Et voila ! Si j’ai écrit plusieurs long articles sur la finance c’était pour en arriver à cette fameuse loi qui fait tant de bruit en ce moment, mais dont je discutais déjà depuis longtemps sur des forums ou en privé. Mais pour expliquer ma position, il me fallait déjà préciser "pourquoi", car sur le net, il y a beaucoup d’âneries qui traînent sur le sujet, et même parfois de la part d’économiste ou de profs …
Et ça tombe très bien puisque la polémique est devenue un débat public. Post un peu long, mais c’est un sujet crucial, et qui à des répercussions dans tellement de domaines qu’il est normal qu’il viennent sur le devant de la scène.
J’ai du donc faire des recherches plus poussées pour savoir qui disait vrai ou pas, d’ou mes articles préliminaires :
Ces articles montrent deux choses : la dette est un outil de création monétaire tout à fait "normal" (dans un monde capitaliste du moins) qui suit les lois du marché qui fixent les taux d’intérêts. Les banques sont des intermédiaires de la création monétaire pour le compte des états, des entreprises et des ménages. J’insiste bien la dessus, les banques sont des intermédiaires. Elles se rémunèrent sur le différentiel de taux d’intérêts.
Les fadaises
Sachant ce que je viens d’expliquer, les vidéos suivantes qui font partie de la polémique sont à évacuer :
L’argent dette de Paul Grignon :
Grignon explique le ration de Cooke, qui est obsolète aujourd’hui et fait la même erreur que tous les autres : il oublie que les banques sont des intermédiaires. Il croit que tous les intérêts vont dans les coffres de Rothschild, ce qui est faux. C’est un argument fallacieux.
Dans le même genre :
Il est dit que la loi n’a pas jugulé l’inflation. C’est faux. Pourquoi ? car il faut séparer l’inflation intérieure de l’inflation importée. En l’occurrence, l’inflation à cette époque est forte à cause des taux d’intérêts élevés pratiqués par les USA juste après avoir abandonné le standard OR. La France n’a pas le pouvoir de décider des taux mondiaux. Et en ce qui concerne l’inflation intérieure, ce n’est pas une chimère de dire que l’état français créait (avant cette loi) de l’inflation, puisque c’était le cas … l’état créait de la monnaie pour … ne pas rembourser ses dettes !!! On peut discuter sur l’opportunité de le faire ou pas, et sur comment on le fait ou pas, mais il n’empêche que cette vidéo est aussi fallacieuse. Et puis il faut rajouter que pour juguler l’inflation il faut aussi juguler les salaires, et c’est la loi de désindexation qui à fait ça en 1982 (l’effet de 2ème tour ca se nomme dans le jargon).
Et André Jacques Holbecq tombe aussi dans le panneau en nous disant sans les intérêts la dette serait resté constante (ce qui est presque une tautologie).
Soit, ce n’est pas faux dans l’absolu, mais ce qui importe, c’est que les intérêts sont reversés : aux possesseurs d’assurance vie, ou bien a des retraités américaines qui ont investît via un fond de pension… ce genre de choses et d’autres.
Moi je veux bien qu’on remette en cause le principe de l’assurance vie ou les marchés internationaux… mais c’est un autre débat dans ce cas. La question est : les banques nous volent-elles ?
OUI, mais ce n’est pas a cause de cette loi.
Attention !
Le vrai problème, concernant cette loi, c’est : qui crée la monnaie, et pourquoi ! Et le problème se posait déjà il y a bien longtemps, puisqu’on n’est toujours dans les même question qu’au néolithique avec les coquillages. Mais même en 1355 ils en étaient conscient :
Convoquer un traité monétaire de 1355 au chevet de la crise? L’exercice prête à sourire. Il vise à souligner «l’importance des choix d’architectures du système de création monétaire et leurs impacts sur les crises économiques au cours des siècles», tempère Yves Reichenbach, consultant en finance à Genève.
L’idée? La monnaie n’étant plus convertible en or, les Etats ont pu se livrer aux délices de la vie à crédit sans crainte de perdre leur précieux métal. «C’est une défaillance de l’éthique publique – le fait que les Etats transgressent les limites du juste droit régalien de battre monnaie – qui est le point de départ des dérives financières contemporaines, comme le Traité des monnaies de Nicole Oresme permet de le comprendre», explique l’économiste de banque Bernard Cherlonneix.
Pourrait-il assez rougir?
«La monnaie a été de par sa nature instituée et inventée pour le bien de la communauté», écrit ainsi Oresme dans ce texte clé de la pensée scolastique, qui lui valut la protection du roi Charles V. C’est au Prince «qu’il incombe de condamner les faux-monnayeurs; comment pourrait-il assez rougir si l’on trouve en lui, ce qu’il devrait chez un autre punir», poursuit Nicole Oresme. A l’époque, le souci était la fiabilité du sceau apposé sur la monnaie métallique. Aujourd’hui, ne serait-il pas d’empêcher les Etats d’abuser du pur nominalisme de la monnaie, qui leur donne un pouvoir de création monétaire illimité? «Au fur et à mesure qu’il se prolonge, cet abus se transforme en fait de la nature», prévient Bernard Cherlonneix. Avec, pour conséquence, l’hypertrophie du secteur financier. Et la crise actuelle.
J’insiste bien la dessus. Abolir cette loi de 1973, soit, mais pour mettre quoi à la place ? Que l’état reprenne ce droit ? Pour que Talonette 1er dispose en plus du pouvoir d’imprimer de la monnaie pour financer ses campagnes sans même devoir faire appel à mémé Bettencourt ? Et qu’il puisse payer la presse pravda avec ? et aussi tant qu’on y est financer des guerres contre tous les dictateurs de la planète pour amener de force la démocratie à ces peuples barbares !!!!
En voilà une belle idée pour planquer la dette ! Depuis 2008. le père la rigueur Sarko a mis le turbo sur les chantiers public-privé : des facs, des prisons ou des hôpitaux sont payés non par l’État mais par un poids lourd du BTP auquel l’État verse ensuite un loyer. “Une bombe à retardement” qui coûtera “60 milliards d’ici à 2020” estime Le Parisien (9/1). La palme du plus beau fiasco revient au nouvel hôpital Sud Francilien de Corbeil-Essonnes un monstre de 1000 lits et 20 blocs opératoires construit avec une rare dextérité par Eiffage. Comme “Le Canard” l’a déjà raconté (16/3), ce champion a trouvé le moyen de livrer un service de néonatologie sans biberonnerie, des meubles en agglo – véritables nids à microbes – dans un service de réanimation ou des plafonniers branlants au-dessus des tables d’opération. Un audit a relevé 8000 malfaçons ! Du coup, l’hôpital, livré depuis un an, n’a toujours pas vu l’ombre d’un patient. Mais l’ État paie déjà son énorme loyer : 40 millions par an! La chambre régionale des comptes a fait le calcul : sur trente ans, l’État versera 1,2 milliard de loyer à Eiffage. Alors que s’il l’avait payé lui même en empruntant à 4,5 %, l’hosto lui aurait coûté 757 millions.
Au zoo de Vincennes, note “Le Parisien”, le loyer atteint aussi des niveaux “himalayens” : le Muséum d’histoire naturelle allongera 12 millions pendant vingt-cinq ans, soit-là encore, à l’arrivée deux fois le coût du chantier… Quant au “Balardgone”, le Pentagone : à la française, il est évalué à “745 millions hors maintenance“. Mais l’État versera 3,5 milliards de loyer au veinard qui a remporté cette martingale, un certain groupe Bouygues.
Vous voulez la lui donner ? Moi non. Très peu pour moi.
Actuellement, le pouvoir de création monétaire est entre nos mains !!! C’est nous qui décidons quand nous allons faire un crédit (en tant que ménage, banque ou état) avec les taux d’intérêts pour nous calmer un peu et ne pas que ça soit trop la fête du slip. C’est un pouvoir collectif, à l’échelle mondiale, puisque un américain peut prêter de l’argent à la France. Alors, peut-être qu’aujourd’hui on veut faire défaut sur nos paiements aux américains parce qu’ils sont trop gourmands ? Soit. Mais c’est un autre débat.
Cette loi a été votée pour donne confiance aux marchés. Sans pouvoir de rembourser en monnaie de singe, alors les étrangers sont plus enclins à nous prêter de l’argent. Imaginez en sens inverse. Vous vous investir en Argentine, mais demain, le président décide de lancer la planche a billet … pour vous payer en monnaie de singe, alors que vous, vous comptiez la dessus pour votre retraite ! Sans cette loi, les échanges mondiaux seraient beaucoup plus limités. Et les pays émergents en bénéficient aussi (s’ils l’appliquent) car cela leur permet d’avoir du crédit pour entreprendre ! (et donc travailler, gagner un salaire, épargner, se payer une retraite, le chômage, la sécu … tous ces trucs dont on disposes ici, sans savoir d’ou ils viennent).
Le vrai problème
Le problème des banques est ailleurs. Le problème c’est qu’elles jouent avec notre argent en bourse, qu’elles font du Shadow Banking, et qu’elles se font renflouer discrètement par nos impôts quand elles perdent. Le problème c’est qu’elles nous incitent à créer trop de monnaie (cartes de crédit et crédit revolving), parce que c’est leur fond de commerce : en tant qu’intermédiaires, elles touchent un petit comme, et comme les petits ruisseaux font les grandes rivières …
Mais le problème n’est pas cette loi.
Abolir cette loi ne résoudra pas le pic pétrolier, ni le vieillissement de nos populations, ni les tensions internationales, ni le fait qu’on est trop cher payé par rapport a des chinois, ni le fait que les machines font du travail mieux que nous pour moins cher, etc…
Selon moi, la chose la plus importante à faire serait de simplifier "le bousin" qui nous sert de système économique. Je crois pouvoir affirmer que plus personne n’y comprends rien, il est trop opoque. Les économistes ne prédisent plus rien et se perdent en conjonctures, les politiques sont toujours 1 ou 2 trains en retard, les peuples ont le sentiment (justifié) de se faire arnaquer.
Par contre, on peut se poser la question de la rémunération de l’intermédiation. Pourquoi un pourcentage plutôt qu’un prix forfaitaire ? on peut se poser la question de pourquoi les transactions financières ne sont pas imposées alors que toutes les autres transactions le sont … (et je suis très favorable a une taxe tobin).
Si on supprime cette loi (pourquoi pas, moi je m’en fiche) il faut quand même trouver des moyens de limiter l’usage de la planche a billet par l’état. L’OR était ce moyen à une époque. Il faudrait donc rétablir la standard OR. L’un ne va pas sans l’autre. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si cette loi a été créée l’année ou la convertibilité dollar/OR a été annulée. Si on revient à l’OR, on aura d’autres problèmes … le Chinois vont très vite disposer de tout l’OR du monde, puisque leurs excédents commerciaux seront directement convertit. Idem pour les Allemands. Et on sera à leur merci !
Il ne faut pas oublier les aspect internationaux dans cette histoire. Et c’est un sujet plus que ultra sensible, puisqu’on fait des guerres pour les remboursement de dette !!! Remettre en cause cette loi c’est remettre en cause la mondialisation (qui, quoi qu’on en dise à apporté beaucoup de bienfaits aux peuples, en améliorant l’EROEI global – la répartition des gains est une autre question). Mondialisation qui est de toute manière remise en question… la TVA sociale est une mesure de protectionnisme déguisé soit dit en passant. La mondialisation est déjà sur le déclin d’elle même de toute manière.
Conclusion bien ambiguë
Il me reste une dernière chose à dire sur cette loi de 1973. Nous parlons de création monétaire, et entre les mains de qui il faut les remettre.
Actuellement, la création monétaire est entre les mains des peuples. On peut revenir a l’ancien système et la remettre entre les mains des dirigeants. On peut inventer de nouvelles solutions, par exemple, demander aux ordinateurs de gérer la création monétaire. On peut revenir a l’OR. On peut utiliser les monnaies virtuelles telles que Bitcoin ou d’autres.
Ma position est la suivante :
je suis pour l’abolition de la loi 1973 si on a un dirigeant adéquat au pouvoir qui saura utiliser intelligemment ce pouvoir "régalien"
je suis contre l’abolition de cette loi si c’est un "mauvais" dirigeant (genre UMPS par exemple, Sarkollande)
C’est une question de confiance. C’est une question de projet de société au long terme (chose qui manque cruellement de nos jours). Un dirigeant éclairé utilisera ce pouvoir dans une optique juste. A l’inverse, c’est trop de pouvoir pour un mauvais dirigeant.
Toute la question est donc de savoir si le peuple fait/fera mieux que les dirigeants
Comme le dit Maurice Allais (prix nobel d’économie), l’argent dette dans le système actuel est un système instable. Très performant, mais instable, surtout en période de pic pétrolier. La, avec du pétrole en abondance, on était sur l’autoroute, on pouvait rouler en Formule 1 (la dette c’est la F1 des monnaies) mais maintenant on passe sur des pistes cabossées, il va nous falloir un 4×4. Il faudra de toute manière le réformer :
Toutes les grandes crises du XIXème et du XXème siècle ont résulté du développement excessif des promesses de payer et de leur monétisation.
Particulièrement significative est l’absence totale de toute remise en cause du fondement même du système de crédit tel qu’il fonctionne actuellement, savoir la création de monnaie ex nihilo par le système bancaire et la pratique généralisée de financements longs avec des fonds empruntés à court terme.
Une telle organisation du système bancaire et financier permettrait la réalisation simultanée de conditionstout à fait fondamentales :
1 – l’impossibilité de toute création monétaire et de pouvoir d’achat en dehors de celle de la monnaie de base par les autorités monétaires ;
2 – la suppression de tout déséquilibre potentiel résultant du financement d’investissements à long terme à partir d’emprunts à court ou à moyen terme ;
3 – l’expansion de la masse monétaire globale, constituée uniquement par la monnaie de base, au taux souhaité par les autorités monétaires[21] ;
4 – une réduction majeure, sinon totale, de l’amplitude des fluctuations conjoncturelles[22] ;
5 – l’attribution à l’État, c’est-à-dire à la collectivité, des gains provenant de la création monétaire, et l’allègement en conséquence des impôts actuels ;
6 – un contrôle aisé par l’opinion publique et par le Parlement de la création monétaire de la création monétaire et de ses implications.
Epilogue
Poussons le débat un poil plus loin. Mettre la création monétaire entre les mains du peuple, des machines, des dirigeants plus ou moins éclairés … soit … comme le fait remarquer Gidmoz en commentaire, et je suis tout à fait d’accord avec lui, le problème vient de n’avoir qu’une seule source de création monétaire. En fait la banque centrale à le monopole de création monétaire. Le mieux serait de mettre toutes les monnaies en concurrence et que la meilleure gagne !!!
Pour moi le vrai scandale il est la : dans le monopole d’émission monétaire. Et remplacer un monopole par un autre ne résoudra pas grand chose. Le pire est que dans le système capitaliste, les monopoles et les "abus de positions dominante" sont interdits en vertu de la loi antitrust ! Ce qui est quand même un comble. Merci a Gidmoz de m’avoir permis de faire aboutir ma réflexion à sa conclusion "naturelle".
Imaginez donc, une monnaie étatique, une monnaie or/argent, une monnaie régionale, l’Euro, une monnaie facebook, une monnaie internet (paypal), un monnaie pour la nourriture, etc… l’avantage c’est que si l’une flanche on peut se rabattre sur les autres, et on n’aurait plus de "too big too fail" qui tienne, et les états pourraient comme l’Espagne et la Grèce pourraient gérer leur dette avec les autres monnaies, etc…
D’autre part, le fait par exemple d’avoir une monnaie pour la nourriture (ticket resto généralisé) permet d’isoler ce circuit et de garantir a tous un revenu "nourriture" dissocié du reste et donc d’éliminer la faim du pays. Etc… le fait d’avoir plusieurs monnaies permettrait beaucoup de souplesse économique et fiscale, tout en restant avec des mécanismes simples que les gens comprennent, plutôt que le bousin actuel auquel plus personne ne comprends rien. Ainsi une bulle dans l’immobilier ne pourrait pas contaminer les prix de la nourriture … et si c’était le cas, on pourrait agir dessus simplement. Évidement, il faut plus qu’une idée lancée en l’air, mais détruire un monopole ne peut pas être une mauvaise chose en soi.
Il faudrait apprendre à jongler avec les taux de change, mais ce serait un bien petit inconvénient somme toute ! De toute manière, c’est le cours de l’histoire. C’est uniquement parce que certains le contrarient pour avoir plus de pouvoir qu’on à des tas d’ennuis.
A force de lire des bonnes idées de ci de la, j’ai fini par les compiler en une sorte de mini programme politique. Alors voila, je me présente aux élections présidentielles pour sauver la France, et le monde par la même occasion. Et plus si on m’y autorise, bien sûr. Rien que pour le premier point, je suis a peu près sur que j’aurai un accident de moto avant les élections, même si je n’ai ni moto, ni permis. lol
Je reviendrai compléter et améliorer au fur et a mesure des occasions.
Si vous m’élisez, voici mon programme :
Les 7 points principaux ("libre" = décentralisé, redistributif, ouvert)
Politique libre (Démocratie directe) : pour mettre fin au cirque politique, 6ème république
Monnaie libre (Sortir de l’Euro) : pour tuer la rente-ponzi et restaurer la compétitivité, alléger la dette et la fiscalité, installer une commission d’évaluation de illégitimité de la dette
Emploi libre (Revenu minimum distributif, TVA sociale, révolution fiscale) : pour la justice sociale, le chômage, le pouvoir d’achat
Commerce libre (Reaganomics modérés) : pour moderniser l’état, favoriser le commerce international, attirer l’innovation
Sécurité (Nationalisation/Plan d’urgence des domaines vitaux) : agriculture, défense, énergie
Internet libre (Open Source, Open Data et neutralité du net) : pour la liberté d’expression, la transparence administrative
Énergies libres (Renouvelables, locales, et rationalisée) : Favoriser l’écologie et la résilience au pic pétrolier, l’économie d’énergie
Le détail et les explications :
Libre = local, décentralisé, partageable, ouvert, transparent, redistributif. C’est un idéal qu’on cherche à atteindre, sur le modèle des logiciels libres.
Instauration d’une démocratie directe, avec une nouvelle constitution, référendum d’initiative populaire. Réformer le financement des partis par un système à la Flattr sous forme de crédit d’impôts. Attention à préserver la stabilité politique. Le plus gros changement sera qu’on ne votera plus pour un président, d’ailleurs ,il n’y aura plus de président, plus besoin, mais pour des "mesures" uniquement. J’en ai marre, a chaque programme de chaque parti, y a des trucs bien et d’autres non. Je voudrais pouvoir choisir à la carte les mesures et ne pas élire un gugus qui après se croit tout permis, alors qu’il a été élu pour 1 ou 2 points et que sur le reste, s’il faut, personne n’est d’accord. C’est la fin de l’oligarchie. Je suis mort. Si je ressuscite, voici la suite du programme :
Revenu minimum distributif. Je vous laisse lire l’article, j’ai pas mieux comme explication. Si, juste un détail : il restera toujours le chômage structurel d’environ 4%. (A réfléchir) Revenu de base universel mais payé uniquement en ticket resto et chèque logement (à inventer).
Reaganomics restreints. Les reganomics sont des règles économiques "presque" (a quelques nuances près) de bon sens qui ont fait la grandeur des USA dans les années 80/90, mais qui ont aussi donné la crise économique des subprimes. Ceci dit, on ne peut pas l’appliquer dans tous le domaines. Par exemple la SNCF, si on privatise, on va se retrouver avec le système anglais et …plein d’accidents et de morts. Donc oui, on prends les bonnes idées, mais revue d’une manière plus "contextuelle" (donc, a ne pas appliquer dans tous le domaines). Argent saint OK. Impôts minimum OK, mais avec une TVA sociale. Dérégulation ? non, déréglementation oui, mais surtout simplification administrative, pour éviter les dérives du style foire a l’empoigne et les méfaits de la finance (et encadrer ses bienfaits). Mondialisation ? oui, mais pas pour les domaines vitaux : agriculture, défense, énergie. Pour le reste, mondialisez autant que vous voulez.
Tolérance pour l’économie grise, les monnaies locales (cf le WIR à Nantes) : ça servira de variable d’ajustement, de coussin amortisseur, et de toute manière, l’idée c’est surtout de rendre l’économie officielle attractive plutôt que de punir ceux qui ne sont pas convaincus …
Révolution fiscale pour un impôt juste et progressif. Mettre fin aux privilèges fiscaux : taxe tobin et pétrolière.
Lois favorisant et protégeant l’Open Source, Open Data et la neutralité du net (dans la constitution), mettre internet comme droit fondamental du citoyen. Abroger HADOPI.
Mise en place d’une économie qui supporte autant la croissance que la décroissance (de toute manière c’est une donnée exogène essentiellement) et donc, pour ça il faut sortir de la BCE, et de l’Euro. Avantage : dévaluation de fait. Diminution du fardeau de la dette, retour a la compétitivité, fin de l’illusion de richesse due a une monnaie surévaluée pour la France. On reste dans l’UE, pas besoin de remettre des frontières, des taxes et du protectionnisme : c’est coûteux et dangereux.
Revalorisation des métiers essentiels : enseignement, recherche
Abandon progressif du nucléaire, Développement (et mise au pas des lobbys industriel) de sources d’énergies locales, propres et intelligentes(renouvelables/vertes/connectées en réseau/consommées au bon moment), énergies libres, mais surtout : mise en place d’un programme d’économie d’énergie avant de penser comment en dépenser plus, avec mise en place d’une commission "pic pétrolier" pour faire face a l’inévitable a court terme et trouver des solutions pérennes au long terme, impliquer les industriels
Autorisation de l’euthanasie, mise en place d’un comité de surveillance éthique dans les maisons de retraites pour limiter les abus de médicalisation en fin de vie
Pour les 750 et quelques zones de non droit en France ou la police ne va plus : je ne sais pas. Je cherche encore. Je proposes d’asphyxier économiquement (3 modes principaux de financement) : supprimer les subventions aux familles de délinquants, supprimer les financement du Qatar, légaliser et encadrer (temporairement) la drogue. Ainsi ils seront forcés de se financer comme les autres, par le travail !
Pour la monté du communautarisme et l’échec du multiculturalisme, je sais pas non plus, je cherche encore une solution élégante. Il se peut que les autres mesures aient un effet positif indirect dessus (avec la fin du chômage)
Immigration choisie et de travail, fin du regroupement familial, du droit du sol. Programme de modernisation des usines par la robotique de pointe. Développement des nano-techno.
Réflexion à mener sur les conditions de vies du 3ème age, sur la retraite oisive, l’exclusion sociale, et l’aide à la personne. Euthanasie passive.
Dégonflement progressif de la bulle immo par la taxation du revenu locatif dont le produit pourrait être reversé en tant qu’aide aux primo accédant ?
Mise en place d’une dictature communiste – je taquine- (économie planifiée dirigée par un conseil collégial) pour les domaines vitaux : nourriture, énergie, militaire. Sur ces sujets, pas de référendum possible. Pour le reste, c’est la fête du slip.
Mise en place du service civique obligatoire de quelques mois pour remplacer le service militaire
Modernisation de l’enseignement a l’aide des outils informatique, enseignement ouvert et a distance
Mise en place de l’Open Data, et Open Knowldege : favorise l’émulation, l’innovation, le partage
Favoriser l’émergence du télétravail par une législation encadrante
Démédicalisation de la France : si on est malade il faut chercher pourquoi on tombe malade au lieu de chercher a cacher les symptômes pour rester productif. Donc pour ça il faut commencer par dépolluer .. et virer le conseil de l’ordre des médecins. Ouste les papys de la médecine, place a une nouvelle éthique moins lucrative : le critère ne sera plus les progrès (marketing) de la médecine (ou n’en fou) mais le recul de maladies (ca c’est du concret, du tangible, de la mesure de l’efficacité réelle et non pas publicitaire !)
Révélation sur les OVNI ! lol (ca me fait gagner combien de vote ça ? j’en perds – on me dit a l’oreille …. tant pis !)
Détaxation de la proximité !
(Imposer le service militaire ou civil de quelques mois pour obtenir la nationalité Française.)
Évaluons dans quelle part notre dette est odieuse (selon la jurisprudence internationale) et aussi celle des autres pays qui nous doivent des sous :
la dette a été contractée a l’insu du plein gré du peuple
le peuple n’en a pas profité
le créancier était au courant
(Tuteur bénévole pour les petits délinquants et armée pour les plus dur)
Refonder les statistiques avec des critères qualitatifs et non quantitatifs. Exemple : être pauvre ce n’est pas gagner tant d’argent, c’est : manger à sa faim, se chauffer, avoir accès a des soins, de l’éducation, et pouvoir inviter ses amis. Bref le seuil de la pauvreté c’est le seuil de blocage de l’insertion sociale, de soi et sa descendance. C’est un seuil "psychologique" et non pas une certaine quantité d’argent.
Spiritualité, économie, informatique, écologie, astrophysique, ufologie, paranormal, yoga, science, technolgoie, société...,
contrairement à beaucoup de blogs qui sont spécialisés dans un domaine particulier, j’ai choisi à l’inverse d’aborder toutes sortes de sujets. Ce qui relie le tout c’est la soif de connaissance, le fait que tout est relié (du moins dans mon esprit), et aussi l’utilité pragmatique des information réunies pour la vie de tous les jours. En découvrant l'envers du décors de notre société on prends conscience qu'on est dans une sorte de Matrice qui à finalement plusieurs points communs avec celle du film, sans être similaire pour autant.
Pour faciliter votre lecture ou la découverte du blog vous pouvez consulter le Résumé du blog ainsi que l'aide mémoire dans les points clés.
"Bienvenu dans le monde réel". (Morphéus)
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