont pas prévu la crise, qu’ils n’ont pas compris son ampleur, qu’ils ne tiennent pas compte du contexte (écologique, psychologique) et qu’ils ont déjà proposé de vaines solutions à plusieurs reprises.

Les faits bruts
Tout commence ici a la date du 17 mars vous pouvez voir sur la colonne "10 yr" le chiffre 3.02 et le lendemain 2.51. Si vous regardez l’historique de ces chiffres, vous constaterez qu’il n’y a jamais eu de variation aussi brutale.
L’explication n’ pas tardé : la FED (banque centrale des USA) à créé de toute pièce 300 milliards de dollars pour acheter des bon aux trésor américains. Hors… comment les USA financent-ils leur plan de relance ? par des bons aux trésor. En gros, c’est comme si les USA payaient leur dette avec de la fausse monnaie.
C’est ce qu’il faut comprendre de la réaction de la chine (plus gros créancier du monde envers les USA avec 2000 milliards de dollars).
Au niveau international, le mouvement de fuite envers le dollar (débuté par l’Iran, l’Irak, le Vénézuella, la Russie, et plus discrètement le Chine) s’amplifie et s’officialise.
Le dollar ne sera plus la monnaie d’échange international, car elle se transforme en monnaie de singe avec laquelle on ne pourra bientôt plus rien acheter.

Le dollar est un pilier aux USA, en s’effondrant, ils vont perdre leur plus grand privilège (acheter gratuitement du pétrole), et donc leur niveau de vie, leur suprématie, leur "rêve", leur stratégie hégémonique, etc…

Pour mieux comprendre
Petit retour en arrière pour mieux comprendre. La nouvelle finance mondiale de ces 30 dernières années nous a gratifié de plein d’instruments tels les CDS, les MBS, les CDO, et les subprimes… Ces outils permettent en principe de fluidifier l’économie. Par exemple, au Maroc, les banques ne prêtent pas sauf si vous avez la même somme à hypothéquer, ce qui paralyse le développement économique : pas moyen de lancer une entreprise et de prendre des risques. Ces outils permettent de le faire.
Mais ces outils, plus quelques autres tour de passe passe n’ont pas été utilisés au final pour créer de la valeur, mais pour consommer. Et aujourd’hui, les USA sont insolvable, mais en plus les montants des dettes, assurances, paris, titrisation fait autour ont créé une masse virtuelle d’argent gigantesque (plusieurs fois le PIB mondial). Tout allait bien tant que la sacro-sainte croissance était au RDV. Mais le choc avec la crise de l’écologie, la montée en puissance des pays du sud, et le tarissement des populations venant alimenter cette bulle ont provoqué un début d’éclatement.

Voila pourquoi nous sommes passés d’une bulle économique sur les subprimes a une bulle sur le pétrole, puis les matières premières, puis pour finir … les bon aux trésors, qui nous donné l’apparence que la crise se calmait un peu ces derniers temps.
Cette bulle, la dernière possible, est en train d’éclater.

Les conséquences vont être terrible et fulgurantes
Si le dollar s’effondre, plutôt que de voir leur fortune (virtuelle) s’évaporer comme neige au soleil, les acteurs économiques vont chercher a convertir leurs avoir en bien matériels. Les acteurs économiques en question ce sont : nos assureurs, nos retraites, etc…
Donc tout cet argent va soit disparaître, soit faire flamber les prix des biens. Ce qui reviens strictement au même : retour de la misère. En gros, ce qui s’est passé l’été dernier mais en bien pire. Provoquant faillites massives, chômage massif, surtout chez les jeunes, diminution brutale du pouvoir d’achat.

Par voie de conséquence, il faut s’attendre à des situations plus que difficiles. La contestation qui monte déjà n’attendra qu’une excuse pour mettre le feu au poudre. La poudre qu’on nous jeté aux yeux durant tout ce temps. Guerre civile, révolution, démission des gouvernements, protectionnisme, guerre économique, accompagné probablement de bank rush, de stock rush (aller vider un magasin pour faire des stocks de nourriture), pillages, délinquance, crime organisé. Tout ce qui se passe déjà actuellement dans diverses région du monde, mais à plus grande échelle et intensité.

Les tensions autour du dollar vont s’accroître jusqu’à l’été. Les conséquences vont commencer à partir de l’automne. Mais situer ces événement dans le détail et dans une ligne temporelle n’est qu’un indicateur. Il est impossible de prévoir ce qui est lié à la psyché collective.

Par contre, le fait que l’économie s’effondre rapidement, c’est inéluctable maintenant. C’est simplement la conséquence de nos choix.

Addendum : nuances
Nul ne peut prévoir l’avenir avec certitude. Ce que je présente ici n’est que le scenario le plus probable étant donné l’état actuel du monde. Il existe plusieurs alternatives qui sont aussi possibles, qui pourraient changer considérablement l’impact de la crise. Notamment la proposition de la chine d’abandonner le dollar au profit des DTS (monnaie du FMI), ou bien le fameux AMERO. Mais étant donné la psychologie américaine actuelle, le scenario le plus probable actuellement est celui décrit ci-dessus. "Concrètement, dans la mesure ou les USA réussiront à s’opposer à cette proposition d’une autre monnaie, c’est le scenario décrit ci-dessus qui se réalisera".
Dans la mesure ou aucun facteur "extérieur" n’interviendrai (n’oublions pas une actualité ufologique brûlante par exemple, ou une catastrophe naturelle qui pourrait modifier toutes les prévisions).
Dans le cas ou elle cette alternative prendrait place, nous ne serions pas forcément sorti d’affaire pour autant, mais temporairement, cela pourrait fonctionner. Un autre article expliquera pourquoi.
Nos difficultés réelles ne seront au final que le reflet de nos résistances psychologiques (dit autrement : notre orgueil collectif). En occident nous avons une telle marge de manœuvre que si nous le voulions, tout pourrait se passer en douceur. Quand je parle de marge de manœuvre, je parle du temps et de l’argent que nous gaspillons en loisir futile, je parle des solutions immédiates et simples comme le co-voiturage, le vélo, et autres astuces qui nous feraient passer ce cap tranquillement. Mais autant nous serons accrochés à notre confort et nos avantages, autant nous souffriront, autant nous nous révolterons.
Mais il y a du bon dans la révolte aussi : c’est d’en profiter, non pas pour conserver quelques avantages pécuniaires mais pour changer ce qui ne nous plaît pas dans le système actuel. Et de coté la, il y a de quoi faire.

Ajout 05/09/11 : La Chine est bien en train de quitter le dollar. La preuve par ces 2 articles récents qui montrent (au moins une partie de) la stratégie chinoise qui consiste à repositionner de facto l’OR comme monnaie de réserve et d’échange international : le PAGE (Pan Asian Gold Echange) a été créé pour échanger de l’or réel et non pas virtuel comme on le fait nous. Wikileaks a révélé que la Chine se positionne en masse sur l’OR espérant provoquer un effet boule de neige. On est dans les mouvement tectoniques la ! Rien d’étonnant a ce que Chavez rapatrie son OR non plus dans ce contexte. On est plein dans les batailles pour le dollar la. Mais ultimement, ses jours sont comptés. Rien ne pourra sauver le dollar : le pétrole et le pentagones sont déjà morts.

(Ajout 8/01/12) L’Iran et la Russie abandonnent le dollar pour leurs échanges. L’oncle Sam va pas être content du tout.

(Ajout 29/02/12) L’Iran va accepter l’or en échange de son pétrole. Le dollar quand à lui est en sursis. Le signal sera donné par la création d’une monnaie asiatique, déjà entamée par une zone de libre échange.

  • http://www.dedefensa.org/article-le_brics_a_l_heure_du_yuan_09_03_2012.html
    La Chine est en train de travailler pour instituer une réalisation en yuan de ses prêts vers les pays du groupe BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud). Cette mesure est d’une part destinée à unifier la cohésion monétaire de la Chine à l’intérieur du groupe, d’autre part, bien entendu et essentiellement, à accentuer l’éloignement de la Chine de l’usage du dollar pour les relations internationales de type commercial et autres. L’effet devrait être d’une façon générale d’accroître les échanges commerciaux entre les pays du groupe, et des échanges commerciaux décisivement réalisés en monnaies nationales, autres que le dollar.
  • http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2012/03/13/le-japon-va-acheter-des-obligations-chinoises_1657127_3216.html
    Nous avons reçu l’accord des autorités chinoises pour acheter des obligations d’Etat pour 65 milliards de yuans, soit environ 10,3 milliards de dollars
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