Nous sommes tous enrôlés de force sans le savoir dans une guerre feutrée dont nous sommes tous victime qui plus es. Une guerre dont nos cerveaux sont l’enjeu stratégique, bien plus qu’un territoire ou qu’une ressource naturelle.
Les banquiers par exemple sont nos mercenaires quand nous leur demandons que nos placement rapportent un maximum.
Quand Bush décide de faire la guerre à l’Irak à cause d’armes de destruction massives fictives, on est en plein dans la guerre cognitive. Prendre en otage l’opinion de toute une population est une arme aussi efficace, voire plus qu’une bombe.
Michel Collon à listé quelques exemples. Évidement, les américains sont loin d’être les seuls à procéder ainsi, mais ça permet de planter le décors :
1. VIETNAM (1964-1975) : MEDIAMENSONGE :
Les 2 et 3 août 1964, le Nord-Vietnam aurait attaqué deux navires US dans la baie du Tonkin. CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
L’attaque n’a jamais eu lieu. C’est une invention de la Maison-Blanche. VERITABLE OBJECTIF :
Empêcher l’indépendance du Vietnam et maintenir la domination US sur la région. CONSEQUENCES :
Millions de victimes, malformations génétiques (Agent Orange), énormes problèmes sociaux.
2. GRENADE (1983) : MEDIAMENSONGE :
La petite île des Caraïbes est accusée de construire une base militaire soviétique et de mettre en danger la vie de médecins US. CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Entièrement faux. Le président US Reagan a fabriqué ces prétextes de toutes pièces. VERITABLE OBJECTIF :
Empêcher les réformes sociales et démocratiques du premier ministre Bishop (qui sera assassiné). CONSEQUENCES :
Répression brutale et rétablissement de la mainmise de Washington.
3. PANAMA (1989) : MEDIAMENSONGE :
L’invasion vise à arrêter le président Noriega pour trafic de drogue. CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Bien que créature de la CIA, Noriega réclamait la souveraineté à la fin du bail du canal. Intolérable pour les USA. VERITABLE OBJECTIF :
Maintenir le contrôle US sur cette voie de communication stratégique. CONSEQUENCES :
Les bombardements US ont tué 2.000 à 4.000 civils, ignorés des médias.
4. IRAK (1991) : MEDIAMENSONGE :
Les Irakiens auraient volé les couveuses de la maternité de Koweït-City. CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Invention totale par une agence publicitaire payée par l’émir du Koweït, Hill & Knowlton. VERITABLE OBJECTIF :
Empêcher que le Moyen-Orient résiste à Israël et acquière son indépendance envers les USA. CONSEQUENCES :
D’innombrables victimes par la guerre, puis un long embargo y compris sur les médicaments.
5. SOMALIE (1993) : MEDIAMENSONGE :
Monsieur Kouchner se « met en scène » comme héros d’une intervention humanitaire. CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Quatre sociétés US avaient acheté un quart du sous-sol somalien riche en pétrole. VERITABLE OBJECTIF :
Contrôler une région militairement stratégique. CONSEQUENCES :
Ne parvenant pas à la contrôler, les Etats-Unis maintiendront la région dans un chaos prolongé.
6. BOSNIE (1992 – 1995) : MEDIAMENSONGE :
La firme US Ruder Finn et Bernard Kouchner mettent en scène de prétendus camps serbes d’extermination. CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD : Ruder Finn et Kouchner mentaient. C’étaient des camps de prisonniers en vue d’échanges.Le président musulman Izetbegovic l’a avoué. VERITABLE OBJECTIF :
Briser la Yougoslavie trop à gauche, éliminer son système social, soumettre la zone aux multinationales, contrôler le Danube et les routes stratégiques des Balkans. CONSEQUENCES :
Quatre années d’une guerre atroce pour toutes les nationalités (musulmans, serbes, croates). Provoquée par Berlin, prolongée par Washington.
7. YOUGOSLAVIE (1999) : MEDIAMENSONGE :
Les Serbes commettent un génocide sur les Albanais du Kosovo. CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Invention pure et simple de l’Otan comme le reconnut Jamie Shea, son porte-parole officiel. VERITABLE OBJECTIF :
Imposer la domination de l’Otan sur les Balkans, et sa transformation en gendarme du monde. Installer une base militaire US au Kosovo. CONSEQUENCES :
Deux mille victimes des bombardements OTAN. Nettoyage ethnique du Kosovo par l’UCK, protégée de l’Otan.
8. AFGHANISTAN (2001) : MEDIAMENSONGE :
Bush prétend venger le 11 septembre et capturer Ben Laden. CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
Aucune preuve que ce réseau existe. De toute façon, les talibans avaient proposé d’extrader Ben Laden. VERITABLE OBJECTIF :
Contrôler militairement le centre stratégique de l’Asie, construire un pipeline permettant de contrôler l’approvisionnement énergétique de l’Asie du Sud. CONSEQUENCES :
Occupation de très longue durée, et forte hausse de la production et du trafic d’opium.
9. IRAK (2003) : MEDIAMENSONGE :
Saddam posséderait de dangereuses armes de destruction, affirme Colin Powell à l’ONU, éprouvette en main. CE QU’ON APPRENDRA PLUS TARD :
La Maison-Blanche a ordonné à ses services de falsifier des rapports (affaire Libby) ou d’en fabriquer. VERITABLE OBJECTIF :
Contrôler tout le pétrole et pouvoir faire chanter ses rivaux : Europe, Japon, Chine… CONSEQUENCES :
L’Irak plongé dans la barbarie, les femmes ramenées à la soumission et l’obscurantisme.
10 VENEZUELA – EQUATEUR – (2008 ?) : MEDIAMENSONGE :
Chavez soutiendrait le terrorisme, importerait des armes, serait un dictateur (le prétexte définitif ne semble pas encore choisi). CE QU’ON SAIT DEJA:
Plusieurs médiamensonges précédents se sont déjà dégonflés : Chavez tirant sur son peuple, Chavez antisémite, Chavez militariste… Mais la diabolisation continue. VERITABLE OBJECTIF :
Les multinationales US veulent garder le contrôle du pétrole et des autres richesses de toute l’Amérique latine, ils craignent la libération sociale et démocratique du continent. CONSEQUENCES :
Washington mène une guerre globale contre le continent : coups d’Etat, sabotages économiques, chantages, développement de bases militaires près des richesses naturelles..
Cette guerre imprègne aujourd’hui nos vies quotidiennes d’une manière très pernicieuse, puisque nous croyons souvent être en paix. Nous baissons notre garde. L’Euro par exemple, qui nous a été vendu sous de faux prétextes, se révèle être un instrument très vicieux dans cette guerre de l’ information.
En réalité, en tant que citoyen, nous sommes assailli de toute part. C’est un sujet très vaste et très complexe. La "conspiration" dont j’ai déjà parlé n’en est en fait qu’un aspect assez grossier.
Commençons par établir une définition de ce qu’est la guerre cognitive.
C’est une guerre. Une guerre qui provoque des morts, de la souffrance, mais surtout, de la soumission. La spécificité de la guerre cognitive, c’est que la connaissance et l’information en sont les armes principales et à part entière.
Cette arme n’a rien de nouveau en soi. Ce qui l’est, c’est sa sophistication et son efficacité (même si c’est très difficile à mesurer) et sa prépondérance.
Je dirais que la guerre cognitive à connu quatre grandes étapes pour en arriver à ce que l’on voit aujourd’hui.
L’invention de la démocratie. A partir de ce moment la, ce n’est plus la force militaire pure qui compte, mais la capacité à manipuler l’opinion publique.
L’invention de la télévision. Hitler à probablement été le premier a comprendre le pouvoir de cet outil. Même s’il y a tout un contexte, je pense que cette véritable machine à hypnotiser n’est pas étrangère au pouvoir de fascination que le dictateur avait sur son peuple.
L’invention de la bombe atomique. Avec la démocratie, la confrontation "interne" doit être évitée. La, c’est la confrontation "externe" qui doit l’être à tout prix. L’équilibre de la terreur oblige les belligérants à changer de terrain de jeu.
L’invention d’Internet. Cette phase est différente, car elle est marquée par une explosion de la complexité, qui crée un fossé et profite a ceux qui sont les mieux adaptés à ce nouveau contexte fluctuant.
Aujourd’hui les ordinateurs et les réseaux sont littéralement des armes de manipulation massive des opinions pour ceux qui savent tirer parti de la crédulité des gens. Submergé par le flot incessant des informations nous vivons sous le règne des experts.
Internet est devenu littéralement un champ de bataille, ou il est encore difficile d’y voir clair :
l’espionnage industriel est endémique (la Chine étant extrêmement agressive à ce sujet). Le multinationales sont en concurrence entre elles, et s’appuient sur les services secrets des états, tout en essayent de s’en émanciper
les joutes politiques s’y déportent, au sein d’un même pays, mais avec des aspects de plus en plus transversaux (notamment du fait d’alliances internationales mais aussi avec des répercussions sur d’autres centres de pouvoir, comme le législatif).
encore plus underground, des conflits techniques sur l’architecture en mutation constante du net
en plus de cela, Internet est aussi le lieu d’affrontement sur les idéologies religieuses, économiques, médicales, sexuelles, etc…
Pour compléter cet article introductif, il reste à parler de la crise économique. Est-ce que la crise provoque la guerre, ou bien la guerre provoque la crise ? A mon avis, les deux sont vrais.
Tous ces conflits, ces mensonges et ces manipulations de l’information ont des répercussions qui amplifient la crise en provoquant de nombreuses victimes économiques, voire dégâts collatéraux (typiquement la crise des subprimes à consisté a ferrer des poissons pauvres et crédules avec des crédit alléchants. On voit ou ça nous à mené – idem avec la bulle immobilière française).. En inventant des mensonges pour manipuler les peuples afin de les entraîner dans des guerres, cela sape la confiance dans les institutions publiques. Au moment de la crise économique, cela s’est répercuté sur les banques notamment (ce n’est pas le seul facteur bien sûr).
A l’inverse, la crise économique exacerbe les tensions et donc provoque des conflits de plus en plus violent et directs (pour le contrôle des matières premières notamment – exemple récent le Mali) : les pays s’affrontent entre eux, les multinationales s’affrontent entre elles, les pays affrontent les multinationales (les marchés), etc…
La guerre cognitive, ou G4G, c’est presque la guerre de tous contre tous. C’est une sorte de meta-guerre, une guerre entre les moyens de se faire la guerre. Vous l’avez compris, tout le monde ne joue pas dans la même cours de récré. Les premières victimes de cette guerre, sont les gens de ce qu’on nomme le prolétariat cognitif.
En tant que personne, il est important d’être un minimum au courant, car notre société est profondément modelée par ces affrontements. D’apparence si paisible, notre société cache une agressivité dévastatrice, d’autant plus trompeuse qu’elle est invisible. Nous ne sommes même pas agressés au quotidien, mais quasi en permanence. Par exemple, les publicités avec des femmes à moitié nues (leurre d’appel sexuel) en sont un aspect révélateur. Même si c’est légal, le marketing vise quand même rien de mois qu’a manipuler nos cerveaux pour nous conditionner à acheter un produit. Et pour cela, il a besoin qu’on soit plus vulnérables.
Mais ce n’est pas tout. Les sciences du cerveau ont beaucoup progressées, au point que dans cette guerre, c’est de nous même dont il faut se méfier en tout premier lieu. C’est la ou ça se corse, car nous faisons la guerre aux autres sans le savoir, à l’insu de notre plein gré. C’est un peu la spécificité de cette guerre : nous en sommes les pions, et il est très difficile de s’en extraire. J’y reviendrai dans les prochains articles. Les mensonges grossiers comme les opérations sous faux drapeau ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Démonter les mécanismes de la désinformation est important, mais pour se préserver vraiment le yoga (ou toute pratique similaire) semble indispensable.
Je ne vais pas expliquer tous les détails de l’étude, mais vous présenter seulement les résultats. Cependant je précise que la méthodologie est carrée et complète. Elle est aussi très simplifiée et ne rentre pas dans les détails de certaines "variables". En résumé, l’auteur estime que dans une civilisation du pétrole il faut 1 baril par personne et par an pour nourrir quelqu’un. Si un pays ne parvient plus a maintenir ce niveau d’importation/production, sa population devra retourner a des niveaux pré-pétrolier, c’est à dire, environ 1900, soit une population qui revient a 1.8 milliard. Ce sont des approximations mais ça donne un ordre d’idée "dans le meilleur des cas", c’est à dire, sans guerres, ni guerre civile, mais aussi sans nouvelle source d’énergie (et pour l’instant nous n’avons rien sous la main qui puisse remplacer le pétrole et tous ses avantages).
L’analyse projettes les évolution jusqu’en 2065, donc en gros pour les 50 ans à venir.
Pays exportateurs
Moyen Orient : en 2014 fin de la croissance économique (par personne). 2020 pic pétrolier. Population qui passe de 212 millions à 341 en 2065.
Bloc soviétique : la croissance diminue depuis les années 80 avec une légère amélioration poussive depuis 2001, qui s’arrête en 2011. Entre 2022 et 2027 le bloc Russe perdra plus de la moité de sa population pour passer de 278 millions à 121.
Afrique : a partir de l’année dernière la population va passer de 1 milliard à 141 millions en 2026. Cela ne se produit pas encore en partie à cause des aides internationales, et d’autres variables. Mais c’est imminent, c’est le message.
Amérique du sud : la population pourra croître de 500 millions à 600 millions. Pas de problème majeur en vue (mais un appauvrissement régulier tout de même).
Pays importateurs
Amérique du nord : les américains vont passer de 461 millions à 684 mais la croissance économique est terminée depuis 2008 (les chiffres actuel sont truqués notamment via la dette et du statut du dollar mais ce n’est qu’un artifice). Le maximum de prospérité (globale) date même de 1978 (les USA sont très inégaux, ce qui fait qu’on croit toujours que c’est un pays riche vu d’ici, mais c’est un pays très hétérogène, la on parle de moyenne). Mais avec un appauvrissement de 80% sur 50 ans. Ces chiffres inclue le "boom" des gaz de schiste !
Europe : la population atteindra son maximum en 2022 à 603 millions de personnes pour ensuite décliner lentement (pas de gros choc comme en Russie ou Afrique). Le déclin économique à commencé en 2006. En 9 ans, de 2011 à 2020 nous allons perdre 45% de notre niveau de vie, et 73% de plus dans les 20 ans qui suivent. En 50 ans on va perdre 89%. Accrochez vos ceinture, puisque c’est la tendance à l’œuvre depuis 2006 qui ne fera que se poursuivre. Nous sommes en train de devenir un pays du tiers-monde, et dans 50 nous serons au bord de la famine (mais pas dans l’immédiat). Précisons toutes fois que la Russie prendra des mesures pour sauver sa propre population et que ça augmentera nos propres problèmes ici. Je met le graphe pour l’Europe :
Japon : L’économie est déjà en déclin depuis 1996, la population à déjà commencé a diminuer (25% en 15 ans). En 2034 le Japon n’a plus de quoi nourrir sa population qui va passer de 111 millions à 43 en 2037.
Chine : la croissance économique atteint son maximum en 2016. La population augmente jusqu’à 1.4 milliard en 2026 puis décline lentement. Mais le déclin chinois sera moins rapide qu’ailleurs, et au final, leur poids économique va augmenter. En 2030 la Chine sera plus riche par habitant que l’Europe et le Japon.
Asie-Pacifique : l’économie (notamment Indienne) est extrêmement dynamique, au lieu d’avoir décliné dès 2007, elle s’est maintenu, mais devrait décliner dès 2013. En 2031 ils n’auront plus de quoi se nourrir tous, a presque 3 milliards de personnes et devraient revenir a 570 millions d’ici 2065. Pour faire simple, c’est l’Inde qui souffrirait le plus a cause de sa grande population.
Voila ce que l’analyse nous indique. Il faut relativiser : l’Inde s’est nourrie sans avoir beaucoup de pétrole et pourrait y retourner.
Dans les posts suivants, l’auteur affine son analyse et intègre d’autre paramètres pour voir comment on peut repousser les catastrophes. L’Afrique pourrait tenir 10 ans de plus, la Russie pourrait repousser sa catastrophe jusqu’en 2048, Mais l’Europe serait touchée plus tôt en 2036 et perdrait 100 millions de personnes de faim. Le Japon peut gagner 4 ans et repousser les soucis jusqu’en 2038. Pour l’Asie pacifique ça ne change pas grand chose. Pour la Chine c’est encore mieux car il s’appauvrissent moins.
Attention, comprenez bien de ce dont il s’agit : ce sont des maths. On prolonge les tendances actuelles. On regarde jusqu’à quand on peut s’appauvrir sans crever de faim. Mais on se doute bien qu’il y aura des réactions bien avant d’en arriver la. On va pas tous devenir jardinier avec une voiture inutile dans le garage.
Donc voila, admettons que demain on trouve une nouvelle source d’énergie. Il faut compter minimum du minimum 20 a 30 ans pour former les ingénieurs, mettre les infrastructures en place, les filières de maintenance, etc… Hors, dans 20 ans, en Europe, on aura perdu les 2/3 de notre niveau de vie global (bien sûr certains vont continuer de s’enrichir). On va pouvoir en faire du covoiturage. La démocratie sera morte de puis longtemps avant que ça n’arrive, même si pour l’instant on a su relativement gérer notre déclin (au détriment des pays du sud cependant). D’ici 2020 on aura perdu 45% de notre PIB. Et ça, c’est quasi certain car c’est du cour terme.
Ce qu’il faut retenir c’est que toutes les régions du monde vont être affectées, mais de manière diverses. Au sein de chaque région il y aura des disparités. Mais dans l’ensembletout le monde va s’appauvrir, de manière étalée entre 2006 et 2016 (la Chine en dernier). Ensuite l’Afrique (avant 10 ans), puis la Russie (entre 2022 et 2048), pour l’Asie pacifique (2031) et le Japon (entre 2034 et 2038) vont atteindre un seuil de pauvreté ou il ne sera plus possible de nourrir leur population. Disons qu’on a une 20aine d’année avant ce seuil ou l’on comptera des centaines de millions de morts, dans le meilleur des cas. L’Afrique s’est révolté suite aux émeutes de la faim de 2008 qui n’était qu’un signe annonciateur. La situation a été calmée a coup de milliard (des pays du golfe notamment).
Ça permet de fixer les idées sur les limites du monde pétrolier. Si l’Inde réussit son pari sur le Thorium, il sera sûrement trop tard pour éviter les morts. L’appauvrissement n’étant pas aussi bien partagé que la croissance, même en Europe, ça va être très compliqué de tenir le temps qu’il faudra. Idem pour les USA mais ils s’en sortent mieux, d’autant que leur société supporte beaucoup mieux que nous les inégalités.
Encore une fois, ce n’est pas un exercice de prédiction à prendre au pied de la lettre mais les tendances lourdes.
Donc, je redis, conte tenu de ces tendances et de l’incompétence du président en fonction, je ne suis pas sûr du tout qu’il tienne ses 4 ans restants (env 25% de niveau de vie en mois à gérer, il va en falloir de la fumé pour berner tout le monde), surtout vu la mentalité du pays et vu que personne ne s’attend a ce qui se prépare et espère un retour de la croissance. Et cela sans compter des actions désespérées que certains gouvernement finiront pas tenter.
Je n’ai pas fini de mûrir ma réflexion sur l’Europe, qui est un sujet complexe, mais je vous proposes quand même un état des lieux qui fait la synthèse de tout ce qu’on peut lire à droite et à gauche sur l’Europe. J’essaye de relier tout ça en un fil directeur cohérent. Vous allez voir, ce n’est pas triste !
En somme, je finis par conclure que la crise, loin d’être provoquée par l’Europe, va provoquer à une guerre interne assez spéciale. L’UE et l’euro pour survivre vont devoir tuer les nations. Je ne suis pas certain que la situation soit très différente des tentatives précédentes qui nous ont menées aux 2 guerres mondiales. Actuellement l’Europe est en difficulté, mais elle va riposter.
Pour bien comprendre il faut garder en tête 3 choses au sujet de l’Europe :
le nucléaire militaire français,
la puissance industrielle allemande,
la peur de la guerre industrielle.
Tout ce qui se passe en France, ou en Allemagne sont important pour l’avenir de l’avenir.
L’économie
La bulle immobilière explose plongeant la France dans la récession l’année prochaine.
Les Allemands s’éloignent du nucléaire et s’autonomisent dans le renouvelable.
La Grèce va refaire défaut, l’Irlande vient de le faire, Chypre c’est pareil. La dette de l’Espagne explose. La France ne tiendra aucun de ses engagements (les 3% ont été abandonnés, la croissance ne reviendra pas en Europe – je vais expliquer pourquoi, le chômage monte).
La Chine depuis le QE2, depuis que l’Iran a été banni de SWIFT a décidé de se ré-orienter vers son marché interne. Et ça, c’est peut-être la news la plus importante de toutes. Si on a été sauvé jusque ici, c’est parce que la Chine avait besoin de nous (les USA aussi, mais ils sont aussi ruiné que nous). La Chine est en train de nous rattraper voire dépasser.
Le budget européen s’effrite. L’Europe met fin a ses subventions : aide alimentaire pour les plus démunis, renouvelable. J’avais déjà expliqué que l’aide alimentaire était finie, l’Allemagne l’avait annoncée, elle avait accepté de sauver l’Euro a condition de mettre fin a l’Europe sociale.
En même temps la gabegie continue au point que certains sites s’amusent à recenser les "grand projet inutiles imposés" par ou dans l’Europe, dont on ne compte plus les subventions pour projet débiles (piscine olympique dans un vieux bled remplis de retraités, rénovation d’anciennes mines pour en faire un lieu touristique) alors qu’il y a des vrais enjeux cruciaux énergétiques et même monétaires en ce moment.
Le traité de libre échange, évidement, nous serons les grands perdants. Les USA sont des requins en matière économique. De plus ce traité fait partie intégrante du plan de vassalisation de l’Europe, on le connaît depuis 20 ans (pour ma part depuis au moins 5 ans). Les journalistes feignent la surprise.
Maintenant concernant l’énergie, nous n’avons plus de pétrole. Nous avons passé notre pic en Europe, nous importons de moins en moins. Si c’est censé être une bonne nouvelle pour le climat, c’est simplement qu’ici nous n’avons plus les moyens d’en acheter autant, que la part du lion c’est les USA et la Chine. Nous n’avons pas de quoi compenser, d’où que l’Europe est le seul bloc en récession en ce moment. Nous n’avons ni gaz de schiste (possible uniquement dans les zones très peu peuplées), ni thorium, ni rien pour relancer la machine. Notre naïveté ne suffira pas à nous sortir d’affaire, pas plus que l’UE et ses incompétents qui rêvent du meilleur des mondes.
La psychologie
Ce que révèle cette vidéo qui est assez caractéristique des débats qu’on peut voir en Europe, c’est l’aveuglement.
Sur la réforme bancaire qui est censé nous prévenir, non pas des futures crises, mais de payer avec l’argent public. Ce qui n’est qu’une farce bien entendu, car les TBTF (Too Big Too Fail, trop gros pour tomber) sont toujours la.
Plusieurs biais cognitifs ou angles morts de l’analyse :
la guerre économique n’est pas prise en compte, elle explique notamment la course au gigantisme des banques
le pic pétrolier évidement
la robotisation du travail qui explique que le capital est de plus en plus rémunérateur par rapport au travail
le coté psycohologie (neuroéconomie) de la crise suite a la chute de l’URSS et la vague de "triomphe" consacrant le libéralisme et nous ayant conduit aux excès actuel
Bref l’Europe est aveugle à ce qui se passe réellement. Par contre elle n’est pas aveugle a la contestation qui gronde contre elle : l’administration Bruxeloise prends peur et veut troller les élections de 2014 et surveiller le net. Les mesures de rétorsion vont se multiplier à tous les niveaux. En France ils veulent rendre le vote obligatoire. Les paiement en cash sera limités à 1000€.
L’Europe du point de vue international c’est has been. On n’est même pas au courant qu’on est en guerre économique. L’Europe du nord s’en tire mieux, mais l’Europe dans son ensemble ne fait plus rêver. Loin de la.
A coté de ça, Attali nous dit qu’on est sorti d’affaire et que maintenant ce sont les USA qui sont en faillite et que leur tour est venu. Le GEAB pareil. Seulement voila, ce sont des Eurobéats. Attali pense que l’UE est une étape vers son nouvel ordre mondial centralisé avec la BRI et l’ONU qui décident de tout pour tous de manière éclairée (y compris la sexualité des enfants). Et le GEAB … ben c’est le GEAB quoi.
En France les tensions sociales s’exacerbent, notamment avec les gens qui s’immolent par le feu !
Maintenant Cameron propose un référendum pour sortir de l’Europe et ne veut pas d’un état centralisé, mais de nations qui coopèrent librement. Ce qui fragilise clairement l’UE.
En même temps les gens ne comprennent plus à quoi sert l’Europe, ni ce qu’elle leur rapporte, si ce n’est une inflation de textes de lois et de contraintes, de dépenses captées pour des projets inutiles. L’Eruope est une machine technocratique à dilapider. L’Europe c’était la prospérité, la fin du chômage, la fin des attaques spéculatives, etc… L’Europe ne tient pas ses promesse et n’apporte plus rien aux peuples sauf des ennuis. Le seul avantage perçu c’est la liberté de circulation et le fait, 1 fois par an de pouvoir acheter dans un autre pays. En gros pour le tourisme, donc pour du superflu.
Ou va l’Europe ?
Ce qui est très difficile de savoir c’est comment les "élites" vont réagir. Pour sauver l’Euro ils ont inventé le MES et il est clair que dans leur esprit et leur religion du progrès, il ne faudra reculer devant rien pour sauver ce Frankenstein.
Je peux dire qu’il y aura une guerre, mais je ne peux pas dire qui la gagnera. Il y a actuellement une guerre de l’Europe pour en finir avec les nations. C’est la contradiction profonde de l’Europe. Les nations construisent une entité censés au final les détruire. Car il viendra un moment ou il faudra choisir entre l’Europe et les nations. Pour parvenir à ses fins (survivre) l’Europe devra au minimum :
saper les fondements nationaux (d’où l’acculturation et l’immigration notamment, les attaques contre tout ce qui est "traditionnel")
se créer une armée propre (elle existe déjà plus ou moins avec l’Eurocorp)
surtout et avant tout avoir ses propres impôts. Vu que le budget européen a été diminué, il est clair que Bruxelle va mettre le paquet sur cette question déterminante
les eurobonds. Ça viendra même si les nations, notamment les Allemands y sont opposés.
L’éclatement des pays en régions (d’où les projets de "grand paris", "grand Berlin", "grand Toulouse", etc…). Il est clair que les tendances régionalistes ne sont pas combattues ou diabolisées comme les nationalisme !
Je ne sais pas comment ça finira. L’Euro est menacé, l’UE aussi. Peut-être que l’Europe se scindera. Les pays du nord en ont de plus en plus marre de financer les "neuneus" du sud. Peut-être que petit à petit l’Europe parviendra a dissocier les régions des pays, en s’appuyant sur ce qui se passe en Belgique. Il se peut que l’Europe joue la carte du régionalisme, de l’atomisation des états nations. Ils pourraient encourager les séparatismes, indépendantisme. Par exemple la catalogne a des revendications dans ce sens. Elle pourrait donner des idées à nos basques, corses, bretons (pour commencer), et même aux régions françaises à majorité musulmanes, comme Lille, ou Marseille.
Ou bien peut-être tout simplement que l’Euro et l’UE seront abandonnées face à la monté des nationalismes, mais les élites feront tout pour que ça n’arrive pas. Tout. Car cela signifierait littéralement leur mort. Elles ne peuvent se prétendre élite que parce qu’elles portent la construction européenne. Sans cela, elles n’ont aucun projet, aucune légitimité. Le sens de l’histoire est peut-être celui de l’Europe, comme les rois ont finis par s’imposer aux seigneurs pour construire un "pays". La même lutte semble se rejouer à un cran supérieur, plus complexe, mais au fond de même nature. Il n’est pas facile non plus de savoir quel rôle les américains et la finance apatride va jouer dans tout ça, mais ils vont interférer, c’est sûr.
Confirmation
Pour les systémiciens l’Europe est vouée a l’échec :
L’Union européenne est-elle un système intelligent et viable? Une analyse détaillée, une réponse négative: "Le «déficit démocratique » de la construction européenne est aujourd’hui chose admise par les européistes les plus ardents, qui se proposent d’y remédier. La thèse défendue ici est que ce déficit est consubstantiel au dispositif de l’Union européenne, et que faire « plus de la même chose » en intensifiant la marche vers le fédéralisme ne peut qu’accroître son caractère non démocratique. Pour l’évaluer, on recourra à la notion de bien commun, qui, au cœur de notre conception républicaine, est la plus ancienne de la philosophie politique, et bénéficie de l’apport des sciences de la complexité ."
Avec le niveau sans précédent historique d’endettement des nations, ça fait longtemps que cela aurait du se finir en guerre. Mais il n’en est rien, car depuis 60 ans, la bombe nucléaire terrorise les dirigeants et les forces à chercher d’autres solutions. Du moins, pour tous ceux qui sont abrités derrière ce parapluie, pour les autres, c’est différents, ils sont le terrain de guerres par procurations.
Le statut-quo perdure alors même que les indicateurs économiques majeurs sont "off the charts", dans des zones inconnues. Combien de temps cela peut-il durer ? difficile à dire, mais la crise continue en sous-marin et les prochains chocs se préparent dans les mois / années qui arrivent.
Les US s’estiment presque hors de danger, comparé au reste du monde : la bulle immo sera dégonflée d’ici quelques mois, les foreclosures (saisies) vont finir par s’arrêter, le gaz de schiste va redonner du souffle à l’économie (notez la dissonance du discours : le manque de pétrole n’est jamais un problème, mais son abondance est toujours une bonne nouvelle), les Quantitative Easing vont se perpétuer et continuer d’exporter la crise, mais les protéger (relativement) eux. Ils ont raison ! Sauf pour les gaz de schiste qui ne les aidera que pendant une poignée d’années, probablement pas au delà de 2015, mais, dans une économie mondialisée ou la psychologie joue pour beaucoup, cela pourrait suffire à faire la différence : si l’Europe s’écroule en premier (comme je le crois) les USA seront comparativement vu comme un refuge, ce qui leur profitera énormément.
L’ASPO (association pour l’étude du pic pétrolier) à rencontré l’AIE (agence internationale de l’énergie, l’agence qui donne les chiffres officiels sur lesquels les états basent leurs politique énergétique). L’AIE est à l’origine notamment des fadaises sur les gaz de schiste et l’indépendance énergétique future des USA. L’ASPO nous révèle (je vous dis la même chose qu’eux mais sans le politiquement correct) qu’ils sont incompétents et mal informés (ils n’ont pas de données fraîches et de qualité, et les experts qu’ils consultent ne viennent que pour les aider en matière de statistiques), et qu’ils vont essayer de les aider. C’est quand même hallucinant, mais au moins, on sait ce qui se passe maintenant.
La prochaine étape de la crise risque de venir du Japon dont les exportations se sont effondrées. Rajouté à cela que la démographie subit à atteint un pic et commence à décroître, et que les exportations s’effondrent. Dans les mois qui arrivent, le Japon pourrait ne plus parvenir à maintenir son "homéostasie" et ne pas lever assez d’impôts pour combler son déficit. Ils sont à plus de 200% d’endettement public rapport au PIB, mais parvenait jusque la à faire illusion. Fukushima aura donné le coup de grâce. A suivre donc dans l’année qui vient.
L’Europe est aussi une zone à fort risque malgré les discours rassurant des politiques. D’ailleurs c’est un critère : plus ils se veulent rassurant, plus on est dans la m…de ! Concrètement, nos banques ne parviennent pas à se recapitaliser (y compris en Allemagne). Chypre est en faillite. L’Espagne va mal. La Grèce au bord de la guerre civile avec (de mémoire) 30% qui votent pour le parti néo-nazi, et peut exploser à tout moment. A priori l’union soviétique Européene va se poursuivre en rendre le GEAB de plus en plus heureux. L’Europe importe 96% de son pétrole. Seuls les pays nordiques ont entamés une vraie transition énergétique (la France préfère faire pédaler ses immigrés pour générer de l’électricité afin d’alimenter les voitures électriques des riches). Bref, la situation est critique.
La Chine inquiète aussi, mais j’ai oublié les raisons et les chiffres. De toute manière, c’est difficile d’y voir clair avec eux, les chiffres sont encore plus truqués, et l’économie est dirigée, ils ne jouent pas selon les même règles. C’est un cas à part.
Mais c’est surtout la France qui inquiète beaucoup. Nous sommes maintenant sur le fil du rasoir. Le chômage monte, les 3% de déficit ne seront pas atteint, d’autant qu’en plus il faudrait faire mieux pour rattraper le retard pris, l’immigration massive plombe le pays, les banques n’ont plus de capitaux (BNP / Ca / Sogen ont plusieurs fois le PIB de la France dans leur bilan – et ça, ça finit toujours très mal), la cure d’austérité va nous amener dans une crise à la grecque, et en plus, Hollande doit s’attaquer au CDI (cf le nouveau contrat qu’ils sont en train de mettre en place), et ensuite aux retraites à nouveau ou bien aux fonctionnaires (56% du PIB, ce qui est juste gigantesque). Dans un pays ou l’on ne cesse de dire "la crise et finie", mais en même temps on demande toujours plus d’efforts à tout le monde, et ou la tradition contestataire est forte.
Les Russes ont lâchés Assad, ce qui m’étonne beaucoup. Qu’on-t-ils négociés en échange ? pour l’instant, difficile d’y voir clair. La Palestine commence à être reconnue comme un état (par l’ONU). A priori, pour l’instant, nous échappons à la guerre avec l’Iran qui aurait probablement eu un effet disruptif. La Grèce ne sera pas poussée hors de l’Euro, du moins pas avant les prochaines élections Allemandes fin 2013.
Donc pas de choc majeur en 2013, du moins, dans les mois qui arrivent. Mais la situation continue de se dégrader partout. C’est peut-être d’ailleurs ça qui fait qu’on évite les gros choc : tout le monde ou presque est mal.
Mais d’ici une poignée d’années, la bulle des gaz de schiste (due à la masse de capitaux qui cherchent à s’investir et qui fabriquent des bulles un peu partout, et due aux allègements fiscaux dont ce domaine fait l’objet) va finir par exploser, comme toutes les bulles. Le pic pétrolier absolu devrait être atteint avant fin 2020 et provoquer un nouveau choc. Nous avons les émeutes de la faim qui reviennent dans les pays fragiles, ce qui devait à nouveau provoquer de l’instabilité dans les pays arabes notamment. Raison pour laquelle les démocraties laissent s’installer les dictatures islamiques des frères musulmans pour "tenir les pays en échange de pétrole" (je simplifie un peu, mais je ne suis pas sûr que ce soit beaucoup plus compliqué).
Rajoutez à cela qu’il y aura toujours plus de catastrophes naturelles (inondations, tempêtes) et industrielles. A terme, je ne vois toujours pas d’issue, ni pour l’Euro, ni pour le Dollar en tant que monnaies uniques, mais la situation est très complexe du fait qu’en même temps les nations s’affaiblissent, rendant le retour aux monnaies nationales d’autant plus compliquées … et à la rigueur on pourrait avoir des monnaies crées par les multinationales, ou par des zones urbaines étendues (le grand Paris par exemple). Pour l’instant, c’est difficile de savoir qui prendre l’initiative (Nantes s’est doté d’un embryon de monnaie locale si je ne m’abuse).
Mais nous avons évité la fin du monde du 21 décembre 2012, et il n’y en a pas d’autre prévue dans l’immédiat, donc … on devrait s’estimer heureux !
Les élections américaines sont prévues pour le 6 novembre. Il y a beaucoup de choses qui sont liées à cette élection, sans que je sache exactement comment. Je ne vais pas récapituler tous les "signes" qui se rajoutent presque quotidiennement …
Israël pourrait attaquer l’Iran, avant l’élection ou après … pour forcer la main aux américains. Israël demande en ce moment a sa population de se préparer a la guerre. En cas d’attaque, l’Iran fermerait le détroit d’Ormuz, ce qui provoquerait assez rapidement des problèmes d’essence chez nous. Entre autre …
On voit aussi que la France, grâce à Charlie Hebdo, s’est fait une sale réputation dans le monde arabe. En ce moment, le quai d’Orsay demande aux français d’être prudents dans les pays musulmans.
Enfin, Obama a demandé à l’Europe de ne pas faire sortir la Grèce de l’Euro avant sa (probable) ré-élection. Il se peut qu’en décembre soit annoncé du jour au lendemain quelque chose sur l’Euro. Les économistes ont conseillé de ne pas avertir les populations pour éviter toute panique. Ça se ferait donc très vite s’il se passait quelque chose.
Voila les grandes lignes, sans compter les "imprévus" (climatiques, fukushima, autre …). Un peu avant ou après ces élections, il se peut que quelque chose soit déclenché !
Pour les 3/6 mois à venir, ça peut être une bonne idée de prendre quelques précautions simples. Dans la mesure du possible.
Garder un peu d’argent liquide d’avance chez soi, ou sur soi. Au cas ou les banques fermeraient pour quelques temps ou en cas de bank run.
Garder le plein d’essence dans la voiture … du moins de quoi atteindre une zone plus sûre.
Avoir petit stock de conserves / pattes d’avance, genre pour tenir quelques jours. Idéalement, prendre des trucs qui peuvent être mangés froid.
C’est le minimum du minimum. Ça ne coûte rien. Il se peut qu’il ne se passe rien, je ne te dis pas qu’une catastrophe est imminente de manière sûre.
Les nouvelles sont mauvaise, et bien sûr les média se gardent bien d’en parler. Je ne sais pas si quelque chose se prépare pour tout de suite, mais les élections sont des moments clés. Souvenons nous que la situation de la Grèce à basculée juste après que la nouvelle équipe politique arrive au pouvoir. Nos politiciens font tout pour que "ça tienne".
Mais si jamais … de simples petits gestes comme ça peuvent faire la différence.
Petit commentaire à froid sur la situation autour de ce film.
"L’innocence des musulmans" fait monter la colère chez les islamistes. Ce qui effraye beaucoup de monde, y compris les musulmans modérés.
Les musulmans se sentent insultés par ce "film" ridicule, et la colère explose un peu partout. Même si les "modérés" se démarquent de ces violences, l’ampleur des manifestations sont le symptôme du fossé grandissant entre les cultures, dont je parlais déjà. Pour ceux qui manifestent, je pense que l’occident, Israël et les USA sont au mains du diable, tout simplement : le capitalisme détruit la planète, s’approprie le vivant, met des peuples entiers en esclavage pour dette, exhibe les plus belles femmes pour manipuler les foules, permet le mariage gay, diffuse du porno, et s’ingère dans les affaires des autres pays, l’interventionnisme.
Comme le proposes Sam Richards dans un TED mémorable sur l’empathie, il n’est pas très difficile de comprendre comment ils voient les choses.
Donc Obama peut bien jouer les vierges effarouchées et la fermeté, et tout le monde s’étonner de ces contestations, ça ne prouve qu’une seule chose : notre aveuglement. Il n’y aura pas de dialogue, et tous les facteurs ayant permis la naissance de cette contestation vont s’amplifier, le fossé grandir, l’incompréhension aussi, les provocations, et les incidents. C’est la nature humaine.
Mais ce n’est pas tout.
Considérez aussi les facteurs suivants :
le QE3++ va faire comme les précédents, donner des sous aux spéculateurs, faire monter les matières premières
le réchauffement à provoqué une canicule et de très mauvaises récoltes aux USA cette année
sur quoi vont spéculer les spéculateurs d’après vous ?
le tourisme dans les pays arabes a diminué de 50% (environ, de mémoire) (et probablement le tourisme sexuel aussi) – d’ailleurs, on voit un regain de tourisme en France en contre coup
Donc, l’année prochaine, les pays arabes vont avoir beaucoup de mal a se nourrir. Les USA sont intervenus dans les révolutions, ils ont armés des jeunes qui ont tués beaucoup de monde. La Syrie est aussi visée. Sans compter toute la colère accumulée autour d’Israël qui menace l’Iran, qui n’attaque personne soit dit en passant. Beaucoup de pauvres vont être touchés. L’Égypte notamment mais pas seulement. Ça ne touchera pas que les pays arabes, mais eux en particulier. Leurs révolutions ne sont pas stabilisées.
Tout cela va se combiner dans un cocktail très explosif. Les cents manifestants cette année à Paris risquent d’être des milliers l’année prochaine, et pas seulement à Paris. Souvenez vous-en.
Le reste des nouvelles économiques est du même ordre. Les lignes sont en train de bouger. Ça craque de partout . Y compris les tensions entre Chine et Japon qui montrent un changement majeur de géopolitique américaine !
Si cette information est vraie, alors je crains que la guerre mondiale ne soit imminente.
L’Iran serait en train de préparer un projet de loi pour fermer le détroit d’Ormuz. Comme je l’ai déjà expliqué, cela provoquerait de graves troubles pétroliers. Évidement on pourra toujours passer par ailleurs, mais cela provoquerait des problèmes d’approvisionnement qui mettraient les économies occidentales en péril, ce qui serait bien entendu inadmissible par ces dernières.
Donc, cela équivaudrait à une déclaration de guerre. (Ceci dit l’embargo US et Européen l’équivaut déjà !)
Et donc je le redis, la Russie et la Chine se rangeraient coté Iranien avec le Vénézuela, contre "nous" (l’Otan peu ou prou). Je ne crois qu’on puisse dire qu’on serait du bon coté malheureusement (si tant est qu’il y en ait un) !
Après Fukushima et les actions révélatrices de Greenpeace, la question du nucléaire se pose. Merkel a décidé que l’Allemagne en sortirait.
Le nucléaire en France est vieillissant. Il n’est pas sûr. Il faut savoir que :
le virus stuxnet qui a attaqué les centrifugeuses Iraniennes cible du matériel siemens. Matériel qui est utilisé en France. Le code source du virus a "fuité" et s’est retrouvé sur la toile et s’est transformé en "Flame" maintenant. Il peut resurgir a tout moment sous une forme ou une autre. Nos centrales peuvent être attaquées.
les sites français ont fait l’objet d’une intrusion informatique qui a durée 2 ans avant d’être détectée.
greenpeace a montré par 2 que la sécurité "physique" était une farce
on ne parvient pas à démanteler (26 ans d’échec) Brennilis
Mais surtout le vrai soucis c’est celui du démantèlement. Qui va le faire, et a quel prix ? On nous a vendu de l’électricité pas cher, sans jamais penser au coût futur du démantèlement, et maintenant on nous dit que c’est très compliqué !
Si, comme je le crois, le pic pétrolier et la dépression arrivent, alors nous risquons même de ne plus avoir les moyens matériels de démanteler nos 58 réacteurs nucléaires. Ce qui serait une catastrophe absolue. La radioactivité, on ne rigole pas avec.
Mais d’un autre coté, ce n’est pas si simple.
Aujourd’hui le pays est "bâti" sur le nucléaire. Nombre de logements sont mal isolés, ou se chauffent à l’électrique. Sortir du nucléaire, c’est condamner des millions de gens à la précarité énergétique, et à la mort pour les plus fragiles.
Ensuite, il faut bien comprendre une chose à propos du nucléaire. L’arme nucléaire est la dissuasion ultime. Ceux qui ne l’ont pas ne pâtissent énormément. A moins de faire allégeance a une super puissance, les autres sont "emmerdés", notamment par l’empire américain. Toute l’Amérique du sud par exemple est déstabilisée par l’ingérence américaine qui subventionne guérillas et opposition si le gouvernement ne lui plaît pas, et graisse la patte du dictateur si ce dernier sert leurs intérêts.
Si nous n’avons pas un pays en guérilla permanente, avec des basques ou des corses ou des bretons armés jusqu’au dents par des puissances étrangères, c’est bien parce que nous sommes protégés par l’arme nucléaire.
Il faut être bien conscient que la paix et la stabilité sociale dont nous jouissons nous la devons au armes de dissuasion massives.
Peut-être qu’on peut renoncer au nucléaire civil et garder le militaire, mais j’en suis pas sûr. Toujours est-il qu’à l’époque de De Gaule, les 2 étaient indissociables. On n’aurait pas pu supporter le coût du nucléaire militaire sans le rentabiliser par du civil.
Voila ou nous en sommes.
Donc sortir du nucléaire ? Je n’ai pas de réponse toute faite. Mais je pense qu’il va quand même falloir sérieusement se poser la question.
Ajout 27/08/12 : pour voir les dégâts que fait une bombe atomique un petit google mashup très bien fait.
A l’époque je n’étais pas assez renseigné sur la crise, ni sur l’économie ou l’histoire, mais je pressentais que ce n’était pas une crise "standard", et des lectures comme le GEAB m’avaient convaincu du sérieux de ce qui nous attendait.
Nous avons donc eu la crise des subprimes, les faillites en cascades (AIG, Freddy Mac et Fannie Mae et d’autres), la hausse du pétrole, les émeutes de la faim, jusqu’au choc Lehman Brother. Pour beaucoup de monde, c’est "la" que la crise à vraiment commencé. Ensuite, nous avons eu différentes phases, avec les "pousses vertes" de la reprise en 2009, puis en 2010, re-patatra avec la Grèce dans laquelle l’Europe s’embourbe depuis ! La Grèce a fait défaut. On au eu les révolutions arabes. Plusieurs scandales ont éclatés, Maddof, Kerviel et d’autres. On nous a promis monts et merveilles, on allait voir ce qu’on allait voir. On n’a eu que Fukushima et Deepwater. En attendant les gaz de schistes.
5 ans.
En 5 ans que s’est-il passé ? Les politiciens ont nié la crise. Quand ils n’ont plus pu décemment la nier, ils l’ont minimisée. Quand ils n’ont plus la minimiser, ils ont dit qu’ils avaient la solution et que la fin était proche. Quand leurs solutions ont échouées, ils ont été remplacés par d’autres … le plus souvent, des clones des premiers pour l’essentiel.
En 5 ans, rien n’a changé. Rien.
Le système bancaire n’a pas été réformé. La finance est toujours plus "too big to fail" que jamais. Aucun diagnostique correct et profond n’a été posé. Ni la crise énergétique, ni la crise démographique, ni la crise "robotique" n’ont été ne serait-ce qu’évoqués dans les grands médias … Elles sont a peine esquissées dans la blogosphère, sur quelques sites de ci de la qui font un travail remarquable soit dit en passant. Et ces crises sont sous-jacentes à la finance même. On aurait beau refonder notre système financier que ça ne changerait rien. On aurait beau annuler les dettes ou redistribuer la richesse que ça ne changerait (presque) rien.
5 ans d’aveuglement et de mensonges qui s’accumulent.
En attendant, les politiciens ne trouvent rien de mieux à faire que sauver leur "joujou" : l’Euro. Parce qu’il favoriser le business des multinationales, les lobbys et donc indirectement le travail et le chômage. Aux USA le pentagone est en crise. Des vétérans jettent leur médailles, l’Afghanistan est un nouveau Vietnam, l’Irak a été dévoilé comme un mensonge, les intervention armée finissent toujours en dictature pire que la précédente, les guerres coûtent trop cher et ne rapportent plus assez, la version officielle du 11 septembre n’est plus vraiment crédible, ni même défendue, a peine est-elle passée sous silence. Le dollar devient un paria quoi qu’on en dit (de plus en plus d’accord commerciaux hors dollar sont signés partout). Les révolutions arabes tournent au vinaigre (de ce que j’entends on est en train de passer de dictature laïques a des dictatures religieuses).
Pendant tout ce temps, je n’ai pas vu une seule décision politique aller dans le bon sens. Du moins en France, Europe ou USA. Ailleurs, je ne sais pas. Les économistes sont perdus. Les conseillers des politiciens enfoncés dans leurs dogmes (marchands le plus souvent).
La colère, la frustration, la peur, l’angoisse montent partout, quand ce n’est pas tout simplement la misère, la maladie ou le désespoir.
Les élites peinent à masquer leur incompétence. Je ne sais pas s’il reste encore beaucoup de monde pour continuer à se faire enfumer, mais vu le nombre de gens qui votent pour eux, je pense qu’il y a encore un bon réservoir. En tout cas en France le brainwash sur l’Europe a une bonne emprise. (Je ne suis pas contre l’Europe dans l’absolu, mais il ne faut pas confondre l’Europe idéalisée qui est dans la tête des gens et l’EURSS qui se met actuellement en place)
En fait, la crise est devenue une sorte de "routine", on commence a s’y faire. Après 3 sauvetages de la Grèce, la 4ème n’étonne plus personne, même si à chaque fois les montants sont multipliés par 10.
5 ans c’est long tout de même.
Lemhan Brothers a été un point de rupture. La Grèce a été un point de rupture. Je pense, vu ce que je lis dans la presse et les blog que nous sommes proche du prochain point de rupture. Est-ce que ce sera l’Euro ou autre chose ? je ne sais pas. Est-ce que ce point de rupture sera amorti ou sera une vrai cassure, je ne sais pas. Est-ce qu’il sera pour cet été, cet hivers ou l’année prochaine ? je ne sais pas.
Mais ce que je sais, c’est qu’on ne prends pas les bonnes décisions pour l’éviter. Ce que je sais, c’est que les "forces" sous-jacentes qui nous y amènent sont toujours à l’œuvre, et s’amplifient. Ce que je sais, c’est que le prochain choc fera encore plus mal que les précédents.
Et c’est juste du bon sens. Pas besoin d’être un grand économiste pour le comprendre. Il suffit de lire entre les lignes. Et ça c’est problématique. La perte de confiance systémique va se rajouter aux autres problèmes structurels.
Spiritualité, économie, informatique, écologie, astrophysique, ufologie, paranormal, yoga, science, technolgoie, société...,
contrairement à beaucoup de blogs qui sont spécialisés dans un domaine particulier, j’ai choisi à l’inverse d’aborder toutes sortes de sujets. Ce qui relie le tout c’est la soif de connaissance, le fait que tout est relié (du moins dans mon esprit), et aussi l’utilité pragmatique des information réunies pour la vie de tous les jours. En découvrant l'envers du décors de notre société on prends conscience qu'on est dans une sorte de Matrice qui à finalement plusieurs points communs avec celle du film, sans être similaire pour autant.
Pour faciliter votre lecture ou la découverte du blog vous pouvez consulter le Résumé du blog ainsi que l'aide mémoire dans les points clés.
"Bienvenu dans le monde réel". (Morphéus)
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