(Ajout 28/04/12) Thierry Gaudin, auteur du libre "2100, récit du prochain siècle" et ingénieur des mines confirme la période difficile de fin du moyen age. Cette thèse aurait été démontrée. Nous ne sommes pas d’accord sur la vitesse de déclin pétrolière, mais sa vision du siècle à venir n’en reste pas moins plausible et intéressante à tout point de vue.
Le déclin annoncé serait-il une première historique ?
Le progrès est éternel, de tout temps, l’homme n’a cessé de progresser. Les civilisations ne disparaissant que pour donner naissance à d’autres. C’est ce qu’on nous apprends à l’école. Si l’accumulation des connaissances et savoir faire est indéniable, il n’est pas dit qu’il n’y ai pas eu quelques "loupés" en cours de route. Loupés qui peuvent durer plus ou moins longtemps, le temps qu’on trouve une solution de remplacement.
J’ai déjà abondamment parlé du pic pétrolier, et de l’absence de solution immédiate. Notre système s’essouffle et la crise économique n’est pas un hasard. 1979 est un tournant, c’est le pic mondial de production du pétrole conventionnel onshore (sur terre), vous le constaterez dans les commentaires économiques, comme par hasard, tout le monde dit "les dérives ont commencées il y a 30 ans", qu’on parle de corruption, de déficit public, de dette, de bulles, et de tout ce que vous voudrez comme problèmes. Le pétrole abondant en croissance exponentielle c’était pour les 30 glorieuses.Depuis nous avons eu les 30 piteuses, et maintenant nous entamons les 30 calamiteuses.
Depuis 1979 on remplace le pétrole "pas cher, de bonne qualité et facile d’accès", par du pétrole difficile à exploiter, de moins bonne qualité, pour lequel on détruit la nature massivement(je n’exagère pas). Pour l’instant la production augmente encore. Cependant, nous avons déjà passé plusieurs pics : le pic halieutique (du poisson), le pic uranium, le pic calorifique du charbon, le pic du pétrole conventionnel (en 2005, comme par hasard, juste avant la crise des subprimes), le pic santé, etc… J’ai expliqué que nous avons même passé le pic électrique. C’est la loi des rendements décroissants bien connue en économie.
Alors la question naturelle qui se pose : est-ce que c’est déjà arrivé ? est-ce que le développement de la civilisation a déjà butté sur un problème insurmontable ? Quand je dis insurmontable, je parle de le surmonter suffisamment rapidement pour qu’il n’y ai pas trop de morts, car bien sûr, un jour ou l’autre quelqu’un trouvera une solution.
C’est déjà arrivé ! oui oui
Et la réponse est certainement oui. Il y a quelques cas plus ou moins connus, mais relativement anecdotiques :
la disparition mystérieuse des mayas. L’effondrement de surexploitation est une hypothèse, mais sans certitude.
L’île de Pâques, semble elle aussi avoir connu des déboires. Mais ce n’est qu’une petite île.
L’île de Nauru pourrait préfigurer ce qui nous attend : surexploitation, effondrement, maladies
Mais il y a un cas, Européen, qui montre que le progrès n’a pas toujours été une croissance infinie. Bien au contraire. La fin du Moyen Age a été un long tunnel noir de régression/stagnation pendant plus d’un siècle (4 ou 5 générations) avant qu’une solution ne soit trouvée suite à une crise de surexploitation. Nous pourrions connaître exactement la même chose avec la fin du pétrole.
La crise démarre en 1314. Sur la courbe de population, on ne voit qu’un petit "bump" :
Pourtant d’un point de vue humain, cela a été bien plus terrible qu’il n’y paraît. En 1314 meurt le dernier des capétiens directs et commence la "grande crise" de la fin du Moyen Age qui voit mise en place d’un état "moderne" en 1498.
Tout démarre par une crise de surexploitation, probablement aggravée par le mini age glaciaire (en 1275) déclenché par une série d’explosions volcaniques. La biomasse a connu un pic, comme le pétrole en connaît un aujourd’hui :
At the end of the 13th century, Europe’s forest coverage, as historic data sources show and isotopic analyses of sediments confirm, was as low as approximately 10% of its total land mass. Today, 38% of the EU countries’ surface is covered with forests, up from 25% only 50 years ago. At the same time, today’s population in the EU-27 countries stands at close to 500 million, whereas at the peak in medieval times (between the years 1300 and 1350), Europe was inhabited by 70-100 million people.
Back then, the continent was reaching its biophysical limits for supporting humans in a biomass-based economy, and after the last marginal spots of land were put to use for farming, there was little that could provide any more sources for food, fire and construction wood for a thriving and quickly growing society. The discovery of fossil fuels and the New World were still things of the future. A few poor harvests led to famines in the 14th century all across Europe, and when an already undernourished and thus weakened population was exposed to the black plague, Europe’s population shrank by 35-50% (depending on sources) within less than a century. Things only improved once untapped resources in America were discovered, and new trade routes opened. So clearly, back then, there wasn’t enough sustainably growing biomass for a fraction of the people living today.
La crise de fin du moyen age était une crise technologique similaire à la notre, suite à développement de la forge et de nouvelles techniques d’exploitation de la terre (la charrue) qui avaient permis une augmentation rapide de la production agricole, et donc de la démographie :
Ma première réaction : la démographie. Il faut avoir en tête la courbe du Moyen-âge. Entre 1100 et 1300, la population européenne triple, jusqu’à 40 habitants au km2, grâce à d’importants progrès techniques : les socs de charrue en fer, la sélection des semences, les premières proto-usines utilisant l’énergie hydraulique (moulins), etc. Le gouvernail arrière arrive de Chine – on le voit la première fois en 1242 dans les villes de la Ligue hanséatique, mais c’est le Portufais Henri le Navigateur qui va généraliser son usage sur les Caravelles, depuis l’Algarve, d’où sortiront Vasco de Gama, Christophe Colomb et compagnie – dans l’idée de la traversée transatlantique. Jean Guimpel décrit tout ça fort bien dans « La révolution industrielle au Moyen-âge » (Seuil, 2002). Donc explosion démographique et grande prospérité… ce qui est notamment du aussi au fait que la classe dirigeante était partie aux croisades ! Privés du bras séculier qui obligeait les impôts à rentrer, les monastères avaient dû se tourner vers la technologie pour ne pas dépérir. Stimulant les copistes, ils s’étaient mis à échanger leurs expériences, notamment sur la sélection des semences. D’où une augmentation de la productivité et, en dépit des Capitulaires de l’an 900 qui interdisaient le marché, un début de grenouillage monétaire… avec de « petites pièces d’argent noir », comme dit très bien Georges Duby. Et donc, l’activité économique s’est développée et la population a triplé en deux siècles. Si bien que, vers 1300, on a l’impression d’être dans un monde plein, Pierre Chaunu le dit assez bien : la technologie de l’époque donne le maximum de ce qu’elle peut donner, elle ne peut pas nourrir plus de 40 habitants au km2. En 1316, après un aléa climatique, arrivent les premières famines. Et en 1348, la grande peste tombe sur une population déjà affaiblie. Ce fléau sera récurrent jusqu’en 1475. C’est le grand déclin et la population va être divisée par deux. Ce qu’on appelle la Renaissance, c’est la sortie du tunnel, la fin du grand déclin de la fin du Moyen Age ! Or, nous ne sommes pas du tout dans ce profil démographique aujourd’hui, puisque, depuis 1900, la population a été multipliée par six ! On est en haut de la courbe. Par ailleurs, pourquoi la Renaissance a-t-elle été possible aux XV°-XVI° siècles ? Parce que le rapport entre ressources naturelles et population avait été rééquilibré. Les forêts avaient repoussé – par jachère obligée. Et on avait conservé le know how des techniques du XII° siècle. Les techniques que les fameux ingénieurs de la Renaissance, Brunelleschi, Valturio, Francesco di Giorgio Martini ou Léonard de Vinci, vont mettre en forme sont celles du XII°.
Les famines qui s’en suivirent ont débouché sur la Peste noire (1347-1352, 35 a 50% de la population en moins) et sur une guerre célèbre : la Guerre de Cent Ans qui couvre une période de 116 ans (1337 à 1453). Peu importe les raisons ou les justifications que se sont données les hommes à l’époque ou celles des historiens, je pense que c’était avant tout dû au fait qu’il n’y en avait plus assez pour tout le monde, tout simplement. Les guerres n’étant finalement qu’un moyen de régulation, avec les pandémies.
La crise de surexploitation a été précédée par une crise financière, qui ressemble beaucoup à la notre. Les banques qui spéculent et s’en mettent plein les poches et sont accusées de tous les malheurs. Mais s’il n’y a plus de quoi nourrir tout le monde, les banques ont bon dos même s’il est vrai que les inégalités exacerbent les choses. Tout comme aujourd’hui en fait. Si les ressources étaient mieux réparties, il y aurait moins de misère et de révoltes. Cependant, ça ne changerait pas la donne au final. La crise s’est finalement arrêtée avec le développement de nouveau savoirs et techniques qui ont permis de découvrir un nouveau continent à exploiter :
1492 Christophe Colomb découvre l’Amérique, 1434 la caravelle permet de nouvelles explorations, et l’introduction de la patate en europe
Et depuis ce temps, nous profitons d’un progrès quasi-ininterrompu (même les guerres mondiales passent quasi inaperçue sur les courbes démographiques) : le charbon (train) puis le pétrole (voiture).
Quel rapport avec aujourd’hui ?
Alors ou en sommes nous aujourd’hui ? Le club de Rome confirme l’imminence du désastre. La population n’a pas commencé a décliner. Mais pourtant son taux de croissance lui décline fortement déjà :
Ça c’est en valeur absolue, et valeur relative (en pourcentage de l’année précédente) ça nous donne :
Mais, tel que, ça pourrait simplement vouloir dire que la population mondiale se stabilise et pas du tout qu’elle est au bord du gouffre. Et bien il n’en est rien : la production de céréale par personne diminue depuis 1985 :
On pourrait croire qu’on à de la marge, et que revenir aux années 1960 ne serait pas mortel, mais les sols sont épuisés comme nous l’explique Claude Bourguignon :
Ce qui est confirmé par le pic de production de phosphore qui plus est :
Plutôt que d’utiliser intelligemment la nature nous nous substituons à elle, un peu comme pour les abeilles qui disparaissent, nous polenisons à leur place maintenant. Mais cela coûte cher. De plus en plus cher.Et nous sommes à la limite. Le retour de manivelle risque d’être très violent, car nous avons abîmé beaucoup de choses et compensé grâce au pétrole. Pétrole qui vient à manquer. D’ici 10 ou 20 ans la situation risque d’être beaucoup plus grave qu’un simple retour en arrière …
Tout ceci vous montre que les émeutes de la faim de 2007-2008 ne sont pas du tout un accident, un hasard, mais bien au contraire, des signes annonciateurs. De même que les révolutions arabes. Les Arabes ont supporté leurs dictateurs tant qu’ils avaient du travail et à manger. Mais la hausse du prix du pétrole et les biocarburants ont changé la donne.
Vous l’avez compris, ce n’est que le début. La guerre mondiale qui se profile avec l’Iran, risque d’être une longue guerre de contrôle des ressources. Les pandémies n’ont pas encore commencé, mais l’OMS les craint et ce n’est pas pour rien. Quand les gens sont mal nourris, les corps résistent moins bien aux agressions et les épidémies peuvent se répandre. D’ailleurs la ré-apparition de la tuberculose en région parisienne n’est qu’un signe de plus.
A ce stade vous vous classez soit parmi les optimistes qui se disent "le génie humain trouvera une solution", et vous pensez à la pile à hydrogène, aux algues bleues ou autres reportages que vous avez vu sur TF1 pour vous endormir, soit vous êtes pessimiste, les animaux disparaissent, on est foutu, etc…
Et toutes les inventions qui n’attendent que leur tour alors ?
Je vais essayer d’ouvrir un peu les perspectives. Il y a des solutions à la crise énergétique. Pour simplifier je les classerais en 2 grand types :
les énergies centralisées : les centrales au thorium, les algues bleues, ITER, l’hydrogène
les décentralisées : les nano-énergies, les virus producteurs d’électricité, etc…
Dans le premier cas, les recherches se heurtent à des difficultés de coût et de scalabilité et de faisabilité. Aucune solution n’est envisageable à grande échelle dans l’immédiat, comme je l’ai montré ici plusieurs fois. Par exemple, les voitures électriques utilisent des "terres rares" pour les batteries hautes performances, et comme leur nom l’indique, les terres rares sont … rares. Tout le monde ne pourra pas rouler en électrique, loin s’en faut ! Ou bien, les recherches aboutirons peut-être dans 50 ou 100 ans … (ou peut-être on trouvera un moyen d’exploiter la Lune ?) quand il sera trop tard, d’ici là les crédits recherches n’existeront plus (ils ont déjà commencé à diminuer). Le peu de ressource qu’il restera seront gardées pour la survie. Entre temps on sera retourné dans un "âge des ténèbres", avec 20 ou 50% de population en moins.
Dans le 2ème cas, la difficultés majeure réside dans le modèle commercial (inventing is the easy part). La plupart des solutions qui existent, une fois mises sur le marché, ne sont pas "contrôlables". Le virus qui produit de l’électricité, il est très facile de le reproduire dans une éprouvette et d’en donner "un peu" au voisin qui aura lui même son propre producteur d’énergie sans acheter quoi que ce soit. Aucun industriel ne voudra vraiment investir la dedans, car il ne pourra en tirer aucun profit. Du coup, ce sont les universitaires et quelques fondus (geeks) de science qui s’occuperont de ceci de celà , sans vraiment avoir de crédits. Je garde un oeil sur ces inventeurs fous, mais il ne faut pas se faire d’illusions.
Donc les solutions sont à notre portée, mais je crains, très sérieusement, qu’elles ne verront pas le jour avant l’effondrement (quelque soit la forme qu’il prenne)… peut-être après si nous avons de la chance et que nous avons su préserver les bons savoirs …
Je crains fort que l’épisode 1314 ne soit déjà en train de se renouveler.
Même s’il est parfois un peu simplificateur, et qu’il manque de rigueur scientifique (c’est une enquête et non pas une étude, et par nature, il traite d’un sujet à la limite de la science et de intérêts financiers) il n’en reste pas moins très pertinent et proposes une explication au "déclin" (fertilité notamment, et je rajoute intellectuel et espérance de vie en bonne santé) de l’occident :
concernant les hormones par exemples, on y apprends que chez les filles pré-pubères le niveau d’hormones (dont on sait qu’elles sont importantes) est si faible qu’il est indétectable. En mangeant de la viande aux hormones, quelque soit le seuil fixé, on interfère donc avec ce mécanisme subtil
certaines normes concernant les produits toxiques ont été fixées dans les années 80 de manière quasi arbitraire, il n’existe aucune étude sur les micro-dosages, et celles qui existent sur les souris montrent que les dosages autorisés (ou en dessous) ont des effets sur la santé (subtils puisqu’ils font se décaler la courbe de gauss des maladies vers la gauche)
la baisse ou les troubles de la fertilité est patente chez les poissons dont nous nous nourrissons et chez les batraciens
une réserve indienne au milieu de la "chimical valley" est atteinte de tellement de maladie en tout genre (sans que rien de nous prouvable), que ça en devient indécent
les lobbys industriels manipulent l’opinion, les études, les politiques, les lois, pour leurs intérêts financiers, ce qui fait qu’il est très difficile de s’élever contre cet état de fait. Ils ont des armées de communicants chargés de noyer le poisson.
on est subtilement passé du "principe de précaution" (trop contraignant) au "risque acceptable"
la pollution n’est pas stoppée par la barrière séminale et les problèmes sont cumulatifs de génération en génération. Il est très important de comprendre que les produits toxiques s’accumulent
les sources sont multiples : nourriture (pesticides, herbicides, fongicides), mais aussi domestiques (ignifugeurs, plastiques, métaux lourds) et quotidiennes.
les industriels consentent à interdire certains produits … quand ils ne les utilisent déjà plus !
Au catalogue des produits de notre pain quotidien (en vrac) (certains sont maintenant interdits) :
pesticides, fongicides, herbicides
métaux lourds,
paraben (agent de conservation des produits de beauté qui imite les oestrogènes)
sulfites
nano-particules,
hormones
bisphénol A (plastiques des tupperware, biberons, bouteilles, résine des boites de conserve)
roundup,
huiles hydrogénées,
sucre raffiné,
cigarettes (additifs et exhausteurs de goûts, goudrons),
amiante,
plombage,
asparthame,
sel d’aluminium,
E831 ET exhausteurs de goûts,
Phtalate (jouets, plastiques souples et vinyles)
Sulfite, OGM, nanoparticules
PFOA (traitement anti tâches)
ether de glycol, nonylphénol,
PBDE (ordinateurs, appareils électroniques)
atrazyne
fluor de synthèse qui provient de déchets de l’industrie de l’armement
Il y a une bonne liste ici (sur ceux de la maison uniquement):
Molécule
produit
lieu
danger
Paraffines chlorées
mastics sanitaires…
S de Bain
de l’hormone thyroïdienne
Parabens
savon, gels douche, shampoings, crèmes…
S de Bain
perturbation du système endocrinien
Formaldéhyde
peintures, meubles, colles…
partout
cancérigène, corrosif et allergène
draps, matelas
chambres
Cadnium
rideaux, chaussures…
partout
cancérigène
PFC (composés perfluorés)
poêles anti-adhésive (téflon), revêtement de vêtements vestes (gorefex)…
Je ne reviens pas sur le pic pétrolier, sur lequel je me suis abondamment exprimé. Mais je reviens quand même sur un aspect un peu différent et méconnu.
La terre est un gâteau qu’on se partage (plus ou moins équitablement il est vrai). Ce gâteau, on peut le résumer à la production de pétrole. Pourquoi ? je l’ai déjà expliqué : parce que du pétrole, il y en a partout : véhicules, plastiques, nourriture, routes, médicaments, etc… Quand on construit une centrale électrique au charbon, on le fait avec du pétrole. Ce qui détermine sa rentabilité, c’est le coût du pétrole. Le pétrole est la substance qui contient le plus d’énergie (facilement exploitable), stockable, et transportable (l’électricité ça serait génial mais ça ne stocke pas bien et ça ne se transporte pas bien non plus).
Bref, la terre est un gâteau au pétrole :
Tant que la production augmente, le gâteau augmente. Si on reste le même nombre de personnes, alors la part de chacun augmente. Et on serait bien bête de ne pas augmenter la taille de sa propre part, puisque sinon, ca voudrait dire qu’on en reçoit moins que les autres.
Si la taille augmente, mais que ne le nombre de personnes augmentent, et disons que, les 2 augmentent à la même vitesse, alors, la part de chacun devrait rester la même, sinon, celui qui augmente sa part, le fait obligatoirement au détriment d’un autre.
Si la taille du gâteau diminue, alors il faut qu’on diminue tous en même temps, sinon même le fait de garder la taille de sa part intacte, ça revient à la voler a quelqu’un d’autre.
Si la taille du gâteau diminue et le nombre de personne augmente, alors, il faut diminuer les parts très vite.
Regardons les chiffres de la production de pétrole par personne :
Que vois-t-on ?
Jusqu’en 1973 (1er choc pétrolier … tiens c’est étrange ) la taille du gâteau augmente. C’est les trente glorieuses. Celui dont la "richesse" n’augmente pas est à la traine.
En 1979, violent décrochage (tiens… ca ne serait pas le 2ème choc pétrolier par hasard ?) puis, la taille du gâteau reste constante. A partir des années 80, quand une personne s’enrichit, elle le fait au détriment d’une autre. Elle lui "vole" sa part de gâteau en somme. Bon, dans la réalité, c’est un peu moins vrai, parce que d’autres sources d’énergies ont légèrement pris le relais. Mais disons que depuis les années 1980 … la donne a changé, c’est beaucoup plus difficile de s’enrichir. Il faut, aurait fallu, économiser.
Qu’en est-il de 2011 ?
Ha tiens ! depuis 2005, la part de consommation américaine diminue. Hong Kong augmente, la Korée du sud aussi, la Chine aussi (légèrement). Cela s’explique facilement, les chinois travaillent a bas prix, et les gras américains regardent des séries TV. C’est la crise des subprimes.L’occident décroche. Sa part de gâteau diminue. Évidement, une société qui fonctionne selon un darwinisme social, ce sont d’abord les faibles (les pauvres) qui payent (leur part de gâteau diminue). Comme chez les animaux, c’est l’animal le plus fort qui se nourrit en premier, les autres prennent ce qui reste, dans l’ordre de leur rang social (droit de préemption).Voila pourquoi depuis 1979 la capital rapporte plus que le travail (c’est aussi lié au fait que l’augmentation de la productivité due aux machines et ordinateurs est accaparée par les élites sociales) :
1973; 1979, 2005, toujours les même dates qui reviennent.
Maintenant prenons un peu de hauteur historique pour voir on en est.
Que vois-t’on sur ce graphique ? et bien entre 1930 et 2000, 70 ans, une vie humaine, le nombre de personnes sur la planète à triplé. On ne pourra pas tenir ce rythme la.
Il est clair que la sacro sainte croissance … ca ne va pas pouvoir s’éterniser. On est déjà 7 milliards, avec tous les problèmes que ça suppose. Du point de vue strictement "nourriture" on pourrait bien sûr nourrir tout le monde. Mais on voit bien que le rythme n’est pas raisonnable sur le long terme. La croissance économique et démographique va s’arrêter … d’une manière ou d’une autre.
Attention, ce graphe nous indique combien de temps il nous reste avant qu’il n’y ait plus rien … ce qui signifie que la date avant laquelle la production va diminuer est encore plus proche !
Le pic "or" est déjà dépassé. Ca… c’est fait !
Heu … on voit bien qu’il va y avoir un souci dans pas très longtemps la, non ?
En réalité, on a déjà probablement dépassé le pic charbon aussi, car le charbon restant, il est plus difficile a extraire et de moins bonne qualité calorifique !
Même les métaux vont commencer à manquer. Et des métaux il en faut plein pour les éoliennes, les batteries, les aimants, etc…
Pour en savoir plus : le peak everything aux infos du nain et le "how much is left" du scientific american (animation très bien faite).
Nous avons déjà atteint la plupart des "pics" (les autres ne vont pas tarder) :
Pic pétrolier : le pétrole pas cher c’est fini, y compris le charbon
Pic métaux : les métaux, il n’y en a plus pour longtemps avant que la production ne décline, ou s’arrête carrément
Pic eau : on ne cesse de nous dire que le XXIème siècle sera la guerre de l’eau
Pic santé : elle décline depuis 30 ans et 2005 ca s’accélère
Pic éducation : le niveau du bac régresse, les recherches piétinent
Pic richesse : derrière l’effet richesse de la bulle immo, c’est la pauvreté
Pic démocratie : depuis le Nabot, et l’Europe, on régresse
Pic sécurité : la criminalité augmente en même temps que les problèmes économiques
Pic agriculture, pic halieutique (pic de la pèche)
Pic judiciaires : trop de lois tue la lois on dérive vers une justice de classe
(Ajout 01/09/11) Le rapport du club de Rome de 1972, dont les prévisions sont visiblement en train de se réaliser (un chercheur a mis leur données a jours 30 après) avait produit un modèle du monde qui permet d’anticiper ce "mur". On s’achemine vers un pic de population d’ici 10 à 30 ans (donnée piffométrique), mais il se peut que les tensions économiques et géopolitiques qui vont résulter du "patinage" de la croissance économique produisent des effets plus rapidement. En gros pour être clair, la crise de 2008 n’est que les prémices. Ca pourrait aller beaucoup plus vite, ça pourrait avoir déjà commencé.
(Ajout 13/04/2012) le MIT confirme, catastrophe économique et déclin démographique en vue pour 2030 si rien n’est fait (et étant donné notre société et sa psychologie, rien ne sera fait) … donc il reste peu de temps pour se préparer, 2030 c’est la limite maximale a mon sens. 18 ans, vous verrez que c’est extrêmement court. Moi qui me prépare depuis 2008, 4 ans déjà, je peux vous dire que c’est loin d’être gagné.
Pour les faignants, les intermittents, les nouveaux du blog, et donc, pour moi, je vous fais un résumé du chemin parcouru depuis son lancement. Car il ne s’agit pas juste d’une chronique, mais d’un développement qui prends forme.
J’ai commencé début 2008 à parler de la crise sur internet. Je m’y étais intéressé après avoir failli gâcher ma vie (littéralement) en cédant aux sirènes d’un conseiller financier en 2007. J’ai donc voulu comprendre. Sans savoir les détails, j’avais prévenu que quelque chose de gros se préparait. Septembre 2008, Leman Brother, 5ème banque d’affaire mondiale, fait faillite, et AIG le plus assureur mondial est nationalisé. BOUM. C’est le choc. Mais dès 2009, c’est les pousses vertes, c’est la reprise ! Qui m’a bien fait rigoler d’ailleurs. J’ai prévenu les gens que les politiciens n’avaient rien compris et rien changé, et qu’il n’avaient fait qu’acheter du temps a crédit. Ce qu’on est en train de constater en ce moment même avec la Grèce et les difficultés budgétaires des USA… entre autre.
J’ai donc expliqué que les sous-jacents de la crise sont le pic pétrolier, et le papy boom. Pic pétrolier qui a été officiellement confirmé par la suite. Cela signifie qu’on rentre dans une ère d’énergie de plus en plus chère, car il n’y a pas d’alternative du même ordre de grandeur. Il n’y aura pas de croissance verte, sauf pour quelques riches bobos qui peuvent se payer des gadgets hors de prix. Pour les masses, ce sera l’inflation et les révolutions. En fait, (a ma connaissance je suis le seul a avoir réalisé ce lien) la crise du pétrole a même débuté en 1979, l ors du second choc pétrolier. C’est à partir de la qu’on a commencé a empiler les dettes pour faire de la croissance et pallier a rareté croissante de l’énergie pas chère. Depuis cette date, progressivement, toutes les boucles vertueuses dans notre société sont devenues vicieuses. Au point de mettre en danger notre santé, notre liberté, notre avenir.
Ensuite, j’ai approfondi la question en regardant la situation française et comment ça se passerait pour nous potentiellement : nos comptes sont truqués comme les grecs, l’état est en faillite, les impôts deviennent absurdes, la bulle immobilière est prête a craquer, l’armée de papyboomer sous médicaments pétrochimique est prête a déferler. Les banques ont soit disant remboursés leur sauvetage … sauf qu’on oublie de dire qu’elle ont été dispensées d’impôts et de charges sociales a la place ! Bref, pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que la situation de tient qu’a un fil. D’autre part, si on élargit les perspectives en prenant une certaine hauteur historique, on se rends compte que cette crise n’est pas, ne sera pas comme les autres. C’est une crise terminale ou initiale comme on veut qui aura un impact global.
Et pourtant, fondamentalement, la France dispose d’un potentiel énorme si elle sait surfer sur la vague des transformations qui sont en cours. Je parle bien de surfer, et non pas de gesticuler et brasser du vent pour faire semblant de "réformer" alors que le seul objectif, c’est "la croissance", comme maux a tous les remèdes … ou l’inverse, on ne sait plus trop bien. Oui, la France à une histoire, une culture, un enseignement de qualité, des chercheurs (qui s’expatrient), des sols riches, une industrie de pointe, et est même leader de l’Open Source en Europe. Aujourd’hui nous sommes face au défi de moderniser notre nation "pour de vrai" avec la démocratie 2.0 qui permettra de connaître la véritable opinion du peuple. Mais pour cela il faudra tuer toutes les aberrations qui plombent notre pays : tous les cadeaux électoraux qui ont été distribués sous forme de privilèges et qui font que peut-être la moitié des 1/4 de la population active ont des jobs fantoches, et que les 2/3 vivent grassement de la rente de ces cadeaux (sous forme de bulle immobilière, de retraite plus grosse que le salaire moyen du travailleur, de niches fiscales, d’aides sociales fraudées). Il reste 1/6 se fait dépouiller et une jeunesse qui étouffe (même si on est pas les pire) : 20% de chômage des jeunes en France, 44% en Espagne. Après on s’étonne !
J’ai donc au fil de l’eau glané quelques bonnes idées que j’ai compilées sous forme d’un programme politique virtuel. Le point commun de ces propositions sont la liberté et l’équilibre, et la continuité. L’idée n’est pas de tout casser, mais d’essayer de préserver ce qui fonctionne. L’idée c’est de profiter des outils modernes (informatique) pour simplifier l’administration, la démocratie, le travail, et ainsi les rendre plus efficaces, et a notre service. Nous nous devons de faire mieux si nous ne voulons finir dans les poubelles de l’histoire (wow on dirait un vrai politicien, je me fais peur ! lol). Car cette crise pourrait être une chance pour le peuple, au lieu d’en être une seulement pour l’oligarchie. Mais pour cela il faut sortir de l’Euro en priorité. Et fixer certaines limites. Que ceux qui ont failli ruiner le monde se retrouvent avec des bonus doublés au lieu de la prison n’est pas normal. La course au profit ne doit plus être "trop vitale pour être ralentie". Et pour ça il nous changer le système et se donner les moyen de le changer. Car l’Europe n’est plus actuellement qu’une espèce de dictature marchande, et l’Euro surévalué saborde les chances de la France et la condamne à court terme a la tiers-mondialisation. C’est le peuple contre l’état. L’état doit mourir … l’état tel qu’on le connaît aujourd’hui. Soit il disparaîtra dans l’Europe du commerce, soit il disparaîtra pour laisser place a la démocratie directe. C’est l’un ou l’autre.
Donc ces propositions (à discuter) sont une sorte d’aboutissement, et l’occasion de faire un bilan d’étape !
Oui. Par nature. Autant qu’il le peut, dans les limites "admises". Pourquoi ? parce que c’est de la qu’il tire ses plus gros profits. Pour faire des ventes massives et profitables il faut soit tricher sur la qualité du produit, soit exploiter les bas instinct du client. Ce coté avilissant n’a rien de nouveau en soi. Ce qui est nouveau par contre, c’est que l’équilibre de la planète est menacée ainsi que les contre-parties qui rendent le système acceptable (l’état providence, la redistribution des richesses, la liberté relative des démocraties), de même que les garde-fous qui restreignaient ses méfaits. :
force de frappe décuplée par les outils informatique
boucle "vertueuse" : plus d’argent = plus d’avocats + lobbying et donc lois plus favorable, et donc plus d’argent … atteignant un seuil critique
le pic pétrole : avec de l’énergie abondante, on pouvait gaspiller, mais maintenant la tendance s’est inversée
les pollutions en général atteignent un seuil critique de soutenabilité environnementale : l’exploitation atteint les limites supportables pour la planète (pic halieutique, 6ème extinction massive, réchauffement climatique)
le pic santé : de même que pour le reste, notre propre santé (collective) à commencé a se dégrader. La toxicité de l’environnement est devenu tellement importante que non seulement, elle fait régresser notre espérance de vie en bonne santé, mais en plus, elle va plus vite que les compensations qu’on trouve avec la médecine (en admettant que ca soit une solution pérenne de ne jamais s’occuper des causes et de seulement masquer les conséquences)
dernier et non des moindres (un futur article y sera consacré) : notre société atteint le seuil technologique lui permettant de modifier sa propre nature (courant transhumaniste). C’est un moment décisif de l’histoire qu’on ne peut se permettre de négocier avec la seule recherche de profit en tête.
Les outils utilisés pour se protéger des conséquences de la corruption sont de plus en plus sophistiqués et efficaces :
notion de personne morale (cf le fabuleux documentaire "the corporation"), seule l’entreprise est condamnée et pas le personnel grâce à la responsabilité limité. De plus, les seules punitions sont des amendes, facilement répercutable sur le coût du produit. Il faudrait aller beaucoup plus loin.
extra-territorialité, jouer des vides juridiques internationaux : résider dans un pays tout en commettant des crimes dans un autre et ne pas être poursuivi
être trop gros pour être mis en faillite et être sauvé par l’état
externalités (déporter les problèmes chez les autres ou dans le temps, les cacher le plus possible – par exemple, le coût de la pollution n’est jamais compté dans les coût des produits, )
tendance au "monopole" de fait (malgré les lois anti-trust) que ce soit en éliminant la concurrence, ou par entente entre les différents acteurs, ce qui leur donne une force politique indiscutable
tricher (asymétrie de l’information) sur la qualité, les coûts de production, l’impact sur la santé, la composition
la "science" de l’évasion fiscale qui fait que les plus grosses entreprises ne payent pour ainsi dire aucun impôt (et sont souvent exonérées en parties des charges sociales)
Comment voulez vous lutter ? Même avec des associations de consommateurs on est loin du compte avec des politiciens complices (qui financent ainsi leurs campagnes). Voila pourquoi les scandales se multiplient et sont voués à s’accroître indéfiniment tant que nous n’y faisons rien. Récapitulatif des grands domaines "pervertis" (ayant atteint des seuils critiques) déjà abordés :
éducation elle est laissée a l’abandon pour pousser les gens vers les écoles privées
transport : voiture il s’agit de jouer sur la soif de liberté, et sur un symbole de statut social pour nous vendre des produits dont nous n’avons pas besoin
habitation : maison ici c’est l’angoisse face à la vieillesse et la recherche de sécurité long terme, de même que le désir de transmettre à sa descendance qui est exploitée afin de fabriquer de la bulle immobilière a crédit qui gonfle le PIB
alimentation : la qualité de nos aliments s’est non seulement dégradée, mais en plus elle est porteuse de nombreux « polluants » qui mettent en péril notre santé au long terme (et surtout perturbent la croissance de nos enfants qui seront des adultes "abimés")
(ajout 27/11/10)élevage industriel : nitrates, invasion d’algues vertes en Bretagne, grippe porcine, vache folle, grippe aviaire , poule à la dioxine
santé : la médecine ne remplis plus son rôle et devient une usine à fric, l’espérance de vie diminue de nos jours
information : journal télévisé ce n’est plus qu’un outil de propagande assez grossier une fois qu’on à compris les ficelles
soins : les médicaments sont plus inefficaces qu’on pourrait le croire
vous pouvez rajouter : le système judiciaire devenu perméable aux classes sociales, les hôpitaux, la police en cours de privatisation, les banques boostées à l’argent public, les marges arrières de supermarchés, l’obsolescence programmée des objets, le suremballage, etc…
J’ai listé environ 250 problèmes graves dans un fichier à part, dont la liste serait fastidieuse à énumérer. Entre scandales financiers, sanitaires, écologiques, politiques, scientifiques, on se rends comptes qu’il s’agit bien d’un problème structurel et pas d’un accident de parcours.
Pour moi le constat des problèmes remonte invariablement au système économique : la recherche exacerbée du profit. Cela induit :
tout devient monnayable dans notre société marchande (cf les multiples traités commerciaux – cf les petites annonces de vente de sa virginité)
on remplace l’homme par des machines plus productives (cause structurelle du chômage)
exploitation outrancière (des ressources, des hommes, des idées)
rationalisation (on évacue tout le coté émotionnel de l’homme, ce qui provoque une technocratie)
manipulation hypnotique des foules via le techniques marketing héritées de la propagande hitlérienne
Voila pourquoi le travail devient de plus en plus aliénant. Et c’est le coeur de notre système social qui est concerné via l’économie de marché capitaliste libérale. Attention, je ne suis pas contre, ni l’économie de marché, ni le libéralisme, ni le capitalisme. Bien au contraire. Mais il y a 2 choses qui me semble fondamentales :
ils ne devraient pas être censé régir tous les domaines : sinon on passe a un gouvernement censitaire (on vote en fonction de son poids économique), et on a bien vu les problèmes que posent la spéculation sur les produits alimentaires … !!!
ils ne sont pas adaptés à tous les contexte : dans un monde ou le pétrole est abondant, la finance est parfaite pour gérer le risque et la croissance, mais dans un monde en repli, elle est totalement inadaptée pour gérer le partage équitable et la solidarité
Donc en gros, le capitalisme devrait pouvoir cohabiter avec la démocratie (et même le communisme qui est le mode de fonctionnement le plus adapté a certaines échelles), et d’autres formes d’organisations. Et aussi, selon les problèmes technologiques ou environnementaux il devrait ou non être utilisé. C’est idiot de demander au capitalisme de résoudre les problèmes écologiques. On sait ce que ça conne, les CFC sont remplacés par pire, le parabene est remplacé par les nano-particules (dans les cosmétiques), etc… Ce n’est pas son rôle. Il devrait rester confiné aux nouvelles technologies et domaines connexes mais pas s’infiltrer dans le reste de la sphère économique.
Si l’on devait dater (approximativement) le moment ou les problèmes sont devenus préoccupants et ou notre société s’est mise à régresser, tout (la dette qui entame son explose, peak oil per capita, la courbe de répartition des richesses qui s’inverse, etc..) pointe vers les années 70/80. En fait, l’un des événements "fondateurs" c’est la décision de Nixon en 1971 de mettre fin à la convertibilité du dollar en or. En devenant une monnaie totalement virtuelle (et mondiale) cela à permis l’essor fantastique du monde de la finance (via les politiques libérales de Reagan et Tatcher notamment) et donc, la recherche du profit. Ensuite, en 1999, la fin du Class Steagal Act (abrogation de la séparation des banques de dépôt et de finance) à permis une financiarisation exponentielle et la fabrication de bulles a répétitions.
Quelque soit le problème, le lobby pharmaceutique qui nous empoisonne, les guerres du pétrole, le contrôle d’internet, etc… on en revient toujours au même. La recherche du profit. Quelques exemples de lois ou traités en faveur des multinationales (qui pourraient avoir l’air presque anodin, mais je vous garanti qu’ils ne sont pas dans l’intérêt du peuple – c’est juste pour faire encore plus de business) :
interdiction des plantes médicinales (un vrai cas d’école sur les mécanismes de dévoiement, de récupération puis légifération à grande échelle, a visée purement commerciale, sous couvert de santé publique)
Pour faire simple : les multi-nationales font la guerre aux peuples. Au sens littéral, corruption, espionnage, empoisonnement, meurtre.
Il existe des solutions. Avant tout, c’est de notre ressort de devenir consommateur responsable et de mettre la pression aux politiques. D’autre part, a moyen terme il va falloir inventer un nouveau système économique. Le modèle des communautés Open Source (coopération, partage, inspiration) est un bon exemple des solutions qui marchent actuellement. Sans vouloir jouer les Cassandre, le temps presse. Et ce n’est pas la génération "facebook, iPhone, PS3" qui va nous aider. Ni les jeûnes paumés dans les banlieues qui retournent au moyen age.
Ajout du 23/11/10 : Paul Jorion explique comment certaines pratiques illégales comme le délit d’initiés parviennent à devenir endémiques et s’imposer malgré tout puisqu’il s’agit d’une course au profit dans laquelle tous les coups sont permis et ou chacun entraine l’autre un peu plus loin à cause de la concurrence.
Points clés
pour faire du profit, il faut tricher, sinon ce sera le voisin qui le fera à notre place
l’ampleur est telle que tous les domaines de la vie sont affecté
l’ampleur est telle que l’écosystème est menacé
le phénomène s’est gravement accéléré dans les années 70
actuellement de nombreuses lois sont votés pour aller encore plus loin dans cette folie
les multinationales sont hors de contrôle (même politique)
La matrice (telle que popularisée dans le film éponyme) est un système de contrôle. Ce système est une illusion qui remplace la réalité. C’est une parabole, un peu comme le mythe de la caverne de Platon. Mais la matrice à des "bugs" au travers desquels ont peut apercevoir la "réalité". Ces bugs se situent à différents niveaux. Il y a par exemple les états de conscience modifiés dont je reparlerais plus tard, et notamment les rêves. On pourrait classer dedans le phénomène OVNI aussi, que j’ai déjà évoqué. Il y a aussi, chose trés importante sur laquelle je reviendrai aussi, les synchronicités. Plus prosaïquement, il y a certaines idées reçues qui servent aussi de système de contrôle, et donc … la matrice. Quand on sort de la matrice, on découvre un autre monde. L’homme multi-orgasmique en est un exemple parmi tant d’autres. Aujourd’hui je souhaite parler de l’une de ces idées reçue concernant la médecine.
J’ai déjà parlé de l’efficacité surévaluée des médicaments. Encore une fois, je ne vais même pas parler du lobbying de cette industrie sur lequel il y aurait beaucoup a dire.
Parfois dans les discussion de café sur la médecine "on" nous dit "grâce à la médecine moderne l’espérance de vie à beaucoup augmentée". De 1900 à 2000, l’espérance de vie en France est passée de 48 à 79 ans soit une hausse de 65% en un siècle. En gros les raisons invoquées par les gens sont l’hygiène (se laver les mains par exemple) et les médicaments. C’est un peu vrai, mais c’est surtout faux.Et c’est sur la base de cette ignorance que certains se font (beaucoup, énormément) d’argent !
Le plus gros dans les progrès de l’espérance de vie sont fait (dans l’ordre) par :
les progrès dans le métier de sage femme (en gros on ne meurt plus dans les premier jours de notre vie, ce qui faisait beaucoup chuter la moyenne – mais ceux qui vivaient, vivaient vieux),
la poubelle et les égouts (le traitement des eaux qui évitent nombre de maladies et d’épidémies). Donc c’est essentiellement sanitaire. Ensuite, c’est …
l’amélioration de nutrition, même si elle est de moins bonne qualité, nous ne sommes plus carencé, donc terrain moins favorable pour le maladies opportunistes (épidémies)
Viennent ensuite les antibiotiques, les vaccins (pas sûr), le confort. Pour les médicaments, c’est beaucoup moins facile à déterminer. En plus, les gens ont tendance à croire que ce sont les médicaments qui les guérissent, alors que peut-être ils se sont guéris tout seul.
Mais surtout, ce qu’il faut bien comprendre c’est ceci : si l’espérance de vie progresse encore un peu (ce qui n’est pas gagné), l’espérance de vie en bonne santé à entamé une diminution (c’est à dire sans rien d’incapacitant, donc un cancer est considéré comme "bonne santé", ou dit autrement : tant qu’on peut travailler) ! Et en plus … En France par exemple, cette espérance de vie (en bonne santé) n’est que de 63 ans. Ce qui finalement ne doit pas être très différent d’il y a un siècle, car on serait mort simplement parce qu’on n’avait pas les moyens "financiers" de s’occuper (nourrir) des invalides.
Donc le fait que grâce aux médicaments on vit plus longtemps est faux. C’est du marketing. Je le redis : c’est du marketing. Ne gobez pas tout ce que le VRP (même s’il à bac +10 et à juré le serment d’Hippocrate) vous raconte. Il n’est même pas certain que l’espérance de vie en bonne santé soit meilleure qu’il y a un siècle ! (Et si c’est le cas, c’est du à la chute de la mortalité infantile, aux poubelles, égouts et retraites et pas aux médicaments). Il n’y a donc aucune raison d’en surconsommer.
Et je ne parle pas des effets "ricochets" du genre : à force de prendre des antibiotiques ont favorise l’émergence de super microbes. Sans compter qu’a force de remplacer notre système immunitaire par de la chimie externe notre corps s’affaiblit et demande plus …de médicaments et réagit moins bien aux agressions (en gros on est malade plus souvent, ou malade chronique).
Bref, pour faire simple, nous avons atteint un pic santé, depuis plusieurs années déjà. La médecine moderne remplit de moins en moins bien son rôle. Elle s’apparente de plus en plus à un système de contrôle dans la matrice. Notre santé se dégrade.
Quelles sont les solutions pour en sortir ? Il y en a au moins 2 : d’abord l’ostéopathie qui considère que le corps se guérit tout seul (la plupart du temps), sauf s’il est entravé. Son rôle étant donc de favoriser les mécanismes naturels du corps en enlevant les blocages. L’autre voie c’est la médecine orthomoléculaire qui utilise les nutriments naturels qui composent les aliments et qui est couplée à une observation des paramètres biologiques (via notamment des bilans sanguins). Enfin, et non des moindres, la 3ème voie est préventive et consiste à reconnaître, étudier et éliminer l’impact des polluants sur notre santé. Le problème c’est que ça ne rapporte rien.
Ajout du 20/11/10 : aux USA 1 adulte sur 5 souffre de troubles psychologiques allant de sérieux à grave (dépression a envies suicidaires)
Points clés
l’espérance de vie n’augmente plus, l’espérance de vie en bonne santé diminue
les "progrès" de la médecine (diagnostique et traitement) sont incapable d’enrayer ce phénomène
les "progrès" de la médecine ne sont d’ailleurs pas à l’origine des progrès qu’on leur impute
les progrès ont des causes sanitaires (se laver les mains, les poubelles, les égouts) et sociaux (retraite, sage femme)
la médecine devient inefficace car elle traite les symptômes (pour qu’on reste productif) et non pas la cause (la pollution)
Spiritualité, économie, informatique, écologie, astrophysique, ufologie, paranormal, yoga, science, technolgoie, société...,
contrairement à beaucoup de blogs qui sont spécialisés dans un domaine particulier, j’ai choisi à l’inverse d’aborder toutes sortes de sujets. Ce qui relie le tout c’est la soif de connaissance, le fait que tout est relié (du moins dans mon esprit), et aussi l’utilité pragmatique des information réunies pour la vie de tous les jours. En découvrant l'envers du décors de notre société on prends conscience qu'on est dans une sorte de Matrice qui à finalement plusieurs points communs avec celle du film, sans être similaire pour autant.
Pour faciliter votre lecture ou la découverte du blog vous pouvez consulter le Résumé du blog ainsi que l'aide mémoire dans les points clés.
"Bienvenu dans le monde réel". (Morphéus)
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