Blog de Yoananda

Petit anti-manuel de la pensée unique, pour lire entre les lignes

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Pourquoi l’usure ? par l’approche systémique


Pourquoi avoir inventé l’usure, et quelles conséquences sur notre vie de tous les jours ? Le système d’usure, l’argent dette est bien au cœur de cette crise, des précédentes, et des suivantes. Je vais vous expliquer simplement pourquoi l’usure provoque la concentration des richesses, ce qu’est un Quantitive Easing (sans math) et ou est l’arnaque, et en quoi l’usure est une réponse (ou non), une cause (ou non) a la crise actuelle.

J’ai déjà expliqué qu’à mon sens nous devons enrichir notre manière de penser l’économie, grâce à l’approche systémique notamment. La systémique va se concentrer sur l’étude des interactions (transfert d’information, d’énergie ou de matière) entre les éléments d’un système complexe, plutôt que d’essayer d’analyser ce système via des équations. Elle permet d’observer l’émergence de propriété ou de comportements.

Entre parenthèse, la systémique n’est pas une nouveauté, la médecine chinoise est systémique par nature, la nouveauté, c’est le formalisme systémique.

L’importance de l’usure

L’économie est comme un système de poupée russes (ici j’utilise une analogie, donc la démarche systémique). Par exemple, que l’on prenne les dérivés, la titrisation, l’effet de levier (LTRO), etc… ils reposent tous sur le principe de monnaie dette. Nos échanges quotidien utilisent maintenant majoritairement de la monnaie dette (chaque fois qu’on utilise la carte bancaire). La dette de l’état c’est la même chose, et les actions d’une entreprise, c’est aussi de la monnaie dette.

Finalement la monnaie dette est le code d’interaction que nous nous sommes donnés, et c’est ce qui explique notre économie en majeure partie, même si nous avons introduit des nuances de ci de la…

Imaginez ces vols d’oiseaux qui forment un ballet. Ce ballet est une propriété émergente d’oiseaux qui suivent des comportements très simple (suivre son voisin le plus proche). La monnaie dette c’est notre interaction économique principale, c’est d’elle que va émerger telle ou telle propriété, comportement global. En gros, c’est d’elle que va émerger ou non les crises économiques.

Nous devons donc d’une part comprendre sa nature profonde et d’autre part regarder ce que cela implique sur les propriétés qui en émergent.

D’où vient l’usure ?

L’usure, le taux d’intérêt, c’est le moyen que nous avons trouvé pour réguler nos échanges. J’ai un champ et un tracteur, tu as du temps et une famille à nourrir. Je te prête mon champs et mon tracteur, en échange, on partage la récolte. Le taux d’intérêt, c’est le pourcentage de la récolte que tu devras me donner chaque année.

Maintenant, quelques subtilités.

Comment va-t-on fixer ce pourcentage ? Le plus simple serait de dire "tu vas me donner 10% de la récolte". C’était la dîme (décimal / 10%). Si une année la récolte est mauvaise, je reçois d’autant moins. Si la récolte est meilleure, je reçois plus. Quelque soit le résultat, le partage est toujours le même. Mais cela pose un problème : comment je sais que tu ne me truande pas ? Si tu caches la moité de la récolte, je ne toucherais que 5% au lieu de 10% comme c’était prévu. Je suis donc obligé de te surveiller, et c’est très compliqué si je dois surveiller beaucoup de personnes. Ce n’est pas vraiment efficace. Mais c’était ainsi que l’église procédait. C’était le système ancien. La dîme était certes un impôt et non pas une rente sur un capital, mais en fait c’est la même chose, l’église étant la dépositaire (à l’époque) du savoir (lire / écrire), c’était une rente sur le capital cognitif (le savoir donc). C’était l’élite de l’époque. Bref.

L’invention de l’usure

D’autres sont arrivés et ont décidé de changer de système. Plutôt que d’avoir un taux fixe, et donc une part de récolte variable et tous les ennuis de surveillance que ça implique, ils ont mis en place un autre système. A la marge au début, en profitant des périodes difficiles, quand les gens n’avaient pas le choix de faire autrement que de venir les voir. Ils ont dit : nous on veut une part de récolte fixe. Donc au lieu de fixer cette part à 10% de ce qui était récolté, ils ont dit "on va donner une valeur au champ, et fixer la part de récolte qui nous revient comme un pourcentage de la valeur de ce champ". Du coup, quelque soit la récolte, bonne ou mauvaise, si la valeur du champ est estimée à produire 100Kg en moyenne par an, ils recevront toujours 10kg, chaque année. Cela évite d’avoir a surveiller les récoltes. Cela a aussi l’avantage de se mettre à l’abri des aléas de la vie. C’est l’usure.

Usure, un trait de génie

L’air de rien ce tout petit changement dans le contrat est, d’abord génial, mais ensuite extrêmement riche de conséquences. Notez au passage une chose importante, quand les économistes parlent de QE (quantitative easing), ce n’est rien d’autre que ça : je donne une valeur a mon capital pour le louer. Ce n’est pas de la création monétaire classique ou je crée des billets pour inonder l’économie et tout racheter. Il s’agit de "donner une valeur d’échange" à ce qui existe (afin de fluidifier l’économie). Bon après, le problème, le vrai, c’est quelle valeur donner a ce qu’on monétise. C’est "la" qu’est toute l’arnaque des banques centrales ! Pour revenir a l’exemple du champ : si je veux récolter tous les ans 10Kg, je peux dire "on fixe la valeur du champs a 100Kg, et tu me verse 10%", ou bien on peut dire "on fixe la valeur du champ à 1000 et tu me verse 1%". Vous commencez à comprendre ?

Donc, cette petite étude systémique donne déjà des résultats intéressants pour comprendre les petits jeux des grands argentier. Évidement, eux ils parlent de QE, de marché secondaire, et tout un blabla compliqué pour masquer des choses très simples et pour faire en sorte qu’on ne fourre pas notre nez dans leur petite cuisine.

Usure et concentration des richesses

C’est le système que les banquiers ont inventés. Il est tellement efficace (pour les banquiers) qu’ils sont rapidement devenu économiquement plus performant que les autres, et donc plus puissants. (Je ne vais pas rentrer dans les détails mais :) combiné avec une structure familiale particulière (famille souche si vous voulez creuser) qui à permis (via l’héritage) la concentration des biens et des richesses, ce système (rappelez vous on est dans une approche systémique) à permis l’émergence des familles ultra puissantes. C’est un système vertueux (au sens qu’il s’auto alimente et non  pas au sens moral du terme) : plus on est puissant, plus on peut imposer le système d’usure, et même imposer des taux d’intérêts intéressants !

Voila pourquoi la concentration des richesses dans les mains de quelque-uns est une propriété émergente du système d’argent dette. D’où la loi de Pareto  que 20% des gens concentrent 80% de la richesse. (C’est une propriété qu’on retrouve partout dans la nature). C’est le 2ème résultat intéressant.

Maintenant, on se rends vite compte que l’enjeu principal réside dans la fixation du taux d’intérêt. S’il est trop faible, celui qui prête son champ est perdant, s’il est trop fort, on fini par use trop celui qui travaille. Bien entendu la position la plus confortable est celle du prêteur, du capitaliste. Le travailleur lui est obligé de lutter en permanence, non seulement pour payer ses intérêts, mais aussi pour fixer au plus bas le taux C’est un autre résultat émergeant intéressant :

Donc les "gaucho" qui luttent contre l’argent dette et les méchants riches capitalistes n’ont pas totalement tort, même s’ils n’ont pas toujours les bon arguments. Les système des "fonctionnaires" que je critique tant est une réponse plutôt maline pour ceux qui ne sont pas du bon coté de l’usure.

Notez que le système des actions / dividende pour les entreprises est l’équivalent du système ancien de la dîme. Il est plus équitable, basé sur la confiance, la coopération, le partage de la propriété. Seulement personne n’en veut, en France tout le monde veut des obligations/assurance vies (basé sur l’usure), car il faut être capable de gérer le risque qu’il représente. C’est le système que défendent les anglo-saxons protestants. Nous (catholiques de tradition en France), sans le savoir nous défendons celui de l’usure (alors même, c’est un comble, que l’usure est interdite chez les catholiques et toléré chez les protestants).

Usure, cause de la crise économique ?

Ce n’est pas le dernier, continuons. Donc, pour fixer ce fameux taux d’intérêt, il a fallu inventer le marché. Le marché va fixer les taux d’intérêts par un système collectif d’enchère. Peu importe. Le problème c’est toujours le même : on ne sait pas à l’avance si on aura de bonnes ou mauvaises récoltes. C’est vrai à un niveau micro, c’est vrai à un niveau macro. On est obligé de deviner, de … (attention mot interdit) spéculer ! Et la, on retombe sur la question du pic pétrolier. A un niveau global, les taux d’intérêts (ainsi que la valeur de capitalisation sur laquelle il sont adossés) déterminent notre anticipation collective de richesse, et donc, notre récolte future de pétrole pour faire tourner l’économie. La justement, le résultat c’est qu’il y a des choses qui nous échappent, l’usure permet d’avoir un système fonctionnel en période de croissance, car c’est un mécanisme rusé de répartition des gains (de productivité, et des surplus notamment pour les réinvestir). Par contre, en période de disette, c’est un système style "loi de la jungle" qui favorise les plus forts. Mais en même temps, cela ne signifie pas que c’est injuste pour autant. C’est un système de "tri social" qui permet de préserver les plus utiles économiquement parlant. Poussé dans des situations extrêmes ça signifie :

  • d’un point de vue humaniste (individualiste) c’est horrible, ça signifie qu’on laisse mourir les moins capable.
  • d’un point de vue utilitariste (collectiviste), ça signifie qu’on préserve les plus capable, ceux à même de permettre au corps collectif de traverser l’épreuve et de "rebondir".

Et notre société est exactement dans ce dilemme actuellement. Avec la fin de la croissance économique due au pétrole pas cher, nous devons nous poser les questions : si nous n’avons pas de quoi nourrir tout le monde, qui va-t-on laisser mourir ? Les vieux, les handicapés, les malades ? ou bien les plus charismatiques, les plus malins, les plus résistants ?

La monnaie dette, l’usure, est une réponse à cette question. L’usure n’est pas la cause de la crise, c’est la réponse. Peut-être que cette réponse ne vous convient pas, mais ce n’en est pas la cause. La cause, c’est la démographie, le fait qu’on ne parvienne pas à trouver un équilibre entre ce que l’on consomme et ce que la terre produit (avec ou sans notre aide technologique).

L’Europe et sa politique de l’Autruche nous mène a la guerre interne


Je n’ai pas fini de mûrir ma réflexion sur l’Europe, qui est un sujet complexe, mais je vous proposes quand même un état des lieux qui fait la synthèse de tout ce qu’on peut lire à droite et à gauche sur l’Europe. J’essaye de relier tout ça en un fil directeur cohérent. Vous allez voir, ce n’est pas triste !

En somme, je finis par conclure que la crise, loin d’être provoquée par l’Europe, va provoquer à une guerre interne assez spéciale. L’UE et l’euro pour survivre vont devoir tuer les nations. Je ne suis pas certain que la situation soit très différente des tentatives précédentes qui nous ont menées aux 2 guerres mondiales. Actuellement l’Europe est en difficulté, mais elle va riposter.

Pour bien comprendre il faut garder en tête 3 choses au sujet de l’Europe :

  • le nucléaire militaire français,
  • la puissance industrielle allemande,
  • la peur de la guerre industrielle.

Tout ce qui se passe en France, ou en Allemagne sont important pour l’avenir de l’avenir.

L’économie

La bulle immobilière explose plongeant la France dans la récession l’année prochaine.

Les Allemands s’éloignent du nucléaire et s’autonomisent dans le renouvelable.

La Grèce va refaire défaut, l’Irlande vient de le faire, Chypre c’est pareil. La dette de l’Espagne explose. La France ne tiendra aucun de ses engagements (les 3% ont été abandonnés, la croissance ne reviendra pas en Europe – je vais expliquer pourquoi, le chômage monte).

La Chine depuis le QE2, depuis que l’Iran a été banni de SWIFT a décidé de se ré-orienter vers son marché interne. Et ça, c’est peut-être la news la plus importante de toutes. Si on a été sauvé jusque ici, c’est parce que la Chine avait besoin de nous (les USA aussi, mais ils sont aussi ruiné que nous). La Chine est en train de nous rattraper voire dépasser.

Le budget européen s’effrite. L’Europe met fin a ses subventions : aide alimentaire pour les plus démunis, renouvelable. J’avais déjà expliqué que l’aide alimentaire était finie, l’Allemagne l’avait annoncée, elle avait accepté de sauver l’Euro a condition de mettre fin a l’Europe sociale.

En même temps la gabegie continue au point que certains sites s’amusent à recenser les "grand projet inutiles imposés" par ou dans l’Europe, dont on ne compte plus les subventions pour projet débiles (piscine olympique dans un vieux bled remplis de retraités, rénovation d’anciennes mines pour en faire un lieu touristique) alors qu’il y a des vrais enjeux cruciaux énergétiques et même monétaires en ce moment.

Le traité de libre échange, évidement, nous serons les grands perdants. Les USA sont des requins en matière économique. De plus ce traité fait partie intégrante du plan de vassalisation de l’Europe, on le connaît depuis 20 ans (pour ma part depuis au moins 5 ans). Les journalistes feignent la surprise.

Maintenant concernant l’énergie, nous n’avons plus de pétrole. Nous avons passé notre pic en Europe, nous importons de moins en moins. Si c’est censé être une bonne nouvelle pour le climat, c’est simplement qu’ici nous n’avons plus les moyens d’en acheter autant, que la part du lion c’est les USA et la Chine. Nous n’avons pas de quoi compenser, d’où que l’Europe est le seul bloc en récession en ce moment. Nous n’avons ni gaz de schiste (possible uniquement dans les zones très peu peuplées), ni thorium, ni rien pour relancer la machine. Notre naïveté ne suffira pas à nous sortir d’affaire, pas plus que l’UE et ses incompétents qui rêvent du meilleur des mondes.

La psychologie

Ce que révèle cette vidéo qui est assez caractéristique des débats qu’on peut voir en Europe, c’est l’aveuglement.

Sur la réforme bancaire qui est censé nous prévenir, non pas des futures crises, mais de payer avec l’argent public. Ce qui n’est qu’une farce bien entendu, car les TBTF (Too Big Too Fail, trop gros pour tomber) sont toujours la.

Plusieurs biais cognitifs ou angles morts de l’analyse :

  • la guerre économique n’est pas prise en compte, elle explique notamment la course au gigantisme des banques
  • le pic pétrolier évidement
  • la robotisation du travail qui explique que le capital est de plus en plus rémunérateur par rapport au travail
  • le coté psycohologie (neuroéconomie) de la crise suite a la chute de l’URSS et la vague de "triomphe" consacrant le libéralisme et nous ayant conduit aux excès actuel

Bref l’Europe est aveugle à ce qui se passe réellement. Par contre elle n’est pas aveugle a la contestation qui gronde contre elle : l’administration Bruxeloise prends peur et veut troller les élections de 2014 et surveiller le net. Les mesures de rétorsion vont se multiplier à tous les niveaux. En France ils veulent rendre le vote obligatoire. Les paiement en cash sera limités à 1000€.

L’Europe du point de vue international c’est has been. On n’est même pas au courant qu’on est en guerre économique. L’Europe du nord s’en tire mieux, mais l’Europe dans son ensemble ne fait plus rêver. Loin de la.

A coté de ça, Attali nous dit qu’on est sorti d’affaire et que maintenant ce sont les USA qui sont en faillite et que leur tour est venu. Le GEAB pareil. Seulement voila, ce sont des Eurobéats. Attali pense que l’UE est une étape vers son nouvel ordre mondial centralisé avec la BRI et l’ONU qui décident de tout pour tous de manière éclairée (y compris la sexualité des enfants). Et le GEAB … ben c’est le GEAB quoi.

En France les tensions sociales s’exacerbent, notamment avec les gens qui s’immolent par le feu !

Maintenant Cameron propose un référendum pour sortir de l’Europe et ne veut pas d’un état centralisé, mais de nations qui coopèrent librement. Ce qui fragilise clairement l’UE.

En même temps les gens ne comprennent plus à quoi sert l’Europe, ni ce qu’elle leur rapporte, si ce n’est une inflation de textes de lois et de contraintes, de dépenses captées pour des projets inutiles. L’Eruope est une machine technocratique à dilapider. L’Europe c’était la prospérité, la fin du chômage, la fin des attaques spéculatives, etc… L’Europe ne tient pas ses promesse et n’apporte plus rien aux peuples sauf des ennuis. Le seul avantage perçu c’est la liberté de circulation et le fait, 1 fois par an de pouvoir acheter dans un autre pays. En gros pour le tourisme, donc pour du superflu.

Ou va l’Europe ?

Ce qui est très difficile de savoir c’est comment les "élites" vont réagir. Pour sauver l’Euro ils ont inventé le MES et il est clair que dans leur esprit et leur religion du progrès, il ne faudra reculer devant rien pour sauver ce Frankenstein.

Je peux dire qu’il y aura une guerre, mais je ne peux pas dire qui la gagnera. Il y a actuellement une guerre de l’Europe pour en finir avec les nations. C’est la contradiction profonde de l’Europe. Les nations construisent une entité censés au final les détruire. Car il viendra un moment ou il faudra choisir entre l’Europe et les nations. Pour parvenir à ses fins (survivre) l’Europe devra au minimum :

  • saper les fondements nationaux (d’où l’acculturation et l’immigration notamment, les attaques contre tout ce qui est "traditionnel")
  • se créer une armée propre (elle existe déjà plus ou moins avec l’Eurocorp)
  • surtout et avant tout avoir ses propres impôts. Vu que le budget européen a été diminué, il est clair que Bruxelle va mettre le paquet sur cette question déterminante
  • les eurobonds. Ça viendra même si les nations, notamment les Allemands y sont opposés.
  • L’éclatement des pays en régions (d’où les projets de "grand paris", "grand Berlin", "grand Toulouse", etc…). Il est clair que les tendances régionalistes ne sont pas combattues ou diabolisées comme les nationalisme !

Je ne sais pas comment ça finira. L’Euro est menacé, l’UE aussi. Peut-être que l’Europe se scindera. Les pays du nord en ont de plus en plus marre de financer les "neuneus" du sud. Peut-être que petit à petit l’Europe parviendra a dissocier les régions des pays, en s’appuyant sur ce qui se passe en Belgique. Il se peut que l’Europe joue la carte du régionalisme, de l’atomisation des états nations. Ils pourraient encourager les séparatismes, indépendantisme. Par exemple la catalogne a des revendications dans ce sens. Elle pourrait donner des idées à nos basques, corses, bretons (pour commencer), et même aux régions françaises à majorité musulmanes, comme Lille, ou Marseille.

Ou bien peut-être tout simplement que l’Euro et l’UE seront abandonnées face à la monté des nationalismes, mais les élites feront tout pour que ça n’arrive pas. Tout. Car cela signifierait littéralement leur mort. Elles ne peuvent se prétendre élite que parce qu’elles portent la construction européenne. Sans cela, elles n’ont aucun projet, aucune légitimité. Le sens de l’histoire est peut-être celui de l’Europe, comme les rois ont finis par s’imposer aux seigneurs pour construire un "pays". La même lutte semble se rejouer à un cran supérieur, plus complexe, mais au fond de même nature. Il n’est pas facile non plus de savoir quel rôle les américains et la finance apatride va jouer dans tout ça, mais ils vont interférer, c’est sûr.

Confirmation

Pour les systémiciens l’Europe est vouée a l’échec :

L’Union européenne est-elle un système intelligent et viable? Une analyse détaillée, une réponse négative: "Le «déficit démocratique » de la construction européenne est aujourd’hui chose admise par les européistes les plus ardents, qui se proposent d’y remédier. La thèse défendue ici est que ce déficit est consubstantiel au dispositif de l’Union européenne, et que faire « plus de la même chose » en intensifiant la marche vers le fédéralisme ne peut qu’accroître son caractère non démocratique. Pour l’évaluer, on recourra à la notion de bien commun, qui, au cœur de notre conception républicaine, est la plus ancienne de la philosophie politique, et bénéficie de l’apport des sciences de la complexité ."

Petit bilan géoéconomique de fin d’année 2012


Avec le niveau sans précédent historique d’endettement des nations, ça fait longtemps que cela aurait du se finir en guerre. Mais il n’en est rien, car depuis 60 ans, la bombe nucléaire terrorise les dirigeants et les forces à chercher d’autres solutions. Du moins, pour tous ceux qui sont abrités derrière ce parapluie, pour les autres, c’est différents, ils sont le terrain de guerres par procurations.

Le statut-quo perdure alors même que les indicateurs économiques majeurs sont "off the charts", dans des zones inconnues. Combien de temps cela peut-il durer ? difficile à dire, mais la crise continue en sous-marin et les prochains chocs se préparent dans les mois / années qui arrivent.

Les US s’estiment presque hors de danger, comparé au reste du monde : la bulle immo sera dégonflée d’ici quelques mois, les foreclosures (saisies) vont finir par s’arrêter, le gaz de schiste va redonner du souffle à l’économie (notez la dissonance du discours : le manque de pétrole n’est jamais un problème, mais son abondance est toujours une bonne nouvelle), les Quantitative Easing vont se perpétuer et continuer d’exporter la crise, mais les protéger (relativement) eux. Ils ont raison ! Sauf pour les gaz de schiste qui ne les aidera que pendant une poignée d’années, probablement pas au delà de 2015, mais, dans une économie mondialisée ou la psychologie joue pour beaucoup, cela pourrait suffire à faire la différence : si l’Europe s’écroule en premier (comme je le crois) les USA seront comparativement vu comme un refuge, ce qui leur profitera énormément.

L’ASPO (association pour l’étude du pic pétrolier) à rencontré l’AIE (agence internationale de l’énergie, l’agence qui donne les chiffres officiels sur lesquels les états basent leurs politique énergétique). L’AIE est à l’origine notamment des fadaises sur les gaz de schiste et l’indépendance énergétique future des USA. L’ASPO nous révèle (je vous dis la même chose qu’eux mais sans le politiquement correct) qu’ils sont incompétents et mal informés (ils n’ont pas de données fraîches et de qualité, et les experts qu’ils consultent ne viennent que pour les aider en matière de statistiques), et qu’ils vont essayer de les aider. C’est quand même hallucinant, mais au moins, on sait ce qui se passe maintenant.

La prochaine étape de la crise risque de venir du Japon dont les exportations se sont effondrées. Rajouté à cela que la démographie subit à atteint un pic et commence à décroître, et que les exportations s’effondrent. Dans les mois qui arrivent, le Japon pourrait ne plus parvenir à maintenir son "homéostasie" et ne pas lever assez d’impôts pour combler son déficit. Ils sont à plus de 200% d’endettement public rapport au PIB, mais parvenait jusque la à faire illusion. Fukushima aura donné le coup de grâce. A suivre donc dans l’année qui vient.

L’Europe est aussi une zone à fort risque malgré les discours rassurant des politiques. D’ailleurs c’est un critère : plus ils se veulent rassurant, plus on est dans la m…de ! Concrètement, nos banques ne parviennent pas à se recapitaliser (y compris en Allemagne). Chypre est en faillite. L’Espagne va mal. La Grèce au bord de la guerre civile avec (de mémoire) 30% qui votent pour le parti néo-nazi, et peut exploser à tout moment. A priori l’union soviétique Européene va se poursuivre en rendre le GEAB de plus en plus heureux. L’Europe importe 96% de son pétrole. Seuls les pays nordiques ont entamés une vraie transition énergétique (la France préfère faire pédaler ses immigrés pour générer de l’électricité afin d’alimenter les voitures électriques des riches). Bref, la situation est critique.

La Chine inquiète aussi, mais j’ai oublié les raisons et les chiffres. De toute manière, c’est difficile d’y voir clair avec eux, les chiffres sont encore plus truqués, et l’économie est dirigée, ils ne jouent pas selon les même règles. C’est un cas à part.

Mais c’est surtout la France qui inquiète beaucoup. Nous sommes maintenant sur le fil du rasoir. Le chômage monte, les 3% de déficit ne seront pas atteint, d’autant qu’en plus il faudrait faire mieux pour rattraper le retard pris, l’immigration massive plombe le pays, les banques n’ont plus de capitaux (BNP / Ca / Sogen ont plusieurs fois le PIB de la France dans leur bilan – et ça, ça finit toujours très mal), la cure d’austérité va nous amener dans une crise à la grecque, et en plus, Hollande doit s’attaquer au CDI (cf le nouveau contrat qu’ils sont en train de mettre en place), et ensuite aux retraites à nouveau ou bien aux fonctionnaires (56% du PIB, ce qui est juste gigantesque). Dans un pays ou l’on ne cesse de dire "la crise et finie", mais en même temps on demande toujours plus d’efforts à tout le monde, et ou la tradition contestataire est forte.

Les Russes ont lâchés Assad, ce qui m’étonne beaucoup. Qu’on-t-ils négociés en échange ? pour l’instant, difficile d’y voir clair. La Palestine commence à être reconnue comme un état (par l’ONU). A priori, pour l’instant, nous échappons à la guerre avec l’Iran qui aurait probablement eu un effet disruptif. La Grèce ne sera pas poussée hors de l’Euro, du moins pas avant les prochaines élections Allemandes fin 2013.

Donc pas de choc majeur en 2013, du moins, dans les mois qui arrivent. Mais la situation continue de se dégrader partout. C’est peut-être d’ailleurs ça qui fait qu’on évite les gros choc : tout le monde ou presque est mal.

Mais d’ici une poignée d’années, la bulle des gaz de schiste (due à la masse de capitaux qui cherchent à s’investir et qui fabriquent des bulles un peu partout, et due aux allègements fiscaux dont ce domaine fait l’objet) va finir par exploser, comme toutes les bulles. Le pic pétrolier absolu devrait être atteint avant fin 2020 et provoquer un nouveau choc. Nous avons les émeutes de la faim qui reviennent dans les pays fragiles, ce qui devait à nouveau provoquer de l’instabilité dans les pays arabes notamment. Raison pour laquelle les démocraties laissent s’installer les dictatures islamiques des frères musulmans pour "tenir les pays en échange de pétrole" (je simplifie un peu, mais je ne suis pas sûr que ce soit beaucoup plus compliqué).

Rajoutez à cela qu’il y aura toujours plus de catastrophes naturelles (inondations, tempêtes) et industrielles. A terme, je ne vois toujours pas d’issue, ni pour l’Euro, ni pour le Dollar en tant que monnaies uniques, mais la situation est très complexe du fait qu’en même temps les nations s’affaiblissent, rendant le retour aux monnaies nationales d’autant plus compliquées … et à la rigueur on pourrait avoir des monnaies crées par les multinationales, ou par des zones urbaines étendues (le grand Paris par exemple). Pour l’instant, c’est difficile de savoir qui prendre l’initiative (Nantes s’est doté d’un embryon de monnaie locale si je ne m’abuse).

Mais nous avons évité la fin du monde du 21 décembre 2012, et il n’y en a pas d’autre prévue dans l’immédiat, donc … on devrait s’estimer heureux !

Sources :

Retex : le vélo


Retex (retour d’expérience) sur l’utilisation du vélo au quotidien. Avec la fin annoncée du pétrole (à horizon 30 ans), je cherche avec quoi nous pourrions remplacer la voiture. Il existe bien sûr les systèmes de co-voiturage et d’auto-partage. Pour l’instant, je ne crois pas du tout aux voitures électriques, a moins d’une percée dans le domaine de la génération d’électricité ou des batteries, ça fera "plouf" une fois l’effet de mode passé … ces véhicules coûtent beaucoup trop cher pour les performances qu’ils rendent, et une fois les énergies grises comprises, ne sont ni écologiques, ni économiques. Reste le retour de la 2CV qui nous pends au nez !

Conclusion : la voiture individuelle / familiale telle qu’on la connaît aujourd’hui à de fortes chances de disparaître. C’est à dire, ce sera un luxe. L’une des solutions c’est le vélo. Alors bien sûr, le vélo aujourd’hui à pas mal évolué, même si le principe reste le même.

J’utilise le vélo dans les grandes agglomérations depuis des années, qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il neige, et dans ce contexte, je ne vois pas mieux comme moyen de transport urbain. J’avais déjà écrit sur le sujet : La voiture est moins performante que le vélo en ville. Et quand je vois les gens galérer dans les bouchons ça ne fait que confirmer.

Concrètement, en vélo on peut compter sur une vitesse de croisière de 20km/h sans trop se fatiguer ni transpirer. Ce qui fait qu’on peut assez facilement faire un trajet de 10km quotidien. Je me suis essayé aux "longues" distances (40km, 60km), la c’est autre chose : il faut un bon vélo, et de l’entraînement. Mais ça reste tout à fait accessible. Je n’ai pas encore fait le test, mais je pense que 100km par jour en vélo est tout à fait envisageable (c’est ce qu’ils disent sur les forums), s’il fallait, pour se déplacer sur de longues distances à un moment donné (ou bien pour du vélo tourisme).

Sinon, la chose qui me parait la plus importante c’est d’être bien équipé (minimum poncho). Pour les longs trajets par temps froid, on est vite congelé sans coupe vent. Je ne parle pas des shorts moulants que certains mettent pour imiter les coureurs cyclistes. Notamment pour la météo, mais aussi pour être bien signalisé et avoir une lumière (une frontale fait l’affaire et peut servir à d’autres choses) pour la nuit (pour s’éclairer et être vu). Je témoigne que le vélo au quotidien à des effets positifs très net sur la santé ! A contrario, on ne se rends pas compte a quel point le sédentarisme et l’absence d’exercice physique est néfaste. Le sport et l’alimentation devraient être notre première médecine.

Le vélo se décline maintenant de différentes manières qui peuvent en faire un allé économique et versatile pour la vie sans pétrole.

  • On peut rajouter (pour un coût entre 500 et 1000€) un kit d’assistance électrique (la loi limite le kit à 25kmh, mais c’est bien suffisant).
  • Il existe des carrioles, si on souhaite faire des grandes courses ou qu’on à besoin de transport, ou bien les vélo cargo:
  • Le vélomobile permet de pousser le concept vélo encore plus loin et d’obtenir une vitesse de croisière de 40kmh facilement, et une vitesse de pointe aux alentours de 80kmh (le record du monde vitesse lancé sur 200m est de 133kmh). Les pays nordiques sont bien plus avancés dans ce domaine. Ces vélos sont encore cher (5000€ environ), mais avec le temps, ils devraient l’être moins. Le vélo couché (sans coque) permet d’avoir une vitesse de croisière de 30kmh.

Bien sûr le vélo est une solution urbaine. Pour la campagne, et notamment les région montagneuses, c’est différent. Je compte tester le vélo a assistance électrique, mais pour l’instant, je n’ai pas trouvé de solution idéale (et pourtant j’ai cherché, y compris les transport aériens). Mais tant qu’on reste dans le moins de 10km quotidien, c’est plus qu’envisageable, c’est conseillé. Même si on dispose d’une voiture par ailleurs. Ça réduit la facture d’essence.

Le vélo est aussi de mon point de vue un outil survivaliste, puisque c’est le seul moyen de transport autonome, qui ne nécessite pas d’apport extérieur. Pour peu qu’il soit VTC, on peut même l’utiliser hors des routes. A moins d’avoir un cheval, mais ça coûte presque plus cher qu’une voiture a moins d’en avoir une utilisation régulière. Et le cheval n’est pas une solution généralisable à grande échelle. Si la voiture s’est imposée, ce n’est pas pour rien. Dans le cadre survivaliste, on va aller un peu plus loin : on va se procurer de quoi réparer le vélo. Les kits à décathlon valent moins de 50€ et permettent de changer une roue, régler le vélo, réparer une chaîne, une crevaison, etc… Un camelpak aussi est bien utile si on envisage le vélo sur de grandes distances (ça sert aussi pour la randonnée). Les survivalistes parlent peu du vélo (et de l’hygiène autre sujet essentiel qui est très peu traité), pourtant j’ai trouvé très tôt que ça faisait partie de la "panoplie".

Le FMI et le pic pétrolier


Il semble qu’ils commencent à s’en inquiéter au FMI, mais uniquement les chercheurs. Ce n’est pas encore remonté jusqu’au décideurs.

Des choses sont à retenir de l’interview. 2% de déplétion pétrolière par an conduirait 1% de récession mondiale permanente, soit, 20% environ de régression du PIB mondial (et donc du niveau de vie) sur 20 ans, et une augmentation de 800% du prix du baril (et donc X8 pour l’essence, environ).

Cependant, ce responsable de modélisation avoue qu’il y a des effets de seuil imprévisibles, possiblement en cascade. Par exemple, on pourrait imaginer qu’au dela de 200€ le baril le tourisme souffre énormément, ce qui pourrait avoir un impact sur l’automobile, et l’aviation, etc…

Par contre, ce qui m’étonne au plus haut point, c’est qu’il ne fait pas le lien entre le plateau pétrolier de 2005 et la crise de 2007. Bien sûr, on ne peut pas l’affirmer ainsi sans plus d’explication. La crise de 2007 aurait eu lieu sans pic pétrolier. La différence ? c’est qu’elle aurait eu lieu plus tard (légèrement), et surtout qu’elle serait déjà finie. La reprise aurait repris ! C’est la toute la différence. Le pic pétrolier empêche toute reprise.

D’autre part, on peut aller plus loin et affirmer que justement, cette crise a été le résultat du premier choc pétrolier : le plateau de production par personne est en 1979 (qui coïncide avec le plateau de production onshore, le pétrole le plus facile a exploiter – et ce n’est pas un hasard car l’autre pétrole, il faut aller le chercher dans des conditions plus difficiles). Si nous empilons les dettes et les bulles depuis 30 ans, ce n’est pas pour rien. Cela fait 30 ans que l’économie patine en réalité. Le plateau de 2005 à juste donné la pichenette qui manquait. Le pic pétrolier absolu, donnera la dernière pichenette à l’économie avant qu’elle ne s’effondre (lentement ou brutalement, mais inévitablement).

A l’inverse, si nous avions renoué avec une énergie abondante et peu chère, nous n’aurions même pas eu la crise des subprimes, ou bien elle aurait été très amenuisée. Je sais qu’il est bon ton d’accuser la finance comme seule coupable, son avidité, mais en réalité, la finance sert à capter et rediriger les capitaux vers la ou les meilleurs profits sont possibles. C’est donc un mécanisme collectif qui prends ses racines dans notre espoir de monde meilleur, et donc de croissance économique.

Observez comment en période d’énergie en croissance rapide il n’y a pas de crise, entre 1950 et 1975 :

Le FMI manque aussi le lien avec les crises précédentes. Crise financière de 1907 juste avant que le charbon n’atteigne son "pic vapeur". Crise qui s’est terminée en guerre mondiale. Puis, pendant 30 ans, pendant que le charbon continuait son déclin, le temps que le pétrole prennent le relais, on se retrouve avec une énorme crise financière (1929) qui se solde par une dernière guerre mondiale, qui sera en réalité, la guerre pour le contrôle du pétrole. Si Hitler a envahit la Pologne, c’était pour l’accès au pétrole.

Ce n’est pas très différent de la guerre récente en Lybie, qui survient, comme par hasard, juste après qu’on y ai découvert un gisement géant de gaz (NC007).

Et il s’est produit la même chose en 1313, avec le bois/sidérurgie (grâce a l’invention des roues à aubes quelques décennies plus tôt qui ont accéléré l’utilisation du bois dans les fourneaux – coïncidence, c’est justement en ce moment qu’on est en crise pour les hauts fourneaux de Florange) qui atteint son pic, ce qui provoque, crise financière de Venise (mais ce n’était pas orchestré comme le prétends l’article, c’était le résultat de la pénurie de bois), famine, puis guerre des cents ans (1337-1453), puis épidémies de pestes, le temps qu’on trouve d’autres solutions pour la croissance économique : ce sont les grandes découvertes (1419 par les portugais) qui marquent le renouveau.

Mais il reste une objection à traiter : la crise serait du aux inégalités, au fait que les riches s’accaparent trop de richesse, et ruinent les pauvres, provoquant ainsi chômage et misère. Ce ne serait donc pas les lois de la physique qui provoqueraient les pénuries, mais l’avarice. Pour preuve, le maïs qui est utilisé pour faire de l’essence. C’est un peu vrai. Mais ce n’est qu’un phénomène à la marge.

Vous pouvez être aussi riche que vous le voulez, vous ne mangerez que 3 fois par jours. Vous pouvez être aussi riche que vous le voulez, vous n’habiterez au final qu’une seule maison. Ok, elle sera plus grand, plus belle, mieux située. Un riche n’habite pas toute une ville à lui tout seul ! Par contre, la richesse donne le pouvoir de décider pour les autres. Quand quelqu’un est endetté, vous ne voulez pas sa maison, vous en faites un esclave, c’est bien plus intéressant. (je simplifie – les gens expulsés existent parce que les banques ont l’espoir que d’autres les remplaceront – mais au final, c’est un jeu à somme nulle, on vous logera contre travail) D’autant qu’il ne faut pas oublier qu’aujourd’hui il y a beaucoup de riches "virtuellement", en billet de banque, mais billets qui ne peuvent rien acheter, qui ne valent rien …

Et enfin, que dire d’un riche qui possède une usine … 10 usines ? Les riches ne possèdent pas que des maisons et des belles voitures, ils possèdent surtout des usines, des robots. Un riche au final n’utilise qu’une seule voiture, voire un jet, pour se déplacer. Il ne peut pas en utiliser 2 pour se déplacer. Il ne prive pas le reste du monde de pétrole, d’espace, de ressources (ou très peu à l’échelle de la planète). Et puis il fait travailler les fabricants de voiture, de maisons, etc… il donne du travail. Et les riches sont souvent obligés de ré-investir la majeure partie de leur richesse. Ils ne peuvent en réalité jouir que du surplus. Sous peine de voir leur richesse s’amenuiser très vite ! Ils sont donc obligés de faire tourner l’économie.

Celui qui possède cette usine est sûrement très riche !!!

Donc l’impact des riches, et les chiffres le confirment, ne se fait sentir qu’en période de pénurie d’énergie (les inégalités régressent pendant les 30 glorieuses partout sur la planète). En période de croissance, au contraire, ils agissent comme catalyseur économique (globalement ! il y a toujours quelques profiteurs/tricheurs qui ne jouent pas le jeu). Le facteur primordial duquel les autres découlent est donc l’abondance d’énergie.

Nous retrouvons à chaque fois le même schéma : invention technologique, boom économique et démographique, surexploitation des ressources, pic, crise financière, famines, guerres, épidémies.

  • 1313 : pic du bois/haut fourneaux – crise de Venise – guerre de cent ans – peste noire
  • 1913 : pic du charbon/machine a vapeur – crise de 1907, 1929 – 2 guerres mondiales – grippe espagnole
  • 2013 : pic du pétrole/moteur a explosion – crise de 2007 des subprimes – émeutes de la faim, révolutions arabes – pas encore de grosse guerre ni d’épidémies.

Nuance : Le pic charbon Anglais date de 1913, mais les effets se sont fait sentir avant. Car avant d’atteindre le pic, ils ont sûrement du augmenter les efforts d’extraction. Les dates sont la à titre indicatif voire symbolique pour montrer le parallèle.

Et tout ça le FMI refuse de le voir. En effet, l’entropie est un point aveugle de l’économie, de même que l’énergie, de l’aveu même du conseiller. C’est pourtant presque uniquement de ça qu’il s’agit.

Conclusion ?

Nos dirigeants, même après 5 ans de crise, même après 30 ans de difficultés, même après plusieurs leçons historiques, ne parviennent toujours pas a voir/comprendre ce qui se trame. Ils continueront donc à nous imposer de mauvaises solutions. La crise va s’aggraver. La seule solution serait de faire un diagnostique correct. La, nous aurions seulement une chance d’en sortir, sans garantie, mais une chance tout de même. La, l’issue tragique est inévitable.

PS : mon approche analytique n’est pas traditionnelle. Je n’utilise pas la logique analytique, mais la logique analogique. C’est pour cela que je peux "voir" des choses que les analystes ne voient pas. Pour donner un exemple : il n’y a aucun lien de cause à effet direct entre la guerre mondiale de 1913 et le pic charbon de 1913. La guerre mondiale a été provoquée par des tensions entre les pays, par des rivalités de personnes, etc… Donc "en apparence", on ne peut pas dire que les 2 sont liés. Pourtant, ils sont bien liés temporellement. Et, c’est la même chose pour les crises financières, c’est une "coïncidence" s’il n’y en a pas pendant la période de boom pétrolier. Analytiquement, il n’y a aucun lien entre les 2. En fait, les liens existent, mais demandent une analyse transversale systémique … hors de portée du raisonnement classique. Je n’ai pas encore pris le temps et la peine d’expliquer cette façon différente de penser, très familière aux yogis. C’est ce que j’expliquais : la crise est une crise de la rationalité. C’est notre manière de réfléchir, et de penser le monde qui est en cause. Nous devons désapprendre à penser …

;-)

Tout va mal – 8 – Les leçons du passé


Ce n’est pas la première fois que nous épuisons nos ressources. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le progrès ne nous à pas toujours sauvé. Nous avons connus des phases de régression très douloureuses par le passé : chute de Rome, guerre de cent ans, et surtout épisode très récent, le déclin du charbon qui s’est soldé par 2 guerres mondiales le temps que le pétrole puisse prendre le relais.

Tout va mal – 7 – Production et consommation


Le manque d’énergie abondante et pas chère et l’épuisement des ressources se faire déjà sentir dans beaucoup de domaines. Nous avons atteint le pic de production de céréales, le pic terre arables, le pic eau, le pic de km parcourus, le pic viande, etc…

Tout va mal – 6 – Pic énergie


La course à l’énergie nous fait prendre de plus en plus de risque. D’ou les catastrophes de Fukushima, Deepwater entre autre.

Tout va mal – 5 – Géopolitique


La crise du pétrole à des effets sur la géopolitique depuis déjà longtemps. Effets qui s’amplifie et s’accélère depuis la crise des subprimes.

Tout va mal – 3 – Les alternatives au pétrole


Il existe de nombreuses alternatives au pétrole, cependant aucune ne permettra la croissance économique exponentielle que celui-ci permet. Ce qui remet en question notre modèle de société. Sans compter que de toute manière même avec du pétrole, nous devrons faire face au réchauffement climatique, et au fait qu’il faut de plus en plus d’énergie pour aller extraire / exploiter les ressources restantes, les meilleures et les moins chère ayant déjà été consommées.

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