Il est temps de refaire un petit point sur le blog, puisqu’il y a de nouveau lecteurs qui ont peut-être loupé le début. Je développe plusieurs arc narratifs en parallèle, et il me semble intéressant de revenir rapidement sur les points clés.
Voici d’abord un historique (très) rapide (que vous pouvez sauter) avant de présenter une vision plus synthétique du travail de prospection effectué pendant presque 5 ans sur le blog :
Tout démarre avec l’annonce de la "panique économique" … un peu prématurée certes, mais en 2013, 5 ans plus tard, je crois qu’on y est !
Je me suis intéressé au statut du dollar, qui est menacé à terme, ce qui pourrait créer un choc sur l’économie mondiale. Influencé par le GEAB (j’ai compris plus tard qu’ils avaient un biais ultra-pro-européen)
Les finances de l’état français montraient dès 2010 qu’on allait vers une crise Grecque … et c’est bien ce qui est en train de se passer actuellement. D’ailleurs nous avons perdu notre AAA comme je l’avais annoncé. Notre système d’imposition est devenu un foutoir. La bulle immobilière menace. Sans oublier le rôle central de nos fonctionnaire dans la déchéances de la France.
Quelques articles clairsemés sur les manipulations, la nouvelle société de la surveillance qui se met en place., notre système de santé à la dérive et d’autres choses plus ou moins choquantes qui sont autant de symptômes de la décadence de notre société.
Je me suis beaucoup intéressé au "pic pétrolier" en tant que problème central de l’économie, sur l’absence d’alternatives immédiate, sur le rôle de l’énergie dans l’histoire, et les catastrophes qu’on a déjà du traverser (ce n’est pas la première fois qu’on est confronté a un pic énergétique). Nous n’avons toujours pas appris la leçon.
Mais j’ai aussi démonté quelques mythes sur l’économie, notamment les banques ou l’inflation. la dette, à qui elle profite, la fameuse loi Rotschild, mais aussi de se rappeler de ce que notre société a accompli. Du coup je me suis éloigné des thèses conspirationistes, et de la diabolisation du NOM.
Voyant le "merdier", et l’aveuglement généralisé, j’ai commencé a m’intéresser au survivalisme car je constate qu’on se dirige tout droit vers un effondrement. Effondrement dont l’Europe n’est pas une solution, mais une cause et qui sera peu-être la première zone a sombrer, la France étant le maillon faible.
Puis il y a eu la période "immigration". pour réaliser que cette politique est un fléau. Complété par les structures familiales de Todd et du bouquin d’Obertone, pour conclure en expliquant comment tout cela devient très malsain.
Autre facteur d’accélération de la crise : l’épidémie de robotisation dans l’industrie qui concurrence le travail ouvrier (provoquant chômage de masse, explosion de la dette).
Petit à petit je me suis intéressé aux nouvelles sciences : j’ai expliqué la logique systémique qui est une voie de sortie de la crise, avec les nouvelles possibilités offertes par les nano technos. Ce qui m’a amené doucement vers l’étude de la complexité, et du coup m’a fait revoir notre manière de penser, et remettre en cause la logique analytique à la base de notre société.
Combiné avec la remise en cause conspirationiste, et l’observation de la crédulité sur le net, j’ai aboutit à la notion de guerre cognitive, qui me semble un bien meilleur paradigme explicatif, et qui en plus fait le pont avec le yoga.*
Comment résumer tout ça ? Les polarités s’affrontent sur plusieurs plans. D’un coté les malthusiens qui observent l’effondrement, de l’autre les cornucopistes qui voient dans la technologie le sauveur ultime. Mais on a aussi l’affrontement dans le domaine social (progrès sociaux / traditionalisme), ou sur les énergies féminines/masculines. Tout se mélange.
Nous sommes engagé dans une transition entre un vieux monde à base de :
pétrole, charbon, énergies fossiles
d’immigration, domination, affrontement
de centralisation (Europe, NOM, dollar)
de fonctionnaires, bulles immobilières
démocratie, démagogie
Vers un nouveau monde ou beaucoup de personnes sont larguées à cause du fossé cognitif qui se creuse :
économie ouverte de l’échange et de la transparence; décentralisée
nouvelles sources d’énergies (nano ?)
La transition va être selon toute vraisemblance douloureuse :
parce que à chaque changement de paradigme énergétique, ça fait mal
beaucoup trop de monde sont largués
les tensions géo-économiques grandissent partout, sans que rien ne vienne apaiser tout ça
il ne manque qu’une étincelle, y compris et surtout en France qui a de gros cadavres dans ses placards
guerre
Comment donc franchir les … années merdiques ? (probablement une génération)
le yoga ou toute pratique similaire, ne pas diaboliser ou idéaliser
une dose de survivalisme et de realpolitik
commencer a s’orienter vers des nouvelles pratiques (forêt comestible, permaculture, systèmes électriques intelligents, savoir se soigner simplement, …)
se positionner sur la nouvelle e-economie, le capitalisme cognitif
résister à toute forme d’oppression, en premier lieu étatique
se serrer les coudes, informer, partager
se sortir les doigts … lol
Ce nouveau monde à venir est porteur de beaucoup d’espoir pour ceux qui en ont conscience, mais il ne sera pas exempt de défauts, et de dangers :
transhumanisme, dénaturation de l’humain et de la biosphère
surveillance presque absolue du citoyen
technocratie déshumanisée
instantanéité qui pousse a l’émotivité comme mode de gouvernance
Découverte un peu par hasard, si vous avez des penchants survivalistes, je vous invites à regarder cette petite série très bien faite : suite à une explosion nucléaire, une petite ville américaine se retrouve à devoir faire face à un monde totalement bouleversé avec tout ce qui va avec : les incertitudes, la sécurité, l’accueil des réfugiés, comment passer l’hiver, comment gérer la psychologie des gens, les vols, les pénuries, la peur, etc…
C’est un peu la mode en ce moment du survivalisme vu la crise, mais peu de séries répondent vraiment à la demande. Il y a "The Walking Dead", mais il faut aimer les zombies !
Cette fois, il y a un vrai effort fait sur le réalisme, à l’inverse des séries comme "Révolution" par exemple qui se situe après un blackout électrique total, mais qui est totalement ridicule, avec ses acteurs tout droit sorti d’un défilé de mode … j’ai dû m’accrocher pour finir le premier épisode tellement c’était naze.
Jericho met un scène les difficultés qu’on pourrait rencontrer dans un monde sans pétrole : que faire des derniers plein d’essence, comment soigner quelqu’un s’il n’y a plus de médicament à portée, comment récupérer la récolte des champs, etc…
Et encore, il faut se dire que c’est un cas relativement favorable, car c’est une petite ville de gens qui se connaissent bien. Mais ça reste une des meilleures dans le genre. Elle faire réfléchir et réaliser que probablement une des pire choses c’est de gérer l’incertitude et de parvenir à faire le bons choix, et surtout, de rester "humain", de ne pas sombrer dans la barbarie.
Au final, la situation actuelle réelle n’est pas si différente (mais en moins dramatique heureusement) pour ceux qui sont conscient de ce qui se passe. On est déjà confronté à des arbitrages pas toujours facile à faire, alors même qu’on est encore dans une situation très confortable (mais pour combien de temps ?).
La deuxième partie du livre est consacrée aux solutions. Même si la 1ere partie est "modérée", on y parle d’un éventuel effondrement, la 2ème partie prends clairement le partie d’une effondrement brutal et définitif, et de la manière de s’en préserver.
On retrouve donc le concept de Base Autonome Durable, expliqué dans le détail. Pour ceux qui ne sont pas familier avec ces notions, c’est une vraie bible. Cependant le sujet est trop vaste et n’est en réalité qu’effleuré ! Chaque chapitre mériterait presque un livre à lui tout seul. Notamment et surtout la question énergétique qui m’a laissé un peu frustré, car personnellement, je suis déjà bien renseigné sur le question. Par exemple, une annexe avec un tableau des consommations moyennes de nos appareils ménager n’aurait pas été du luxe, histoire de se rendre compte de ce qui est du luxe, du confort, ou du vital.
Parenthèse : de mon point de vue, la priorité en matière électrique doit être l’éclairage et la communication. Le reste, on a toujours su faire sans électricité, et on peut se rabattre sur les anciennes solutions. Voire peut-être rajouter le frigo/congélateur en deuxième option. Mais s’assurer d’un bon réseau de communication et donc de pouvoir partager des connaissances et des informations me semble être le nerf de la guerre. Dans l’absolu il y aurait moyen de faire un internet citoyen, voir au moins citadin / rural, mais il est vrai qu’en cas de gros effondrement, il vaudra mieux compter sur des livres plutôt que sur Internet. Pour le coup ce serait un énorme retour en arrière…
Je ferais un petit reproche cependant, c’est qu’il n’y aucune notion de budget nulle part. Je comprends la difficulté d’en parler, mais cela aurait permis au gens d’être un minimum aiguillé. Peut-être que ce n’était pas l’ambition du livre qui se voulait plus généraliste (un budget dépends d’un pays, d’une époque), mais pourtant de nombreuses solutions sont proposées, et à chaque fois je me suis demandé "mais combien ça coûte, qui peut se le payer ?". L’accent est mis sur les compétences plus que le matériel de toute manière, et la dessus, je suis d’accord sur le principe.
J’ai particulièrement apprécié le chapitre sur les exercices d’entraînement. J’ai trouvé que c’était une excellente idée. Les fiches pratiques en annexe qui fournissent des liste de matériel aussi, ça mâche bien le travail.
Sachez enfin que l’auteur dispose d’un site : http://piero.com et qu’il est très accessible.
Le nouvel avion ultra moderne américain, le F35, dont on pouvait suivre les péripéties sur DeDefensa est un fiasco. Malgré les millions de dollar, ils n’ont pas réussi a concevoir et faire voler cet avion. Incroyable mais vrai. L’avion est trop complexe, mais l’administration militaire et les nombreux sous-traitants aussi !
Nous vivons dans un monde extrêmement complexe. Je pèse mes mots, cette complexité dépasse l’entendement. C’est à dire qu’il n’est plus humainement possible de s’y retrouver. C’est l’un des facteurs structurants de la crise (qui n’est malheureusement que très rarement cité ou analysé). Pour "décomplexifier" je vais prendre quelques exemples, mais on pourrait les multiplier. Je parler d’économie, puisque c’est l’un des sujets du blog, d’informatique car nous sommes sur le net, et donc, tous concernés, et le droit (qui est un domaine non défriché en ce qui me concerne), et je vais esquisser une réponse, en prenant l’angle survivaliste (on pourrait en prendre d’autre).
L’économie
Sujet que je connais maintenant un peu. J’estime, selon mes critères personnels, avoir atteint le "niveau 1", c’est à dire, disposer des outils conceptuels de base, connaître les grandes lignes de l’histoire de l’économie. Je sais comment fonctionne la création monétaire, a quoi sert une banque, lire un bilan comptable, ce que cache l’endettement d’un état (le problème ce n’est pas la dette en elle même mais ses collatéraux), les facteurs sous-jacents de l’économie (énergie, technologie, compétitivité, mentalité, acquis sociaux). Cela me permet de décrypter l’actualité, d’anticiper les évolutions (pas toutes mais les grandes lignes), de voir les limites des "experts" ou leur parti pris. Mieux, cela me permet de comprendre les luttes et les souffrance d’à peu près toutes les classes sociales, même si je tape parfois sur certaines.
Cela me permet de me rendre compte du niveau déplorable des gens en général (et donc du mien). Ce n’est pas un reproche, c’est juste un constat. J’ai mis beaucoup de temps et d’effort pour comprendre. Mais je vois bien que les gens (chacun son métier) fonctionnent par "idées reçues" (et donc moi aussi dans d’autres domaines). Ils n’ont pas les moyens de réfléchir par eux même sur les sujets économiques. Par exemple, parfois lors des discussions, les gens sont bien sûr inquiets. On a en général deux attitudes : les pessimistes, et les optimistes. Aucun des deux ne peut réellement justifier de son avis, si ce n’est par des idées reçues. Pire, si on leur demande quoi faire, certains vous diront "acheter de l’OR", d’autres "investir dans des terrains", etc… mais aucun ne peut réellement justifier par rapport a un contexte pourquoi tel ou tel choix. C’est le brouillard total.
Du coup, il est facile pour ces personnes d’avoir des certitudes. Parce que quand on réfléchit a tel ou tel placement, refuge, on s’aperçoit très vite qu’ils dépendent de facteurs exogènes (sur lesquels on n’a aucune emprise) dont on ne peut pas anticiper les évolutions. L’OR par exemple va dépendre des choix politiques. L’immobilier c’est bien, sauf s’il y a une guerre, la on peut tout perdre (au contraire du mobilier ou de l’art qui est plus sûr et qui est un refuge traditionnel pour les élites, mais il faut s’y connaître). Etc…
L’informatique
Dans ce domaine tout particulièrement les gens subissent. Ils prennent ce qu’on leur donne. Combien sont capable de s’auto-héberger, monter un LAN, ou programmer ce dont ils ont besoin ? Qui connaît les bases de l’informatique (variables, boucles, fonctions, structures), ou du réseau (les 7 couches ISO) ? Qui sait écrit un script ? Mais pire, qui est capable de faire un choix éclairé de logiciel ou de matériel ? Comment s’y retrouver dans le dédales des licences, et des différentes versions d’un logiciel. La plupart ne connaissent les logiciels libres que par oui-dire. Ils ne savent pas la philosophie qui les sous-tends, ni ce qu’est un hackeur (un vrai), sans parler de l’histoire de ces mouvements et de leur importance. Qui sait par exemple qu’on doit le Wifi aux hackeurs ? La plupart des gens ne savent même pas utiliser correctement les logiciels qu’ils emploient, en dehors de quelques fonctionnalités de base. Typiquement les suites bureautiques sont des outils très puissants que souvent, même les professionnels de l’informatique maîtrisent mal.
On pourrait se dire "et alors ? on s’en fiche !", pourtant, cette ignorance généralisée profite bien à de nombreuses sociétés qui se font des milliards sur le dos des gens, et qui parfois poussent le bouchon jusqu’à empêcher l’émergence d’alternatives. Si vous saviez le nombre de "saloperies" que Micro$oft à fait pour bloquer les logiciels libres qui le concurrencent, et qu’il continue de faire ! (cf UEFI pour le dernier avatar)
Pire, c’est bien à cause de ce manque de compétence technique et de discernement que la société de la surveillance se met en place. Des société comme facebook jouent sur l’ignorance et la naïveté des gens pour avancer dans ce domaine. Elles tentent de verrouiller le net tout entier (via les boutons likes qui sont une bonne idée, mais aussi un cheval de Troie très habille). Apple est la spécialiste du marché captif sous prétexte de vendre du "luxe" (luxe et masse c’est juste antinomique mais bon, passons).
L’incompétence généralisé laisse la place a des grandes multinationales qui centralisent tout ce qu’ils peuvent, avoir de prendre le contrôle d’un marché. Internet à débuté en France grâce a des associations de hackeurs qui faisaient office de FAI. Il y en avait un myriade. Mais ils ont été progressivement évincés par les gros FAI, qui sont maintenant au nombre de 4 et qui s’entendent entre eux (sauf Free). Du coup, si le gouvernement veut contrôler Internet, c’est très facile, il va voir les patron de SFR, Bouygues, FT et numéricable et leur dit ce qu’il doit faire. Avant, c’était impossible. Voila ce qu’on y perds.
Le droit
Autre exemple, le droit. Sans parler du mille feuille administratif et de la complexité française en la matière qui rends le droit totalement illisible et indigeste, plus personne n’a même les bases. Moi même d’ailleurs je n’ai aucune idée de par ou commencer pour apprendre. Il y a le droit du travail, le droit pénal. On ne sait même pas quels sont nos droits et nos recours en matière de légitime défense. Et ce n’est qu’un aspect. Si vous regardez au niveau du droit international, ça se complique très vite. Mais en fait, sans aller jusque la, on ne sait même pas comment fonctionne précise le droit de la propriété privée… et on n’imagine pas les différences qui existent avec les autres pays. Le droit italien n’est pas le même que le notre sur les principes même.
Un exemple : l’affaire casse toi pauv’ con qui montre comment une simple injure prends des proportions gigantesques et montre la complexité de notre système législatif (Anne-Marie Le Pourhiet):
Droit positif, pyramide des normes, lois organiques, droit de la mer, bloc de conventionnalité, décret, arrêté, circulaire, droit mondialisé…
Pourtant ce sont des outils qui peuvent servir dans la vie courante, ne serait-ce que pour négocier, ou pour tous les petits conflits du quotidiens, quels sont nos recours, quelles sont les démarches correctes à faire, comment gérer son patrimoine… et si on veut aller plus loin optimisation fiscale, etc… Des choses très concrètes et bien utiles.
A un autre niveau, nous ne savons quasiment rien des traités internationaux, de leurs enjeux, de leurs impacts sur nos vies. J’ai découvert récement que l’essentiel des lois françaises découlent maintenant du droit européen. Que l’état et les hommes politiques n’ont quasiment plus de pouvoir. Et pourtant nous continuons de les élire alors même qu’ils ne sont plus représentatifs. Et pourtant, quand je discute avec les gens, ils continuent de politiquer sur les élections, les présidents, les partis … comme si ça avait encore la moindre importance. Les enjeux sont ailleurs. Et la dessus nous avons au minimum 30 ans de retard.
Les nouvelles techno
Reste maintenant le pire en terme de complexité : nous sommes en train de nous faire larguer. Par les machines qui font de plus en plus de tâches humaines, par la science qui invente de plus en plus des "truc de ouf". A l’heure d’Internet se développe un prolétariat cognitif, abreuvé d’imbécillités et de futilités, drogué au narcissisme des réseaux sociaux, alors même que les spécialistes explorent des territoires vierges et font des découvertes stupéfiantes. Citons les technologies BANG (bits, atoms, neurons, gènes) ou NBIC (neuro, biologico, informatico, congnitives). Les découvertes sur le cerveau, les manipulations génétiques, les progrès de l’intelligence artificielle, et les nano technologies créent un fossé de plus en plus grand entre la vie courante, les capacités de compréhension du monde et ce qu’on peut faire dans les labos, et demain, dans nos maisons.
Je reprends l’exemple du plastique : il n’est pas un soucis chez nous, car on sait que ce n’est pas bio-dégradable, et qu’on a déjà des infrastructure pour gérer nos déchets, mais en Afrique, c’est une catastrophe car ils sont habitués a jeter dans la nature ce qui ce recule "naturellement".
Conséquences
Cela à deux conséquences majeures : la création d’élites corporatistes. Quand vous maîtrisé tel ou tel domaine, vous avez un avantage concurrentiel sur les autres. Si vous êtes bon en économie, vous pouvez profiter de cet avantage pour mieux investir, gérer votre capital, patrimoine, etc… Si vous êtes bon en informatique, vous aurez quelques avantages en terme de vie privée. Si vous êtes bon dans le deux ? et bien vous serez financier et très riche ! Si en plus vous vous associez avec des gens du droit, alors vous pouvez aller très haut (cf JP Morgan & Golman Sachs). Mais même eux ont des lacunes, des talon d’Achille, dans ce cas précis, ce sera des notions de physique, de géologique (l’entropie par exemple, ou le rendement énergétique).
D’une certaine manière, on pourrait dire "c’est le jeu ma pauvre Lucette". Bien entendu ce coté darwinien peut gêner. D’autant plus qu’une société ne peut pas être trop inégalitaire sous peine d’être disfonctionnelle. C’est la nature humaine.
Mais le plus dangereux, la deuxième conséquence, c’est que dans cette société d’experts, tout le monde "croit savoir", mais personne ne comprends plus rien. On ne peut plus, comme Diderot en son temps, tout connaître, ni même avoir un esquisse générale. Le monde est devenu trop complexe. Non seulement il y a trop de domaines à maîtriser, mais en plus, chaque domaine est une vraie jungle, avec des églises, des controverses, des à priori, des tabous, des angles morts. Il devient quasi impossible de prévoir à l’avance les répercussions de telle ou telle décision. Du coup, on fait du coup par coup, de la politique de l’autruche, du court termisme, car on ne peut pas faire autrement. On s’en remet a des experts, mais il n’y a aucun certitude que l’expert en question soit "le bon expert", celui qui donnera le bon conseil. Il n’y a pas d’expert sur les experts.
Cette situation provoque : confusion, perte du bon sens, méfiance généralisée, sournoiserie, et de nouveaux types de dirigeants qui n’ont plus aucune vision historique. Ils gouvernement a l’applaudimètre. L’exercice du pouvoir est un show permanent. L’enjeu, le vrai, pour eux est unique : maintenir l’illusion qu’ils ont du pouvoir, une influence. Ils n’ont plus aucun autre pouvoir que celui de s’y maintenir. On frôle l’absurde.
Le survivalisme comme réponse ?
Et donc ? Tout ça pour ça ? Tous ces millénaires à construire une civilisation pour en arriver la ? pour que ce soit encore pire ? être face à des prédateurs encore plus dangereux et vicieux que ceux de la nature ?
On peut demander à l’état de nous protéger. Ce qui en soi est un aveu de faiblesse, ou de paresse. Ou bien on peut se prendre en charge soi même, ce qui allégera d’autant le fardeau des autres.
La chose la plus importante que je souhaite dire c’est : selon c’est possible de décomplexifier. A titre personnel du moins, je pense l’avoir fait pour l’économie, qui n’est pas un sujet facile. Donc, je pense qu’on peut le faire. J’ai récemment vu une amie dans un dédale administratif, fiscal, légal pour une question d’héritage qui se passait mal. Hors, elle avait des fondamentaux juridiques (savoir quel sont les principes du droits, les recours, les instances qui peuvent nous aider), et sans être une spécialiste elle a pu tenir tête a des hommes de lois. Je pense donc qu’il existe une sorte de "corpus de connaissance" utiles dont le ROI (retour sur investissement) est maximal. C’est à dire que le gain qu’on en retire est maximal par rapport a l’effort investit.
C’est ce que j’essaye d’établir au fil de l’eau sur ce blog, même si c’est un peu "noyé" dans la masse, car c’est un carnet de bord, pas une synthèse.
A mon sens, la démarche survivaliste découle d’une recherche d’indépendance, d’autonomie et de résilience. Il s’agit donc de se ré-approprier les outils et les moyens de vivre et survivre dans un environnement de plus en plus agressif, mais aussi et surtout, de faire en sorte qu’il ne le devienne pas plus. Le survivalisme à une double optique :
être capable de surmonter un épisode d’effondrement, de perte de la normalité
assurer (ou rétablir) la continuité d’une société sur des bases solides : le citoyen responsable et libre
Pour cela, c’est a chacun de travailler à s’élever. Car de ce travail naît a la fois la liberté (quand on a les outils pour ne pas dépendre des autres) et la responsabilité (c’est en "faisant" qu’on prends conscience des conséquences).
Il y a quelque chose d’intemporel dans cette démarche, qui vise à déterminer les outils matériels, émotionnels et intellectuels qui peuvent servir quelque soit l’époque et le contexte. Savoir négocier avec une tierce partie, savoir nouer des alliances, savoir se défendre (physiquement, émotionnellement, intellectuellement), savoir se faire partie d’une communauté, savoir se nourrir, connaître son environnement, savoir se loger, etc…
Connaître les principes du droit par exemple, ça peut servir aujourd’hui en situation normale, mais ça peut servir demain, entre BAD (base autonome durable) pour négocier un traité ou une alliance. Les outils du droit international sont très intéressants. Ils n’ont pas été inventés pour rien : comment gérer l’extraterritorialité, etc…
La plus grosse difficulté a mon sens c’est de s’y retrouver dans cette jungle de savoir/connaissance. Il y a très peu de pédagogie dans ce qu’on peut lire sur Internet. Il faut beaucoup chercher, réfléchir, comprendre, comparer, synthétiser pour obtenir quelque chose de vraiment utile.
Le survivalisme peut être une réponse a l’infantilisation que notre société induit. C’est aussi un retour vers la simplicité. Si c’est trop complexe, ce n’est pas gérable, et c’est la qu’on perds tout pouvoir réel. Ce qui est simple peut s’anticiper, se réparer, se partager.
Il y a bien sûr des groupes de survivalistes neuneus paranos qui jouent à la gueguerre en s’imaginant être les rambos d’un futur a la mad max. Il y a des imbéciles partout. Ceci dit, on peut s’amuser aussi un peu. Mais ce quie j’aime dans le survivalisme c’est qu’au contraire du populisme il ne recherche pas de solutions à l’extérieur, il n’exige pas des autres des réponses. On se prends en charge comme un grand au lieu d’aller pleurnicher un peu plus fort que le voisin pour obtenir quelques miettes. Le survivalisme consiste à s’extraire de cette société de mendiants (dont les ponctionnaires sont les champions avec leur morale différenciée).
Assurer son indépendance énergétique est un exercice très formateur par exemple :
vous allez devoir trier entre le superflu et le vital
vous allez comprendre les difficultés de ceux qui doivent le gérer à votre place
vous allez apprendre, et (re)découvrir tout ce qui va avec : les erreurs, l’effort, la persévérance, le discernement, la responsabilité, la gestion du risque
vous allez voir le coût réel et comprendre beaucoup de magouilles
vous allez rencontrer des gens, découvrir des choses insoupçonnées
vous allez voir les limites, le raisonnable, et la différence entre théorie et pratique
vous allez cesser de tout attendre des autres, de croire que tout est un dû, et même au final, la joie de partager vos acquis
On pourrait résumer en un mot : humilité.
C’est pareil avec l’indépendance alimentaire, ou l’hygiène, la médecine, le sport, etc… Ces exercices sont très sains pour forger le caractère, pour gagner en assurance. Et cela ferait le plus grand bien à nos gouvernement d’avoir plus de gens mature. Gérer une immense cour de récré ne doit pas être de tout repos tous les jours.
PS : dernier chose, la complexité n’est pas la même chose que le "facteur tierce". Le facteur tierce est très simple, mais imprévisible. La complexité est au contraire prévisible. Mais les deux sont angoissant pour notre mental rationnel car il lui échappent tous les deux.
Je vais faire cette revue en 2 parties car je n’ai pas fini de le lire.
Ce livre, c’est la bible des survivalistes. La première partie de l’ouvrage concerne la crise économique. Pour le fond, il reprends les même constats que j’ai développé sur ce blog. Il va a l’essentiel (j’ai plus développé ici). Mais il est clair que Piero San Giorgio n’a pas pu tout dire dans le livre sous peine de trop l’alourdir et de diluer le message. Il en dit plus dans ses conférences notamment.
A titre personnel j’aurais aimé quelques paragraphes sur les effondrement passés, car on a tendance a croire que ce n’est jamais arrivé. Bien au contraire, les sociétés ne font pas qu’évoluer au profit d’autres plus modernes (comme les gaulois qui sont conquis pas les romains), elles disparaissent aussi sans rien laisser a la place que le chaos (fin de Rome, fin de Venise par exemple) : guerre, épidémies, famines. Le progrès est un mythe.
Le message est simple : l’effondrement économique est inévitable. Même s’il faudrait nuancer, je suis assez d’accord, car chaque jour qui passe les politiques mises en place et l’aveuglement nous y précipitent. Rien ne nous y prédétermine dans l’absolu, en théorie on pourrait l’éviter, mais en pratique, on fait tout pour le provoquer. Ce coté "fataliste" peut déranger. C’est un parti pris du livre. Les romains disaient avec sagesse "si vis pacem para bellum" : si tu veux la paix prépare la guerre . C’est un peu l’idée. C’est un ouvrage de résistants. Il n’aurait pas plus au régime de vichy, mais il aurait plus au gaulois. L’esprit collabo y verra un livre qui envenime la situation, alors qu’objectivement, quel mal y a-t-il a faire une réserve d’eau, a apprendre a se soigner un minimum soi même, etc… Ce devrait être au contraire un enseignement de base, juste pour pouvoir se prétendre "adulte" ! Mais le bon sens n ‘est plus une denrée très répandue.
Le livre est agrémenté de petites fictions qui ne sont pas sans intérêt !
Je n’ai pas terminé la lecture de la 2ème partie (la partie sur les solutions pratiques), mais je ne peux qu’en conseiller la lecture.
Il popularise la notion de BAD (base autonome durable) développé par Michel Drac (un penseur français exceptionnel). De toute manière, même sans effondrement ce ne sont pas des mauvaises idées ! Bien au contraire, il y a un coté relocalisation, solidarité, simplification qui ferait beaucoup de bien a nos sociétés, y compris pour l’écologie, même si le thème n’est pas abordé explicitement. Et je me dis que les Égyptiens et bien d’autres peuples sont déjà dans la survie … ce n’est pas non plus un fantasme d’occidental en mal de sensation forte. C’est juste la réalité de cette planète.
Ce livre est suivi d’un 2ème "Rues barbares" qui s’adresse au gens vivant en ville plus spécifiquement et qui a été écrit avec "Vol West". Ce dernier a été qualifié (avec raison) de pape des survivalistes dans un article d’une revue militaire qui lui était consacré.
PS : petit bonus pour les cinéfiles : 28 films traitant du thème de la survie.
Le survivalisme dans la pratique consiste à se préparer, individuellement, et parfois dans certains pays qui ont gardé cette culture (comme la Suisse) collectivement.
Les animaux se préparent pour l’hiver. Pour nous c’est un peu plus complexe. J’ai déjà largement parlé ici d’un possiblement effondrement sociétal. Ce qui ne veut pas dire qu’il faut se préparer à la "fin du monde" (quoique ! lol). En "temps normal" (si tant es que cela existe) ce n’est de toute manière pas une mauvaise idée d’être conscient des risques qui nous entourent. Alors à fortiori dans notre époque troublée.
En me renseignant sur le nucléaire, j’ai réalisé qu’il y a tout un tas de risques qui nous entourent quotidiennement auxquels nous oublions de penser. Nous nous reposons sur l’état, les pompier, les gendarmes, les assurances, pour assurer notre sécurité. Mais rien ne dit qu’ils seront la à temps. Et surtout, rien ne nous empêche de ne pas leur compliquer la tâche, voire même de les aider.
D’autant plus qu’aujourd’hui, tous les facteurs de risques sont exacerbés.
Concrètement, il ne me semble pas aberrant d’être un peu au courant de ce qui nous entoure. Dans notre société infantilisante, c’est même une sorte de retour au bon sens.
Avant de savoir comment se prémunir (la plupart du temps avec du bon sens) il faut déjà savoir contre quoi …
Quels sont les risques ?
Risque terroriste : (Au passage, l’actualité tombe à pic, il semblerait qu’un frère Merah puisse avoir été impliqué dans l’explosion d’AZF) Probablement le plus difficile à appréhender. Demande beaucoup d’effort pour un résultat incertain. De toute manière, en pourcentage, peu de personnes sont vraiment touchées, même si c’est très traumatisant.
Risque nucléaire : comme je l’ai expliqué précédent, nos centrales vieillissent, on ne sait pas les démanteler, et nous allons avoir de moins en moins de moyens pour le faire. Il y a la menace Stuxnet et terroriste (la vidéo explique les risques et les gestes à faire pour survivre en cas d’explosion). Voici un carte du risque nucléaire.
Risque électrique : en général il suffit de patienter. Cependant, la situation pourrait se compliquer dans un futur proche. Notre réseau est très vieux. Un électricien nous avertît que nous pourrions connaître des défaillances en cascade (à lire absolument). Orlov nous explique que les coupures de courant sont de plus en plus fréquentes et importantes. Ce qui me semble inévitable avec l’arrivée du pic électrique.
Risque environnemental : selon les régions, nous pouvons être exposés aux inondations, coulées de boues, tremblement de terre, feu de forêt. Voici un carte des zones a risques en France. Avec le réchauffement et l’érosion des sols, ces risques augmentent d’année en année.
Risque industriel : peut-être un des plus sous-estimé, mais aussi des plus répandus. Sans compter que ce n’est peut-être pas une mauvaise idée d’être au courant si vous avez une usine pas loin, en amont de votre source d’eau par exemple. Il existe en France une base de donnée ou tout un chacun peut se renseigner pour savoir par quoi il est entouré et quels risques il encours.
Risque militaire :La Syrie a abattu un F4 Turc. Si la Turquie (l’ancienne Arménie est un territoire partagé entre la Syrie et la Turquie) décide d’entrer en guerre, elle entraîne l’OTAN d’un coté, et l’Iran, la Chine, la Russie et le Venezuela de l’autre (grosso modo). L’Iran pourrait facilement fermer le détroit d’Ormuz par ou transite 40% du pétrole mondial. Je vous laisse imager les dégâts.
Risque épidémique : les abus industriels d’une part, le retour de la pauvreté et la malnutrition d’autre part, la surmédicalisation nous exposent au retour des pandémies. Nous l’avons échappé belle à plusieurs reprises. L’abus d’antibiotiques les rends inefficaces sur le long terme. Nous avons des souches multi-résistantes qui apparaissent. Les affaire récurrentes d’épidémies animales (grippe aviaire, porcine, fièvre aphteuse, vache folle) pourraient finir par déboucher sur une mutation létale pour nous aussi.
Risque ethnico-culturel : malheureusement il existe aujourd’hui en France des zones ou l’état de droit n’a plus court. Certaines banlieues et certains quartiers sont hautement armés et hostiles. Je n’ai pas de carte sur le sujet (tabou), mais je pense que tout le monde est plus ou moins au courant. Si (comme je le pense) la crise s’amplifie, ces zones sensibles sont de vraies bombes à retardement. Les centre ville sont très exposés. Piero San Giorgio en parle, il dit que Paris, potentiellement, c’est le Rwanda. Pour l’instant la situation est maintenue a coup de subventions et de trique, mais demain ?
Risques domestiques : bien sûr, a ne pas négliger.
Ces risques ne sont pas mutuellement exclusifs. Au contraire. L’un pouvant déclencher l’autre (c’est souvent ce qui arrive, ils sont tous interdépendants).
Il me semble important de comprendre que nous vivons dans une société extrêmement fragile. A tout point de vue.
notre approvisionnent en nourriture est fait en flux tendu, il n’y a aucune réserve nulle part. En une journée les magasins seraient vide en cas de gros pépin. Nos terres sont "mortes" et les plantes n’y poussent que grâce aux engrais pétrolier. Sans eux la production s’effondrerait.
psychologiquement, notre environnement douillet et infantilisant ne nous prépare pas à ce genre de situation, bien au contraire. Il est difficile d’anticiper la réaction des gens, mais des paniques, crises hystériques, ou des chocs de sidération ne sont pas à exclure au niveau familial ou collectif. Presque 1/4 des français sont sous anti-dépresseur (peut être que l’action leur ferait du bien ?). Donc a priori nous sommes très fragile sur ce plan la aussi.
nos infrastructures et notre matériel est pour l’ensemble très fragile et à simplement du mal a résister au temps, alors en cas de situation difficile, n’en parlons pas ! Nos voitures toutes électroniques ne peuvent être guère malmenées.
nos institutions ne me semblent pas non plus en très bonne forme. Les fonctionnaires sont très malalaise. Le nombre de policier se réduit (proportionnellement) de jours en jours ainsi que la qualité du service rendu.
notre société contient beaucoup de personnes assistées a tous les niveau (médical, social, financier, psychologique, psychiatrique) qui dépendant du bon fonctionnement du système. C’est tout a fait normal de soulager la souffrance des gens et de les aider par solidarité, mais si la situation se dégrade, il faudra s’attendre a d’autant plus de drames cruels (ce que je n’espère pas)…
La société Russe par exemple était beaucoup plus résiliente que la notre. Dmitry Orlov fait une comparaison très avisée entre les USA et la Russie et montre a quel point nous ne sommes pas correctement préparés, et donc très fragiles. Ce qui augmente d’autant plus les chances de risques en cascade.
Je suis loin d’être un expert en survivalisme, mais je ne suis pas non plus né de la dernière pluie. Et pourtant ce livre m’a appris des tas de choses à chaque page. C’est un concentré de bonnes pratiques de survie, testées sur le terrain qui plus est. Le livre va à l’essentiel, chaque page vaut son pesant d’or.
On y apprends comment trouver de l’eau et la purifier, comment se nourrir si jamais les magasins sont fermés, comment se soigner avec les moyens du bord, et les quelques produits essentiels qui nous aident le plus en situation délicate : l’argile, le vinaigre, le bicarbonate de soude, les plantes essentielles. Et plein d’autres choses.
Le livre et tout petit, au début je me suis dit "qu’est-ce que je vais bien pouvoir apprendre de nouveau en si peu de pages". Ce livre est intelligent car il a fait le tri des meilleures pratiques, afin de ne pas s’alourdir la tête avec 10 000 cas différents qui n’arriveront jamais (et qu’on oubliera). C’est un manuel pratique. Et même sans être en situation de survie on envie de tester toutes les astuces qui sont données et qui sont valables pour la vie de tous les jours.
Les pratiques décrites font (selon moi) partie de ces pratiques "éternelles" qui fonctionnent, crise ou pas crise.
Le survivalisme par sa pratique d’indépendance et d’autonomie nous permet d’être plus libre et de faire de meilleurs choix (moins de contrainte = plus de choix). On se laissera moins marcher sur les pieds si on sait qu’on peut compter sur nos propres forces en cas de coup dur. Le survivalisme ne veut donc pas dire se couper du monde, au contraire, il permet une relation plus saine a celui ci. Ce n’est pas non plus un retour a l’age de pierre, ce n’est pas incompatible avec notre vie quotidienne, ni avec la spiritualité. On peut voir ça comme un loisir enrichissant si on ne veut pas trop se prendre au sérieux.
Mais plus important encore, a l’époque ou nous vivons, face à une société qui va disparaître (et être remplacée par autre chose, mais probablement avec beaucoup de morts entre temps), le survivalisme est peut-être tout simplement une nécessité. Je répète :
La déplétion pétrolière constatée est de l’ordre de 6% par an, et sera suivi de peu par le charbon et le gaz (car pour les exploiter on utilise du pétrole). L’intensité énergétique s’améliore de l’ordre de 1% par an (au mieux) au niveau mondial. Ça signifie que chaque année on est capable de faire la même chose que l’année précédente avec 1% d’énergie en moins. Mais on a déjà mangé notre pain blanc, et les progrès suivant seront plus difficile. La croissance de la population et de 1.14% par an, ce qui compense nos gains.
Si on est d’accord sur ces prémices, dans la pratique on fait quoi ?
Dimitry Orlov spécialiste de l’effondrement nous parle de l’expérience Russe dans le domaine et de la priorité à donner au 4 points suivants :
nourriture
logement
transport
sécurité
Ces points seront toujours valables quelque soit la société dans laquelle nous vivons. Et ces points, même actuellement, sont important puisqu’ils nous permettent déjà de dépenser moins, de vivre mieux. Si vous apprenez par exemple à manger des orties, c’est une technique "survivaliste", mais elle peut tout aussi bien alléger la note au supermarché !
Il me semble important d’identifier les pratiques "éternelles", qui fonctionnent quelque soit le contexte. Si on peut mettre en place un mode de vie qui convient aussi bien à une société à la Mad Max que celle d’aujourd’hui, alors on est gagnant sur tous les tableaux. Non ?
Si on sait se soigner soi même, alors c’est autant de moins dans le trou de la sécu. On ne se pollue pas le corps avec des pétro-médicaments, le médecin peut s’occuper des gens qui ont vraiment des soucis, et on n’engraisse pas les lobbys pharmaceutiques !
Idem si vous utilisez un vélo, vous consommez moins d’essence, vous faites du sport, et en cas de soucis a la station, vous avez quand même un moyen de parcourir des distances beaucoup plus longue qu’a pied. En plus vous polluez moins, vous allégez la note pétrolière du pays, etc…
Finalement, le survivalisme, c’est un peu ré-apprendre à se prendre en charge soi même au lieu de tout attendre bêtement de l’état ou d’un spécialiste. Ok, ce n’est pas bon pour le PIB et donc pour la dette, car ce n’est pas monétaire, c’est pas taxé … mais à chacun de résoudre ses problèmes. On ne va quand même pas se créer des soucis pour donner du travail a d’autres ! Que l’état résolve ses problèmes et nous les notre.
Ces principes étant énoncés, il ne reste plus qu’a identifier les pratiques "gagnantes à tous les coups" et à se construire une nouvelle vie qui, si on se débrouille bien, sera adaptée quelque soit le résultat final du grand chambardement qui arrive.
Mais une chose est sûre nous allons traverser une période difficile de croisement de cycles économiques. Et cette fois ce ne sera pas a l’autre bout du monde, en Argentine, a Cuba, en Russie, ailleurs. Cuba qui a connu une grave pénurie de pétrole a la chute du communisme s’en est bien tiré grâce à la coopération, en convertissant les parkings en jardins, en utilisant les bus et la marche a pied, etc… Mais la situation est légèrement différent car tout le monde est concerné cette fois.
Nous allons rentrer dans aux mieux l’ère des plan d’urgences, selon le directeur de la R&D d’EDF qui s’inquiète du pic pétrolier lui aussi.
Même Rockefeller annonce une décennie de tous les dangers, qui pourra se passer très mal, ou très bien, selon si on coopère et/ou on s’adapte. Dans le meilleur des cas, si on coopère et si on s’adapte, on pourrait même se débarrasser des excès du capitalisme. Ce serait l’idéal, mais ce n’est pas le chemin que nos politiciens nous font prendre dès aujourd’hui, mais je vois au contraire les citoyens agir de plus en plus. L’espoir est permis. Dans le pire des cas, ça pourrait être terrible … et ça ne sera pas pour la génération suivante, ce sera probablement pour dans moins 10 ans … Entre les 2, il y a tout un tas de scénarios possible.
Il n’en reste pas moins que le choix est pour maintenant. Et le choix consiste en quoi au juste ? Vous l’avez compris, le choix ne consiste pas à perpétuer le mode de vie actuel. Une société nouvelle va émerger. Peut-être que ce sera un monde à la Mad Max, peut-être un monde à la Demolition Man, un monde a la Judge Dread, un monde a la Matrix, ou même à la Belle verte pourquoi pas, etc…
Reste à savoir si notre société va s’effondrer ou pas. Jared Diamond essaye de répondre à ces questions complexe. C’est un spécialiste du sujet. Piere San Giorgio parle aussi de cet auteur dans son livre.
Il établit 6 critères pour juger de la probabilité d’un effondrement :
destruction des ressources
changement de climat
commerce extérieur et partenaires / amis
influence des ennemis
culturel, résilience, résistance au changement (culturel), capacité a se réformer, attachement
fragilité de l’environnement
Il se pose les questions : pourquoi les sociétés ne réussissent pas a voir leur problèmes, pourquoi elles ne réussissent pas s’y attaquer, ou échouent la résoudre : quand il y a conflit d’intérêts a courts et long terme (si le fossé est trop grand et que l’élite peut s’isoler des conséquences de ses choix), conflit entre des valeurs qui sont bonnes en général, sauf dans ces situations particulières.
Il semble bien que nous ayons carton plein ! Nos ressources premières viennent à manquer, le climat est perturbé, nos amis nous lâchent, nos ennemis se renforcent, notre environnement se dégrade, et l’aveuglement culturel gros comme le nez au milieu du visage. Les conflits d’intérêt entre court et long terme, et des valeurs morales on dirait une description du marché boursier ! lol
Conclusion : si l’effondrement n’est pas une certitude, il n’en reste pas moins une possibilité … possibilité qui devient de plus en plus probable au fil du temps qui passe !
Le seul problème, c’est que quand ça va commencer à capoter, quand on sera "sûr", il sera trop tard pour anticiper et se préparer. Il faut donc se préparer dors et déjà.
Je suis tombé sur une conférence de Soral (dont le travail fait de plus en plus de bruit sur le net) : comprendre l’empire et survivre à son effondrement. Je ne suis pas vraiment d’accord avec son analyse, notamment parce que jamais il ne parle "pétrole". Sans cet élément, on ne peut que tomber dans le conspirationnisme. Ma position à ce sujet est simple : s’il y a conspiration, c’est parce que nous y consentons, plus ou moins consciemment. Nous collaborons par nos petits compromis quotidiens. Bref, ce n’est pas une fatalité, mais un choix, relativement confortable en réalité, car il nous donne l’illusion que nous contrôlons la situation (collectivement parlant). Bref, c’est plus rassurant de se dire "c’est la faute a WallStreet" que de se dire "il n’y a plus de pétrole, et rien pour le remplacer". Dans le premier cas il y a une solution simple.
On retrouve aussi l’erreur courante faite sur la dette "qu’on ne remboursera jamais et que c’est un scandale". La dette c’est notre monnaie. Si on la rembourse, on n’a plus de monnaie. C’est aussi simple que ça. La question de la dette est plus subtile, il s’agit de savoir comment et qui elle "arrosé". Mais peu importe car au final (en première approximation) les 2 positions se rejoignent : la dette est un instrument au service de l’oligarchie.
Concernant l’OR, attention, en avoir un peu c’est bien, mais 50% me semble excessif, car l’état peut inventer des moyens pour saisir l’OR, et il peut être volé. De plus, à moins d’être très riche il vaut mieux (a mon avis) se concentrer sur des choses plus directement utile.
Ce qui m’intéresse surtout c’est la réflexion de l’invité (Piero San Giorgio) sur l’effondrement. Car sur ce point, nous sommes d’accord. Il proposes la mise en place de "bases autonome durable" selon un concept en 7 points :
l’eau
la nourriture
l’hygiène / santé
énergie
connaissance (savoir faire / culture)
défense
lien social
La, on est dans une théorisation survivaliste qui me semble très pertinente. Même si je n’en parle pas souvent, c’est un des sujets principaux de ce blog. Je vais commenter chaque point, car il y a beaucoup à dire qui pourrait vous intéresser :
l’eau risque en effet d’être un problème pour beaucoup, notamment dans les villes. On peut récupérer l’eau de pluie, mais surtout, il faudrait éviter de gaspiller 30 litre d’eau chaque fois qu’on tire la chasse d’eau. C’est le point le plus critique en situation de survie, car on peut se contenter de très peu d’eau en dehors des toilettes.
la nourriture évidement, faire quelques réserves pour un coup dur, mais au long terme … le jardin est la seule option raisonnable.
l’hygiène, santé : sur ce point, il y aurait beaucoup à dire. Comment faire sans pétro-médicament ? Le Yoga dont j’ai parlé ici apporte quelques solutions, car c’est un système qui demande un corps en parfaite santé. La médecine chinoise à base de plantes et d’aiguilles est aussi une piste, de même que l’ostéophatie. Ce sont des médecines "de survie", mais au final, le terme est impropre, car on pourrait croire que c’est un choix par dépit, alors que c’est le contraire, ces médecines sont meilleures à plus d’un titre que l’allopathie.
l’énergie : c’est le point critique selon moi. Je n’ai pas trouvé une seule solution viable sur le long terme qui permette l’autonomie. Théoriquement nous avons plein de solutions, mais dans la pratique, il n’y a "rien". On pourrait inventer un système de gazéification solaire, des moteurs stirling, des système de stockage d’énergie, etc… mais, soit c’est trop compliqué, soit ça n’intéresse pas les industriels. Pour l’instant, je n’ai rien pu trouver de viable, économiquement parlant et de suffisamment simple. Donc, il va falloir se contenter de beaucoup moins.
la connaissance : c’est un point très intéressant. Aujourd’hui, que savons nous faire "en vrai" ? Probablement pas grand chose pour la plupart d’entre nous. Imaginez vous en situation d’effondrement, quelles sont les vraies compétences dont vous disposez, avec des outils rudimentaires (a moins de résoudre la question de l’énergie) ? Il est important de savoir ce que nous devons préserver, quel ensemble de connaissances et pratiques …
la défense : sujet tabou s’il en est dans notre société beaucoup trop Yin, il faut quand même être conscient que le monde bisounours dont on a pu bénéficier jusque la est en grand péril.
le lien social : on ne s’en sortira pas seul dans son coin. Et pourtant malgré l’urgence, il est très difficile de parvenir à se mobiliser, seul ou à plusieurs. Peut-être que la nécessite fera son oeuvre à un moment ou un autre.
Je n’ai pas lu le livre, mais il me semble mériter le détours.
Spiritualité, économie, informatique, écologie, astrophysique, ufologie, paranormal, yoga, science, technolgoie, société...,
contrairement à beaucoup de blogs qui sont spécialisés dans un domaine particulier, j’ai choisi à l’inverse d’aborder toutes sortes de sujets. Ce qui relie le tout c’est la soif de connaissance, le fait que tout est relié (du moins dans mon esprit), et aussi l’utilité pragmatique des information réunies pour la vie de tous les jours. En découvrant l'envers du décors de notre société on prends conscience qu'on est dans une sorte de Matrice qui à finalement plusieurs points communs avec celle du film, sans être similaire pour autant.
Pour faciliter votre lecture ou la découverte du blog vous pouvez consulter le Résumé du blog ainsi que l'aide mémoire dans les points clés.
"Bienvenu dans le monde réel". (Morphéus)
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